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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 8 octobre 2024 15 minAutoproduitActualité / polémiqueImmigration & asileSécuritéJustice

Les Français ne supportent plus cette pression migratoire ! - Laurent Jacobelli (BFMTV)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 69 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:01OuverteRéponse directe

    Laurent Jacobini, plein de Français découvrent que la France accueillait le fils d'Ossama Ben Laden.

  • 1:16OuverteRéponse directe

    Où est aujourd'hui le fils de Bédelanel ? Est-ce qu'il est déjà parti ?

  • 2:15OuverteRéponse directe

    Sur les 135 000 OQTF délivrés chaque année, combien concernent des condamnations pénales ?

  • 4:32OuverteRéponse partielle

    Un cas moins caricatural : Nassim marocain, OQTF prononcé, travaille, paye des impôts, enfants français. Qu'est-ce qu'on fait ?

  • 7:10RelanceRéponse directe

    Ne prononce-t-on pas trop d'OQTF ? Elles sont mal justifiées ou mal défendues.

  • 10:45OuverteRéponse partielle

    Nassim marocain, OQTF, travaille, impôts, enfants français. Régularisation ou retour au Maroc ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:28Invité politiqueChiffre
    « On a libéré depuis 2018 à peu près 500 personnes qui étaient emprisonnées pour lien avec le terrorisme. »
  • 2:15InvitéChiffre
    « Sur les 135 000 OQTF qui sont délivrés chaque année, vous en avez environ 5% qui concernent des personnes qui font l'objet d'une condamnation pénale. »
  • 4:05InvitéChiffre
    « 134 000 au QTF, 15 000 exécutés. C'est-à-dire qu'on est aux alentours de 7-8%. »
  • 5:09PrésentateurChiffre
    « En 2022, 65 000 personnes étaient visées par une OQTF et seuls 7% ont été expulsées. »
  • 8:40InvitéFait
    « La plupart des préfectures sont surchargées, commettent régulièrement des erreurs de droit face à un cadre juridique très complexe. »
  • 13:30Invité politiqueFait
    « La proportion de personnes qui font la demande de droit d'asile et qui ne sont pas sujettes à l'obtention de son droit d'asile est énorme. »

Temps de parole

  • Laurent Jacobelli33 %
  • Invité32 %
  • Présentateur16 %
  • Invité 29 %
  • ?5 %
  • Présentateur 25 %

≈ 21,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Je

0:00
Présentateur

suis sûr, Laurent Jacobini, qu'il y

0:01
Locuteur

a

0:01
Présentateur

plein de Français qui découvrent ce matin que la France accueillait le fils d'Ossama Ben Laden.

0:04
Laurent Jacobelli

Oui, je suis d'accord. Et ce qui est le plus choquant, c'est finalement pas qu'il soit le fils d'eux, mais les propos qu'il a propagés sur ses réseaux sociaux, si j'en crois effectivement ce qu'on apprend aujourd'hui. C'est-à

0:14
Locuteur

-dire

0:14
Laurent Jacobelli

qu'il y a loin du discours de paix officiellement annoncé aux médias lorsqu'il s'est installé dans l'Orne, et la réalité de ce que semblent révéler ses réseaux sociaux. Ça pose une vraie question. Combien y a-t-il aujourd'hui d'argent dormant du terrorisme ou des propagateurs de l'apologie du terrorisme en France ? Vous savez, on a libéré depuis 2018 à peu près 500 personnes qui étaient emprisonnées pour lien avec le terrorisme. Ces personnes sont dans la nature aujourd'hui. Donc maintenant, il faut prendre des décisions. C'est-à

0:39
Locuteur

-dire

0:39
Laurent Jacobelli

que quand un étranger a fait l'apologie du terrorisme ou a participé à la préparation d'une action terroriste et qu

