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AutreMarine Le Pen (sur YouTube)· 1 février 2026 94 minAutoproduitActualité / polémiqueSantéTravail & emploiInstitutions & électionsÉconomie & entreprises

Table ronde de Marine Le Pen avec des soignants : les échanges en intégralité

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 55 %Attaque 22 %Défensif 23 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les principaux défis des déserts médicaux selon vous ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Comment expliquez-vous l'inadéquation entre l'offre et la demande de soins ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    La rémunération des médecins est-elle un frein à l'installation ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Le vieillissement de la population aggrave-t-il la situation ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    La prévention est-elle suffisamment développée en France ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Le numérus clausus doit-il être supprimé ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Patrice JolinFait
    « Une alimentation saine et adaptée permet d'éviter 50 % de tous les cancers. »
  • 0:15Marine Le PenFait
    « les personnels soignants en ont marre d'être mis en cause. Euh ils seraient responsables du trou de la séc, il serait responsable de toutes les choses. »
  • 0:45Marine Le PenChiffre
    « 10 %, 20 %, parfois même 30 % du temps pour soigner est en réalité pris pour répondre à à des à des délires bureaucratiques »
  • 3:00Marine Le PenFait
    « la disparition par exemple des infirmières scolaires, c'est une erreur majeure. Il faut avoir au moins une infirmière dans chaque établissement scolaire. »
  • 4:00Marine Le PenChiffre
    « 45 % des 11 ans qui ont des troubles anxieux »
  • 5:00Marine Le PenChiffre
    « mon prix de journée est de 57 €. Ils sont nourris, logés, blanchis et ont de l'animation. »
  • 5:30Marine Le PenChiffre
    « on dépense 32 milliards pour la formation »
  • 7:30Marine Le PenChiffre
    « 80 % de nos compatriotes sont inquiets de voir la santé se dégrader dans notre pays »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour à toutes et à tous. Cher Marine Le Pen, je vous souhaite la bienvenue à Crotzval. Je vous souhaite à tous aussi la bienvenue.

Je suis ravi de vous compter parmi nous autour de cette table ronde qui réunit des soignants et une problématique qui me tient à cœur la santé. Je suis moi-même soignant, kinésithérapeute de formation et cette thématique est vraiment un enjeu majeur pour la France au niveau national et au niveau des municipales. Donc je tenais à réunir et je suis honoré de votre présence pour échanger sur cette problématique et je remercie tous les soignants ici présents, mes collègues, mes confrères d'être présents pour échanger librement sur nos problématiques de désertification.

Merci à tous. Merci cher Xavier, [applaudissements] cher Marine, nous sommes évidemment très honoré Xavier Lad de vous recevoir ici à Cruswald. Je tiens à saluer la présence des députés de la Moselle, Laurent Jacobelli, Pascal Ginft et Kevin Fer.

De même que de notre maire Erenne à Haange Fabien Angelman. Notre délégué départemental également Marie-Claude Voin Voinon pardon et l'ensemble des têtes de liste du Rassemblement national pour les élections municipales dans notre département. Alors cher Marine euh je vous le dis, nous sommes fiers et honorés de vous recevoir ici à Cruswald.

Vous êtes malheureusement ici au cœur d'un véritable désert médical à l'image finalement de près de 87 % du territoire national. La santé c'est la première préoccupation des Français. C'est la raison pour laquelle vous avez souhaité que cette table ronde soit consacrée à la question des déserts médicaux.

Et à ce titre, je tiens à remercier les neuf soignants qui nous font le plaisir. Vous pouvez vous asseoir he je vous en prie. vous tiens à remercier donc les neuf soignants qui nous font le plaisir de participer à cette table ronde et je tiens à préciser notamment pour la presse que leur participation ne signifie évidemment pas et bien qu'ils adhèrent à nos idées, à nos convictions.

Sachez que évidemment sujets qu'ils vont évoquer ont été euh traités ensemble. Nous les avons évoqués auparavant pour préparer cette table ronde et il leur a été demandé une intervention liiminaire à chacun d'environ une minute pour permettre à chacun de pouvoir s'exprimer et de réaliser des rebonds dans l'ensemble des modules que nous avons organisés pour cette table ronde. Et chère Marine, avant de vous laisser la parole, sans plus attendre et bien nous allons écouter deux témoignages, deux témoignages pour évoquer la question de manière générale avant d'entrer vraiment dans le vif du sujet des déserts médicaux.

Et notre premier intervenant sera donc Patrice Jolin. Patrice, merci d'être présent. Vous êtes médecin généraliste et ostéopathe à Valmont.

Vous déplorez le manque de soignant dans notre territoire de même que les pénuries de médicaments. Nous vous laissons la parole. Oui, bonjour.

Vous pouvez rester assis Patrice, je suis plus à l'aise debout si vous le permettez. Bonjour à tous. On m'a demandé donc de de faire une petite synthèse sur les déserts médicaux et la pénurie des de médicaments en une minute.

Donc je je vais essayer d'être très court pour pas dépasser la minute et donc vous vous donner deux idées forces qui me tiennent à cœur. La première idée, c'est que on le concept de désert médical donc c'est d'apparition récente dans le le débat public. Sous-entendons qu'il y a pas assez de médecins en France.

Et ben, au risque de vous choquer messieurs dames et de vous surprendre, j'ai été voir les chiffres du Conseil national de l'ordre des médecins. En 1960, vous aviez 109 médecins actifs pour 100000 habitants. En 2022, vous en avez 292 pour 100000 habitants.

Vous voyez donc que les effectifs ont triplés. Ce problème relève donc d'une complexité un petit peu plus importante et il s'inscrit donc dans une inadéquation entre la demande de soins et l'offre de soins. Alors demande réelle ou ressenti.

Il y a plusieurs cours, j'aurai pas le temps de développer ici. Si vous voulez moins de malade, il faut faire plus de prévention. Et la prévention, malheureusement en faculté de médecine, c'est le parent pauvre de l'enseignement médical, hein.

Il se limite simplement au développement des vaccinations. Savez-vous par exemple qu'une alimentation saine et adaptée permet d'éviter 50 % de tous les cancers ? Donc il faudrait il faudrait demander à l'assurance maladie quel est le budget exact que nous consacrons aux malades du cancer quand on peut déjà agir en amont.

Donc moins de moins de plus de prévention, ça fait moins de malad et moins de dépenses surtout. Donc ça c'est une idée à laquelle je voulais partager avec que je voulais partager avec vous et qui n'est pas souvent mise en avant. Bon la l'installation des jeunes c'est fini 10 secondes, je vous en prie.

Voilà. Donc le le le désert médical ressenti donc s'inscrit dans un dans un concept beaucoup plus large. En fait, ce sont des déserts tout courts.

Ce sont des territoires où vous n'avez plus d'industrie, vous n'avez plus de PME, plus de TPE. Allez allez au Portugal voir entre chaque village, vous verrez que des TPE et des PME. En France, on ne voit plus rien, hein.

J'ai eu l'occasion de traverser à pied la France entre Puis envelet et Saint-Jacques de de c'est Saint-Jeanpier de Port et vous ne voyez rien que de la campagne et des villages qui sont très beaux mais il y a plus d'industrie. Donc quand vous n'avez plus d'industrie, vous n'avez plus d'emploi. Donc vous n'avez plus de population active, vous n'avez plus de population jeune et vous voudriez que les jeunes médecins s'installent dans des zones qui sont en désérance où où il y a plus de service public, plus de poste, plus d'école, plus d'hôpitaux. le problème de la rémunération des jeunes médecins.

Je très bien monsieur le député, je vous remercie madame Le Pen. J'écoute ma présidente. Dans l'incitation à l'installation des jeunes médecins, il y a aussi la prise en charge enfin le montant des honoraires qui sont attribus aux médecins.

Vous savez que nous sommes nettement en de ça de la de la moyenne européenne. Un médecin généraliste qui consulte donc perçoit 30 € alors que la moyenne européenne est autour de 50 €. Si vous allez au Portugal, qui n'est pourtant pas un pays euh où le où le le niveau de vie des Portugais est plus élevé que les Français, vous avez des médecins généralistes qui euh prennent leur temps, qui ont une demi-heure de consultation et qui euh qui sont rémunérés euh au double des Français.

Donc je pense que c'est une c'est aussi un aspect important concernant la la rémunération des des du personnel soignant. Et donc c'est un élément à prendre en compte. Je je vous remercie de m'avoir accordé un temps de parole plus long.

Et je vais donner le micro au docteur Olier qui est cardiologue. Effectivement, monsieur Oulier, merci monsieur Jolin. Pierre Olier, vous êtes cardiologue libéral et hospitalier à Cruswald.

Vous avez 77 ans et plutôt que profiter de votre retraite, vous préférez continuer d'exercer ici à Cruswald pour ne pas abandonner vos patients sans médecin. Est évident que si je mets la clé sous le paillasson, mon cabinet ferme. La maison médicale que nous avons fondée il y a quelques années fermera également probablement.

Alors que je vois que dans notre ville euh on s'apprête à faire une troisème maison médicale. Je suis absolument choqué pour la bonne raison que c'est l'argent qui est jeté par la fenêtre. Et moi je vais m'entenir monsieur Jolin faire fait des considérations, a eu des considérations très générales et très justes.

Moi je vais simplement m'intéresser au bassin ou le bassin houillé il va y avoir dans l'année qui vient en 2000. 26, il va y avoir plusieurs médecins qui vont prendre leur retraite et qui ne seront pas remplacés. Le territoire de Saintvol est un tout petit peu privilégié par rapport à nous, mais là il va y avoir une désérance en terme de malade de 5000 médecins.

