Présidentielle 2027 : Ce qu’attendent les entrepreneurs du numérique
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 10 %Défensif 50 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:35OuverteRéponse directe
Qu'attendent les entrepreneurs du numérique pour 2027 ?
- 1:13OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que la France vous offre encore que vous ne trouvez pas ailleurs ?
- 1:56OuverteRéponse directe
Ces jeunes entrepreneurs sont-ils particuliers ? Ont-ils foi dans le futur ?
- 3:18OuverteRéponse directe
Quelles sont les grandes tendances d'innovation chez les jeunes ?
- 4:45OuverteRéponse directe
Comment voyez-vous la mutation liée à l'IA ? Y a-t-il un clivage entre anciens et modernes ?
- 7:42OuverteRéponse directe
Les programmes présidentiels comprennent-ils l'IA et ses défis ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:18Fait
« L'IA c'est pas une révolution comme celle du PC qu'on a pris et cetera parce qu'il y a le facteur temps qui change dramatiquement. »
- 4:00Fait
« Franchement, on n jamais eu autant de bons entrepreneurs dans ce pays. »
- 5:29Fait
« Lia ne remplacera pas l'humain, mais ce qui est certain que les humains qui utilisent l'IA remplaceront ceux qui ne les utilisent pas. »
- 6:58Chiffre
« Les Google et compagnie qu'ils ont qu'ils ont pris tout l'argent de notre État providence. »
- 9:01Chiffre
« Les budgets de recherche et de développement des États-Unis sont à peu près 1000 fois plus chers que ceux qui sont déployés en Europe. »
- 9:43Chiffre
« Mistral a levé 3 milliards. 3 milliards, c'est ce que dépense les sociétés de l'IA américaine en une semaine. »
- 11:10Promesse
« On fait travailler les Français jusqu'à 67 ans. »
- 11:53Fait
« Un prof du primaire avec 10 ans d'expérience en Allemagne gagne deux fois plus deux fois plus qu'un équivalent français. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Sud Radio, le numérique pour tous, Vanessa Perez. Bonjour et bienvenue dans le Numérique pour tous, l'émission dédiée au numérique, à l'innovation et à la tech responsable. Et aujourd'hui, nous allons parler des attentes des entrepreneurs du numérique pour 2027. Et oui, à l'approche de l'élection présidentielle, trois grands enjeux et bien d'autres sont au cœur des préoccupations des entrepreneurs. La compétitivité pour rivaliser avec les géants mondiaux, la souveraineté pour faire émerger des champions français et européens et bien sûr l'intelligence artificielle pour en faire un véritable moteur de croissance et d'emploi. Alors, comment donner aux entrepreneurs du numérique les moyens de leurs ambitions et surtout qu'attendent-ils du prochain président
de la République ? C'est ce que nous allons décrypter avec nos invités, le numérique pour tout spécial présidentiel 2027. C'est tout de suite et c'est sur Sud Radio. Sud Radio, le numérique pour tous, Vanessa Perez. Et pour commencer cette émission, nous avons le plaisir d'accueillir Jean-Michel Caram. Alors, pour ceux qui ne le connaissent pas encore, Jean-Michel, vous êtes un multi-entrepreneur de la tech, PDG de MemCAP et Dieeva Group et vous êtes investisseur vedette de l'émission qui veut être mon associé. Alors, c'est important de le dire Jean-Michel, vous êtes d'origine franco-lbanaise et vous avez choisi la France pour entreprendre et vous souhaitez y rester. Enfin, jusqu'à présent, c'est ce que vous nous dites. Euh qu'est-ce que la France vous offre encore que vous ne trouvez pas
ailleurs, Jean-Michel ? Euh, bonjour Vanessa. Euh, enfin, moi je pense qu'un pays c'est pas un hôtel. On le quitte pas dès que la chambre n'est n'est plus aérée ou je ne sais quoi. La France, quand je suis arrivé en France en 1990, j'avais 50 francs dans ma poche. J'ai fait mes études ici. J'ai j'ai grandi dans ce pays, j'ai entrepris, je me suis enrichi ici et euh je je je ne quitterai pas ce pays facilement. Euh et les journalistes parfois ils disent "Il a fui le Liban. Je n'ai jamais fui le Liban. J'ai résisté tant qu'il fallait résister. J'ai quitté le Liban