0:45
Locuteur

'il

0:45
Laurent Jacobelli

sort de prison, il doit évidemment partir. Et puis quel est le suivi ensuite ? On a parlé d'un suivi psychologique, souvent défaillant, mais il faut vraiment des peines, des rétentions de sûreté pour protéger les Français. Je pense qu'aujourd'hui, effectivement, il y

0:57
Locuteur

a

0:57
Laurent Jacobelli

une vraie menace terroriste en France, que tout n'est pas fait pour endiguer cette menace et qu'il faut des mesures fermes pour protéger les Français. Si vraiment le fils d'Oussama Bédelanel est expulsé du territoire national, c'est une bonne nouvelle, si tant est qu'effectivement, il a propagé des messages favorables aux terroristes.

1:16
Présentateur

On attend d'avoir une précision, Pierre-Henri, c'est de savoir où est aujourd'hui le fils de Bédelanel. Est-ce qu'il est déjà parti ? Ce que semble dire le ministre Rotaillot, qui a visiblement pris à la fois une OQTF pour qu'il parte, et ensuite une interdiction de revenir en France.

1:29
Locuteur

Oui,

1:30
Invité

mais si j'en crois les informations qui sont ma possession, M. Bédelanel, fils, a été expulsé du territoire français en 2023. Et ce que fait le ministre de l'Intérieur, c'est simplement qu'il prononce ce matin une interdiction de retour sur le territoire. Ça ressemble quand même, autour de ce cas, à une politique spectacle. Parce que, bien entendu, personne ne va défendre ce monsieur s'il s'est livré à une apologie du terrorisme. Moi, je n'en sais rien. Je ne suis pas dans l'affaire. Je n'ai pas accès au dossier. Voilà.

Mais si on veut parler des OQTF, je vous rappelle que sur les 135 000 OQTF qui sont délivrés chaque année, vous en avez environ 5% qui concernent des personnes qui font l'objet d'une condamnation pénale. Donc, pardon, vous dites que là, c'est un cas qui serait

2:35
Locuteur

presque

2:36
Présentateur

caricatural ?

2:37
Locuteur

—

2:37
Invité

Écoutez, à travers l'annonce, oui, je le trouve quelque peu caricatural. Il y a eu une ouverture d'une enquête judiciaire en 2023. Et apparemment, ce monsieur a été éloigné du territoire français. —

2:54
Locuteur

L

2:54
Présentateur

'information qu'on a ce matin aussi, c'est qu'il

2:56
Locuteur

y a

2:56
Présentateur

une décision de début octobre 2024 qui confirme que le préfet n'a pas commis d'erreur d'appréciation en considérant que la présence de M. Bernadine en France constitue une menace pour l'ordre public. C'est une confirmation. Mais vous dites qu'il

3:07
Locuteur

y a

3:07
Présentateur

de la... En termes de date, Laurent Deman, Bruno Retailleau lance ce tweet ce matin, publie ce tweet juste avant le début de sa réunion avec les préfets.

3:18
Locuteur

—

3:18
Invité

Bah oui. Il se trouve qu'à 10 heures ce matin, il est... Depuis 10 heures ce matin, il est en réunion avec 21 préfets de 21 départements qui réunissent à eux seuls environ 80% des mesures d'éloignement, ce qu'on appelle les EQTF, exécutées ou pas, d'ailleurs. Et donc ils les voient... Alors on a cru comprendre qu'ils les voyaient pour dire on va serrer la vis et on va augmenter le nombre d'exécutions de ces EQTF. Et puis on comprend autour de l'ordre du jour qu'en réalité, il veut les écouter et voir pourquoi ça coince. Et pourquoi ça coince ? Bah on connaît les raisons. Ça coince notamment parce qu'on manque de laisser passer consulaire.