Je ne veux pas citer les médecins qui partent en mais 5000 patients qui n'auront pas de médecin généralistes diabète, hypertension, cancer et cetera, ils sont en danger dans d'une indifférence totale et avec des futures municipalités qui n'ont comme seule ambition pour régler le problème que d'ouvrir des maisons médicales qui seront des coquilles. Voilà, c'est en fait le reste. J'ai 45 ans de syndicalisme médical derrière moi localement et même au plan national et il y aurait tant de choses à dire mais il me faudrait au moins 4 heur pour être efficace.

En tout cas, je vous remercie. Merci beaucoup à vous deux pour vos questions. Merci d'ailleurs à vous tous d'être présent.

Il me faudra à peu près 4 heures pour répondre également à l'intégralité des difficultés que euh vous soulevez. Mais on va essayer de de répondre tout au cours de de ce débat en prenant le temps parce que je pense que ce sont des sujets qui sont complexe. D'abord, la première des choses que je souhaiterais vous dire, c'est que moi, je n'arrive pas ici avec une baguette magique.

Cela fait maintenant des années et des années que les problématiques structurelles de la santé se multiplie, s'aggrave, se cristallise sans que on ait véritablement changé d'orientation je crois sur la manière sur les choix politiques pour le coup qui ont été faits. Donc l'idée de venir dire ici les problèmes vont se régler ne serait-ce qu'en 5 ans, ce serait purement et simplement un mensonge. Donc je ne viendrai pas vous dire ça.

Je d'abord, ne serait-ce que parce que les compétences médicales nécessitent des études qui sont longues et donc la pénurie, par définition, de médecin dans un certain nombre d'endroits, mais qui sont hélas de plus en plus fréquents, n'est pas une problématique que l'on pourra régler en 5 ans voire même d'ailleurs en 10 ans. Donc ça va être un travail de long terme. Ça, je veux que chacun l'entende.

En revanche, la vraie question que nous devons nous poser ici, je crois, c'est un faut-il d'ors et déjà changer un certain nombre d'orientation et deuxièmement, que peut-on faire pour mettre en place des mesures que j'appellerai des mesures de transition, c'est-à-dire des mesures qui permettent de faire face à l'urgence à laquelle nous sommes confrontés en attendant que l'on puisse régler les difficultés structurelles qui touchent notre système. système de santé. Alors, vous avez évoqué tous les deux presque l'intégralité presque l'intégralité des grands sujets en fait qui touchent à la difficulté de notre système de santé.

Vous avez raison de dire que les déserts médicaux [grognement] ne sont pas tant liés au nombre de médecins que à l'endroit où ils exercent. C'est qu'il il reste des endroits où on arrive à trouver un médecin. Mais quoi qu'on en dise, de moins en moins quand même.

C'est-à-dire que j'entends, je ne sais plus qui disait la dernière fois, le premier désert médical, c'est l'hôpital français. Bon, c'était quand même pas de très bonne augure, mais en réalité même dans région parisienne, il y a des endroits où des gens ne trouvent plus de médecins traitants parce que les médecins traitants sont full et [grognement] ils ne prennent plus en fait de nouvelles clientèles. Vous avez bien entendu sous-entendu aussi que le problème de la désertification est un problème qui va au-delà de la désertification médicale.

Et si je puis me permettre, je commencerai par cela. En réalité nous avons à la tête de la France abandonné en fait depuis presque 40 ans l'aménagement du territoire. Euh on a pensé que euh en fait les règles du marché allaient régler le problème de l'aménagement du territoire tout seul.

Bon et bien euh c'est on a donc assisté à ce qu'on a appelé la métropolisation, c'est-à-dire la concentration de l'intégralité des activités et notamment évidemment des activités économiques autour en réalité des métropoles. Qu'est-ce que ça a constitué ? Ça a constitué comme partout où on fait ça des déserts autour, c'est-à-dire des villes qui sont de plus en plus denses mais avec des déserts autour.

Et vous avez parfaitement raison de dire que la première problématique en terme d'attractivité d'un territoire, c'est qu'est-ce qu'un jeune médecin peut y trouver ? Parce que il est évident qu'à partir du moment où il y a plus d'industrie, où il n'y a plus de bassin économique, où donc il y a plus d'école, où les transports sont extrêmement aléatoires, et bien les médecins vont avoir tendance comme tout un chacun d'ailleurs à souhaiter aller dans des endroits qui sont plus agréables à vivre. Donc de manière générale, si je puis me permettre, il y a déjà un questionnement sur l'aménagement du du territoire, ce que j'ai appelé moi la démétropolisation, c'est-à-dire le retour d'un état qui considère que il doit pouvoir avoir une action pour développer le l'existence d'entreprise, l'installation d'industrie dans l'ensemble du territoire pour recréer en réalité de la vie.

Parce que quand il y a pas d'industrie, quand il y a pas d'emploi, ben il y a pas d'emploi non plus pour le conjoint du médecin qui voudrait venir s'installer. Parce que l'air de rien, et bien aujourd'hui euh les tout le monde travaille, les hommes et les femmes. Et lorsqu'un médecin vient s'installer, ben il faut aussi que son conjoint puisse éventuellement trouver de l'emploi.

S'il y en a pas, et bien c'est une résistance en réalité à l'installation. Donc le sujet de l'organisation du territoire est un sujet majeur qui pour le coup ne relève pas des structures qui s'occupent de la santé mais qui relèv directement euh de l'État. Euh à cela euh vous on doit ajouter quand même pour essayer d'être euh complet au moins sur les grandes causes, on doit ajouter évidemment le vieillissement de la population.

Le vieillissement de la population est un sujet majeur parce que 38 % des Français ont un ou plusieurs d'ailleurs problème de santé chronique mais à partir de 50 ans, c'est 50 % et à partir de 80 ans, c'est 70 %. Donc il est sûr que le la demande de santé est bien plus importante au fur et à mesure du vieillissement de la population. Bon, le vieillissement de la population, on le connaît, hein.

C'est vrai aussi chez les médecins qui vont prendre leur retraite puisque l'année dernière, nous avons eu plus de morts que nous n'avons eu de naissance. Et et ça c'est aussi un sujet structurel qui sur le long terme qui est évidemment un sujet majeur. Euh vous avez eu raison, je crois de toucher du doigt la problématique de l'absence totale pas totale non pas totale l'absence de prévention dans notre culture et dans notre vision de la santé.

Et j'ai presque envie de dire que je rajouterai à ce que vous avez dit, l'absence de prévention et l'absence d'une politique de détection. On a commencé à la mettre en place sur un certain nombre de sujets, sur le cancer du sein, sur le cancer colorectal, mais en réalité ça reste quand même très limité dans la manière dont nous abordons cela. Et d'ailleurs, il suffit de regarder les chiffres puisque les chiffres de la prévention en France sont 30 % inférieurs à la moyenne qui est dépensé pour la prévention euh dans l'OCDE.

Donc ça veut dire que il y a une une forme de comment dire de de trou noir de la prévention et de trous noir de la détection. C'est un sujet évidemment majeur parce que vous évoquez la nourriture euh mais il n'y a pas euh que bien sûr c'est très important mais il n'y a pas que la nourriture dans la prévention. Il y a aussi la détection d'un certain nombre d'affections qui pourraient faire l'objet de politique nationale et qui permettrait euh d'avoir euh de faire beaucoup plus d'économie si je puis me permettre.

Alors évidemment on nous dit c'est cher de faire de la détection. J'évoquais la dernière fois, vous êtes cardiologue, j'évoquais avec une une radiologue, le score calcique et elle me disait cette radiologue, si euh l'ensemble de la population à compté de 50 ans voire de 45 mais enfin de 50 ans faisait un score calcique, probablement il n'y aurait plus que [raclement de gorge] de manière résiduelle des problèmes d'AVC et des problèmes de maladie cardio-vasculaire parce qu'on serait en capacité de pouvoir utiliser les moyens médicaux qui sont à notre disposition, notamment les statines pour essayer d'éviter au maximum la ce qui entraîne en réalité et les AVC et les les artères qui se bouchent et qui sont des affections qui peuvent coûter extrêmement cher à la société parce que ça a souvent des conséquences très lourdes avec des prises en charge qui sont très lourdes. Donc moi, je suis pas médecin et je peux pas savoir si ce qu'elle me dit est juste ou pas.

Mais ce qui est sûr, c'est qu'il y a très certainement une réflexion à avoir à des âges précis de la vie sur évidemment la prévention tout au long de la vie, mais des détections qui pourraient être effectuées pour permettre de faire baisser le nombre de ces affections qui ont un coût important puis entre nous au-delà du coût qui ont souvent des conséquences absolument terribles sur la vie. de nos concitoyens qui en sont atteints. Euh vous évioquer également, alors on part un peu, c'est c'est un peu l'ensemble des sujets, mais le montant des honoraires de médecins.

Vous savez, je me faisais la même réflexion il y a il y a quelques temps parce que moi je suis éleveuse de chat, donc je vais assez souvent chez le vétérinaire et je me dis mais enfin c'est quand même fou, c'est je paye plus cher une consultation chez le véto qu'une consultation chez le médecin. Alors, je dis pas mon vétoqu de merveilleux et extrêmement compétent. Mais quand on regarde cela et qu'on prend un peu de requis, on se dit "Mais est-ce qu'il est normal que la consultation chez le vétérinaire soit presque plus chère que la consultation chez le médecin ?

C'est un vrai sujet." Et concernant les déserts médicaux, peut-être que c'est un sujet de réflexion. D'ailleurs, nous ce que nous avions proposé en 2022, c'est de mettre en place en fait un tarif bonifié pour les médecins qui exercent précisément dans euh des euh des zones appelées des airs médicaux, c'est-à-dire des zones où le nombre de médecins et son communes mesure avec d'autres.

