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interviewRCF — L'Invité de la Matinale· 19 octobre 2022 15 min

Bruno Retailleau sur le meurtre de Lola : "Je dénonce l’indécence du gouvernement qui fait silence"

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Présentateur

L'opposition a fin la surprise hier à l'Assemblée Nationale. Le gouvernement a donc finalement déclenché hier en fin de journée l'article 49.3 de la Constitution. Il permet de couper court au débat au sein de l'hémicycle et d'adopter un texte sans vote, en l'occurrence celui du budget 2023. Il engage en contrepartie sa responsabilité. Le groupe de la NUP et celui du Rassemblement National ont annoncé le dépôt chacun de leur côté d'une motion de censure séparément. À l'encontre du gouvernement. Bonjour Bruno Retailleau.

0:35
Bruno Retailleau

Bonjour à vous.

0:36
Présentateur

Merci d'avoir accepté notre invitation ce matin sur RCF. Vous êtes sénateur de Vendée et président du groupe Les Républicains au Sénat. Ce 49.3 vous semblait-il inévitable ?

0:46
Bruno Retailleau

On savait que le 49.3 tomberait tout ou tard. Bien sûr, au-delà des jeux de rôle, je crois que personne n'ignorait que la Première Ministre engagerait la responsabilité de son gouvernement. Parce que c'est la procédure de 49.3 pour faire passer ce budget. Ce budget et ce 49.3, surtout sur le budget, il est l'expression évidemment de ce qu'on connaît à l'Assemblée. C'est-à-dire qu'il n'y a pas de majorité absolue, seulement une majorité relative. Donc le gouvernement n'est pas capable de faire passer ses textes. Et il est aussi l'expression d'une division interne à la majorité relative macroniste.

On l'a bien vu la semaine dernière où il y a des amendements que le gouvernement ne voulait pas, mais que sa propre majorité, notamment le Modem, a appuyé et a fait passer. On a vu une interview de l'ancien Premier ministre Édouard Philippe dans Le Parisien, qui était une provocation sans doute vis-à-vis du chef de l'État. Donc ce que je veux dire, c'est que...

1:42
Présentateur

C'est un aveu de faiblesse du gouvernement ?

1:44
Bruno Retailleau

En tout cas, un train en cache un autre. On se dit qu'il y a le 49.3 parce qu'ils ont une majorité relative et puis qu'il y a des oppositions qui bataillent. Donc il faut qu'on muselle et qu'on calme un peu les oppositions. Mais ce 49.3, c'est aussi dans la tradition un peu gaulliste, cet instrument qui permet de mater sa propre majorité. Et je crois qu'en l'utilisant, Elisabeth Borne, c'est aussi un aveu de faiblesse. L'aveu de faiblesse, c'est que sa propre majorité, qui est déjà toute relative, minoritaire si j'ose dire, à l'Assemblée, elle est divisée. Et c'est ça qu'il faut, je crois, retenir de la séquence des dix jours qu'on vient de vivre.

2:17
Présentateur

Cette méthode, est-ce une aubaine aussi, en quelque sorte, pour les élus, les Républicains, qui de fait ne se prononceront pas sur ce texte ?

2:25
Bruno Retailleau

Non, parce que depuis le départ, ce texte, nous avions dit que nous ne le voterions pas. Pourquoi ? Parce qu'il ne nous convient pas. Il repose sur des hypothèses qui sont des mensonges. Pensez qu'aujourd'hui, on a construit un budget pour l'année prochaine avec des taux d'intérêt sur la dette qui seraient de 2,5%. Alors que dès aujourd'hui, ils sont à 2,9%. C'est des différences en milliards. Pensez qu'on fera 1% de croissance. Tout le monde sait que c'est faux. Donc, vous voyez, c'est un budget qui est écrit et qui repose sur des hypothèses qui sont des hypothèses totalement virtuelles. Et puis, c'est surtout un budget qui n'est pas suffisamment sérieux.

