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Audition parlementaireSénat (sur YouTube)· 23 mai 2025 82 minContradictoireFond programmatiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & familleOutre-mer

Banque postale et territoires : quel service public local ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 75 %Attaque 9 %Défensif 16 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les lieux d'implantation de la mission d'accessibilité bancaire ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Évolution du nombre de bénéficiaires de la mission d'accessibilité bancaire ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Répartition des prêts aux collectivités entre grandes et petites communes ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Comment les petites communes peuvent-elles solliciter la Banque Postale pour un prêt ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Bilan des agences postales communales et perspectives ?

  • 8:00OuverteRéponse partielle

    Prise en compte des personnes handicapées dans l'accessibilité bancaire ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Éoutez, je propose que nous commencions. Euh chers collègues, nous recevons aujourd'hui monsieur Stéphan Desdéan, président du directoire de la Banque Postale, directeur général adjoint du groupe La Poste accompagné de de ces équipes et je vous remercie d'avoir répondu à notre invitation. C'est avec plaisir que nous vous recevons.

Nous sommes attachés les uns et les autres à un certain nombre de de sujet concernant les territoires et sur lesquels vous êtes pour lequel vous êtes un acteur important. Alors, je fais quelques rappels. Euh je rappelle que la Banque Postale est une banque publique filiale à 100 % du groupe La Poste dont elle a repris les services financiers si je me trompe pas depuis 2006.

Elle a succédé, on a bien connu ça, aux anciens CCP au centre de chèque postaux qui gérait les comptes courants postaux qui étaient anciennes. Alors, je sais pas en quelle année avaient été crép mais ça doit être ancière et je pense autour de après-guerre ou quelque chose comme ça. Oui, c'est ça.

Ouais, c'est ça. Ouais. Comme le rappelle cette référence au au CCP, l'institution été tournée vers les particuliers et connue pour les obligations qui lui étaient faites d'assurer un service bancaire de base à toute la population, un droit au compte et au produit départne.

La loi de du 20 mai 2005 sur la régulation des activités postales a confirmé cette orientation en vous confiant une mission de service public dans les domaines bancaires, financiers et d'assurance et en vous faisant obligation, si je me trompe pas, de proposer des produits de service au plus grand nombre de de citoyens. Puis il y a eu la loi de août 2008 de modernisation de l'économie qui vous a reconnu une mission d'accessibilité euh bancaire qui fait partie des quatre grandes missions de de service de service public avec celle une mission qu'on connaît bien qui est celle de l'aménagement du territoire, le transport et distribution de la presse et le service universel postal globalement pour pour le groupe et pour vous-même la la l'accessibilité l'accessibilité bancaire qui est donc une une des quatre grandes missions de service public et confié au groupe la poste. La création de la banque postale s'est accompagnée à je crois que c'est à partir des années 2010 d'une diversification des des activités d'une ouverture à d'autres acteurs ce qui était pas le cas avant comme les entreprises et les collectivités locales.

Avant vous étiez tourné vers les particuliers et donc du coup là vous rencontrez euh l'intérêt des collectivités des territoires et de notre délégation. Et euh j'ai repéré sur votre site internet que vous étiez le premier prêteur bancaire des collectivités territorial. Alors je je je je le savais mais mais tout le monde a a c'est pas perçu comme ça par tous les élus.

Euh vous êtes le premier prêteur bancaire des collectivités euh territoriales. Voilà, cette audition euh doit donc nous permettre d'aborder ben tout particulièrement votre mission de service public d'accessibilité bancaire et la présence de la Banque Postale dans les territoires. C'est des missions qui relève de deux cadres distincts.

Vous nous préciserez tout cela. Et par ailleurs, dans cette période euh où nos collectivités vont devoir porter des politiques d'investissement ambitieuse, alors c'est toujours le cas, mais là il y a des des enjeux de société importants, notamment autour de la transition écologique. Vous pourrez nous donner des informations sur comment vous vous positionnez sur ces enjeux en accompagnant les collectivités sur ces enjeux qui sont vraiment des enjeux de société.

Voilà, je peux être plus long. En tous les cas, merci encore de de votre présence euh aujourd'hui. Merci à tous les collègues qui ont pu se libérer.

C'est toujours un peu compliqué les les les jeudis matins. Euh et puis sans plus attendre, je vous cède la parole. Merci beaucoup.

Merci beaucoup euh monsieur le président. Euh merci beaucoup mesdames les sénatrices et messieurs les sénateurs de de votre invitation dans cette assemblée qui représente les territoires. Et c'est vrai que moi, depuis euh 4 ans et demi que je je suis dans le groupe La Poste et président euh euh du du directoire de la Banque Postale euh depuis un peu moins euh de 2 ans et demi, euh j'ai pu mesurer à quel point la présence euh de la Banque Postale et sa capacité de financement local et au cœur vraiment de son ADN de ses missions.

Et puis c'est vrai que en tant que assureur puis banquier euh comme beaucoup de Français, je me rends compte à quel point les communes, les métropoles, les départements euh les régions sont vraiment des acteurs centraux du lien social, du tissu économique et à quel point ça constitue une colonne vertébrale euh de notre pays. Alors, c'est vrai qu'en tant que filiale du groupe La Poste, la Banque Postale a un attachement, j'ai envie de dire historique, légitime au territoire. Et en fait, moi je définis un peu les choses comme ça.

C'est une banque qui accompagne chaque citoyen dans son chemin de vie en finançant et en protégeant ses projets. Et puis aussi les collectivités locales, he vous l'avez souligné monsieur le président, dans leurs besoins de financement, la gestion de leur flux financier et aussi cette mission de service public, cette mission d'accessibilité bancaire qui en fait en fait la seule banque des exclus. Et ça, on va revenir dessus parce que c'est un point vraiment important et qui tient vraiment à cœur à tous les collaborateurs de la Banque Postale et et du groupe La Poste plus généralement.

Et au fond, le fait d'être cette banque des exclus, c'est aussi une contribution au lien social partout en France. Alors, je voudrais articuler mon propos en deux grandes parties. Mon propos introductif, puis après, évidemment, je mets on se mettra votre je me mettrai à votre disposition pour répondre à toutes vos questions.

Quelques mots sur la mission d'accessibilité bancaire et puis quelques mots sur la présence de la banque postale dans les territoires, que ce soit pour les personnes physiques, pour les associations, pour les entreprises, les PME, les TP, les ETI et aussi évidemment les les collectivités locales, les hôpitaux publics, les bailleurs sociaux. Alors, je commence par la mission d'accessibilité bancaire et en fait, c'est vraiment une question d'actualité parce que nous sommes en plein travail de renouvellement de cette mission d'accessibilité bancaire qui va arriver à échéance en 2026 et on va la renouveler pour 2027 et les années qui suivent. Et cette mission d'accessibilité bancaire, on l'exerce depuis 2009 et si je devais la décrire, je dirais que c'est un dispositif de prébancarisation.

Alors, ce mot, il est important parce qu'en fait ça a vocation en fait à être un état transitoire qui permet à des personnes qui sont loin de la maîtrise de leur budget, de leur flux financier, qui sont pas toujours acclimatés à aux opérations digitales qui sont de plus en plus nombreuses dans les paiements et cetera. On leur apprend finalement par cette prébancarisation, on les accompagne pour qu'ils puissent se bancariser normalement dans le système. Donc l'idée c'est que ce soit vraiment l'état le plus transitoire possible et notre mission c'est une mission d'accompagnement.

Et en fait cette cette ce dispositif de prébancarisation, il est complémentaire des autres mécanismes d'inclusion bancaire et notamment il ne faut pas le confondre avec le droit ou compte ou un certain nombre de dispositifs dédiés aux clients fragiles sur lesquels je pourrais revenir si vous le si vous le souhaitez. En fait, c'est un dispositif qui est gratuit, universel et non discriminant. Et la meilleure preuve de la nondcrimination, c'est que dans les bureaux de poste, il n'y a pas de sas.

Et quand vous allez dans une agence bancaire, vous avez, vous savez ce fameux SAS. Et quand vous êtes une personne qui est loin du système financier, qui gère son budget à l'euro près, qui a besoin du contact avec les espèces pour bien maîtriser ses finances, entrer dans une agence avec un SAS, c'est extraordinairement intimidant et c'est la première barrière d'exclusion. Et nous dans nos bureaux de poste, nous accueillons tout le monde.

Nous n'avons pas de sas et nos nos équipes sont formées à la gestion de situations qui parfois peuvent être un peu difficiles. Euh alors en fait ce dispositif, il permet un accès à des services élémentaires euh via le livreta. Alors pourquoi le livreta ? parce que c'est un produit simple, connu de tous, sans risque de découvert et surtout qui comporte dans son je dirais dans son dispositif légal la notion d'universalité dans la loi même qui l'a qui l'a instauré.

Et en fait, ça permet de faire des dépôts et des retraits à partir de 1,50 € en nombre illimité et gratuitement. Et ça permet de domicilier des opérations simples comme le l'encaissement de prestation sociale ou le prélèvement de facture de services essentiels comme l'eau, le gaz, l'électricité. Voilà.

Et puis il y a une carte de retrait qui permet aussi d' d'accéder au dispositifs de d'auto automatique bancaire. En fait, si vous voulez, je crois que cette mission d'accessibilité bancaire, c'est vraiment le dernier filet d'inclusion pour des clients très divers. Alors, je peux vous donner quelques profils mais il y a en fait, il y a pas de profil type parce que c'est vraiment la façon d'être sûr qu'on embarque dans le système tout le monde.

Mais je dirais que si je devais catégoriser certaines choses particulières, vous avez beaucoup de migrants hein et j'y reviendrai. Et puis vous avez aussi tout simplement des personnes qui ont pu à un moment être inclus dans le système bancaire et puis qui tout d'un coup on a ont un accident de vie. Et c'est pour ça que parfois on a des personnes qui sont dans la mission d'accessibilité bancaire et qui ont un compte bancaire mais c'est parce que en fait ils ont été bien à un moment puis ils ont eu un accident de vie et ça peut arriver à tout le monde.