Euh on je pense que ce serait peut-être susceptible d'être au moins un élément qui permette peut-être d'attirer des médecins ou d'attirer de jeunes médecins. Aucune des mesures qu'on propose de toute façon encore une fois n'est magique. l'ensemble des politiques qui peuvent être menées ensemble qui pourrai potentiellement permettre de passer ce stade qui est extrêmement difficile mais qui commence vraiment à à durer et qui s'aggrave qui est celui de l'absence de médecin dans les zones souances.

Alors moi je je m'interrogeais, bon évidemment on s'est tous interrogé sur le numérus clausus. C'est on s'est tous interrogé parce que cette décision qui dure depuis des années et des années nous apparaît absurde. Elle nous apparaît absurde parce que elle revient en réalité à empêcher des jeunes étudiants de devenir médecin, parfois les pousser à aller à l'étranger pour aller passer leur diplôme de médecine en se disant ben comme de toute façon on va chercher des médecins à l'étranger pour palier à l'absence de médecins français et ben en réalité en faisant mes études à l'étranger plus de chance de pouvoir obtenir la possibilité d'exercer en France que si j'avais fait mes études en France.

Non mais bon, enfin, je veux dire, ça c'est vraiment typiquement le le comment dire une décision qui vous plonge dans un abîme de perplexité. Alors, je ne sais pas s'il y a des généralistes dans la salle, mais la question de la suppression pure et simple du numérius clausus se pose parce qu'en réalité [grognement] ce qui a été décidé n'est pas la suppression du numérius closus. Et quand j'ai interrogé moi les professionnels de santé en leur disant "Mais qu'est-ce qui justifie que cette décision ne soit pas prise ?" On m'a expliqué "Oui, mais c'est un problème de formation des médecins." C'est-à-dire que il faut que les médecins soient formés dans un cursus, dans un CHU avec des professeurs et cetera et cetera.

Est-ce que nous ne devrions pas réfléchir à revoir tout cela ? Est-ce que un médecin, après tout un étudiant ne peut pas être formé dans un hôpital qui ne soit pas obligatoirement un CHU ? Est-ce que un médecin ne peut pas être formé dans une dans le privé dans un hôpital privé ?

Alors, je sais très bien que il y a beaucoup de de crispation dans le domaine de la santé. On s'en rend compte quand on discute, hein, le privé versus le public. les professeurs qui veulent conserver une partie de leur prérogative.

Je peux entendre cela mais il y a un moment quand on est face à une urgence telle que celle-là, quand des Français considèrent que la santé se dégrade et que l'accès à la santé se dégrade, que ça s'aggrave d'année en année puisque c'est plus 7 points en en 2 ans. C'est il y a il y a c'était 73 % il y a 2 ans qui pensaient cela. Maintenant, il y a 80 % des gens qui pensent ça que le problème de la santé dans le top 3 des préoccupations des Français depuis maintenant plusieurs années.

Est-ce que on ne doit pas passer un peu au-delà euh des réticences, au-delà des habitudes, au-delà des traditions pour pouvoir apporter véritablement une réponse ? Moi, je suis pour la libération totale du numérus clausus en mettant en place les conditions pour que les étudiants puissent être formés. Et je vais vous dire al on me dit oui mais alors 30 il va y avoir plein de médecins, ça va être affreux, ils vont gagner le SMIC.

Bon, j'ai envie de vous dire euh il y a pas de numérousclosus pour les avocats. Alors moi je suis avocat en je fus avocat euh et et c'est vrai que il y a des avocats qui gagnent le SMIC. Et ben ceux qui gagnent le SMIC, ils vont dans des endroits où il y a des clients et ils viennent pas obligatoirement s'installer à Paris parce qu'à Paris il y a trop d'avocat.

Voilà. Donc c'est aussi un peu ça si vous voulez. C'est-à-dire qu'à un moment, bah il y aura beaucoup de médecins.

Bah les médecins qui veulent vivre de l'exercice de la médecine, il faudra qu'ils aillent aussi dans des endroits où il y a des patients et ne pas tous se concentrer soit sur la côte d'Azur qui est certes extrêmement agréable à vivre, mais où à un moment donné on se retrouve avec un taux de médecin qui est très supérieur et un certain nombre d'autres ou dans les métropoles et puis un certain nombre d'autres endroits en France où il n'y en a pas. Vous savez, les professions s'autorégulent en réalité, hein. Voilà.

Et et moi, je crois que je crois plutôt à à cela plutôt que à ce numéus clausus qui me paraît être une erreur majeure. Alors, juste une dernière chose parce que je pense que ça fait partie des éléments quand même dont on doit que l'on doit mettre dans la balance. On a parlé de la désertification générale, c'est la dém la métropolisation qui fait que tout le monde se concentre dans un même endroit et désertifie le reste.

On a parlé du vieillissement de la population, on a parlé du coup de la consultation, on n'a pas encore parlé des problèmes budgétaires. Bon, les problèmes [grognement] budgétaires, ils sont majeurs. Ça n'a échappé, je crois, absolument à personne.

Et alors, si je puis me permettre, ça vient de tomber là, au moment où j'arrivais, euh le Haut conseil à euh la protection euh au financement de la protection sociale vient d'annoncer que le [grognement] déficit qui était prévu dans le budget euh à qu'on vient de voter hein, à 19,4 milliards et bien au bout d'un mois dépasse déjà 20 milliards. Voilà. Donc c'est-à-dire que en réalité la situation est aujourd'hui, si je puis me permettre, hors contrôle.

Ça va poser d'ailleurs la question de la lutte sérieuse aussi contre la fraute parce que il faut pas se cager les yeux, ça existe et que à partir du moment où on laisse en réalité la fraude se développer, on prive un certain nombre de patients de la capacité d'être peut-être pris en charge de meilleure manière qu'il qu'ils ne le sont. Et puis il faut aussi parler du nombre de personnes qui existent euh en France parce que c'est pas complètement anodin. Je je pose ce problème là parce que je pense qu'il fait partie aussi de l'équation, même s'il y a énormément d'autres sujets dont on parlera tout à l'heure, mais je veux pas absolument pas polémiquer et embarquer quiconque dans une pensée politique, mais qu'on soit pour ou contre l'immigration telle qu'elle est organisée aujourd'hui dans notre pays, c'est pas le sujet.

La question c'est comment des pouvoirs publics peuvent accueillir 500000 personnes par an et continuer à baisser les lits ? Je veux dire même ceux qui sont pour moi personne enfin tout le monde sait ce que je pense de de ce côté un peu dérégulier hors contrôle mais même les gens qui sont pour cette immigration importante de 500000 personnes par an ne peuvent pas en même temps être pour et en même temps plaidé pour que on baisse le nombre de lits parce que on a baissé le nombre de lit de manière importante et notamment dans les 8 ou 9 dernières années. Donc on ferme des structures, on on baisse le nombre de lit.

En réalité, on tombe à un seuil de nombre de lits par habitant qui n'est plus euh comment dire supportable pour que les personnes soient correctement soignées. Donc voilà, un peu rapidement brossé même si on va rentrer dans un certain nombre de sujets. Voilà, rapidement brosser un peu l'ensemble de ces problématiques.

J'espère qu'on évoquera aussi, puisqu'on parlait de prévention, le sujet de des innovations parce que il y a une réticence quand même à la mise sur le marché d'un certain nombre d'innovations en matière de médicaments dont allez, je peux dire que en réalité ce sont des considérations budgétaires qui sont derrière, hein. C'est-à-dire que lorsque lorsque un médicament est accepté par l'Agence européenne et que ce médicament met 34 jours pour être mis sur le marché en Allemagne, il met 544 jours pour être mis sur le marché en France. Bon ben, c'est quand même une perte de chance de la part pour les patients en réalité de pouvoir accéder à des innovations.

Mais comme ces nouveaux médicaments sont souvent plus chers que les anciens, et bien l'administration freine et et comment dire pendu sur le frein à main [grognement] pour que ça dure 1 an et demi avant que ça arrive sur le marché alors que dans des pays voisins, ça arrive en l'espace d'un mois. Bon, ça sont ce sont aussi à mon avis euh des sujets euh qui sont des sujets euh majeurs. Merci Marine Le Pen, vous avez beaucoup parlé effectivement euh je vous remercie, c'est extrêmement riche mais évidemment je vous demande sincèrement à tous les participants euh de euh remplir les conditions qui ont été les nôtres lorsque vous avez accepté de participer à cette table ronde afin qu'on puisse accélérer.

Euh vous avez parlé marine des contraintes administratives. On va justement se tourner vers monsieur Vony, vous êtes ma sœur kinésithérapeute à Folgeiller. Et justement, j'ai été choqué d'apprendre que l'administration vous empêche, empêche certains de vos collègues et bien de prendre davantage de patients que des critères qui sont fixés alors même qu'on connaît l'insuffisance de praticiens dans notre territoire.

Donc est-ce que finalement on n'organise pas nous-même la pénurie dans des territoires qui sont déjà en manque de soignant ? Alors, bonjour à tous. Donc moi ce que je souhaitais parler c'était ben attirer sur une réalité importante concernant la profession de kinés thérapeute au sein du bassin houillé.

Pas oublier qu'on a quand même passer un passé minier. Nous on observe une quantité accrue de patients avec des pathologies chroniques. Donc ce qu'il faut savoir c'est qu'en Moselle le taux de maladie en ALD en a infection de longue durée est supérieur au taux national. on a 23 24 % en Moselle contre 20 % au milieu national.

Donc ce qui fait beaucoup de patients à gérer d'un point de vue affection de longue durée. Euh à cela s'ajoute, comme vous l'avez si bien dit avant, le vieillissement de la population avec des patients qui sont souvent polypathologiques. Donc ce qui veut dire des soins longs, des prises en charge longues sans pouvoir forcément pouvoir arrêter arrêter les soins.

