L'entretien d'embauche de François Ruffin, spécial ESS & Transition écologique
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 79 %Attaque 13 %Défensif 8 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 22:22OuverteRéponse directe
Pourquoi est-il essentiel pour la France de mener concrètement la sortie des énergies fossiles ?
- 33:20OuverteRéponse directe
Quels sont les chantiers prioritaires pour la sortie des énergies fossiles et qui paye ?
- 34:51OuverteRéponse directe
Que comptez-vous faire pour soutenir le secteur associatif face à sa crise de financement ?
- 47:12OuverteRéponse directe
Comment intégrer les enjeux sociaux-environnementaux dans l'économie et les organisations ?
- 50:38OuverteRéponse directe
Comment répondre à la dette écologique et sociale des entreprises ?
- 1:01:33OuverteRéponse directe
Question sur le travail comme pilier du projet et des défis de la société
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 24:33François RuffinFait
« Sortir des énergies fossiles, c'est ne plus être dépendant des Russes, des Américains, des Saoudiens. »
- 25:18François RuffinChiffre
« Le déficit commercial sur les énergies fossiles en année normale, c'est 40 milliards d'euros. »
- 35:32François RuffinChiffre
« 20 millions de bénévoles en France, c'est 24 milliards d'euros de PIB. »
- 53:53François RuffinFait
« La comptabilité est politique parce que ce qui n'est pas compté n'existe pas. »
- 1:01:11Fait
« quand on exige un taux de rentabilité de 15 % d'une entreprise, ça veut dire que non seulement on n'augmente pas les salariés mais surtout que l'investissement dans l'entreprise et en particulier l'investissement de longue durée et en particulier l'investissement écologique qui suppose une rentabilité à très long terme ne sera pas effectuée »
- 1:05:11Fait
« pour moi évidemment les questions on peut pas avoir une politique industrielle, on peut pas avoir une politique écologique, on peut pas avoir une politique sociale si on si ça n'est pas lié politique commerciale »
- 1:05:51Fait
« le premier défi, c'est pas de grand pays sans grande industrie. On a des dirigeants politiques qui ont fait comme si on pouvait devenir juste une société de service »
Temps de parole
- ?99 %
≈ 2,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonsoir à vous. On vous a dit qu'il y avait euh des experts ce soir dans le jury et donc il fallait un non expert spécialiste de rien euh généraliste en tout et peut-être quelquefois euh caricature de lui-même pour introduire euh euh cette discussion. Vous savez, pour le quinka que je suis, euh il y a on a chacun ses références. Il y a une un couplet de rap qui raisonne dans mes oreilles de MC Solar qui dit "Je suis passé pour être présent dans ton futur.
Traduit dans mon engagement politique, j'ai exercé quasiment tous les mandats sauf celui de sénateur et je vous assure que ça me fait pas triper et que c'est pas prévu mais transcrit dans mon engagement politique, ça s'est traduit par une phrase assez simple qui marche aussi dans la vie. N'oublie jamais d'où tu viens pour savoir ce que tu dis et à qui tu parles. Tout petit déjà dans la famille où j'ai grandi en région Avrè dans une famille ouvrière populaire dans une fraterie de quatre garçons où j'étais le dernier.
On a à l'époque, mais sans le savoir, sans mettre d'idologie là-dessus, sans même mettre de mots ou de conscience là-dessus, inventer dans ma famille l'économie circulaire, la décroissance, la sobriété. Euh pour la lumière pas éteinte, pour les robinets qui coulaient, j'ai encore la voix de mes parents grognant me disant nous disant on n'est pas à l'Élysée ici pour les familles populaires, c'est ça qu'on dit. Euh c'est pas Versailles ici, on n'est pas à l'Élysée ici. Bon donc voilà une des grognements de parents disons la lumière ça ça coûte cher l'eau aussi. Donc pensez à l'étendre pour les fringues. Idem entre frangins, on se refilait les fringues.
Le dernier d'ailleurs avait le privilège d'avoir plus de choix que les précédents. Les cadeaux se refilaient avec des brocantes improvisées dans les chambres. pas toujours des brocandes solidaires d'ailleurs euh parce qu'elle pouvait se terminer en chamaillerie. Et puis je me souviens que même pour les cadeaux, je me souviens de mon premier vélo à 10 ans qui avait je crois fait plusieurs fois le Tour de France avant de se transformer en cadeau de l'enfant de 10 ans que j'étais. Mais une enfance au bout du compte heureuse quand même, je vous rassure de ce point de vue là.
puis v ensuite avec le choc pétrolier dans cette dans ce bassin de vie très industriel qui était le Havre qui est le Havre la la métallurgie la sidérurgie qui dévisse et puis mon père chaudronier Soudeur viré comme un Kleinex et la prise de conscience que le mouvement des délocalisations des des industries lourdes de ce pays était engagé à l'époque à l'époque on disait au chaudronier soudeur il y a pas d'avenir pour votre boulot l'avenir il est en Chine. L'avenir il est dans les pays du Maghreb, l'avenir il est ailleurs à l'est. Mais plus d'avenir pour vous.
Et je vous raconte ça pas pour être p hein, pas pour vous raconter ma vie, mais pour vous dire ce qui a construit mon engagement politique. Alors quand je deviens maire de Diep en 2008, j'ai évidemment en tête les cicatrices territoriales que ce dévissage industriel a provoqué, les drames humains qui les accompagnent.
Et donc comme maire dans cette ville populaire de Diep, portuaire, industriel, le poids de l'industrie dans dans ce territoire est de 24 % et ben je mets le paquet sur la défense de l'emploi, sur la défense de l'automobile, sur la défense des verriers victimes des fonds d'investissement prédateur sur tout ce qui faisait de mon point de vue l'économie réelle, l'économie qu'il fallait défendre à tout prix et se faisant je suis coco, on a beau être jeune coco On est coco peut-être à l'ancienne en mettant en second plan en tout cas dans le discours, dans les mots employés, dans les arguments développés, les questions d'écologie en second plan.
Et puis mais assez rapidement les miens, les les gens de ma ville, ceux qui étaient de ma ville d'origine, le Havre tombé un par un avec le cancer de la miande qui a été une pandémie de la santé au travail dramatique. D'ailleurs, on n'est pas encore en que de comète là-dessus. Et assez rapidement, je me suis dit quand même par la porte d'entrée de la santé au travail, ça peut pas durer comme ça. On peut pas produire sans faire attention aux hommes qui produisent. qui sont les premières victimes de de cette voilà mes connaissances de ce que ça peut provoquer.
Et donc ma porte d'entrée de ça peut pas durer comme ça, ça a été d'abord la santé et puis ensuite on progresse dans la vie comme ça, les rencontres, la vie qui enrichit, qui interroge. Bien cette rencontre avec François Rufin qui devient en 2017 camarade de banc en commission. Moi, je le connaissais un peu, j'avais vu ces films mais comme tout le monde, j'allais dire on se connaissait pas bien et je me retrouve assis en commission avec François, assis quasiment dans l'hémicycle et dans toutes les batailles avec François. Et là, dans les discussions qu'on a, je rencontre un vrai intellectuel. Moi je le suis pas alors je suis ni manuel ni intellectuel donc j'avais beaucoup de préjudices.
Je rencontre François qui est intello mais qui incarne et puis qui a la vie des gens que je porte moi dans la tête et même dans les tripes. Et François, dans les discussions politiques qu'on a très rapidement, on se dit si on ne parvient pas à réconcilier les Frances, si on ne parvient pas à réconcilier écologie et travail, si on ne parvient pas à réconcilier fin du monde et fin du mois, on perdra sur les deux tableaux et puis on perdra tout cours, on perdra la bataille culturelle et donc on perdra la bataille politique.
Et du coup, non pas il me convertit, mais il m'aide à à progresser sur ces questions là et à m'interroger sur ces question là et peut-être mettre à à me à me challenger sur ces questionsl. Et j'en termine par là. Je je suis aujourd'hui président du Naglo, celle de DP maritime et évidemment sur l'économie réelle, les problèmes des gens sont percutés par le sujet qui nous rassemble aujourd'hui.
Quand moi je veux défendre les pêcheurs, ben je suis obligé d'aborder d'appréhender la question de la qualité des autres benadas, de la qualité de l'eau, ce bien commun que représente l'eau et qui peut prendre mieux soin de l'eau, de la ressource, de la résignance au réchauffement climatique, de l'adaptation au mode de pêche que les pêcheurs eux-mêmes.
Évidemment sur les questions agricoles dans Masir, il y a 1200 agriculteurs, élevage laitier, des champs, du lin avec François, quand vous rencontrez les gars de la FNSEA au bout de 8 jours d'élection, vous dites "Le chemin va être raide, le chemin va être rude, il va falloir leur expliquer qu'on n'est pas un ennemi, qu'on a pas le couteau entre les dents et que nous on est attaché à la souveraineté alimentaire mais on est attaché aussi à la qualité de ce qui va être servi dans l'assiette de nos momes à la cantine comment on réconcilie ça ? Comment le combat sur le mercoscure, sur le CTA notamment peut être un vecteur de ça ?
Et puis euh sur les questions industrielles assez rapidement, je je je mets dans mes discours, je développe dans mes discours, le temps est passé, je vais trop loin.
Comment là aussi sur la question enfin le produit le plus propre quand on est né auavre et que c'est le premier bord chinois le premier le produit le plus propre le moins polluant le plus respectueux de l'environnement c'est quand même celui qui est produit chez nous et donc comment le madein France le renouveau industriel possible peut être au service d'une écologie et je termine par là comme élu je mesure à quel point là comme président d'agl comment quand on développe des jardins en partage quand on développe une maison de l'économie sociale et solidaire quand on a une maison de la rénovation et qu'on prévoit de rénover 2000 logements sociaux dans le territoire et qu'en même temps on a une opération programmée d'amélioration de l'habitat où on intègre ces question de rénovation thermique des logements pour lutter contre le chaud et le froid.
Comment ? Et ben on embarque les gens en leur disant non seulement ça va être bon pour votre porte-monnaie, non seulement ça va être bon pour votre santé, mais ça va être bon aussi pour la planète. C'est-à-dire qu'on ne peut pas opposer. Euh et ce que je retiens moi, c'est qu'on les embarque quand on est innovant, quand on décrète que décider ensemble, ça change tout, quand on met en place de la démocratie qui permet d'embarquer les gens, y compris de la démocratie participative qui permet de frotter, qui permet d'opposer, qui permet au début de dire on est en décalage, mais de mesurer qu'on peut avoir des convergences et des combats communs à mener.
Je souhaite, j'espère que le débat de ce soir permettra de se frotter et de mesurer qu'on a évidemment des convergences pour prendre soin des gens. en même temps qu'on prend soin de la planète parce que si on fait pas ça et bien on ne prendra soin d'aucun des deux. Merci de votre attention.
[applaudissements]
Merci Sébastien. Merci. Bon ben on le voit, c'est un sujet très sérieux sur le fond et complètement d'actualité, mais c'est pas parce que c'est sérieux sur le fond qu'on va pas mettre un peu de second degré sur la forme. Un entretien en embauche, franchement, ça peut être austère et ennuyeux, mais on pense que ça peut aussi être animé et dynamique.
[musique]
Alors, j'en profite vous rappeler le déroulé de cette soirée. Les juris vont questionner François Rupin. Mais il sera pas tout seul nécessairement pour répondre. Oui, il aura droit à un joker. Il est ici. Quand François va le sortir, il pourra faire appel à un ami. Vous connaissez tous le traditionnel joker appel à un ami qui sera actionné maximum une fois ce soir. Après la séance face au jury, on va avoir un temps d'échange avec vous où vous pourrez poser aussi vos questions. Et puis enfin, on lancera l'appel au don parce que une campagne présidentielle, bah ça se fait pas uniquement avec de la bonne volonté, même s'il y a beaucoup de bonne volonté en ce moment.
Et puis en fin de soirée, on va aller boire un verre avec le jury qui va pouvoir délibérer tranquillement autour d'une bière. Vous êtes tous et toutes les bienvenus pour continuer la conversation avec nous à ce moment-là. Vous savez tout, on peut lancer la soirée et démarrer avec le jury.
[musique]
Alors, elle vient de Makense. Elle accompagne des communautés engagées et des projets à fort impact social. Un tonneur d'applaudissement pour Alisé Loacmer. [applaudissements]
[musique]
Il vient d'Agroaritech. C'est un des plus grands spécialistes français de l'économie régénérative et de la comptabilité écologique. Bienvenue à Alexandre Ramboau. [musique] Elle vient de Hoka, réseau mondial d'entrepreneurs [musique] sociaux et elle accompagne ceux et celles qui essayent de changer le monde, Elsa d' Costa.