Écoutez, tous les ministères dépensent toujours plus d'argent, sauf le ministère des Anciens Combattants. Et on comprend pourquoi ? Pour des raisons démographiques. Ce n'est pas sérieux. On va être un des pays les plus d'Europe, les plus mal gérés. Et cet endettement, qui va atteindre pratiquement 3 000 milliards d'euros dans quelques mois, c'est une charge et surtout une bombe à fragmentation pour les futures générations, pour nos enfants. Donc, il n'était pas question de le voter parce que techniquement, il n'est pas bon. Il n'est pas suffisamment sérieux d'un point de vue de la gestion des deniers publics. Et puis aussi, politiquement, on ne pouvait pas le gérer puisque... Pardon.

Le voter dans la mesure où voter un budget, c'est dire j'appartiens à cette minorité, cette majorité. Donc, nous sommes dans l'opposition.

3:43
Présentateur

Pour autant, les députés républicains ne voteront pas l'émotion de censure de la NUP ni du RN. On sait qu'il y a cette scission au sein du groupe entre ceux qui se veulent un peu plus constructifs avec Emmanuel Macron, avec la majorité, et ceux qui revendiquent une identité plus forte à droite. Combien de temps ça peut durer, cette situation ?

4:00
Bruno Retailleau

Non, non, non. Je crois que... Alors, moi, je suis patron du groupe des sénateurs. Oui. Mais je vais m'exprimer pour Olivier Marlex, mon collègue et ami qui est le patron de ces députés. Non, non. Le groupe des députés LR est parfaitement sur la même longueur d'onde. Hors de question de voter une motion de censure déposée par la NUP et hors de question d'en voter une déposée par le Rassemblement National. C'est une question de logique et on ne va pas faire tomber le gouvernement. C'est nous qui pourrions faire tomber le gouvernement aujourd'hui. Nous savons qu'au moment où je vous parle, si LR déposait une motion de censure à l'Assemblée, cette motion de censure passerait.

Donc, en quelque sorte, ça n'est plus Emmanuel Macron qui est maître des orges. C'est nous. Mais très franchement, faire tomber aujourd'hui le gouvernement, quelques mois après la présidentielle, après l'élection législative, alors même que nous accumulons des crises. La crise, on le voit bien.

4:49
Présentateur

Ça pourrait être risqué pour les députés républicains.

4:51
Bruno Retailleau

C'est risqué pour tout le monde. Vous savez, ça serait risqué pour tout le monde. Dans le moment de crise qu'on connaît, je parlais de la crise énergétique. Mais regardez le désordre partout avec les grèves qui se multiplient. Un hiver qui va être difficile où on pourrait avoir des coupures de courant. Je pense que les Français ne jugeraient pas digne une telle motion de censure.

5:11
Présentateur

Quelle est la ligne ? Alors vous, vous êtes candidat à la présidence de votre parti. Les adhérents se prononceront le 3 et 4 décembre prochains. Ne faut-il pas, à présent, passer par une rupture avec le camp macroniste pour justement permettre aux partis de survivre, en quelque sorte, de rester sur cette identité ?

5:28
Bruno Retailleau

J'ai toujours été, moi, et c'est ce qu'on a pratiqué avec Gérald Archer au Sénat au moment du premier quinquennat, sur une ligne d'opposition, mais d'intérêt général. Quand le gouvernement nous propose des mesures qui vont dans le bon sens pour les Français, pourquoi est-ce qu'on s'y opposerait ? Moi, je ne travaille pas pour un parti. Je ne travaille pas contre Emmanuel Macron. Je travaille pour la France. Dans l'intérêt général de la nation française. Simplement, moi, je pense que je n'ai jamais été favorable à nous mêler au macronisme. Je vais vous dire pourquoi. Je pense qu'Emmanuel Macron n'est pas un président de droite. Quand on nomme, comme ministre de l'Éducation nationale, M.

