20 heures : [émission du 17 décembre 2008]
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 12:07OuverteRéponse directe
Nicolas Sarkozy annonce 30% de boursiers en prépa. Est-ce à la hauteur ?
- 12:51RelanceRéponse partielle
Êtes-vous déçue par les mesures annoncées ?
- 14:48OuverteRéponse directe
Le CV anonyme est-il efficace selon vous ?
- 15:27RelanceRéponse directe
Le plan banlieues est-il lent ?
- 16:49RelanceRéponse directe
Les engagements financiers sont-ils suffisants ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 9:10Chiffre
« En 2005, on comptait 18 % de boursiers dans ces classes prépa. En 2007, 20 %, en 2008, 23 %. On ne part donc pas de zéro. »
- 13:33Chiffre
« Il y a 12 milliards d'euros qui ont été engagés en 2003 pour rénover 520 quartiers dont 215 quartiers les plus lourds. »
- 16:49Chiffre
« L'État a déjà engagé près de 10 milliards d'euros pour 500 quartiers défavorisés. »
Temps de parole
- ?99 %
≈ 0,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique]
Dans l'actualité ce soir, l'enquête semble écarter une piste islamiste après la découverte d'explosifs dans un grand magasin parisien. Le gouvernement décide de renforcer la sécurité dans les grandes villes. Plus de patrouilles, plus de fouilles et moins de stationnement devant les gares. Un adolescent de 15 ans est mort étouffé par un sac en plastique dont il s'était couvert la tête. C'est un jeu dangereux qui aurait mal tourné. Il venait de visionner une scène similaire sur internet. Pas de révolution pour la diversité. Nicolas SarkoZi écarte la discrimination positive. Il promet 30 % de boursiers dans les classes préparatoires aux grandes écoles.
Cette réponse politique est-elle à la hauteur ? Pourquoi le fameux plan banlieu est-il si lent ? Notre invité Fadela Amara, secrétaire d'État à la ville. Bonsoir et à tout à l'heure. La vérité sur le Zimbaboué, l'un de nos journalistes a pu entrer dans ce pays interdit. Contrairement aux affirmations officielles, on verra que la famine et l'épidémie de choléra sont hors de contrôle. C'est le dossier de cette édition. En France, que se passe-t-il sur les sommets ? Jamais les Alpes n'avaient vu autant de neige en décembre. Depuis un demi-siècle, les avalanches continuent de menacer des villages dans le mercantour. Enfin, une stupéfiante découverte au Louvre.
En manipulant un tableau, un conservateur a repéré plusieurs dessins attributés à Léonard de Vincy. Nous les découvrirons nous aussi à la fin de ce journal. Bonsoir et bienvenue à tous. D'abord donc les suites de la découverte de cette charge explosive dans un grand magasin. Hier, nous vous disions que les enquêteurs étaient perplexes. Et bien, c'est une confirmation. Les premiers éléments semblent écarter la piste islamiste. C'est ce qu'indique le gouvernement lui-même. Zindin Bou Daoud. Après les démineurs autour de la police scientifique d'entrée en scène, elle examine de près les bâtons de dynamite découverts hier.
5 bâton environ 500 g en tout de fabrication anciennes du type habituellement utilisé dans les chantiers relié entre eux par un cordon mais sans dispositif de mise à feu autrement dit inoffensif en l'état. 2e indice, la lettre de menace expédiée hier depuis cette post-pisne destinée à l'agence France-press qui a alerté la police. Cette lettre signée du Front révolutionnaire afghan, un groupe inconnu jusqu'ici des services de renseignement français laisse perplexe les spécialistes comme le gouvernement. La piste islamiste en tant que telle n'est pas la piste première.
La lettre de menace est entre les mains des enquêteurs d'éventuelles traces d'empreinte y sont recherché pour retrouver le ou les suspects. On a affaire à un individu ou un un petit nombre d'individus qui sont dans une bulle qui vivent entre eux et qui n'ont pas de connexion à l'extérieur et c'est ce qui pose ce problème. L'enquête avance assez vite a affirmé ce matin la ministre de l'intérieur sans en dire plus.
Les enquêteurs exploitent les images de vidéosurveillance du magasin printemps mais aussi celle du métro ou encore du bureau de poste d'où a été envoyé la lettre de menace un travail de fourmis et je vous le disais le principe de précaution et de rigueur de nouvelles mesures de sécurité ont été prises notamment à l'entrée des grands magasins. Reportage Karine Comadzi Marie Crouw de mémoire de vigile c'est une de ces journées douloureuses pour les cervicales. 100 à 140000 visiteurs par jour, autant de sacs à contrôler dans toutes les landes, même en japonais. Nippon ou français, le client est compréhensif et l'atmosphère reste détendu. Ça vous gêne pas de vous faire fouiller votre sac ?
Pardon ? Ça vous gne pas ? Non, pas spécialement, c'est pour ma sécurité. Non. Et le magasin n'a pas lésiné. Au 25 portes des trois bâtiments, trois fois plus de vigiles passent les entrées au peigne fin. Même les étrangers qui représentent un quart de la clientèle savent pourquoi ils sont fouillés. C'est un problème pour vous ? Non, c'est pas un problème. Et vous savez pourquoi ? Oui. Oui, on l'a entendu aux infos. Et vous, ça ne vous fait pas peur ? Non. Pourquoi ? Le directeur en personne est sur le pont. 25 % du chiffre d'affaires se fait en période de fête. Alors, tout est fait pour que le client se sente en sécurité.