Ce qui nous laisse du coup une marge très faible sur les petites pathologies du style limbago entorse tout ça. on a on a quand même une marge une marge d'action qui est limitée pour les petites pathologies du quotidien et parallèle parallèlement donc ce on a on a ce surplu d'activité et euh qui nous donne des agendanas surchargés des heures de travail je veux dire des fois interminables tard tard le soir et parallèlement à ça on a des CPM qui ont lancé une vague campagne on va dire de contrôle pour la suractivité des professions. Donc il y a des kinés qui sont pénalisés pour sure suractivité.

Les contrôles qui sont faits sont faits sur des euh sur des seuils de statistiques nationales sans tenir compte des problèmes démographiques que l'on peut avoir là dans la dans la dans le secteur et sans tenir compte des besoins que que le kiné que le kiné peut avoir. un fonctionnement, c'est on trouve tous que c'est un fonctionnement qui est complètement contradictoire parce qu'on a tous une surcharge d'activité dans nos cabinets et ben avec ce système de contrôle la conséquence va être ben qu'il y a des kinés qui vont du coup refuser de prendre des patients qui diminuent leur temps leur temps de leur temps de consultation bah ils ont pas le choix et surtout on a une un retard dans la prise en charge des des patients qui pouvont aller jusqu'à 2 mois. Merci.

Merci beaucoup. C'est c'est totalement aberrant. Donc bon, vous le savez, moi je suis en réalité pour la suppression des ARS.

Voilà, je pense que les ARS ont fait la démonstration de leur incapacité à organiser comme il est nécessaire de le faire l'ensemble de de des professions et du fonctionnement de notre santé. Et [grognement] je plaide depuis longtemps déjà pour que ceci repasse sous la responsabilité des préfectures au plus près évidemment des relations possibles avec les médecins. On aura l'occasion très certainement de parler de l'hôpital tout à l'heure où on évoquera également la problématique de la débureocratisation nécessaire.

Alors, c'est d'autant plus absurde ce que vous expliquez que, comme nous l'avons dit, la population euh vieillit, hein. Euh euh il y a 22 % de la population qui a plus euh de 65 ans, il y en aura 27,5 en 2050. Donc c'est une augmentation qui est absolument considérable et qui va dans un même temps voir effectivement un nombre de médecins arrivés eux-mêmes à la retraite et donc sortir de l'exercice.

Même si monsieur nous avons plaidé nous à l'Assemblée nationale pour le cumul emploi retraite qui vient d'être restreint hein par le gouvernement pour des raisons qui nous échappent. Je vous avoue que parfois j'ai du mal à expliquer les les positions de de nos adversaires, les choix qui sont faits, mais nous nous avions plaidé pour le la mise en œuvre du cumul emploi retraite pour les médecins en indiquant d'ailleurs que à notre avis, il était plus intéressant, alors c'est un peu technique mais plus intéressant de laisser les médecins continuer à cotiser quand ils sont en cumul emploi retraite, mais en revanche euh limiter l'impôt sur le revenu. euh euh au exclure plutôt de l'impôt sur le revenu, les revenus du travail quand on est en en emploi retraite.

Voilà, ce qui permettait d'avoir un véritable avantage pour les médecins qui accepteraient de continuer à à à comment dire à travailler. Alors le le les choix qui sont faits sont des choix dont je j'aurais du mal à vous expliquer qu'est-ce qui les justifie parce que en réalité ils sont souvent incompréhensibles à partir du moment où il y a des professionnels qui acceptent de travailler de travailler beaucoup venir leur expliquer quand on est dans une zone une zone soudense en terme d'offre médicale qu'il faut surtout pas qu'il travaille plus c'est totalement incompréhensible et Là encore, dans la période de transition que nous espérons est une période de transition pour permettre le règlement des problématiques structurelles qui vont mettre du temps à à donner leurs effets. Il est évident que c'est plutôt l'inverse.

On devrait avoir tendance plutôt à féliciter [grognement] et peut-être même à récompenser les médecins qui en font plus plutôt que de leur dire "Ah mon dieu, vous en faites plus, c'est terrifiant, il faut arrêter tout de suite." Bon euh ça c'est pas euh euh encore une fois euh envisageable euh et et c'est vrai que avec l'aggravation euh de [grognement] euh la du vieillissement de la population euh avec euh aussi euh un peu le le l'importance que prend euh euh les affections euh de longue durée, on est on part exactement dans le sens je pense inverse de ce qui de ce qu'il faut faire. Voilà, il faut faut permettre au aux médecins de travailler.

Il faut qu'ils aient un avantage évidemment euh à travailler. On parlait tout à l'heure, mais on en parlera sûrement avec les les infirmiers de de du prix de la consultation, mais quand on voit des infirmiers et les infirmières qui en l'occurrence sont payés je crois 10 à 20 % moins cher que la moyenne européenne, on se dit que il y a là aussi un certain nombre de difficultés parce que il y a aussi l'attractivité du métier. On parle de l'attractivité du territoire mais aussi l'attractivité du métier en lui-même.

Métier, il a il a changé, vous l'admettrez. Aujourd'hui, les soignants sont confrontés à des difficultés auxquelles ils n'étaient pas confrontés avant et notamment dans le domaine de des agressions qu'ils subissent. Je veux dire, il y a de plus en plus de médecins, d'infirmières, de personnels soignants qui sont confrontés à des agressions qui pour certains deviennent récurrentes et qui sont également qui font partie des multiples freins en fait à l'attractivité de ce si beau métier qui est le métier de de soignant. [grognement] On aura sûrement l'occasion d'en discuter, mais la question c'est pour faire face à cette urgence euh du manque, euh il va falloir s'appuyer, je pense, sur un certain nombre de professionnels de santé et peut-être élargir leur capacité d'action.

Alors, je dis ça, j'espère que j'ai pas de généraliste parce qu'en général les gén si les généralistes en général les tant mieux. En général, les généralistes se crispent lorsque euh on on évoque cette solution. Euh [grognement] mais je suis parfois d'ailleurs un peu étonnée, je vous cache pas, parce que parfois j'ai des discours, vous voyez, je je vous dis je vous dis les choses franchement hein, moi euh j'ai des discours de généralistes qui en même temps euh se plaignent des déserts médicaux et en même temps, quand on évoque la possibilité de permettre à d'autres soignants d'élargir peut-être leur capacité d'action, euh nous disent "Ah non, surtout pas, il Faut pas il faut pas les les les infirmières en pratique ou les infirmiers en pratique avancer.

Non, il faut pas il faut pas il faut pas. Donc je dis écoutez à un moment il faut être il faut être cohérent quoi. On peut pas en même temps se plaindre qu'il y a pas assez et en même temps refuser qu'on mette en place les moyens pour que tout le monde puisse avoir un temps soit peu une réponse.

Donc il va falloir aussi desserrer un certain nombre de peut-être je sais pas de tradition de peur d'angoisse je ne sais pas mais qui ne permettent pas de mettre en place des solutions de transition. Voilà. Merci Marine.

Très rapidement, nous allons désormais évoquer la question de l'hôpital avec deux témoignages forts. Didier Mikolaiski, vous avez 55 ans, vous êtes infirmier urgentiste à Saintvold et vous souhaitez justement évoquer la dégradation de la prise en charge des patients à l'hôpital de manière générale. Oui, c'est l'objet de mon propos.

Alors, vous êtes en dans le bassin houillé. Le bassin houillé dans les années 80 compté h établissements hospitaliers. De ces huit établissements hospitaliers, actuellement, il n'en reste que trois en activité.

Les la fermeture des mines peut expliquer cela. Moi, dans les années 80, on m'a parlé de trous abissal de la sécurité sociale. Pendant la pandémie, j'ai eu droit à à être cloîré chez moi et à regarder les chaînes de médias qui m'a informé de plusieurs choses.

La première, c'est que le budget alloué au ministère de la santé serait en constante maltraitance. La deuxième des choses, c'est que les moyens donnés au ministère de la santé est réparti selon les professeurs qui intervenaient sur les médias de manière disproportionnée vers l'administratif plutôt que vers le soin. Et donc tous ces politiques ont essayé de mettre en place des systèmes pour répondre à l'offre de soins.

Il y a eu le système de la régulation par le centre 15. Dans le temps, vous aviez les médecins qui se déplaçaient, maintenant c'est les appels téléphoniques et vous aviez ce que vous venez de citer les ARS qui nous font des visites d'accréditation d'année en année et qui pour le bien-être de l'offre de soins point les éléments défaillants pour pouvoir y remédier. Très souvent le remède c'est la fermeture.

Alors on arrive actuellement dans le bassin houillé. Vous êtes ici à Cruzalt, vous avez une douleur thoracique, on va très vite vous prendre en charge et on va vous amener vers l'hôpital de proximité qui n'aura pas forcément le plateau technique requis pour pouvoir vous prendre en charge, mais comme il est plus proche, c'est là où on vous emmène. Donc on fera les examens, on vous prendra en charge comme il se doit et on s'apercevra que vous devez aller vers un centre où il y a une coronarographie.

Tout ce délai est préjudiciable aux patients mais tout ce délai a été réfléchi en haut en haute sphère. Donc actuellement, nous avons un système de soin qui est à l'instard des fleuvres bretons qui déborde dès qu'il y a des intempérior dès qu'il est sous tension. Alors, il déborde pas, il devient même il inonde.

On se retrouve dans une médcratie sanitaire qui aboutit à un misérabilisme de l'offre de soins. Voilà. Alors, tout ce que vous pouvez imaginer au service d'urgence, on vous le retrace dans les médias et je crois que votre imagination n'est encore pas suffisante.

Merci monsieur Mikelkii pour ce témoignage fort. On va en prendre un second. Latitia Bousser.

