« Nous devons regarder la réalité en face » | Édouard Philippe invité de @rtl_france
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 65 %Attaque 15 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Vous publiez "Le prix de nos mensonges". Pourquoi ce titre ?
- 2:00OuverteRéponse partielle
La réforme des retraites est bloquée. Que doit faire François Baou ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Le conclave sur les retraites est mort. La capitalisation est-elle une solution ?
- 6:00RelanceRéponse directe
Pourquoi la France ne travaille-t-elle pas plus longtemps que ses voisins ?
- 8:00OuverteRéponse directe
La démographie rend-elle le système de retraites insoutenable ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Faut-il avancer la présidentielle pour régler les retraites ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:00Édouard PhilippeFait
« Imaginez qu'on puisse conserver le même niveau de prospérité en travaillant globalement sur une vie plutôt moins que nos voisins. »
- 16:00Édouard PhilippeFait
« Je préfère la battre à l'élection présidentielle que ne pas pouvoir la battre à cause d'une décision de justice. »
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Bonjour et bienvenue sur RTL. Édouard Philippe. Bonjour.
Vous venez donc de de publier ce livre le prix de nos mensonges chez JC Latest, livre que vous auriez pu appeler. D'ailleurs, il faut arrêter de se raconter des histoires tant la formule revient souvent sous votre plume. Et ce matin, on va essayer, si vous êtes d'accord, de percer ce qu'il y a dans le moteur.
Il faut arrêter de se raconter des histoires. On a l'impression que ça peut s'appliquer à la grande comédie des retraites qui dure depuis 2017. Le conclave, on le sait, c'est mort.
La retraite avec une part de capitalisation, à votre préférence, ça sera pas pour tout de suite quoi qu'il arrive. Que doit faire François Baou ? C'est quoi ?
C'est la méthode qui est pas bonne. Qu'est-ce qui cloche ? D'abord le la question de retraite, on la traite depuis bien plus longtemps que 2017 et on aurait dû la régler depuis bien plus longtemps que 2017.
Euh je je pas 2017 rapport à l'arrivée d'Emmanuel Macron. Oui oui. Non non, j'avais bien compris.
J'ai pas de conseil à donner à à François Baou. Il s'est engagé dans cette histoire de conclave. Pourquoi pas ?
Ce que je redoute, c'est que ce conclave, il avait pour objectif de rendre acceptable une réforme qui a déjà été votée et qui elle-même, celle qui porte progressivement l'âge de départ à 64 ans, ne règle pas au fond la totalité de la question pour les 20 ans qui viennent. Bon, le conclave n'a pas donné d'accord. Je sais pas si François, en recevant chacun des responsables réussira à avoir un élément sur lequel il pourrait avancer.
J'ai pas l'impression si vous y croyez, mais je suis je suis euh non, je suis pas totalement optimiste, mais surtout je pense qu'on on narrivera à rien si on se raconte des histoires. Et ce que disait euh François Langlais juste auparavant est parfaitement exact. Imaginez qu'on puisse conserver le même niveau de prospérité en travaillant globalement sur une vie plutôt moins que nos voisins et et nos voisins proches, hein, les Allemands, les Anglais. même les italiens, c'est se raconter des histoires.
C'est c'est pas forcément très agréable et c'est certainement pas très populaire de dire aux gens que si on veut rester prospère, il va falloir travailler plus longtemps. Ça, j'ai bien vu. Mais il n'empêche il n'empêche Thomas que c'est vrai.
Ou vous convoquez votre prof d'économie de seconde qui vous expliquait que le système de retraite par répartition et par nature très largement dépendant de la démographie de la démographie pardon. On a l'impression qu'il avait tout dit en fait. C'est le problème il est là.
Mais mais moi c'est c'est ça qui me fascine, c'est que euh comme notre système de retraite, il est fondamentalement euh dépendant de notre démographie et que la démographie, c'est une de ces rares sciences sociales qui permet de voir à peu près ce qui va se passer. Pas complètement, mais à peu près ce qui va se passer. On sait depuis assez longtemps qu'il y a augmentation du nombre de pensionnés à cause du bby boom de juste après la deuxième guerre mondiale.
Voilà, on sait qu'ils vont arriver à la retraite, qu'ils vont vivre plus longtemps, c'est tant mieux d'ailleurs hein. C'est la génération de mes parents. Moi, je suis très content que ma mère vive encore, elle a 78 ans, elle touche sa pension et elle a travaillé toute sa vie et je trouve ça très bien.