[applaudissements][musique]
Et puis voix incontournable sur les enjeux climatiques, ex-directeur [musique] du Shift Project, Mathieu Osano.
[applaudissements] [musique]
OK. Et ben, on a quatre jurés. Vous avez 2 minutes chacun pour vous présenter et nous dire pourquoi vous avez accepté de faire passer cet entretien d'embauche à François Rifin. Et ben merci Maxime. Bonjour à toutes et à tous. Donc moi c'est Alisé l'OCME. Ça fait 15 ans que avec MXEN j'ai la chance de soutenir l'engagement de tout un chacun pour que chacun chacune puisse participer à les grandes transitions écologiques, sociales, démographiques qu'on rencontre que ce soit par l'entrepreneuriat.
Donc c'est à peu près 4000 entrepreneurs qu'on a soutenu à plein de stades différents de développement euh par l'emploi parce qu'il y a aujourd'hui 400000 personnes par mois qui viennent sur notre site à la recherche d'un emploi qui fait du sens. Autant vous dire qu'il y a un peu moins d'offres d'emploi en face pour le moment et aussi en accompagnant des gens dans des entreprises, dans des collectivités à essayer de faire bouger leurs écosystèmes de l'intérieur. Euh et je suis aussi administratrice du mouvement Impact France qui est la première et la seule voie patronale progressiste qui vise à mettre l'intérêt de la performance économique au service de la performance sociale et écologique.
Mouvement coprécidé par Julia Fort et Pascal Desmurger. Et je suis venue pour cet entretien d'embauche parce que j'ai des vraies questions à poser à monsieur François Ruffin et j'espère peut-être trouver de la lumière et une réponse.
[applaudissements]
Alors bonsoir [raclement de gorge] à toutes et à tous. Donc Alexandre Rambeau, je suis enseignant chercheur agroparitech et euh donc spécialisé en comptabilité écologique à la base et dans les questions surtout d'écologisation de l'économie. Dans ce cadre, ben je je cofondais le CERCS, le cercle des comptables environnementaux et sociaux parce que une de mes je sais pas marotte depuis quelques années, c'est de rendre plus attrayante comment dire la comptabilité, ce qui est pas une mince affaire parce que derrière la comptabilité, il y a en fait quelque chose qui parcourt toutes les civilisations humaines et qui constitue véritablement le langage qui est utilisé pour s'organiser.
Et donc aujourd'hui, l'enjeu c'est de faire en sorte que les enjeux sociaux et environnementaux intègrent justement ce langage et que ça change de façon profonde l'économie, les organisations. Et du coup, ben je suis très heureux d'être là et c'est c'était important pour moi de justement pouvoir poser ces questions et je suis très enfin c'est un format que je trouve vraiment bien et de pouvoir justement être en contact et bah rentrer dans le dialogue sur un tel sujet. Donc merci.
[applaudissements]
Bonsoir. Moi, je suis Elsa Costa et je suis venue parce que je rêvais de faire passer un entretien d'embauche sous 40°gr. Euh, ça ne m'est jamais arrivé, je suis toujours pour les premières fois. Donc voilà, ce sera la première fois que je ferai passer à l'entretien d'embauche. Et surtout parce qu'un entretien d'embauche, pour une candidature à l'élection présidentielle, je trouve ça plutôt opportun en ce moment qu'on nous demande aussi notre avis et qu'on choisisse par envie plus que par défaut. Euh ensuite, dans la vraie vie, euh j'ai la chance de diriger la branche française de l'ONG HOK qui euh comme tu le disais Maxime est un réseau d'entrepreneurs sociaux.
Alors, pour entrepreneurs sociaux, il faut entendre des associatifs qui transforment profondément votre vie de tous les jours puisque 100 % des français bénéficient aujourd'hui des associations. faut bien le garder en tête et surtout la plupart des grands progrès de société ont été portés quasiment systématiquement par des associations notamment ça pour ceux qui étaient qui marchaient comme moi samedi, ça ne vous a pas échappé que c'est d'abord 130 associations féministes qui depuis 2 ans demandent cette loi intégrale ainsi que les milliards d'euros qui sont nécessaires à la protection de l'enfance mais pas que. Le Nutriscore, c'est aussi des entrepreneurs sociaux qui en sont à l'origine.
Le service civique, c'est la même chose. Le grand oral au bac, l'indice de durabilité, de réparabilité, toutes ces choses qui vous paraissent faire partie du décor comme parfois dans un vieux couple avec sa femme ou son mari. Et ben en fait, ce sont les associations qui en sont à l'origine et je pense que c'est un sujet dont j'ai véritablement envie de parler avec François Ruffin parce que je trouve qu'on en parle pas assez ni dans les médias, ni dans le débat public.
[applaudissements]
Euh bonsoir, moi c'est Mathieu Oxanneau. Euh tout pareil, curieux, chaud. J'ai j'ai dirigé le Shift Project pendant 10 ans. Donc le Shift, c'est un groupe de réflexion qui tâche de lancer des lancer des pistes d'action cohérentes pour réussir ce qui défine notre génération, c'est-à-dire à sortir des énergies fossiles dans les 25 prochaines années. Je suis un garçon curieux. Il se trouve que on a fait la même école de journalisme euh avec François, le centre de formation des journalistes d'ailleurs qui pas pas très loin d'ici. Et euh depuis euh depuis que j'ai commencé à bosser, la sortie des énergies fossiles, ça me paraît de toute évidence être l'affaire du siècle.
Euh une expression qui a qui a qui a eu un certain succès. Euh et je crois que les règles du jeu actuell euh entendez le capitalisme ont beaucoup de mal pour plein de raisons à prendre à bras le corps ce cette cet enjeu qui est un enjeu vital pour nos sociétés. Donc ça m'intéresse euh d'échanger avec quelqu'un comme François qui représente qui incarne qui fait partie des ressource politique aujourd'hui en France qui incarne une façon on va dire critique d'aborder les règles du jeu dominantes économiques. Donc ça m'intéresse beaucoup de voir alors qu'il se voit euh en charge de de notre de notre nationah tout simplement comment il se propose d'aborder ce problème monstrueusement.
compliqué et néanmoins fatidique qui est la sortie des énergies fossiles.
[applaudissements]
Merci à vous, merci à tous et enfin bah mesdames et messieurs pour son entretien d'embauche face à cet incroyable jury François Rifa. [applaudissements]
[musique]
Bonsoir. Bonsoir tout le monde. Moi d'abord tous mes remerciements. Vous savez quand on a la chance de venir parler comme ça en public, c'est dans qu'en amont du moment où vous venez, il y a un tas de personnes qui se sont bougé le derrière pour installer les panneaux derrière nous pour qu'il y ait de la com, pour que vous soyez invités. Donc un grand merci à toutes celles et tous ceux qui ont fini ce travail.
[applaudissements]
Merci à vous aussi cher jury, pour votre présence. Je pense que vous avez reçu mon CV et ma lettre de motivation. Je sais qu'il y a des trous à l'intérieur. Euh j'ai pas fait Science Poau. Euh j'ai pas fait Lenat. J'ai pas reçu de valise de la libdafi. Donc tout ça c'est des points absents. Je voudrais signaler trois points forts. Néanmoins, ça fait 25 ans que je discute avec les Français qui soient ouvrier ou ingénieur, qui soi chercheur ou aide à domicile. Et je pense que écouter les Français, c'est quelque chose qui est important pour ensuite en parler parler. C'est la première chose.
La deuxième chose, c'est euh que ça fait j'ai géré une association moi aussi pendant 20 ans et je n'ai pas eu une seule année de déficit. Euh et euh voilà. Et donc je pense que ça fait ça ferait du bien dans ce pays. La troisème chose, c'est que dans mon coin euh dans la première circonscription de la Somme où le Rassemblement national domine à touses les élections nationales qu'il s'agissent de la présidentielle ou des européennes euh un mois après, nous parvenons à inverser ça lors des élections législatives et à faire que ça soit la gauche qui l'emporte et non pas le Rassemblement national. Et je pense que c'est un point qui doit fortement compter aussi pour l'an prochain.
Je pense qu'on va évoquer beaucoup d'idées là ce soir. J'auraaiis peut-être comme Seb l'a fait rendre les choses sensibles pour démarrer. Moi, je veux dire quand j'ai entendu Macron qui disait qui aurait pu prédire il est la même génération que moi. Et moi, c'est prédit depuis que je suis jeune, depuis que j'ai 20 ans, je suis conscient, il y a eu le trou dans la couche zone, il y a déjà le réchauffement et j'étais conscient que il pouvait pas y avoir de croissance infinie dans un monde fini. Je j'étais conscient du mal qu'on faisait aux vivants. Maintenant, ça restait une idée. Je vais vous donner un moment que je considère comme une épiphanie, comme un moment de révélation.
On est en 2019, je descends comme tous les ans en Ardèche. Comme je vais descendre encore cette année en Ardèche avec mes enfants parce que comme un chien qui va toujours pisser au même endroit, je vais je prends toujours mes vacances au même endroit. Et là, il fait un temps de canicule. J'ai mes mommes qui sont en train de dormir à l'arrière de mon berlingoto. On il vient de tomber une nouvelle à la radio, c'est que en une génération, donc celle de Macron ou la mienne, il y a un tiers de tout ce qui est sous terre, sur terre ou dans les airs qui a disparu.
et je j'ai mis un CD que j'ai emprunté à la bibliothèque municipale d'Avien qui est un compte de Amos OS qui s'intitule Soudain dans la forêt profonde et où les animaux ont disparu et du coup l'institutrice a collé les photos dans renard le le le dessin d'une poule et il y a encore quelques personnes dans le village qui savent en imiter les cris et je me dis voilà le monde que je ne veux pas non pas pour moi mais pour mes gosses qui sont à l'arrière de la voiture.
Je dis ça parce que voilà, on va ce soir des statistiques, on va avoir des raisonnements et tout ça, mais à un moment je pense que si ça va pas, c'est que on a des dirigeants qui aujourd'hui sont comme coupés de de la part sensible qu'ils peuvent avoir. Et ça me semble important en démarrage de de se dire que tous les raisonnements qu'on va mener, c'est aussi parce que c'est sensible en nous et en tout cas moi je sais pour qui je le fais. Je le fais entre pour mes gosses. Voilà. Merci à vous. OK. Alors début de l'entretien. Merci beaucoup pour cette introduction. Très intéressant. Effectivement nous avons reçu votre curriculum invité.
Euh moi la question elle est très large mais voilà, prétendre à la magistrature suprême en en France, ça veut dire avoir une vision large de où se situe le pays et de où est-ce qu'on veut l'amener. Je je suppose. Euh donc ma question, elle est elle est à trois niveaux. Pourquoi à ton avis euh il est essentiel pour la France de mener concrètement la sortie des énergies fossiles ? On dit par exemple la France c'est 1 % des émissions mondiales. C'est vrai. Donc finalement si la France des carbones ça change pas grandchose au chemin public. Pourquoi c'est important à tes yeux ? C'est quoi les chantiers prioritaires et qui paye ? Voilà tu as 5 minutes 10 minutes je crois.
10 minutes 10 minutes, c'est parti. D'abord où on veut amener la France 2032, on vit mieux. On veut que dans 5 ans, enfin pendant les 5 ans, au bout des 5 ans du mandat, les gens vivent mieux qu' ne le vivent parce que les gens aujourd'hui sont pas heureux. Bon et donc il s'agit d'avoir le mot bonheur doit être un mot qui doit exister dans cette campagne et qu'on doit faire exister pendant les 5 ans. Moi, il me semble que sur sortir des énergies fossiles, on a aujourd'hui des intérêts qui sont alignés. euh l'intérêt de la facture des gens.
Bah oui, quand là par trois temps euh de détroit d'ormous fermé, on va faire le plein à la pompe à essence ou si jamais on devait à l'automne remplir sa cuve à fioule, c'est douloureux sur la facture. Euh un autre intérêt des Français, c'est euh le confort. Le confort, c'est de de pas avoir froid l'hiver chez soi et c'est de pas crever de chaud dans des bouilloirs thermiques l'été. Et ça s'aligne évidemment avec les émissions de gaz à effet de serre, sachant que il y a on on émet toujours plus de gaz à effet de serre. Je crois que c'est 1,5 % alors que notre population elle a moins de 1 %. Donc on a on a encore 50 % à à rattraper par rapport à notre population.