Cher Latitia, vous êtes vous avez 43 ans, vous êtes infirmière hospitalière à Saintvold. Le service de rééducation cardiaque dans lequel vous travaillez a failli fermer il y a quelques mois et vous vous êtes mobilisé mobilisé courageusement avec toutes vos collègues que je salue également très courageusement et avec succès. Ça mérite d'être souligné.

Je vous laisse la parole. Donc effectivement je travaille dans un service de rééducation cardiaque à savoir que nous sommes le seul service dans le bassin houillé. Sinon, c'est MES ou Abrège-evil qui n'offre pas les mêmes soins que nous puisque eux, ils sont en hospitalisation complète et nous en hospitalisation de jour.

Euh, on prend en charge environ 400 à 500 patients à l'année depuis 20 ans, ce qui équivaut à peu près à 130 % de prise en charge sur l'année. Donc, on est à service rentable. Euh le chef de service qui travaillait et son collaborateur ont dû partir.

Euh le chef de service nous a pas laissé comme ça. Il s'est battu toute l'année avec nous pour trouver des cardiologues. Donc nous avons eu la chance d'avoir la visite de monsieur Loué et de ses collaborateurs qui ont pris en compte notre demande.

Euh ils sont venus nous voir, ils nous ont donné des conseils. Suite à leur venue, nous avons réalisé une vidéo de présentation du service qui a été mis sur les réseaux sociaux et autres pour que les cardiologues connaissent le service puisque c'est pas très connu finalement. Et nous avons réalisé une manifestation dans laquelle ils sont venus nous rencontrer où les patients, les anciens patients sont venus en nombre l'importance du service.

Il faut savoir que sur le taux de satisfaction, nous sommes à 99 %. ce qui est quand même dans le milieu médical très rare. Nous prenons en charge des patients qui sont âgés entre 45 et 70 80 ans qui ont fait des infarctus, des problèmes de maladie cardiaques, des maladies chroniques au niveau respiratoire et la patiente la plus jeune avait 25 ans.

À 25 ans, faire un infarctus c'est pas facile. Et nous les aidons à essayer de se rendre compte que la vie continue malgré tout ça. et je venais en parler aujourd'hui parce que c'est un service qui est très peu connu et qui a une telle utilité et une telle importance pour nos patients à l'heure actuelle.

Donc effectivement, la direction de l'hôpital a trouvé une solution en mettant en place deux cardiologues qui viennent de l'hôpital de Forback pour travailler chez nous le matin. Mes collègues ont d'une manière merveilleuse remis en place le service pour qu'on puisse prendre en charge les patients dans la sécurité la plus la plus la meilleure sécurité possible. Et donc voilà, à savoir que pour l'instant la situation n'est toujours pas pérenne puisqu'on a pas de cardiologue à titré.

Euh donc Laticia, le le service a été il a été envisagé de le fermer parce qu'il n'y avait pas de cardiologue, pas parce qu'il n'était pas utile parce que avec 130 % de taux d'occupation évidemment c'est important. Et donc aujourd'hui, il fonctionne parce que il y a eu un accord qui a été passé entre l'hôpital de Forbac pour mettre à disposition. D'accord.

D'accord. D'accord. Oui.

Non mais ça encore une fois on se retrouve avec la même problème en en réalité de de désertification. Donc on en on en revient à à la question est-ce que on peut pas mettre en place par exemple pour ce ce type de structure de comment dire de rééducation euh s'appuyer sur des cursus d'infirmière en en en pratique avant c'est c'est des vraies peut-être questions qui doivent se poser mais de toute façon pourra pas se passer de cardiologue parle de contrôle on pourra pas se passer de cardiologue. Donc le problème c'est comment est-ce que on en même temps génère plus de médecins et peut-être des médecins et bien d'ici d'ici, c'est-à-dire peut-être donner aux étudiants des zones soudenses la capacité d'avoir un accès plus facile et et peut-être avantageux aux études de médecine parce que l'on sait très bien que un Parisien a beaucoup moins de chance de venir s'installer ici que un jeune d'ici de venir s'installer dans sa propre région.

Alors nous, on a on a défendu l'idée d'ailleurs de pour un certain nombre de communes de pouvoir mettre en place des bourses euh [grognement] d'études pour des étudiants en médecine avec une sorte de deal en disant bah voilà, on vous donne une bourse pour vos études et puis le deal c'est que vous venez travailler 3 ans ou 5 ans. Bon là je suis pas rentré dans ce niveau de de détail mais dans la ville qui vous a accordé une bourse. encore un élément qui pourrait s'accumuler à d'autres pour permettre avec le cumul emploi retraite avec des infirmières qui puissent se se spécialiser et de faire face à la pénurie de médecin dans un certain nombre d'endroits.

Encore une fois, tout ça c'est sur 10 ans, hein. C'est pas c'est pas du jour au lendemain. Il y a pas de solution encore une fois euh magique pour l'hôpital.

L'hôpital vit une situation qui est évidemment terriblement difficile mais qui est aussi et notamment pour les urgences, vous êtes aux urgences me semble-t-il la conséquence du manque de médecin. dire, il y a moins de médecins, [grognement] il y a euh par définition moins de médecins qui sont capables aussi d'être de garde puisque le concept de garde a quand même beaucoup évolué et pas obligatoirement dans le bon sens pour les patients au fur et à mesure du temps. Ben, quand il y a pas de médecin de garde, en réalité, c'est les urgences qui récupèrent l'ensemble des difficultés.

Moi, j'en vois deux, des difficultés qui sont susceptibles euh de d'engorger en réalité les urgences. La première difficulté, elle est toute bête, c'est la douleur. C'est-à-dire que beaucoup, en réalité de patients qui viennent aux urgences, c'est juste que ils ont une telle douleur qu'ils ne peuvent pas attendre d'aller voir un médecin n'ayant pas de médecin de garde et donc ils viennent aux urgences pour que l'on n'atténue leur douleur.

Ils attendent pas des urgences un acte précis si ce n'est en réalité [grognement] l'acultation et la délivrance de médicament. Là, il y a peut-être quelque chose à faire avec les libéraux. C'est-à-dire qu'il y a peut-être avec les médecins libéraux la possibilité de mettre non pas des médecins libéraux de garde mais peut-être une garde au sein de l'hôpital avec des médecins libéraux qui se partagent cette garde pour que eux gèrent exclusivement les problématiques de douleur parce que c'est parfois un pourcentage important de ceux qui viennent aux urgences qui peuvent attendre en réalité qui ont une affection qui peut attendre le lendemain ou qui peut attendre de jours.

Sauf que ça peut pas attendre parce que la douleur est telle que elle est insupportable. Bon, on prend bêtement l'exemple de la rage de dents. Quand vous avez vraiment une rage de dents, vous avez pas de médecin, pas de dentiste, pas de rien.

Un moment, qu'est-ce que vous faites ? vous avez tellement mal à vous taper la tête contre les murs que vous allez aux urgences pour qu'on soulage votre douleur. L'autre problématique, c'est une vraie problématique, c'est le problème de de la gestion de la gériatrie.

C'est-à-dire que une partie incontestable des urgences sont ce qu'on appelle des urgences gériatriques et que et en réalité comme il n'y a pas souvent de lit derrière pour pouvoir alors queon sait que le taux d'hospitalisation derrière une une urgence gériatrique est extrêmement important. et bien il y a une forme d'engorgement en été des urgences du fait euh [grognement] de des urgences gériatriques. Donc il faut réfléchir à ce qu'il y ait il faut réfléchir à des urgences gériatriques qui soient eux directement en lien avec la capacité d'hospitalisation derrière parce que c'est en même temps les patients les plus dont dont le temps d'attente que le temps d'attente rend les plus fragiles et et peut-être les plus en danger par rapport à ce temps d'attente.

Et en même temps, à partir du moment où l'on sait que derrière il y a un taux d'hospitalisation qui est extrêmement important, alors peut-être faut-il réfléchir à ce qu'il y ait des urgences gériatriques. Il y a bien des urgences pédiatriques. Après tout, ce serait pas totalement incohérent qu'il y ait des urgences gériatriques pour traiter des problèmes qui sont des problèmes qui sont particuliers et qui en général engorge les urgences parce que derrière il y a un problème d'hospitalisation qui ne se fait pas.

Donc on garde les gens aux urgences. Moi, j'avais évoqué ce sujet avec Philippe Juvain qui est le patron des urgences de de Pompidou et et lui-même plaidait pour le développement de cette de cette solution. [grognement] Euh après à l'hôpital, il y a un problème quand même de de bureaucratie hein.

C'est un moment on se retrouve avec des administratifs d'un côté qui veulent un truc et puis des médecins de l'autre qui veulent autre chose. Bon moi enfin la logique vu que dans un hôpital on écoute quand même plus les médecins qu'on écoute les administratifs. J'avais plaidé en 2022 pour que on mette en place une gouvernance de chaque hôpital en réalité qui soit une gouvernance à deux têtes avec un administratif et un médecin.

ça a été fait euh il y a quelques temps. Je pense que ça ne va pas tout à fait au bout de ce que nous souhaiterions parce que souvent dans les conseils d'administration, les médecins restent minoritaires. Et maintenant peut-être l'étape suivante, c'est que les médecins deviennent majoritaires au sein de du conseil d'administration pour que les décisions soient prise par des médecins et je veux pas dire pas par des comptables parce que ce serait désagréable à leur égard et je souhaite pas être désagréable à leur égard, mais euh je pense que limiter à 10 % le taux de euh d'administratif dans un hôpital, c'est suffisant.

Voilà. Et je crois que c'est ça vers lequel il faut tendre. D'ailleurs, il y a eu [grognement] une il y a eu un certain nombre d'expérimentations.

