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InterviewRTL — L'invité de 7h40 (sur Podcast)· 1 septembre 2026 8 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileÉducation & rechercheSanté

"C'est du populisme" : sur RTL, Bruno Retailleau fustige la proposition "inapplicable" du Rassemblement national qui veut interdire le voile dans l'espace public

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:17OuverteRéponse directe

    Vous avez rendu hommage hier soir à Édouard Balladur, salué ses convictions de droite et libérale, mais aussi sa modération dans leur expression. Elle manque cette modération aujourd'hui, Bruno Retailleau ?

  • 1:13RelanceRéponse partielle

    Cette modération que vous saluez aujourd'hui, est-ce que vous avez l'impression de vous l'appliquer vous-même quand vous parlez par exemple d'LFI comme d'un parti de collabo ?

  • 2:18OuverteRéponse directe

    Le RN veut interdire le port du voile dans l'espace public, parle d'une amende à payer pour celle qui refuserait de l'enlever. Absurde selon vous ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Donc on garde les textes comme ils existent aujourd'hui, on ne change rien ?

  • 3:25OuverteRéponse directe

    Et donc vous n'irez pas plus loin ?

  • 3:55OuverteRéponse partielle

    Votre opposition au RN, sur ce point, vous avez lu une réponse cinglante de Jean-Philippe Tanguy, que vous citiez, le député RN, qui dit d'habitude les LR attendent au moins d'arriver au pouvoir pour trahir leurs électeurs. Mais il faut bien préparer votre fusion avec Edouard Philippe et Gabriel Attal, n'est-ce pas Bruno Retailleau ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:29Invité politiqueFait
    « Elle manque dans la mesure où il n'y a pas de vision, donc les gens se raccrochent à des slogans. »
  • 0:44Invité politiqueFait
    « J'ai de l'estime pour Édouard Balladur parce que c'est un des seuls premiers ministres à avoir contredit le Conseil constitutionnel. »
  • 0:58Invité politiquePromesse
    « Édouard Balladur avait tapé du poing sur la table et avait révisé la constitution pour finalement infliger un camouflet au Conseil constitutionnel et laisser le constituant, c'est-à-dire les représentants du peuple, leur laisser le dernier mot. »
  • 1:31Invité politiqueFait
    « Je pense que lorsque l'on a M. Mélenchon qui joue avec les consonances juives d'un certain nombre de noms, comme le faisait M. Le Pen en 1989, regardez les différentes réactions qu'il y a pu y avoir jadis et aujourd'hui, ce n'est pas la même chose. »
  • 1:51Invité politiqueFait
    « Par exemple un parti lié à la jeune garde que comme ministre de l'Intérieur j'ai dissous et qui est impliqué dans la mort d'un homme alors que tous ces gens-là se sont finalement solidarisés avec les mises en cause. »
  • 2:05Invité politiquePromesse
    « C'est inacceptable. C'est inacceptable et quand je vois enfin ces gens déposer un texte de loi pour supprimer le délit d'apologie du terrorisme, alors oui, je dis qu'ils sont des collaborateurs de nos ennemis principaux, c'est-à-dire les islamistes qui ont tué en France. »
  • 2:34Invité politiquePromesse
    « Mme Le Pen, le Rassemblement National, brandit des slogans dont il sait très bien qu'ils sont inapplicables. »
  • 3:10Invité politiqueChiffre
    « J'ai fait voter des textes au Sénat. Un, dans les compétitions sportives fédérales, pour protéger le sport. »
  • 3:21Invité politiqueChiffre
    « Et on interdit le voile dans les murs. On doit les interdire dans l'école, hors les murs. »
  • 3:32Invité politiquePromesse
    « Je m'attaque aux causes. Je m'attaque à l'idéologie des frères musulmans. Précisément à l'entrisme. En créant un délit d'entrisme. »
  • 3:44Invité politiqueFait
    « Même quand elles ne profèrent pas la violence. »
  • 3:49Invité politiqueFait
    « Ça c'est du concret. »
  • 4:21Invité politiqueChiffre
    « Est-ce qu'on va demain mobiliser les policiers et les gendarmes ? »
  • 4:37Invité politiquePromesse
    « Et en fait, ce qu'on doit faire, notamment en interdisant le voile dans un certain nombre de lieux qui sont par exemple les lieux publics, le sport, etc. »
  • 4:53Invité politiqueFait
    « Voilà ce qui me distingue justement de l'un et de l'autre. »
  • 5:26Invité politiquePromesse
    « Moi je pense que si on veut maîtriser l'immigration demain, il faut un signal clair à toutes les filières de trafiquants d'êtres humains. »
  • 5:35Invité politiqueFait
    « Je suis désolé. »
  • 5:50Invité politiquePromesse
    « Non. J'ai fait justement, j'ai été ministre de l'Intérieur, qui a fait justement une circulaire pour qu'on puisse annuler la circulaire VALSE. »
  • 5:59Invité politiqueChiffre
    « 35% des chambres de Crous sont occupées par des étudiants étrangers. »
  • 6:05Invité politiqueFait
    « Et pendant ce temps-là, il y a des familles de français qui triment, qui se saignent aux quatre veines, qui n'arrivent même pas à trouver une chambre pour des enfants et des jeunes qui sont français. »

