Aller au contenu
Tous les transcripts
Podcast / conversationrmcbelgique· 23 juin 2026 13 minComplaisantActualité / polémiqueEurope & internationalInstitutions & électionsDéfenseSolidarités & famille

Pour Juan Branco, l'Europe n'est pas réformable et il faut en sortir

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Invité politiqueFait
    « l'Union européenne n'est pas réformable »
  • 0:45Invité politiqueFait
    « L'Europe a commencé avec le charbon et l'acier 50 ans plus tard, il n'y a plus charbon ni acier. Heureusement qu'ils ne se sont jamais occupés de culture. »
  • 2:56Invité politiqueFait
    « je n'ai pas du tout peur de mon exfiltration de ce système là, ni de la taille que cela me fera adopter »
  • 7:55Invité politiqueFait
    « toutes les crises politiques majeures auxquelles a été confronté ce continent depuis 15 ans ont pour origine l'Union européenne »

Temps de parole

  • Juan Branco100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Juan Branco

Voilà. Oui, enfin moi je pourrais vous faire 2 heures pour vous expliquer que l'Union européenne n'est pas réformable et et je suis sûr que je pourrais vous divertir avec un nombre d'anecdotes absolument sidérant et effrayant. Mais [raclement de gorge] mais ce qui ce qui ce qui compte à [grognement] enfin oui, il y aurait il y aurait beaucoup de sujets à aborder à cette égar mais je trouve que la guerre en Ukraine a a permis quand même de remettre un peu les points sur les I et euh et je vais être franc du colis et je vais être peut-être en choqué beaucoup. Moi, j'en ai strictement rien à faire quand qu'à Vinus on parle litwanien au russe, vous voyez ?

Et je je n'engagerai jamais un la vie d'un seul de mes concitoyens pour éviter qu'il y ait une aème variation historique dans cette zone qui n'en a connu à ne pas savoir quoi en faire. On a cessé d'aller venir en terme de frontière, de culture, de mélange, d'invasion, de contravasion où on a été un jour un empire lituanien, un autre jour la Russe de Kievre, un autre jour encore l'Empire des Russes, l'Empire pardon des des TSA russes. Tout ça m'indiffère au plus haut point. Et en réalité, ça me fait penser à cette citation de Jean-Luc Godard qui disait "L'Europe a commencé avec le charbon et l'acier 50 ans plus tard, il n'y a plus charbon ni acier.

Heureusement qu'ils ne se sont jamais occupés de culture." C'est cette idée que on n'a jamais en réalité constitué une identité propre. Là, je parlais de la monnaie, mais ça revient pour étendre à tous les sujets et que moi ce qui ce qui m'apparente à mon père P, c'est la langue.

Ce qui fait c'est la structure de pensée, c'est la capacité à communiquer immédiatement sans avoir besoin d'en passer par un/ tiers parce que cette langue elle-même est le fruit de siècle d'échange humain, de coconception, de code qu'à un moment donné nous ont amené à nous accorder sur une façon d'échanger, de communiquer et donc d'exister et que donc le point de départ de mon rapport à l'autre comme père, comme personne qui sera mon égal en humanité ça va être ce référentiel là et pour lui je vais être en mesure de construire et avec lui je vais être en mesure de constituer des institutions, des sociétés qui vont me lier à cette personne et qui vont permettre de me définir en rapport à un étranger qui n'a pas pour cela à être diabolisé, exclu, massacré ou quoi que ce soit, mais qui juste sera un autre qui lui-même viendra à moi avec cette différence et cette richesse extraordinaire que sera une autre langue, elle-même expression d'une autre forme d'existence.

de rapport au monde et ainsi de suite. Et moi, je veux que ces différences se maintiennent et je n'ai en rien vocation appartenir à un édifice supranational européiste dirigé par des technocrates qui restent dans leur quartier bruxellois en ayant étant complètement différent à la société dans laquelle ils sont insérés et qui parle une sorte d'anglais qui lui-même est complètement évicéré et délié de tout rapport à la littérature, à la culture, quelconque forme d'inscription. dans une société elle-même qui n'ont aucune idée de pourquoi ils sont travaillés ensemble si ce n'est l'accès à des ressources que nous avons tous collectivement mis en heure.

et et je n'ai pas du tout peur de mon exfiltration de ce système là, ni de la taille que cela me fera adopter parce que la cohésion de la société que je générerai me semblera une force bien plus importante à l'heure de la mondialisation que l'appartenance à un système plus large qui de toute façon existera parce qu'on on continuera à appartenir au même continent et on continuera à s'insérer dans des logiques économiques de partenariat de coopération commune.