quand il y en avait plus d'espoir. Je pense qu'en France, on est loin encore d'être dans une situation sans espoir. Et c'est pour cela je fais tout pour que la France aille mieux et que ma maison soit bien. Alors Jean-Michel, les images récentes he que nous avons tous vu ont montré des jeunes qui crient un petit peu leur colère faute de pouvoir se projeter dans un futur prometteur. vous qui les rencontrez ces jeunes en étant justement investisseur et qui animait le le casting de de qui veut être mon associé. Ces jeunes là, ils sont particuliers ? Ils ont foi dans le futur ? Qu'est-ce qui fait la différence ? Non mais le le problème, il faut se rappeler un peu quand on avait 18 20 ans, bah c'est des périodes qui sont déjà très critiques. À 18 ans, moi je me
rappelle, je ne savais pas quel métier je voulais faire. Est-ce que je voulais faire médecine, ingénieur, avocat ? Je ne savais pas en fait. J'ai même présenté tous les concours donc et pourtant j'étais parmi les meilleurs de la classe. Donc même ceux qui sont super bien à l'école ils ils sont un peu perdus dans cette période là. Donc quand si on vient ajouter des périodes comme celles d'aujourd'hui où on a un déploiement de l'IA qui est extraordinaire et l'IA c'est pas une révolution comme celle du PC qu'on a pris et cetera parce qu'il y a le facteur temps qui change dramatiquement. Ça veut dire que dans les années précédentes, les révolutions technologiques et cetera mettaient plusieurs décennies à s'installer. Là, en quelques années, ça change tout, ça
s'installe. Donc, il y a un changement global. L'État n'arrive pas à suivre ce changement de l'IA. Les écoles non plus. Les élèves sont perdus. On ajoute à ça une situation financière de l'État français qui est un peu euh de l'étaire, on va dire, et qui euh du coup essaie de pas euh de passer à travers tout ça et c'est très dur pour les pour les élèves. C'est dur pour les élèves. Mais malgré tout, bon vous avez apparemment un casting de rêve cette année encore. Euh c'est quoi les grandes tendances d'innovation et et qu'est-ce qui anime ces innovateurs ? Encore changer le monde ou qu'est-ce qu'il y a dans leur tête ? Franchement, on n jamais eu autant de bons entrepreneurs dans ce pays. C'est c'est juste incroyable. Moi, je les vois venir piter devant nous sur qui veut
être mon associé à l'extérieur. Ils sont meilleurs que nous. Ils ont appris de leur père. Ils sont il ils croient, ils rêvent plus, ils sont plus nombreux. La seule chose, c'est que on il faut un peu les alléger. Ça veut dire que on vient on vient les les charger beaucoup. Mais là aujourd'hui, les tendances euh Li euh tout ce qui est tech, euh tout ce qui est métier de service qui reviennent d'une manière très très forte parce que les jeunes pensent que en effet l'IA ne peut pas remplacer euh les manuels euh en tout cas pas dans les premières années. Il y a des euh des marques euh une utilisation de l'IA d'une manière incroyable pour tout ce qui est commerce en ligne
les des gens super brillants. J'ai vu j'ai vu des des jeunes et en particulier femmes auxquelles je pense qui m'ont juste impressionné de leur capacité à s'adapter à l'e-commerce qui varie chaque jour avec des des algorithmes de plus en plus différents et variés. Alors vous parlez de l'IA, on peut pas ne pas en parler. Effectivement, les médias aiment bien dire ça va tuer des emplois mais comment vous voyez un petit peu cette mutation puisqueen fait ils incarnent le futur qui va advenir dans 2 3 ans, on va dire. Comment vous voyez ce transfert et est-ce qu'il y a effectivement un clivage entre les anciens et les modernes ou alors bah tout ça va pouvoir finalement trouver un équilibre ? Euh Lia, ce que j'ai dit l'autre jour, j'étais parl d'une d'une promotion euh
d'une d'une école et je leur ai dit "Lia ne remplacera pas l'humain, mais ce qui est certain que les humains qui utilisent l'IA remplaceront ceux qui ne les utilisent pas." Euh c'est pas une révolution légère, c'est une révolution dans très très transformatrice. On ne peut pas dire "On va pas utiliser l'IA" et cetera. Et change de choses. Par exemple, dans le temps euh c'est moi j'ai dit c'est la vengeance des seigneurs parce que dans le temps quand quelqu'un s'approchait des de la retraite, on l'envoyait à la maison, on lui disait "Bon, allez part en prè et on embauchit des jeunes." Pourquoi ? parce que les jeunes c'est l'énergie, c'est machin et c'est moins cher. C'est moins cher. Aujourd'hui, un seigneor avec de l'IA, c'est comme 5 si jeune. Donc les écoles,