Il y a beaucoup beaucoup de monde mais je préfère pas donner d'indications pour des raisons évidentes de sécurité parce que il y a à la fois des personnes qu'on voit et c'est important pour assurer la clientèle, pour rassurer le personnel mais il y a il y a également pas mal de de personnes en civil qui tournent dans le magasin au moment où je vous parle. À l'entrée des employés, l'ambiance est un peu tendue. La journée d'hier a laissé des traces. Il y a eu un passement au cœur en sortant du métro en se disant qu'est-ce qui va se passer aujourd'hui ? Le quartier déjà très sécurisé va recevoir 700 policiers gendarmes en renfort. D'autres devraient être déployés à Lille Lyon et Marseille.
Autre titre de l'actualité, ce drame qui renvoie une fois encore au phénomène des jeux dangereux sur fond d'Internet. On l'a appris cet après-midi à un adolescent de 15 ans est mort à Brest. Il a été étouffé par le sac plastique qu'il avait lui-même placé sur sa tête. Il aurait imité une scène qu'il venait de visionner sur son ordinateur. Bonsoir Romiol Bonan, vous êtes notre correspondant en Bretagne. Vous avez des précisions ? Oui, en fait, c'est le grand-père de la victime qui a appelé les secours n'ayant plus de nouvelles de son petit-fils avec qui il avait rendez-vous. Sur place à son domicile, le Samu et les pompiers n'ont rien pu faire.
L'adolescent de 15 ans gisait inerte sur son lit. La tête enfouie dans un sac poubelle en plastique et fermé au niveau du cou par du ruban adhésif. Alors, d'après l'enquête de gendarmerie, l'adolescent était en fait en train de mimer une scène qu'il venait de visionner euh sur euh internet et sur laquelle on voit une femme, la tête aussi enfou dans un sac plastique euh au bord de la suffocation mais libéré au dernier moment par quelqu'un d'autre. Le problème c'est qu'à l'essnein cet adolescent et bien était seul chez lui dans sa chambre enfermée à double tour. Romoldon des informations sur le tempérament de l'adolescent. On dit que d'après ses proches, il n'avait pas de tendance suicidaires.
Oui, effectivement, d'après les proches de la victime et aussi d'après des amis collégiens. Il était certes plutôt réservé mais épanoui, sans tendance suicidaire aucune. En fait, c'est un accident, un jeu stupide qui a mal tourné, un jeu de plus en plus en vogue paraît-il chez les plus jeunes. Merci Romuald. Alors que sait-on précisément de chez de ces jeux périlleux et souvent imbéciles, foulards, sac plastique ? Pour la plupart, les collégiens ou les lycéens qui visionnent ces séquences ont le recul nécessaire. Mais les drames de ce genre sont-ils en augmentation ? Latitia le gendre Grégor Vasseur. Il suffit de quelques clics, quelques mots et les vidéos de ces jeux dangereux apparaissent.
Sac sur la tête, c'est à celui qui reste conscient le plus longtemps. Des défis morbides sansés faire rire, une musique lancinante. Ces adolescents inconscients, filmés par des tiers semblent fiers de ces pratiques à risque absurdes jusqu'à l'extrême. Et c'est bien là le problème, l'absence de contrôle. Ces dernières semaines, plusieurs affaires de jeux dangereux ont d'effrayé la chronique comme le petit pont massacreur ou le jeu de la tomate. Ils savent que c'est dangereux et c'est ça qui a dire. Les enfants qui font des rodéos et cetera, c'est la même chose. On joue avec les limites, on joue donc avec la mort.
Difficile d'évaluer les risques de ces jeux dangereux mis en ligne sur internet, surtout lorsque les adolescents maîtrisent l'outil mieux que leurs parents. Pour les associations, il faut une réelle campagne de prévention. Le contrôle parental ne suffit pas. Le l'interdiction des écharpes dans les écoles primaires ne suffit pas. C'est vraiment la prévention et l'information concernant les conséquences physiologiques qui va être efficace. Rien d'autre que ça. À ce jour, près de 90 jeux dangereux ont été recensés par le ministère de l'éducation qui a mise en ligne des fiches de prévention. Salut est là.
Parallèlement, une campagne sur les dangers d'Internet met en garde les parents afin de les assiter à plus de contrôle. www.famille.g.f On en vient maintenant à la présentation de ce plan pour favoriser la diversité en France. On le disait hier, l'effet Barack Obama est passé par là. Un plan présenté par Nicolas Sarkozi à l'École polytechnique. Le président de la République a affiché son volontarisme mais les mesures nouvelles sont limitées. Alexandre Cara. Cet après-midi, le déplacement de Nicolas Sarkozi avait des allures de conseil des ministres.
Pour parler diversité, un lieu exemplaire l'École polytechnique vivier de l'élite républicaine et pour le président une mesure phare tout aussi symbolique. Je souhaite que dans tous les lycées qui préparent au concours des grandes écoles, je dis bien tous, des classes préparatoires de mise à niveau soient créé et que dès septembre 2009, 25 % des places de chaque classe préparatoire aux grandes écoles soient réservé au meilleur lycéens boursier. À la rentrée 2010, ce taux atteindra 30 %. Un objectif déjà évoqué par Jacques Chirac en 2006. Alors si son successeur tient un discours volontaire, les propositions sont prudentes et non contraignantes.