Et évidemment pour moi, il y a la question de la souveraineté nationale. Sortir des énergies fossiles, c'est ne plus être dépendant des Russes, des Américains, des Saoudiens, des enfin voilà. Donc et enfin, j'y reviendrai mais pour moi, ma boussole et qui me permet de lier l'économique et l'écologique, c'est la question du déficit commercial. Là, le déficit commercial sur les énergies fossiles en année normale, c'est 40 milliards d'euros. Une année comme la guerre en Ukraine, c'était 80 milliards d'euros. Sans doute qu'on va approcher les 80 milliards d'euros cette année, rien que sur les énergies fossiles. Donc, c'est une hémorragie.
On nous parle en permanence du déficit public et je ne le néglige pas mais le déficite commercial est encore plus gigantesque et je considère que là on a un temps où les intérêts sont alignés et je voudrais pas que parce que le D3 d'ormous se rouvre, ça ferme une fenêtre d'opportunité. Il faut la maintenir ouverte et il faut qu'on avance sur ce cheminlà. Il y a trois chantiers majeurs. Il y a un chantier, c'est la mobilité. Il y a un chantier, c'est l'agriculture et l'industrie sur la production peut-être de manière moins importante mais qui est là quand même. Et il y a le 3è chantier, c'est les logements.
Moi depuis 10 ans que je suis à l'Assemblée nationale, je mets l'accent sur les logements. Pourquoi ? Parce que là, on a la technologie, elle est prête. Le savoir-faire, il est prêt. On peut produire ici et on a une population qui est d'accord pour le faire. Je le dis avec franchise que sur l'agriculture ou sur les mobilités euh il faut encore discuter, il faut encore avancer, il y a des solutions qui sont là mais tout est pas aligné sur le logement tout est aligné. C'est pour ça que moi en commission des affaires économiques, il y a des moments ça m'a rendu dingue de voir que on avait tout pour le faire et que ça bloquait parce que on n'ouvrait pas le budget en conséquence.
Alors, je disais à la louche, je disais 20 milliards d'euros. Euh je dis que c'est un peu à la louche, hein. Quand j'ai démarré la bagarre sur en finir avec les 5 millions de passoirs thermiques, à la loue, je disais 20 milliards d'euros. Pisaniferie a dit 14 milliards d'euros sur les logements privés plus 10 milliards d'euros sur les logements publics. Donc on est on est de l'ordre de 24 milliards d'euros qui sont à à investir chaque année sur ces questionsl et je considère que ça doit être la première des priorités. Ça doit être sur le logement parce que là aujourd'hui tout est prêt.
On en a vu les effets pour les gens euh il y a la semaine dernière, on risque de les revoir dès cette semaine. Le fait de ne pas avoir fait euh un ce plan d'investissement, je voudrais insister sur ce mot investissement, ça n'est pas pour moi un coût, c'est d'abord un investissement. Ça ça contribue à côériser le déficit commercial. Si je puis me permettre, je vois trois moyens pour euh diminuer notre déficit commercial. Le premier moyen, je l'ai énoncé sur les énergies fossiles. Le deuxième moyen, c'est de produire ici tout ce qui peut être produit ici. Donc c'est un plan stratégique sur les 100 produits qu'on considère comme étant des produits clés.
Donc on peut dire que ça peut être euh les produits d'environnement, panneaux photocataïque, éolienne, euh ça peut être les aliments, ça peut être les médicaments, ça peut être l'armement, ça peut être l'acier évidemment sur lesquels on considère qu'il faut ramener ça dans notre pays pour ne pas importer. Et enfin le le troisème point pour moi, c'est le réusage, le réemploi. En gros, il faut passer d'une logique qui est celle du exporter plus qui était celle des 40 dernières années à une autre logique qui est celle de importer moins. Et ça veut dire dans ce cadre là que je vois des téléphones portables qui traînent sur la table. L'objectif, ça doit être d'en acheter le moins possible.
D'en acheter le moins possible à la fois pour des raisons de sobriété écologique parce que l'intérieur il y a des minerais rares, mais d'en acheter le moins possible aussi parce que tout téléphone portable acheté mais comme à peu près toute laifi comme plein de choses, c'est en fait de l'importation. Donc c'est du déficit commercial. C'est pour ça que je considère que si on on prend comme boussole le déficit commercial, on parvient à faire à à faire se conjuguer la sobriété écologique et euh le le les les questions économiques. Et alors qui paye plus largement ? Comment tu structures ça ? Comment tu re réinstitu ce qui est en creux dans ce que tu dis ?
C'est-à-dire un état stratège qui pilote une politique industrielle ou un ensemble de politique industrielle ? En tout cas, il y a quand tu prononces le mot état, je te dis ma point, je vous dis ma principale inquiétude. On me dit "Mais rencontrer Trump, Poutine, ça me fait pas peur." Mais je me dis là, en revanche, ils ont passé 40 ans à détruire l'état de l'intérieur. Quand j'entends Gabriel Atal qui dit il faut à nouveau supprimer 100000 postes de fonctionnaires comme si pour traverser les crises en série et notamment la crise climatique, il nous fallait pas au contraire un état structuré charpenté dans notre pays. Il nous le faut. Et ils l'ont démonté.
Ils en ont démonté par le fait qu'un certain nombre de haut fonctionnaires n'ont pas une mentalité de service public mais sont déjà en train de se demander comment ils vont aller revendre leur carnet d'adresse à Google, Apple, Amazon et compagnie. Donc il y a évidemment la reconstitution de l'État qui est une question clé, non pas un état qui fait tout, mais un état qui sait qui sait trouver sa place, qui paye. Par exemple, sur quand je parle de réusage, de réemploi, je considère qu'il faudrait un atelier de réparation, de partage d'outils, de free prix par quartier ou par canton. Je suis très attaché au canton. On pourra peut-être y revenir.
Euh qui paye d'abord dire qu'il y a de l'argent dans notre pays. Euh le taux d'épargne des Français n'a jamais été aussi élevé. Il est 19 %. Jamais ça n'a atteint cette sommet là. On a 2000 milliards d'euros d'assurance vie. Ça veut pas dire les Français. Les Français ça veut rien dire parce que à l'intérieur des Français il y en a qui épargnent 0 € et il y en a qui ont bien davantage les moyens d'épargner. 2000 milliards d'assurance vie sur qui est en partie défiscalisé sur lesquels il y a des niches et pourtant qui n'est pas canalisé. On a par exemple que 3 à 4 % de nos assurances vies qui vont les vers les TPE, PME, ETI alors que le triple va vers le Dow Jones ou le NASDAQ américain.
Donc le l'outil assurance vie, il doit permettre de de flécher. Michel Barnier avait proposé par exemple un livret industrie. Je suis convaincu qu'il y a des gens dans notre pays qui ont de l'épargne et qui seraient d'accord pour le placer sur des livret où il saurait à quoi ça sert derrière. 3è levier que je vois, c'est le taux de centralisation du livréa. Je veux dire avec qui ces questions ont été travaillées. Ils ont été travaillés avec Éric Monyet notamment qui est un économiste et ils ont été travaillés avec euh toute notre groupe d'expertise en la matière.
Mais donc le taux de centralisation du livré, c'est-à-dire que au départ le livréa devait servir à 100 % pour des projets d'utilité publique et puis ça a été partagé avec un certain nombre de banques qui ont dit bon ben voilà nous il faut qu'on se fasse de la maille dessus donc on le ramène à 60 %. Rien que de le ramener, de le remonter à 80 %, c'est 120 milliards d'euros. Enfin, le dernier point, on est dans un temps où il va y avoir une immense transmission 9000 milliards d'euros qui vont être transmis d'ici 2050, c'est à peu près 500600 milliards chaque année. Bah, il est évident que cette grande transmission, elle doit en partir servir aux générations futures.
Et donc là, il y a quelque chose qui est, je vais peut-être venir moins sur des chiffres, mais il faut donner le sentiment d'un nouveau contrat social. On a monté un contrat social dans l'après-gerre qui était que euh finalement pour les personnes âgées qui euh quand elles vieillissaient dans les classes populaires vieillissaient au crochet de leurs enfants ou dans la pauvreté. Et on a fait la retraite qui a eu une efficacité politique gigantesque puisque'en une génération on diffuse par quatre le taux de pauvreté des personnes âgées.
Maintenant il faut un nouveau contrat social qui s'inverse et que ça soit à l'égard de la jeunesse et donc évidemment l'écologie en fait partie qu'il y ait un nouveau contrat social qui soit signés. Euh peut-être il y a un autre déficit que que qu'on peut évoquer, c'est le déficit euh de fierté presque. Euh je pense que il a on vit aujourd'hui une crise matérielle, mais on on vit aussi une crise spirituelle. Euh qu'est-ce que c'est le projet nous nous gouvernons depuis 40 ans ? C'est euh compétitivité, rentabilité, marché, mondialisation. ça fait triper personne.
Et je pense que au fond euh le réchauffement climatique, ce gigantesque défi que nous avons affronter comme toute l'humanité, ça peut être une occasion de se remettre vers un horizon, vers un cap et de se dire voilà, on se retrouche les manches mais on sait pourquoi. C'est parce qu'on on a ça à relever ensemble et on sait pourquoi on se lève le matin.
[applaudissements]
Merci François. C'est censé être moi, je crois. Ouais. Euh tout à l'heure, vous nous avez dit que vous aviez dirigé une association. Évidemment, c'est c'est très familier à mon oreille et j'apprécie beaucoup. Et je me dis en même temps que quand on souhaite diriger la France, il y a un sujet de fond qui est l'intérêt général. L'intérêt général, c'est pas un exercice qui est simple parce que c'est l'intérêt de la totalité des Français et pas d'une majorité de Français. Et aujourd'hui, on assiste quand même depuis quelques années à une forme de privatisation de cet intérêt général. Alors, lié à notre modèle économique évidemment, mais pas uniquement.
Je pense que c'est assez multifactoriel et pour autant, il y a un pan de l'économie aujourd'hui qui représente l'intérêt général que sont les associations. Il y a quelques jours de cela, nous fêtions les 125 ans de la loi 1901. Bon, moi j'ai pas vu beaucoup d'écho dans la presse, hein. Enfin, c'était quand même assez dingue. Alors, c'est quand même une loi fondamentale de notre fameux contrat social républicain. Et quand Valdec Rousseau a décidé de la mener il y a 125 ans, il avait surtout comme objectif de faire aimer aux Français la République.
Il était à 10 milieu d'imaginer que 125 ans plus tard, ce serait 6 % du PIB, ce serait le secteur le plus employeur de France largement devant le secteur automobile avec 1800000 salariés, ce serait 1500000 associations qui œuvreraient tous les jours pour faire en sorte que non seulement nous allions à peu près bien, je dirais, mais qu'en plus de ça, nous pensions la société telle qu'elle doit être demain. Et évidemment, le secteur associatif fait partie de l'économie sociale et solidaire. Et je dois dire que ça m'a toujours assez interloqué de voir qu'on était obligé de mettre social et solidaire derrière économie. Mais bon, ça ce sera un autre un autre débat.
Et donc je m'interroge aujourd'hui, je me dis c'est quand même dingue parce queon vit une crise de financement majeur du tissu associatif avec certainement une mauvaise façon aussi de l'explicité de la part de des premiers tenanciers du secteur associatif sur ce qu'il permet de de valoriser non seulement en terme de coût évité mais en gain produit pour la société. Je vous donne un chiffre. 20 millions de bénévoles en France c'est 24 milliards d'euros de PIB. Sauf qu'étonnemment le PIB euh ne le ne le visualise pas puisque'en fait le PIB est arquebouté sur une valeur transactionnelle et pas une valeur relationnelle.
Donc nos cadres sont obsolètes et les modes de financement sont obsolètes aussi en tout cas pour le secteur qui m'intéresse le plus qui est le secteur associatif. Donc que comptez-vous faire pour que je me sente bien tous les matins ? François Ruffin ? D'abord euh dire que je suis très conscient qu'aujourd'hui euh la société, elle tient pas par le haut, elle tient pas par l'Élysée, elle tient pas par l'assemblée, mais elle tient par le bas. Euh, elle tient par des élus locaux, elle tient par des entrepreneurs et elle tient par les associations.
Quand dans ma circo, à peu près partout, qu'on soit à la campagne ou qu'on soit dans les quartiers, il y a encore du sport qui est proposé, il y a de la culture qui est proposée et il y a des actions de solidarité, ça repose sur le monde associatif. Et je vous dis mon inquiétude, moi euh que on a déjà un craquage de l'école. Euh on a un craquage de l'hôpital avec des soignants ou des enseignants qui font ce qu'ils peuvent pour colmater. Euh le pire demain, ça serait le craquage du tissu associatif euh à la fois par le vieillissement de ces bénévoles, par les questions budgétaires, on y viendra, et aussi par la surcharge administrative.