Mais le dispositif permet vraiment d'embarquer de ne laisse personne de côté. Alors en fait nos équipes ont les forme pour être capable d'accompagner ses bénéficiaires dans la réalisation de leurs opérations, queles que soient leurs difficultés. Et ces difficultés, vous le comprenez, elles peuvent être de nature sociale, elles peuvent être de nature économique, elles peuvent être de nature linguistique, elles peuvent être de nature d'électronisme ou de manque d'acclimatation au au aux aspects numériques qui sont de plus en plus importants.

Aujourd'hui, ce dispositif bénéficie à 1,2 million de personnes. Et si on prend les familles de ces personnes directement bénéficiaire, c'est 3 millions de personnes qui grâce à ce dispositif restent inclus dans le système financier et peuvent interagir financièrement avec ben l'ensemble de des choses dont ils ont besoin pour mener leur vie tout simplement. Alors évidemment, ce dispositif, il s'appuie naturellement sur le réseau postal dont vous connaissez la densité, l'homogénéité, les valeurs de confiance, de proximité, l'importance de l'implantation locale, du maillage territorial.

Mais simplement ici, je fais une précision, c'est que nous n'avons pas d'obligation réglementaire de présence territoriale dans la mission d'accessibilité bancaire. En ceci, la mission d'accessibilité bancaire, elle est différente de la mission de service public d'aménagement du territoire qui elle définit les critères, je les rappellerai si vous le souhaitez mais je rentre pas dans les détails, de présence avec les 17000 points de contact. Et au fond, c'est la Banque Postale et la Poste qui dans une convention et un système de fonctionnement qui est contractualisé détermine ensemble l'organisation, le maillage des moyens et des points de contact qui délivrent ces prestations de de d'accessibilité bancaire.

Euh et en particulier, on peut citer nos 360 bureaux dédiés aux migrants, bureaux de poste dédiés aux migrants et aussi nos euh 1250 bureaux euh qui comportent des prestations particulières dites de banques sociales. On les trouve essentiellement dans les zones périurbaines, les quartiers prioritaires de la ville et puis aussi un certain nombre évidemment outre parce que nous n'oublions pas nos nos concitoyens d'outre mer. Euh dans notre écosystème d'accompagnement, je dirais que vous trouvez des services de traduction parce que évidemment il faut pouvoir converser avec ces personnes, elles ne parlent pas toujours français. des services de conseils budgétaires, des services de lutte contre l'électronisme et de formation au gestes numériques euh de base.

Et ce qui est important de comprendre, c'est que si aujourd'hui nous avons 99 % de personnes inclus dans le dispositif bancaire euh en France, c'est parce que la mission d'accessibilité bancaire permet d'atteindre ce chiffre qui est un record mondial et je crois qu'il faut que nous en soyons fiers. Et l'autre chiffre dont on est très fier et qu'on surveille beaucoup à la Banque Postale, c'est le nombre de clients qui quittent durablement le statut de éligible à la mission d'accessibilité bancaire pour aller dans le le le régime standard de compte. et c'est 56 % des clients qui sortent durablement de la MAB dans nos derniers chaque année dans nos dans nos derniers calcul.

Et il faut comprendre qu'au fond, il n'y a pas d'autres solutions. Il y a pas d'autres solutions de substitution et c'est pour ça que c'est une mission de service public. C'est pour ça qu'elle est indispensable.

C'est pour ça qu'il faut la protéger. Et pourquoi il y a pas d'autres solutions ? C'est parce que si vous regardez les alternatives, bah soit vous avez l'intimidation du SAS pour rentrer en agence, soit vous pouvez avoir des prestations par exemple chez les buralistes, mais elles ne sont pas gratuites.

Le nombre de retraits gratuits est limité et très très vite, ça se met à coûter 25 € par mois minimum, plus au bout d'un certain retrait, c'est facturé. Et donc ces personnes-là qui gèrent leur budget à l'euro prêt et ont besoin des espèces, au fond, c'est ça pèse sur elle. Et je passe le fait que le livra étant rémunéré, ça protège aussi le peu d'avoir de ces personnes contre l'inflation.

Et ça, je crois que c'est vraiment quelque chose de d'important à souligner. Voilà pour cette partie sur la MAB et maintenant je vais aborder la présence de la Banque Postale dans les territoires. Je sais que c'est important pour vous.

Je sais que ce qui est important pour vous, c'est la possibilité pour la population d'accéder facilement à un conseil bancaire, d'accéder aux espèces, y compris d'ailleurs pour les associations et puis aussi pour tout le secteur public local, les hôpitaux, les bailleurs sociaux de pouvoir trouver des financements parce que ben nous avons des transitions à financer, qu'ell soi sociale, qu'elle soit environnementale et qu'elle soit numérique et tout ça nécessite des infrastructures et donc il faut pouvoir les financer. Alors, je vais commencer par les personnes physiques, si vous le voulez bien, et par l'accès aux conseils et aux opérations bancaires. Donc, vous le savez, on a à peu près 17000 points de contact en France sur tout le territoire.

Et ce qu'il faut savoir, c'est que on a un peu plus de 6500 bureaux de poste dans lesquels on peut accéder au conseil bancaires. En 2024, c'est 3,8 millions de rendez-vous de conseils bancaires qui ont eu lieu. Nous avons ensuite un peu plus de 7100 agences postales communales dans lesquels vous pouvez faire la consultation de vos avoirs et faire des retraits et dépôts d'espèces.

Et puis ensuite, nous avons un peu plus de 3100 la postre dans lequel vous pouvez avoir du dépannage espèce à hauteur de 150 € je crois. Et les autres, je je veux pas vous assommer de chiffres mais juste j'en cite deux autres. En moyenne nous avons un conseiller pour 10500 habitants et en moyenne nous avons un conseiller pour 1500 clients, hein.

Voilà à peu près les grands ratios. Je pense que ces ratios nous mettent euh plutôt nous comparent favorablement par rapport à nos concurrents parce que nous maintenons un maillage important de conseillers et de bureaux et vous savez bien que dans la banque aujourd'hui la réduction du nombre d'agences est plutôt une tendance de fond contre laquelle nous luttons évidemment de façon très très importante. L'autre chose qu'on peut dire, c'est que 90 % de l'activité conseil de conseil et des rendez-vous de conseil sont concentrés dans 1400 bureaux.

Euh nous avons plus de 3350 bureaux qui ont qui font régulièrement du conseil, c'est-à-dire au moins un rendez-vous par semaine et c'est 4500 bureaux sur nos 6560 qui ont hébergé du conseil au moins une fois par an, hein. Donc vous voyez qu'évidemment il y a il y a pas la même activité partout et c'est ça qui est important pour nous, c'est de faire évoluer le dispositif pour maintenir cette présence et cette proximité. Alors, qu'est-ce que nous faisons de un peu de nouveau puisque là je suis très descriptif euh pour soutenir les territoires ruraux ?

D'abord, nous avons 1700 facteurs guichetiers. Quel est l'avantage du dispositif de facteur guichetier ? que vous avez une personne qui le matin va distribuer le courrier et l'après-midi va tenir un bureau dans lequel on va pouvoir faire venir les personnes pour faire des opérations bancaires.

Donc ça c'est évidemment un dispositif qui nous permet, voyez, d'optimiser nos moyens pour combiner le facteur qui va distribuer le courrier et l'après-midi qui est disponible pour faire des opérations bancaires. Nous en avons 1700 et ça nous permet de maintenir une présence des services financiers localement. Et en fait, on se rend compte qu'il y a certains endroits où finalement ben comme il y a de moins en moins de courriers, c'est surtout les activités bancaires qui tiennent le bureau.

Et là, du coup, les gens ont besoin d'un peu plus que ce qu'on fait quand on est facteur guichetier. Mais là le problème qu'on a c'est que la personne étant majoritairement facteur et et minoritairement guieré, elle n'a pas toutes les habilitation et sa hiérarchie pour faire des opérations plus poussées. Et donc ce qu'on est en train de faire, c'est on a fait une expérimentation à quatre endroits pour avoir des guistiers facteurs, c'est-à-dire qu'ils sont majoritairement guichetier et leur hiérarchie c'est la hiérarchie de la banque.

Ce qui fait que du coup, il y a des habilitations pour faire plus d'opérations et comme ça a été un succès, on va d'ici l'été passer de quatre euh guistiers facteur à 34. On va en ajouter 30 et ça va nous permettre de projeter les les les services financiers un peu plus loin dans les territoires et y compris dans les territoires ruraux, enfin principalement. Et dans ces nouveaux dispositifs, on pourra faire des entrées en relation bancaire, de la montée en en gamme de cartes bancaires ou de formule de compte et puis aussi de la vente de produits d'assurance parce que très souvent l'assurance c'est quand même une façon de protéger les familles et c'est très important quand on n pas forcément une surface patrimoniale importante de pouvoir accéder à des produits de protection.

C'est très important pour nous. L'autre chose qu'on fait aussi, c'est que on a un certain nombre de comme on a une France qui vieillit, on a des personnes qui même si elles ont une certaine surface financière ont plus de mal à se déplacer dans les bureaux de poste. Donc on expérimente aussi la possibilité pour nos conseillers bancaires de sortir du bureau de poste et d'aller à domicile chez les personnes.

Ça demande évidemment toute une organisation mais on commence des tests sur le sujet parce qu'on pense que c'est un peu le sens de l'histoire avec le vieillissement de la population. Et puis l'autre chose, on développe aussi le rendez-vous par visioonférence. on en a fait quand même 450000 en 2024 avec un taux de satisfaction très élevé mais ça évidemment on comprend bien que c'est valable essentiellement pour les personnes qui sont qui ont la capacité à le faire donc mais quand on peut le faire évidemment il faut le faire on a quand même 75 % des Français qui se disent à l'aise avec le numérique donc il faut aussi les servir.