Généralisation du CV anonyme, label diversité pour les entreprises ou charte pour les partis politiques. La discrimination positive défendue en 2004 par un ministre de l'intérieur nommé Nicolas Sarkozy n'est plus d'actualité. Des propositions et une nomination. Il y aura désormais en France un monsieur diversité et égalité des chances. Je pense que quand on est confronté à la à la crise telle qu'elle s'annonce, il y a des inégalités qu'on ne peut plus tolérer parce que comme il l'a dit le président, ça affecte euh un socle fondamental qui est la cohésion sociale. Une cohésion sociale scrutée à la loupe par l'Élysée alors que l'année 2009 pourrait voir la crise économique s'aggraver.
Alors l'objectif le plus précis concernant les classes préparatoires s'appuie sur une évolution déjà en marche. On l'a entendu, elle avait été souhaité et enclenchée par Jacques Chirac. Regardez ces chiffres. En 2005, on comptait 18 % de boursiers dans ces classes prépa. En 2007, 20 %, en 2008, 23 %. On ne part donc pas de zéro. Rappelons que l'objectif est de 30 %. Alors, l'un des exemples qui a d'ailleurs été cité aujourd'hui euh en matière d'action positive dans l'enseignement supérieur est celui de Science Poau. Il y a quelques années, la célèbre école avait innové en créant une filière d'accès parallèle pour les élèves des quartiers défavorisés, initiative controversée à l'époque.
Aujourd'hui, c'est un plein succès. Malorie Aunou Claire Marie Denis, je vous rappelle que le mois de janvier pour vous est très compliqué. Si vous vous organisez pas, vous n'y arriverez pas. Le ton est donné. Il va falloir bûcher. Dans quelques mois, il y a le bac et ces élèves de terminale se sont fixés un défi supplémentaire entrée à Sciencep. Chaque semaine dans cet atelier, ils préparent avec leurs professeurs un concours spécifique. Tu as pas assez sur le travail le dimanche, tu pourras élargir à toutes les réformes qui sont sur le code du travail. On a une synthèse d'article et un commentaire personnel rédigé par nous.
On le présente devant un jury qui décide si on est admissible ou pas. Si on est admissible, il faut qu'on ait notre bac au premier groupe d'épreuves avec une mention et et ensuite il y a l'oral d'admission à sciences même pas. Sélection exigeante, 16 % des élèves sont retenus. En 8 ans Science Po a noué des partenariats avec 62 lycées d'éducation prioritaire. 15 élèves de Jean Renoir ont gagné le paris, les autres n'ont rien perdu. On s'arrachait les cheveux dans nos classes de voir des talents qui nous disaient "Oh, je vais faire un BTS, j'ai peur", qui ne savaient même pas que les classes préparatoire ou grandes écoles ça existait.
Et c'est ça qui a été assez génial dans cet établissement, c'est que l'autocensure a disparu. Nos élèves ont à nouveau de l'ambition. On a multiplié par quatre les entrées en classe préparatoire. Promouvoir d'autres talents. De Bondi à la rue Saint- Guillaume, Sonia et Gr ont franchi la barrière du périphérique il y a 2 ans. Ouais. Tu cours ce matin ? Ouais, c'est assez fou de se dire tout ce dont tu as arrivé pendant 4 ans tu l'as maintenant regarde ce que tu as et c'est quand même génial. Enjoy, on fait beaucoup d'anglais aussi. Certes, il a fallu un temps d'adaptation mais ces élèves ont gagné leur légitimité.
Ce qu'ils ont prouvé, c'est qu'en suivant les mêmes cours, en passant les mêmes examens, ils réussissaient comme les autres. Il pouvaient être parmi les premiers aussi comme les autres. Et c'est ça c'est ce qu'il fallait démontrer. Et puis des étudiants venus de Zepp, c'est un peu d'air frais qui souffle sur l'élite parisienne. Un trait d'union nous dit Sonia. Quand je fais le chemin Paris banlieu il y a une grosse différence. J'ai ces deux univers là, j'ai cette polyvalence là et je me sens aussi bien dans les deux mondes. Et c'est ça qui fait que je suis heureuse en fait d'être rentrée par la convention. Surtout elles ne s'interdisent plus aucun rêve quand on leur parle carrière.
La réponse fuse président de la République déjà c'est son grand projet. Moi je serais directrice de campagne. Bonsoir Fadela Amara, secrétaire d'état à la politique de la ville. Euh Nicolas Sarkozi annonce donc ses mesures concrètes sur les classes prépa mais il y en a pas autant que ça et on est très loin en tout cas de l'ambition qu'il affichait il y a quelques années. Est-ce que vous n'êtes pas déçu ce soir ? Non. Euh David Pujada, je ne suis pas déçu. Je vais vous dire pourquoi. Parce que vous l'avez souligné d'ailleurs dans le reportage, on est euh dans les années 50, il faut savoir qu'il y avait 29 % euh des enfants d'ouvriers qui accédaient à l'ENAT.
Aujourd'hui, on est tombé à 9 % à peu près et donc tous les dispositifs qui tendent justement à ouvrir ces grandes ces ces classes pour la les grandes écoles, c'est très très important. Non, mais sur le constat, tout le monde est d'accord mais est-ce qu'honnêtement il y a autant de mesures concrètes que cela annoncé aujourd'hui ?
Il y a du volontarisme, ça on l'a entendu, mais les mesures volontarisme, il y a de la détermination et puis surtout il y a quand même aussi à travers y compris la dynamique sport banlieu donc le travail qui a été fait avec Xavier d'Arcos, avec Valérie PCè y compris tout ce qu'on a pu mettre en place participe justement à faire émerger une élite des quartiers populaires. Moi ce qui m'intéresse aujourd'hui, il faut bien comprendre qu'on part de de très loin dans ces dans ces quartiers. Ça fait des années qu'on dit ça. Fadou. Je suis bien passé pour le savoir.