Euh donc il s'agit que non seulement que ça tienne mais que ça continue ça continue d'inventer. Euh trois points d'abord les crédits qui ont été gelés. on il y a une division par 15 du nombre de contrats aidés qui ont été fournis aux associations sur les 15 dernières années. Donc c'est absolument gigantesque.
et surtout je dis surcharge administrative, c'est que on est passé d'une possibilité d'avoir du financement sur le fonctionnement à de l'appel à projet et des compte-rendus d'activité qui fait que ceux qui devraient être les cadres de l'association qui sont ceux qui motivent les équipes, ceux qui sont seraient le plus à l'aise sur le terrain pour aller rencontrer les gens, ils sont ceux qui sont le plus tournés vers leur écran d'ordinateur pour aller remplir des plateformes en série, rechercher du scénar et ainsi de suite.
Par exemple, quand il y a eu la loi sur le narcotrafic, vous allez dire ça n'a rien à voir, mais quand il y a eu la loi sur le narcotrafic qui est passé à l'assemblée et qu'on avait un parquet spécialisé, que il s'agissait de mander des enquêtes, tout ça très bien, je suis pour. Mais si on n' pas un renforcement des associations dans les quartiers populaires, des centres sociaux dont je vois chez moi combien il galère, ça sert à rien.
Et donc je je quand il y a eu les municipales à Amien, je n'ai cessé moi au copains qui étaient sur la liste au au candidat socialiste qui a finalement remporté la mairie de lui dire association association association association parce que au fond c'est rentable aussi. Les assauts on leur donne un, elles font 10. Voilà. Donc il y a c'est pour ça que en janvier moi j'ai fait une nuit des bénévoles dans ma circonscription à ville pour les mettre en valeur.
Alors, je j'ai mes petits chèqus de députés qui ne qui ne conservent que le SMIC, mais au-delà de ça, qui est une reconnaissance spirituelle et de la même manière qu'il y a une nuit des Césars, de la même manière qu'il y a la fête, enfin les les victoires de la musique, moi je pense qu'il devrait y avoir une nuit des bénévoles, une nuit des associations qui sera un moment où un certain nombre soit mis en valeur et qui permettent à chacun de s'identifier.
quand j'ai fait mon discours à l'Assemblée nationale sur le maillot de foot, vous voyez, qui m'a coûté 1500 € au passage, euh mais euh je sais combien euh il y a de bénévoles des clubs de foot, mais de gym, de judo, euh de basket qui se sont reconnus dans ça. Ils se sont identifiés aux personnes dont je parlais, ils se sont identifiés à mon maillot parce que c'était leur vécu. Donc je pense que on gagnerait grandement à financer beaucoup plus largement les associations, à les financer sur non pas sur du contrat annuel de l'appel à projet éternellement renouvelable mais en donnant la visibilité que ça soit sur 3 ou 5 ans et qui est pas en permanence du montage de dossier à faire.
Enfin, un point qui me tient à cœur, c'est presque une conception du pouvoir. Euh est-ce qu'on Je ne crois pas que on change la société parce qu'on a l'Élysée, l'assemblée, les ministères et que ça c'est par des décrets, par des circulaires, par euh des lois euh que ça se règle. C'est pas vrai. C'est ça se passe. Ce que peut faire le pouvoir, c'est accoucher de ce que dans le ventre de la société il y a déjà de meilleur ou de pire.
Mais nous on ne peut enfin je considère que le politique ne peut qu'en accoucher et que il s'agit pas d'avoir vous parliez de la de la manifestation de samedi, mais par exemple une grande conquête en tout cas une avancée qui permettra même si le pire nous advenait que on recule pas là-dessus, c'est l'entrée de l'IVG dans la Constitution. Comment ça s'est fait ?
Ça s'est fait parce que il y a une d'abord il y avait un accord de la société déjà qui était large que il y a des associations qui l'ont porté de manière conjointe avec toutes leurs différences et sans doute beaucoup de divergence et que elles se sont alliées aussi avec les syndicats et c'est seulement ensuite qu'il y a eu les partis qui sous contrainte quelque part sont venus finaliser ça. Je crois que c'est ça le mouvement de la société. La société, c'est pas une décision qui se prend d'en haut, mais c'est le l'effervescence des initiatives d'en bas qui font que un moment ça s'impose, c'est imposé en haut. Euh l'exemple que je donne toujours est celui de la sécurité sociale.
Euh je veux dire quand Ambroise Croisa devent ministre des travailleur en 1945 euh quand il dit voilà on va faire un vaste plan de sécurité sociale avec quand vous irez euh chez le médecin, vous serez remboursé et même si vous allez pas au boulot, vous continuerez à être payé. Les gens ils ont disent "Mais il est dingue celui-là, qu'est-ce qu'il nous raconte ? C'est pas possible son histoire. Et puis en plus, on a plus de pont, tout est détruit, on a plus de route, les HLM, enfin les logements sont détruits aussi. Pourquoi ils se sont pas dit ça ? Ils se sont pas dit ça parce qu'en fait ce que Ambrois Croisa proposait, c'était déjà là.
Ça existait déjà en partie parce qu'il y avait eu des mutuels, parce qu'il y avait des fédérations de travailleurs, parce qu'il y avait des municipalités socialistes communistes, qu'il avait déjà mis en place à des endroits ou d'autres. Et donc quand euh Crois vient énoncer ça après le Conseil national de la Résistance, finalement on vient proposer de généraliser d'universaliser euh ce qui était déjà là en partie. Je crois que c'est ça le moment de la société. Par exemple, j'ai eu des discussions avec mon collègue Boris Tavernier euh qui porte très fort la sécurité sociale de l'alimentation, hein.
Et et j'ai voté pour sa proposition de loi, je dirais, de manière symbolique à l'Assemblée nationale. Mais je lui ai dit en off, et faut voir si on le retransmet sur nos réseaux ou pas, mais en l'État, j'y crois pas. C'est pas vrai qu'on va réussir à dire demain parce qu'on est au pouvoir à 67 millions de Français qu'on va venir mettre 10 20 30 40 50 milliards dans une sécurité sociale de l'alimentation qui n'existe que de manière microscopique pour l'instant et de manière récente. Il faut que ça fasse ses preuves sur le terrain.
Donc oui, je suis pour que à Amien il y ait une sécurité sociale de l'alimentation, qu'on ait un certain nombre d'expériences qui soient menées et qu'on montre que ça marche. Mais c'est seulement finalement par la conjonction du bas et du haut à mon sens qu'on parvient largement à transformer la société. Et oui, je compte fortement sur les associations, pas seulement, mais fortement sur les associations. Pour ça, la parole. [applaudissements] Je pourrais juste vous dire oui, je pourrais juste vous dire bon déjà merci mais après il y a toujours une question de de sous de financement et c'est ce qui nous est souvent opposé quand nous allons voir Bercy pour réclamer des budgets supplémentaires.
Il y a un truc sur lequel j'aimerais bien vous entendre, c'est que euh je m'aperçois que ce calcul qu'on appelle le retour sur investissement social que que produisent les association notamment est assez peu connu et assez peu utilisé de la part de la classe politique en règle générale et pour autant je pense que ce serait un super marqueur aussi pour pouvoir prétendre à avoir des des allocations budgétaires supplémentaires. Vous avez parlé de d'une idée notamment qui m'intéresse beaucoup, c'est un engagement par exemple triannuel pour éviter de répondre à des appels à manifestation d'intérêt ou des appels à projet. Ça c'est une mesure qui nous intéresse beaucoup.
On parle-nous de loi Coluge 2 en fait et cette loi coluge 2, elle permettrait de bonifier le Mcénatiscalisation suivant que un philanthrope décide de soutenir une association minimum 3 ans, ce qui donne de la visibilité de trésorerie pour l'association et ce qui permet aussi de de manifester en fait une une forme d'intérêt aussi de la part de de la philanthropie. Ça c'est le point.
Et le deuxième point, et je vais aller assez vite là-dessus, mais je pense que bon, on aura pas assez de 2 minutes pour en parler, mais je pense qu'on on manque cruellement dans notre pays d'évaluation des politiques publiques en fait parce que là, vous avez beaucoup parlé des associations comme curatif, comme lien social, comme le club de sport, de le le club de zumba le mien que j'adore et cetera. Voilà. Mais il y a aussi tout ce que les associations produisent comme progrès social. Sauf que si on n'est pas en capacité de pouvoir estimer quelle est leur valeur réelle et ça notre PIB ne l'indique pas pour les raisons qu'on évoquait tout à l'heure, c'est qu'il est complètement obsolète.
Ça, on le change en 2 ans, mais le PIB ça fait plus de 100 ans qu'il existe quoi. Donc il y a quand même un vrai sujet là-dessus. Donc comment on peut faire pour avoir une un espèce d'organisme qui pourrait évaluer les politiques publiques pas uniquement en terme de coût ?
parce qu'aujourd'hui il y a un truc qui existe qui s'appelle la Cour des comptes qui regarde simplement combien ça coûte et qui à chaque fois est en train de nous dire "C'est trop cher, c'est pas assez euh ça ça ne correspond pas du tout en fait au gain réel produit sur la société." Donc voilà, deux trucs, bonification, financement et euh sur sur les les critères d'évaluation euh la comptabilité publique, je pense qu'on peut euh repousser la la discussion à quand ça viendra avec euh euh votre voisin. Euh juste vous dites pour les philanthropes, moi je suis pour un état philanthrope hein.
Euh je pense que c'est la responsabilité de l'État et quand je vois ce qui est fait sur les associations, c'est des miettes, c'est ridicule, c'est dérisoire. les économies qui sont faites là-dessus, c'est vraiment pathétique. Euh et euh pourquoi ? Parce que euh on a un état qui pense par le gros et par le haut. Mais même dans le dans le financement euh des entreprises, il pensent pas par les PME, il pensent pas par les ETI, il pensent par le CAC 40, il pensent par le gros et par le haut. Et donc il faut changer ça. Mais changer ça, c'est aussi changer les hommes qui font ça.
Quand on a un banquier d'affaires aujourd'hui qui est à l'Élysée et qui a seulement fait des fusions, acquisition des géants du CAC 40, euh on imagine mal que l'économie des territoires, comment ça tient dans un quartier. Enfin, c'est Je reviens euh à la question du sensible que j'évoqué au départ. Je pense que quand on on parle là et qu'on parle avec un certain nombre de concepts, qu'on mène des raisonnements, en vérité, vous comme moi, on a des tas de visages en tête. Moi, j'ai j'ai le visage de Juliette Charlot qui tient le centre social d'Amianor et je sais que c'est dur.
Je sais que c'est dur pour ces équipes et je sais qu'elle passe son temps face à un écran d'ordinateur à remplir des plateformes en ayant même pas un rendez-vous avec le sous-préfet. Voilà. Et je sais que finalement ce que ce qui est ressenti et ce qu'elle le disent de cette manière-là, c'est une forme de mépris pour son travail alors que il va y avoir un data center qui va venir s'installer et que là on déroule le tapis rouge et qu'il y aura 50 rendez-vous entre les décideurs et les autorités administratives.
[applaudissements]
[raclement de gorge] À mon tour. Merci. Euh bah donc oui, on va parler de de comptabilité un petit peu. Euh restez je vais essayer d'être pas du tout technique technique possible. En fait, vous avez évoqué déjà des termes intéressants, c'est cette obsession de la du rendement, la rentabilité et d'ailleurs, on voit ce qui est en train de se passer au niveau européen avec le détricotage des réglementations sous couvert de gain de compétitivité. Et aujourd'hui là, il y a toute une question effectivement sur comment on intègre les enjeux sociaux-environnementaux dans l'économie, dans les organisation, qu'elle soit privée et publique d'ailleurs.
Euh comment d'ailleurs on intègre la place des associations entre autres ?
Et alors une des façons de faire les plus enfin les plus en vue sur la table on va dire et notamment qui viennent beaucoup du monde anglo-saxon par la de souveraineté aussi au passage c'est de dire on va se focaliser sur le rendement justement et de considérer que finalement tout que ce soit la nature mais aussi les êtres humains d'ailleurs sont alors là dans le sens comptable du terme des nouveaux actifs c'est-à-dire des choses qui sont rentables et on va essayer de vraiment capter tout leur rendement possible jusqu'à la dernière miete et que c'est ça en fait qui est la meilleure façon qui serait la meilleure façon d'intégrer les enjeux sociaux-environnementaux.
