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DébatLCP (sur YouTube)· 11 avril 2025 58 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileEurope & internationalInstitutions & électionsSolidarités & famille

Gaza : la tragédie humanitaire | Ça vous regarde - 11/04/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 35 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi le moment est-il venu pour Macron de reconnaître l'État palestinien ?

  • 15:00OuverteRéponse partielle

    Quelles seraient les conséquences concrètes de cette reconnaissance ?

  • 25:00FerméeRéponse directe

    Les chiffres de victimes à Gaza sont-ils fiables selon vous ?

  • 35:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que la reconnaissance de l'État palestinien est une démarche symbolique ou politique ?

  • 45:00OuverteRéponse directe

    Comment analysez-vous la réaction israélienne à cette annonce ?

  • 55:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les leviers pour une solution politique selon vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 40:00Yaël Braun-PivetFait
    « Mes grands-parents n'avaient rien. Nous ne sommes pas une famille d'héritiers. »
  • 50:00Yaël Braun-PivetFait
    « On a raté des choses mais on a eu d'immenses réussites. »
  • 55:00David ChemlaFait
    « La solution des deux États est la seule parce que toute autre alternative est dramatique. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonsoir et bienvenue. Très heureuse de vous retrouver dans Saourde ce soir. Le cauchemar à Gaza.

Pour la première fois, Emmanuel Macron envisage la reconnaissance de l'État de la Palestine par la France. C'est un changement de cap déplacement en Égypte. Avec quelle conséquence une solution politique au conflit est-elle encore possible ? en décryptage avec mes invités dans un tout petit instant sur ce plateau.

Pour la première fois, elle se raconte dans un livre et elle raconte son histoire, celle d'une petite fille d'immigré d'Europe de l'Est à qui la République a tout donné. Un récit intime sur ses origines, sa famille, son parcours, un récit sans filtre aussi, vous allez le voir sur la Macronique, il a parfois déçu. Il y a Elb Bron Privet publie à ma place aux éditions Bûchet Chastelle, la présidente de l'assemblée et d'en franc parler.

Ce soir enfin les cartes blanches de nos chroniqueurs Ael Bron Pivet l'assemblée fragmentée, le risque d'immobilisme et puis 2027 ce sera retrouvé à la fin de cette émission. Voilà pour le sommaire. Installez-vous, ça vous regarde, ça commence tout de [Musique] suite.

Jusqu'ici, la France était restée très prudente, hein, engagée sur le terrain humanitaire mais hésitante sur le plan politique face à la rupture de la trêve, la reprise des bombardements à Gaza. Emmanuel Macron a donc créé la surprise après sa tournée en Égypte. Le président français a franchi un cap en annonçant la possible reconnaissance d'un état palestinien par notre pays.

Ce qui ferait d'ailleurs le principal ce qui en ferait le principal pays occidental à sauter le pas. Alors pourquoi maintenant et surtout qu'est-ce que ça peut changer très concrètement ? Bonsoir Vincente.

Bonsoir Myiam. Merci d'être là. journaliste indépendant, essayiste et enseignant à Science Po Bonsoir Ofert Bronstein.

Bienvenue président du forum international pour la paix, chargé de mission par Emmanuel Macron pour le rapprochement israélo-palestinien et je rappelle que vous étiez le conseiller de de l'ancien premier ministre assassiné israélien Itsac Rabin. Bonsoir David Chemla. Ravi de vous accueillir.

Vous êtes le secrétaire général du mouvement européen pour la paix J Col. Enfin, bonsoir Raphaël Pit à distance avec nous ce soir. Merci d'être avec nous.

Médecin humanitaire, président fondateur de l'ONG Humanité solidarité médecine. Merci à tous les quatre. Un débat qui s'ouvre comme chaque soir avec un petit pincement au cœur particulier ce soir par Bruno Donet. [Musique] Bonsoir Bruno.

Bonsoir mon cher pincement. Bonsoir à tous. Emmanuel Macron tout près de reconnaître l'État palestinien et de plus en plus loin du président américain qui il y a de mois avait un projet on ne peut plus baroque pour la bande de Gaza.

La Riviera du Moyen-Orient ça pourrait être vraiment quelque chose de magnifique. Donald Trump souhaitait déplacer les Palestiniens pour y construire un immense complexe touristique, un projet auquel Emmanuel Macron a donc répondu. Ce mardi, on ne peut plus fermement.

Vous avez des dizaines de milliers d'enfants qui sont mutilés sans famille. C'est ça dont on parle quand on parle de Gaza. C'est pas d'un projet immobilier. 40 dépués le 15 janvier, Israël a choisi de rompre la trêve le 18 mars dernier.

Depuis cette date, les frappes ont repris sur Gaza et d'après les chiffres communiqués par le ministère de la santé de l'enclave, 1400 Palestiniens bouclés et affamés auraient péri sous les bombardements israéliens. La réalité c'est que vous avez 2 millions de personnes qui sont enfermées. 2 millions.

Après des mois et des mois de bombardement d'une guerre terrible, des dizaines de milliers de personnes ont perdu la vie. Alors Emmanuel Macron a été resté jusqu'ici d'une prudence de Siou sur la question de l'État palestinien. Il a donc annoncé dans l'avion qui le ramenait d'Égypte son ambition diplomatique sans précédent.

On se bat pour Gaza, le retour de la paix, de la sécurité, l'humanitaire et une solution politique. On doit aller vers une reconnaissance. Et donc dans les prochains mois, on ira on ira, a dit Emmanuel Macron, comprenez Myiam, on ira vers la reconnaissance d'un état palestinien.

Alors, c'était une déclaration Bruno qui a été diversement accueillie. Oui, côté euh palestinien, l'idée que la France aille un cran plus loin dans la doctrine de la solution à deux États promus jusqu'ici hein par Emmanuel Macron a bien sûr été accueilli avec beaucoup d'enthousiasme. C'est une bonne chose et si Dieu le veut, tous les pays seront comme la France.

Nous remercions la France et espérons qu'elle nous soutiendra avec quelque chose de meilleur et avec la paix. Seulement voilà, l'initiative n'a pas plu du tout. À Israël, dans une longue interview accordée à la chaîne britannique Skyne News, le chef de la diplomatie, Gidéons Sar estimé qu'il s'agirait là d'un coup de pouce au se rappelant que les otages du 7 octobre n'ont toujours pas été libérés, pas tous en tout cas, et que certains sont revenus dans un cercueil.

Pas content non plus Donald Trump qui a redit cette semaine son ambition de placer Gaza sous tutelle américaine. Contrôler et garder les rues de Gaza serait une bonne chose car actuellement et c'est le cas depuis des années et des années, tout ce que j'entends ce sont les tueries, le Hamas et des problèmes. La France rendra donc sa décision en juin prochain au moment de la conférence des Nations- Unies.

Mais si elle devait reconnaître officiellement l'État palestinien, elle serait le tout premier état parmi les membres du G7 à accepter de le faire. Merci beaucoup. Merci Bruno Donet.

Vincent Euge. Emmanuel Macron l'avait dit, il reconnaîtrait, c'est pas une surprise énorme parce qu'il avait dit il reconnaîtrait la Palestine, je cite le moment venu. Pourquoi le moment est venu selon vous pour lui ?

Alors, il est exact qu'en février dernier, il avait signifié que la question de la reconnaissance par la France de l'État palestinien n'était pas tabou, je le cite. Donc, au fond, on s'inscrit dans la continuité de cette approche. Je crois que Bruno a mis le doigt sur l'essentiel.

Il y a une conjonction astrale très particulière. Euh, il évoquait la dimension baroc du projet de Riviera de Washington. Pour moi, elle est plus obscène que Barok.