Mais par contre, on refusera d'engager notre subsistance vitale parce qu'à un moment donné, des Lituaniens ou des Russes auront décidé de se mettre dessus ou des Ukrainiens, des Russes en l'occurrence avec tout ce que cela peut impliquer en terme d'escalade potentiel, y compris y compris une fin, une guerre nucléaire. Et de la même façon que je ne supporte plus les discours eschatologiques qui en réalité nous empoisonnent [raclement de gorge] depuis au moins 50 60 ans. On enchaîne, on part, on passe de la menace nucléaire incarnée par Docte Strange Love et ainsi de suite à l'apocalypse climatique en passant. On vit en permanence sous l'horizon.

Vraiment, je pense que c'est quelque chose qui s'inscrit dans les racines chrétiennes de de de notre approche du monde de se dire il y a une fin des temps qui arrive et il y aura peut-être un Messie au bout du chemin.

Et aujourd'hui le Messi c'est Salomé qui bon on a peut-être trouvé mieux à d'autres époqu l'idée à un moment donné et et et là en France la fin des temps après avoir été le primat le nucléaire et cetera, les Russes les communistes quand on était de droite maintenant c'est à nouveau le Rassemblement national parce que il propose de retir d'interdire l'accès aux 500 plus haut postes de l'État aux binationaux et voyez tout un coup ça veut dire que les nazis sont de retour enfin on est dans quelque chose de la de la perte de proportion et de réflexion sur ce qu'est politique qui est généré par une sorte d'angoisse et d'horizon de peur généralisé.

Donc de la même façon que je rejette ces dynamiques politiques, je rejette aussi toutes les dynamiques structurelles qui très similairement à ce qui amené à la Première Guerre mondiale nous nous fasse mourir et périr de façon massive par million parce qu'à un moment donné il y aurait eu ce qui arrive arrivera et est arrivé depuis que l'humanité existe un conflit de voisinage entre des sociétés qui sont organisées de façon différente sur un territoire contigu. et que je considérerais pour je ne sais quelle raison que cela devrait impliquer mon destin et celui de mes enfants et celui de la société dans ensemble, y compris encore une fois si cela amène à la mort de millions de personnes.

Donc rien que pour cet argument, je ressens une sorte d'urgence vitale à sortir et à dire non non non, moi je rentre pas dans ce jeul-là. Moi, je rentre pas dans un jeu où des institutions européennes créent un fond pour la paix qui, en réalité sert à envoyer des armes à l'Ukraine. Voyez, ce genre de dynamique là, je ne l'accepte pas. Je ne rentre pas dans cette dynamique qui fait que je commence à prépositionner, à préparer, comme c'est le cas en France, 50000 soldats pour les envoyer en Lituanie dans le cas où il y aurait un conflit avec ou en Estonie et dans le cas où il y aurait un conflit avec la Russie. ce qui se passerait avec l'Ukraine si jamais on ouvrait un deuxième front savoir.

Je ne n'accepte pas que comme c'est le cas aujourd'hui et c'est une dynamique nationale mais qui s'inscrit dans cette dans cet horizon euh d'alliance [raclement de gorge] liée à l'Union européenne. celui qui a été chargé de la répression des gilets jaunes, Didier l'Allemand, le préfet de police de Paris, peut-être que sa renommée est arrivée jusqu'à vous, c'est c'est dire la puissance de cet homme qui a été nommé par Emmanuel Macron pour réprimer ce mouvement social après qu'il ait vincé le préfet police précédente qui refusait de respecter des ordres illégaux.

Ce Didier l'allemand vient d'être nommé chargé de mission auprès du premier ministre français Sébastien Lecnu pour préparer les administrations françaises à un conflit armé. Vous voyez, on est dans cette dynamique là aujourd'hui et alors on peut imaginer en effet qu'il y ait des structures pan européennes post Union européenne ou même au sein de l'Union européenne des formes de réforme qui pourraient intervenir. Mais je pour qu'aujourd'hui il y a une forme d'urgence qui fait que cette réflexion elle pourra elle devrait être menée mais une fois qu'on se sera d'abord protégé du plus grand mal. Et je finirai sur un point. Moi, j'ai enfin je suis européen par tous les ports.

Enfin, je suis né en Espagne, fils de parents espagnols, portugais qui sont venus en France parce que justement ils avaient une admiration pour la culture de ce pays et la culture francophone. J'ai appris à me sentir plus proche d'un Québécois, d'un valon, d'un Sénégalais que d'un Estonien parce que j'ai pas envie de mourir pour eux, mais j'aime beaucoup les Estoniens quand même. Enfin, il y a pas de j'ai pas de racisme antislave qui se soit inscrit en moi ces dernières années. Et j'ai grandi dans une société qui croyait en l'Union européenne et qui a tout fait pour me convaincre que l'Union européenne c'était le bien pour toute une série de ra.

Il reste que toutes les crises politiques majeures auxquelles a été confronté ce continent depuis 15 ans ont pour origine l'Union européenne. La crise de 2008 des subprimes devient la surcrise de 2011 et de 2013 à cause des politiques économiques décidées par la Banque centrale européenne sans qu'il n'y ait aucun contrôle démocratique à ce sujet. Et ce qui fait qu'on est le seul continent au monde qui a vu s'arrêter complètement sa machine économique là où tous les autres démarrait. En d'autres termes, on a massacré une génération qui est celle qui vote aujourd'hui pour les identitaires et pour l'extrême droite.