Alors à côté de ça, il y a d'autres façons de voir et justement c'est ça qui qui m'intéresse dans cette perspective de penser une nouvelle économie, c'est de se dire "Mais finalement quand on prend quelque chose au niveau de la nature ou quand un être humain s'investit dans un travail, bah il faut lui rendre quelque chose véritablement. il faut lui rendre ce qu'il a été investi.
il faut rendre en fait à la nature ce qu'elle nous a donné et que c'est presque un nouveau type de contrat et que il y a la question de la mise en évidence de la dette écologique, de la dette sociale et que c'est aussi une question de lien presque de justice en tant que au niveau d'une entreprise de d'intégrer dans ses comptes l'idée que si elle détruit à un moment donné la nature, si elle exploite la nature, il faut que ça se voit directement dans sa responsabilité qu'elle doit quelque chose et que c'est pas simplement, elle prend les bénéfices et puis pof puis après on on socialise justement les écologiques et les dettes sociales.
Et d'ailleurs avec un un la motif qu'on aime bien au niveau du CCESS du cercle des comptables et sociaux, c'est là on a vu des profits en fait finalement il y a des dettes écologiques et sociales beaucoup. Donc justement comment est-ce qu'on on porte ça ? comment on arrive à à faire monter véritablement ces sujets avec dans ce contexte où il y a une telle obsession au niveau de la compétitivité que on se dit finalement la meilleure façon c'est d'aller toujours vers plus de rendement et de ne jamais voir justement ces dettes qui s'agrègent et qui au fil de l'eau constituent bah justement ces problèmes de soutenabilité. Merci. C'est le moment où je sors mon joker. J'ai ma carte joker.
Clément à toi.
[musique]
Merci. Vous m'entendez ? Non. Allô ? Ah si, c'est bon. Allô ? Ouais. Euh, bon, je suis pas docteur en comptabilité écologique, donc je vais faire la réponse que je peux. Euh donc je m'appelle Clément, je suis à debout depuis plusieurs années maintenant et je fais partie du groupe de travail qui creuse des sujets d'écologie et notamment qui est en train de travailler sur le programme sur le version écologie. [grognement] Euh et dans la vie, je travaille dans une association de collectivité territoriale et avant j'avais travaillé aussi dans le monde du vélo euh entre autres sur des sujet de RSE un petit peu.
Donc bah pour répondre à la question sur la dette écologique et et sociale aussi des entreprises, bah je pense que déjà on peut partager le constat que aujourd'hui on a un système économique qui est vise uniquement le profit, la rentabilité et que effectivement plus on va vers des grosses échelles, des grosses entreprises multinationales et cetera, plus c'est vrai que à l'échelle d'une PME, çait moins mais à l'échelle d'une association ça ne l'est pas mais qu'à l'échelle d'une nationale ça l'est et même d'une association comme la FIFA, ça l'it aussi.
Euh du coup effectivement là on peut se dire que il y a besoin de réinventer le modèle, de changer les choses et et de revoir de fond en comble bah la manière dont on organise, dont on compte les choses. Et et bah effectivement la recherche sur ces sujets là, elle est importante et François a déjà expliquer le le principe des là juste avant, mais là-dessus, on a besoin de d'expérimenter avec des structures qui sont volontaires de tester et de de mettre en œuvre à petite et à moyenne échelle avant derrière de pouvoir potentiellement massifier, généraliser. Donc ça c'est peut-être un peu la la première réponse.
Et puis après globalement sur la régulation des entreprises, je pense que bah on a pas besoin d'avoir tous les bons outils qui mesurent tout finement pour se dire qu'il y a des choses qu'on veut plus. Est-ce que on veut continuer à voir Chine et Temu aujourd'hui en France ou est-ce qu'on les interdit ? Bon, je pense que nous on a la réponse et après donc ça c'est on peut mettre des régulations assez fortes côté public et ne pas laisser faire le marché mais réguler.
Et puis il y a une dernière question qui est sur le commerce international et la régulation, le protectionnisme et faire en sorte que bah quand on interdit les néonicotinoïdes chez nous, on norte pas du sucre avec du sucre de betterave qui utilise des néonicotéinoïdes chez nos voisins ou à l'autre bout du monde. Donc il faut mettre des clauses de réciprocité, des clauses miroir. Voilà, un peu un certain nombre de réponses déjà. Et après sur le côté puissance publique, peut-être qu'on peut en parler aussi euh dans la commande publique. Les premiers les premiers critères, c'est le prix. C'est toujours le prix.
Et même quand techniquement l'objet il est meilleur et ben ça compte 5 10 20 % de la notation. Quand il est fait de manière plus écologique, ça compte pas grand-chose et quand les salariés sont mieux traités, bah ça compte pas du tout. Du coup, il y a besoin de réorienter la commande publique vers des des secteurs qui sont beaucoup plus vertueux et et de ne pas prendre en compte que le prix comme critère. Merci beaucoup mon Joker.
[applaudissements]
Je vais dire un mot quand même. La comptabilité est politique parce que ce qui n'est pas compté n'existe pas. Alors dans dans mon activité parlementaire, j'ai par exemple proposé une loi sur le burnout. C'est l'amiante d'aujourd'hui, hein. Euh, Seb parlait de l'amiante. Euh, la miante d'aujourd'hui, c'est les troubles psychiques liés euh euh au travail. Bon, euh or aujourd'hui, on a des broyeurs en série. J'en avais auditionné, j'avais commencé sur Lidl, il y avait des banques qui qui sont identifiées comme étant des broyeurs en série et qui pourtant ne payent rien des dégâts qu'ils produisent sur de l'être humain dont ils font des serpillères à la sortie.
Donc j'avais dit simplement ben voilà le principe du broyeur payeur parce que si jamais s on ils n'ont pas payé, ils vont pouvoir continuer. C'est ce qu'on a fait quand même sur les les accidents du travail. C'est ce qui a été en partie fait. C'est les entreprises qui sont payées et qui doivent payer. C'est pour ça qu'elles en cachent un certain nombre. Mais donc euh je suis très conscient que ce qui n'est pas compté n'existe pas.
Et euh dans mon parcours auparavant, j'aiécris un bouquin par exemple d'entretien avec Jean Gadray euh qui est l'un des économistes qui a remis en cause le PIB hein avec euh Florence Jean Catrice euh mais aussi euh j'ai interrogé un épidémiologiste qui s'appelle Richard Wilkinson euh qui travaille sur ces questionsl pourrait citer Dominique Bourg. Enfin, il y a maintenant euh euh j'appartiens, on va dire, à un courant de pensée qui remet en cause le PIB. Pour cette raison que je me suis jamais dit, je me suis jamais dit décroissant, mais je me suis toujours dit accroissant. Pourquoi ? Parce que j'évacue le PIB de mon champ de pensée.
Euh je pense que faire diminuer le PIB n'est pas un objectif. Le faire bondir n'est pas n'est pas un objectif. N'est plus un objectif, on pourrait dire, parce que en vérité, jusque pendant un siècle, plus ça signifiait mieux.
pour les gens parce que au premier stade du développement et ben quand on on a la richesse par habitant qui augmente ben c'est d'abord mieux se nourrir, c'est d'abord être mieux logé, c'est avoir une meilleure hygiène, c'est avoir de l'éducation et on le voit encore dans un certain nombre de pays du sud, les premiers stades où on s'enrichit et ben ça produit des indices de bien-être qui se relèvent jusque entre 20 et 25000 dollars par tête de pipe, il y a une corrélation entre le PIB et par habitant et les indices de bien-être. Et euh au-dessus de ça, c'est fini. Au-dessus de ça, la France, c'est à partir des années 70.
Ça veut dire qu'à partir de années 70, pour continuer à avoir un développement de la société, du mieux-être, une élévation de du bonheur ressenti, et ben ça ne passe plus, ça ne passe plus automatiquement par augmenter le PIB. ce que Dominique Bourg traduit en disant bah voilà euh quand on a un frigo c'est mieux, quand on a deux frigos, on voit plus trop la différence. Quand on a euh le téléphone qui arrive, c'est bien. Quand on passe de la 4G à la 5G, le c'est pas un changement majeur non plus. Donc voilà. Donc euh euh du coup, ça suppose qu'on trouve d'autres euh modes de comptabilité de comment ça va dans la société sur votre proposition.
Donc là, non pas pour la société mais pour les sociétés. pour les entreprises. En tout cas, ce que je pourrais proposer, c'est que là où l'État est actionnaire, là où l'État prend de l'argent et où aujourd'hui il n'agit pas, moi je le vois via la BPI ou dans un certain nombre d'entreprises où il a pris départ directement, l'État il est spectateur. On se demande s'il siège au conseil d'administration, on demande s'il surveille ce qui s'y passe, on demande s'il cherchent à peser sur les décisions.
Et là je pense que là où l'État prend du capital, mais même je dirais que tout euros d'argent public donné à des entreprises, normalement devrait avoir pour contrepartie un siège au conseil d'administration pour l'État et je viendrai ensuite à la place des salariés. Et ben que à partir de ce moment-là l'État dise entre autres parmi d'autres mesures mais nous demandons à ce qu'il y a un nouveau mode de comptabilité.
Ça veut dire pas ça veut pas dire qu'on élimine l'ancien mais au moins on y ajoute un autre mode de comptabilité et on le met en branle sur des entreprises qui sont d'une tage taille déjà existante parce que la manière dont les entreprises sont aujourd'hui dirigées, je parle en tout cas des grandes entreprises, vous savez Kanes disait euh ils éteindraient les étoiles si ça pouvait leur rapporter des dividendes. Et là, il ils éteignent le champ des oiseaux, ils éteignent le bourdonnement des abeilles parce que ça leur rapporte des dividendes.
Moi, j'ai été actionnaire de LVMH, j'étais actionnaire de casino pour y intervenir en assemblée générale et j'avais autour de moi des petits actionnaires. J'en disais "Mais c'est l'Union soviétique en vérité ici. Quand on voit les résultats 99 % de oui automatiquement, ben il s'agit là, je mets autre chose, mais que les sociétés à leur conseil d'administration, ça soit pas tout pouvoir au capital. Il s'agit pas d'éliminer le capital mais il s'agit de se dire que il doit y avoir une place pour le capital mais pas toute la place pour le capital.
Ça veut dans mon idéal, on est sur un tiers des sièges au conseil d'administration pour le capital, un/ers pour les salariés et je dis un/ers parce que là aujourd'hui quand il y en a un ou deux, je veux dire ils sont sur un strapentin au bout du truc, comment on ose peser quand on entre dans une arène comme celle-là qu' a tous des gens sérieux qui micrétrisent le langage, les codes, les chiffres et ainsi de suite et que vous vous êtes deux au bout de la table et pour moi, il y a 1/3 ONG. élus locaux, je sais pas exactement mais en tout cas je je pense qu'il faut sortir aussi de seulement le capital et seulement le travail.
L'intérêt général que vous évoquiez tout à l'heure madame doit être doit faire l'objet d'une discussion avec des tiers qui sont pas directement parties prenantes à la vie des entreprises. Je le dis parce que je pense qu'il faut changer le mode de comptabilité dans la société et dans les sociétés mais il faut aussi changer je dirais le cap. Euh est-ce que tout ça doit être fait seulement pour le profit ? En vérité, on peut mettre de l'habillage autant qu'on veut. Aujourd'hui, les sociétés, les firmes sont destinées vers un CAT. un cap, c'est du profit pour verser des dividendes aux actionnaires et dire que de ce côté-là, elles réussissent très bien, hein. C'est plus 10 % cette année.
C'est des rachats d'action qui ont qui sont des records. Et ça veut dire et y compris Éric Lombard quand il était président de la Caisse des dépôts et consignations avant de devenir ministre de l'économie, il dit voilà quand on exige un taux de rentabilité de 15 % d'une entreprise, ça veut dire que non seulement on n'augmente pas les salariés mais surtout que l'investissement dans l'entreprise et en particulier l'investissement de longue durée et en particulier l'investissement écologique qui suppose une rentabilité à très long terme ne sera pas effectuée.
Donc il faut changer donc il faut changer qui sont qui est dans l'équipage pour changer le capitaine et changer quel est le cap qui doit être celui des entreprises et donc et donc changer la boussole et finalement ce que vous proposez en tout cas c'est de changer la boussole.
[applaudissements]
Et bien moi, je vais vous poser une question sur le travail puisque c'est un des piliers de votre projet pour lesquels vous êtes ici et un des piliers aussi de notre contrat social. H et aujourd'hui on est à la fois en zone de tourbulence et peut-être en zone d'opportunité pour le pour le travail. zone de turbulence parce que parmi les dynamiques à l'œuvre, on peut pas nier le développement accéléré de l'intelligence artificielle dont on commence à voir déjà les impacts sur le nombre d'emplois et nous en tant que plateforme d'emploi, on le voit la diminution drastique du nombre notamment de recrutement stage, alternance et junior.