Évidemment il faut pas oublier qu'il y en a 25 % qui ont besoin d'être accompagnés et ça la poste le fait le fait aussi. Donc voilà pour l'accès aux conseils et aux opérations bancaires. Je fais un zoom maintenant sur l'accès aux espèces.

Euh bon, on sait à quel point l'accès aux espèces est important pour la vie locale, les marchés et cetera, les populations fragiles. J'en ai parlé dans le cadre de la de la mission d'accessibilité bancaire. Et même si, il faut le dire hein, l'usage des espèces poursuit une tendance nettement baissière.

Euh vous voyez euh en 2000 entre 2022 et 2024, on a fait - 19 % d'opérations espèce. C'est c'est la tendance du marché. C'est assez inéluctable au fur et à mesure que les services bancaires deviennent de plus en plus numériques.

Et même si nous ne sommes pas soumis à des obligations d'implantation des distributeurs automatiques de billets, ce que nous cherchons à faire, c'est stabiliser au maximum notre parc de distributeur automatique de billets autour de 5500. euh dans 2600, plus de 2600 communes. Ce qu'il faut savoir, c'est que notre part de marché des distributeurs automatiques est aux alentours de 13 % alors que notre part de marché du marché bancaire est plutôt autour de 5 %.

Donc, je pense qu'on est parmi les banques qui maintiennent un dispositif de maillage des distributeurs automatiques le plus important. Et je sais que on porte une attention particulière. À chaque fois qu'on sait qu'on est le dernier distributeur de la commune, on fait tout ce qu'on peut pour le maintenir.

On ne peut pas toujours le faire parce que l'équation économique, un distributeur automatique, ça en fait il y a un coût très important de logistique des espèces et de cybersécurité parce que c'est un point d'entrée dans un réseau informatique qui peut venir. Donc on est obligé d'avoir et c'est coûteux parce que les attaquants de les cyberattaquants sont toujours de plus en plus sophistiqués. Alors ensuite en complément de ce ces distributeurs automatiques de billets, on a les services d'espèces au guichet en bureau de poste en la poste agence dans les bureaux d'agence communale.

Et puis on peut aussi avoir du dépannage dans nos points relais. Et puis avec le crédit agricole, on est en train de de faire tout ce qu'on peut pour fédérer un certain nombre de banques pour pouvoir accéder chez les commerçants à des retraits d'espèces dans le fond de caisse qu'ils ont pour avoir un dispositif qui soit le plus accessible possible à toutes à toutes les populations. Je vais passer maintenant aux associations et là je vais pas avoir de langue de bois.

Euh je sais que nous sommes meilleurs sur les grandes associations que sur les petites associations et que on a besoin de revenir sur les petites associations. Euh quand je parle des petites associations, c'est celles qui ont un budget de moins de 200000 € et moins de trois euh salariés. Euh la seule chose, c'est qu'on peut pas être sur tous les fronts.

Vous savez qu'il y a un gros travail à faire pour remettre les activités bancaires à la rentabilité à la suite de la hausse des taux qui a eu lieu et qui a mis à mal un peu l'équation économique de la banque postale. Et donc nous avons bien identifié que sur les petites associations, nous avons à faire des efforts. Ça reste une priorité.

On va y travailler dans le temps concomitamment avec notre travail sur les professionnels. Qu'est-ce que je peux vous dire sur ce qui est prévu ? Donc aujourd'hui pour les associations, on gère les flux, on gère quelques placements financiers.

Ce sont de grandes consommatrices de remise de chèqu de remise d'espèces et donc on va les accompagner vers des solutions de plus en plus fluide et sécurisé. début 2026, on va permettre à aux membres agréés de l'association de transformer leur smartphone en terminal de paiement, ce qui va permettre d'éviter les espèces et donc de faciliter quand même grandement les choses de façon mobile. Donc ça va être un dispositif, je crois assez pratique.

Et puis sur les dépôts et retraits, on regarde comment est-ce qu'on peut relever les plafonds pour permettre plus facilement pour les association de proximité de de remettre des espèces et et d'en retirer. Concernant les personnes morales et le secteur public local, là nous avons sep directions régionales, 45 centres d'affaires, 1100 collaborateurs dont 100 en région, dont 400 en région pardon et une équipe dédiée aux petites collectivités. Ça c'était vraiment très important à mon arrivée.

J'ai souhaité qu'on renforce ce dispositif. Et donc pour les communes de moins de 5000 habitants, on a un accompagnement spécifique dans le montage de plans de financement pour certains projets avec un parcours qui, si elle le souhaite, peut commencer sur internet en faisant des simulations et ensuite on les rappelle et on élabore avec elle des plans de financement de façon très pédagogique en les accompagnant. Et ce qu'il faut savoir, c'est que depuis 2015 et encore en 2004, donc c'est pour la 10e année consécutive, comme vous l'avez souligné, monsieur le président, nous sommes le premier prêteur des collectivités locales des hôpitaux publics et nous représentons 25 % des financements au secteur public local et en tout depuis la création, c'est 50 milliards de prêts à moyen et long terme que nous avons fait et 30 milliards de prêts à court terme.

Euh et vous voyez, c'est à peu près à l'intérieur de ces du chiffre de 50 milliards à moyen et long terme, vous avez 13 milliards qui couvre les enjeux sociaux et et environnementaux, l'accès à l'eau, les mobilités, l'installation de la fibre, le le l'éducation, la santé. Et puis nous complétons ces financements par du conseil et de l'expertise. Nous avons un service qui s'appelle Subzen et qui permet de vous accompagner dans la recherche des subventions pour les différents projets.

Et puis on a aussi une une équipe d'étude et de recherche qui analyse qui fait l'analyse financière de la santé financière des collectivités locales. Et puis on a un comité d'orientation des finances publiques dans lequel il y a des experts, des élus locaux et qui nous permet en permanence d'observer le marché, de coller au mieux aux besoins des collectivités. Voilà.

Et si je vous donne quelques exemples, en 2024, on a eu 1800 projets financés pour 5,6 milliards, 16 % sociaux, 17 % environnementaux et 50 % pour des communes de moins de 10000 habitants. Et puis pour l'hôpital, c'est 1ARDARD 110 projets, ça c'est 100 % social par définition. Et puis pour les bailleurs sociaux 2 mliards 214 opérations, c'est quand même 7762 logements qui ont été protégés contre le réchauffement climatique et qui ont et et dont on a euh évité qu' soient des passoirs thermiques et on les a amélioré du point de vue de leur rendement énergétique.

Et puis 1141 nouveaux logements abordables. Et je termine avec quelques exemples de projets financés pour des petites villes. À Saint-Jeorie, dans la Haute Garonne, un prêt social de 3500000 € pour l'extension de l'école maternelle du lac de Labou et la maison de culture à l' Long les villages dans l'Orne à un prêt social de 600000 € pour l'aménagement du cabinet médical. dans la communauté de commune de Lévezou à Parlou dans l'Avon un prêt social de 5 millions d'euros pour le centre centre aquatique intercommunal dans le pour la région de Mont Montropoy 2 millions un peu plus de 2 millions d'euros pour la rénovation de la déchetterie à Emblotteuse dans le pas de Calais 3 millions pour les infrastructures sportives et puis en Guadeloupe un prêt social de 6 millions pour la construction d'un collège et je vais terminer avec la commune d'Arpageon sur Serre 500000 EUR pour la viabilisation d'une parcelle sur la serre et Oriac 3 millions d'euros un emprunt non affecté mais qui va servir à la rénovation des bâtiments scolaire du travaux dans les gymnases le théâtre l'église et la modernisation de l'éclairage public.

Je suis très concret mais je crois que c'est important aussi que on mette des réalisations concrètes qui servent à nos concitoyens derrière tous ces chiffres. Voilà. et je j'en arrête là et je suis évidemment à votre disposition pour répondre à toutes vos questions.

Un un grand merci à vous monsieur le président pour cet exposé à la fois très clair et et très et concret euh sur vos différents domaines d'intervention. Euh je vais évidemment tout de suite passer la parole aux collègues qui ne manqueront pas de poser des questions ou ou de faire des des observations. Euh je moi j'avais de deux trois points euh mais je m'inscris dans les dans les questions.

Deux trois points euh peut-être deux trois questions sur la question de l'accessibilité bancaire. Donc tous les bureaux de poste ne la proposent pas. vous vous l'avez dit et du coup euh les les lieux sur lequels vous offrez cette possibilité, l'accessibilité bancaire, est-ce qu'ils sont situés majoritairement en secteur urbain ou en secteur rural ? et et sur l'accessibilité bancaire en nombre de bénéficiaires, est-ce qu'on est plutôt sur une stabilité ou au contraire une progression ou à l'inverse une diminution de des des personnes des personnes concernées euh sur les prêts ?

Alors, vous avez pris des exemples bien choisis, intéressant, mais mais globalement, quelle est la répartition entre vous avez dit pour les associations, on est plutôt sur les grandes associations et on a des du voilà des progrès à faire sur les petites associations ? Est-ce que pour les communes c'est la même chose, pas en volume financier ? Parce qu'évidemment les projets des grandes communes sont ou des grandes collectivités sont plus importants en volume financier, mais plutôt plutôt en nombre.

Voilà. est-ce que vous êtes plutôt sur les grandes collectivités ou sur les les petites et est-ce que vous avez des démarches de progression euh là-dessus ? Euh et puis euh euh vous avez parlé de l'accompagnement pour les plus petites communes de moins de 3500 habitants si je me trompe pas.

Euh en fait le le maire d'une petite commune euh il veut faire un prêt euh hm comment il sait à qui il doit s'adresser euh pour solliciter la poste sur un prêt parce que euh il a pas très loin de chez lui au Bourcentre le le CRCO ou la Caisse d'Éparne ou la Banque Populaire, enfin voilà. Mais euh mais du coup euh du coup il va pas aller à son bureau de poste du du Bourcentre à qui s'adresse ? Comment comment ça se passe ?