Papandiaï, qui pratique ce que j'appelle le wokisme de salon. M. Papandiaï a fait, par exemple, entre autres, cette déclaration, il y a quelque temps, « Être français, c'est être blanc. Être noir, c'est d'être d'ailleurs ». Ça veut dire qu'il considère que la couleur de peau est constitutive de la citoyenneté française ? Non. C'est l'inverse. Il a été, je sais, il a fait des études aux États-Unis. Et la notion de race, la question raciale aux États-Unis, elle sépare, elle divise profondément la société à cause de l'esclavage et de beaucoup d'autres choses, notamment l'histoire de ce pays. Et nous, ce n'est pas ça du tout.

Être français, vous voyez, ça ne se mesure pas à la couleur de la peau. Ça ne se mesure pas vis-à-vis de la religion qu'on a ou qu'on n'a pas, vis-à-vis de la condition sociale. Et moi, j'ai été très marqué par ça. Non, nous sommes différents d'Emmanuel Macron. Et je crois que les Français, la France a besoin d'une droite qui puisse se relever parce que sinon, Emmanuel Macron ne pourra pas constitutionnellement faire un troisième mandat. Ça lui est interdit. Je ne pense pas que les Français choisiront un macroniste pour lui succéder Emmanuel Macron. Donc le risque, c'est de se retrouver au deuxième tour en 2027 avec Mme Le Pen et M. Mélenchon ou ses émules. Moi, je ne veux pas ça.

Et je pense que nous, on doit représenter une force d'alternance. Mais il faut qu'on change. On a tellement déçu les Français. Il y a tout à changer. C'est pour ça que je me suis lancé dans cette bataille, dans cette campagne, pour essayer vraiment de travailler sur le fond et de dire aux Français, écoutez, on fait une rupture avec notre propre passé et on va essayer de construire quelque chose de nouveau pour la France.

7:30
Présentateur

Bruno Retailleau, une proposition de loi a été rejetée hier au Sénat. Elle visait à inscrire le droit à l'interruption volontaire de grossesse, l'IVG, dans la Constitution. Vous dites victoire aujourd'hui ?

7:42
Bruno Retailleau

Ça n'était pas raisonnable, franchement. Bien sûr, moi, je suis très heureux que mon groupe ait fait bloc pour qu'on puisse s'opposer.

7:49
Présentateur

Vous étiez seul à ne pas avoir co-signé, je précise, ce texte.

7:51
Bruno Retailleau

Je n'avais, évidemment, puisque j'étais contre, je ne l'avais pas co-signé, heureusement. Pourquoi ? Pour plein de raisons. La première de toutes ces raisons, c'est quel gouvernement veut revenir sur l'IVG ? Quel parti aujourd'hui ? Quelle majorité politique ? Il n'y a pas de problème. Le Conseil constitutionnel a même, à plusieurs reprises, jugé. Et surtout, il a indiqué que c'était une liberté constitutif des droits des femmes. Donc, il n'y a aucune menace. Simplement, on est en train d'importer un débat américain. Ça procède de l'américanisation des esprits. Ça n'est pas raisonnable. Personne ne remet en cause la loi Veil, voilà, aujourd'hui. Et c'est toujours du militantisme.

C'est ce que j'appelle de l'agite propre. Et surtout, importer les débats américains en France... Vous savez que les États-Unis sont une société très, très divisée. Ça n'est pas le même modèle, je viens de le dire, que nous. C'est un modèle très multiculturaliste, très communautariste. Si on importe des fractures en Amérique pour fracturer un peu plus que certains ont appelé l'archipel français, mais où va-t-on ? Franchement, où va-t-on ? Je pense que ça n'est pas raisonnable. Et moi, je suis heureux que mon groupe ait participé, si j'ose dire, à l'échec de cette proposition de loi.

Encore une fois, personne ne remet en cause la loi Veil, mais on n'a pas à constitutionnaliser un droit qui est par ailleurs garanti en France.