les les entreprises préfèrent aujourd'hui embaucher des des jeunes qui ont 3 ans d'expérience, sauf que euh au moins et sauf que 3 ans d'expérience, il faut les avoir. Donc si si on commence pas, bon, on les aura jamais. Donc il y a des changements vraiment d'habitude les révolutions technologiques tapaient les les bleus. Là ça tape les ça tape les les cols blanc d'abord. Donc c'est un changement majeur. Même c'est qui part vers les humanoïdes à venir. Il faut savoir une chose que même le système fiscal doit changer. Ça veut dire qu'aujourd'hui notre état providence il est basé sur quoi ? Il est basé sur la taxation des salaires. Les gens ont beaucoup moins envie de
travailler. Donc on a dit on va taxer la consommation. Donc on a viré sur la consommation, mais quand on travaille moins, donc on a moins d'argent, on consomme moins. Et en fait tout l'argent, il est parti où ? Il est parti dans le digital. C'est les Google et compagnie qu'ils ont qu'ils ont pris tout l'argent de notre État providence. Et aujourd'hui, ce que l'État doit se rendre compte, mais les choses vont très très vite, c'est que quand on remplace un salarié dans une usine par une humanoïde, non seulement ça va être plus rapide, plus efficace, plus enfin, tombe pas malade et cetera. échéances les échéances Elon Musk parle de 3 ans donc c'est c'est très rapide quoi. Donc et mais le problème c'est quoi ? C'est que une humanoïde c'est une machine. Une machine ça s'amortit donc et ça paye
pas d'impôts. Alors que le salaire qu'on supprime c'est là où l'État gagne. Donc l'État doit réfléchir même dès maintenant. Moi, j'invite les élus vraiment parce qu'on a eu 11 candidats qui sont passés devant le MDF. Il y en a pas un qui a pas d'IA, pas un qui a dit que ce n'est pas un problème. Mais la réalité si si vous devez commencer à réfléchir à votre nouveau système de fiscalité qui lui doit être basé sur ce genre de changement majeur. Vous pouvez pas continuer seulement à taxer les salaires parce que euh bientôt il y en aura plus. Mais très concrètement justement Jean-Michel, dans les programmes que vous êtes en train de voir hein, effectivement vous avez le sentiment que l'intelligence artificielle et tous ces défis technologiques ne sont pas compris
de l'intérieur. Est-ce que vous avez vu un programme qui émergeait davantage que les autres sur le sujet ? En fait, les Américains comprennent très très bien, les Chinois comprennent très très bien. Nous, on a du mal à aller vite. C'est ça notre problème, c'est que notre état a besoin de plus de temps et cetera. notre chance vraiment l'espoir il est chez les entrepreneurs qui sont le le le cœur vibrant de l'économie française aujourd'hui parce que c'est des gens qui sont agiles. Un grand groupe met du temps à se structurer. Il y a 300 personnes qui vont vous dire mais oui mais si au cas il a tous les gens qui gèrent le risque en fait dans les grands groupes eux c'est ça freine les choses alors que dans les entrepreneurs, ils ont peur de rien. Ils sont très agiles,
prennent une décision très rapide et c'est eux qui ont compris que l'IA va très vite. Ils s'y adaptent, ils génèrent des richesses, il commence à générer des richesses et on a toute notre chance pour moi, elle est elle passe par eux. En même temps, les budgets de recherche et de développement des États-Unis sont à peu près 1000 fois plus chers que ceux qui sont déployés en Europe. Donc vous y croyez encore ? Je pense que à un moment donné, il faut qu'on oublie qu'on était 14. C'est ça, hein. Euh c'est bon, il faut accepter. On n'est pas les États-Unis. La France fait la taille du Texas et on a été très heureux que Mistral a levé 3 milliards. 3 milliards, c'est ce que dépense les sociétés de l'IA américaine en une semaine. Donc on a on est plus dans la
course à ce niveau-là. Donc on doit être très très malin. L'État français doit faire des choix. Moi, je pense que il y a cinq six domaines dans lesquels la France peut être numéro 1 et il faut qu'elle joue là-dessus. Elle peut pas jouer tout. On ne na pas les États-Unis, on ne peut pas continuer à courir tous les chevaux et mettre un tout petit peu d'argent sur chaque cheval et finalement euh ça arrive pas. Et on a quelque chose en France qui est magique et je dois lui rendre honneur aujourd'hui, c'est la BPI. La BPI, le travail de Nicolas Dufourc et ses équipes est remarquable. Ce type a connu 12 premiers ministres. il a vu des changements dans tous les
