Des différences insurmontables dans les négociations?
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On a un Donald Trump qui regrette que Volodimir Zelenski n'ait pas lu la proposition de paix selon lui et qui dit que cette proposition convient très bien à la Russie alors que un des représentants russes lui-même Yuri Uchakov a encore répété il y a quelques semaines qu'il restait beaucoup de différence et que on en était pas encore à un point d'accepter un plan de paix. Et de l'autre côté on a des Européens qui se réunissent à Londres avec Vladimir Zelenski. Les Européens s'affichent sceptiques de la proposition de plan de paix et Volodimir Zelenski qui bel et bien l'alue constate que Donald Trump a sa propre vision de la résolution de la guerre russe contre l'Ukraine et que celle-ci diffère profondément de la perspective ukrainienne.
Et voilà donc l'état d'esprit du moment et ça part tellement dans tous les sens que je ne résiste pas à l'envie de faire un petit point sur cette séquence géopolitique. Bonjour à tous, c'est Sébastien et bienvenue dans cette vidéo que j'enregistre le 8 décembre. C'est donc le jour anniversaire de la chute du régime syrien de Bachar Alassan.
Et je trouve ça important de le mentionner puisque la chute d'une dictature, c'est d'abord et avant tout une fête même si le contexte est compliqué. Et il faut se rappeler que la chute de la dynastie Alassad, c'était liée évidemment au 7 octobre, donc l'attaque contre Israël qui avait mené ensuite par une série d'enchaînement à l'affaiblissement de l'Iran et de l'arc chiite, mais aussi à la guerre russe contre l'Ukraine puisque la Russie était trop occupée en Ukraine après plus de 2 ans de combat, elle n'était toujours pas arrivée à obtenir ses objectifs politiques et ce n'est toujours pas le cas aujourd'hui. Et donc elle n'a pas pu venir en aide à son poulin Alassade qui a dû fuir en exil.
Il se trouve maintenant à Moscou. Et donc voilà, je pense que c'est intéressant de le garder en tête, c'est que une dictature, aussi puissante et aussi bien installée soit-elle peut tomber et là en l'occurrence après 53 ans et une guerre qui est figée pendant de nombreuses années peut à un moment donné se retourner à l'avantage du plus faible. C'est toujours bien évidemment de se le rappeler.
Bon, j'en reviens aux négociations autour de la proposition de plankfitriev. Je l'ai déjà dit plusieurs fois sur cette chaîne. On voit que la méthodologie est différente et que les Américains veulent vraiment obtenir cette fois-ci un résultat.
Mais ça fait déjà plusieurs jours, plusieurs semaines que l'on comprend que cette initiative ne va pas mener à un accord global qui puisse mettre fin à la guerre russe contre l'Ukraine et à garantir une paix juste et durable. Évidemment, c'est un processus qu'il faut continuer à suivre puisque l'administration Trump qui reste quand même l'administration du pays le plus puissant au monde est sérieusement impliqué dans ce processus. Donc peut-être que ça va déboucher sur quelque chose à un moment.
Mais aujourd'hui à Londres, on a assisté à une série de déclarations de la part du président ukrainien et des dirigeants européens qui laissent à penser que cette version ne va pas marcher. Et c'est là-dessus que j'ai envie de m'arrêter. Bon, d'abord les Européens notamment à travers la voix de Friedrich Schmerz, le chancelier allemand.
Euh, d'une part, il a bien établi que le sort de l'Ukraine, c'était celui de l'Europe et donc, il a vraiment lié les conditions de défense et de sécurité de l'Ukraine avec celle du continent européen. Et deuxièmement, il a exprimé son scepticisme par rapport au plan de paix proposé par l'administration Trump. Et ça c'est quand même assez ouvert et ça tranche avec le discours traditionnel européen qui remercie les États-Unis et Donald Trump d'être impliqué dans la résolution de la guerre russe en Ukraine.
Donc c'est quand même assez intéressant à noter. Encore plus intéressant, ce sont les commentaires que Vladimir Zenetki a fait dans la soirée en disant que clairement Donald Trump a sa propre vision de la résolution de la guerre russe contre son pays et que cette vision diffère de la perspective ukrainienne. Donc vraiment l'étalage d'une différence structurelle.
Il a aussi expliqué que le plan initial en 28 points qui à un moment donné était tombé à 19 points après des négociations à Genève et bien maintenant il compte 20 points et que les points les plus anti-Ukrainiens ont été enlevés. Et donc c'est une manière de constater avec des mots à peine voilé que la proposition initiale poussée par l'administration Trump contenait des points anti-Ukrainiens. En tout cas selon le président ukrainien.
Volodimir Zelenski est allé un peu plus loin dans sa critique en disant que de potentielles garanties de sécurité qui donc peuvent à un moment donné être comprise dans cet accord doivent être ratifié par le Congrès. En substance, cela veut dire que la signature de Donald Trump ne suffit pas et c'est aussi une critique de la manière dont il a géré ses 6 7 ou h autres plans de paix qui devraient selon lui lui garantir le prix Nobel de la paix l'année prochaine. Et puis il y a toujours cette question territoriale donc à savoir le retrait des troupes ukrainiennes de ce qu'il reste de l'Oblast de Donetsk et de Louransk et ça visiblement ça ne serait pas sur la table ou en tout cas pas en échange d'hypothétique garantie de sécurité.