Temps de parole

  • Bruno Retailleau80 %
  • Présentateur20 %

7,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Au revoir, RTL Matin, Céline Landreau. En 7h43 sur RTL, il est aujourd'hui pris en étau entre Marine Le Pen et Édouard Philippe, mais en temps bien porté haut, les couleurs de la droite lors de la prochaine présidentielle. Bruno Retailleau, président de l'air, est avec nous ce matin. Bonjour Bruno Retailleau.

0:17
Bruno Retailleau

Bonjour à vous.

0:18
Présentateur

Vous avez rendu hommage hier soir à Édouard Balladur, salué ses convictions de droite et libérale, mais aussi sa modération dans leur expression. Elle manque cette modération aujourd'hui, Bruno Retailleau ?

0:29
Bruno Retailleau

Non, enfin elle manque dans la mesure où il n'y a pas de vision, donc les gens se raccrochent à des slogans, se raccrochent à des petites phrases. J'ai de l'estime pour Édouard Balladur parce que c'est un des seuls premiers ministres à avoir contredit le Conseil constitutionnel.

En 1993, quand le Conseil constitutionnel avait voulu imposer sa vision du droit d'asile, qui aurait fait d'ailleurs de la France le pays de recueil de tous les déboutés du droit d'asile de tous les pays européens, Édouard Balladur avait tapé du poing sur la table et avait révisé la constitution pour finalement infliger un camouflet au Conseil constitutionnel et laisser le constituant, c'est-à-dire les représentants du peuple, leur laisser le dernier mot.

1:13
Présentateur

Bruno Retailleau, cette modération que vous saluez aujourd'hui, est-ce que vous avez l'impression de vous l'appliquer vous-même quand vous parlez par exemple d'LFI comme d'un parti de collabo ?

1:24
Bruno Retailleau

Moi je pense que vous voyez que les médias devraient regarder les choses en face, la réalité en face. Et je pense que lorsque l'on a M. Mélenchon qui joue avec les consonances juives d'un certain nombre de noms, comme le faisait M. Le Pen en 1989, regardez les différentes réactions qu'il y a pu y avoir jadis et aujourd'hui, ce n'est pas la même chose. Quand vous avez par exemple un parti lié à la jeune garde que comme ministre de l'Intérieur j'ai dissous et qui est impliqué dans la mort d'un homme alors que tous ces gens-là se sont finalement solidarisés avec les mises en cause, c'est inacceptable.

C'est inacceptable et quand je vois enfin ces gens déposer un texte de loi pour supprimer le délit d'apologie du terrorisme, alors oui, je dis qu'ils sont des collaborateurs de nos ennemis principaux, c'est-à-dire les islamistes qui ont tué en France. Je le dis à votre micro, je signe et je persiste.

