Prix des carburants : "Il faut des mesures à court terme et à plus long terme" estime Olivier Becht
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:18OuverteRéponse directe
Que dites-vous ce matin à ceux qui sont obligés de rogner sur plein de choses au quotidien pour faire face à la hausse des prix des carburants ?
- 1:10OuverteRéponse directe
Commençons par le court terme.
- 1:17OuverteRéponse directe
Quel type de dispositif va être mis en place dans les prochains mois ?
- 1:55FerméeRéponse directe
Est-ce que ces chèques carburant sont suffisants ?
- 2:37FerméeRéponse directe
Donc baisser les taxes, vous ne le souhaitez pas ?
- 3:24RelanceRéponse directe
Ce que vous dites, c'est qu'on peut faire des chèques, oui, mais pas trop, on ne peut pas baisser trop les taxes, du coup, on fait quoi ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:10Invité politiqueFait
« Le prix du gasoil a battu un nouveau record, 2,41 euros. »
- 0:13PrésentateurFait
« En moyenne, il a même frôlé la barre symbolique des 3 euros en Alsace vendredi. »
- 0:45Invité politiqueFait
« Il faut trouver des solutions qui sont à la fois des solutions de court terme, pour soulager le pouvoir d'achat des ménages tout de suite, et il faut en même temps travailler sur des solutions de moyen terme. »
- 0:56Invité politiqueFait
« La guerre en Ukraine, ensuite la guerre en Iran. »
- 1:30Invité politiqueChiffre
« Les aides aux gros rouleurs par exemple ? Oui, ce sont des chèques qui sont envoyés jusqu'à 100 euros par mois pour les personnes qui sont effectivement obligées de prendre la voiture, notamment pour leur travail quotidien. »
- 2:02Invité politiqueChiffre
« le prix augmente de 1,90 à 2,40 euros, c'est plus de 25 euros par plein. »
- 2:22Invité politiqueFait
« Si on bloque les prix, on sait qu'on n'a plus d'essence à la pompe, parce que le pétrole va ailleurs dans d'autres pays que chez nous. »
- 2:30Invité politiqueChiffre
« Baisser la TVA, c'est très difficile, parce que ça créerait aujourd'hui un trou dans les finances publiques de plus de 17 milliards d'euros. »
- 2:58Invité politiqueChiffre
« Il y a une petite taxe qu'on appelle la TICPE, mais celle-ci est de maximum 50 centimes par litre de carburant. »
- 3:09Invité politiqueChiffre
« lorsqu'on la baisse, là en l'occurrence pour la TICPE, c'est potentiellement entre 7 et 10 milliards d'euros qui manqueraient dans les caisses de l'État. »
- 3:42Invité politiqueFait
« si vous voulez, à court terme, je pense qu'on peut faire un geste sur l'électricité. »
- 4:01Invité politiquePromesse
« nous pourrions faire une énorme ristourne sur la facture d'électricité des Françaises et des Français. »
- 4:56Invité politiquePromesse
« Il faut maintenant engager un très grand programme pour se dégager des importations des énergies fossiles. »
- 5:05Invité politiqueFait
« C'est possible, ça s'appelle les carburants de synthèse. »
Temps de parole
- Olivier Becht69 %
- Présentateur24 %
- Invité6 %
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Solutions politiques, on se pose tous la question, pour contrer la hausse des prix des carburants.
On en parle ce matin avec le député centriste de la cinquième circonscription du Haut-Rhin, Olivier Becht, bonjour.
Bonjour.
Le prix du gasoil a battu un nouveau record, 2,41
euros.
En moyenne, il a même frôlé la barre symbolique des 3 euros en Alsace vendredi. Que dites-vous ce matin à ceux qui sont obligés de rogner sur plein de choses au quotidien pour faire face à la hausse des prix des carburants
?
J'en dis d'abord que c'est une souffrance qui est partagée par de très nombreux Françaises et de très nombreux Français aujourd'hui. Ce sont les carburants, mais demain ce seront également les prix du gaz, les prix du fioul pour se chauffer cet hiver. Donc c'est une crise majeure. Il faut trouver des solutions qui sont à la fois des solutions de court terme, pour soulager le pouvoir d'achat des ménages tout de suite, et il faut en même temps travailler sur des solutions de moyen terme, parce qu'on voit bien que tout ça maintenant c'est la conséquence de ce qu'on appelle les chocs géopolitiques. La guerre en Ukraine, ensuite la guerre en Iran.
Nous sommes rentrés dans un monde de plus en plus dangereux,
et
dans ce monde très dangereux, il va falloir trouver des solutions pour ne plus être aussi dépendant de nos importations énergétiques.
Commençons par le court terme. Le gouvernement a annoncé le prologement des aides ciblées et un nouveau dispositif pour les particuliers, les ménages les plus modestes qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler. Quel type de dispositif va être mis en place dans les prochains mois
?
Il
y
a les dispositifs qui continuent aujourd'hui.
Les aides
aux gros rouleurs
par exemple
? Oui,
ce
sont des chèques qui sont envoyés jusqu'à 100 euros par mois pour les personnes qui sont effectivement obligées de prendre la voiture, notamment pour leur travail quotidien. Je pense notamment par exemple aux infirmières libérales qui passent de domicile en domicile. Mais il y a également d'autres professions qui peuvent être concernées. Il y a évidemment les pêcheurs qui ne peuvent pas sortir leur bateau s'ils n'ont pas la capacité à payer le carburant.
Est-ce que ces chèques carburant
sont suffisants ?