Mais il y a de moins en moins de gens qui financent la retraite, de plus en plus de gens qui sont à la retraite. Et donc c'est de plus en plus difficile pour ceux qui payent les pension, c'est-à-dire pour le dire autrement de façon un peu techno, que le poids de notre protection sociale, il pèse majoritairement sur le travail. Et ben ça ça a des conséquences qui sont violentes et brutales pour l'économie française.
C'était comment votre prof d'économie de ce monde ? Mais j'ai oublié son nom quand j'ai écrit j'ai souviens de sa tête. Oui.
Oui. Je me souviens de sa tête. il avait il ressemblait un peu à l'acteur Rufus et et c'était pas et je peux vous dire que enfin je je j'ai jamais parlé de politique avec lui.
Je crois pas du tout que c'était un homme de droite, vous voyez. Je pense pas du tout. Mais au moins, il expliquait que la démographie, si on la prenait pas en compte, on se racontait des histoires.
Et je vous je voudrais vous dire un autre mot, monsieur Soto, c'est qu'à force de ne pas régler la question des retraites, alors même qu'on sait que la démographie nous y invite. On est aujourd'hui en train de ne pas régler la question de dans 20 ans. Oui.
La question de dans 20 ans, c'est comment est-ce qu'on finance la dépendance ? Parce que tous ces de plus en plus nombreux traités, ils vont avoir plus de 85 voire plus de 90 ans à jour. Ils vont être confrontés massivement aux questions de dépendance.
Et aujourd'hui, on ne sait pas faire face à ces questions mais en attendant dans et on narrivera jamais à les régler si on n' pas réglé la question d'abord. Baou, il doit faire quoi le premier ministre ? Écoutez, attendre 2027, faut dire voilà, de toute façon, on n'y arrive pas, euh il y a pas de majorité.
Ma conviction, c'est qu'on ne on ne on ne on ne réglera pas cette question par des éléments techniques. Euh on la réglera par un vrai débat politique consistant à dire qu'est-ce qu'on veut pour notre pays. Et ce moment-là, ce moment-là, c'est plutôt le moment de la présidentielle.
C'est vrai. Là, on va avoir le pardon mais le cirque habituel, même si c'est tout ça est tout à fait légal, motion de sang sur des socialistes qui va être discuté, voter. Bairou tombera peut-être, tombera peut-être pas et puis on va perdre du temps et puis certains vont dire que le premier ministre joue la montre.
Est-ce qu'il est pas temps de rendre la parole au français maintenant ? Alors, pas par une dissolution, vous parlez d'une funeste initiative. Donc, j'imagine que vous vous en voulez pas une deuxième de dissolution.
Ah, je pense que je vais vous dire, j'ai vu deux dissolutions à froid dans ma vie. celle celle de 1997 et celle de 2024. Elles ont toutes les deux été de mauvaises idées.
Voilà. Est-ce qu'il faut avancer la présidentielle ? Est-ce que l'urgence le mandat présidentiel, il va jusqu'en 27.
L'idée c'est pas d'avancer la présidentielle. L'idée c'est de stabiliser au maximum le pays, d'éviter de faire des bêtises pendant 2 ans et de préparer dans notre pays aujourd'hui un débat public qui permette de trancher les questions parce que c'est c'est bien beau de dire j'entendais Mélenchon qui parlait de la langue française. C'est formidable de de s'écharper sur la langue française mais enfin on pourrait quand même essayer de regarder la réalité en face et se demander comment est-ce que dans comment est-ce qu'on redonne à notre pays les moyens de sa puissance. notre pays, il s'affaiblit et il s'aff pardon, il s'affaiblit pas simplement parce queon peut contester la décision prise par telle ou telle, il s'affaiblit en tendance depuis très longtemps et je ma conviction c'est qu'être faible dans un monde dangereux c'est s'exposer à des graves déconvenus.
Donc il vaut mieux être fort, il vaut mieux être prospère, il vaut mieux prendre les décisions qui nous permettent d'être plus riche, il vaut mieux remettre à plat notre système d'éducation pour créer et et pour avoir la possibilité d'être plus intelligent collectivement. l'éducation, la justice sociale, la justice tout court parce que c'est l'élément faible de notre chaîne sécuritaire. On va en parler de tout ça.