Voilà, j'avais juste quel questions très très concrètes et et je passe la parole aux collègues en commençant par Hervé Renault. Monsieur le président du directoire, merci pour cette présentation et ce panorama sur l'ensemble des des missions et je veux saluer effectivement le le financement de la Banque Postale sur un centre de projets locaux et et par rapport à nos bailleurs sociaux. Pour ma part, je je voulais insister sur la présence bancaire dans les territoires au niveau des des bureaux de poste puisque il y a un contrat de présence postale territoriale qui est signé, qui est pluréannuel.

Le prochain est en courte finalisation, me semble-t-il, 2025-2028. Je voudrais vraiment insister sur faire en sorte que la voix des maires soit mieux pris en compte et notamment en rapport avec leurs travaux d'aménagement avec un certain nombre de de quartiers de territoires qui évoluent au gré effectivement des investissements qui peuvent être injectés sur sur les territoires. On se rend compte quand même ces dernières années d'une fermeture quand même assez importante des bureaux de poste sur les territoires.

J'ai lu dans la note qui nous a été fournie qu'il y avait une baisse de 25 % en 10 ans des des bureaux de poste. Alors en milieu rural, alors certes, il mute en relais commerçant ou parfois en agence postale communale mais pour la vécu en tant que maire c'est pas tout à fait le même coup puisque la collectivité porte finalement un certain nombre de charges bien que la poste contribue et également. Et puis en milieu urbain aussi dans un certain nombre de quartiers, on se retrouve beaucoup de points communs maintenant avec le milieu rural avec des fermetures assez important et sur mon territoire par exemple sur la ville de Saint-Étienne, il y a eu de nombreuses fermetures de du bureau de poste et les élus municipaux aujourd'hui sont fermement opposés aux fermetures de bureau de poste sur des quartiers comme la Cotonne, Soleil ou Badouillère qui sont soit des quartiers fragiles, soit des quartiers qui aujourd'hui sont à potentiel puisqu'il y a eu de nombreux projets d'aménagement urbain et des projets aujourd'hui qui retrouvent trouve une nouvelle une nouvelle dynamique.

Donc je voulais vraiment insister sur ce point euh pour que bah cette cartographie des bureaux de poste puisse être regardé avec attention et que le contrat de présence postale entende évidemment la la voix des maires et puis vous en avez parlé également sur les guichets, les distributeurs de de billets. Là aussi sur un certain nombre de quartiers parfois il n'y a plus nécessité d'avoir des distribueurs de de billets. et sur d'autres quartiers à fort potentiel avec du du pouvoir d'achat où il n'y avait pas de distributeur, pas de dab, bah je pense que c'est important de revoir la copie et de dire qu'il est important d'en installer.

En tant que maire, là aussi, on avait discuté avec un certain nombre de banques, parfois, on nous dit mais on peut partager les frais. Vous pouvez comprendre que dans le contexte actuel des collectivités locales et et ici au Sénat, au sein de la délégation, on est tous bien conscients que pour les les élus locaux, ce n'est pas possible. Donc vraiment, on compte sur vous et je lance également cet appel non seulement pour votre territoire mais je pense pour l'ensemble des territoires des des collègues avec la finalisation de ce contrat de de présence postale territoriale 2025-202.

Merci Hervé. Je je prends deux autres questions puis on fera une première une première série de réponses et ensuite on continuera. Alors il y a beaucoup de de collègues inscrits.

Corine, merci. Merci monsieur le président. Merci de de votre présence pour avoir cet échange en toute simplicité, en toute franchise et comment on va dire, j'allais dire spontanéité, non ?

Mais on risque de se répéter les uns et les autres parce que je m'associe pleinement au propos que tu viens de de tenir. Je voulais aussi en en vous interpellant insister sur une situation dans nos territoires qui je le dis ainsi parce que nous le vivons ainsi sénatrice du Calvado. Ça fait de plusieurs années que j'alerte où je me permets de d'être le relais des des inquiétudes des élus locaux mais aussi des habitants de de nos territoires que qu'il soient dans les villes quartiers ou en zones rurales ou en secteur périurbain.

La difficulté, elle est que dans tous ces territoires, finalement, il y a des difficultés avec la fermeture des bureaux de poste qui ne cesse de d'intervenir année après année ou mois après mois. Et à chaque réunion de la commission de présence postale, commission départementale de présence postale, on nous égraine, enfin je n'en suis pas mais euh on a le retour, on on nousraine la liste des des bureaux de postes qui ferment qui sont remplacés euh par notamment des agences postales municipales ou par des relais euh postaux. On voit aussi que là les élus euh d'une certaine façon, je le dis ainsi, sont contraints de d'accepter ou d'aller vers l'ouverture d'une agence postale communale parce qu'ils savent bien que l'intérêt de leur concitoyens et la préoccupation de leurs concitoyens, c'est d'avoir cette présence postale dans leur commune.

Mais la seule possibilité pour eux, c'est effectivement d'ouvrir et de cette d'ouvrir cette agence communale, d'avoir ce partenariat avec la poste qui fait que et bien ils doivent mettre des moyens parce que c'est toujours ça, on en revient toujours à cela. Ils doivent mettre des moyens pour que cette agence postale communale puisse prendre forme des moyens euh en terme de locaux mais des moyens humain aussi euh parce que évidemment c'est bien souvent euh un agent municipal, un agent communal qui permet l'ouverture et la présence de de cette poste, on va dire, ou de ce bureau de poste qui est si cher à l'ensemble de nos concitoyens. On disait avant dans nos communes, c'est euh excusez-moi, l'église, d'école et la poste.

Aujourd'hui, forcé de constater que ça n'est plus le cas. Ça n'est plus le cas parce que je vous dis la solution, ça peut être une agence communale postale, ça peut être un relais commercial à la condition qu'il y ait euh des commerces. Moi, j'ai en tête une petite commune dans mon département.

Le maire s'est battu fort. Il a même fait un peu de de d'opération communication pour sensibiliser, attirer euh sur les conséquences attirer l'attention de tous sur les conséquences de la fermeture d'un bureau de poste. Vous parliez de l'évolution démographique et le vieillissement de la population.

Quand dans une commune vous avez des personnes âgées qui a plus de bureau de poste, elles vont pas prendre leur voiture, elles peuvent plus conduire. Elles vont pas les mêmes à 4 5 ou 6 km, il y a pas de bus. Donc comment vous faites quand vous êtes au zonal pour ces personnes qui ont atteint un certain âge qui sont euh moins euh autonomes que par le passé ?

En tout cas, ce maire a mobilisé, il n'a pas eu gain de cause et il me disait récemment et bien je suis rassuré maintenant parce que dans le réaménagement de notre commune du Centrebourg, il va y avoir des nouveaux commerces et l'un des commerces accepte d'être un relais commercial de la poste. Mais il s'est écoulé plusieurs mois pour ne pas dire plusieurs années. Vous voyez ce maire qui est préoccupé, qui cherche toutes les solutions pour que la poste puisse être encore présente dans nos territoires.

Donc je voulais alerter vous alerter à ce niveau. Parler évidemment de la présence des des guichets automatiques. Vous l'avez dit en en pourcentage où on va dire la banque postale est plus présente que d'autres banques.

Sauf que dans bon nombre de nos communes, c'était le seul d'arb distributeur automatique qui existait. et quand là aussi fermeture d'un bureau de poste et puis très souvent la fermeture ou la disparition du guichet automatique. Donc je reviens à ce que je disais les personnes âgées notamment mais pas seulement.

Vous savez en zone rurale, il y a aussi la question de mobilité et quand on dit aussi à moins de 10 km, à moins de 15 km, ben parfois il faut pouvoir les parcourir dans les départements. C'est le mien en l'occurrence, il a de gros efforts qui sont faits par les collectivités avec l'ouverture des maisons de services public ou bien sûr dans lequel la poste prend toute sa place, mais pas seulement. euh on n'est plus dans cette proximité euh euh bancaire ou d'accessibilité bancaire que vous évoquiez.

Sans parler aussi de la question des associations. Euh alors je suis un peu longue mais euh on nous a vous le savez dans les petites communes, on organise un un comment on appelle une petite fête communale. On organise euh un mince kermessè et puis voilà.

Mais c'est c'est pas des milliers d'habitants, c'est pas des des transactions euh énormes, mais il faut avoir des espèces. Et les organisateurs euh que ce soit les comités des fêtes ou les associations, que font-ils de ces espèces quand il y a plus de bureaux de poste pour déposer ? Euh c'est c'est ces gains, on va dire, du weekend.

Voilà, ce sont des des h réflexions et des et des interpellations que je voulais à nouveau euh formuler euh auprès de la poste, auprès de vous, monsieur le directeur. Je vous présercie d'être d'être présent mais il faut bien avoir conscience que c'est un un vrai vrai sujet euh de de d'inquiétude pour beaucoup de nos concitoyens et qui peut et qui participe aussi du sentiment d'abandon, même si dans la réalité on peut leur dire mais vous avez c non dans le quotidien ils se disent je suis loin de tout on nous abandonne et les conséquences que cela peut avoir. Donc vraiment si vous pouvez être aussi l'un des relais de nos inquiétudes parce que nous sommes les l'écho ou la voie de nos territoires qui soient urbain ou ruron.

Alors merci Corine pour ce ce vécu de terrain que que tu fais que tu fais remonter. Vous avez évoqué l'un et l'autre la question de des financements bureau de poste agence postale communale, c'est pas la même chose. Il y a aussi le le champ des service offert qui n'est pas tout à fait le le même en agence postale communale et en bureau de poste.

Alors Patricia Corine a absorbé 9/10è de ton temps de parole. Oui oui. Non mais tu verras, je vais être coudre.

Merci beaucoup. Merci monsieur le le président. Euh moi c'est donc moi j'habite un secteur qui est le secteur des trois frontières où j'ai l'Allemagne et la Suisse.

