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interviewAlexandre Basquin· 20 mai 2026 4 min

IA et environnement: Alexandre Basquin interpelle Philippe Aghion en commission

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Merci monsieur le président. Saluer la présence de monsieur le le professeur qui va nous permettre d'échanger sur un sujet impérieux qui est celui de l'intelligence artificielle et notamment ses impacts environnementaux. sujet impérieux parce qu'effectivement l'intelligence artificielle se développe à marche forcée de façon exponentielle avec une certaine forme et peut-être vous allez nous en dire un mot mais une certaine forme de course au gigantisme et ce développement permanent de la puissance de calcul et des gants du secteur qui vont investir 620 milliards de dollars en 2026 soit quatre fois plus qu'il y a 3 ans.

Alors, même parce que j'aime bien mettre les choses en perspective que l'ONU pour l'ONU, il faudrait 267 milliards d'euros de dollars pardon par an pendant 15 ans pour éradiquer définitivement la fin dans le monde. Donc, je voudrais aussi mettre les choses en perspective mais la fin dans le monde. Mais en tout cas, ouais, c'est parce que j'aime bien aussi mettre les choses parfois en perspective.

Ces milliards de dollars d'investissement auront et vous le savez, on le sait tous ici, des impacts notamment sur notre environnement commun. C'est ce qui nous réunit aujourd'hui, d'autant plus que notre planète a des ressources limitées. Et vous avez bien dit les choses quand vous avez évoqué la question de Volia et de l'intelligence artificielle spécialisée, mais j'aimerais vous entendre un peu sur ce qu'on appelle l'intelligence artificielle générative.

Il y a plusieurs types d'IA, on le sait parce que derrière des réponses quasi magiques de chat GPT, Grog, Gémini ou Cloud, il y a surtout une industrie numérique extrêmement énergivore. Donc, je voudrais pas faire trop long là-dessus parce que moi j'ai un esprit assez critique sur l'intelligence artificielle générative, j'entends. Je voudrais pas qu'on caricature mon propos et je pense et j'aimerais aussi votre avis là-dedans qui là-dessus qu'il faut se pencher sur cette question l'intelligence artificielle générative qui nécessite et absorbe la plus grande capacité de calcul.

Et d'ailleurs, j'ai cru lire que vous reconnaissiez que les grands modèles de langage contribuent de façon disproportionnelle à la hausse de la consommation d'énergie et que les champions mondiaux de l'intelligence artificielle générative construisent des modèles de plus en plus complexes, puissants avec des puissances de calcul qui doublent tous les 100 jours, ce qui est quand même assez pharamineux et vertigineux avec les impacts que nous connaissons. Et je voudrais aussi vous demander si il n'y aurait pas, en tout cas me semble-t-il besoin que la puissance publique fasse des choix sur la spécialisation des des I, qu'elle puisse se pencher sur les usages de l'intelligence artificielle générative qui est ouverte au grand public mais dont il faudrait personnellement personnellement pardon me prouver que elle participe au mieux-être social que je ne pense pas que ce soit le cas et malheureusement au détriment d'IA spécialisé qui se borne à des tâches extrêmement précises sur des process industriels comme vous l'avez soulevé mais aussi sur la recherche médicale. Alors, j'aimerais votre avis, monsieur le professeur, sur cet usage de l'IA génératif qui s'amplifie chaque jour et qui, me semble-t-il, est incompatible avec nos objectifs environnementaux.

Je vais peut-être être caricaturel, mais ne devrions-nous pas interdire cette générative ou tant moins en limiter le cadre et la portée ? Et j'ai bien entendu votre question, votre réponse sur le moratoire, mais il y a des spécialistes de l'IA, notamment le condateur du type learning, Benjo, qui propose la question du moratoire notamment. Et peut-être une question, une dernière question pour pas être trop long et laisser la parole à mes collègues, une question un peu plus fondamentale, peut-être un peu plus politique.

Monsieur le professeur, aux intérêts privés et économiques de quelques-uns, ne devrions-nous pas tout simplement privilégier notre planète qui est notre bien commun à tous ? Je vous remercie. Alors je je professeur, je propose de répondre.

Oui oui, absolument. Nous poser d'excellentes questions évidemment. Donc moi par exemple, je je vais beaucoup dans les lycées, dans les dans les je enfin j'ai j'ai créé on a créé au Collège de France un campus de l'innovation pour les lycées et on va beaucoup dans les lycées, une zone défavorisée Yeah.