Ça coince surtout parce que la France est sans doute le pays qui distribue le plus grand nombre de QTF, d'obligations de quitter le territoire. Juste parce que les chiffres sont importants. 134 000 au QTF, 15 000 exécutés. C'est-à-dire qu'on est aux alentours de 7-8%. Bon. Et alors on cite toujours l'Allemagne en disant « Mais vous avez vu, en Allemagne, ils en expulent 30%. » Ah oui. Mais ça fait combien ? 7% en France,

4:23
Locuteur

ça

4:23
Invité

fait 15 000. 30% en Allemagne, ça fait 15 000. Pourquoi ? Bah parce qu'eux, ils ne distribuent que 50 000

4:31
Locuteur

obligations

4:31
Invité

de quitter le territoire.

4:32
Présentateur

Je vais vous redonner la parole parce que j'ai un cas à vous soumettre qui est peut-être moins caricatural que le fils Ben Laden. Mais d'abord,

4:40
Locuteur

on

4:40
Présentateur

va retrouver Anne-Sophie Varmont au ministère de l'Intérieur. Anne-Sophie avec cette réunion qui a commencé donc avec les préfets ?

4:48
Locuteur

Oui,

4:48
Présentateur

tout à fait. 21 préfets ont été convoqués par le ministre de l'Intérieur. 21 préfets qui représentent 80% des procédures d'éloignement en France. Le but, en fait, c'est d'avoir les remontées de terrain, de savoir pourquoi il est difficile de procéder à ces procédures d'expulsion et d'améliorer les process pour qu'il y ait plus d'expulsions sur le sol français. Alors si on prend maintenant un petit peu les chiffres des OQTF, les obligations de quitter le territoire français, en 2022, 65 000 personnes étaient visées par une OQTF et seuls 7% ont été expulsées. En 2023, c'est un petit peu mieux, plus 30% d'expulsions.

Donc vous l'avez compris, le ministre veut continuer dans ce sens et qu'il y ait plus de procédures d'expulsion et surtout que ces expulsions, elles soient effectives. Merci à vous, Anne-Sophie Varmont. J'ai un exemple à vous donner, Laurent Jacobelli, donné par le magazine Challenge hier. Et on va voir que c'est peut-être plus compliqué derrière d'appliquer une OQTF. Nassim, marocain, OQTF prononcé pour lui et pour sa femme. Lui est arrivé il y a 6 ans du Maroc avec un visa. Il est resté, il n

5:53
Locuteur

'est

5:53
Présentateur

jamais reparti, il est resté en France de manière illégale. La justice et donc la préfecture lancent une OQTF contre lui. Sauf qu'il travaille ici, qu'il paye ses impôts et qu'il a deux enfants nés ici en France et qui sont français. Et là, la justice a peut-être un peu plus de mal à trancher pour dire est-ce qu'il faut réellement expulser cette personne ou pas. Qu'est-ce qu'on fait

6:13
Locuteur

?

6:13
Laurent Jacobelli

D'abord, on fait confiance à la justice. Si elle a prononcé une OQTF, c'est qu'elle a des raisons de le faire. OQTF, obligation de quitter le territoire français. Le problème aujourd'hui, c'est qu'effectivement, les OQTF ne sont pas exécutés. Moi, quand je vois des cas très différents, on parlait tout à l'heure de quelqu'un qui était en lien avec le terrorisme. Là, quelqu'un qui est en situation irrégulière. Il y

6:31
Locuteur

a

6:31
Laurent Jacobelli

une échelle quand même des fautes. Mais le juge prononce des OQTF. Une fois qu'elle est prononcée, il faut l'exécuter. Ce n

6:37
Locuteur

'est

6:37
Laurent Jacobelli

pas un gadget, l'OQTF. Vous savez, on dit d'ailleurs obligation. Souvent, ce n

6:40
Locuteur

'est

6:40
Laurent Jacobelli

même pas une obligation. On demande à la personne volontairement de quitter le territoire. Vous imaginez bien que si elle est là depuis longtemps de manière irrégulière, elle ne va pas partir. Le problème qu'on touche du doigt là, c'est que d'abord, on ne contrôle plus du tout notre immigration. On ne sait plus qui rentre en France. Les chiffres légaux d'immigrés légaux, de migrants légaux sont énormes. Un demi-million. Mais illégaux, on ne sait pas. Et donc, on disait tout à

7:00
Locuteur

l

7:00
Laurent Jacobelli

'heure, on comparait avec l'Allemagne. Bien sûr, nos taux d'expulsion sont faibles. Mais parce qu'on a énormément de personnes qui arrivent irrégulièrement sur le sol français et qu'elles n'en partent jamais.