Et si je tiens à vous interpeller parce que c'est vrai la poste a plusieurs services, la banque, les paquets, le courrier mais aussi service à la personne parce que il y a des nouveaux nouvelles prestations. Nous, on a un problème, c'est le personnel qui est mal payé, mal géré souvent parce qu'ils sont pas nombreux. Vous avez dit l'après-midi, ils sont un bureau de poste et après ils distribuent la poste.

C'est beaucoup de de temps de travail, c'est pas évident. Moi je l'ai, ça fait des années que je dis on devrait pouvoir rénumérer mieux le personnel dans des secteurs très fragiles. On a la Suisse à côté où le SMIC, il y a 3500 €.

Donc trouver du personnel qui travaille chez nous beaucoup moins rémunéré, c'est hyper difficile. Mais on a besoin donc dans un un secteur où il y a 80000 habitants ou parfois plus la journée. Donc important concernant la banque postale, aujourd'hui on à un moment donné on est tous candidats à une élection et souvent les prêts pour pour une campagne aujourd'hui est de plus en plus difficile que ce soit pour les les communes parce que parfois les communes à 3500 habitants commencent déjà à faire aussi des prêts de campagne et aujourd'hui les les banques n'aiment pas trop prêter pour les campagnes quelques que soit euh donc mon interrogation, est-ce que vous avez déjà réfléchi ou est-ce qu'on vous a déjà interpellé sur ce sujet-là ?

Voilà, j'étais courte. Merci Patricia. Euh je vous propose de répondre à ces quelques premières questions et puis ensuite on passera à la à la seconde série sur la question de l'accessibilité bancaire.

Est-ce que les lieux sont situés majoritairement dans les secteurs urbains ou ruraux ? Est-ce que c'est en stabilisation, en diminution ? Euh la mission d'accessibilité bancaire, elle se concentre aux endroits où il y a plus de personnes.

J'ai parlé des migrants et cetera. Donc c'est vrai que c'est plutôt à l'endroit où il y a des concentrations de migrants et puis dans la périphérie des grandes villes et les quartiers prioritaires de la ville. Ça, il faut être clair, mais je dirais que ça ne nous empêche pas de l'exercer en milieu rural euh parce que on détecte peut-être plus facilement des situations qui sont moins nombreuses et donc là, je dirais que le l'intelligence de situation des postières et des postiers permet généralement de de trouver une solution sur le la stabilisation et la diminution.

En fait, si vous voulez, la mission d'accessibilité bancaire, le critère c'est l'ultra recours aux espèces parce qu'en fait ce sont des personnes qui gèrent à l'euro prêt et pour être sûr de ce qu'elles ont, elles elles prennent tout en espèce, elles font des enveloppes par type de dépenses et elle donc c'est l'hyper accès aux espèces qui définit la mission d'accessibilité bancaire. Et comme il y a de moins en moins d'espèces, ben les gens sont obligés de s'adapter à des choses plus numériques. Et donc dans l'ensemble, on a plutôt une stabilisation, voir une légère diminution du nombre de personnes éligibles à la mission d'accessibilité bancaire.

Euh sur euh est-ce que le sujet des prêts aux petites communes, c'est la même chose que pour les associations ? Là, je dirais non. 50 % des presses ont octroyé à des communes de moins de 10000 habitants.

C'est 400 millions d'euros en 2024 pour 1000 communes financées. Je dirais que vraiment la philosophie des équipes de de la Banque Postale sur le sujet, c'est qu'il y a pas de petits ou de grands projets. Il y a que des projets qui vous sont utiles et on se met en quatre pour le faire.

Et vous posez une très bonne question, c'est comment est-ce que les petites communes peuvent savent-ils qu'elles peuvent s'adresser à la Banque postale ? Alors là, on a quand même beaucoup beaucoup de partenariat avec toutes les associations de maire et c'est généralement dans les congrès, on a un stand, le bouche à oreille fonctionne, donc je crois qu'on est assez bien identifié et puis notre parcours digital permet, je crois, d'avoir je dirais une facilité de d'entrer en relation avec nous, mais vraiment on a renforcé ce dispositif. On a vraiment une équipe dédiée aux petites communes pour faire cet accompagnement et et souvent un peu de pédagogie sur sur ces sujets-là.

Alors à partir de maintenant et je vais évidemment m'efforcer de répondre du mieux que je peux à toutes vos questions, mais j'ai envie de dire que vos questions ne s'adressent plus au patron de la Banque Postale, mais plutôt au directeur général adjoint du groupe qui est aux de la Poste et qui évidemment discute et et est au courant de de tous les sujets mais sans en être directement à la manœuvre opérationnellement. Alors, sur la présence bancaire dans les territoires. Bon, évidemment, j'entends votre j'entends ce que vous dites, hein, et d'ailleurs, c'est pas la première fois que je l'entends parce que vous savez, notre président Philippe Val fait des petits déjeunés parlementaires tous les mois.

Euh moi-même, je je suis présent à toutes les rencontres avec les associations d'élus locaux. Évidemment, je n'ignore pas toutes les difficultés que que vous citez. Et évidemment que nous en tant que poste ayant la charge d'une mission de de d'aménagement du territoire, ben comme vous, on est triste de voir cette ces flux qui se qui diminuent dans les bureaux.

Et et la seule chose, c'est que si vous voulez, nous on a en tant qu'entreprise, on a une équation économique et euh je rappelle que le le en 2023 le coût de la mission de service public aménagement du territoire c'était 320 millions d'euros et qu'on a eu 174 millions d'euros de compensation. Donc on fait tout ce qu'on peut, y compris en déployant des services annexes qui procurent des revenus pour maintenir la présence maximale possible. Mais il y a un moment où une entreprise elle se doit de bien gérer son bilan, son compte d'exploitation et donc on peut pas faire autant qu'on voudrait.

Et en fait ce qui est sûr c'est que il y a encore et toujours moins de courriers et ce moins de courrier fait que la poste perd un peu ce qui fait la colonne vertébrale de son équilibre économique et que pendant ce temps-là vous vous exprimez un besoin mais c'est un bonheur pour nous de savoir que vous avez envie de plus de poste. Vous voyez ce que je veux dire ? La seule chose, c'est que vous demandez plus de postes d'un côté, il y a moins de courriers de l'autre, les le le déficit des des missions de services public se creuse et donc pour nous, c'est très difficile de maintenir l'équation économique.

Alors évidemment, on déploie des services financiers, de l'assurance, du colis pour faire de la compensation, mais toutes ces activités sont extraordinairement concurrentielles et donc ne serait-ce que pour rester performant dans ces activités, on peut pas avoir non plus un surprit qui compense tout le reste. Vous voyez ce que je veux dire ? Donc on est dans une équation et finalement quand on est dans ces situations où au fond chacun a envie de la même chose mais chacun a des contraintes qui font que c'est pas forcément spontané de réconcilier toutes les tensions, je crois que le mieux c'est c'est le dialogue.

Et je crois que là, pour le coup, euh à chaque fois, on est dans le dialogue, on a une association des élus euh à euh à toutes les décisions et notamment des droits de vétoir dans plus de 80 % des cas sur les points de contact et dans le milieu rural, c'est même jusqu'à 99 %. Euh ensuite, parfois le le la volonté de conserver le dernier commerce fait que c'est pas forcément évident de trouver la bonne logique avec le le la postrelait. Enfin, vous voyez, donc à chaque fois c'est des situations particulières.

Donc je crois que un des sujets qu'on doit se poser nous à la poste et on y réfléchit beaucoup et on commence déjà à faire un certain nombre de choses, c'est d'abord comment est-ce qu'on maximise notre capacité de dialogue avec vous pour que plutôt que de partir du haut, on part le plus possible des besoins de chaque territoire et on trouve les solutions. Et puis je crois que un des leviers qu'on commence à utiliser, c'est comment est-ce qu'on combine mieux l'allée vert et l'accueil. Voyez, notamment dans l'Orne, c'est pas loin du du Calvados, il y a ce fameux camion là, on a fait l'expérimentation, on va la renouveler.

Je crois que c'est typiquement des nouvelles façons de projeter les moyens de la poste en essayant de s'adapter à une situation qui s'impose à nous tous. Vous voyez ce que je veux dire, hein ? Donc, j'entends parfaitement ce que vous dites.

Je peux vous dire que quand enfin pour être toutes les tous les lundis au come de la Poste, c'est des sujets qui nous préoccupe énormément et et franchement, on fait tout ce qu'on peut pour maintenir la plus grande présence possible. On met en jeu notre inventivité, la combinaison de voyez, je vous parlais de du conseiller bancaire qui va aller visiter les vieilles personnes plutôt que d'attendre qu'elles viennent au bureau de poste. Je crois qu'on fait tout ce qu'on peut pour s'adapter.

Malheureusement, il y a un jeu de contrainte qui n'est pas facilement qui ne sont pas qui fait qu'elles ne sont pas facilement réconciliables et je crois que c'est dans le dialogue qu'on qu'on trouve le plus possible les solutions. Alors peut-être l'autre chose aussi que je peux ajouter, c'est que vous voyez, on a un certain nombre d'endroits où on on fait des synergies d'implantation avec les maisons France Services. Je crois qu'il y a 1200 endroits où on pourrait peut-être pousser un peu plus loin la réflexion pour mutualiser les flux, hein.

On a aussi des places des services hein où on essaie de regrouper à un même endroit des associations. Enfin, je crois que chaque fois qu'on fait ça, ça marche plutôt pas mal. Et puis et puis je crois qu'il y a aussi la possibilité de projeter les facteurs dans la détection de fragilité.

Ça permet aussi peut-être de bah de repérer quelles sont les situations les plus fragiles et de trouver une façon d'agir sans obliger la personne à se déplacer. Enfin, je crois qu'il y a des choses à inventer pour l'avenir dans le dialogue sur vous citez les associations, les fêtes communales, le sujet des espèces. Bah là, je pense que déjà si on arrive à transformer n'importe quel téléphone mobile en un terminal de paiement, on va quand même apporter beaucoup de fluidité dans le système.