Je suis bien passé pour le savoir justement et c'est pour ça que je pense que les dynamiques et le discours du président de la République aujourd'hui a redonné beaucoup d'espoir pour les gens qui habitent ces quartiers populaires et notamment pour la jeunesse des quartiers populaires parce que je crois qu'il faut pas qu'on oublie que il y a une certaine élite qui existe dans notre pays qui se reproduit. Tout le monde l'a dit effectivement vous avez raison. Ça fait des années que ça dure. Sauf que pour la première fois oui mais pour la première fois quand même il y a des choses qui se mettent en place et qui permettre justement l'émergence des enfants d'ouvrir.
On v Oui mais c'est pas parce que ça a déjà existé qu'il faut pas le souligner. Il faut l'accompagner, il faut le renforcer et puis surtout qu'est-ce qu'il nous a dit le président de la République ? Il nous a dit qu'il faut donner plus et faire plus pour ceux qui ont le moins. Donc il faut y aller, il faut enforcer. Et vous savez comment un mot rapide et précis sur une des mesures concrètes, les CV anonymes, Nicolas Sarkozi dit "Je suis pour". Est-ce que vous vous y croyez ? Parce qu'il y a bien un moment où il y a un entretien d'embauche et où de toute façon plus rien n'est anonyme. Bah justement le problème mais il est où le problème en réalité ?
c'est d'ouvrir la porte et de faire en sorte que les jeunes notamment des quartiers populaires, queles que soient d'ailleurs leurs origines, puissent aussi avoir au moins un premier entretien et dans le premier entretien, il ils peuvent défendre leur capacité la et les compétences qu'ils ont pour dire embauchez-nous, nous allons aussi aider au développement économique de l'entreprise et donc aussi au développement économique de notre pays. Donc le CV anonyme va permettre justement d'ouvrir cette porte et la première étape. Voilà. Alors, on a dit c'était un discours volontariste mais il y a les paroles et puis il y a les actes. Qui dit lutte pour la diversité dit lutte contre la relégation.
Il y a quelques temps, Fadela Amara, vous avez annoncé ce qu'on avait appelé un plan marchal pour les banlieux. Parmi les mesures, ce plan reprenait le chantier de rénovation urbaine lancé il y a 4 ans. Les engagements ont-ils été vraiment suivis des faits ? Regardez avec nous le reportage en région parisienne de Daniel Wolfrom et Emmanuel Morel. Une zone urbaine sensible comme on dit en plein centre-ville. 2000 habitants bloqués depuis des années dans CHLM Vetuste mais la rénovation prévu ne se fera pas pour le maire. L'État ne respecte pas ses engagements.
Projet validé, ma quête financière validée et un an après, on a dit à la ville de Montmag, ben monsieur le maire, on peut pas suivre financièrement l'enveloppe qui était prévue, c'est-à-dire de 12 millions d'euros. On souhaite traiter la commune de Montmag avec une enveloppe de 2 millions d'euros en opération isolée. Donc pour moi, tout s'écroule aujourd'hui. Sarcelle, la commune voisine. Ici aussi des barres d'immeubles doivent être réhabilités, des équipements collectifs retapés. Mais là encore, on attend les financements. Globalement, le projet de renouvellement du quartier, c'est 200 millions d'euros. Il en faudrait 220 pour le mener à bien.
L'État ne mettant pas les et l'enrune ne mettant pas les 20 millions d'euros, nous ne pouvons pas engager 220 millions de dépenses alors que nous avons que 200 millions de recettes. Et donc on dit à l'État, si vous ne mettez pas cette différence et bien nous ne rénovons pas les quartiers et nous arrêtons la machine. L'État a déjà engagé près de 10 milliards d'euros pour 500 quartiers défavorisés. Mais les coûts de construction n'ont cessé de grimper et les budgets n'ont pas été réévalués. Les merdites de France en appellent donc au gouvernement et chiffrent même le montant pour relancer ses travaux. ensemble 800 millions pour l'Île-de-Fance. C'est ce qu'il faudrait tout de suite.
Voilà, c'est ce qu'il faudrait tout de suite. Et au niveau national ? Au niveau national 1 milliard 6 1 milliard 6 le double c'est à discuter bien entendu projet par projet mais en ordre de grandeur. Voilà exactement l'effort que le gouvernement devrait pouvoir faire. De son côté le premier ministre François Fillon a promis il y a 2 jours 350 millions d'euros supplémentaires pour la rénovation de ces quartiers. un chiffre bien inférieur au montant espéré par les municipalités. Voilà Fadéamara, on ne dit pas que rien n'est fait, on dit qu'il y a pas mal d'endroits où ça coince. Est-ce qu'il y a pas un décalage entre les engagements pris avec tambours et trompettes et puis la réalité ?
Écoutez, je connais parfaitement les inquiétudes des élus. J'en ai vu pas mal avec qui j'ai discuté. On connaît parfaitement aussi les la rénovation urbaine. Je voudrais quand même vous dire la chose suivante. Il y a 12 milliards d'euros qui ont été engagés en 2003 pour rénover 520 quartiers dont 215 quartiers les plus lourds. Donc nous sommes vraiment dans une transformation extraordinaire des quartiers. Souvenons-nous tout de même qu'à chaque fois, j'ai dit il faut ramener le beau dans le quartier parce que le beau permet aussi le changement de comportement. Bon, les élus aujourd'hui, certains ont quelques soucis.
les annonces qui ont été faites notamment par le président de la République à l'occasion de la relance économique annonce lui-même le plan banlieu ne va pas assez vite. Il l'a dit aujourd'hui Nicolas Sarkozi ou la dynamique espoir banlieu mais nous sommes tout à fait d'accord s'il l'a dit c'est parce qu'à un moment donné il l'a dit d'ailleurs dans son discours. Nous avons ici dans notre si le président de la République dit ça va pas assez vite. Oui mais moi aussi je le dis que ça va pas assez vite justement parce que je pense qu'il faut accélérer encore plus. Mais pourquoi ? Il l'a d'ailleurs dit dans son discours.