Il y en a eu une à Valencienne où ils ont réussi à baisser à 6 % en fait le nombre de postes qui sont des postes administratifs en donnant aux différents services de l'hôpital une forme d'autonomie notamment sur leur personnel. Donc euh par exemple, lorsque le service euh psychiatrie a besoin d'une infirmière supplémentaire, et bien euh il verse au budget euh du service euh euh je sais pas moi pédiatrie euh l'infirmière qui vient travailler pendant 5 jours, 6 jours, une semaine, 15 jours dans leur service. Et bien ça marche merveilleusement bien.

Voilà, ça a très bien marché, ça marche très bien dans le fonctionnement, mais ça marche aussi très bien dans la gestion du budget. Et je crois savoir qu'à Nice également, il y a une expérimentation qui est en train de se faire sur ce sujet. Ça, c'est vraiment une piste, je crois, qui est incontournable.

Il faut dans euh ce ce domaine comme dans d'autres d'ailleurs euh débratiser, c'est-à-dire à faire en sorte que le personnel administratif ne soit pas plus important ou anormalement important par rapport euh au personnel soignant, ce qui permettra évidemment de libérer du budget pour pouvoir justement embaucher des infirmières qu'on aura revalorisé parce que c'était aussi une de nos demandes de reval valoriser les infirmières pour qu'elles arrivent au niveau en été de au moins de la moyenne européenne, ce qui est pas le cas. Et puis euh le il faut un moratoire sur la suppression des lits parce que si on continue à supprimer des lits ben par définition on va se on se retrouve dans un entono noir dont euh l'ensemble des personnels de santé souffroit quoi. Merci Marine.

Je vous reprends le micro car nous aurions dû terminer cette table ronde il y a maintenant quelques minutes. Nous avons encore deux gros sujets à aborder. Par conséquent, j'appelle une nouvelle fois à la concision de vos propos.

Nous allons évoquer un sujet un sujet. Je ne me serai évidemment pas permis Cherine et nous allons écrire un sujet qui a déjà été traité en partie ce qui justifiera peut-être effectivement des réponse un peu plus courte également mais celui de l'attractivité des métiers de soignant et à ce titre monsieur Tarzinski je vais vous donner la parole vous êtes chirurgien dentiste dans la commune de Schepit à quelques kilomètres d'ici et lorsque j'ai échangé avec vous par téléphone pour vous proposer de participer à cette table ronde vous m'avez dit que vous étiez désillusionné dans l'exercice de votre métier libéral Voilà, je vais essayer d'être bref réconc d'abord madame Marine Le Pen. Merci de préser une oreille adentive à nous qui sommes confrontés au quotidien à tant de difficultés.

C'est la première fois qu'on me demande ce que je ressens. J'ai pas l'habitude de me plaindre. Je fais mon métier avec amour et passion et je suis désillusionné aujourd'hui.

Je vais vous expliquer pourquoi en quelques mots cette illusion se résume par si c'est à refaire. Je ne le ferai plus et ça m'attriste. Je vais vous résumer ça en quatre étapes si vous me le permettez.

J'espère ne pas trop déborder. Voilà. Merci.

Merci madame. Euh tout d'abord, les années heureuses, les études réussi brillamment. Je me souviens de mon grand-père albin, immigré polonais, naturalisé, mineur, qui m'a appris à aimer le travail bien fait, l'amour de notre beau pays, l'effort, le mérite.

Mes parents étaient fiers. J'ai commencé ces premières années à travailler avec ardeur de nombreuses heures. 35 heures, je ne connais pas. 5 semaines de quand j'ai payé, je ne connais pas.

Je le fais avec amour. J'adore aider les autres. Je ne plais pas à tout le monde.

C'est normal. Je n'aime pas me plaindre. C'est la première fois que je me plains.

Je travaillais, je travaillais avec insouciance le cœur du métier. Je soignais, je soignais, j'étais heureux, je rentrais, je partageais mes bonheurs, mes difficultés avec mon épouse, ma famille, mais j'étais heureux. Je travaillais beaucoup et je vivais décemment de mon métier.

Je trouvais que c'était une juste récompense. Puis vient une deuxième phase, il y a une quinzaine d'années, je le ressens comme ça. Je partage ces dire avec mes confrères libéraux qui ont la même opinion que que j'ai aujourd'hui.

Qu'est-ce qui s'est passé ? Fonctionnarisation, bureaucratisation, norme norme. On entend plus, on s'inquiète.

Les bénéfices, les bénéfices. Oui, j'ai de beaux bénéfices. Si un jour vous arrivez au pouvoir, madame Le Pen, je ne vous réclamerai pas de sous. libérer les libéraux, libérer les libéraux.

Je veux travailler, je veux travailler. Un salarié n'accepterait pas que son salaire diminue d'année en année. Moi, je vous le dis honnêtement, je vis décemment, je ne me plains pas, mais mes bénéfices chutent petit à petit d' en année à travailler constant, volume de travail égal. puis de de cette frustration de cette bureaucratie ces choses qui nous qui nous qui nous honteent.

Moi, je suis là pour soigner et aider mon prochain. Le manque de considération est est né de cette désillusion. Cette nuit quand je dormais mal, ça m'arrive souvent mais parce que j'étais aussi un peu intimidé de vous rencontrer puis d'être là aujourd'hui.

C'est quoi la considération ? C'est quelques mots me sont venus. Ce sont des mots invisibles, des paroles inaudibles qui disent à l'autre "Je te respecte et je t'estime un bon gouvernant, un bon chef." On devrait ressentir au-dessus de nos têtes de façon invisible une main protectrice et et invisible.

Puis il y a quelques années le Covid et là j'ai vécu la vexation ultime. Je j'étais soignant, je me suis dit tu dois faire quelque chose. Le pays a besoin.

Ce que je pensais bêtement, naïvement peut-être. J'ai travaillé 2 mois dans un service hospitalier, 2 mois dans un service confiné en tenue de cosmonaute. Des journées très longue, j'étais heureux, j'ai rien dit à personne.

Je demandais rien. J'ai travaillé, j'ai repris le travail et quelques semaines, quelques mois après, le dit pas, on nous avait offert une aide à nous soignants qui compensaiit partiellement le manque à gagner. Café dit pas, ils m'ont réclamé 2/ tiers de la somme que j'avais perçue. 2 tiers.

J'étais écœuré. J'ai écrit une lettre. J'ai écrit une lettre.

J'ai écrit une lettre à madame la directrice de la CPM, monsieur Olivier Verrand qui était ministre de la santé et monsieur le président de la République. Trois lettres en recommandé où je j'exprimais mon ressenti. Je pensais que l'Élysée répondait.

On m'avait dit l'Élysée répond toujours que Néni. Aucune lettre, aucune réponse, même pas. Nous avons bien réceptionné votre courrier.

Je n'aime pas me plaindre. J'aime mon travail. J'aime mon pays aussi.

Beaucoup de gens le savent. Je suis affecté parce que j'ai la souffrance des gens et j'ai leur souffrance psychologique. Je porte mes désillusions comme une croix.

Ce courrier, j'aimerais vous l'offrir après si vous me faites l'honneur de le lire. Ce sera un grand plaisir pour moi. J'aimerais finir par juste une phrase que j'adore.

Gardez à l'esprit vos idéaux, c'est essentiel. Cela permet de lutter contre les désillusions du quotidien. Voilà.

Je veux pas faire preuve de mirabilisme misérabilisme. Je suis heureux. J'ai une famille heureuse.

Je fais tout pour qu'elle soit heureux. J'ai deux enfants adorables, des parents qui m'ont offert, qui se sont sacrifiés pour que je sois ce que je devienne. J'aimerais, je suis un utopiste, que tout le monde dise heureux, que la société soit saine, c'est tout.

Je je porte cette désillusion comme une croix. Je n'en fais pas à personne. Je peux vous parler d'un d'une chose qui m'est arrivée une fois 30 secondes.

Je vais paraître bête. rentrer du travail seul le soir quand il fait nuit. J'ai pleuré une fois, ça m'est arrivé.

Ma femme était la seule à le savoir. C'est une lourdeur mais je suis heureux. Je suis quelqu'un d'heureux.

J'aime pas me plaindre. Je vous remercie de m'avoir écouté. Merci Christophe pour ce cri du cœur.

Nous vous remercions sincèrement. Je pense que beaucoup de soignants se sont reconnus. On va écouter le témoignage cher Marine de Rachel Flumioto.

Vous êtes infirmière libérale également et vous m'avez dit être démotivé. Finalement, c'est aussi un synonyme de désillusionner. Nous vous écoutons.

Oui, tout à fait. Aujourd'hui, ça fait 14 ans que je fais du libéral. Je suis vraiment démotivé dans cette profession et pourtant j'aime ce que je fais.

Je n'en changerai pas. Cela fait plus de 20 ans qu'il n'y a pas eu de revalorisation des actes infirmiers. Par contre, les charges, elles ne cessent d'augmenter d'année en année.

Plus on travaille, plus on paye. On est disponible h24 jours de l'année, même malade, on se déplace au chev au domicile de nos patients. Alors franchement, qui est-ce qui travaillerait comme nous ?

On est dans l'obligation des soins. On a aucune reconnaissance de notre métier et pourtant les patients ont besoin de nous. On est souvent la seule visite de la journée.

Il y a également un glissement des tâches vers les pharmaciens qui effectuent maintenant les vaccin de la grippe alors qu'il s'agit du rôle propre infirmier. On en fait de moins en moins, voire plus du tout. Et là, il est question maintenant qu'ils vont faire des pensements simples.

Payer le double de ce que nous sommes payés, franchement c'est vraiment contradictoire et on ose dire que les infirmières libérales coûtent cher. Où est cette logique ? Franchement, moi j'ai fait 4 ans d'études et je continue régulièrement à faire des formations.