Et puis après, voilà, on il y a toujours la possibilité d'envoyer par exemple ces chèqus par la poste pour qu'il soit encaissé. Enfin, on essaie de de développer toutes les facilités possibles euh pour être les plus à votre service. Euh sur les frontaliers, euh bah on a comme toutes les entreprises des difficultés, hein.

C'est sûr que si vous voulez, on a je crois que toutes les entreprises qui sont dans des zones frontalières, elles savent bien que c'est c'est c'est très compliqué de de trouver les solutions. Donc malheureusement là, j'ai pas de baguette magique et effectivement c'est l'endroit où on a parfois du mal à recruter des facteurs. Sinon pour le reste dans le reste du pays, on y arrive très bien.

Euh et puis sur le sujet des prêts pour les campagnes électorales et cetera, oui, nous avons été saisis de ce sujet. Alors nous on le fait, on ouvre des comptes de campagne. D'ailleurs, on a généralement quand on fait ça, on a un dispositif un peu coup de point si je puis dire avec une équipe qu'on mobilise.

On essaie de répondre dans les 48 heures. Je crois que la dernière fois qu'on l'a fait, on a été parfaitement dans l'ét, des cas. Généralement, dans dans ce genre de cas, je me fais moi-même envoyer un mail tous les jours pour bien vérifier que les les indicateurs de qualité de service sont là.

Le sujet du financement des campagnes, je pense que c'est un un sujet un peu plus global qui a été parfois présenté sous l'angle de la banque de la démocratie. Donc il y a des réflexions en cours. Je pense que alors là si vous voulez, je reprends ma ma casquette d'assureur.

Il y a il y a un dispositif qui existe dans l'assurance pour les personnes qui ont du mal à s'assurer en assurance automobile et ça s'appelle le bureau central de tarification. Et donc la personne qui n'arrive pas à trouver une assurance automobile, elle s'adresse à ce bureau central de tarification. À ce moment-là, sa demande est examinée et si on considère qu'elle a effectivement des difficultés à s'assurer et qu'il y a bien une carence de marché, alors à ce moment-là, il y a un tourniquet et c'est chaque compagnie d'assurance à son tour qui doit prendre en charge la personne sans sans poser de questions.

Je pense que c'est un dispositif qui fait vraiment ses preuves dans l'assurance dont on pourrait s'inspirer pour régler le sujet dont dont vous parlez. Mais j'exprime là un avis personnel. Je je ne prétends pas avoir la vérité ni décider à la place de ceux qui ils sont en train d'y d'y réfléchir.

Voilà ce que je pouvais dire sur cette première salle. Vous deux questions, monsieur le président. Mais merci beaucoup encore une fois pour ces réponses très très complètes et très très précises.

Donc quatre intervenants Pierre-Jean, Pascal, Gérard, Annesophie dans l'ordre. Merde, faut qu'il chauffe. Pardon.

Pardon. Euh monsieur monsieur le président, deux questions. La première avec votre casquette de banquier sur les agences sur les agences postales, beaucoup de choses ont été dites.

Mais quel bilan tirez-vous aujourd'hui ? On sait que tout n'est pas parfait sur les agences postales, notamment d'un point de vue financier, c'est-à-dire que les communes portent une charge du fonctionnement. Mais quel bilan tirez-vous ?

Comment les imaginez-vous dans les années à venir ? Et comment voulez-vous les les développer ou pas ? en savoir plus là-dessus parce que c'est un vrai service pour les pour les petites communes très rurales qui finalement fonctionne plutôt bien même si comme je vous le disais au préalable ce n'est pas parfait.

Et deuxième question auquelle vous à laquelle vous ne pourrez pas répondre avec votre casquette de facteur ça va si bien en plus la casquette et le facteur ensemble. Question plus générale sur la poste. Nous allons attaquer un débat au Sénat sur la Fast Fashion.

Vous ne pourrez pas répondre à ma question, donc je vais me la poser à moi-même. Si je devais demain réduire les colis de petite de petits poids parce que ce sont ceux qui finalement contribuent à tuer le commerce local, comment pourrais-je m'y prendre ? Je vous oblige pas à y répondre parce que ce serait vous demander de vous tirer une balle dans le pied mais une réponse serait appréciée.

Faites comme vous voulez. Merci. Pascal.

Merci monsieur le président. Monsieur Monsieur le président, j'ai pas j'ai pas entendu dans vos propos mais peut-être que ça m'a échappé euh le le problème des handicapés. Alors, peut-être que vous l'assimilez à au aux personnes vieillissantes, mais c'est encore un autre un autre sujet et je pense que aujourd'hui on on peut pas le laisser de côté, surtout cette année 2025.

Voilà. Et après, bon, je trouve quand on vous écoute, tout va très bien et c'est merveilleux. Euh mais sur nos territoires, c'est pas forcément facile parce que même quand on a un bureau de poste, ce sont les les heures d'ouverture finalement qui se réduisent à pot de chagrin.

Et quand qu'on quand on appelle le bureau principal, là on nous dit "Ah ben on n pas le dossier, on sait pas" et donc on répond pas. et euh et ce sont des des personnes qui sont souvent assez en difficulté administrative qui qui moi sont venus vers moi. Alors, vous êtes beaucoup concurrencé aussi sur le colis.

Voilà. Mais c'est pareil là sur sur le colis, c'est toujours plus facile finalement de mettre sa livraison dans un relais de commerce parce que sinon le colis en fait si vous n'êtes pas présent après faut faut vous rendre dans une souvent une zone industrielle enfin à l'extérieur de de la ville et quand on est en ruralité c'est encore pire. Et euh et donc je pense que euh parce que moi j'entends, vous avez parlé du compte de résultat donc ça j'entends euh mais en revanche voilà, il faut peut-être faire des des efforts aussi de de ce côté.

Et ce qui est important aussi, c'est le facteur. Alors, vous dites que effectivement il y a une baisse sur le courrier, mais c'est souvent le des fois le dernier contact que les personnes qui sont à domicile peuvent encore avoir. Donc, vous avez parlé de de du facteur qui peut remonter des fragilités.

Il y a celle-là et je me souviens en un temps lointain où moi j'ai connu un facteur qui s'est fait licencier parce que justement il passait trop de temps auprès des personnes. Moi j'étais dans dans un dans un village et c'est vrai que le facteur était adorable qui ramenait même les courses des fois des des personnes et s'était fait taper sur les doigts. Et aujourd'hui finalement on sent que c'est un service quand même que vous voulez rendre pour pouvoir exister.

Donc est-ce que ça ça existe ? Comment ça comment ça se ça se se met en place dans les territoires ? Parce que c'est aussi essentiel.

Je vous remercie. Merci Pascal Gérard, monsieur le vice-président. Oui, merci monsieur le président, monsieur le président directoire, merci d'avoir rapé rappelé l'attachement historique de votre groupe aux collectivités locales.

Merci d'avoir rappelé aussi que vous êtes la banque des exclus, ce qui, je dirais, porte une valeur commerciale qui n'est pas forcément commune dans nos sociétés. Et je considère aussi de mon côté que cette exceptionnalité doit constituer finalement un élément du rayonnement de votre excellence. Certes, c'est un obstacle mais cette exceptionnalité était finalement un atout.

Et je me permets de le dire parce que j'aimerais que ces chosesl mis en perspective. Je viens de Bretagne et je veux me montrer le digne et héritier culturellement. d'un certain Glé Bisoin qui fut élu député en 1831, fils d'un riche négociant en toile.

Il s'est beaucoup illustré sous la monarchie de juillet et sous le second empire et il a préfiguré quelque chose qui est entré dans la réalité postale en 1848. Ça s'appelle le timbre poste. C'est pas lui qui a inventé le timbre poste.

Mais le principe consistant à acheminer un pli de n'importe quel point du territoire à n'importe quel autre point du territoire pour le même prix, il en est un peu le père et il a fait bien d'autres choses. Voilà, je vous invite d'ailleurs à vous inspirer de d'Alexandre Glé Bisoin. D'ailleurs, pour ceux d'entre nous que ça intéresse, j'ai pris avec moi le timbre qui fut édité à son effigie et le générique de la présentation, c'est reconnaître l'engagement personnel et la puissance de l'action publique.

Donc c'est c'est assez significatif. Donc je je me permets de le dire parce que ça peut paraître unar et à mes yeux ça ne l'est pas du tout. D'ailleurs, ce qu'avait porté Alexandre Glé Bisoin en son temps est devenu un principe constitutionnel aujourd'hui, le principe de l'égalité d'accès au services publics.

Donc je me permets de le rappeler. Alors, vous avez rappelé également que Banque Postale, vous n'avez pas d'obligation en matière d'aménagement du territoire et en même temps, le concept d'aménagement du territoire n'est pas sans effet sur le rayonnement général de la Poste, y compris sur la banque postale. Nous avons donc un petit problème. acceptons l'augur d'examiner le problème, c'est que on parle plus de la poste que de la banque postale et par conséquent l'image de la poste pèse sur le rayonnement de la banque postale elle-même.

C'est ce que les collègues ont rappelé. Je n'y je vais pas y revenir, mais nous avons quand même à surmonter ce j'allais dire ce problème de communication qui peut-être n'est pas qu'un problème de communication. C'est un petit défi qu'on a à relever.

Par conséquent, je ne vois pas comment on peut, comment dirais-je, nourrir une ambition de rayonnement sans tenir compte de ce que les collectivités demandent. Ma collègue disait tout à l'heure et je partage l'école, la poste et l'église sont consubstantiels de ce qui fait le bourg et le territoire. Malheureusement, je crains aujourd'hui qu'il ne reste plus que l'église et encore, mais il reste quand même bon euh pardon de le dire et de faire un peu d'humour, ça n'enlève rien au côté sérieux de mon questionnement.