Nous avons entre le discours politique, les décisions qui sont prises, les rouages administratives et nous avons une certaine élite des qui ont pris des mauvaises habitudes et qui font qu'à un moment donné ben il y a un certain conservatisme qui existe qu'il faut évidemment booster, pousser pour de manière à ce que de plus en plus on accélère justement. Et moi, je suis convaincu d'une chose, c'est que il y a une prise de conscience politique extraordinaire dans notre pays, notamment sur les questions de diversité sociale où il faut absolument que les enfants des classes populaires et des de la classe ouvrière accèdent au plus haut niveau de l'État.
C'est comme ça aussi qu'on transforme en profondeur notre notre pays. Et je suis convaincu d'une chose, c'est que qu'avec le discours du président de la République et ce qu'il vient d'annoncer, y compris dans la nomination de Yazid Sabeg, tout ça va concourir à aider justement la transformation en profondeur de notre pays parce qu'il a raison de dire que c'est le métissage qui est le défi du 21e siècle. Merci Fadé Mara d'avoir accepté notre invitation. Merci à vous. Les intempéries suites, les jours passent et le constat s'impose. La neige qui s'était faite rare ces dernières années fait un retour en force. Jamais les Alpes n'en avaient vu autant en décembre depuis 1 demi-siècle 50 ans.
Les avalanches continuent de menacer des villages dans le mercant. Vincent Fichman. La vigilance météo a été levée mais la neige est toujours là. Dans le mercantour, après l'impressionnante avalanche d'hier, inlassablement, les pelleteuses ont dégagé des tonnes de neige. Opération délicate, la rivière a été bloquée. Le risque d'inondation était grand pour les villages en contrebas. Dans la matinée, l'eau coulait à nouveau. Dans les Pyrénées, cette coulée neige a coupé tous les accès en deor. Les usagers n'ont plus que leur colère pour patienter. Je suis passé hier dans de pires conditions. La petite coulée ne devrait pas imposer une fermeture de route.
Le risque d'avalanche fort a prévenu la préfecture des Pyrénées Orientales. Plusieurs routes ont été bloquées toute la journée. Elles ne resteront pour la nuit. En Haute Loire, mais aussi dans l'Avon, en Lauser ou bien encore en Ardèche, 8200 foyers ont passé la nuit et toute la journée sans électricité. On a bien eu un groupe mais il a lâché aujourd'hui. Donc il y en a de nouveaux qui sont sans sans lumière, sans chauffage, sans e chaude, sans sans tout ce qui est moderne quoi. Entre 80 cm et 1 m de neige, les techniciens ont eu bien du mal à réparer. Cette nuit, 2500 foyers vont encore rester coupés du monde. En bref, un incendie particulièrement violent la nuit dernière.
Il a fait trois morts et trois blessés graves à Pentin, près de Paris. Le feu a pris au rez-de-chaussée d'un immeuble ancien construit partiellement en bois et la cage d'escalier s'est en partie effondrée. L'hypothèse d'un accident est privilégié. Un radiateur défectueux pourrait être à l'origine de ce drame, image signée Mathieu Rnier. Il est 20h20 à suivre les dessous de la gigantesque arnaque financière de Bernard Madov. L'un de ses clients français qui a misé 40 millions d'euros parle. Nous l'entendrons. Qui sont juridiquement les parents d'enfants nés de mère porteuse ? 8 ans après la naissance de ses jumelles, un couple se voit refuser la parentalité. Décision de la Cour de cassation.
Et puis des inédits attribués à Léonard de Vinc découvert par hasard 500 ans après. C'est la divine surprise d'un conservateur du Louvre. Les dessins étaient au dos d'une toile. Mais d'abord un document. Ce sont des images exclusives que nous vous proposons maintenant. Depuis des semaines, nous vous parlons de la descente aux enfers du Zimbabweé. Ce pays autrefois riche et qui connaît aujourd'hui la famine est désormais le retour d'une maladie moyen-âgeuse, le choléra. L'épidémie a déjà fait 1000 morts. Le président dictateur Robert Mougabé affirme que la situation est sous contrôle. La presse est tenue à distance, les observateurs internationaux aussi.
Et bien notre correspondant en Afrique a pu franchir la frontière. Candestinement, voici ce qu'il a découvert. On est très loin des discours rassurants au pays du choléra. C'est le dossier de cette édition. Il est signé Dominique Derda. Le carré des enfants au cimetière de West Park à Boulaweu. Ce matin, trois enterrements seulement sont prévus. Une petite journée pour les faux soyurs. Tous les jours, on enterre une dizaine d'enfants, parfois plus. Chaque jour de la semaine. Oui. De quoi il meur ? Surtout de la fin. La fin. Oui. Bien. Il manque de médicaments. Il y a pas de médicament ? Non, il y en a pas. La faim et la maladie au Zimbabweé n'emporte pas que les enfants.