9:11
Présentateur

Ce que revendique Mélanie Vogel, la sénatrice, qui est à l'origine de ce texte, c'est justement une méthode préventive. C'est une façon de la protéger au cas où il y aurait un nouveau gouvernement qui tenterait d'atteindre ce droit.

9:22
Bruno Retailleau

Mais aucun des gouvernements, aucun parti. Quel est le parti aujourd'hui qui veut la fin de la loi Veil ? Qu'elle me le cite ? Bien sûr que non. D'autant plus que Mme Vogel et d'autres, elles n'avaient qu'une idée en tête, c'est que ça ne passe pas. Pourquoi ? Parce que quand vous faites une proposition de loi constitutionnelle, si jamais cette proposition de loi était votée par l'Assemblée et le Sénat, elle irait au référendum. Ils savent très bien que les référendums, c'est toujours d'immenses risques. Donc c'est de l'agite propre.

Ils proposent un texte tout en se disant, oh là là, pourvu que ça ne passe pas, parce que sinon, on ira directement au référendum, ça va diviser un peu plus les Français et on ne sait pas ce que peut-être l'issue d'un référendum. Non, tout ça n'est pas raisonnable.

9:59
Présentateur

Je voudrais qu'on en vienne à cette colère dans le pays. La journée de mobilisation de mardi en a témoigné, comme les blocages dans les raffineries. Vous, vous avez dénoncé la gréviculture, mais Bruno Retailleau, face à l'inflation que les Français connaissent aujourd'hui, n'est-il pas légitime de demander des hausses de salaires ?

10:16
Bruno Retailleau

Non, mais les salaires, notamment de ceux qui travaillent en France, sont trop bas. Pourquoi ? Parce qu'on s'est appauvris il y a 20 ans, un Français et un Allemand, même niveau de vie. 20 ans après, l'écart de niveau de vie entre un Allemand et un Français, c'est 5 000 euros pour l'Allemand, moins 5 000 euros pour le Français. Qu'est-ce qui s'est passé ? Nous, il y a 20 ans, on a fait les 35 heures et eux, ils ont fait l'inverse. Voilà, c'est tout. Et donc, on vit à crédit. Alors, on a caché tout ça. On a caché cette espèce d'appauvrissement collectif par plus de dettes et l'État a fait des chèques.

Et en France, on a cette idée qu'avec le quoi qu'il en coûte, il suffit que l'État sorte le carnet de chèques pour que ça puisse durer. Non, ça ne durera pas. J'ai parlé de créviculture parce que ceux qui font la grève sont parmi les mieux rémunérés.

10:58
Présentateur

Ils ont des conditions de travail quand même très difficiles.

11:00
Bruno Retailleau

Non, attendez, attendez. Ils ont commencé une grève avant de négocier. Ça, c'est la gréviculture. Y compris M. Berger de la CFDT a dénoncé ce qu'il a appelé, c'est son expression, une grève préventive. Non. Qu'il y ait une grève quand il n'y a pas d'entente au bout de 15 jours ou de 3 semaines de négociation, oui. Mais là, on met la charrue avant les deux. Non, ça, je ne l'accepte pas. Il faut bloquer les bloqueurs. Et le gouvernement aurait dû réquisitionner beaucoup plus tôt. J'alerte le gouvernement. J'alerte le gouvernement. Solennellement. Aujourd'hui, il y a des centrales qui sont aujourd'hui en grève.

Et vous savez qu'on a des réacteurs qui sont en réparation et qui devraient être mis en service. C'est ça qui cause aussi la cherté de l'électricité en France. Si l'électricité est chère aujourd'hui, ce n'est pas surtout par rapport à l'Ukraine. C'est parce que l'électricité, elle est rare. Parce qu'on a des centrales qui ne fonctionnent pas. Et ces grévistes sont en train, justement, de repousser le moment où les nouveaux réacteurs pourraient rentrer à nouveau en service. C'est catastrophique. On ne peut pas prendre un pays en otage. Et c'est les Français qui vont prendre en otage. C'est les Français qui devront payer la facture de ces grèves. Puisque l'électricité va payer.