Mais à ce rythme là, on est étouffé. Et si ça continue comme ça, bah il y a plus d'un infirmier, un cabinet qui va fermer. Par contre, les patients vont rester et comme on l'a déjà dit, ben la population estante.

Donc qui va s'occuper de ces patients ? Euh merci beaucoup pour euh pour euh ces deux témoignages euh qui sont euh un véritable défi en réalité pour euh la dirigeante politique euh que que je souhaite être. C'est un vrai défi parce que il y a rien, il y a des sujets matériels auxquels on peut apporter des réponses mais quand on est confronté à autant de de désillusion pour des métiers de passion que vous avez choisi, pour lequel vous êtes battu, pour lequel et les uns et les autres vous avez fait de longues études dont je sais qu'elles sont difficiles ce que j'ai moi-même dans ma famille euh des des médecins euh hospitaliers.

Donc je sais ce que c'est que de vivre étudiant en médecine, c'est pas obligatoirement très simple pour arriver ou ou infirmière ou ou chirurgien dentiste, enfin bref et vous entendre exprimer cette désillusion est une inquiétude encore plus forte que les difficultés matérielles auxquelles on est confronté en réalité. Donc j'entends bien moi le désir de reconnaissance. Moi, j'entends le le souhait du respect.

J'entends que euh les personnels soignants en ont marre d'être mis en cause. Euh ils seraient responsables du trou de la séc, il serait responsable de toutes les choses. C'est-à-dire que plutôt que d'apporter peut-être des solutions et il y en a sûrement he je veux dire le médicament et l'unité par exemple, c'est certainement un moyen de faire des des économies et puis les économies qu'on fin d'un côté ben on les demande pas à d'autres.

En tout cas, on ne culpabilise pas euh les soignants. Donc, les infirmières hospitalières ou les infirmières libérales, si elles n'existait pas, euh on ne sait pas dans quelle situation serait en réalité le pays et l'ensemble des personnes auprès desquelles euh vous intervenez. Vous beaucoup pour les personnes âgées hein qui bien souvent si vous n'étiez pas là irait chez le médecin euh qui n'existe plus ou à l'hôpital et cetera.

Euh je j'ai bien senti également après le Covid la désillusion qui a été celle de nombreux soignants qui se sont donnés vraiment à fond qui ont mis tout leur cœur parce que ils aiment leur peuple, ils aiment leur pays et donc ils se disait que c'était là qui devait être et en réalité la reconnaissance du peuple français a été importante. J'entends dire que la reconnaissance des des de l'administration ou des dirigeants l' témoins. Donc vous êtes là pour soigner comme beaucoup d'ailleurs de profession, vous êtes pas là pour remplir de la paperace matin, midi et soir au point que ça devient une charge, c'est plus seulement une charge de temps, c'est une charge mentale.

C'estd que la peur de mal faire, la peur de mal déclarer, la peur de pas mettre la bonne case, la bonne croix dans la bonne case devient une véritable charge mentale. Cette charge mentale, elle n'est pas possible parce que vous avez besoin de ce temps de cerveau disponible et presque de cette envie aussi de soigner pour pouvoir faire votre travail. Et quand on s'aperçoit que 10 %, 20 %, parfois même 30 % du temps pour soigner est en réalité pris pour répondre à à des à des délires bureaucratiques, quoi. parce que ça existe aussi, je veux dire, les délires bureaucratiques où le moindre acte doit être absolument déclaré au point que bah encore une fois vous vivez et en et face à une forme de suspicion permanente et face à une forme de culpabilisation et face à une délégation en fait on vous délègue le travail administratif donc on peut pas admettre qu'on vous délègue le travail administratif et qu'en même temps il y a de plus en plus d'administratif voyez il y a il a un moment il y a un problème.

C'est pour ça que je pense que les ARS d'ailleurs ont fait leur temps et que il faut à tout prix changer cette cette manière de travailler. Je pense que je ne suis pas la seule d'ailleurs à considérer que ces éléments ont été mal conçus et qu'ils ont entraîné des dérives qui sont des dérives aujourd'hui inadmissibles. Donc le défi de vous donner envie et donc à travers vous, j'ai envie de dire donner envie aux jeunes aussi parce que c'est un peu comme pour les agriculteurs.

Voyez quand les agriculteurs disent à leurs enfants surtout devient pas agriculteur, bon bah c'est sûr que on a de la perte en ligne. Si les médecins ou les infirmiers ou les infirmières commencent à dire leurs enfants surtout fait pas ce ce boulot, alors la situation va s'aggraver avec une rapidité absolument inouie. euh plus rapide évidemment pour les infirmières euh que euh pour euh le médecins.

Donc euh voilà, moi je suis euh absolument euh consciente de de cette situation et je pense que euh les médecins devraient être plus écoutés, que euh les la charge administrative qu'on fait peser sur eux doit absolument s'alléger d'autant qu'elle change régulièrement, hein. Les kinés, je crois, les kinés ça change. Alors, ah ben non, on change.

Maintenant, c'est plus la même chose. On fonctionne différemment. Alors, il faut déjà de jours 2 jours pour savoir comment fonctionne le nouveau système.

Euh et non, mais ça je dire c'est presque c'est Astérix, c'est Obélix, c'est avec le bureau 12 et 13 et bon. Non mais je je dire c'est c'est un c'est la maison des fous. Ouais, ça devient un peu la maison des fous.

C'est quand on a l'impression qu'on a moi j'ai rien contre les gens qui travaillent dans l'administration. Je pense qu'il y a beaucoup de fonctionnaires remarquables qui font leur leur travail euh avec énergie et et avec la le sens de l'intérêt commun. Mais à un moment, on ne peut plus admettre qu'une administration fonctionne pour elle-même, c'estàdire pour justifier en réalité le fait d'être une administration.

Bon, c'est pas possible. Il va falloir s'appuyer évidemment sur les les les acteurs économiques et notamment les les médecins quand il s'agit de santé, les infirmières, les pharmaciens parce que euh que les pharmaciens puissent éventuellement voir euh des responsabilités nouvelles leur est accordé compte tenu de la situation, moi ça me pose pas de difficulté qu'il soi payé deux fois plus que vous, ça pose un problème. Je veux dire que l'idée que des pharmaciens qui sont des professionnels de santé qui ont fiss 5 ans d'études soient en quelque sorte limité à à à être derrière une caisse et à enregistrer des codes barre.

C'est un peu dommage dans la situation dans laquelle nous vivons. Moi je dis on peut effectivement réfléchir à accorder au pharmaciens une capacité peut-être un peu plus sur un certain nombre de sujets qui sont des sujets que 5 ans d'études permettent de de comment dire d'aborder parce que bon il reste encore à peu près une pharmacie dans chaque petite ville ou dans chaque village. risque de pas durer mais il faut qu'il y ait une justice entre ceux qui font pour le coup le même acte et qui ont à peu de choses près le même niveau d'étude.

Et puis pardon mais il y a des choses qui ont été faites aussi par le passé qui sont des erreurs majeures pour le suivi général de la santé des Français. Moi, je pense que la disparition par exemple des infirmières scolaires, c'est une erreur majeure. Il faut avoir au moins une infirmière dans chaque établissement scolaire.

Parce qu'une infirmière, c'est pas seulement celle qui met du mercureochrome et qui désinfecte et qui met un pansement. C'est celle qui sait tout. C'est celle auprès de qui on se confie.

C'est celle euh qui euh d'ailleurs euh euh je suis sûr que dans ce cursus d'infirmière scolaire, faudrait peut-être un petit peu plus euh de de psy euh que euh véritablement du reste, c'est celle qui en réalité détecte elle détecte les souffrances, elle détecte les troubles elle détecte les problèmes de violence intrafamiliale, elle détecte énormément de choses et cette disparition des infirmières scolaires a été, je crois, une énorme perte pour notre pays. Il faut revenir sur cette disparition car nous y gagnerons. Nous y gagnerons y compris en matière de prévention et y compris en matière de détection.

De la même manière euh puisqu'on parlait de de gériatrie tout à l'heure, euh il faut qu'il y ait un médecin dans les épades. Là, il faut un médecin référent voire même présent dans les épathes parce que toutes les problématiques en réalité que vivent les personnes âgées dans les épades, s'ils avaient un médecin à disposition dans les épades, et bien certainement ça libérerait aussi beaucoup les urgences ou alors les urgences seraient appelées par le médecin en question. Bon, donc il faut tenir compte de la manière dont notre société évolue.

Il y a de plus en plus de personnes âgées, il faut en tenir compte. Nous avons des enfants qui ont des problèmes psychologiques de plus en plus importants et moi j'ai été frappé. J'ai regardé les chiffres et et on a fait de la santé mentale une priorité mais enfin on n pas vu véritablement qu'est-ce que quelles ont été les conséquences en fait de cette déclaration d'intention positive.

Mais enfin, quand on a 21 % euh des 18 24 ans qui ont un syndrome dépressif, 21 % des 18 24 ans, il y en avait 12 % en 2017. C'est que le Covid a été une bascule dont on a en réalité peu tenu compte qu'il y a 45 % des 11 ans qui ont des troubles anxieux. Peut-être que les infirmières scolaires pourraient faire pas mal sur sur ce sujet-là et que il y a une baisse des par exemple des pédopsychiatre de 40 % depuis 2010.