sens et il arrive il est arrivé à faire une institution qui gagne de l'argent. Ça qui est dingue c'est qu'il rend au contribuable quasiment 6 milliards par an de profit mais en même temps si on l'arrête toute l'économie française s'effondre et ça c'est le travail d'une équipe et une chance pour tous les entrepreneurs français. Jean-Michel 30 secondes pour conclure trois mesures phares vous devenez ministre du numérique. Trois mesures phars quand vous arrivez. Moi si si on me pose la question qu'est-ce qu'il faut faire ? La première chose, il faut injecter de l'argent. Comment on injecte de l'argent ? Nous avons des enveloppes d'assurance vie qu'il faut pas toucher, il faut garder mais à condition que 5 % de chaque enveloppe soit mise sur
l'investissement dans les SM les MC cap sur la bourse parisienne. Ceci injecte 100 milliards d'euros tout de suite dans l'économie et dans la bourse parisienne et on en a besoin. Donc ça c'est un 1 2 et 3 rapidement de on fait travailler les Français jusqu'à 67 ans. Je suis désolé tout le monde doit entendre cette vérité. Aujourd'hui, les élèves défilent dans les rues, mais ils doivent savoir que 32 % du budget de l'éducation nationale va à la retraite. Donc, il ne reste plus d'argent pour investir dans l'infrastructure et les profs. Et trois, il faut trouver le moyen d'augmenter les salaires. La France et à la ramasse. Un prof du primaire avec 10 ans d'expérience en Allemagne gagne deux fois plus deux fois plus qu'un équivalent français. Ce n'est pas
acceptable. Merci Jean-Michel Caram pour ces convictions que vous nous avez partagé aujourd'hui. Je rappelle que vous êtes multi-entrepreneur dans la tech et investisseur vedette de l'émission qui veut être mon associé. Restez avec nous après le regard d'un entrepreneur de terrain place au chiffres et dans quelques instants, nous décrypterons avec Frédéric Michot d'Opinion Way les résultats de la consultation MEDF opinion way sur les attentes des dirigeants pour 2027. Le numérique pour tous spécial présidentiel et numérique 2027. Ça continue dans quelques instants et c'est sur Sud Radio. Sud Radio, le numérique pour tous, Vanessa Perez. Et pour continuer cette émission spéciale présidentielle et numérique, j'ai le plaisir d'accueillir Frédéric Michot. Bonjour Frédéric,
vous êtes directeur général adjoint et directeur du pôle Opinion au sein de l'Institut de sondage Opinion et vous avez lancé récemment une consultation auprès de 86000 dirigeants et 82 % d'entre se disent pessimistes quant aux effets de la politique économique. Comment expliquer un tel niveau de défiance avant même de connaître son programme ? Alors, la défiance ne n'a pas pour objet le programme du futur président. Elle a pour objet euh l'expérience actuelle qui est vécu par euh les entrepreneurs et ce qu'ils vivent au quotidien à travers ce qu'ils nous restituent et et tout de même stupéfiant. C'est vraiment quand on les interroge sur leurs principales difficultés, le niveau des impôts, le
niveau des charges qui euh euh qui les étrangle, les changements fréquents de règles, l'instabilité normative et puis euh troisièmement le manque de visibilité sur la conjoncture. Là, on a vraiment trois obstacles que rencontre au quotidien les chefs les chefs d'entreprise. Ça nourrit, c'est vrai, chez eux, un pessimisme qui est très profond, la toile de fond. euh est très noir d'abord. D'ailleurs, elle dépasse le cadre strictement français. On a aussi une inquiétude qui concerne les effets de la politique européenne, mais voilà, au fond, ce qui est redouté par les chefs
d'entreprise, c'est vraiment le niveau de la fiscalité, le niveau des charges et puis bah c'est une hausse. Oui, parce qu'on a rien promis de radicalement différent en fait. quand on écoute la réunion du MDF, il y avait mais mais le niveau est déjà très élevé et il craignent euh qu'il s'accroisse encore après l'élection présidentielle. Mais est-ce qu'on peut dire que les entrepreneurs ont vraiment perdu confiance dans le modèle français ou alors il faut nuancer un peu cette lecture ? Non, alors je crois qu'il faut le le nuancer un peu. D'ailleurs, vous l'avez rappelé tout à l'heure, l'envie d'entreprendre reste majoritaire. On est vraiment là, on est vraiment face à une population qui est très spécifique avec un état d'esprit volontariste qui est très qui est très particulier. C'est