2:18
Présentateur

Bruno Retailleau, le RN veut interdire le port du voile dans l'espace public, parle d'une amende à payer pour celle qu'il refuserait de l'enlever. Absurde selon vous ?

2:28
Bruno Retailleau

Oui, mais ça ce n'est pas une proposition, c'est un slogan. Moi je veux dire la vérité aux Français. Et Mme Le Pen, le Rassemblement National, brandit des slogans dont il sait très bien qu'ils sont inapplicables. D'ailleurs, regardez sa patauge dure dans la semoule, entre l'expression de M. Tanguy, l'expression de M. Bardella, l'expression de Mme Le Pen. Pourquoi je vous le dis ? Parce que si vous interdisez juridiquement, il y a un problème. Si vous interdisez le voile, alors il faut interdire la kippa, il faut interdire aux religieuses, si j'ose dire, de se couvrir les cheveux.

3:00
Présentateur

Donc on garde les textes comme ils existent aujourd'hui, on ne change rien ?

3:03
Bruno Retailleau

Non, mais simplement, on ne doit pas mentir aux Français. Et moi ce que j'ai proposé déjà, on peut déjà interdire le voile. J'ai fait voter des textes au Sénat. Un, dans les compétitions sportives fédérales, pour protéger le sport. Deux, par exemple, pour les accompagnatrices scolaires. Parce que les sorties scolaires, c'est l'école hors les murs. Et on interdit le voile dans les murs. On doit les interdire dans l'école, hors les murs.

3:25
Présentateur

Et donc vous n'irez pas plus loin ?

3:27
Bruno Retailleau

Et je fais, là encore c'est un texte que j'ai fait voter il y a quelques mois, je m'attaque aux causes. Je m'attaque à l'idéologie des frères musulmans. Précisément à l'entrisme. En créant un délit d'entrisme. En faisant en sorte qu'on puisse plus facilement, là encore, dissoudre ces associations. Même quand elles ne profèrent pas la violence. En faisant en sorte de mieux contrôler l'accueil des mineurs. qui servent bien souvent de paravent à des écoles coraniques. Ça c'est du concret.

3:55
Présentateur

Votre opposition au RN, sur ce point, vous avez lu une réponse cinglante de Jean-Philippe Tanguy, que vous citiez, le député RN, qui dit d'habitude les LR attendent au moins d'arriver au pouvoir pour trahir leurs électeurs. Mais il faut bien préparer votre fusion avec Edouard Philippe et Gabriel Attal, n'est-ce pas Bruno Retailleau ?

4:11
Bruno Retailleau

Non mais moi je ne veux pas dire n'importe quoi. Et M. Tanguy et ses acolytes savent que leur proposition n'est pas applicable. Est-ce qu'on va demain mobiliser les policiers et les gendarmes ?

4:23
Présentateur

Vous êtes en train de dire qu'ils mentent sciemment aux français en mettant ça sur la table.

4:26
Bruno Retailleau

Mais c'est du populisme, c'est de la démagogie. Voilà, il y a des choses à faire, je le dis. On s'attaque aux causes, notamment le frérisme, les frères musulmans, qui ont développé cette pratique du voile en France notamment. Et en fait, ce qu'on doit faire, notamment en interdisant le voile dans un certain nombre de lieux qui sont par exemple les lieux publics, le sport, etc. Comme je viens de le dire, et je ne me suis pas contenté de le dire. J'ai déposé des textes qui ont été votés en première lecture au Sénat. Voilà ce qui me distingue justement de l'un et de l'autre. On parlait du bloc central, Philippe, etc. Gabriel Attal. C'est que d'un côté vous avez le Rassemblement National.

En réalité, ce sont des populistes. Et eux-mêmes d'ailleurs trahiront leurs promesses. Parce qu'ils savent parfaitement que c'est inapplicable. Mais je veux changer de cadre. Moi je ne suis pas en même temps sur l'immigration par exemple. On a entendu Edouard Philippe être très ferme pour ce qui concerne Mayotte. Puis ensuite dire, après, il nous faut encore plus d'immigrés pour le travail, pour les étudiants.

