Consultation "Dites-le ICI" : "l'école est le reflet de notre société" estime la FCPE du Calvados
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Questions et réponses
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Alors les tensions politiques, les crises climatiques, la hausse du coût de la vie, tout cela, ça concourt au pessimisme des Français, notamment pour leurs enfants. Est-ce que vous le constatez vous aussi
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Dans notre enquête avec l'Institut Odoxa, il y a aussi ces jeunes qui disent ne pas vouloir devenir parents avec cette éco-anxiété. Est-ce que vous comprenez ça
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« l'école est le reflet de notre société. Donc forcément, tout ça, comment dire, infuse également à l'école. »
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« nous constatons que les moyens pour lutter contre cette problématique ne sont pas mis en œuvre. »
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« on manque de médecine scolaire, on manque de psychologue scolaire et plus généralement, on manque de psychologue pour accompagner nos enfants. »
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« La France n'est pas assez riche d'enfants pour qu'elle ait le droit de négliger ce qui peut en faire des êtres sains. »
Temps de parole
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Ici Normandie,
premier sur l'actu local en Normandie,
ici matin. 7h46, vous écoutez Ici Normandie. Dites-le, ici, c'est la grande consultation d'autres radios locales avant l'élection présidentielle dans 7 mois. Et ce matin, on parle de l'avenir de nos enfants. 86% des Français interrogés par l'Institut Odoxa pour le réseau ici se disent pessimistes pour les générations futures. Jean-Baptiste Marie, nous faisons réagir à cette enquête notre invitée, Maud Rothman, la présidente de la FCPE, les parents d'élèves du Calvados. Bonjour Maud
Rothman. Bonjour. Alors les tensions politiques, les crises climatiques, la hausse du coût de la vie, tout cela, ça concourt au pessimisme des Français, notamment pour leurs enfants. Est-ce que vous le constatez vous aussi
?
Je dirais que l'école est le reflet de notre société. Donc forcément, tout ça, comment dire, infuse également à l'école. Oui. Et même parfois avec les enfants qui peuvent avoir aussi de l'anxiété. On a beaucoup parlé de ça au moment du Covid aussi. C'est compliqué d'être un enfant aujourd'hui peut-être
? Alors
effectivement, au-delà de l'anxiété, je pense qu'on a un réel problème, un réel sujet de santé mentale de nos jeunes. Ça a fait l'actualité avec des faits qui sont très graves, de violences envers d'autres élèves ou envers des enseignants. Mais il y a véritablement un sujet là-dessus. Et nous, à la FCPE, nous constatons que les moyens pour lutter contre cette problématique ne sont pas mis en œuvre. C'est-à-dire qu'on manque de médecine scolaire, on manque de psychologue scolaire et plus généralement, on manque de psychologue pour accompagner nos enfants. Sur l'aspect mental, on l'a vu aussi fin juin avec cette canicule aussi.
On voit des écoles parfois qui ne sont pas forcément adaptées pour vivre avec cette chaleur. C'est tout cela aussi qui peut concourir un peu à ce climat
?
Oui. Alors nous, à la FCPE, justement, dans le cadre de la présidentielle, on a décidé de revoir notre projet éducatif au niveau national pour réfléchir justement à tous ces enjeux et à l'intégration de tout ça. C'est un exercice qu'on avait fait en 2011. Et forcément, maintenant, il y a nécessité de faire évoluer ça pour intégrer et en tout cas pour renforcer les enjeux actuels, à savoir l'égalité car son fille, l'inclusion, la lutte contre le changement, l'adaptation au changement climatique et donc l'adaptation du bâti scolaire.
Ça, c'est des thèmes
qui préoccupent les parents d'élèves qui déposent leurs enfants à l'école le matin, au collège, au lycée. Ils vous en parlent ? C'est vraiment quelque chose qui est central aujourd'hui
? C
'est un sujet de préoccupation quand on ferme des écoles parce qu'il y fait trop chaud. Alors nous, dans le Calvados, on a été un peu épargnés. On a moins subi la canicule qu'ailleurs,
mais
il y
a
un véritable sujet, ça c'est sûr. Maud Rotman, la présidente de la FCPE du Calvados, Fédération des parents d'élèves, est l'invité d'ici Normandie ce matin. Dans notre enquête avec l'Institut Odoxa, il y a aussi ces jeunes qui disent ne pas vouloir devenir parents avec cette éco-anxiété, les conséquences écologiques aussi. Est-ce que vous comprenez ça, que des jeunes adultes aujourd'hui ne veulent pas devenir parents d'élèves, alors que vous vous l'êtes
?
Devenir parents
d'élèves ?
Devenir parents tout court ? Alors, je peux comprendre, parce que je côtoie quand même un certain nombre de ces jeunes futurs parents. C'est forcément un sujet. Après, je pense qu'effectivement, ils ont une préoccupation en termes d'impact, d'impact de leur progéniture sur la planète également. Et je pense qu'ils seront nombreux samedis à manifester dans la rue pour la marche pour le
climat.
Le
climat,
qui fait son retour effectivement.
Oui,
mais après, en tant que parent, on est forcément optimiste. Enfin, optimiste, sinon, comment dire, on veut le meilleur pour nos enfants. Donc, voilà, nous, ce qu'on souhaite, c'est vraiment mettre en place à l'école les conditions pour permettre à tous les enfants de réussir. Ce thème de l'enfance dont on parle ce matin sur ICI Normandie rentre dans le cadre de notre enquête,
de
notre opération. Dites-le ici, évidemment, à sept mois de la présidentielle, ça ne vous échappe pas, évidemment, Maud Rotman. Les parents d'élèves seront aussi vigilants.
On
l'a vu dans cette enquête. Ils disent que les propositions pour les enfants, pour l'école, eh bien, les électeurs en tiendront compte dans sept mois. Moi, en tout cas, à titre personnel, j'en tiendrai compte, forcément, parce que je pense qu'il y
a
un véritable enjeu. On a un véritable enjeu de moyens. Alors, on va nous dire qu'on est des enfants gâtés et qu'on en demande toujours plus.
Mais
non, en fait. Je citerai une phrase qui est « La France n'est pas assez riche d'enfants
pour
qu'elle ait le droit de négliger ce qui peut en faire des êtres sains.
»
Cette phrase, elle est issue, c'est dans le préambule de l'ordonnance de 1945 sur la justice des mineurs. Et pour moi, elle fait complètement écho à ce qu'on vit aujourd'hui. C'est-à-dire qu'au-delà de la justice, elle concerne également l'école. Il y a un véritable enjeu à mettre les moyens qu'il faut dans l'école, parce qu'il faut vraiment accompagner ces jeunes pour en faire les citoyens de demain et construire la France de demain.
Et
donc, on a bien compris que ces préoccupations-là, elles seront les vôtres, notamment lors de cette prochaine élection présidentielle. Merci beaucoup Maude Rothman,
présidente de la
FCPE du Calvados, les parents d'élèves, d'avoir été l'invité d'ici Normandie pour réagir à cette enquête que vous retrouvez d'ailleurs sur notre site ici.fr. Et on continuera d'en parler également avec vos témoignages tout à l'heure entre 9h et 10h. Et l'interview, évidemment, est à retrouver sur le site ici.fr.
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