Donc là, ça se voit dans les dans les faits qui provoque à la fois la peur de la destruction d'emploi et à la fois aussi un effet d'oben qui fait que beaucoup de financement de la formation, de l'investissement dans les compétences se braquent sur l'IA et sur l'armement, donc au détriment d'autres d'autres secteurs. Et si ça s'organise pas, on risque de d'aller au désastre. Et de l'autre côté, on a des grands projets pour la France. la transition écologique par exemple qui demande des centaines de milliers voir des millions d'emplois pour vous le disiez rénover nos bâtiments, électrifier nos usages, circulariser et relocaliser notre industrie.
La transition démographique, on a besoin de de gens pour s'occuper de de nos seiors, on a besoin de gens pour protéger nos enfants. H et donc là où je suis d'accord que beaucoup de choses viennent du terrain et de l'opportunité, je pense qu' aussi que les règles du jeu, elles orientent largement le le choix économique. Donc moi, j'avais envie de savoir un peu quel était votre plan pour mettre le travail au service de ces projets de société et de faire du travail.
Donc vous le dites, un un outil pour mieux vivre parce que un des sujets aussi c'est que aujourd'hui le travail le plus vertueux sur le terrain est rarement le mieux rémunérateur et donc je pense que c'est un sujet à la hauteur d'un président de la République. Merci pour cette vaste question. D'abord peut-être des situations de reportage, pour ainsi dire, où je vois d'ors et déjà les effets de l'IA et avec finalement le prolongement de ce que j'ai pu observer pour les emplois d'ouvriers, c'estàdire la conjonction en même temps de la robotisation et de la délocalisation. Je prends Arcelor à Dquerkque. Les premiers postes qui ont été supprimés, c'est pas à l'intérieur de de l'usine.
sont ce qu'on appelle les fonctions support, designer, comptat, gestion logistique et qui sont partis en Inde puisque c'est là-bas que se trouve le siège de de Arcelor que je suis passé chez Randstad des Digital, non pas l'entreprise d'intérim mais l'entreprise de service numérique qui travaille pour Talès, pour Safran, pour Airbus et dans devant lequel il y avait une grève parce que ils sont passés de 3400 postes d'ingénieur à 2000 postes et que la seignée va continuer avec un rachat par une entreprise indienne, c'està-dire je le dis la conjonction des deux à la fois la robotisation par l'IA mais en même temps ça cache un autre phénomène qui est un phénomène de délocalisation de ces postes et notamment vers l'Inde.
Je le dis avec un peu de colère parce que j'aimerais pas qu'on laisse faire ce qui s'est déjà produit pour le mouvement des des ouvriers dans les usines et parce que je vois que ça apparaît comme une espèce de fatalité et que en même temps là on a l'Union européenne qui vient de signer un traité de libre échange avec l'Inde 1,5 milliards d'habitants sur le alors que là on est en conflit en tout cas il y a un désaccord sur est-ce qu'on maintient une sidérurgie en Europe et en France en particul uler alors qu'on avait déjà les médicaments, les principes actifs qui étaient partis là-bas et là on leur garantit repent de droit de douane à l'entrée.
Je dis parce que pour moi évidemment les questions on peut pas avoir une politique industrielle, on peut pas avoir une politique écologique, on peut pas avoir une politique sociale si on si ça n'est pas lié politique commerciale. Ça fait 40 ans qu'on a abandonné toute politique commerciale. Or, c'est une donnée clé une donnée clé du problème. Donc je vois le problème.
Je vois que ce sont les entrants, c'estàdire ceux qui vont devoir aller en particulier a ceux qui dont le poste est supprimé mais pour beaucoup ceux qui viennent d'être formés comme ingénieurs, qui viennent d'être formés comme informaticiens qui sont aujourd'hui dont la valeur du diplôme est la plus dégradée, qui ont le plus [raclement de gorge] de de difficultés à entrer. Et pourtant, nous considérons que nous avons trois défis à remplir et que ces trois défis là reposent sur un travail qui est un travail valorisé. Et le premier défi, c'est pas de grand pays sans grande industrie. On a des dirigeants politiques qui ont fait comme si on pouvait devenir juste une société de service.
De service, ça voulait dire la banque et les assurances pour les uns et ça voulait dire aide à domicile pour les autres. sans doute qu'on a besoin de ces métiers, mais on peut pas être un grand pays sans être un pays de production à la fois en en industrie, en agriculture. C'est le premier défi. Le 2è défi, c'est vous l'avez cité, le défi du vieillissement. On a de plus en plus de personnes âgées dont il faut s'occuper et c'est du travail aussi. Et enfin, le troisème défi, on est là pour ça, c'est le défi climatique, le défi écologique qui suppose d'à peu près tout transformer, logement, déplacement, industrie, énergie, culture, agriculture et cetera.
Tout ça c'est pour moi alors j'ai un bouquin qui va apparaître à la rentrée sur pour une économie climatique point d'interrogation c'est une expression qu'on avait utilisé un moment parce que l'un de mes modèles est Roosevelt et qui au moment de l'entrée en guerre face au Japon et à l'Allemagne nazi en un an fait passer de 2 % à 40 % la part du budget qui est consacré à la défense et je considère que de la même manière il faudrait canaliser nos talents, canaliser nos capitaux, canaliser nos savoir-fairs, canaliser notre un œuvre en une direction qui est l'économie de guerre climatique, mais derrière il y a une vraie guerre qui a été la guerre en Ukraine et qui fait que cette expression est devenue malvenue.
Mais prenons une autre période qui est la période de la reconstruction d'après-gerre les Français acceptent de se retrousser les manches et de d'aller ensemble vers un autre horizon qui est celui de reconstruire le pays. Je pense que il devrait y avoir la même énergie qui doit être mise. Mais pourquoi ils ont accepté de le faire ? parce que on leur disait que le travail il serait respecté, que tout irait pas au capital, que tout irait pas aux dividendes et que même il y avait une promesse de progrès. C'était le minimum vieillesse qui s'est mis en place très vite mais son de suite ça étit les retraites, ça était la sécurité sociale.
Mais de la même manière aujourd'hui, si on veut vraiment remplir les défis dont je viens de parler, il faut sortir du travail considéré comme un coût. Ça fait 40 ans qu'on nous parle du coût du travail mais parler du travail comme un atout, comme de la source des richesses. Et tant qu'on parlera du coût du travail comme un coût qu'il s'agit de diminuer, d'écraser, le c'est ça veut dire un travail dévalorisé, un travail méprisé et il nous faut un socle solide pour remplir les trois défis dont dont je viens de parler. Donc et tout ça représente des masses de travail.
Ça veut dire aussi que le la hiérarchie des méptiers, hein, c'est les distinctions sociales ne peuvent reposer que sur l'utilité commune l'article 1er de la déclaration des droits de l'homme de 1789. La hiérarchie des métiers, elle doit être réinversée quasiment. Alors, je mets juste là une petite euh pique comme ça, enfin une comme on jette un œil par un trou de cisure. Moi, je veux le retour le retour du réparer, cuisiner jardiner au collège. Euh je dis ça parce que je pense que c'est bon pour les classes populaires, j'y reviendrai, c'est bon pour l'égalité homme-femme, mais c'est bon aussi sur la société qu'on veut.
C'est une société où les individus ont davantage d'autonomie, où ils peuvent jardiner eux-mêmes, cuisiner eux-mêmes, réparer eux-mêmes. Et puis ça veut dire dès le collège qu'on vient dire ces savoirs pratiques là euh ils sont euh il y a de quoi en être fier. Vous pouvez vous lancer dans ces filières-là sans que ça soit le prix de la honte, sans que ça soit parce que vous êtes dans une impasse mais que ça soit choisi. Vous voyez ? Donc c'est une mesure que que nous portons. Je veux dire un mot peut-être sur euh qu'est-ce qu'on fait de l'IA ? Qu'est-ce qu'on fait des nouvelles technologies qui arrivent ? On dit pas il faut les mettre à la poubelle.
Par contre, il y a une question clé pour moi qui est la question de la démocratie. J'écris un bouquin là-dessus qui s'appelle leur progrès. Le nôtre. C'est comment quand une nouvelle technologie arrive, elle doit passer à travers le filtre de la démocratie dans les sociétés. C'est-à-dire que les salariés doivent être interrogés, les syndicats doivent être interrogés. Est-ce qu'il acceptent pour quels usages ? Et euh à quelles conditions, avec quel contrepartie ? Mais aussi dans la société, toute nouvelle technologie se bouleverse la société. Le téléphone portable a bouleversé la société, l'ordinateur a bouleversé la société.
Et pourtant, ça n'est pas discuté à l'Assemblée nationale, ça n'est pas discuté au CE parce que c'était comme si ça s'installait naturellement parce qu'en vérité c'est laissé pleinement entre les mains du capital. Et pour moi, il doit ça doit passer par le filtre de la démocratie à la fois dans la société et dans les sociétés.
Enfin euh là, on on parle finalement et c'est au cœur de notre raisonnement, notre conviction, c'est que on peut réconcilier euh euh les classes populaires avec l'écologie par le euh le bras du travail, par le fait que on leur dise que ça va être du travail, que ça va être du travail qui va être respecté, qui va être valorisé et qui va les inscrire dans la durée, qui en aura pour leurs enfants aussi. euh tant qu'on a fait raisonner euh écologie avec on va vous supprimer vos usines euh parce qu'elle pu, elle pollue euh euh c'est cuit. Il y a pas de meilleure manière de faire fuir les gens que de leur dire queils vont perdre leur gagne-pin.
Donc il faut absolument qu'on dise que euh ça il va y avoir du boulot là-dedans et que ça va être du boulot respecté. D'où nous on a posé dans notre manifeste que nous étions favorables à un travaillisme climatique. Alors travaillisme pas au sens blériste mais voilà la valeur centrale étant le travail en une direction pour faire quelque chose c'est affronter le défi climatique. Je donne des exemples de quand ça marche pas. Les la Somme est le département de France où il y a le plus d'éoliennes. Les gens en veulent plus. Bah oui, il y a pas une pâle, il y a pas un boulon, il y a pas un pied d'éolienne qui est fabriqué dans le département ou dans la région.
Et derrière, il y a quasiment aucun avantage. Par exemple à Montidier, la mère socialiste de Montidier, elle a fait que ça soit des éoliennes par une coopérative municipale qui fait que ils savent que ça chauffe les écoles, que ça chauffe la mairie, donc que c'est immédiatement utile et que par ailleurs à la fin de l'année, ils reçoivent chacun comme actionnaire entre guillemets, un chèque de 100 €. Bah, on est attaché à son éolien. Du coup, les centrales nucléaires, moi j'étais j'ai grandi dans le pas de calé, j'allais à la piscine à Graveline pour 10 francs, on allait pareil, il y avait la patinoire, il y avait le bowling, il y avait tout ça.
Ben les gens ils voyaient dans le coin les bénéfices que ça avait que ça avait en terme d'emploi parce que mes cousins, ils travaillaient la centrale nucléaire de Graveline et ainsi de suite. Et donc il faut absolument qu'il y ait des retombées économiques, des retombées en terme de travail de de cette transition écologique. Et je dis que la discussion, elle est possible. J'ai euh en mémoire des moments où vous savez quand il y a une grève, c'est quand même un moment où on parle bien.
Euh je me souviens de la grève chez Whpool au moment où euh donc euh le lave-linge était déjà parti en 2001 et au moment où Macron euh il vient sur le parking en 2017, c'était le sèche-linge qui partait lui en Pologne. L'autre était parti en Slovaquie. Je leur dis bon franchement un sèche-linge, moi j'en ai pas besoin. Le vent il fait très bien le boulot. Pas de problème quoi. Enfin je trouve quoi. Qu'est-ce que vous en pensez ? qui disent "Ouais, on est d'accord avec toi, on a pas besoin de de sèche-linge. En fait, nous plus, on en prend pas." Je dis en revanche, le lave-linge quand même, je vais pas retourner au lavoir les frotter. Ouais. Ouais.
Donc ça veut dire que il y a des possibilités de discussion y compris avec les syndicats, avec les salariés sur qu'est-ce qu'on veut produire, qu'est-ce qu'on ne veut plus produire, comment on veut le produire. J'avais un un autre conflit qui était avec des syndicats beaucoup plus durs, c'était les ultras rouges de chez Good. Et je me souviens que à un moment, je suis venu avec un tract euh où je disais finalement il y a une bonne nouvelle, on consomme moins de pneus. Euh il y a une deuxième bonne nouvelle et il faut moins d'heures pour les produire.