C'estàd que il y a rien de cocasse là-dedans. Il s'agit en fait d'un projet de déportation massive de la population de Gaza en partie vers le le Sinaï et peut-être pourquoi pas, allons-y dans le délire via l'Asscis Jordanie vers le royaume achite de de Jordanie. Euh simplement euh la portée euh du propos euh d'Emmanuel Macron serait sans doute plus lourde si il s'agissait non pas d'une initiative française mais d'initiative européenne.

Or, il se trouve que l'Europe est profondément divisée. Alors, il y a quand même l'Espagne, la Pologne, les pays scandinaves qui l'ont déjà fait. 11/ 27 et sur les 11, vous avez plusieurs pays d'Europe centrale qui l'ont fait avant leur inclusion dans l'Union européenne à l'époque où ils étaient encore des quasi satellites de la défeinte Union soviétique.

Et pour n'en citer que deux, l'Italie et l'Allemagne ne sont pas du tout à ce stade sur cette ligne. Et donc et je m'arrête là-dessus à ce stade. Si da raisons X ou Y, il n'y avait pas de passage à l'acte à la faire de cette conférence qui aura lieu à New York sous la bannière enusienne avec Riad, avec l'Arabie Saoudite, s'il y avait pas de passage à l'acte, la France pour le coup encourit un un procès en duplicité.

Un dernier point, un procé en duplicité, ça voudrait dire que le silence de la France serait une forme de complicité de l'horreur à Gaza. Quand vous annoncez un projet de nature politique comme celui-là, que vous fixez une échéance, si vous faites machine arrière, évidemment, on vous demande des comptes. Mais et j'arrête vraiment là-dessus, mais c'est très important parce qu'il y a beaucoup de caricatures que l'on sent monter, y compris dans l'extrême droite française d'ailleurs depuis ce propos.

Macron inscrit ça dans une dynamique alors on est bien qui suppose désarmement du Hamas, exfiltration de la plupart de ces cadres sinon de la totalité de ces cadres et une sorte de réciprocité pour les pays de la région qui n'ont pas encore et ils sont nombreux reconnus Israël. Alors on y vient dans le détail. C'est vrai que le président français Ofert Bronstein parle d'un mouvement de reconnaissance réciproque.

Ce sont ces mots, on vient de les entendre en vue de la conférence de New York en juin prochain sur la Palestine. J'imagine que vous étiez au courant. Expliquez-nous exactement dans quelle démarche il se situe.

Est-ce que sont on est dans une démarche diplomatique ? Est-ce qu'on est dans une démarche symbolique ? C'est pas du tout la même chose.

Permettez-moi Myiam tout d'abord quelque chose de très personnel. Je vous souhaite beaucoup de un bon vent et beaucoup de chance dans vos nouvelles responsabilités. On ferme la parenthèse.

On ferme la parenthèse. Non non non, c'est pas du tout symbolique. C'est c'est plus que diplomatique, c'est politique et ce n'est pas uniquement une reconnaissance symbolique.

On a reconnu et on passe autre chose. Pas du tout. Elle est dans un contexte qui est beaucoup plus large.

Moi qui qui suis chargé de mission par lui déjà presque depuis 4 ans, je martelle depuis 4 ans. Reconnaissez reconnaissez reconnaissez. Donc il y a une il y a une démarche qui est collective, il y a une dynamique qui est collective.

Qu'est-ce que ça veut dire concrètement ? Ça veut dire que il y a des pays en Europe en la France qui pourrai reconnaître la France mais en échange il y a notamment l'Arabie Saoudite Mohamed Ben Salman qui reconnaîtrait l'existence d'Israël. C'est ça l'idée.

La conférence du mois de juin qui est le fruit de de la visite de du président à Riad il y a quelques mois et s'appelle la conférence des deux États. Elle dit bien ce que son objectif Israël a très envie, le premier ministre Nathaniao dans le contexte des accords d'Abraham de voir l'Arabie Saoudite appartenir à ce club de gens qui reconnaissent de pays qui reconnaissent Israël. Macron leur dit voilà, pas seulement l'Arabie Saoudite mais il y a d'autres pays arabes et musulman d'autres pays arabes et musulmans qui vont vous pensez auquel ?

Alors on y vient. Allez on va regarder cette carte parce que c'est vrai qu'on on a toujours tendance à dire Israël est entouré de de pays arabes qui ne reconnaissent pas cet état. C'est pas complètement vrai puisque euh on sait que la Jordanie et l'Égypte bien évidemment reconnaissent et aujourd'hui le Maroc avec fameux accords de normalisation d'Amraham, les Émirats arabes unis, Barin et le Soudan, ceux qui sont en rouge, on va dire les les satellites de de l'Iran, la Syrie, le Liban, l'Iran ne reconnaissent pas.

Si l'Arabie satellite de l'Iran, si l'Arabie Saoudite basculait, qu'est-ce que qu'est-ce que ça changerait ? Ça change énormément la donne quoi précisément. Je vais vous dire tout d'abord, je pense que ça posera donnera envie au Qatar d'aller de l'avant.

Pourquoi le Qatar c'est important ? Parce que il fait partie des des pays du golf. Parce que déjà les relations avec le Qatar sont des relations complexes.

Je veux vous rappeler quelque chose. On n'est pas dans la nouveauté, on est dans un remake. En 1993, après les accords de paix historique entre Yassir Arafat et le premier ministre, une quantité de pays musulmans avaient reconnu l'état d'Israël.

Il y avait des relations diplomatiques avec la Mauritanie. Il y avait des bureaux d'intérêt en Tunisie, en au Maroc et au Qatar l'Arabie Saoudite dans les Émirats. Faire bon, ça veut dire quoi reconnaître un état ?

Est-ce que c'est encore une fois symbolique dans quelle frontière quand la France reconnaîtrait l'état de Palestine ? Dans quelle frontière vous dire ce que je propose au président depuis 4 ans maintenant, c'est de changer le paradigme. Le paradigme jusqu'à aujourd'hui était les Israéliens et les Palestiniens vont négocier.

Au bout de ces négociations, il y aura un état palestinien avec des frontières sûr et cetera. Aujourd'hui je dis'hu oui mais je dis ça fait 35 ans qu'on a essayé ce truc ça a pas marché donc aujourd'hui on change de paradigme on reconnaît l'état de Palestine et après on aide les uns et les autres à se mettre autour de la table pour décider des problèmes qui sont avec la 6 Jordanie avec Jérusalem avec Jérusalem les frontières s'il y a une volonté politique s' a un courage politique il y a des solutions faciles bien on entend votre optimisme David Chemla vous vous suivez ce conflit quotidiennement et particulièrement la la société civile. israélienne.

Évidemment, reconnaître cet état, c'est refuser que les Palestiniens ne disparaissent parce que on voit dans quelle voilà situation humanitaire ils sont ils sont ce soir, ils sont aujourd'hui. Benjamin Netaniaou est furieux et les Israéliens, qu'est-ce qu'ils en disent ? Les Israéliens sont divisés sur ce sujet comme sur d'autres, mais ce n'est pas le plus important pour eux.

Ils sont encore dans cette situation de l'après 7 octobre dans le traumatisme encore de cette guerre des otages qui sont encore détenus dont on espère la libération et ils sont en lutte aussi majoritairement en tout cas plus que 70 % de la population le manifeste dans les sondages contre ce gouvernement à cause des projets de réforme judiciaire qui sont en train de remettre sur le devant du de l' C'est ça qui aujourd'hui l'immobilise également le chef des services secrets bien que Netaniaou veut l'imoger Voilà. Et il effectivement donc Nathan veimogé le chef du servicé par la Cour suprême qui dit que pour l'instant il n'en a pas le pouvoir qui peut parce qu'il n'est pas il n'a pas fauté et cetera. Donc c'est ça le sujet.

