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interviewEurope 1· 7 juillet 2025 11 min

Désarmer la police municipale : Mathilde Panot "dit clairement qu'elle est du côté des voyous"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Enfin l'actualité Vincent Jean-Brin, c'est LFI qui veut désarmer les policiers municipaux. Je profite honteusement de votre présence ici, vous qui avez connu les émeutes, des émeutes d'une intensité totalement inouie à Dominem puisque vous en avez été vous-même et votre famille directement victime. Quand ce genre de proposition arrive sur la table, qu'est-ce que vous dites ?

Mais je dis merci. Merci ma Mathilde Panu d'être si franche, si honnête avec les Français puisque elle l'a dit clairement, elle n'est pas du côté de la police, elle est du côté donc des voyou, elle est du côté de ceux qui cassent, elle est du côté de ceux qui brûlent parce que pour tenir des propos aussi absurdes que vouloir désarmer les polices municipales, c'est-à-dire ceux qui nous protègent. Vous avez rappelé la question des émeutes.

L'hôtel de ville de la commune de l'î et rose serait un tas de cendre aujourd'hui si la police municipale courageuse et de fait armée, formée et armée n'avait pas été là pour protéger les citoyens et les bâtiments publics. Quand madame Panot ose dire que les caméras de vidéos surveillance, on sait pas très bien à quoi ça sert. Moi je peux vous dire il y en avait pas sur la commune de l'ilérose quand je suis lumère.

On en installe et pas énormément. On en installe une dizaine à des lieux stratégiques. L'année suivante, chiffre officiel de la police nationale, pas les miens, - 30 % sur les cambriolages, instantanément, baisse des vols de voiture et cetera.

Évidemment, et sans parler des élucidations d'un certain nombre de crimes, on avait eu un gang terrible qui frappait sur ma commune et et les commune voisine où il venait pendant que les personnes âgées étaient chez elle avec un un marteau brise vitre comme on trouve dans les busit les ves des vérandas, scotchait les personnes, les torturaient jusqu'à ce qu'ils aient les codes de carte bleue pour aller vider les comptes en banque. Sans les caméras de vidéo protection, on ne trouvait pas ces auteurs et on ne les mettait pas hors d'état de nuire. Donc Madame Panot a cette franchise de dire quelle est la philosophie antipolisce de la LFI.

De toute façon, moi vous savez, j'ai j'ai battu madame Rachel Kéké qui disait "La police tue nos enfants." Euh monsieur Mélenchon parle de racisme systémique de la police. Donc évidemment, mais est-ce que ça meurt de moi ?

Vous le sentez ? Évidemment, c'est une honte. Vous avez des policiers municipaux qui risquent leur vie. lu en avait parlé à Mathilde Panu parce qu'aujourd'hui c'était une ambiance évidemment particulière avec quand on a appris cette mort soudaine de d'Olivier Marlex mais est-ce que vous êtes vous êtes déplacé vous êtes allé la voir en disant mais c'est totalement délirant ce que vous proposez.

Bon, je je dois vous avouer que là, je l'ai pas croisé, mais quand bien même je l'aurais croisé, je pense pas que j'aurais entamé le débat parce que vous le voyez au final [Musique] sur ces sujets-là. Et et vous savez quand quand on parle à des gens qui euh Manuel Bonpar en tête ou ont une détestation finalement de ce qu'est la grande République française qui nous rassemble, euh c'est compliqué ensuite parce qu'on est quasiment sur un débat là de religion, c'est plus un débat rationnel d'argument politique. Quand on explique que la police dans son grand ensemble serait raciste et et serait là pour tuer nos enfants, comment voulez-vous qu'il y ait un débat ?

Comment voulez-vous qu'il y a un débat ? Donc c'est dramatique et au fond ce qu'elle propose là c'est tout l'inverse de ce que je propose. Vous savez j'ai j'ai fait un certain nombre de propositions à l'occasion des 2 ans des émeutes où justement moi je j'invite à ce qu'on ait un renforcement des pouvoirs de police municipale.

Ce que défend d'ailleurs le ministre de l'intérieur et François Noël Buffet qui est à ses côtés. On moi je vais même plus loin qu'elle puisque elle elle dit je veux pas de caméra. Moi je dis je veux des caméras et je veux même des drones qui qui soient des outils modernes pour la police municipale et nationale.

Donc il y a deux visions du monde totalement séparé. Et bien ça tombe bien, ça permet aux électeurs de dire clairement les choses et Vincent Jean-Br député LR du Val de Maret avec nous. Question de Victor Hér pour vous.