Il y a une deuxième bonne nouvelle c'est que maintenant on peut les recycler et de tout ça le capital fait une mauvaise nouvelle puisque votre usine elle va être envoyée pour moitié en Pologne, pour moitié en Russie. Et donc je je j'écris ça dans mon tracte et puis je dis finalement est-ce que la solution ce serait pas d'en finir avec le travail de nuit ? Je pense que c'est une aberration. J'espère que d'ici quelques décennies, on mesurera à quel point c'est une aberration, qu'on aille se lever la nuit pour produire des sèche-linges, des bon et donc et je distribue ce tracte là qui était finalement un tract quasiment décroissant, en tout cas non productiviste.
Et je me dis comment ils vont réagir les gars. Et là euh je vois les les goudueurs qui lisent le tracte et qui disent "Mais c'est super ça !" et qui s'en vont le photocopier. Et voilà, ça voulait dire que il y a des moments on peut trouver le chemin pour que pour embarquer les gens et que eux-mêmes ils se disent "Oui, il y a la possibilité de lier mon gagne pain avec l'écologie quoi."
[applaudissements]
Le juré a posé ses questions et messieurs dames, l'occasion, elle est trop belle quand même d'avoir une salle remplie d'experts, d'expertes, de pionniers du sujet, de l'économie sociale, de la transition et du coup, on s'est dit au lieu de refaire un tour de questions, enfin vous avez encore plein de trucs à dire, je pense, mais c'est plutôt d'ouvrir pour vous et d'avoir un moment du coup de questions réponsse avec le public. Euh, je vais pas moi distribuer la parole parce que François, il adore faire ça. Euh, et du coup, on va on n' pas énormément de temps, on pourrait passer la nuit à poser des questions.
Donc, je propose qu'on prenne trois ou maximum quatre questions et que François tu sois court dans les réponses pour qu'on reste dans le timing. C'est jamais garanti. Vas-y, bonne chance, tu peux le faire madame. Allez-y. Ah mais c'est moi qui gère le micro. Non. Non, c'est moi. Ça c'est moi. Ça c'est moi. Non, le micro c'est moi. Non, bien sûr. Bonjour. Merci beaucoup pour cet échange, c'est passionnant, c'est rafraîchissant et moi je suis administrats et je travaille effectivement avec Alexandre et je suis aussi de la communication qui a un vecteur de transformation.
Ma question c'est une campagne électorale, c'est une bataille de récit et tout simplement comment comptez-vous imposer votre contre récit notamment écologique que vous venez de développer et derrière ça François Ruffin c'est c'est combien de divisions ? On va peut-être en prendre encore deux. Joker encore. Vas-y. Ah ben non, monsieur, allez-y. Euh, bonjour. Euh, on a beaucoup parlé de climat, de d'industrie. Euh, euh, je peut-être le biais du du chiffre Project, mais je vais pas le critiquer parce que j'y fais mon stage. Euh donc, il y a encore [grognement] de stagiaires. Mais euh l'écologie à la base, c'est avant tout une science.
C'est une science qui s'intéresse à la biodiversité, à l'eau, à beaucoup de choses et c'est un thème qui moi me me semble très important aussi à apporter quand on parle d'écologie et notamment quand on parle d'industrie et cetera. C'est aussi des normes écologiques pour protéger le les citoyens, pour protéger les les habitats. Voilà. Qu'est-ce que qu'est-ce que vous comptez en faire, monsieur Ruffin ? Merci. Et on va prendre encore une. Ah bon ? D'accord. Un paquet. On fait un paquet. Je fais un paquet. D'accord. C'est ça. Vas-y. Vas-y. Vas-y. Paquet de tr. Ouais. Qui d'autre ? Une dame. On essaie d'en faire un sur deux. Mesdames. Allez-y. Mesdames. On va y arriver. Merci.
Je reviens sur votre développement, votre proposition très intéressante des 3/ tiers dans la gouvernance des entreprises. Est-ce que vous pouvez être un petit peu plus précis ? Qu'est-ce qui vous mettez dans ce 3è tiers ? Comment vous faites pour que si c'est une par intervention d'état ou politique que les entreprises ne s'enfuent pas ? Merci. Est-ce qu'on partirait comme ça déjà ? Monsieur-y. Merci beaucoup. J'ai cru que j'allais être oublié et j'avoue que ça me ça m'aurait vraiment peiné. Je travaille dans une ONG qui s'appelle transport environnement qui s'intéresse donc à la transition du secteur des transports.
Il y a un sujet dont on n pas parlé ce soir et pourtant il est absolument central, indispensable dans cette transition. C'est un sujet qui est aussi omniprésent dans le débat public et notamment dans la bouche des représentants du rassemblement national qui on fait vraiment le symbole de l'écologie punitive. Et ce sujet, c'est la voiture. C'est aussi un sujet qui est un laboratoire de la transition et qui a été globalement foiré pendant les deux quinquenas Macron. Donc ma question, elle est simple. Quelle est la vision que vous allez porter sur cette question ?
transition de la voiture, comment est-ce qu'on arrive à être à se mettre pied à pied avec la vision qui est portée par le ration ration nationale aujourd'hui et qu'est-ce qu'on propose de de positif aux Français pour essayer d'avancer dans cette dans cette transition spécifique ? D'accord. Bon, je je m'arrête là puis on voit s'il y a un deuxième paquet ou s'il y a pas de deuxième paquet. Bon euh sur combien François Rfin combien de divisions euh je quand on a lancé notre pétition enfin quand j'ai dit voilà je serai candidat seulement s'il y a 100000 signataires. Nous avons recueilli 100000 signatures en moins de 15 jours.
En toute honnêteté je pensais qu'on mettrait 6 mois à recueillir ça et que cet été on sera encore allé faire le tour des marchés avec des petits papiers. Bon, sur ces 1200 euh il y en a 15000 qui euh euh sont se sont déclarés comme militants, pas seulement signataire et sont actifs à plus ou moins euh voilà plus ou moins. Bon, ce qui nous place pas comme étant un immense parti, mais quand on regarde que le Parti socialiste lors de son congrès a eu 20000 votants euh et que euh à Europe écologie des verts, mais je cherche pas, je vais même dire, je vais aller plus loin là-dessus, euh c'était Marine Tondelier a été déclaré candidate avec 5000 votants. Bon voilà un ordre de grandeur.
Donc après c'est comment je vais dire d'une part que comment on en on en appelle au populaires de manière large et comment on se laisse pas enfermer dans le jeu des parties. Et c'est tout un enjeu en ce moment hein où il y a quand même le gros risque de se retrouver coincé et je pense ça veut dire quelque chose pour la gauche et l'écologie après 2027 pour moi hein c'est que tout ça est ridicule. Il y a un côté ridicule là-dedans et Jorit en 1905 au Congrès du Globe à faire que les sectes socialistes allémanistes, geddiste et compagnie se rassemble en seul partie la SFIO.
Pour moi, il est nécessaire que bientôt il y ait un nouveau congrès du globe et que à la place de se parler par tweet interposé ou par plateau télé, il y ait des sensibilités différentes, des courants différents qui soient rassemblés et qui soient capable de gérer un parti de manière pluraliste dans avec en respectant les différences et avec une relative clarté quand même sur une orientation à la fois combatif et pluraliste.
Voilà, pour moi, c'est pas dans le cadre de la présidentielle que ça va se passer, mais c'est vrai que je disais, moi je souhaite une primaire parce que il y a plein de talents à gauche, ça permet de départager, je je ça permet aussi de déborder qu'il y a 1 million, 2 millions, 3 millions de personnes qui aillent aux urnes et que l'espace de cette primaire où les gens se disent on est d'accord ça soit pas juste pour l'élection présidentielle, pas seulement pour les élections législatives ensuite mais que ça dessine un périmètre de gens qui sont capables de travailler en commun et qui vont souhaiter porter sur les fonds bâtismaux une force commune.
On voit comment malheureusement cette idée-là euh elle est brisée par les appareils euh pour des raisons d'identité, pour des raisons de petites querelles internes et moi je fais tout mon possible pour ne pas être aspiré par le bas là, mais pour continuer à garder ma boussole, c'est-à-dire les gens, les gens, les gens, et à parler des problèmes et des soucis et des joies et des espoirs des Français pour que en 2032, on vive mieux. Vous voyez ?
Et donc voilà donc y passer le moins de temps possible et en ayant conscience que pour moi il y a la nécessité toujours de faire péter à gauche des cloisons et alors on a une chance à debout c'est que c'est pas comme si on avait pas un parti qui datait de un siècle qui pour qui était absolument nécessaire de d'exister et de pas effacer son logo. Nous, on a on l'a dit, on l'a posé lors de la le premier parlement debout. Après 2027, on est prêt à faire un pot commun et on le souhaite. Maintenant, je vais le dire la vérité, c'est qu'on a eu affaire à des partis qui ont eu peur parce que on était capable d'avoir 120000 signatures, parce que il craignait une primaire où il soit débordé.
Donc voilà. Donc, mais ça ne nous empêche pas aujourd'hui d'avancer de souhaiter que euh cette primaire, elle ait lieu. Je reviens aux questions de fond si vous le voulez bien sur la santé environnementale en gros he si je dis si je dis ça pour moi la question de la comptabilité qui a été posée ici pour les entreprises la question de cette comptabilité là dans la société elle est prioritaire c'estàd compter ce que ça produit de dégât ce que ça produit que ce que la pollution de l'eau, ce que la pollution de l'air sur ce que les pollutions environnementales produisent de dégâts sur l'être humain et sur la nature.
Or aujourd'hui, ça n'existe pas et je pense que on tout est arrangé pour que ça n'existe pas. Il y a 50 ans, Robert de Bray, l'inventeur des CHU, il était sur le le la fin de sa vie et il disait devant des jeunes étudiants, voilà, il y a une un premier temps de la médecine, ça a été de regarder les bras, les os, la chair. Il y a eu un deuxième temps de la médecine dans l'aprègerre et on a fait entrer le le le microscope, on a fait entrer le laboratoire à l'intérieur des CHU et il disait voilà, il nous faut le 3è temps de la médecine. Le 3è temps de la médecine, c'est celui qui fait entrer les épidémiologistes, les statisticiens, les sociologues à l'intérieur de l'hôpital. Pourquoi ?
pour avoir un chiffrage de ce que ça signifie les troubles neurodéveloppementaux, d'avoir un chiffrage de ce que ça signifie les cancers de la prostate et ainsi de suite pour que en ayant une vision de ça, ça soit ça qui domine et qu'on cherche à effacer les causes. On va pas effacer. Pourquoi ? parce qu'il y a un combat là qui est un combat gigantesque faire du curatif des moi j'ai malheureusement des gens de ma famille qui me racontent comment en ce moment quand ils vont passer des séances de chimio, c'est une usine. Ils sont il y a 80 box 80 box où les gens ils restent 2 heures pour faire leur traitement et puis après ça change. Voilà.
Et donc ça, il s'agit d'en avoir de d'avoir un un donc on fait du curatif et on traite pas le préventif parce que le présentif ça veut dire un affrontement gigantesque avec des intérêts industriels, avec les intérêts de l'agriculture, avec sur si on regarde ce qui se passe pour nos enfants, les intérêts de tous les écrans et des géants des réseaux sociaux. Et donc passer au préventif, avoir un chiffrage de ça, évidemment ça nous donne des armes pour mener la bataille que la bataille de l'opinion pour permettre de les affronter. C'est un affrontement. Et je dirai la même chose euh à la question qui m'a été posée sur les 3/ tiers.
Euh on peut discuter bah oui, je plîtrai que à l'intérieur du tirers restant, il y ait tant des lieus locaux puis qu'il y ait des places pour l'État, puis qu'il y ait tant puis tel type d'ONG, puis qu'il y ait des associations de consommateurs. Euh mais c'est sur le papier en en vérité ça va pas se produire parce qu'on est à l'Élysée. Pour qui est ça ce que je décrivais sur le mouvement de la société qui fait que ça part d'en bas ? Ça c'est un rapport de force gigantesque. C'est pas un un une loi avec on est on est on a la majorité à l'assemblée qui permet de mener ça. C'est une g un gigantesque mouvement la société qui dit c'est plus possible.