7:09
Présentateur

Mais

7:09
Locuteur

est-ce qu'on

7:10
Présentateur

ne prononce pas trop d'OQTF ? Pourquoi je dis ça ? Parce qu'en réalité, parfois,

7:15
Locuteur

elles

7:15
Présentateur

sont mal justifiées. Elles sont mal, voire pas défendues devant les tribunaux. C'est-à-dire que vous avez un recours qui est engagé par la personne qui est visée par l'OQTF et la préfecture ne vient pas à l'audience, n'a plus les moyens de payer un avocat pour défendre cette OQTF. Ce qu

7:32
Laurent Jacobelli

'on paye aujourd'hui, c'est finalement, et c'est ce qui est en filigrane de tout ce qu

7:36
Locuteur

'on

7:36
Laurent Jacobelli

se raconte, une immigration incontrôlée. Si toutes les personnes qui arrivent de manière irrégulière sur le territoire français étaient contrôlées à la frontière, on n'aurait pas ce problème à gérer ensuite. En fait, on parle des conséquences du problème original qui est le manque de contrôle de nos frontières. Deuxièmement, il faut arrêter d'être la pompe aspirante de l'immigration illégale par les aides sociales, par les promesses de ne jamais repartir et par la faiblesse de notre justice qui souvent excuse plutôt qu'elle n'expulse. Il faut envoyer un message très clair. Si vous arrivez en France de manière illégale, jamais, jamais, vous ne serez régularisé.

Si vous arrivez en France de manière illégale, jamais vous ne toucherez d'argent de la société. Si vous arrivez en France de manière illégale, vous ne serez pas systématiquement soigné, sauf si bien sûr vous avez une maladie mortelle ou une maladie contagieuse. Si on envoie ces signaux clairs, on n'aura pas ensuite à gérer le retour. Mais il faut maintenant que la France se prémunisse d'une immigration devenue un danger pour la sécurité et pour les caisses sociales, dans une partie en tout cas.

8:31
Locuteur

Dans

8:32
Invité

un rapport qui a été publié en janvier 2024, la Cour des comptes écrit ceci. La plupart des préfectures sont surchargées, commettent régulièrement des erreurs de droit face à un cadre juridique très complexe. Plus de 133 modifications du code de l'entrée et du séjour des étrangers depuis 10 ans. Je vous rappelle que 20% des OQTF sont annulés par les tribunaux, sont donc illégals. Ça représente près de 30 000 OQTF chaque année. Par ailleurs, la France délivre un certain nombre d'OQTF à des personnes dont la nationalité ne permet pas la reconduite. Je parle de Soudanais, je parle d'Afghans, je parle d'Erythréens, et donc qui se retrouvent dans la nature.

Ça fait plus de 40 000 déjà OQTF qui, de toute façon, ne peuvent pas être exécutés. Et donc cette espèce de course politique à la délivrance de l'OQTF qui fait de nous les champions d'Europe, nous met dans un corner politique parce que, bien évidemment, j'entends bien les porte-voix du RN qui nous disent « Mais les OQTF ne sont pas exécutés ». Évidemment, plus vous faites une course à la délivrance des OQTF, plus vous allez avoir un pourcentage infime de reconduite. Et puis ensuite, vous avez un certain nombre de gens qui sont sur le territoire français depuis longtemps, avec des enfants. C'est ce que vous êtes en train de montrer à travers votre exemple.