C'est peut-être moi une question qui a si c'est une question. Je j'ai j'ai l'impression que les meilleurs contradicteurs de Mathilde Pan l'occurrence les maires puisqu'il y en a les quelques maires de la France insoumise qui tiennent quelques villes et qui font l'exact inverse de ce qu'a préconisé ou de ce qu' a ordonné Mathilde Pan aujourd'hui. Je prends exemple de Fachil donc Patrick Prisi qui est à la tête de Fachumenil commune de 18000 habitants qui depuis 2020 a doublé le nombre de de policiers municipaux et qui a rénové et étendu le système de surveillance par caméra.

Euh et la commune euh de 9000 habitants euh de Grabel dans les RAU est dirigée par René Revol qui est un LFI, un camarade, un proche camarade de Jean-Luc Mélenchon euh qui lui-même euh a lutté jusqu'en 2022 pour ne pas installer de de caméras de vidéosurveillance dans sa commune. Il est il est mer là-bas depuis 2008 mais en 2022, il a craqué. Il a fait installer 17 caméras de vidéosurveillance.

Et en réalité, j'ai cherché le seul maire de la France insoumise, le seul qui ne qui respecte au mot près les consignes de Mathilde Panot et du programme de la France insoumise parce que ce n'est pas que Mathilde Panoto, c'est le programme de la France insoumise, c'est le maire euh comment s'appelle-t-il, pardonnez-moi ? Michel Salah de Saint-Félix de Palière et je vous le donne dans le 1000. Son village compte 200 habitants.

Donc on comprend mieux qu'il ait pas besoin de caméras de vidéos deurveillance et d'agents municipal. peut y avoir du homejacking dans 218 ans. Alors ma question à Vincent serait y a-t-il là une fracture entre la tête de la France insoumise qui ne connaît pas la réalité du terrain et les maires de la France insoumise qui comment dire ne sont pas là parce qu'ils ont envie de contredire Mathil Panu mais parce que face aux réalités du terrain ils sont obligés de mettre en place les mesures qu' j'ai quelques doutes quand on connaît à quel point il y a une doctrine chez la LFI le grand gourou Mélanchon parle tout le monde applique la doctrine.

Donc je je ne suis pas certain que les exemples que vous donnez soient une forme de rébellion ou d'indépendance ou de prise de conscience soudaine des collègues. Il y a deux choses. D'abord, vous pouvez avoir un mère et les filles, mais il peut avoir une majorité diverse.

Et en fonction de la taille des villes, vous savez, il y a même des villes où c'est au panachage. Donc ça peut être très différent. Et puis vous avez un un cas comme j'ai eu euh dans la ville voisine de Freen, vous savez, où il y a la prison de Freine où la ville euh dans le de gauche avec des LFI en son sein qui refusaient toute forme de vidéo protection.

C'est le préfet de région qui a fini par obliger la commune à installer de la vidéo protection autour du centre pénitentiaire. D'ailleurs, il y a des caméras uniquement à cet endroit-là et le reste de la ville, bien les habitants peuvent peuvent souffrir. Donc peut-être même ce serait à creuser que que ces collègues là mais encore une fois euh on a affaire à une unvagement de la société. euh il y a de plus en plus de violence, de plus en plus de de d'actes de barbarie parce qu'il y a pas d'autres mots.

Il faut absolument qu'on soit en capacité de réagir. Donc une police d'ultra proximité bien formée, bien équipée des polices municipales et des outils modernes comme la vidéo protection et pourquoi pas les drones. C'est ce que je demand réflexion.

Oui. Non mais c'est un peu sous la forme d'une question. C'est un peu une question pour la gratter de Dieu sait que je ne suis pas un un fervant supporter de la France insoumise et encore moins un soutien de Mathilde de Panu.

Ça ça se saurait fait trop dans une en revanche, il y a un truc qui me fait étiquer dans ce que vous évoquez sur sur les drones. Très franchement, ce n'est que mon avis, peut-être le partagerez-vous pas, je pense que la politique sécuritaire ne se résume ni aux caméras, ni aux mesures qu'on est en train de réfléchir dans une sorte de concours l'épine du genre drone, reconnaissance faciale et cetera et cetera. Je je suis pour la sécurité, je m'inquiète comme vous de l'ensuvagement de notre pays, mais je ne suis pas sûr que en allant dans une forme de surveillance de masse, euh nous gagnons beaucoup en sécurité.