Deuxème crise, la crise migratoire euh en Méditerranée centrale suite à la décision merveilleuse de Nicolas Sarkozi et de Divon Rom avec Barack Obama d'envahir la Libie. Cette crise là, cette crise qui a amené à la mort de 50000 personnes. 50000 personnes se sont noyé en Méditerranée centrale. Elle est le fruit et je suis bien placé pour le savoir parce que j'ai voué 4 ans de ma vie à étudier les mécanismes qui avaient amenés à cette catastrophe et le fruit de l'incapacité de l'Union européenne à prendre des décisions face à des changements de de paramètres.

Donc de la même façon que la crise de 2008, les institutions sont incapables de s'accoupler et de s'adapter à temps à partir de la crise migratoire qui n de la désintégration de la Libie. Elles sont incapables d'y réagir et donc elles laissent mourir 50000 personnes et en plus derrière elle ne régule aucun efflus ce qui amène là encore un surenchérissement identitaire de la part de l'extend. 3è crise la crise du Covid vous l'avez et vous avez été placé en première ligne pour le comprendre.

À nouveau, on nous démontre que ces appareils de pouvoir sont incapables de produire de la décision à cours délis parce que c'est normal, parce qu'on doit se mettre d'accord seulement à 27 chefs d'État mais à 27 gouvernements puis après à 27 ministères et au sein de ces ministères, au sein des directions techniques et au sein des différentes administrations et que le temps de trouver la moindre décision à ce niveau-là, il y a déjà eu des élections quelque part, il y a déjà eu des élections à l'échelle européenne et il faut aussi après une fois que vous êtes tous mis d'accord à travers ce et je finirai là-dessus à travers ce processus interminable. Qu'est-ce qu'il faut faire ?

Ben, il faut aller convaincre la Commission. La Commission européenne qui elle était est issue du Parlement européen en théorie, donc d'un autre disp électoral que celui auquel qui vous a donné votre légitimité. [raclement de gorge] Et cette Commission européenne, elle doit aller convaincre le Parlement européen à son tour, le fameux trilogue. Et donc vous retrouvez dans une situation, moi demain, je deviens président de la République et je vais rester dans l'Union européenne. J'arrive avec mon programme dont la moitié dépend d'ajustement de législations européennes pour pouvoir être adopté.

disons que j'ai de la chance, que je suis d'un charisme extraordinaire, que j'ai élu à 95 % des suffrages et que j'arrive donc à être une autorité magnifique et non pas avec 50 et quelques avec toutes les contraintes que ça peut générer. Disons que j'ai une majorité au centre de mes assemblées. J'arrive face à mes 27, c'est beaucoup quand même 27 personnes à convaincre. Ça prend du temps. J'arrive à les convaincre disons sur la moitié de mon programme.

Donc j'ai déjà trahi mes électeurs sur au moins la moitié disons, allez soyons très optimistes sur un/ers des promesses que j'avais faites d'entrée et il faut ensuite que cela il convainque le gouvernement et ça repart et ensuite il faut qu'il convainque la commission qui doit ensuite convaincre le parlement. Mais qu'est-ce qui vous reste à la fin et dans quel délai ? Comment vous voulez qu'il n'y ait pas de crise démocratique ?

Comment vous voulez que les citoyens se disent "Mais en fait tout cela en quoi ça nous concerne finalement ?" Et donc rien rien que sur la question de la temporalité, de la représentativité, il on peut imaginer qu'il y a des façons d'arranger tout ça, mais il y a aussi quelque chose de plus simple, c'est d'en revenir à des mécanismes étatiques qui fonctionnent en réalité, alors qui sont pas idéaux, mais qui au moins sur le terme de de la temporalité du rythme réussissent à répondre aux aspirations immédiates de leur population qui après sont défaillants, sont corrompus et cetera. Et dans un deuxème temps, ensuite on réforme à la fois en interne et à l'échelle euh continentale.

Mais sinon, sinon on se paye de mots. On se paye de mots et on fait ce que la gauche européenne fait depuis 20 ans. Et c'est ce qui explique qu'aujourd'hui elle soit nulle part. C'est ce qui explique qu'aujourd'hui parce que à chaque fois qu'elle arrive au pouvoir en fait, on se rend compte qu'elle racontait n'importe quoi, qu'elle serait incapable de respecter les promesses qu'elle avait faites, qu'elle serait incapable de défendre les intérêts des classes les plus défavorisées. Et évidemment, qu'est-ce que ça passe ? Ça ça qu'est-ce que ça génère ? Bah ça génère des votes identitaires extrémistes de plus en plus radicaux.