Eh bien, il se trouve que la situation familiale des personnes, le fait de travailler, peut tout à fait conduire à une régularisation. Sauf que ce mot « régularisation », il est banni aujourd'hui du langage politique sous la pression du RN. — Alors attendez,

10:40
Locuteur

attendez,

10:41
Présentateur

attendez,

10:41
Locuteur

Pierre

10:41
Présentateur

-Henri. Je vous repose la question pour revenir à mon exemple. Parce qu'on avait le même exemple ce matin sur RMC aussi. Ce Nassim marocain qui est resté illégalement en France, mais qui a travaillé, qui a payé des impôts et dont les deux enfants sont nés en France. Qu'est-ce qu'on fait ? Régularisation ou il doit rentrer au Maroc ? — Qu'est-ce que vous dites, vous, concrètement ? Je vous

11:01
Locuteur

dis

11:01
Présentateur

que vous faites confiance à la justice.

11:02
Locuteur

— Mais bien sûr, parce que je connais pas la réalité

11:03
Laurent Jacobelli

des faits qui sont reprochés. C'est compliqué pour moi de condamner un homme ou de l'excuser sur un plateau de télévision sans connaître son dossier.

11:08
Locuteur

— Non, mais ça veut dire que dans certaines

11:10
Présentateur

circonstances, on pourrait le régulariser.

11:13
Locuteur

— Mais ça

11:14
Laurent Jacobelli

existe déjà, la régularisation en France. Le problème, c'est que ça ne doit pas être la norme. Ça doit être l'exception par un comportement exceptionnel, un engagement exceptionnel.

11:22
Locuteur

—

11:22
Laurent Jacobelli

Mais

11:22
Locuteur

vous êtes favorable à

11:23
Invité

régulariser ceux qui travaillent ? —

11:25
Laurent Jacobelli

Non.

11:26
Locuteur

Sur le principe, non.

11:28
Laurent Jacobelli

Mais pour répondre, vous dites sous la pression du RN. Merci de nous donner cette puissance que, c'est vrai, on pourrait légitimer en tant que premier parti de France. C'est sous pression des Français. 75% des Français, et tous les sondages le montent, ça évolue entre 2 tiers et 3 quarts. Des Français ne veulent plus de la gestion migratoire comme elle est aujourd'hui. Ils n'en peuvent plus. Les OQTF, vous semblez dire que c'est un gadget qui ne servirait à rien.

11:50
Locuteur

Moi, je n'oublie pas

11:52
Laurent Jacobelli

qu'il y a aujourd'hui des victimes qui seraient en vie si des OQTF avaient été exécutés. Donc je pense qu'à un moment, il faut une responsabilité. L'ordre,

12:02
Locuteur

c

12:02
Laurent Jacobelli

'est pas

12:02
Locuteur

un gros mot. — Vous parlez de 5

12:03
Laurent Jacobelli

% des

12:04
Locuteur

OQTF qui s'adressent à des gens qui ont une condamnation pénale. — Je

12:08
Laurent Jacobelli

vous ai pas

12:09
Locuteur

interrompu. — Non, mais

12:09
Laurent Jacobelli

soyez précis. — Je suis précis. Aujourd

12:11
Locuteur

'hui,

12:12
Laurent Jacobelli

on ne peut pas demander aux Français de respecter la loi et d'accepter que des gens dont le premier acte a été de violer notre loi en arrivant illégalement sur le sol soient considérés comme des citoyens lambda. Ils ne le sont pas. Toute personne en situation irrégulière a vocation à

12:28
Locuteur

rentrer

12:29
Laurent Jacobelli

chez elle.

12:29
Locuteur

— Ça

12:29
Laurent Jacobelli

veut dire... — Toute personne. Il ne faut pas venir en

12:32
Locuteur

France si on n'y est pas

12:34
Laurent Jacobelli

autorisé.

