Aller au contenu
Tous les transcripts
InterviewRadio France (sur Site radio)· 31 août 2026 8 minAutoproduitActualité / polémiqueLogementSantéAgriculture & alimentationEurope & international

Présidentielle 2027 : le député des Pyrénées-Atlantiques Iñaki Echaniz soutient Olivier Faure pour la primaire

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:31OuverteRéponse directe

    Cette primaire en octobre, pour vous, est-ce que c'est une bonne chose pour se lancer dans les présidentielles ?

  • 1:20RelanceRéponse partielle

    La primaire pour vous, c'est une bonne chose, vous venez de le dire, ça n'a pas toujours laissé de bons souvenirs.

  • 3:25OuverteRéponse directe

    Et le quotidien des Français, des béarnés, c'est l'offre de santé et de soins, il en sera beaucoup question aussi dans ses présidentielles.

  • 3:40OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous avez appris de votre rendez-vous au ministère de la Santé à ce propos ?

  • 4:32FerméeRéponse directe

    Pour les forcer à aller vers les territoires les plus ruraux ?

  • 4:50OuverteRéponse directe

    Et si je reviens à la fermeture de certains services de la polyclinique paloise, vous êtes membre du conseil de surveillance de l'hôpital d'Auloron. Est-ce que vous craignez que l'hôpital d'Auloron soit submergé par la fermeture de ces services ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:50Invité politiquePromesse
    « moi ce matin j'apporte tout mon soutien à Olivier Faure pour pouvoir concourir à cette primaire, pour pouvoir la gagner »
  • 2:11Invité politiqueFait
    « C'est pour ça que je défends l'encadrement des loyers. »
  • 2:29Invité politiquePromesse
    « on va continuer de pousser pour l'élargissement de la garantie visale »
  • 4:00Invité politiqueFait
    « il faut démarchandiser les biens essentiels, que ce soit la santé, l'agriculture, l'éducation. »
  • 4:30Invité politiqueFait
    « On a fait voter, il y a quelques mois à l'Assemblée, une régulation des médecins généralistes. »
  • 6:21Invité politiqueFait
    « Je l'accompagne, et je considère que l'abattoir d'Auloron, comme ce qu'on appelle les petits abattoirs, sont d'intérêt général »
  • 7:17Invité politiqueFait
    « La loi pour une montagne vivante est souveraine. Et on a mis dans ce texte le maillage territorial des abattoirs de proximité »

Temps de parole

  • Iñaki Echaniz74 %
  • Présentateur26 %

≈ 1,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Iñaki Echaniz

Ici Bérad Bigor, premier sur l'actu locale.

0:06
Présentateur

Et votre invité Shannon Marigny, le député socialiste de la quatrième circonscription des Pyrénées-Atlantiques. Bonjour Iñaki Etianiz. Bonjour. C'est la rentrée et la campagne pour les présidentielles est lancée. Le premier secrétaire du Parti Socialiste, Olivier Faure, a officialisé sa candidature hier soir aux 20h de TF1. Candidat à la primaire, donc PS Place Publique, face à Raphaël Glucksmann. Et on verra si François Hollande s'y joint ou pas. Cette primaire en octobre, pour vous, est-ce que c'est une bonne chose pour se lancer dans les présidentielles ?

0:35
Iñaki Echaniz

Oui, c'est une bonne chose parce que je crois que le débat démocratique, y compris à gauche, est nécessaire, est important et utile pour nos concitoyens. Et aussi pour pouvoir proposer une alternative et pour pouvoir parler enfin de fond.

Et c'est pour ça que moi ce matin j'apporte tout mon soutien à Olivier Faure pour pouvoir concourir à cette primaire, pour pouvoir la gagner et pour pouvoir derrière proposer un projet aux Français qui change de ces dix dernières années, qui face à la loi du plus fort que l'on voit sur les questions du logement, du question de l'école, du question de l'agriculture, la question du travail, revienne la loi du plus juste et qu'on puisse enfin apporter un peu d'espoir aux Françaises et aux Français qui se lèvent tous les matins.

1:15
Présentateur

Donc vous avez déjà choisi votre candidat, ce sera Olivier Faure. La primaire pour vous, c'est une bonne chose, vous venez de le dire, ça n'a pas toujours laissé de bons souvenirs. On se souvient en 2022 d'Anne Hidalgo, choisie à la primaire de la gauche, et puis elle a réalisé le plus mauvais score de l'histoire du parti, 1,7% des voix. Olivier Faure lui avait laissé sa place. Ça a créé un traumatisme dans le parti socialiste ou pas ?