Par ailleurs, il y a de plus en plus de voix aussi qui demandent la fin de la guerre. Cette guerre dont les deux objectifs définis par le gouvernement étaient éradication du Hamas et libération des otages. Ils n'ont pas réussi à éradiquer le Ramas parce que 18 mois après, il y a encore une force du Ramas qui sont effectives et qui se battent.

Et les otages, la seule façon de les avoir libérés, c'était par des négociations. Donc la population en est consciente et elle demande d'arrêter ce conflit. Ces jours-ci, il y a eu une pétition signée par 1000 aviateurs et maintenant qui d'autres forces militaires réservistes qui vont dans ce sens à pour demander au gouvernement d'arrêter la guerre.

Ils ne veulent pas ils ne veulent pas, ils sont pas des déserteurs, ils ne refusent pas de d'aller se mobiliser si nécessaire, mais ils disent c'est une guerre qui devient de plus en plus à des fins politiques. Et cette idée d'une logique au fond de normalisation implicite, sans remettre les accords d'Abraham sur la table, que certains pays et non des moindres comme l'Arabie Saoudite pourra reconnaître Israël en échange d'une reconnaissance de la Palestine par la France. vous euh est-ce que est-ce que c'est un minuscule petit pas vers une forme de de de solution politique ou le début de quelque chose d'autre ou vers un cesser le feu parce que c'est le préalable ou au fond ça ne change strictement rien ?

Vous savez, il y a on connaît le problème au fait on a parlé tout à l'heure la solution des deux états est la seule parce que toute autre alternative est dramatique et pour les Palestiniens et pour les Israéliens. Donc la question comment y arriver ? Il y a deux blocages.

Un gouvernement de de droite et d'extrême droite en Israël qui n'en veut pas et puis du côté palestin Khamas et les extrémistes palestiniens qui n'en veulent pas qui font tout pour saboter toutes les possibilités. Donc effectivement il faut trouver les les leviers pour agir sur les deux côtés. Si on arrive à effectivement en profitant de la situation de Gaza de sortir de ramas de l'équation, de mettre de mettre en place des une autorité palestienne ou des Palestiniens venus peut-être de la diaspora ou d'ailleurs qui prendraient en main la gestion de de la population Gaza.

Oui, évidemment le plan Trump est complètement non seulement obsède mais on va y revenir parce que pour la première fois il y a de semaines il y a quelques centaines de gaz dynamique. Je pense que la société israélienne la suivrait. Allez, en attendant, c'est la désolation à Gaza pour se figurer les choses en image.

Les conséquences du blocus humanitaire et la reprise des bombardements. Marco Pomier avec les équipes de la FP. Une ambulance transportant des corps vers l'hôpital de Ranounè après la dernière frappe israélienne survenue la nuit dernière dans le sud de la bande de Gaza. 10 morts, 10 membres d'une même famille dont sept enfants selon la défense civile palestinienne.

Au total, plus de 50000 Gazaouis ont perdu la vie depuis le début de la guerre le 7 octobre 2023. des bombardements incessants et des habitants qui pleurent leurs proches. Nous sommes des innocents, des enfants qui n'ont rien fait de mal et des personnes âgées qui vivent dans des tentes.

Pourtant, les Israéliens continuent de tirer des missiles sur nous. A repris son offensive militaire mi-mars après 2 mois de trève, imposant un blocus total au territoire. De quoi raviver le spectre de la famine pour 2 millions et demi d'habitants ici dans le nord de la bande de Gaza, des Palestiniens font la queue à un point de distribution d'aide de l'ONU.

Il n'y a plus de farine, plus de boulangerie, plus rien et le prix d'un sac de farine a atteint 120 dollars. Où allons-nous trouver ça ? Nous souffrons beaucoup.

Il n'y a pas de nourriture sur les marchés. Les légumes sont chers et les gens n'ont pas d'argent pour les acheter. La faim, la peur, survivre plutôt que vivre dans un territoire totalement ravagé avec des ruines à perte de vue.

Et rebonsoir Raphaël Piti, vous qui vous êtes rendu dans l'enclave palestinienne il y a il y a quelques mois, quels sont précisément et concrètement les conséquences de ces 40 jours de blocus ? L'État hébreu dit qu'il reste des stocks de médicaments et de nourriture. Peut-on les croire ?

Non, c'est faux. Non, totalement. Nous avons 7 centres de ch primaire à à Gaza répartis entre le nord et le sud.

Et à l'heure actuelle où je vous parle, nous n'avons pratiquement plus de médicaments pour soigner la population. En même temps, nous essayons de distribuer de l'eau potable. Nous en distribuons 17000 L à la fois dans le sud et dans le nord.

Et bien, nous avons vraiment des difficultés d'approvisionnement. puisque les Israéliens ont encore détruit un une usine de désalinisation de l'eau et donc nous avons un gros souci d'approvisionnement pour ce qui concerne l'eau l'eau votable à la population et donc vous savez j'entends bien hein cette la reconnaissance de l'État d'Israël j'entends bien tout ça mais ça ne répond pas à la question immédiate où il y a une population qui est maintenant terrorisée au point que les gens les bombardements ayant lieu surtout la nuit les gens dorment sous leur temple habillé avec un sac à dos près d'eux pour pouvoir s'échapper éventuellement si euh si c'était était le cas, si la violence était à se rapprocher. Que vous disent vos vos contacts sur place concernant les enfants victimes notamment ?

Oui, je disais la la question fondamentale c'est le cess de feu immédiat et le réapprovisionnement. Cette population depuis 18 mois, elle est violentée, elle est martyrisée. Il y a une nécessité de de de réponse et d'action immédiate.

La reconnaissance au mois de juin de manière aléatoire enition que d'autres pays tout ça c'est pour plus tard dans l'immédiat. Arrêtez cette guerre, arrêtez ce bombardement, arrêtez de terroriser, arrêtez de tuer. Ça les hôpitaux la vraie réponse, les hôpitaux dans Gaza, vous vous y étiez, est-ce qu'il fonctionne encore ?

Et de quoi manque-t-il le plus ? Il manque de tout. Nous sommes revenus à ce qui s'est passé tout à fait au début et avec maintenant beaucoup plus de problèmes parce que il y a moins d'hôpitaux, moins de possibilités de prise en charge de tous les blessés qui arrivent à l'hôpital et donc on manque de moyens anesthésiques, on manque de de d'antibiotiques, on est dans une situation extrêmement difficile.

J'aimerais que les gens puissent le comprendre déjà en 2024 quand j'y étais au mois de janvier, j'ai vécu la pire expérience de ma vie sur le plan humanitaire en tant que médecin, c'est-à-dire le triage inversé, laisser mourir des gens parce que nous n'avions pas les moyens de les soigner. Merci. Et donc aujourd'hui, ils sont dans cette situation là de nouveau.

Merci merci d'avoir été avec nous. Raphaël Piti, Vincent et je 14 secouristes du croissant rouge palestinien et un de l'ONU ont été tués à la suite de tir israélien. Plus aucun humanitaire ne peut rentrer aujourd'hui.

Et au passage, cet épisode tragique a donné l'occasion aussi de constater jusqu'à quel point la boussole morale euh d'Israël avait pu être affolée par euh Netaniaahu euh et les faucons qui qui l'entourent puisqu'on a d'abord été dans le déni, dans le mensonge et ensuite à reculon quand les vidéos ont été diffusées et authentifiées dans une reculade sur le thème de l'erreur. Bien, aujourd'hui même, ce vendredi, vous avez une famille de 10 membres dont sept enfants qui a été tué dans une maison à Ragunes. On était à Ragunes il y a quelques instants.

L'ONU a fait un constat tout aussi désolant. Ils ont documenté 36 des 224 frappes récentes entre le 18 mars et le 9 avril précisément. Et bien sur ces 36 frappes, la quasi totalité, sinon la totalité des victimes était des femmes et des enfants.