Ça c'est quelque chose que Voladimir Zelenski a dit ce soir, mais c'est aussi quelque chose que le commandant en chef des forces armées ukrainiennes, donc Alexander Sirski a dit il y a 2 jours dans un entretien. Et tout ça, tous ces signaux qu'on a obtenu aujourd'hui, ça semble vouloir dire que les Ukrainiens et les Européens ne vont pas accepter le plan de paix vitkovit et que s'il l'accepte et bien dans ce cas-là, ce sera une version qui aura été modifiée et alors c'est la partie russe qui ne l'acceptera plus puisque évidemment elle ne correspondra plus à ses exigences maximalistes. Ça fait maintenant plus de 1 an que Donald Trump a gagné sa réélection et donc ça fait presque 1 an que l'on assiste à ces séquences diplomatiques mais avec toujours les mêmes critères, c'est-à-dire des positions qui sont quand même assez irréconciliables.
C'est-à-dire que les Ukrainiens, on le sent de plus en plus, sont prêts à un compromis. La question territoriale, la reconnaissance des facto des uré, on a vu qu'ils étaient prêts à bouger sur des questions comme la taille de l'armée ou l'adhésion à l'OTAN. Et on voit depuis de nombreux mois un Volodimir Zelenski qui défend une position relativement souple, en tout cas par rapport à ce qu'elle était entre 2022 et début 2025, mais une position qui n'est pas celle de la capitulation, c'est-à-dire qu'il veut quand même sécuriser un certain nombre de garanties pour ne pas se retrouver avec un accord qui ne serait pas du tout viable pour son pays, pour son économie et pour sa défense.
Et ça, le plan initial en 28 points, c'était clairement une proposition inspirée par la partie russe qui ne permettait pas à l'Ukraine d'aborder le futur sur des bases saines et avec un sentiment de sécurité. Les Russes, on le sait, depuis 2022, ils n'ont pas bougé d'un Yota et même si dans cette version initiale du plan en 28 points, on a vu quelques ajustements par exemple sur cette question de la taille de l'armée. Le projet impérialiste de Vladimir Poutine et du Kremelin n'a pas changé et ils veulent toujours subjuguer l'Ukraine dans son entièreté.
Et ça, c'est quelque chose que l'on lit et que l'on entendrement de la part des représentants du Kremelin. Les États-Unis, c'est aussi très clair he Donald Trump veut en terminer avec cette guerre. Il veut un résultat, il veut son prix Nobel de la paix. il veut relancer une relation qu'il croit constructive avec la Russie pour contrer la Chine.
Et donc à ce titre, il a pris le parti de mettre plus la pression sur la partie agressée l'Ukraine que sur l'agresseur la Russie. Donc évidemment, il y a des variations dans cette ambition et dans cette stratégie. Il y a des moments où Donald Trump est plus clément vis-à-vis de l'Ukraine.
Il y a des moments où il est plus ferme vis-à-vis de la Russie et évidemment l'inverse, mais la ligne directrice est quand même assez claire. Et là d'ailleurs, je ne sais pas si vous avez vu, mais après la visite de Stevekov et de Jared Kner au Kremelin, la Maison Blanche a assoupli une partie de ses sanctions contre Lcoin. Et les Européens dans tout ça et bien eux en fait ils sont là pour gagner du temps puisque à partir du discours de Jid Events à Munich et donc ça fait déjà quelques mois, ils ont compris qu'ils étaient tout seuls et que finalement l'OTAN ressemblait de plus en plus à une coquille vide.
Évidemment, l'organisation continue d'exister. Évidemment, tout ce qui est coordination, partage d'intelligence et interopérabilité des troupes, ça continue. Ça ne va pas disparaître du jour au lendemain.
Mais par contre, la fondation de l'OTAN, c'est-à-dire l'article 5 et la défense mutuelle en cas d'agression, ça c'est de moins en moins garanti. Et on voit à travers la publication vendredi dernier de la stratégie nationale de sécurité des États-Unis que l'administration Trump voit beaucoup plus l'Union européenne comme un ennemi, comme un adversaire civilisationnel plutôt que comme un allié, plutôt que comme un partenaire. Et donc les Européens veulent gagner du temps puisque ils ne sont pas prêts à faire face à la Russie tout seul ou en tout cas ils croient qu'ils ne sont pas prêts à faire face à la Russie et ils veulent donner à l'Ukraine une chance d'obtenir une paix juste et durable qui rend le pays viable et qui facilite son intégration dans les structures européennes.
Évidemment l'Union européenne mais aussi les structures de défense. Et c'est ce qui fait que ce qu'on observe depuis des mois et bien c'est ce qu'on continue d'observer aujourd'hui en substance. Les Ukrainiens résistent pour assurer leur survie.
Les Russes ne sont pas du tout prêts au compromis. Les Américains sont beaucoup trop volatiles et leur confiance dans un crémelin qui a quand même passé des décennies à mentir est assez mal placé et ne porte pas ses fruits. Et les Européens sont trop faibles ou en tout cas ils ont conscience d'être trop faible et donc ils ne peuvent pas apporter à l'Ukraine l'ET déterminante dont elle aurait besoin.
Évidemment là on parle des efforts diplomatiques et de l'effort de défense mais il faut voir que c'est aussi le cas quand on parle des actifs russes gelés. Ça, j'en avais fait une de mes récentes vidéos. Donc voilà, je me suis un peu laissé aller avec une analyse au niveau macro, donc une analyse géopolitique sur cette séquence diplomatique.
J'espère que vous pouvez en retirer quelque chose. Et pour l'heure, je vous remercie d'avoir regardé cette vidéo jusqu'au bout. Je file et je vous retrouve très vite.