pas leur état d'esprit qui est en cause, c'est l'environnement dans lequel ils ils agissent. On a une majorité qui recommande malgré tout de créer son entreprise à un jeune, mais il lui conseille surtout de partir à l'étranger et la France devient un peu répulsive pour la création d'entreprise. Frédéric, enfin, on en a parlé avec Jean-Michel, mais les impôts et les charges arrivent en tête des difficultés avec 79 % devant les démarches administratives. D'ailleurs euh pourquoi selon vous les entrepreneurs ont le sentiment de subir toujours les mêmes obstacles ? On on se on s'attaque aux symptômes, on s'attaque pas à la cause. S'il y aurait vraiment une refonte structurelle euh habis à faire pour
satisfaire en fait cette nouvelle tendance. Ah oui, sans doute. Là, on voit bien que d'abord c'est pas une nouveauté, vous avez raison de le rappeler. Ça fait plusieurs années que ces problèmes sont évoqués par les chefs d'entreprise. C'est même quelque chose de très récurrent à chaque chaque échéance. notamment à chaque échéance présidentielle, mais je dirais que les choses s'aggravent. Le niveau de tracasserie, les procédures, la bureaucratie d'une part, l'instabilité euh vous parliez d'un d'un nombre de premier ministres, mais évidemment chaque premier ministre emporte avec lui des variations dans les dans les règles, dans l'environnement. C'est tristement risible. Oui,
tout ça devient disons un tissu de complexité proprement inextricable pour les chefs d'entreprise qui n'ont qu'une envie, c'est de continuer à entreprendre et qu'on les laisse faire. Vous avez le sentiment que l'intelligence artificielle et et sa tendance est quelque chose qui fait peur, qui est désirable ou alors quelle est la position justement des entrepreneurs par rapport à cette adhésion ? Parce qu'on en fait beaucoup de bruit aussi dans les milieux qui sont concernés. Mais aujourd'hui, un un entrepreneur de PME en province, quel est sa son appétence et sa sensibilité ? Alors, c'est très indexé justement sur la taille de l'entreprise, pas vraiment sur les secteurs, hein. Ça veut c'est assez homogène selon les secteurs, mais en revanche, on commence à avoir un
petit effet, euh, un petit décalage entre les grandes entreprises, les ETI qui comprennent bien le potentiel de l'intelligence artificielle, qui commencent à l'intégrer dans leur processus parce qu'elles ont les moyens humains pour le faire, parce qu'elles ont les moyens financiers. aussi pour le faire et puis les TPE, les même les PME qui elles sont un petit peu plus en retard à la fois dans les dans la compréhension de la révolution. Vous avez raison, ce n'est pas un mot galvodé de parler de révolution en ce qui concerne l'intelligence artificielle euh et et aussi concrètement ce qu'elle pourrait le leur apporter. Donc il commence on commence à avoir un tissu économique à deux vitesses en matière d'intelligence artificielle, mais tout le monde s'interroge sur les décisions à
prendre, notamment les décisions d'un point de vue des ressources humaines. Est-ce que je dois continuer à embaucher ou pas ? Est-ce que je dois former mes salariés ? Est-ce que je dois changer le profil euh des salariés que je dois recruter ? Voilà, ce sont des questions qui sont vertigéneuses et l'échéance c'est aujourd'hui. Justement, vous parlez de recrutement, est-ce que les chefs d'entreprise ont le sentiment que les profils qui sortent de l'école sont adaptés à une réalité pragmatique du marché ? Est-ce que là aussi, on n'est pas un momentum où il y a une inadéquation en fait entre bah les jeunes qui qui sortent de l'école et les besoins des entreprises ? Oui. Alors, même chose, hein, c'est quelque chose qui est pointé par les chefs d'entreprise depuis euh longtemps. Il y
a un effet retard entre euh la structure de formation française dans dans l'école, dans l'université et puis les besoins des entreprises qui évoluent sur un rythme très rapide, tout simplement parce que l'économie est très mouvante et se réorganise en permanence. On n' pas le même niveau euh d'agilité. Alors, il faut dire aussi que former des jeunes, ça prend nécessairement plus de temps que la réorientation d'un an sur l'autre d'une politique qui rache. Et Jean-Michel, parlait des seniors justement dans ce tissu économique. Quel est un peu leur rôle et leur perception ? Bien, pour l'instant la vraie difficulté des seigneurs, c'est d'abord de les maintenir en emploi parce que la difficulté provient évidemment de leur