1:44
Iñaki Echaniz

Je crois qu'aujourd'hui, on ne peut pas se passer du débat et une primaire permet aussi d'entamer une dynamique, de mettre sur le débat public des idées et je crois que c'est aujourd'hui ce dont on doit parler. Moi, je suis en charge de la question du logement pour le parti socialiste et pour la campagne d'Olivier Faure et à l'heure de la rentrée, moi je pense particulièrement aux étudiants qui ont galéré tout l'été ou qui galèrent encore aujourd'hui pour trouver un logement pour pouvoir poursuivre leurs études, en particulier dans nos territoires ruraux. C'est pour ça que je défends l'encadrement des loyers.

Mais je pense aussi aux petits propriétaires bailleurs qui se posent la question de louer leur logement et c'est pour ça qu'on veut une baisse d'impôt massive justement pour ces propriétaires qui font de la location longue durée, tout en sachant aussi qu'il y a aujourd'hui trop de conflits entre propriétaires et locataires ou en tout cas trop de craintes et c'est pour ça qu'on a poussé et qu'on va continuer de pousser pour l'élargissement de la garantie visale pour permettre à ceux qui n'ont pas de parents en capacité de payer leur caution ou d'avancer les loyers de pouvoir justement avoir accès à un logement et avoir des propriétaires qui sont rassurés sur la perception de leur loyer et sur l'entretien de leur logement.

Je crois que c'est ça aujourd'hui que la gauche doit faire. C'est parler du quotidien des Françaises et des Français plutôt que de se jeter des anathèmes au visage, de se dire moi je suis mieux, toi tu es moins bien, toi tu es de gauche, toi tu n'es pas de gauche. Je crois qu'on doit se concentrer sur le quotidien des Français et aussi une priorité c'est de lutter contre l'extrême droite parce qu'elle n'a jamais été aussi proche du pouvoir et quand on le voit, je le vois moi au quotidien à l'Assemblée nationale, ils ne répondent pas aux urgences des Français hormis parler d'immigration et se coucher derrière Vladimir Poutine ou Donald Trump.

Je crois qu'aujourd'hui nous avons la capacité de redonner de l'espoir aux Françaises et aux Français de mettre sur la table des nouvelles idées qui permettent de réconcilier les uns et les autres.

3:25
Présentateur

Et le quotidien des Français, des béarnés, c'est l'offre de santé et de soins, il en sera beaucoup question aussi dans ses présidentielles. À Pau, la maternité Navarre et la clinique Marzé doivent fermer définitivement d'ici une quinzaine de jours pour la maternité. Qu'est-ce que vous avez appris de votre rendez-vous, je crois que vous avez eu rendez-vous il n'y a pas longtemps, au ministère de la Santé à ce propos ?

3:47
Iñaki Echaniz

Effectivement, quand on confie la question de la santé au privé, il y cherche des bénéfices, il y cherche des actions rentables et que force est de constater aujourd'hui dans notre territoire que ça ne marche pas et qu'effectivement il faut démarchandiser les biens essentiels, que ce soit la santé, l'agriculture, l'éducation.

Et donc on a besoin d'avoir un État fort sur ces sujets-là, on a besoin d'avoir des investissements conséquents, mais on a aussi besoin, et c'est un vrai débat que nous avons commencé à porter à l'Assemblée nationale ces derniers mois une régulation des médecins, qu'ils soient généralistes ou spécialistes, parce que c'est la réalité aujourd'hui, il y a une question de moyens, de financement des hôpitaux publics, mais il y a aussi une question de maillage territorial des médecins, et aujourd'hui ils vont où ils veulent quand ils veulent. On a fait voter, il y a quelques mois à l'Assemblée, une régulation des médecins généralistes. La droite s'y est opposée.

4:32
Présentateur

Pour les forcer à aller vers les territoires les plus ruraux ?

4:35
Iñaki Echaniz

Pas de forcer, mais de dire qu'il y a des territoires en France où il y a suffisamment de médecins, donc vous n'y allez pas, vous allez partout ailleurs. Et je crois que c'est aujourd'hui l'une des solutions qui nous permettra d'avoir accès d'une façon digne et équitable à une prise en charge sanitaire sur nos territoires.

4:50
Présentateur

Et si je reviens à la fermeture de certains services de la polyclinique paloise, vous êtes membre du conseil de surveillance de l'hôpital d'Auloron. Est-ce que vous craignez que l'hôpital d'Auloron soit submergé par la fermeture de ces services ? Est-ce qu'on voit déjà des effets ?