Alors moi je pense que non, parce que malheureusement pour beaucoup de personnes, le prix augmente de 1,90 à 2,40
euros,
c'est plus de 25 euros par plein. Donc vous voyez, quelqu'un qui est obligé de faire 4 pleins ou plus dans le mois, c'est plus de 100 euros. Donc moi je pense qu'il faut aller vers d'autres mesures. Et pour moi, ce ne sont pas les mesures qui sont annoncées par certains en disant qu
'il
n
'y a
qu'à bloquer les prix, parce que ça c'est une bêtise. Si on bloque les prix, on sait qu'on n'a plus d'essence à la pompe, parce que le pétrole va ailleurs dans d'autres pays que chez nous. Baisser la TVA, c'est très difficile, parce que ça créerait aujourd'hui un trou dans les finances publiques de plus de 17 milliards d'euros.
Donc baisser les taxes, vous ne le souhaitez pas
?
Alors moi je pense, si vous voulez, que l'État peut tenter de faire un geste, mais le seul geste que l'État peut faire, c'est non pas sur la TVA, parce que ça, de toute façon, ce n'est légalement pas possible, puisque les taux sont des taux qui sont uniformisés, notamment au niveau européen. Il y a une petite taxe qu'on appelle la TICPE, mais celle-ci est de maximum 50 centimes par litre de carburant. Simplement, ce qu'il faut savoir,
c
'est que comme toute taxe, lorsqu'on la baisse, là en l'occurrence pour la TICPE, c'est potentiellement entre 7 et 10 milliards d'euros qui manqueraient dans les caisses de l'État. Donc il y a quand même un risque, c'est que l'État nous donne quelque chose dans une poche et nous la reprenne de l'autre, parce qu'il faudra bien combler les déficits dans les finances publiques.
Oui, parce que d'un autre côté, le gouvernement veut faire 54 milliards d'euros d'économies dans le prochain budget 2027. Ce que vous dites, c'est qu'on peut faire des chèques, oui, mais pas trop, on ne peut pas baisser trop les taxes, du coup, on fait quoi ?
Alors, moi, ma proposition, elle est simple, si vous voulez, à court terme, je pense qu'on peut faire un geste sur l'électricité. Parce que là, pour le coup, l'électricité, c'est EDF, c'est 100% public, et l'électricité, nous la produisons nous-mêmes. Et donc, si nous baissions le prix de l'électricité, pour faire en sorte que l'on vende vraiment au coût marginal, comme on dit, de l'électron, eh bien, nous pourrions faire une énorme ristourne sur la facture d'électricité des Françaises et des Français. C'est une électricité qu'on produit, donc, si vous voulez, les centrales nucléaires, elles sont amorties, elles ne nous coûtent pas, aujourd'hui, extrêmement cher.
Et donc, nous pourrions aider les ménages sur la facture énergétique globale en disant, ce que je ne peux pas vous donner sur le carburant ou sur le diesel, je vous le rends sur l'électricité, et globalement, vous êtes gagnant dans l'opération.
Mais est-ce que ça compense vraiment ce que vous dites au départ ? C'est-à-dire qu'il
y a
la hausse des prix des carburants, il
y
a aussi la hausse du prix du gaz qui va encore augmenter au 1er octobre. Pour ceux qui se chauffent, par exemple, au gaz, ça ne sera pas suffisant ?
Ce ne sera pas suffisant. Ce ne sera pas suffisant, c'est pour ça qu'il faut combiner certainement les deux et qu'il faut probablement des petites aides. Je veux juste dire une chose, il y a également, parce qu'il ne faut pas les oublier, les solutions de moyen terme. Et les solutions de moyen terme,
c
'est se dire, ce monde va devenir de plus en plus dangereux, des crises comme l'Ukraine, l'Iran, il risque d'en avoir demain beaucoup. Et donc, il faut faire ce que nous avons fait pour l'électricité avec le programme nucléaire il
y
a 60 ans. Il faut maintenant engager un très grand programme pour se dégager des importations des énergies fossiles. Donc, il faut produire en France nos carburants. C'est possible, ça s'appelle les carburants de synthèse. Et c'est ce que je vais proposer, une grande révolution à la fois patriotique et écologique, produire nous-mêmes nos carburants. Et en plus des carburants, 100% décarbonés, ce sera très bon pour la planète également, comme pour le portefeuille.
Dernière question très courte, Olivier Bech. Vous avez dit en juin, envisager d'être candidat à l'élection présidentielle. Est-ce que vous pouvez nous dire ce matin sur ICI Alsace que vous êtes candidat à l'élection présidentielle ?
Je ne peux pas vous le dire, mais je peux vous donner rendez-vous pour la réponse à cette question. À Rixheim, en Alsace, devant l'hôtel de ville. Ce sera le jeudi 24 septembre, donc cette semaine.
Donc,
vous avez
bien quelque chose
à annoncer. À
17h15, j'aurai quelque chose à annoncer.
Merci Olivier Becht d'avoir été l'invité d'ICI Alsace ce matin. Je rappelle que vous êtes député du Haut-Rhin, du groupe Ensemble pour la République, et que vous serez peut-être candidat à l'élection présidentielle de 2027. Réponse jeudi soir devant la mairie d'Orixheim.
Merci. 7h53 matinale spéciale autour des prix des carburants. ICI Alsace vous offre votre plein ce matin. Alors, on vous écoute, on vous entend. Comment vous vous organisez ? Martine est avec nous depuis Bicel dans le Haut-Rhin. Bonjour Martine. Quel enthousiasme Martine. On est en forme et vous. Ça va ? Oui, oui, ça va très très
bien.
Bon, dites-nous, comment vous faites, vous, face à la hausse des prix, là ? Comment vous vous organisez
? Donc, moi, j'habite en fin fond du Sungo, et je travaille à...
Olivier Becht