Il me semble en tout cas je de mon côté je je pense que je partage l'idée selon laquelle il n'y a pas de déboucher en dehors du champ de compéten que constituent vos métiers. C'est pas en cherchant à faire autre chose qu'on trouvera la solution. Je le dis parce que la tentation est grande aujourd'hui de voir des métiers se transformer.

On ne sait pas distribuer une lettre mais on va aller faire autre chose. Voilà, je je loin de moi l'idée de critiquer les missions annexes dont on est derrière lesquelles on essaie de s'abriter. Mais je pense qu'il ne faut pas déroger à la raison d'être central de votre existence.

Finalement, c'est un atout et donc je ne peux que de mon côté vous encourager à relever le défi euh finalement d'être la banque et des territoires des exclus et de tout le monde finalement. Voilà. Merci Gérard pour ce plaido plus que cette question.

Merci beaucoup. Je Oui oui. Annees Sophie.

Merci monsieur le président. Monsieur le président, je pense qu'il y a déjà beaucoup de choses qui ont été dites donc je vais être assez rapide. Euh tout d'abord vous remercier de l'implication de la banque postale sur le financement des collectivités à l'heure où par exemple dans mon département certaines grandes enseignes nationales bancaires se désengagent totalement du financement aussi bien que ce soit en trésorerie qu'en qu'en près long moyen terme votre présence est importante parce que elle donne aussi un petit peu de concurrence et ça fait du bien à l'ensemble de nos communes La deuxième chose, c'est voilà, on observe de plus en plus de mutualisation avec les maisons France Service et globalement bah l'ensemble de nos collectivités.

Est-ce que vous pensez que c'est un modèle qui pourra être dupliqué ? En Bretagne, on a assisté, enfin j'ai assisté il y a quelques semaines à au lancement d'une nouvelle expérimentation avec la vente de ticket de transport, ticket SNCF et cetera au sein d'une maison France Service agence postale et effectuée par un agent postal. Donc je trouve que c'est intéressant et je voilà je me demande si sa vocation à être dupliquée.

Et la question qui sort peut-être du champ et qui va vous paraître un peu décalé, c'est est-ce que vous avez tiré des leçons de comment dire de la crise du Covid et de l'accessibilité de vos différentes agences pendant cette crise là ? On en a été un petit peu effaré dans nos communes bah pendant la crise puisque vous étiez totalement absent, fermé alors que nous on était là. Voilà, juste savoir s'il y a eu des leçons de tirer.

Merci. Merci. Et ben écoutez, à vous de à vous de répondre à ces différentes questions ou plaido avec plaisir.

Alors sur le le bilan qu'on peut tirer des des agences postales communales, écoutez, je crois que on en tire un bilan assez positif. Je pense que c'est une modalité qui est quand même bien meilleure qu'un point relais, qu'un simple point relais et qui est une coconstruction entre les élus et la poste. Alors certes, ça demande des efforts de part et d'autre, vous l'avez souligné et je et je le reconnais, mais du si on prend le point de vue du service que ça apporte à nos concitoyens, quand je dirais l'équation économique n'est pas réunie pour maintenir un bureau de poste, c'est quand même un niveau de service qui est meilleur que ce qu'on peut trouver juste dans un point relais.

Donc et c'est quelque chose qu'on a construit ensemble. Donc moi personnellement, j'en tire plutôt un bilan positif. on peut sûrement améliorer.

On a les instances de dialogue pour ça. Souvent, ça va dépendre du cas particulier à chaque endroit parce que les besoins ne sont pas les mêmes. Et c'est dans ce dialogue queon doit pouvoir continuer à faire vivre et évoluer le le dispositif.

Euh en tout cas, il y a une chose qui est sûre et ça me permet de répondre à une à une chose qui a été citée par plusieurs d'entre vous. Je crois que si on prend le point de vue de l'utilité pour nos concitoyens, il faut qu'on continue à faire des synergies avec les maison Franc Service. Euh chaque fois qu'on peut mutualiser les flux en ayant des implantations proches, chaque fois que le bureau de poste peut être l'endroit où on prend un rendez-vous dans une maison France Service pour ne pas faire l'accueil inutilement.

Enfin, chaque fois qu'on fait ça, on est plus utile ensemble à nos concitoyens et je pense qu'il faut qu'on le maximise. En tout cas, c'est ma conviction profonde. Alors, sur ce sujet des colis de petits poids, je n'ai pas du tout l'intention de beauté en touche puisque vous a dit que vous appréciez le fait que je fasse une réponse et là, je crois qu'il faut qu'on soit clair.

Euh, on on a une attitude, comment dire, forcément un peu ambigue envers les flux chinois. C'est-à-dire que d'un côté, ce sont des clients très importants pour nous. Euh, vous voyez, on est passé de 5 % euh de nos colis par les flux chinois à près de 20 à plus de 20 % en quelques années.

Et donc, si on ignore ces clients-là, c'est toute l'équation économique du colis et donc de la poste qui donc vous voyez, on doit servir un marché. Bon, la seule chose c'est que on apporte de la valeur à ces flux chinois puisque nous nous avons une logistique décarbonée. Et donc si vous voulez, on est quand même euh une façon pour eux de distribuer leur colis qui fait bien moins mal à la planète que peut-être d'autres acteurs.

Et puis par ailleurs euh je dirais, si je regarde à plus long terme, euh bah je crois que les décisions qui sont en cours de réflexion, qui sont déjà prises pour quelque part euh mettre une taxe sur les petits colis, même si euh pour nous elle va peut-être ralentir un peu une équation économique, à long terme, je pense que c'est bien aussi que ces opérateurs comprennent qu'il y a quand même, je dirais, des règles à respecter et une comment dire des qualités de produits parce qu'on sait que il y a beaucoup de produits qui ne sont pas toujours au normes dans les produits qui sont distribués et cetera. Donc voilà, je pense qu'il faut qu'on trouve cet équilibre et nous on est prêt à accepter peut-être un peu moins de d'activités mais tout en sachant que ce sont quand même des clients qui sont indispensables au maintien de l'équilibre économique et donc à la fin de la présence postale, hein. Voilà.

Donc on est dans cette on est dans cette ambiguïté, cette tension, cette contradiction comme souvent dans les univers complexes dans lesquels on évolue. Et donc vous voyez, je ne bote pas en touche et je vous donne mon avis. Alors ensuite sur le sujet des handicapés.

Alors, d'abord, je tiens à préciser que tous nos distributeurs automatiques sont accessibles aux personnes à mobilité réduite. Ça, c'est un point d'honneur pour nous, de même que tous nos bureaux de poste. Et vous voyez, on a eu à regarder des cas particuliers, notamment, je pense, à une commune qui s'appelle Rosière Les Salines, dans lesquelles il y a 500 majeurs protégés.

Euh et donc là, typiquement, on a vraiment euh maintenu le bureau de poste pour être sûr que ces personnes-là euh via leur tuteur pouvait avoir accès à toutes les opérations bancaires, bien que euh il y avait pas de justification à maintenir euh ce bureau. Voyez, donc vraiment enfin ce qu'il faut que vous compreniez, c'est que à chaque fois qu'on est confronté à une situation particulière, on essaie d'avoir l'intelligence de la situation en cherchant un maximum d'adaptation possible. Alors sur les heures d'ouverture, bah en fait si vous voulez c'est comment dire quand vous avez plus que trois visites par jour dans un bureau, vous pouvez pas maintenir le coût fixe de alors du coup vous adaptez les horaires mais après évidemment vous nous dites mais c'est parce que vous adaptez les horaires qu'il y a plus de flux.

Où est la poule ? Où est l'œuf ? Je crois qu'à chaque fois on essaie de regarder ensemble la situation, de trouver les meilleures solutions.

Voyez, par exemple, quand on a plusieurs bureaux dont on adapte les horaires, on s'efforce toujours lorsque ces bureaux sont, voyez, accessibles de servent de point de de contact à un même endroit, d'essayer de faire en sorte qu'ils soient pas tous ouverts et fermés au même moment et que d'une certaine manière on ait une plage horaire. Euh je vous en prie madame la pardon monsieur le président, je c'est juste moi ma question elle n'est pas celle-là. D'accord.

C'est c'est qu'en fait ça je comprends bien effectivement mais en revanche quand justement le bureau est fermé et qu'on a besoin d'avoir un renseignement et qu'on appelle le bureau central euh finalement c'est le manque d'information à l'heure du numérique. Enfin, c'est c'est ça, c'est que tout le monde puisse répondre en fait parce que moi je comprends bien et ce sera d'ailleurs alors c'est peut-être une formation à avoir chez vous, mais compte tenu des difficultés que vous pouvez avoir et qu'on comprend bien, c'est finalement de de le résoudre en ayant des gens qui soient polyvalents partout. Madame la sénatrice là, vous vous touchez un point de progrès, je pense, c'est que historiquement la poste est très territorialisé avec peut-être des compartiments un peu forts entre les secteurs, les territoires, les régions et cetera.

Et je pense qu'on doit, excusez-moi, je vais employer un terme un peu barbare mais je crois et rentrer dans le vocabulaire commun, on doit passer à un réseau beaucoup plus omnicanal et et vous le citez à l'ordre du numérique. Et donc cette interconnexion entre les bureaux, cette capacité finalement qu'ont les entreprises aujourd'hui à traiter le client en se passant le relais et en masquant la complexité pour que ce soit fluide pour le client. Je crois que ça on a des progrès à faire et c'est sans doute un de nos axes de progrès les plus importants pour la pour la suite de l'histoire de notre maison.

Et vous touchez un point avec lequel je ne peux être que d'accord avec vous. nous avons des progrès à faire dans l'omnicanalité et la coordination de nos moyens pour que ce soit toujours plus simple pour nos concitoyens. Entièrement d'accord avec vous.