On va en parler tout ça. Tout ça, tout ça, c'est ce qui redonne à la France sa puissance. Vous dites dans ce livre "Je m'énerve pas, je suis en colère".
Vous l'étiez en colère quand vous étiez à Mathieu parce qu'on a l'impression que la colère, on la on la découvre quand on est plus aux affaires. Donc quand vous êtes Ce que je dis, c'est que oui, je suis en colère mais je la contiens. C'est une colère froide.
Je la contiens. Je la contiens parce que il y a un peu d'impatience, il y a un peu parfois de frustration par rapport à ce qu'on arrive pas à faire. Euh il y a parfois aussi beaucoup d'agacement et de constation par rapport à ce qu'on ne veut pas voir.
Euh et vous dites "Nous passons notre temps à essayer de déformer les faits pour qu'ils entrent dans les histoires que nous racontra mais c'est le principe d'une campagne présidentielle." Mais pas du tout mais pas du tout. Si vous dites père Noël et une fois qu'on est on rappelle au français que le père Noël pas Thomas Soto.
Je ne dis pas qu'il y a pas des gens qui pensent que c'est ça la démocratie. Je ne crois pas que ce soit ce que vous pensiez. Et si vous pensez que la démocratie c'est non, ça m'étonnerait que vous ne pensez rien.
Si si vous si vous pensez que la démocratie c'est raconter des histoires aux Français pour ensuite dire "Ah bah c'est plus compliqué que ce qu'on vous a dit et ben moi je ne crois pas ça et je ne dis pas ça et j'accepte et j'accepte l'idée de Thomas de dire des choses qui ne sont pas populaires que peut-être certains français n'ont pas envie d'entendre mais que je crois vrai et puis ensuite les Français ils choisiront. Il faut faire si si on est démocrate il faut prendre les Français au sérieux et il faut leur dire les choses telles que vous les voyez et ensuite c'est eux qui choisissent. Parole et des actes Édouard Philippe.
Nous sommes fièrement attachés à notre semaine de 35 heur à nos jours fériers et au rêve d'une retraite pas trop tardive. C'est vous qui l'écrivez dans dans le prix de nos mensonges. Les 35 heur en parler, les critiquer souvent les abrogez jamais.
Si vous devenez président de la République, est-ce que vous abrogerez les 35 heures ? Euh je ferai en sorte qu'on travaille plus longtemps. Est-ce que vous abrogerez les 35 Je ferai en sorte qu'on travaille plus longtemps.
Plus longtemps dans la semaine, plus longtemps euh euh dans l'année et peut-être plus longtemps dans la vie. Oui. Donc la réponse est oui.
Ouais. Mais je je suis pas sûr, je vais vous dire, je suis pas sûr que les enfin c une très mauvaise idée les 35 heures, mais je suis pas sûr que réintroduire les 39 heur serait une meilleure idée. Je pense qu'il faut je pense qu'il faut laisser de la liberté aux français dès lors qu'on leur dit il va falloir travailler plus longtemps.
Dès lors qu'il leur dit il va falloir travailler plus nombreux, dès lors qu' on leur dit qu'il va falloir travailler plus et que en travaillant plus pour le coup on va pouvoir régler un certain nombre de problèmes et donc d'une certaine façon gagner mieux sa vie. Et ben il faut leur laisser le soin de s'organiser pour ça. Il peut y avoir des accords dans les entreprises où on travaille plus longtemps, il y en a déjà.
Il peut y avoir des âges de la vie où on a envie de travailler plus longtemps. Moi, j'ai toujours été frappé par ça. Et d'ailleurs, je vais vous dire, il y a des âges dans la vie dans lesquels on travaille plus que d'autres.
Moi, quand j'avais 30 ans, j'étais célibataire, je pouvais travailler. C'est ce que vous disiez précédemment beaucoup. On peut en fonction de l'âge aussi adapter la duration.
Bien sûr, mais bien sûr. Il y a mais il y a 1000 solutions. Et encore une fois Thomaso, je vous pas en train de vous parler d'un truc qui serait incroyable.
On serait les seuls en France à se poser cette question dans tous les pays d'Europe extrêmement attachés à leur modèle social, extrêmement attaché à la solidarité, extrêmement attaché à la défense des des des salariés avec des doit travailler plus et plus longtemps avec Édouard Philippe, on doit on travaille plus et plus longtemps et on gagne plus. et on gagne plus on rend la France plus prospère et on rend la France plus et on rend la France plus prospère donc plus sûre et on rend la France plus puissante et on prépare l'avenir pour nos enfants. C'est pas c'est pas une question de travailler plus parce que j'ai envie de jouer le perfouettard en disant aux gens travailler plus.