niveau de salaire, mais je partage complètement la vie qui a été évoquée. L'intelligence artificielle rebat absolument les cartes et ça fait partie aussi des interrogations des entreprises. Comment continuer à transmettre le savoir-faire ? Pourquoi continuer à former des jeunes alors qu'aujourd'hui une intelligence artificielle est capable de faire aussi bien plus vite et évidemment beaucoup moins cher ? Donc ça ce sont des vraies interrogations qui sont au au cœur des décisions que doivent prendre les entreprises dans la manière de faire évoluer leur leurs équipes et leur masse salariale dans les dans les mois qui viennent. Frédéric, on parle aussi beaucoup de
l'injonction de souveraineté quelque part. acheté français euh des logiciels et et du matériel au niveau des PME. Là aussi, est-ce que on a il y a un décalage en fait entre cet ordre et ce qu'il vivent au quotidien avec des ressources américaines, appelons-le ainsi, qui sont parfois moins chères et plus fiables que les ressources françaises. Alors, il y a une dépendance qui est très nette et qui est de plus en plus euh perceptible et euh dont les entreprises ont conscient. Voilà. Donc ça, euh cette idée-là, l'idée que bah cette dépendance est aussi une faiblesse, elle est en train de se répandre. parmi euh les chefs d'entreprise qui cherchent les moyens de reconquérir une souveraineté évidemment dans le domaine du numérique mais dans toute une série d'autres
domaines. Pas forcément une souveraineté nationale. On voit bien que le bon échelon, c'est sans doute l'échelon européen. La difficulté, c'est qu'aujourd'hui, il n'y a pas d'offre qui leur permettent de bah de pouvoir effectuer ces choix, de se libérer de la contrainte et de la dépendance américaine pour choisir des solutions européennes ou des solutions françaises. Hormis quelques cas particuliers, mais d'une manière générale, il y a ce sentiment d'une extrême dépendance alors même que la conscience du risque portée par cette dépendance est de plus en plus forte. Si vous deviez remettre votre rapport, on va dire au prochain gouvernement sur trois actions clés à mener vraiment pour le bien de la France et des
entrepreneurs. Alors, j'ai pas de j'ai pas de recommandation à faire mais ce que nous disent les les chefs d'entreprise, c'est évidemment d'abord de réduire le poids des prélèvements. On a un besoin de financement qui est criant dans l'économie française et le niveau des des prélèvements sur sur les entreprises quand on le compare à celui de nos voisins européens évidemment est très pénalisant pour les entreprises françaises. Donc une qualité de service qui est pas forcément à la hauteur de la Absolument. D'abord, je je dirais la l'urgence, c'est le poids des prélèvements. Ensuite, il y a cette question autour de la simplicité et de la stabilité des normes. Arrêter de tracasser les entreprises, d'ajouter des
procédures, d'ajouter des normes, d'ajouter des des formulaires, simplifier l'action des entreprises et surtout les entreprises ont besoin de visibilité d'un cadre stable pour agir. Si les règles qui sont prises au début du quinquena sont immuables jusqu'à la fin, déjà ce sera une bonne chose pour les les entreprises. Et puis après, dernier point, puisque vous m'invitez à restituer trois mesures, je dirais, je dirais peut-être la confiance he les chefs d'entreprise ont besoin d'avoir la confiance des élites politiques pour pouvoir continuer à à entreprendre. C'est pas la confiance en eux-même. Ça,
ils l'ont à nouveau. On a on le sent dans leur réponse à un vrai une vraie envie d'agir, un vrai volontarisme, un enthousiasme aussi. C'est la raison d'être. Euh mais on a besoin d'un d'avoir euh cette confiance euh des euh des élites politiques, quel que soit euh leur couleur d'ailleurs. Merci beaucoup Frédéric Missu. Je rappelle que vous êtes directeur général adjoint et directeur du pôle opinion au sein de l'institut de sondage Opinion Way. Le numérique pour tous, c'est fini pour aujourd'hui.