Un peu plus loin, dans la section des adultes, des centaines de tombes creusées à la Hade. D'ici le coucher du soleil, il y en aura sep de plus. Depuis quelques semaines, une nouvelle plaie s'est abattue sur le pays. Celui-là, il est mort du choléra. C'est ça. Ouais, c'est ça. Le choléra qui chaque jour, à en croire ceux qui les mettent en terre, tuait au moins deux ou trois habitants de cette ville. Celui-là aussi, c'est aussi le choléra. Ceux qui par chance sont diagnostiqués à temps et ils sont rares sont envoyés dans ce petit centre médical très discret à la périphérie de la ville. C'est une organisation humanitaire bien connue qui accueille et soigne les malades du choléra.
Mais elle a bien trop peur d'être chassée du Zimbabweé si jamais elle laissait les journalistes pénétr ici. C'est donc à son insue, à l'heure du déjeuner que ces images ont été tournées. Ça faisait quelques jours déjà que j'avais une forte diarrée. Alors, j'ai pris peur et je me suis dit que c'était peut-être le choléra. Comment vous l'auriez attrapé ? Vous devriez voir le quartier où j'habite. Tous les égouts débordent et coulent jusque dans les maisons. H son quartier le voici. À quelques mètres à peine de ses jeunes enfants, une canalisation bouchée déverse dans la rue ses eaux usées.
Ça fait plusieurs mois que c'est comme ça, mais les services de la voirie ne se sont toujours pas déplacés. Là-bas, de l'autre côté de la rue, il y a eu je ne sais combien de morts, mais à la mairie, tout le monde s'en fout. On est dans la merde et personne ne fait rien. Derrière la maison de Fanta, l'eau des toilettes finit directement dans le jardin où il cultive ses légumes. Pas question pour autant de renoncer à les manger. Il n'a pas les moyens d'en acheter au marché. Le mois dernier, j'ai gagné 400 millions de dollars. 400 millions, c'est assez pour quatre tomates, c'est ça ? Non, c'est même pas assez. 400 millions de dollars zimbabwéens, un peu moins de 3 € par mois.
Fanta, sa femme et leurs deux enfants ont appris depuis longtemps à se serrer la ceinture. Un seul repas par jour. Au menu ce midi, des poids cassés sans beurre, sans sauce, sans sel. C'est quand la dernière fois que vous avez mangé de la viande ? De la viande ? Je je ne sais plus très bien. Il y a longtemps longtemps. Le Zimbabweé de Robert Mouabé est un pays en faillite, un pays dont le système de santé comme tout le reste s'est effondré. À l'hôpital Pilot de Boulawoyo, la plupart des lits sont vides. Normal, les de tiers des médecins des infirmières ont émigré en Afrique du Sud en abandonnant derrière eux leurs patients démunis.
Son fils se meurt du sida et de la tuberculose, dit cet homme, et il n'y a plus de médicament pour le soigner. Le choléra n'est qu'une épidémie de plus. Selon les Nations Unies, elle a déjà fait près d'un millier de morts depuis le mois d'août dernier. Derrière cette porte à la morgue de l'hôpital, des corps que leur famille ne viendront jamais réclamer. Elles n'ont pas les moyens de les enterrer. Quand les frigos sont pleins, de temps à autre, on incinère les cadavres avant de jeter leur cendre dans une fausse commune. Pasteur Albert Chatindo a souvent fait de la prison pour avoir dans ses sermons osé critiquer le président Mugabe qui après 28 longues années s'accroche toujours au pouvoir.
Mais il en faudrait plus pour décourager l'homme d'église. Il n'y a qu'un miracle qui puisse nous sauver. Tout le reste a échoué. C'est pour ça qu'à travers le pays, nous prions tous de toutes nos forces. Les négociations n'en servient à rien. Il ne nous reste que notre foi en notre Dieu tout-puissant. Il ne vous reste plus que ça. Oui, c'est tout ce qu'il nous reste.
[Applaudissements]
Cette année encore, c'est un bien triste Noël que s'apprêtent à célébrer les Zimbabwéens. Si chacun croit encore au miracle, personne depuis longtemps n'a plus le cœur à la fête. Bonsoir Dominique DDA. Vous êtes maintenant à Johannesbourg en Afrique du Sud en sécurité si j'ose dire car il faut rappeler que votre reportage a été réalisé dans des conditions totalement clandestines. Oui, absolument David, vous savez le le Zimbabweé pour les journalistes un peu comme la Corée du Nord ou la Birmanie, on y est vraiment pas les bienvenus. Alors, l'une des façons de s'y rendre et bien c'est d'y aller en touriste, comme je l'ai fait avec une petite caméra amateur.
Dans ces conditions, bien entendu, on n'est pas vraiment libre de faire ce qu'on veut. On a on est obligé de faire attention dans sa sécurité. On doit on est assez limité dans ses déplacements. Mais sur place, on n'est pas seul. On est aidé par des gens bien plus courageux que nous, qui prennent bien plus de risque que les journalistes qui, comme moi, y vont clandestinement. Ces gens, ce sont des défenseurs des droits de l'homme, des militants de l'opposition, des avocats, des médecins. Parmi eux, il y a même par exemple cette fois-ci un policier qui est en dehors de ces heures de service et bien m'a servi de guide dans la région de Boulau.