Et on la perd encore plus cher si ces réacteurs ne sont pas remis en service rapidement.

12:12
Présentateur

Bruno Rotailleau, Olivier Véran, le porte-parole du gouvernement, a reconnu que la France devait faire mieux concernant les obligations de quitter le territoire français. Les OQTF, une mesure dont faisait l'objet la personne suspectée d'avoir tué la petite Lola à Paris. C'est une ressortissante algérienne. Vous, vous aviez demandé un peu plus tôt à l'État de reconnaître cette responsabilité. C'est ce qu'on vous reproche. Mais fallait-il se servir de ce drame pour régler des comptes ?

12:35
Bruno Retailleau

Mais je ne me sers de rien du tout. Et je ne règle aucun compte. Moi, j'ai un ami à Saint-Laurent-sur-Sèvres, qui est mort il y a un peu plus d'un an. Il était prêtre, vous voyez. Celui qui l'a assassiné était depuis plus de dix ans en situation irrégulière. Il n'avait pas été expulsé. Il était frappé par trois obligations de quitter le territoire. Aucune n'avait été exécutée. Il a incendié la cathédrale de Nantes. Il n'était pas en prison. Sa santé mentale était précaire. Il n'était pas en hôpital psychiatrique. Vous voudriez qu'on se taise ? Moi, je suis un législateur. Vous voyez ? Le recueillement et mes pensées vont à la famille. Bien sûr. Aux parents des victimes.

Mais mon job à moi, c'est de faire quelque chose. C'est de dénoncer ce qui ne marche pas en France. Pour qu'on s'améliore.

13:20
Présentateur

On aurait pu éviter ce drame.

13:21
Bruno Retailleau

Mais bien sûr qu'on aurait pu l'éviter. Puisque si cette Algérienne avait été expulsée Lola, ce matin, irait au collège. Et vous voudriez... Le gouvernement veut nous faire taire. Vous savez pourquoi il veut nous faire taire ? Parce que leur politique migratoire, c'est le laxisme. Il n'y a jamais eu autant de flux migratoires en France. A tel point que ce n'est plus le gouvernement qui dirige la politique migratoire. Ce sont les mafias, les passeurs, les filières. Ces nouveaux esclavagistes qui poussent des femmes et des enfants à embarquer dans des canaux précaires pour traverser la Méditerranée. Alors, est-ce que je me tais ? Non, l'indécence, c'est le silence.

L'indécence, c'est le silence. Je dénonce aujourd'hui l'indécence du gouvernement qui fait silence. Parce qu'il n'agit pas.

14:01
Présentateur

C'est un premier pas, cette reconnaissance, justement. La France aurait pu faire mieux. C'est un premier pas pour nous.

14:06
Bruno Retailleau

Mais dans la vie, écoutez, dans la vie, qu'on ne me dise pas qu'il n'y a pas d'erreur, qu'il n'y ait pas d'échec. Si on ne commence pas à reconnaître nos échecs, on ne peut pas avancer. Je demande solennellement au gouvernement de reconnaître ce qui ne va pas. Ça ne sert à rien. Bien sûr qu'il faut pleurer nos morts. Mais quand on est acteur de la vie publique, on ne se contente pas de pleurs. On essaie d'agir. D'agir pour que demain, ce qui est arrivé au père Olivier Maire, ce qui est arrivé à Lola, ne se reproduise plus. C'est notre travail à nous les politiques. Et vous savez, ce silence, ce silence, il est assourdissant. Les Français sont en colère.

Et si on ne répond pas à ce type de problème, les Français, ils le diront dans les urnes. Et ça nous coûtera très cher.

14:47
Présentateur

Merci beaucoup Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains au Sénat. Merci d'être venu dans le studio de la matinale RCR ce matin. Merci.

14:55
Locuteur

Merci. Merci.