5:04
Iñaki Echaniz

Moi je pense avant tout à toutes ces maires qui sont à proximité de notre territoire et qui se posent la question de où est-ce qu'elles vont pouvoir accoucher dans de bonnes conditions. Donc on a mené la bataille auprès du ministère de la Santé pour leur faire prendre conscience que non, depuis la Vallée d'Auloron, on n'est pas à une demi-heure de peau, que c'est bien plus loin et qu'on a besoin d'avoir une maternité sur notre territoire, qu'on a besoin d'avoir des hôpitaux de proximité comme à Auloron. Vous l'avez dit, l'hôpital d'Auloron est l'un des hôpitaux, et je le reconnais, qui est le plus financé par l'ARS.

Mais pour autant, on a besoin d'avoir des lits suffisamment importants pour pouvoir accueillir les personnes âgées, pour pouvoir maintenir les urgences et d'avoir des médecins. Donc il faut qu'on se mette autour de la table, il n'y a pas de baguette magique, mais simplement, j'y reviens, la question de la régulation des médecins, aujourd'hui s'impose, et elle est majoritaire dans le pays, et j'espère que nous pourrons la porter jusqu'au bout.

5:54
Présentateur

Il y a l'abattoir d'Auloron aussi, qui est un gros sujet sur votre circonscription en ce moment. Qu'est-ce que vous pensez d'une reprise par les éleveurs ? Parce qu'il y a deux projets, un porté par la Confédération Paysanne et la FDSEA, et un autre par la Coordination Rurale, parce que la communauté de communes du Auberne a tout simplement dit, on ne peut plus gérer cet abattoir, il est endetté, il faut trouver une solution. Qu'est-ce que vous pensez du projet de reprise ?

6:20
Iñaki Echaniz

Je l'accompagne, et je considère que l'abattoir d'Auloron, comme ce qu'on appelle les petits abattoirs, sont d'intérêt général, et ils devraient même être assimilés à un service public. Et la question qu'on se pose dans ce genre de situation, c'est est-ce qu'un service public, il doit être bénéficiaire ? Est-ce qu'il doit faire des bénéfices ? Moi, je me pose la question, et effectivement, aujourd'hui, la communauté de communes avait des difficultés, parce qu'elle ne pouvait pas encaisser un déficit comme on le connaît, parce qu'il y a une baisse d'étonnage, il y a une baisse du nombre de bêtes qui est amenée à l'abattoir, mais aussi une hausse des charges.

Et la forme qui était un épique, on ne va pas rentrer dans les détails ici ce matin, ne permettait pas justement de mettre les éleveurs au cœur de la question. Moi, je considère que c'est un outil qui est vital pour notre territoire. Moi, j'ai participé à de nombreuses réunions avec l'ensemble des élus et avec l'ensemble des usagers. On essaie de construire un projet, et j'appelle aussi l'État à prendre ses responsabilités. On a voté quelques mois avant la suspension de l'été, et c'est paru dans les décrets d'application courant août. La loi pour une montagne vivante est souveraine.

Et on a mis dans ce texte le maillage territorial des abattoirs de proximité, justement parce qu'on parle tout le temps de souveraineté alimentaire, mais si on ne donne pas à nos éleveurs la capacité de transformer leur production, ça ne marche pas. Et donc, j'appelle l'État à venir en soutien de ce projet-là, notamment sur la question des investissements, pour pouvoir un outil dimensionné à la hauteur de territoire et qui donne des débouchés à nos éleveurs locaux.

7:43
Présentateur

Mais il y a déjà beaucoup d'argent public qui a été investi dans l'abattoir.

7:46
Iñaki Echaniz

Oui, mais on ne peut pas décréter de vouloir manger local, de vouloir donner un revenu à nos éleveurs, de vouloir faire en sorte qu'on mange bien, bon, et pour un coût raisonné et raisonnable, sans mettre les moyens. L'alimentation doit être aussi au cœur des politiques publiques, et je crois que c'est le cas avec ce sujet de l'abattoir, comme sur le sujet de la sécurité sociale de l'alimentation, comme sur les circuits courts.

8:10
Présentateur

Merci beaucoup Iñaki Etchanis, député socialiste de la quatrième circonscription des Pyrénées-Atlantiques, d'avoir été notre invité ce matin.

8:17
Iñaki Echaniz

Merci à vous, à bientôt.