Seule lueur d'espoir dans ce constat amer, la presse israélienne aujourd'hui même fait état d'un échange de documents entre Égypte et Israël qui pourrait, le cas échéant, je suis extrêmement précautionneux, aboutir à un nouvel échange. En gros, il y aurait huit otages vivants qui seraient libérés accompagné de huit dépouilles de captifs tués en échange de quelques centaines de de Palestiniens et malgré la reprise du conflit, ça négocie toujours. Et oui, et une nouvelle trêve de 40 à 70 jours.

J'y viens puisque à l'instant Raphaël Piti insistait sur la nécessité vitale impérieuse de cette trêve. Alors ça veut dire une nouvelle trêve. On sait pourquoi Netaniaou a repris le conflit parce qu'on était à la phase 2 et la phase 2 CC le feu, c'était normalement le retrait de l'armée de Tsal de Gaza.

Et ça au fond tout le monde savait que il ne le ferait pas. Et d'ailleurs ils étaient déjà soutenus avant même le début de la mise en œuvre de la trêve par Donald Trump et par les Américains. Pour ça qu'aujourd'hui il y a des des milliers de soldats israéliens qui qui ont signé une pétition en disant on ne comprend plus le sens de cette guerre.

Jusqu'où Trump peut soutenir tout ça ? Je ne sais pas. Euh demandez demandez-moi beaucoup de choses, mais pas d'interpréter le président américain.

Jeen suis pas capable. Par contre, je vais vous dire, cette guerre n'a plus de sens. Elle ne permet pas le retour des otages à la maison.

Elle ne permet pas la la l'asphyxie du du ramass. Par contre, permettez-moi de vous donner quelques chiffres. Je vous en prie.

Les le le le le euh Israël dépense 200 millions de chquel par jour dans cette guerre. cette guerre qui dure déjà depuis presque 2 ans, c'est 60 milliards de chez elle. Et et la reconstruction de Gaza, elle est possible.

C'est la seule façon de redonner espoir à ces enfants dont le président Macron euh a parlé. Amputé, orphelin. Ces enfants-là, si on leur donne pas de l'espoir, les levers de pression de l'Europe, ils existent.

C'est l'arrêt Oui, c'est l'arrêt de livraison d'armes. C'est quoi ? Il a il y a a quelques l'Europe et la France ne vont pas d'armes à Israël.

Donc moi, moi je ne pense pas au contraire. Non, on ne vend pas Israël on vend mais eux ne n'ont n'en vendent presque pas. Des pièces de rechange.

Oui, mais pas d'armes. Je pense pas non plus que le boycotte ou les pressions économiques sont la bonne chose. Au contraire, ils renforcent la droite et l'extrême droite dans leur posture.

Tout le monde est contre nous, tout le monde est antisémite. Par contre, il y a des leviers économiques, il y a des leviers politiques. Israël ne peut pas.

L'Europe a une force. L'Europe c'est le principal marché d'Israël. Et je vais vous dire autre chose.

L'Europe c'est le principal donateur de de l'autorité palestinienne. 50 milliards en espace de 25 ans pour que justement se créer un état palestinien. Moi, j'ai proposé au président Macron, si les Israéliens ne veulent pas aller de l'avant d'arrêter l'aide aux Palestiniens.

M dit comment ça au Palestinien ? Oui, si on arrête les de palestiniens, il y a plus d'infirmiers, il y a plus de professeurs, il y a plus les la situation de ce sera invivable pour les Palestiniens. Mais ça ça obligera les Israéliens de prendre la relève.

C'est c'est vous savez qui fait un lobby à Bruxelles chaque année pour que les Palestiniens reçoivent de l'argent, c'est les Israéliens. C'est 20 milliards de dollars par an. 20 milliards de dollars par an que le contra israélien ne veut pas payer pour les Palestiniens.

Mais je ne veux pas que l'on arrive là. Je pense que les Israéliens ont plus de choix. Ils vont reconnaître eux aussi l'état de Palestine.

Vous avez encore un peu d'espoir. Euh vous êtes tous les deux, David Schemla notamment euh des militants historiques de la paix. Franchement, ça fait quoi ?

Ça fait 35 ans maintenant. On a les jou blancs en ce qui me concerne ça fait plus de 50 ans. Tous les acteurs disent plus de 50 ans euh que c'est fini.

Deux peuples, deux états, c'est fini. On peut encore y croire franchement. Quelle alternative ?

Voilà. Il y a pas de alternative. Quelle autre alternative vous avez dans cette région ?

Tout le monde le sait. à peu près 15 millions d'habitants moitié moitié. Euh les Israëlsens ne partiront pas, les pasciens ne partiront pas.

Il y a deux entités avec un attachement à à un drapeau, à une culture, à une langue et ils ne disparaîtront pas. Donc le seul moyen, c'est le partage. C'est un combat depuis l'origine mentionniste.

Il y avait deux visions aussi, celle que auxquelles nous sommes rattachés. C'est une vision qui permettait la création d'un état. Et il aurait dû y avoir un état palestinien en 47.

Il a été refusé à l'époque par les Palestiniens. Rappelons-le quand même hein. Les l'histoire ils ont une part de responsabilité dans cette histoire.

Ce n'est pas que Israël qui est responsable de leur situation. Maintenant 77 ans bientôt euh après la création d'Israël, il faut trouver une solution et la seule c'est celle du partage en deux éts. Je vais vous donner de mot la fin avec un petit peu d'émotion mon cher Vincent.

À vous de conclè vous souhaitant bonne route aussi. Merci à vous pour conclure ce débat. Quand vous songez au regard de la profondeur historique qui vient d'être rappelée, qu'une partie de cette tragédie relève de calcul judiciaire et politique d'un premier ministre dont l'histoire retiendra qu'il aura été l'un des pires serviteurs de la cause du peuple juif.

Les bras vous en tombent. On s'arrête là. Le peuple juif s'arrête là.

J'ai honte en tant qu'Israélien et en tant que juif de ce qui se passe à Gaza. Allez, en tout les cas, on voulait marquer le coup parce que c'est quand même un changement de pied important que que la position française. Rendez-vous donc pour ce sommet en juin à New York pour voir s'il devient concret.

Merci à vous et bonsoir Yel Brun Pivet. Merci d'être mon invité franc parler dans un instant pour évoquer ce livre. Pour la première fois, vous prenez la plume ma à ma place aux éditions Bûchet Chastelle.

C'est l'histoire d'une novice en politique que rien ne prédestinait au perchoir un récit intime sur vos origines, sur votre parcours, sur votre famille aussi. C'est un récit sans filtre aussi. Vous allez le voir sur la Macronie.

L'invitation de Stéphanie Despierres. Grand entretien juste après. Si on vous invite, il y a Elbron Pivet.

C'est parce que vous racontez avec une franchise parfois désarmante votre ascension fulgurante jusqu'au perchois. Avocat, vous plongez dans le bain politique en 2017 dans le sillage d'Emmanuel Macron. Novice, vous êtes élu député des Yvelines. 5 ans plus tard, vous serez brièvement ministre.

Dès 2017, au nez et à la barbe de parlementaires aguérri et contre la vie de l'Élysée, vous raflez la présidence de la prestigieuse commission des lois. En 2022, même histoire. Le 28 juin, vous devenez la première femme présidente de l'Assemblée nationale.

Personne n'est entré dans cet hémicycle sans émotion, sans ressentir l'histoire dont ces murs sont emprunts. Un symbole historique et une victoire de haute lutte, là encore contre la vie de l'Élysée. Moins d'une heure avant votre désignation comme candidate par le groupe macroniste, la première ministre vous met la pression.