12:34
Invité

Ça veut dire que très clairement, vous remettez par exemple en cause un traité international, une convention internationale qui est la Convention de Genève. Parce qu'en l'occurrence, les personnes qui quittent leur pays pour des raisons de guerre, parce qu'ils sont persécutés, eh bien oui, rentrées régulièrement dans la plupart des territoires qui appliquent la Convention de Genève. Et ce que vous êtes en train de nous dire, c'est tout simplement la fin du droit d

13:05
Locuteur

'asile. — Mais bien sûr que non. Ceux qui demandent

13:07
Laurent Jacobelli

le droit d'asile, il est accepté ou refusé. Nous sommes pour le droit d'asile. Si le droit d'asile est accepté, la personne

13:12
Locuteur

est en situation irrégulière. — Donc la personne est rentrée régulièrement sur le territoire,

13:16
Laurent Jacobelli

monsieur. —

13:16
Locuteur

Vous

13:16
Laurent Jacobelli

racontez des sornettes,

13:17
Locuteur

les gens. — Non, c'est vous qui les racontez. —

13:19
Laurent Jacobelli

Vous le connaissez

13:20
Locuteur

pas. — Tous ceux qui

13:21
Laurent Jacobelli

sont migrants sont des honnêtes gens qui ont fui la guerre. Non, ceux-là, évidemment, il

13:26
Locuteur

y a

13:26
Laurent Jacobelli

le droit d'asile en France. Le droit d'asile est respecté, mais il est souvent détourné, monsieur. Vous le

13:30
Locuteur

savez

13:30
Laurent Jacobelli

très bien. La proportion de personnes qui font la demande de droit d'asile et qui ne sont pas sujettes à l'obtention de son droit d'asile est énorme. C'est une voie qui est contournée parce qu'on sait très bien qu'en France, quand

13:40
Locuteur

on demande le droit d'asile,

13:42
Laurent Jacobelli

c'est la moitié

13:42
Locuteur

du droit d'asile. — 56% n

13:43
Invité

'obtiennent pas. Mais c'est autre chose.

13:46
Locuteur

Ce que vous

13:49
Invité

êtes en train de dire, tout simplement, c'est que les personnes qui rentrent irrégulièrement sur le territoire français doivent se voir délivrer une OQTF.

13:59
Locuteur

Et bien moi, je vous dis que la plupart

14:01
Invité

des demandeurs d'asile qui rentrent sur le territoire français rentrent d'abord irrégulièrement.

14:07
Locuteur

Et ensuite, vous, vous

14:08
Invité

m'opposez une autre situation qui est tout simplement celle des personnes qui sont déboutées de ce droit d'asile qui, effectivement, dans un certain nombre de circonstances, doivent retourner

14:21
Locuteur

dans leur pays. — Oui. C'est terminé.

14:23
Invité

C'est

14:23
Locuteur

terminé.

14:24
Laurent Jacobelli

Une phrase, je peux pas. Une phrase. Quand un Algérien qui est agressé sexuellement, un mineur de 15 ans,

14:31
Locuteur

on voit la justice

14:32
Laurent Jacobelli

qui dit qu'il ne peut pas être expulsé parce qu

14:34
Locuteur

'il

14:34
Laurent Jacobelli

est en transition de sexe, excusez-moi, aujourd'hui,

14:37
Locuteur

les gens n'en peuvent plus,

14:38
Laurent Jacobelli

en fait.

14:38
Locuteur

— Mais

14:38
Laurent Jacobelli

j'ai aucun

14:39
Locuteur

problème

14:39
Laurent Jacobelli

sur cela. — La France n'est pas un hôtel, n'est pas un restaurant, n

14:42
Locuteur

'est

14:42
Laurent Jacobelli

pas un hôpital.

14:43
Locuteur

Les étrangers

14:44
Invité

qui se rendent coupables d'agression et qui sont condamnés pénalement doivent partir. Ça ne

14:51
Locuteur

pose

14:51
Invité

aucun

14:51
Locuteur

problème. —

14:52
Laurent Jacobelli

Voilà.

14:52
Invité

On

14:52
Laurent Jacobelli

a au

14:52
Invité

moins un point d'accord. — Merci à tous les trois.