C'était sa façon à lui de lutter contre ce régime qui laisse mourir tous ces gens et qui en une vingtaine d'années à peine a fait de ce pays le Zimbabwé qui était à jadis l'un des pays les plus prospères d'Afrique. Robert Mugaber a réussi à faire de ce pays l'un des plus pauvres du monde aujourd'hui. Dominique d'da. à Johannesbourg. Merci Dominique. En bref, c'est une distinction attendue tous les ans. Le prestigieux magazine Time, magazine américain, a élu personnalité de l'année 2008 Barack Obama devant le secrétaire américain au trésor Henry Paulson et Nicolas Sarkozi. Barack Obama filmait ici hier à Chicago qui joue toujours les bons pères de famille.
Il était venu chercher un sapin avec ses enfants. Toujours aux États-Unis, le pari de la banque centrale américaine la Fed pour faire face à la récession. a brusquement euh diminué son taux d'intérêt à 0 %. Entre 0 et 0,25 pour être précis, c'est du jamais vu. Cela n'a pas empêché la bourse de New York d'ouvrir en baisse tout à l'heure quant au pétrole. Il a touché un nouveau plus bas depuis 4 ans et demi à 40 dollars. Réunis aujourd'hui, les pays de l'OPEP ont décidé de diminuer drastiquement leur production pour tenter de stabiliser les prix. On en sait davantage sur la gigantesque arnaque mise au point par Bernard Madof.
Première information, l'autorité des marchés financiers estime que les épargnants français pourraient perdre plusieurs centaines de millions d'euros dans l'affaire. Et justement cet après-midi, l'un des clients français du financier américain explique pour la première fois le mécanisme de l'escroquerie. Il avait misé 40 millions d'euros. Julien Baumont, Jean-Marie Lecartier. Assigné résidence dans cet immeuble. Depuis cet après-midi, Bernard Madov n'a plus le droit de sortir de son appartement de New York. Le financier porte un bracelet électronique et pour garantir les 10 millions de dollars de sa caution, il a mis en gage deux de ses propriétés.
Une affaire Madof qui concerne le monde entier comme ici à Paris. Xavier Lpine avait investi 40 millions de dollars dans le fond Madof. Une évidence vu la réputation de l'homme d'affaires dans les salles de marché. Ouais, c'est pas mal si vous bougez. Madop, c'est c'est le délit de Bon, hein. C'est quelqu'un qui avait toutes les caractéristiques, non seulement du talent, mais également de la sécurité absolue. Non seulement un homme d'affaires, mais un homme généreux puisque il était membre d'un nombre d'organisations caricatives considérables. Commence alors le système MADOF. Il se présente comme un courtier qui décide de profiter de sa position au sein du système financier.
Il disait "Je vois passer tous les ordres, tous les flux important et donc à partir de là, je peux me faire une conviction sans prendre beaucoup de risque, une conviction sur la direction. Donc de temps en temps et pas tout le temps, je vais prendre des paris des paris gagnants." Madov présentait même des rapports comme celui-ci avec des rendements compris entre 6 et 11 %. Xavier Lpine a récupéré ses fonds au bon moment lorsque Madre remboursait encore. Une chance que ne connaisse pas de nombreux clients comme la fondation Lisel ou celle de Stephen Spielberg. La justice américaine enquête pour comprendre comment Madroquerie de 50 milliards de dollars.
En bref, toujours à propos de la crise, un nouveau plan social dans l'automobile, le groupe Valeo annonce la suppression de 5000 postes dans le monde dont 1600 en France et 1800 dans le reste de l'Europe. Les députés ont adopté la réforme de l'audiovisuel public voulue par Nicolas Sarkozi, un vote relativement serré tout à l'heure. 293 voix pour, 242 contre. Cela signifie qu'un certain nombre de parlementaires de la majorité se sont joints à la gauche. Le texte prévoit euh la fin de la publicité après 20h et la nomination des PDG en conseil des ministres. Les é esses sont restés euh vifs.
Écoutez, Noël Mamer qui propose ironiquement de confier directement les manettes des émissions aux dirigeants politiques et la ministre de la culture et de la communication Christine Albanel qui a défendu une seconde coupure publicitaire dans les films sur les chaînes privées. On les écoute. Nous pourrions par exemple dire que le point route pourrait être présenté par monsieur Dominique Busser. Amour, gloire et beauté par madame Carla Brunis Sarkozi. Motus par monsieur Motus par monsieur François Fillon. Le journal présenté naturellement par Nicolas Sarkozi. Et enfin cette émission très intéressante à 0h25 dans quel étagère présenté par Jean-Louis Borlot.
Si nous pouvons avoir un visconti ou un filini franchement sur TF1 à 20h30 fut au prix d'une deuxième coupure, je pense qu'on ne peut que s'en réjouir. Voilà. Et le texte sera maintenant discuté au Sénat. Une affaire qui pose directement la question de la maternité et de la paternité. Il y a 8 ans, un couple avait eu recours à une mère porteuse aux États-Unis. Il avait eu des jumelles. Aujourd'hui, la Cour de cassation remet en cause juridiquement cette filiation. Valérie Gaget, Jean-Marc Nounou. Sylvie et Dominique Meneçon sont venus sans leur jumelles, aujourd'hui âgé de 8 ans. Ils attendent avec anxiété la décision de la Cour de cassation.
On espère bien que aujourd'hui ça sera le point d'arrêt de 8 ans quand même de procédure judiciaire où à chaque fois on a gagné et à chaque fois c'était remis en cause par le parquet. En 2007, ce couple avait obtenu un livret de famille. L'affiliation avec leurs deux filles né aux États-Unis d'une mère porteuse était reconnue par l'État civil français. Mais le parquet s'est pourvu en cassation. Selon lui, les mçons peuvent être les parents des jumelles aux États-Unis où les mères porteuses sont autorisées, mais pas en France où elles sont interdites.