Ya elle, ce n'est pas possible. Tu te rends compte que tu joues contre nous, contre le président et moi-même ? Nous te demandons de démissionner immédiatement du gouvernement.

J'attends ta lettre maintenant. Votre livre raconte vos combats, l'aide à mourir, l'inscription de l'IVG dans la Constitution, la transparence, les droits du parlement, la proportionnelle. Avec un maître mot, l'indépendance, la vôtre et celle de l'Assemblée nationale.

Mais face à cet hémicycle tumultueux, tenir le perchoir n'est pas simple. Vous avez un rappel à l'ordre avec inscription au procès verbal jusqu'à cés du bureau. C'est inadmissible.

Dans votre livre, vous fustigez ses comportements. Les députés LFI revendiquent une nouvelle façon de faire de la politique qui n'est rien d'autre qu'une façon de défaire nos institutions. Le nombre de faux dans la dans l'hémicycles, je m'aperçois qu'il y a des des moments des des perturbations qui viennent de de son camp, de son bloc central et elle regarde pas et qu'elle entend un bruit de notre côté, elle se tourne.

Je trouve que c'est vraiment exagéré. et elle a eu tendance parfois à avoir une vision notamment des sanctions à géométrie variable avec beaucoup vision assez magnanime à l'égard de la gauche et l'extrême gauche. Elle a raison de rappeler les règles.

C'est une fonction pas facile en ce moment et moi je trouve qu'elle elle fait bien le boulot. He malgré cette atmosphère survoletée, malgré cet hémicycle morcelé, vous dites vous sentir aujourd'hui parfaitement à votre place au perchoir. Et merci d'être là.

Bron Pivet. Justement, revenons sur ce titre euh à ma place. C'est drôle parce qu'il peut être étonnant.

Vous n'avez cessé au fond de sortir de votre place pour en conquérir de nouvelles. C'est c'est un peu ce que raconte ce livre. Vous refusez toute forme d'assignation et aujourd'hui c'est à ma place.

C'est à votre place. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que peut-être même sans l'avoir imaginer euh vous êtes à la place dont vous avez toujours rêvé.

Non, ça veut dire surtout que la place qui est la vôtre est celle que vous choisissez. C'est vous qui construisez votre chemin et votre destin et votre place c'est celle-là. Et c'est pas celle qu'on imagine pour vous, celle que d'autres imaginent pour vous.

Et c'est euh je crois cela le message principal du livre, c'est qu'un destin se construit, un destin pas plus en prenant des risques, en ayant d'audace et euh de la persévérance. Et c'est aussi pour ça que j'ai mis ça en miroir avec les histoires familiales qui montrent que dans ma famille, les destins se sont construits. Alors, on va remonter le fil.

Euh, vous racontez vos origines. Votre livre s'ouvre sur une histoire républicaine, celle de votre grand-père Calman Bron, orphelin, juif polonais, qui fuit son pays tout seul à 9 ans, traverse l'Europe, devient tailleur, arrive en France et s'engage dans la résistance. Pourquoi cette figure-là pour commencer ? déjà parce que je l'aimais beaucoup et que pour une petite fille, un grand-père c'est euh sacré et euh j'ai voulu déjà lui rendre hommage avec ce prologue.

Mais c'est aussi pour dire dans un moment où on est dans un pays euh qui euh rejette l'autre, euh qui euh peut-être doute sur la capacité à intégrer, à accueillir et à faire grandir au sein de la République, dire et bien que cette histoire, elle avait beaucoup de sens. Qu'est-ce qu'elle représente pour vous cette histoire ? Bah, c'est une France qui est fidèle à ses valeurs, une France qui accueille qui accueille cette immigrée qui le protège, cet immigré qui aussi donne tout pour la France puisqu'il se bat pour elle et il est prêt à perdre la vie pour ce pays qui l'accueille et qui n'est pas encore le sien puisqueavant de rentrer dans la résistance, il s'engage dans la Légion étrangère puisqu'il n'est pas français.

Et donc c'est ça aussi la France et peut-être c'est ça aussi surtout ce queon l'on attend de notre pays. Donc c'est ça que j'avais envie de décrire et puis aussi le fait de dire que lorsqu'on fait de la politique, lorsqu'on atteint les plus hautes fonctions de l'État, ça n'était pas forcément écrit. On n'est pas forcément des héritiers.

On n' pas forcément des parents, des grands-parents qui étaient des élus, des grands élus, des grands bourgeois, que la politique c'est l'affaire de tous, qu'elle est ouverte à tout le monde et que dans notre pays chacun peut arriver aux plus hautes responsabilités. Vous conservez d'ailleurs hein l'étiquette la maison de couture de votre grand-père dans la doublure de votre robe d'avocat. Le jour où vous êtes élu au perchoir en 2022, la première fois, on s'en souvient, votre mère est dans les tribunes de l'hémicycle.

Il y a même quelques images avec toute votre famille et l'on découvre sous votre plume dans ce livre que elle a été une enfant abandonnée puis récupéré battu par son beau-père salement amoché plusieurs fois à chaque fois d'ailleurs toute jeune elle se rend au commissariat et finira par grandir dans un foyer grâce aux interventions des voisins. Vous écrivez "Elle m'a appris à ne jamais subir". Ouais.

Que lui devez-vous ? Ça justement cette force, cette capacité euh à tenir, à résister, à ne jamais me plaindre. Ma mère euh quand j'étais enfant, je n'avais pas le droit de me plaindre.

Je n'avais pas le droit d'être malade, je n'avais pas le droit d'être fatiguée. Voilà, elle était toujours voilà, c'est rien ce que tu vis par rapport à ce que j'ai vécu. Et donc elle aurait pu vous embarquer dans une forme de de dépression, de grande tristesse.

Elle l'a jamais été parce que en fait ma mère et c'est ça qu'elle m'a appris, c'est que euh quand elle a coupé les ponts pour se débarrasser en fait de tout ce malheur et de toute cette noirceur dans laquelle elle avait grandi et euh elle a voulu euh elle m'a montré que justement il fallait être fort et qu'il fallait être capable d'avancer, de ne pas subir et de se construire son propre chemin et de ne pas laisser les autres faire en fait. Alors justement, c'est étonnant parce que on parle d'audace, on parle d'une certaine forme aussi de prise de risque sans sans forcément connaître la suite. Parfois vos prises de risque, elles sont complètement à rebour de l'aire du temps des femmes de votre génération.

Vous quittez le cabinet prestigieux d'avocats dans lequel vous travaillez à l'époque pour suivre votre mari au Japon et à Taiwan. Et vous allez faire cinq enfants en 9 ans et vous choisissez vous choisissez vraiment d'être ce qu'on appelle une mère au foyer et tant pis pour quoi ? Les critiques des copines.

Ouais mais j'ai en fait je ne l'avais jamais imaginé. Euh j'ai euh lorsque je travaillais à Paris puis après avec des des amis avocades, j'ai eu un enfant, deux enfants, trois enfants et je me projetais très bien comme ça. Et puis à un moment donné, c'était trop.

C'est le moment est venu à de partir avec mon époux et on a eu d'autres enfants et je me suis mais accomplie comme jamais en en étant mère de famille nombreuses, en pouvant m'occuper de mes enfants, les voyant grandir et et en permettant aussi à mon mari de poursuivre ses rêves de carrière à l'étranger. Et donc c'était une période une grande parenthèse mais qui m'a permis de construire cette famille très solidement et pour moi c'est extrêmement important parce que voilà c'est c'est l'essentiel en fait et il faut il ne faut jamais perdre dans la vie ce qui est l'essentiel et on a parfois tendance à l'oublier surtout quand on peut mener des carrières qui sont prestigieuses et pour autant aujourd'hui ça reste mon essentiel. Hm hm.