J'ai envie de faire en sorte que notre pays soit puissant. Je le vois de moins en moins puissant. Ça me ça me ça me terrifie.
Et donc je dis si on veut être plus puissant, on a à régler quelques problèmes, pas 60 quelques problèmes et ensuite on peut avancer parce que les Français ils ont de la ressource, ils ont une capacité lorsqu'on leur laisse des français de entendre et de se dire "Ce monsieur-là a été le premier premier ministre d'Emmanuel Macron. Ça fait 8 ans qu'Emmanuel Macron est au pouvoir et il fait ce constat quasi apocalyptique. Vous comprenez que ça tombe.
Je ne fais pas un constat apocalyptique. J'étais Non, ça va pas bien. Pourquoi vous pensez que ça va bien ?
Vous pensez qu'il y a un français qui nous écoute qui se dit je crois pas. Je pense que tout le monde voit ce que je suis en train de dire. Bon moi j'ai été premier ministre pendant 3 ans.
J'ai pas été premier ministre en me tournant les pouces. J'ai été premier ministre pendant 3 ans en faisant une politique de l'offre en essayant de faire en sorte que les entreprises puissent fonctionner mieux en faisant en sorte que le chômage puisse baisser et il a baissé en réduisant le déficit en faisant en sorte que l'apprentissage puisse fonctionner mieux pour que on ait une génération qui accède plus facilement l'emploi. Et ça a fonctionné.
Je dis pas que j'ai bien tout fait. Moi, je me suis pas tourné les pousces pendant 3 ans, hein. En augmentant considérablement les dépenses de défense.
Alors même, monsieur Soto qu'en 2017, les gens me disaient vraiment dépenser autant pour la défense, est-ce bien sérieux ? Bon, je vais pas m'excuser de ça. Simplement, ce qui est vrai, c'est que il y a énormément de choses à faire, peut-être à faire différemment de ce que j'ai fait, mais à faire si on a envie de faire avancer le P.
Je qu'on dise quelques mots de la situation internationale puisque vous parlez de la défense dans ce monde évidemment dangereux. On a l'impression que la France s'écoute beaucoup parler mais qu'elle est pas très entendue que ça soit sur Israël, sur la situation en Iran, qu'elle est pas dans le match. Vous dites "Nous n'avons ça n'est pas faux.
Aucun traitement de faveur à espérer des États-Unis. Nous devons apprendre à faire sans eux, peut-être même parfois contre eux. On est dans une espèce de niaiserie romantique là avec les États-Unis, avec notre notre supposée puissance." Je vais citer une autre une autre phrase.
C'est une blague en Allemagne qu'on vous a raconté qui vous fait pas marrer et quelqu'un qui vous dit "Pour devenir riche, il faut acheter un français ce qu'il vaut et le vendre à ce qu'il prétend être." Oui, c'est une vieille blague allemande qui m'a jamais fait rire. Mais est-ce que notre arrogance est en train de nous tuer ? qui dit beaucoup de choses sur la façon dont les Français sont vu à l'étranger, y compris en Allemagne où pourtant la population est plutôt francophile.
Euh et de fait de fait nous nous racontons des histoires y compris dans notre système de relation internationale. On pèse plus. Si on pèse encore.
On a encore de l'influence. Attendez, la France reste une puissance nucléaire, reste une puissance prospère, même si à mon avis elle pourrait l'être plus. Elle reste elle reste un acteur du système international qui a un rôle qui a une influence. pas non plus raconter des craques.
Mais ce qui est vrai, c'est que la façon dont elle se représente le monde est souvent dépassée. Moi, j'ai été frappé de ça depuis très longtemps parce que j'ai habité en Allemagne, parce que je connais un peu l'Allemagne, parce que j'aime bien l'Allemagne. Je je vois depuis que je suis adolescent les responsables politiques un par un se féliciter de l'amitié franco-allemande et expliquer que l'amitié franco-allemande, c'est au cœur de la politique étrangère française.
C'est vrai d'ailleurs, c'est au cœur de la politique étrangère française. Mais est-ce que cette amitié franco-allemande, elle produit encore ses fruits ? Est-ce qu'elle est encore réelle ?