C'est un moyen sans remettre en cause des actes de naissance étranger, sans remettre en cause les décisions étrangères de leur ôter toute validité en France. La cour rend sa décision en audience publique. Pour le couple, c'est la douche froide. La cour annule l'arrêt rendu en leur faveur en 2007. Ça veut dire que c'est pas bon. Ça veut dire qu'ils ont jugé le ils ont fait le procès des mères porteuses. Voilà ce que ça veut dire. Ils ont fait un amalgame et je trouve ça scandaleux. Je suis écurée qu'ils osent faire du mal à mes enfants. Mes enfants, c'est une famille, c'est détruire une famille qu'ils sont en train de faire. Je suis écœurée vraiment.
Si le parquet décide d'aller en appel, un nouveau procès se tiendra dans quelques mois. Entre-temps, le Sénat devrait déposer une proposition de loi pour légaliser en France ce qu'on appelle la gestation pour autrui. Pour les mçon, le combat est loin d'être terminé. C'est normal ça. C'est émotion ça. Une découverte magique au Louvre, c'est une information France 2. En manipulant un tableau, un conservateur a repéré sur l'envers de la toile plusieurs dessins attribués à Léonard de Vincy. Personne ne les avait remarqué jusque- là.
Aurélia Brot Mourad Buretima au Louvre, on ne décroche pas souvent les œuvres et ce mardi de septembre la Vierge à l'enfant avec Saint-Anne de Léonard de Vincy réserve une surprise au conservateur. L'un d'eux croit voir quelque chose. Une tête de cheval au dos d'un tableau, ça ne saute pas aux yeux ce jour-là. D'ailleurs, certains spécialistes n'y croient pas là-bas audessus de l'étiquette arraché. Oui, j'étais là. Oui, à ce moment-là, il a dit il y a un dessin. Tout le monde a dit "Mais non, c'est une tâche." Il a dit "Si, il y a un dessin." Et à partir de là, on a regardé de plus près, on s'est aperçu qu'effectivement il avait raison.
Au laboratoire, les infrarouges font même apparaître trois dessins réalisés à la pierre noire. Une tête de cheval, un morceau de crâne et aussi un enfant quasi indlable. Sont-ils du maître italien ? Pas de certitude pour l'instant, mais beaucoup d'espoir. Tout élément nouveau en fait qui apparaît, que ce soit un écrit, que ce soit effectivement des dessins, tous ces éléments-l sont autant de petits éléments qui rentrent dans un puls qui, de mon point de vue, ne permettra jamais de comprendre l'étendue de ses de ses capacités et de son génie, mais qui en tout cas permet de cheminer un peu plus vers une certaine vérité par rapport à lui.
En est-il de même pour les autres tableaux de Léonard de Vincy, y a-t-il d'autres dessins cachés ? Les équipes du Louvre cherchent encore. En tout cas, il y en a une que la situation amuse beaucoup. Et les grandes exposition ne concernne pas seulement la peinture, la sculpture ou les installations. Le grand palais à Paris propose gratuitement des vidéos d'artistes 140 au total. C'est très spectaculaire. Elles sont projetées sur des écrans géants ou sur le sol. Christopher H Alexis Ficher. Voici une exposition à découvrir à la tombée de la nuit quand la façade du Grand Palais se pixellise et que sous la verrière c'est un flot d'image.
L'art vidéo depuis 1960, c'est quand un artiste remplace la peinture ou la sculpture par le cinéma, la 3D ou la vidéo. Alors ici, durant 14 nuits, plus d'une centaine d'œuvres à voir comme une balade numérique. Il y a des œuvres de toutes sortes de toute taille projeté sur toutes sortes de supports mais tout ça très immatériel des écrans, le sol, les murs, la verrière. La plus grande surface c'est la façade. Les mots des droits de l'homme s'entrechoquent, s'éparpill, s'efface, défilent. Charles Sandison a fait du Grand palais son écran. Je voudrais faire lever la tête au public en plein hiver pour qu'il redécouvre l'architecture de ce bâtiment et qu'il s'ouvre au mot qui défile.
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Nous vivons entouré d'imagin que l'on puisse dire. Elles ont envahi notre monde mais ici une image et surgit la poésie. L'étrangeté la fascination. Cela s'appelle dans la nuit des images et il faudra attendre chaque soir 17h pour cette invitation au voyage dans l'art vidéo pour des nuits magnétiques et magiques. Avant de refermer ce journal, je vous en rappelle l'un des principaux titres. Pas de révolution pour la diversité. Nicolas SarkoZi écarte la discrimination positive mais garde un discours volontariste. Il promet notamment 30 % de boursiers dans les classes préparatoires aux grandes écoles.
Tout à l'heure sur ce plateau, Fadela Amara, secrétaire d'État à la ville convenait que son plan banlieu n'allait pas assez vite et souhaitait un une accélération notamment de la révol de la rénovation urbaine. C'est la fin de cette édition. Merci de l'avoir suivi. Tout de suite la météo. Laurent Romècho. 20h50 un téléfilm inédit drôle de Noël. À 22h45, j'aurai le plaisir de vous retrouver pour un nouveau numéro des infiltrés. Ce soir, les mouvements sectaires anciens ou nouveaux, vous découvrirez notamment les dernières techniques de manipulation qui peuvent tous nous concerner. Demain à 20h et tout le weekend, vous retrouverez Laurent de La housse.
La semaine prochaine, vous avez rendez-vous avec Olivier Galzi. Très bonne soirée sur France 2.
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