D'ailleurs, vous n'habitez pas à l'hôtel de Laass et vous expliquez pourquoi. Euh le goût de l'engagement, on le découvre aussi. Vous revenez d'Asie et vous envoyez un mail au Resto du Cœur pour devenir bénévole.

Alors la coup de bol bah, il cherche une juriste. Vous finirez même à la tête du centre de Sartrouville. C'est des années, c'est c'est vrai que on savait dans les portraits de presse que vous étiez passés par les Restos du Cœur, mais là on vous découvre vraiment tous azimutes.

Vous allez partout. les meubles, vous investissez beaucoup. C'est c'est quel souvenir ?

Racontez-nous quelques anecdotes de ces annéesl. Moi, j'ai j'ai adoré ces années parce que on y sent une énergie incroyable. En fait, c'est des hommes et des femmes qui viennent donner du temps, qui viennent donner leur énergie pour une cause qui les dépasse et qui ne s'attarde pas sur des choses futiles ou superflu parce que l'important est ailleurs.

Donc, j'ai appris ça. J'ai appris évidemment le fait, mais ça je le savais, c'était c'est dans ma personnalité, j'ai toujours l'œil à tout et il y a il y a rien qui ne mérite pas d'être fait. Donc effectivement, trier des yaourts, s'occuper des meubles, prendre un pinceau pour peindre, aller trier les salades à la ramasse à 7h, rien ne me gêne.

Moi, à partir du moment où c'est utile, c'est bien. Et encore aujourd'hui, je continue à faire tous les ans les collectes. Je vais tous les ans passer un après-midi à faire le service dans mon centre des Restos du C et en fait, les gens me retrouvent comme ils m'ont quitté et c'est toujours des très beaux moments.

Vous vous assumez d'écrire dans ce livre que certaines phrases d'Emmanuel Macron ne passent toujours pas, notamment cette expression du président sur ceux qui ne sont rien. Je vous cite, "Mes grands-parents n'avaient rien. Nous ne sommes pas une famille d'héritiers, vous le disiez encore il y a un instant, ils ont travaillé, ils ont réussi leur vie, même s'ils n'étaient pas riches, ils n'ont jamais été rien.

Les bénéficiaires des Restos du cœur que j'accueille ne sont pas rien. Personne n'est rien. À bon entendeur, monsieur Macron.

Mais je crois qu'il il a il a reconnu que son expression était euh extrêmement malheureuse et qu'elle avait et qu'elle avait euh heurté. Ben oui, parce qu'elle m'a heurté comme elle a heurté des millions de français et je pense qu'il s'est vraiment mal exprimé et qu'il en a conscience. Et vous savez quand on est responsable politique, c'est vrai que par la parole on peut blesser, on peut faire mal et l'important c'est de le reconnaître et je crois qu'il l'avait il l'avait reconnu et c'est bien il faut il faut reconnaître parfois que bah on fait on fait une bêtise.

Alors justement euh les premiers contacts en Macron sont frais, c'est plein de naïveté. Vous utilisez le mot he dans le livre que vous portez votre candidature législative, vous l'emportez contre Jacques Millard dans les Yvelines. Alors là, on est vraiment sur la figure de l'ancien monde.

C'est toujours très enthousiaste que vous arrivez à l'assemblée et que vous pitchiez votre candidature pour la commission des lois. Et là et ben c'est la douche froide. La Macronie va tout faire pour vous débrancher.

J'imagine que il vous parle depuis la publication de ce livre. Est-ce qu'ils regrettent cette manière qu'ils ont eu d'essayer de vous écarter parce que vous ne faisiez pas partie du serrail ? Je ne crois pas qu'il le regrette.

Je ne sais pas. Après, je me dis que je me j'essaie de me mettre à leur place en me disant mais il voit débarquer une inconnue qui voilà qui n'a aucune expérience et peut-être que voilà c'est c'est effrayant et je les comprends quand on est responsable politique ça peut être effrayant. Après on a beaucoup parlé de Stéphane séjourné on y revient pas.

C'était dans le sujet de Stéphanie Despierre, Ellisabeth Borne quand même au moment du perchoir. En fait, c'est c'est permet d'essayer de voilà de vous faire renoncer. Je les ai montré, je les ai j'en ai parlé non pas pour incriminer les uns et les autres, c'est pas mon propos, mais c'est surtout pour montrer que et et dire aux gens en fait rien n'est acquis, rien ne vous est donné, il faut aller chercher les choses.

N'attendez pas que on vous offre une fonction, un poste, quelque chose sur un plateau et bien il faut se battre. Et c'est ce que j'ai fait. Je me suis battu et en même temps à chaque fois il y a eu des boules puantes et il y a eu du sexisme.

Vous racontez tout ça, le procès en amateurisme. Mais quand vous dites euh il faut se battre quand vous êtes arrivé à l'Assemblée nationale en 202 en 2017 Elbron Pivet vous incarnie ce qu'on appelle la promesse macronienne, le dépassement le renouvellement par la société civile. Aujourd'hui la défiance est immense.

Les Français le disent, ils sont quasiment dégoûtés, hein. des mots qui reviennent par leur politique. Qu'est-ce que vous avez raté dans cette initiative d'Emmanuel Macron en marche ?

Je c'est difficile d'analyser ce qu'on a pas réussi mais en tout cas ce qui est sûr c'est que c'est une des raisons pour lesquelles j'ai fait ce livre parce que les Français ont une image de leur politique horrible et je voulais par ce livre leur raconter que les politiques c'étaient pas ça que les politiques c'étaient des hommes et des femmes comme tout le monde mais qui avaient un désir très sincère de s'engager pour les servir que nous n'étions pas intér intéressé par les ordres de la République ou pour les avantages que ça pourrait procurer dans des fantasmes que nous avions nos vies. qu'il faut en tout cas il ne faut jamais renoncer à leisser et c'est pour ça que j'ai je me suis livré pour que les Français voi que au plus haut niveau de l'État les responsables sont exactement comme eux avec aussi leur fragilité leurs douleur leurs difficultés et que il ne faut pas les accabler. Ce qui est drôle finalement c'est que parce que vous ne faites pas partie du serrail du premier cercle macroniste, et bien vous gagnez.

Qu'est-ce que ça vous inspire ? Le perchoir, c'est vraiment le cas d'école. On est en 2022.

À chaque fois au fond, vous arrachez une victoire sur là, en l'occurrence Roland l'Escure qui était le candidat de l'Élysée parce que vous n'êtes pas justement la candidate de l'Élysée. Qu'est-ce que ça dit ça au fond de cette famille des marcheurs d'hier et d'aujourd'hui ? que justement c'était pas des godillot que au contraire ils ont ils avaient leur libre pensée et leur capacité à décider eux-mêmes et qu'il ne trop verticalité de moi en tout cas c'est moi c'est ce qui m'a fait plaisir dans le parcours politique que j'ai eu depuis 2017 c'est que toutes les fonctions que j'ai occupé ont été des fonctions où j'ai été élu sauf lorsque j'ai été nommé ministre des outremères et j'ai eu l'immense honneur d'être réélu présidente en 2024 alors qu'on avait plus du tout de majorité.

Donc ça dit quelque chose et ça donne beaucoup de force et beaucoup de légitimité. Je crois que les collègues, ils ont jugé sur pièces. Ils m'ont vu travailler à la commission des lois, ils m'ont vu au perchoir et ils ont vu, je crois que j'étais animée d'un désir sincère de les servir.

Oui. Et vous adorez l'Assemblée nationale, je renvoie aux lecteurs vraiment vibrez dans les lieux, même le chaudron de l'hémicycle, même quand ça voilà ça tacle, vous aimez ça. Je vais vous montrer deux images. 2022, vous vous en souvenez, vous êtes radieuse.