Ces firmes qui décident de notre destin qui s'assoit sur la nature qui s'assoit sur le vivant qui s'assoit sur les gens qui s'assoit sur leur salariés. Ça peut plus être fait en seule direction du profit pour une classe ultra riche là-haut. Mais ça ce se ce décider de ça, c'est pas possible s'il y a pas euh les masses, les gens, le peuple qui dit "On veut que ça change, vous voyez ?" donc évidemment il faut mener euh cette bagarre-là, elle se elle se mène en profondeur dans la société et euh euh pas seulement un jour d'élection. Je me souviens de d'un gilet jaune sur lequel il était écrit "Faire à l'amour une fois tous les 5 ans, ça n'est pas une vie sexuelle.
voter une fois tous les 5 ans, ça n'est pas une vie démocratique. Donc il s'agit aussi de donner au peuple d'autres outils, notamment immédiatement le référendum d'initiative euh citoyenne sur le transport. Oui, moi je suis très conscient et je le vois bien dans un coin comme le bien que sur la voiture ça bloque beaucoup plus que ça ne bloque sur le en finir avec les passoirs thermiques et investir dans les bâtiments. C'est évident. Donc euh je euh ceci dit, maintenant les gens comme ils souffrent sur leurs factures, on a quand même euh un biais sur lequel on peut fortement jouer.
Le J'ai signé une tribune qui avait été initiée par euh Lucas Chancel, Thomas Piquetti et ainsi de suite sur euh euh le la location sociale, hein. La location sociale dire voilà là, je crois qu'il y a eu 50000 voitures qui ont été mises en location sociale et que en 15 jours les gens ils s'étaient jetés dessus. Ça veut dire que c'est pas comme s'il y avait pas de désir de passer à autre chose. Il y en a le ça existe dans la société maintenant il faut le libérer.
Et donc évidemment si jamais là c'était une signature c'était on envisageait 1 million de voitures en location sociale dont il faudrait quand même qu'elle soit produite en France et que il y ait un accès à 100 € par mois pour les gens et l'État en contrepartie met 100 € sachant que de toute façon des subventions sur le les énergies fossiles c'est pas comme si il en mettait pas. Donc rendre la voiture électrique accessible, mais la voiture électrique, elle doit être la solution dans les campagnes reculées. Elle va pas être la solution partout.
Moi, je me bagarre alors avec des gens de évidemment de la SNCF, de la CGT, de Sudrail et ainsi de suite depuis près de 20 ans sur les questions du frais de ferroviaire. Je veux dire, on devrait avoir pour objectif de diminuer le trafic de marchandise. C'est la première chose, c'est de de non pas de multiplier le trafic de marchandise. Par exemple, chez moi, on va on va construire le canal Senor Europe, hein, pour des dizaines de milliards d'euros.
Et en vérité, on quand on regarde les projections de la Commission européenne qui a pour objectif permanent d'augmenter le trafic de marchandise, malgré le canal de S nord-Europe, il faudrait deux voix de plus sur l'autoroute A1 entre Lille et Paris. Donc si on on il s'agit de freiner de euh par la relocalisation, par le remettre à proximité le transport de marchandise et de faire au maximum notamment que les marchandises paillent passent sur le rail et que euh de la même manière les gens ils aient un accès possible à des transports en commun en ville. Ça va de soi mais aussi dans les campagnes quoi. Je crois que j'ai à peu près tout traité là. On peut applaudir François.
[applaudissements]
Euh bon, l'entretien d'embauche doucement va toucher à sa fin. Euh on va voir si le poste est pourvu. Ça, on va pouvoir décider autour d'une bière tout de suite comme ça vous avez le temps de délibérer et de vous déshydrater d'ici là. Euh juste quelques derniers éléments à ajouter parce que là vous avez vu le candidat mais une campagne bah évidemment c'est pas uniquement un candidat, c'est aussi un programme des gens qui sont organisés et puis des sous. Euh bah je propose qu'on commence par le très concret. Qu'est-ce qu'on met vraiment sur la table niveau écologique actuellement ? Et je passe le micro du coup à Genola.
[musique]
Bonsoir. Donc je m'appelle Gonola. Euh bah vous avez posé la question des divisions. Bah la division les divisions, c'est nous. On est quelques-uns aujourd'hui dans cette salle. Euh donc je suis référente des travaux écologie au sein de Debouts avec euh François Ruffin, avec euh aussi Clément qui euh est intervenu tout à l'heure et avec Réy euh qui au fond de la salle décide parce qu'on sera évidemment disponible pour discuter autour d'une bière. et euh et on travaille euh avec une boucle de bénévoles avec des profils très divers euh des spécialistes, des non spécialistes qui ont un regard plus extérieur.
On travaille aussi avec les groupes métiers avec en particulier BTP debout ou paysans debout ou d'autres groupes métiers qui sont une vraie spécificité de debout et qui nous permettent d'échanger avec des gens qui concrètement peuvent nous dire bah voilà la question de la méthanisation en agriculture ça donne ça à moi sur mon territoire. On travaille, on on travaille nos soirs, nos weekends parce qu'on croit à la vision de François Ruffin, on croit à ses idées, on croit au fait que quand il parle des conditions de travail sous la canicule, ce sont des vrais sujets traités concrètement.
On croit aussi au fait que quand il parle de sens, dans son travail de transition écologique, il y a tous les aspects de la question qui sont traités. Euh on croit aussi au fait que à ce projet positif de savoir euh euh ce qu'on pourra faire d'une France plus écologique en 2032, ce que ça impliquera concrètement dans nos vies, quelle manche il faut qu'on retrousse pour euh faire ça et euh et quel état planificateur, quel état stratège il faut il faut pour ça ? Alors du coup, je vais vous juste vous présenter là, vous allez avoir un petit slide qui va qui va défiler. Concrètement, ce qu'on fait, c'est qu'on rédige des cahiers de campagne.
Il y a un premier cahier de campagne pour un statut des travailleuses et travailleurs essentiels qui est paru un deuxième qui est paru il y a quelques jours pour une loi de séparation de l'argent et de l'État. Et nous on travaille notamment, alors je dis notamment parce qu'on en fait aussi un sur l'agriculture, il y en a aussi un sur le logement et cetera, mais on travaille notamment sur un cahier de campagne qui paraîtra bientôt face au chantier du siècle pour un travaillisme écologique. Euh François, on a parlé du travaillisme, travaillisme climatique, travaillisme écologique au sens plus large qui vise deux objectifs.
un premier objectif qui est la décarbonation et retrouver de la souveraineté au passage et de manière plus générale une France beaucoup plus en lien avec la nature qui ne se rebelle pas contre l'être humain et un deuxième objectif qui est l'adaptation à ce que aux conditions de vie que qui ont été créées. Alors quand on dit travaillisme, quand on dit travaillisme écologique pour nous c'est trois volets sur lesquels on travaille. un volet justement travail, c'est-à-dire conditions de travail, adaptation du travail au nouveau contexte, à la canicule en particulier.
Euh un deuxième volet qui est celui des métiers, les métiers nécessaires à une transition écologique, les métiers qu'il faudra réorienter. Et donc ça parle évidemment de la formation avec un gros une grosse réflexion sur une formation pour des métiers vraiment utile à une transition écologique de la société et on englobe large parce qu'on englobe aussi les métiers du soin qui visent aussi à justement adapter la société à des conditions de de vie peut-être plus compliquées. Et et ensuite le troisème volet qui est celui dans lequel vraiment l'état stratège, l'État planificateur doit intervenir, c'est celui des emplois.
Donc c'est le troisème volet du travaillisme sur lequel l'on travaille, c'est-à-dire combien d'emplois, comment comment on oriente, comment l'État accompagne, c'est-à-dire fait de temps en temps, mais aussi préfère c'est accompagné et cetera. Donc ça, ce sont vraiment les trois volets du travaillisme écologique sur lequel on travaille. Et pour vous donner un enfin quelques exemples parce que pour de vrai, on a plein de chouettes mesures à présenter mais je vais vous en proposer que trois, je n'ai plus qu'une minute. On a une première mesure qu'on propose sur des maisons euh de la du réemploi et de la réparation dans chaque canton.
Alors, c'est là qu'on va avoir besoin de tout le monde parce qu'évidemment, il s'agit pas de réinventer ce qui existe déjà, mais de travailler avec les associations, avec l'économie sociale et solidaire pour euh pour en créer là où ça n'existe pas, pour la rendre identifiable avec l'objectif de euh et puis évidemment pour accompagner là où ça existe déjà avec pour l'objectif de lever tous les freins à ce qui est la réparation et le réemploi. Sachant que 80 % des Français, il y favorables, mais seulement 30 % ils font appel de manière régulière. Donc on a un vrai une vraie marge de manœuvre. 2è mesure, c'est euh sur les territoires zéro chômeurs.
On veut vraiment généraliser cette expérimentation qui a fait ses preuves pour une transition écologique. Voilà, je pense que c'est je vais pas trop détailler, pas trop de temps mais je pense que le le sens est clair. Et puis une troisème euh une troisème mesure pour une avec une loi de programmation pluriannuelle du financement de la transition écologique. on en parlait justement, il y a un vrai besoin de stabilité euh sur ce financement. Euh par exemple, il y a un vrai besoin de réfléchir euh la réorientation des écocontributions et puis le la le financement de l'État par ailleurs avec ça.
Et donc ça c'est quelque chose qu'on sur lequel on réfléchit aussi parmi un grand nombre de mesures dont je serai ravi de de discuter autour d'une bière. Voilà.
[applaudissements]
Merci Guanola. Ben, je vais te laisser clôturer François. [applaudissements] D'abord un grand merci à mon jury, merci à Mathieu, Alisé, Alexandre, Elsa. D'autant plus merci que Ouais,
[applaudissements]
merci à vous. Merci pas seulement d'affronter la chaleur, mais je sais que quelque part toucher à la politique, ça peut avoir quelque chose de sale, de prendre parti et ainsi de suite. Donc merci de faire ce pas vers nous et vers moi dans le souhait qu'on a nous de construire une gauche qui soit à la fois combative et démocratique, d'allier les deux et qu'on n pas le à choisir entre être combatif ou être démocratique, mais avec la conviction qu'on peut bien être à la fois combatif euh et démocratique. Je disais tout à l'heure que je citais Roosevelt. Roosevelt avait lancé ça au niveau au moment du New Deal. Il disait il faut essayer quelque chose.
Le pays ne nous en voudra pas d'avoir échoué mais il nous en voudra de ne pas avoir essayé. Et je pense que c'est l'état d'esprit dans lequel se trouve notre équipe que évidemment face euh à la menace entre l'extrême droite et l'extrême argent, il y a un chemin il y a un chemin d'espoir, il y a un chemin pour réconcilier compativité et euh humanisme. Euh voilà, c'est et et enfin moi j'ai la conviction que il y a la possibilité pour que en 2032 on vive mieux que c'est même peut-être pas si compliqué. Je dis pas, je n'ai jamais cru moi au meilleur des mondes, mais je crois qu'il y a la possibilité d'un monde meilleur. Il y a la possibilité d'améliorer les choses.
2032, on sera pas au bout du chemin. Mais déjà qu'on est pos fait quelques pas en vue d'un autre horizon, hein. On disait un atelier de réparation par quartier et par canton.
on dit voilà réparer, cuisiner, jardiner dans les écoles des choses que on soit quasiment au bout des 5 millions de bouilloirs thermiques éliminé et que peut-être ça soit pas la grande transformation de la société mais que déjà qu'on est enclenché un changement de direction et un changement de direction, on a beaucoup parlé de la boussole ce soir et du cap et du capitaine du coup pour la porter et je ma conviction profonde est que si jamais le pays va aussi mal, c'est parce que c'est pas par hasard C'est pas un effet de coïncidence, c'est pas par incompétence, c'est parce que profondément on a eu des capitaines qui ont fait le choix en fait qui ont dans leur boussole.
C'est comme si les intérêts des multinationales se confondaient avec l'intérêt national voir venir dominer l'intérêt national et dominer l'intérêt général. C'est avec ça dont il s'agit c'est avec ça que nous devons rompre. Voilà, il y a pas de confusion et parfois et le plus souvent il y a même contradiction entre les intérêts des multinationales et y compris les multinational française et les intérêts de la France et des Français. Et donc ben voilà, il faut des des gens qui de la même manière que dans les sociétés on souhaite qu' a un/ers un/ers un/ers et que ça soit pas seulement l'intérêt des actionnaires qui dominent.
Il faut que si jamais on dit l'entreprise France, elle soit pas gérée seulement dans le but du capital non plus dans notre pays, mais euh dans le but à la fois du travail et dans le dans la défense du vivant. Un grand merci à vous en tout cas de nous avoir accompagné ce soir.
[applaudissements]
C'est bon.