Est-ce que les Français connaissent l'Allemagne ? parce que les Allemands connaissent la France. Est-ce que vraiment dans notre vision du monde, dans nos politiques publiques, on assiste à plus de convergence ou à plus de divergence ?
Si le moins, tout ça, vous répondez non. Mais oui, mais c'est la vérité. Dans des domaines dans lesquels on était complémentaire, par exemple l'aéronautique ou le spatial, on est aujourd'hui concurrent.
Dans notre vision du monde, on n'est pas aligné. Dans nos politiques énergétiques, on est très différent. Donc cette cette alliance fondamentale extrêmement importante sur laquelle je veux pas revenir, elle est minée par quoi ? par deux visions du monde différentes et miné par le fait que les Français ne comprennent pas les choix des Allemands et les Allemands ne comprennent pas la capacité des Français à faire ce que les Français disent qu'ils vont faire notamment en matière de tenue des comptes.
Et que ferait et quel serait le président Édouard Philippe s'il était lu ? On va parler de votre vision de l'exercice du poids. Alors là vous vous prenez le contrepied du discours ambiant qui veut de l'horizontalité des conventions citoyennes.
On en a une en ce moment qui vient de débuter sur le rythme de l'école. C'est pas votre truc hein, vous êtes plutôt sur la ligne chif s'est fait pour cheffer. En fait, vous revendiquez une verticalité qui a exactement été un des principaux reproche fait à Emmanuel Macron.
Vous êtes joueur hein vous ? Écoutez, je suis pas joueur ou hein, je dis ce que je pense et je pense que dans les périodes comme celles que nous vivons qui sont des périodes d'affaissement, qui sont des périodes dangereuses, il faut une vision claire et une capacité à mettre en œuvre ce qu'on a expliqué aux Français. Et donc je crois qu'en effet euh on est dans une période alors je veux pas manier les les dates avec trop de avec trop de force symbolique.
Enfin, il y a quand même quelque chose comme la période de la fin des années 50 qui se vit en France aujourd'hui, c'est-à-dire un modèle institutionnel qui n'est plus servi par des gens qui s'en affranchissent. une situation d'affaissement qui est perçue par tout le monde. Je constate que la dernière fois que nous avons vécu ça de façon extrêmement claire en France, c'était en 57 58 dans des circonstances différentes avec la guerre d'Algérie peut-être, mais néanmoins, c'était quand même ce que nous vivions et que ce qui s'est passé en 58, ça pas été une grande cure de d'horizontalité.
Vous voyez, ça a plutôt un homme proposant une vision et ensuite une action rapide, résolue permettant de la mettre en œuvre. Et ben, je crois que on se raconte des histoires en pensant que en diluant le pouvoir euh en le faisant partir dans tous les sens, on va réussir à régler les problèmes français. Je crois pas ça.
En revanche, je crois à la liberté et donc je suis convaincu qu'il faut donner de la liberté à un certain nombre d'acteurs. Rapidement pour euh pour finir, il y a une femme qui elle aussi a une vision qui a être candidate à la présidentielle, c'est Marine Le Pen. Demain, Ricoti va déposer une proposition de loi pour supprimer l'exécution provisoire de l'inéligibilité.
Il s'agit donc de lui de lui permettre d'être candidate à la présidentielle. Est-ce que très simplement vous souhaitez que Marine Le Pen puisse être candidate à la présidentielle en 2027 ? Alors je je préfère la battre à l'élection présidentielle que ne pas pouvoir la battre à cause d'une décision de justice.
J'ai toujours dit ça. Je je enfin je ne crois pas qu'il soit utile de voter des lois de circonstan en plein milieu de procédure judiciaire. Et je m'amuse à constater que il fut une époque où le Rassemblement national fustigé fustigé avec des termes très durs et parfois des insultes toutes celles et ceux qui auraient pu proposer la même chose.
Merci Édouard Philippe. L'époque est au catch, il faudrait du clivage, du sang, de la chic et du molard, dites-vous. On referme ce livre en disant il est nuancé Édouard Philippe, c'est audacieux dans notre époque.
Merci en tout cas d'être venu nous voir ce matin sur RTL. Le livre s'appelle Le prix de nos mensonges chez CJ c'est c'est JCATS et dans un instant Philippe Cavrivière qui arrive en direct à tout de suite. RTL matin.
Édouard Philippe