C'est l'arrivée d'une première femme dans notre histoire politique à la tête de l'Assemblée nationale 2024. On le voit hein, vous êtes beaucoup plus grave et c'est d'un cheveux que vous êtes réélu dans cet hémicycle au combien fragmenté. Qu'est-ce qui a changé ?

Mais ce qui montre aussi ce qui c'est rigolo, c'est qu'en 2022, je sais que je vais être élu donc je me je suis maquillée, je suis coiffée. 2024 je sais pas. Donc je j'ai j'ai fait l'inverse.

Ma famille n'est pas là. Je ne suis pas maquillée. Je suis pas coiffée particulièrement.

J'ai même pas de discours. J'ai même pas de discours parce que je ne suis pas sûr de cette victoire. En 2 ans, bah qu'est-ce qui a changé ?

On a une assemblée qui est encore plus fragmentée, une qui n'a plus aucune majorité et qui sort d'une campagne électorale dans laquelle il s'est passé beaucoup de choses qui ont beaucoup angoissé. Après la dissolution sur laquelle vous revenez, vous avez mis des critiques mais est-ce qu'en 2024 au fond les Français ne vous font pas payer le 493 sur les retraites et ce débat sur l'immigration bien difficile arraché au force. Vous vous assumez dans votre livre ces deux débats là ?

Oui, tout à fait. Moi je je j'assume tout ce que nous avons fait. Je suis et je suis fière de notre bilan.

Tout n'est pas parfait. Tout évidemment, on a raté des choses mais on a eu d'immenses réussites et donc moi, je suis fière d'être une députée macronise, d'avoir rejoint Emmanuel Macron en 2017 et peut-être aujourd'hui encore plus qu'hier. Donc pas de regret à cet égard.

En revanche, on a raté des choses. On a Je suis plus que jamais, je pense que je serai la dernière des marcheuses. Moi, je crois en l'engagement de la société civile.

Je crois en l'engagement des femmes et on n'a pas fait suffisamment pour l'engagement des femmes en politique. On vient de mettre la dernière pierre avec cette loi sur la parité qu'on a voté lundi dernier. Je crois aussi à l'engagement de la société civile, à une meilleure participation. d'ailleurs dans le livre sur l'inscription de l'IVG dans la constitution où là justement au-delà des différences politiques, vous pouvez tomber dans les bras duel panneau mail par voyez je mélange les deux noms Mathilde Panu la présidente du groupe LFI.

Ma dernière question je vais la poser à la femme de droit à l'avocate et à la députée. Les attaques de l'état de droit, est-ce qu'elle vous inquiète après le jugement de Marine Le Pen ? Est-ce que le pays pourrait basculer dans une forme de trumpisme ?

En tout cas, je suis très très inquiète, très soucieuse et il faut se garder justement de fragiliser nos démocraties, nos institutions. L'état de droit, c'est pas quelque chose de théorique, c'est pas quelque chose d'éloigné. C'est ce qui protège nos libertés. euh la liberté d'expression, la liberté d'aller et venir, la liberté de manifestation, l'égalité entre les hommes et les femmes.

Et on voit bien que aujourd'hui, vous voyez, on est dans un pays qui est fracturé avec une classe politique qui est éclatée. Et bien euh nos institutions, elles nous protègent. L'état de droit, euh c'est notre bouclier et donc prenons-en soin.

Vous restez avec moi. Il y a Elb Bron Pivet. On va continuer à parler de ce livre.

Vous allez vous faire interroger, interpeller même par nos chroniqueurs. Tout de suite leur carte blanche [Musique] et on accueille avec un grand plaisir Mariette Darig Grand, sémologue et essayiste, Bertrop Perrier, avocat spécialiste des arts de la parole et Elsa Mondagava, ma conœur de la chaîne parlementaire. Bienvenue et merci à tous les trois.

On va commencer avec vous Mariette, vous avez lu attentivement à ma place de Yel Brun Pivet et sans surprise, c'est un mot la sémiologue que vous êtes qui a sauté à vos yeux. Ah oui, c'est le mot qui est partout, qui est sur le titre qui commence le livre et qui le termine. C'est le dernier mot du livre et on l'a à chaque chapitre.

Donc c'est un mot récurrent qui scande comme qui donne son rythme au livre. Alors ça m'a beaucoup intéressé parce que sur un plan disons littéraire quand il est question de place dans les récits, c'est de deux façons. Il y a un premier récit où la place, elle est au bout du chemin.

C'est c'est le voyage. Et donc le héros ou l'héroïne dit "Ben, j'étais pas à ma place mais là je l'ai trouvé et cetera ou retrouvé comme Ulisse." C'est le but.

Et puis il y a le deuxième type de récit où c'est le contraire, la place c'est l'origine, c'est ce de quoi on part et c'est les récits à ce moment-là d'émancipation, de libération. Ce serait un peu premier modèle ton et il se retrouve dans les forêts de Sibérie. C'est enfin sa place.

Deuxème modèle c'est Annie Ernaud transfuge de classe. Et ben vous non c'est pas du tout ça. J'ai cherché, je me suis dit de quel récit.

Et en fait, je crois que vous faites autre chose euh qui est finalement la place, c'est comme si elle était portative de chapitre en chapitre puisque vous dites là, je suis à ma place comme maire, Myam l'a dit, comme bénévole, comme politique. Euh donc c'est comme si cette vous vous arriviez à articuler la stabilité, le mouvement. probablement c'est psychologique mais moi je suis pas psychologue je ne suis même pas politologue.

Et donc je vais vous poser une question mais plutôt littéraire, une question de lectrice. Puisque vous avancez comme ça de chapitre en chapitre en ayant votre place à chaque fois. H alors moi je me dis bah est-ce qu'on aura un tome 2 avec un un chapitre ? vous me voyez venir alors il faudra traverser une vraie place celle de la Concorde et puis vous pourriez dire je suis à ma place bah un jour de mai 2027 en disant bah je suis à l'Élysée je suis à ma place donc ma question est-ce que vous allez écrire ce tome 2 alors j'écrirai peut-être un tome 2 je n'en sais rien ce qui est sûr et c'est là où vous avez je crois tout compris dans mon livre c'est que moi je ne sais pas quelle va être la ma place dans quelques années ou dans quelques mois et en En fait, c'est ça que j'aime et c'est comme ça que je suis à l'aise.

C'est-à-dire que je ne préjuge pas de là où est ma place, que ça n'est pas un objectif et que pour moi en fait, je laisse aussi la vie venir et je peux accepter d'être à ma place, à un endroit où je n'imaginais pas être à ma place. Tout à l'heure, Myiam parlait de ma famille nombreuse. Je ne m'étais jamais imaginé un quart de seconde pouvoir me dire que je serais à ma place avec mes cinq enfants sans travailler.

Et pourtant, je l'ai accepté. Vous voyez, je je n'ai pas passé ma vie à lutter contre moi-même et au contraire, je laisse aussi euh faire les choses parce qu'on est pas pareil à 20 ans, qu'à 30 ans, qu'à 40 ans et donc les vies ne doivent pas être linéaires. Et c'est pour ça que en fait ma place, elle est effectivement évolutive.

Bertrand, merci. On s'arrête là. Un tout petit mot rapide.

Bah le petit mot c'est il me semble que vous avez un joker, c'est votre grand-père et c'est très très beau comme à la fin vous dites bah en France il a trouvé sa place et il a pu vivre une vie paisible. Votre vie n'est peut-être pas paisible mais je crois que ce modèle-là il aussi toute le livre. C'était c'est très beau ça.

Ouais dans l'ordre des générations. Alors Bertrand vous vous vouliez parler euh de la fièvre la fièvre du discours. Oui parce que depuis votre place en tout cas votre place actuelle en surplom de l'hémicycle vous êtes actrice mais aussi observatrice de l'évolution des débats à l'Assemblée nationale.