Euh alors ensuite sur le colis. Alors, ce qu'il faut savoir, c'est que dans les nombreux facteurs qui disruptent le l'activité du colis, il y a notamment l'essort de la livraison hors domicile parce que en fait la logistique du dernier kilomètre, c'est 50 % des coûts de toute la chaîne logistique. Et donc quand on livre hors domicile, on a on divise quasiment par 10 le coût de la livraison au derniers kilomètres et donc tout ça baisse les prix.

Et dans un univers où les gens cherchent du pouvoir d'achat, ben évidemment, il y a un essort très important du hors de domicile qui est sans doute la seule zone de croissance un peu forte qui reste dans une activité du colis qui commence à stagner parce que le e-commerce ralentit. Donc forcément, nous on ne peut pas être absent de ça. Et souvent notamment en zone urbaine, c'est beaucoup plus pratique pour les personnes d'aller dans un casier à la sortie de leur travail plutôt que d'attendre chez elles puisqu'elles sont pas là, puisqu'elles sont au travail.

Donc on s'adapte évidemment et nous-même on on on accélère ce hors domicile. Ce qu'on cherche à faire aussi, c'est à remettre du flux en bureau en mettant des casiers proche des bureaux. Et vous voyez euh une chose et ça va me permettre de commencer à répondre enfin à répondre je sais pas à dialoguer avec vous sur sur le sujet que vous avez cité.

Mais pour moi, la chance qu'on a, et là je reprends ma casquette de banquier, c'est que nous avons encore des bureaux de poste dans lesquels il y a du trafic, du flux. 800000 personnes poussent la porte d'un bureau de poste chaque jour. Il n'y a plus de trafic dans les agences bancaires ou de moins en moins.

Et donc nous avons un moteur de conquête. D'ailleurs, je l'ai remis en vigueur et ça a été ma première décision, ça a été de dire comment on remet des produits financiers dans l'espace commercial des bureaux de poste pour faire de la conquête de clients. Et en 2024, pour la première fois depuis je je crois des dizaines d'années, si je fais nombre de nouveaux clients bancaires, moins nombre de clients qui sont décédés, moins nombre de clients qui nous ont quitté à leur initiative, on est en solde net positif de clients.

Ça n'était jamais arrivé depuis 10 ans. C'est donc bien la preuve que le fait que la banque postale soit adossée au réseau postal est un atout énorme. Et je dirais que peut-être on a pu avoir tendance parfois à se dire il faut qu'on réduise le nombre d'agences bancaires et cetera et cetera.

Moi, je crois pas du tout. Je crois qu'il faut qu'on s'appuie sur les atouts de proximité et de confiance de la poste pour faire une encore plus belle banque. Et j'en profite aussi pour vous dire que si vous prenez les collaborateurs de la Banque Postale et que vous vous leur demandez de quoi sont-ils le plus fiers, je pense que la plupart d'entre eux vont vous répondre que c'est la mission d'accessibilité bancaire qui fait leur fierté professionnelle.

être capable de trouver des solutions alors queon parle de de d'accessibilité à partir de 1,50 € qu'on parle d'opérations en espèce illimitée, qu'on parle de personnes qui ne parlent pas qui très souvent ne parlent pas français qui sont loin du numérique, être capable de mobiliser toutes nos ressources, toute notre intelligence pour être capable d'accompagner ces personnes et contribuer à cette bancarisation record des Français et en même temps avoir la satisfaction de voir qu'on ne les installe pas dans un état de de de faible banque. isation mais qu'on leur met le pied à l'étrier et que plus de la moitié d'entre eux au bout d'un an rentre dans le système. Je peux vous dire que d'abord vous le sentez que c'est une fierté pour moi, mais c'est une immense fierté pour tous les collaborateurs de la Banque Postale et je suis entièrement d'accord avec vous.

Le mot important dans Banque Postale, c'est le mot postal. Voilà. et je le dis avec mon cœur.

Euh alors l'autre chose, c'est que euh vous parliez du facteur dernier contact et et de cette expérience malheureuse d'un facteur qui euh passait trop de temps et a fini par être licencié. Je crois que bon, il y a toujours des cas des cas particuliers. Je pense que c'est la première fois que j'entends une histoire comme celle-là et ça fait 4 ans et demi que je suis dans le groupe.

Donc je je Ah, vous vous dites vous parlez de quelque chose d'il y a longtemps parce que et que aujourd'hui en fait ça fait partie des services que vous voulez rendre en fait à la population, c'est-à-dire ce dernier contact, mais qu'à un moment donné justement c'était quelque chose que vous refusiez. Mais en fait, je pense que euh d'abord enfin moi j'ai fait je sais pas plus de 50 visites terrain. J'ai fait des tournées facteurs, j'ai visité des plateformes logistiques, j'ai fait des tours dans les centres financiers, dans les bureaux de poste.

Ce qui me frappe et ce qui me fascine, c'est l'intelligence de situation des postières et des postiers. C'est leur capacité à créer de la confiance, de la proximité humaine dans toutes les situations, même dans des situations euh vous voyez de d'incivilité. Donc utilise cette intelligence humaine des postières et des postiers comme un atout pour assurer cette présence, cette confiance et cette proximité avec les Français.

Je pense que c'est à la fois notre ADN mais c'est aussi le sens de l'histoire parce que dans un monde qui se numérise de plus en plus, la qualité perçue par nos concitoyens, ça va être la quantité d'humain qu'on est capable de mettre en face. Ça c'est ma conviction absolument profonde et c'est pour ça qu'on cherche à développer cette aller vert du facteur qui dans sa visite peut-être le courrier aura de moins en moins de place mais cet échange humain, cette capacité à détecter des fragilités, à être un relais pour mettre en relation avec une maison France service s'il y a une difficulté particulière, je crois que c'est ça notre avenir. Alors après, il faut construire le modèle mais ça fait un beau programme pour la la poursuite de la transformation de la poste.

Voilà. Et puis peut-être un dernier point donc sur les maisons France Services, oui, je crois qu'il faut qu'on continue à développer les synergies. Et est-ce que on a quelle leçon on a tiré de la crise du Covid ?

Alors, je n'étais pas à la au groupe La Poste au moment de de la COVID. On a réussi quand même à maintenir cette chose très importante qui est que chaque 5 du mois, on a versé les prestations sociales. Et puis je pense que quand je vois l'intensité du programme d'investissement pour mettre le wifi partout dans les bureaux, pouvoir faire de la visoconférence, enfin je crois qu'on a tiré les leçons en terme d'investissement nécessaire dans les infrastructures pour être capable quand même de vivre dans un système où seul quelques personnes peuvent aller au bureau et il faut trouver les solutions.

Mais c'est vrai que je pense que quand la crise Covid est arrivée, on avait peut-être un peu de retard sur ces sujets qu'on est en train de rattraper. Voilà, je crois que j'ai fait à peu près le tour de toutes les de toutes les Très bien. Écoutez, encore merci beaucoup à vous, monsieur le président, à vos équipes qui vous accompagnent.

Merci à tous les collègues. J'ai trouvé ces échanges vraiment très intéressants. On a très vite dépassé le seul cadre de la Banque Postale, mais on a compris que c'était un tout et que la Poste à travers ces différentes filiales aujourd'hui de par son histoire, de par sa culture occupe une place particulière dans la vie des territoires, mais aussi dans l'esprit de nos nos concitoyens et et et des élus.

Et et je pense que voilà, dans un monde nouveau où forcément il y a des choses qui évoluent, euh ben je pense qu'il faut il faut que les uns et les autres on fasse les efforts nécessaires pour pas se départir euh de ce qu'a été la poste et de ce qu'elle représente encore aujourd'hui pour nos concitoyens. Ça ressortait très clairement à travers les interventions des des uns et des autres. Je pense que ce serait euh vraiment vraiment dommage quoi.

Euh et donc je ouais je pense que vraiment ensemble, il faut qu'on continue à avancer ce modèle de de mission de service public rémunéré par l'État, pas au niveau du coût réel. C'est un sujet, on en parle, on en parle chaque année. C'est c'est un modèle original intéressant et je pense qu'on a intérêt voilà à garder cet esprit aujourd'hui encore une fois qui qui vraiment qui porte qui qui est très très fort, très sensible dans dans à la fois dans les territoires, dans l'esprit du concitoyen, chez les élus, je pense qu'on on a intérêt à le à le garder ensemble et à travailler ensemble pour poursuivre sur cette voie.

En tous les cas, un très très grand merci à vous. Euh et puis juste avant de vous quitter deux infos mais me rester là parce que après je file je pars à à Nancy et puis de les collègues ont aussi de leur chacun chacun d'entre nous a à a ses obligations. Deux petites infos pour les collègues.

La première euh nous organisons un déplacement de la délégation le 19 juin dans le Cantal euh autour de autour de de Ouais oui oui. Je vous invite à venir autour notamment de la question de du travail que l'on mène sur les méthodes d'application de la carte scolaire, voilà, qui est un sujet d'actualité concerne tous les territoires. Donc je je vous le dis ça, les invitations partiront bientôt mais comme ça vous vous pourrez l'inscrire déjà pour ceux qui peuvent se se libérer, venir dans le Cantal, ça me ferait plaisir.

Et puis nous avons une invitation du ministre Repsamen qui invite la délégation. Alors le le 10 juin alors le 10 juin ça tombe au moment où nous examinons la proposition de loi sur le pouvoir de dérogation des préfet. Voilà mais mais euh qui devrait être je pense commencé avant la coupure pour continuer après.

Si c'est le cas euh si c'est le cas on on pourrait caler notre notre visite au ministère. On pourrait la caler à à la coupure finalement s'arranger pour un transport en commun pour pouvoir y aller s'il y a une coupure à 20h ou à 19h30, on y va à la coupure et on revient pour ceux qui veulent suivre cette PPL. En tous les cas, voilà, notez cela et et puis merci encore de votre présence.

Merci de ben de ces échanges très riches, très intéressants. Merci à vous, monsieur le président, merci à vos équipes. Merci beaucoup.

Merci monsieur le président. Merci mesdames les sénatrices et messieurs les sénateurs.