Je crois que nous gagnerons en contrôle un peu à l'instar de ce qui s'est passé pendant le Covid, mais je suis pas sûr que l'on gagne en sécurité. Donc euh autant sur la police, le renforcement des moyens de la police ou la vidéo protection, je m'y suis un peu fait. Mais attention à la dérive aussi pour nos libertés. de Vincent.

Question très intéressante, il me s'agit surtout pas d'avoir des drones qui volentessus de notre tête toute la journée. C'est pas c'est pas du tout l'objectif. En revanche, vous avez plein de situations dans lequelles pouvoir déployer dans le casadre d'un appel d'urgence un drone, ça change des destins.

À l'il et les rosees, pendant une certaine période, nous avons utilisé avec la police municipale des drones. Avant c n'était pas interdit. Donc on l'a fait dans un cadre strict respectant ce que la loi permettait.

Depuis, il y a eu ils ont légiféré au parlement avant que j'arrive. et ils ont interdit l'usage des drones aux police municipales. Qu'est-ce qu'on faisait pendant cette période ?

Et bien, on a décollé un drone pour surveiller une manifestation particulière, un événement, quand je dis manifestation, un événement festif, un marché de Noël, ce qui nous permettait d'éviter des phénomènes de bande parce qu'on les voyait arriver de loin. C'est une première chose. On a eu une grande course, des milliers de participants, une fusillade dans les rues de la ville.

Fusillade, là, vous savez pas quoi faire. Est-ce qu'il faut évacuer ? Est-ce qu'il faut au contraire regarder les gens dans le stade pour empêcher ?

On était en pleine période terroriste, le drone aurait permis d'aller faire un point de situation. Et un exemple encore plus poignant, on a un appel poste de police municipal. Un homme avec un couteau poursuit une femme dans la rue.

Il s'agissait de l'ancien mari qui voulait se venger. Hm hm. Le temps que la la le véhicule de police municipale arrive sur site, les le couple en question euh disparaît dans un ensemble de tours.

Le véhicule de police est d'un côté, l'ex-m est en train de poignarder sa femme de l'autre côté de la tour. Un drone vole à une vitesse telle qu'en moins de 30 secondes, il aurait été sur site. On aurait une vue d'ensemble.

On aurait pu empêcher que cette dame qui heureusement est restée en vie ne se soit pris ses coups de couteau. Donc encore une fois, il s'agit pas de faire ça. Et je un dernier que vous dites Vincent, c'est que c'est pas 1984 [Musique] je veux défendre exactement, je veux défendre les libertés et comme la première des libertés c'est quand même la sécurité et bien je pense qu'il faut qu'on soutien.

Surtout que les délinquants, les trafiquants, les narcotrafiquants, eux ils sont hyper connectés, ils sont à la pointe de la technologie à une époque pas que. Mais à une époque, vous rentriez dans un hall, il y avait une très forte probabilité, regardant dans les lames du plafond, de trouver le stock de de câ. Alors, ils ont stocké peu mais malgré tout, on les embêtait.

Aujourd'hui, c'est trop facile. Vous avez une pince sous le drone. Le drone, il est sur le toit d'un immeuble totalement inaccessible à 18 étages au-dessus de nos tête.

Et uniquement quand hop, le le peu de quantité de drogue qu'il y a sur soi vient à manquer, on fait descendre le drone, on récupère un peu de matos, le drone il remonte et en fait vous voulez demain interférer avec ces drones là, le seul moyen c'est d'avoir des drones d'intervention. Ce que peuvent avoir la gendarmerie par exemple ou les centrales nucléaires, vous savez pour des drones pour intercepter les autres drones. Bah aujourd'hui, les narcotrafiquants, ils nous attendent pas.

Donc il faut à un moment donné se dire "Soyons pragmatiques et donnons dans le respect des libertés individuelles un certain nombre d'outils." Moi ça me paraît fondamental et je rajouterai même que vous avez aujourd'hui des cambriolages qui sont terribles parce qu'ils utilisent vos clés avec des drones. Puisque le drone passe par le balcon, vous êtes au 12e, au 18e, vous dites "Je veux pas, je claque la porte, j'ai pas besoin de de fermer la fenêtre du balcon." Le drone passe, il récupère vos clés.

Vous saz, on a tout ce petit vide de poche à l'entrée là, il refait le tour. En plus, comme ils sont passés dans votre appart que personne n'est venu, ils savent qu'il y a personne. [Musique]