Et je voulais revenir avec vous et avoir votre regard sur une étude qui est par début de cette année 2025. qui a analysé par l'intelligence artificielle 2 millions de discours faits à l'Assemblée nationale entre 2007 et 2024. Et il en ressort quatre tendances que je vais résumer très rapidement sur lesquelles je voudrais votre analyse.

Et la première tendance, c'est l'évolution de la durée des interventions. Les interventions au début de la période faisaient 250 mots, maintenant 150 mots. C'est-à-dire grosso modo une minute.

La deuxème tendance c'est la multiplication des invectives + 25 % et des interruptions trois fois plus que depuis 2007. 3è tendance, c'est l'objet de la prise de parole qui n'est plus de défendre son idée mais d'attaquer celle des autres. Et les sémiologues comme Mariette Daré Grand ont que l'objet des interventions avait changé.

Et puis le 3è la 4e tendance qui me paraît vraiment une tendance passionnante, c'est le rapport dans le discours entre le lexique rationnel et le récit émotionnel, entre ce qui relève de la raison et du sentiment. Et bien à l'origine de la période 2007, c'est pas si vieux. Les discours émotionnels, c'était 20 %.

Aujourd'hui, c'est 40 % et même 50 % chez les députés LFI. Donc la moitié presque des discours ont totalement occulté la raison pour être sur le terrain de l'émotion. Et donc on a un peu l'impression d'une Assemblée nationale éruptive qui est presque irrationnelle, qui relève presque plus de TikTok et des codes de euh des réseaux sociaux que des codes du débat parlementaire.

On peut évidemment le regretter. J'imagine que c'est votre cas mais la question c'est que faire demain pour que les députés, vous le dites dans votre livre, la plupart du courrier que vous recevez c'est on n'en peut plus de ça. D'où que faire pour que les députés aient plus envie de se parler que de se filmer ? de se parler, de se convaincre puisque euh l'idée pour un député, c'est de porter une idée, une proposition dans l'hémicycle et d'emporter l'adhésion des autres parlementaires.

Et c'est vrai que ça n'est plus le cas aujourd'hui, mais vous avez très bien analysé les choses. On voit bien qu'il y a l'émergence des réseaux sociaux d'une part qui fait que les discours sont raccourcis, plus punchy finalement pour être exploité sur les réseaux. Et puis il y a quand même des radicalités qui se sont qui sont rentrées dans les myycles qui n'étaient n'existaient pas avant et qui euh justement génère euh ces confrontations verbales euh qui sont plus agressives en fait qu'avant.

Il y a il y a quelque chose à faire ou il y a rien à faire contre ça ? Aprè en fait c'est difficile parce que c'est c'est c'est intuitué en fait. C'est vraiment dû à la classe politique.

Peut-être c'est donc c'est difficile de lutter contre. En revanche, on est toujours admiratif lorsqu'on entend une belle intervention, un beau discours et il est remarqué. La parole à Elsa Mondagava qui va devoir se presser un peu pour qu'on soit dans les temps.

Pardon Elsa, vous voulez nous parler de cette assemblée qui parfois a un peu du mal à savoir où elle va problème exactement. Alors, il a fallu passer depuis 2024 un budget, ça a pris beaucoup plus de temps que d'habitude. Ça a coûté un gouvernement et puis bah depuis 2024 et cette assemblée en trois blocs, elle cherche un mode de fonctionnement.

Les députés ont parfois le sentiment de passer un peu du cock à l'an. On commence un texte, après on en vote un autre et puis ensuite les textes sont inscrits, retirés et puis parfois les députés, ils arrivent à légiférer. Je vais vous citer différents textes adoptés ces derniers jours ou qui vont être examinés dans les prochaines semaines.

Proposition de loi contre les déserts médicaux, proposition de loi pour modifier la définition pénale du viol, proposition de loi de lutte contre le narcotrafic, proposition de loi Paris Lyon Marseille, proposition de loi fin de vie. Vous me voyez venir en main proposition de loi. On rappelle hein proposition de loi c'est quand ça vient des parlementaires.

Projet de loi quand ça vient du gouvernement. Alors vous vous le défendez le travail parlementaire surtout quand il est transpartisan. Est-ce que le gouvernement a trouvé là la bonne méthode ou est-ce que c'est parce que finalement il n'a pas de projet de loi à proposer aux députés ?

Allez en un petit mot de proposition doit transpartisan narcotrafic le cas et ça c'est extrêmement intéressant. majorité opposition se mettent ensemble pour proposer quelque chose et ça marche parce que les textes que vous avez cités ont été adoptés à des larges majorités voire à l'unanimité. Donc c'est important et ça montre que l'assemblée fonctionne parce que plein de gens pensent qu'elle ne fonctionne pas, elle fonctionne.

C'est vrai qu'après pour les projet de loi, on en a un peu moins et donc on attend, on espère qu'il y aura des grands projets de loi qui nous seront soumis parce que cette assemblée, elle est prête à travailler, elle est prête à légiférer. Ces propositions de loi le montrent. Elle avance, elle fait pas du sur place.

Non, elle fait pas du surplass. Bon, allez, on va suivre ça et on vous surveillera ici ou ailleurs. Merci mes amis, les affranchis.

Merci Elsa, merci Elbron Pivet à ma place. C'est donc à lire aux éditions Bûcher Chastel. Je vais prendre quelques instant, vous l'avez compris parce que je voudrais vous remercier remercier d'abord mes téléspectateurs.

Chers téléspectateurs, merci beaucoup, merci de m'avoir suivi. C'était ma dernière émission. Alors, je vais prendre une grosse inspiration parce que je veux aller jusqu'au bout.

C'était ma dernière émission ce soir. LCP m'a accueilli il y a 6 ans avec beaucoup de bienveillance. C'est c'est rare la bienveillance et Marie en sait quelque chose.

Bertrand Delet et Emmanuel Kessler m'ont fait confiance pour inventer un nouveau savourgarde. Exigeant et vivant je l'espère. Merci pour la liberté, merci à mon équipe.

Vous allez énormément me manquer. Fanny Salu ma chef d'édition. Merci Fanny pour ta rigueur et pour nos débats Diablé.

Merci Charlotte Barbaza ma programmatrice. Merci pour tes lumières Charlotte et pour ton attention infinie aux autres. Merci à AUD Morakini, ma rédactrice en chef impérial.

Nous te devons AD de nous avoir insufflé la douceur et la sérénité qui nous manquait. Merci. Et là je vais reprendre mes notes à l'indispensable Samuel Boyer.

Merci à la talentueuse Pauline pour ces magnifiques infographies. Merci à tous les visages de l'émission. Euh les excellents, les excellentes Elsa Mondingava, Valérie Brochard, Stéphanie Despierres, Maité Frémontells, Marco Pomier, Thbo Enoc, Clément Perot, Montbruno Donetis que je ne saurais oublier toujours partant pour des récaps, pour des sujets euh et pour des chroniques.

Merci à tous les journalistes de la rédaction que je ne peux pas tous citer, la production bien sûr, la régie Jean C et Christophe, mes deux piliers. Prenez soin de vous et prenez bien soin de cette émission. Puis un grand merci à Delphine Guedar qui m'a fait confiance.

C'est elle qui est venue me chercher. La toute première il y a 6 ans, la directrice de la rédaction d'CP. C'est un peu long mais vous l'avez compris, LCP c'est une petite famille extrêmement attachante, une chaîne passionnante à laquelle je crois beaucoup.

Je pars pour de nouvelles aventures audiovisuelles. J'espère vous retrouver un peu partout ailleurs. Je vous dirai plus tard et évidemment je vais vous regarder.

C'est Clément Mérique qui reprend les reennes à partir du 29 avril. Gage de succès. Très belle soirée.

Bravo à vous. [Applaudissements] [Musique] He. He.