5:26
Présentateur

Pour le travail dans des métiers en tension, pour les étudiants.

5:28
Bruno Retailleau

Moi je pense que si on veut maîtriser l'immigration demain, il faut un signal clair à toutes les filières de trafiquants d'êtres humains. Je suis désolé. Donc vous fermez tout ? Mais je ferme au maximum parce que par exemple sur le travail, vous avez quasiment 400 000 étrangers en situation régulière qui pointent à Pôle emploi à France Travail. Qu'est-ce qu'on en fait ? On appelle à régulariser des clandestins ? Non. J'ai fait justement, j'ai été ministre de l'Intérieur, qui a fait justement une circulaire pour qu'on puisse annuler la circulaire VALSE. Pareil sur les étudiants. 35% des chambres de Crous sont occupées par des étudiants étrangers.

Et pendant ce temps-là, il y a des familles de français qui triment, qui se saignent aux quatre veines, qui n'arrivent même pas à trouver une chambre pour des enfants et des jeunes qui sont français.

6:15
Présentateur

On connaît cette difficulté de se loger. Bruno Reteil, vous parlez des étudiants, plus de 11,5 millions d'élèves retrouvent le chemin de leur classe aujourd'hui. Vous, président, en septembre prochain, quelle est votre première mesure pour l'école ?

6:26
Bruno Retailleau

Faire en sorte qu'on arrache l'école à cette idéologie du pédagogisme qui a affaissé le niveau des écoles. Et très concrètement, ça se traduit comment ? Par exemple, l'autorité. Et quand on a des élèves récidivistes qui sont violents, qui sont des harceleurs, je crée des internats disciplinaires où ils auront à faire un cadre strict, on leur apprendra le respect de la règle et le respect des autres.

6:48
Présentateur

C'est le retour des maisons de correction ?

6:50
Bruno Retailleau

Ça n'est pas une maison de correction, mais simplement, aujourd'hui, vous avez le mercato. Vous savez ce que c'est que le mercato ? Vous avez des élèves qui sont expulsés d'établissement en établissement. Et les chefs d'établissement, finalement, se les repassent. Eh bien, moi, je pense qu'y compris pour eux, pour leur donner une deuxième chance, il faut des internats. Peut-être, parfois aussi, pour les couper de leur famille qui est défaillante ou d'un certain nombre de banques.

7:14
Présentateur

Et qui s'en occupe dans ces internats ?

7:16
Bruno Retailleau

Eh bien, ce sera du personnel qui sera rémunéré en fonction, qui sera très expérimenté, qui sera volontaire.

7:22
Présentateur

Donc, des enseignants ?

7:23
Bruno Retailleau

Bien sûr, des enseignants, bien sûr, des enseignants expérimentés et qui ont de la poigne, vous voyez. Ça existe. Autre projet que je souhaite, c'est que, par exemple, on arrache à l'éducation nationale toute la formation professionnelle. C'est la cinquième roue du carrosse aujourd'hui. Elle l'a dévalorisée. Moi, j'en ai marre qu'on dévalue les enfants qui ont une intelligence de la main, qui sont plus à l'aise dans le concret plutôt que dans l'asprès, plutôt que dans l'abstrait. Moi, je préfère, vous voyez, des CAP ou un peu plus, des bacs pro, avec un emploi à la clé, plutôt que des masters avec pôle emploi à la fin. Ça, c'est très concret.

Et je pense que les régions, la décentralisation, les entreprises sont beaucoup mieux à même d'envisager l'avenir professionnel de ces jeunes. Je veux changer de cadre. Je ne veux pas une réforme. Je veux une révolution culturelle pour l'école et plus de liberté dans le public et dans le privé.

8:17
Présentateur

Merci Bruno Retailleau. Je ne sais pas s'il a l'intelligence de la main, mais il a l'intelligence de la...