Bon, c'est-à-dire que on peut pas en même temps être suradministré et en même temps ne pas avoir la capacité de prévoir parce qu'on voit les choses et de mettre en place immédiatement les moyens de réorienter une politique lorsqu'on pense que précisément on est confronté à une situation qui nécessite en fait de réorienter cette politique. Et ça c'est peut-être parce qu'on n'écoute pas assez justement les médecins, les médecins libéraux, les médecins hospitaliers, les infirmière et et l'ensemble en fait des personnels qui contribuent à la santé de la population, y compris d'ailleurs les les kinés thérapeutes qui ont un rôle important [grognement] à jouer. Donc voilà, ces orientations là, elles doivent être mises en place tout de suite parce qu'elles mettent du temps en réalité à à donner leurs effets.

Je pense pas que les 45 % des 11 ans qui ont des troubles anxieux brutalement d'ici 2 ans ou 3 ans, ce soit réglé parce que toute une série d'autres phénomènes, on le sait, les réseaux sociaux et cetera, ont tendance en fait à aggraver cette anxiété plutôt qu'à la soulager. Voilà ce que je peux modestement vous vous répondre parce que évidemment je ne suis pas une professionnelle et très certainement ça me donne en même temps peut-être l'avantage de du recul mais évidemment l'inconvénient de l'inexpérience quotidienne de ce que vous pouvez vivre. Merci cher Marine.

Vous avez évoqué le vieillissement de la population. C'est un enjeu majeur pour le système de santé français. Et pour clôturer cette table ronde, nous allons écouter deux témoignages relatif à la prise en charge donc des personnes âgées.

Sonia et Mer, vous avez 55 ans, vous êtes directrice des pades à Carlin, une commune à quelques kilomètres d'ici et vous rencontrez d'importantes difficultés pour recruter de nouveaux personnels soignants dans les ÉPADes. Nous vous écoutons. Donc aujourd'hui, je prends la parole pour appeler notre responsabilité fondamentale, la le devoir que nous avons envers nos aînés. toutes les problématiques que mes confrères ont présenté tout à l'heure, le vieillissement de la de la population sur le bassin houillé, les polypathologies, la moyenne d'âge.

Faut savoir que la moyenne d'âge d'entrée en établissement est de 88 ans. 90 % de ces de ces personnes présentent des troubles cognitifs. On a aussi maintenant une population psychiatrique jeune qui arrive donc de environ 70 ans avec des pathologie pas toujours stabilisé mais qui les familles se retrouvent de par la fermeture des lits dans l'impossibilité de garder ces personnes à domicile.

Elles rentrent en institution. On se retrouve avec ces personnes qui ne sont pas notre cœur de métier, qui nécessitent un accompagnement bien spécifique et notamment en soins psychiatriques à domicile qui ne sont plus des services sur notre secteur. On se retrouve aussi avec un épad bashing qui présente les établissements comme les maisons de retraite, comme des mourroirs où on est là pour profiter de l'argent des résidents.

Mon prix de journée est de 57 €. Ils sont nourris, logés, blanchis et ont de l'animation. Trouvez-moi un hôtel en France qui vous présente les mêmes garanties.

Les personnes qui travaillent dans nos établissements le font avec amour et amour de leur mtier, mais sont malheureusement parmi les moins bien rémunérés alors même qu'ils ont des contraintes lourdes et des contraintes professionnelles lourdes travaillent de nuit, le weekend, les jours fériers avec des conséquences directes sur la vie des de familiales. Ce déficit d'image fait que nous avons énormément de problèmes de recrutement et d'attractivité. Comment comptez-vous revaloriser ces métiers ?

Redonner [grognement] de l'attractivité à un secteur indispensable à la dignité et à la sécurité de nos aînés ? Merci. Merci Sonia pour votre témoignage.

Si vous pouvez passer votre micro à la dernière intervenante de cette table ronde, Gaë Louis. Vous avez 40 ans, vous êtes aide soignante en unité de long séjour ici à Cruswald et vous souhaitiez évoquer lorsque je vous ai lu au téléphone la question de la solitude de la souffrance des personnes âgées euh notamment dans les structures euh d'accueil et d'hébergement effectivement. Oui, parce que nous, du fait du manque de personnel, donc on réalise nos soins, tout mais malgré ça, les personnes âgés sont quand même dans une grande grande solitude.

On n pas assez de temps pour discuter avec eux, leur tenir la main, même des animations avec eux et c'est quand même problématique. Après au niveau de leur santé mentale, ils peuvent avoir une dépression, un syndrome de glissement, ne plus manger, se laisser aller complètement et mais et voilà, c'est c'est quelque chose qui me tient à cœur qu' le fait qu'on ait pas assez le temps à leur consacrer en les écoutant tout simplement. J'ai l'impression qu'ils sont vraiment exclus un peu de la société.

C'est c'est un sujet qui me qui me tient à cœur. C'est quand même grâce à eux qu'on est là aujourd'hui. Donc voilà, merci beaucoup de vos témoignages à à toutes les deux.

Alors, si je peux me permettre de regénéraliser, vous évoquez la difficulté à trouver des employés. J'ai envie de vous dire qu'en réalité le système de formation français est complètement défaillant depuis des années et il y a pas que pour les étoignantes. C'està-dire que on n'arrive pas à faire matcher les besoins avec les formations qui sont délivrées.

Don il va peut-être falloir finir par régler ce problème parce que quand on dépense 32 milliards pour la formation, il y a un moment il faut réussir à mettre les deux l'un face à l'autre. Bien souvent d'ailleurs, il faut [grognement] être honnête, nous avions proposé ça il y a très très longtemps. On avait dit "Bah, écoutez, ce qu'on peut faire, on peut peut-être faire sur les les grands tableau là qu'il y a devant les lycées la liste des métiers qui recrutent parce qu'en réalité les les gar les jeunes, ils savent pas en réalité les métiers qui recrutent.

Il y a probablement des tas de gens qui souhaiteraient faire ce métier là, mais ils ne savent pas. Bon bah, si déjà il y avait la liste des métiers qui recrutent, bah dès 16 ans, peut-être 17 ans, il dis "Ah bah tiens, ça je pourrais peut-être m'y intéresser et cetera et cetera." Bon, c'est un c'est un engagement le se se s'occuper des personnes âgées et vous [grognement] avez raison, on est on a une à la différence d'autres pays une culture où peut-être on se sépare plus facilement dans des établissements de des parents.

Mais il y a pas que ça parce qu'il y a beaucoup de gens en réalité qui aimeraient pouvoir conserver leurs parents à la maison, c'est qu'il y a aussi un problème de logement. parce que pour pouvoir garder son parent ou ses parents à la maison, encore faut-il avoir de la place. Or, nous sommes avec la métropolisation dans une situation où les gens vivent dans des endroits, des lieux qui sont de plus en plus petits et ça a deux conséquences.

D'abord, on ne peut pas conserver ses parents et puis on fait de moins en moins d'enfants parce qu'on a perdu à comment dire loyer égal en l'espace de quelques années 20 % de mètres carrés. Voilà. Bah 20 % de mètre carré, c'est une chambre.

C'est une chambre pour mettre un enfant supplémentaire ou c'est une chambre éventuellement pour mettre son parent qui pourrait rester à à la maison. Alors, il faut développer ça d'ailleurs hein, la capacité de rester à domicile, mais je conçois bien que c'est extrêmement difficile. En réalité, il y a rapidement un moment où vous ne pouvez pas, vous avez besoin de quelqu'un à 100 % et permettez-moi d'ailleurs de d'en profiter pour tirer mon chapeau au prochédents qui eux non plus peut-être ne sont pas comment dire [grognement] envisagés et récompensés comme ils le font parce que s'il y avait pas de prochédent pour le coup le problème des épates serait multiplié très certainement par 10.

Alors là, il y aurait de la place pour personne. Bon, il faut un travail qui est absolument remarquable et ça répond un petit peu à la problématique de la de la solitude. Mais moi, j'ai j'ai eu l'occasion et c'est là où il faut être souple en fait de voir la rigidité qui peut y avoir chez les ARS sur les structures accueillant des personnes âgées.

Voyez ? Juste une petite anecdote, j'étais dans le sud, il y avait une structure qui était extraordinaire où en réalité c'est pas une structure à plein temps, donc c'est pas un épad au sens où on l'entend, mais c'est une structure où les prochédents peuvent amener les gens qui sont dépendants une demi-journée, deux demi-journées, de jours puis rentre à la maison le soir. C'est aussi un moyen si vous voulez de conserver des prochédents qui sont capables de l'être plus longtemps parce que c'est épuisant pour eux aussi, on le sait.

Et il voulait ça marchait merveilleusement bien, les gens étaient très heureux. Il y avait ces animations du coup euh que que bien souvent les êtres soignantes n'ont pas le temps de faire parce qu'elles ont un travail qui est considérable. Euh et ils ont voulu ouvrir un certain nombre de une structure avec des lits justement pour pouvoir permettre au prochédomant de euh comment dire de de pouvoir euh prendre une nuit de sommeil.

Donc euh euh les personnes âgées avaient la possibilité de rester là une nuit, deux nuits, voire trois nuits parce que le prochédent partait peut-être 3 jours euh en vacances, mon dieu, ou en congé ou prendre l'air ou j'en sais rien. Et bien l' a refusé de l'ouvrir. Voilà, euh parce que ça rentre jamais dans les cases.

Donc je pense qu'il y a aussi une capacité de souplesse qu'on doit avoir tout en gardant les conditions de sécurité. Mais là pour le coup, dans cet établissement, il y avait zéro problème de sécurité. Ils étaient d'un sérieux, d'un professionnalisme fou, mais ça rentrait pas en réalité dans les cases.

Donc les gens étaient obligés de mettre leurs parents à l'PAD où ils sont obligés de rester un certain temps parce qu'ils peuvent pas rester 2 jours à l'PPAD ou 3 jours à l'PAD. Vous voyez ? Ils sont obligés, ben bien sûr, ils sont obligés de rester sur un temps qui est qui est voilà qui est Oui.

Alors voilà, qui est plus long. Donc je veux dire, soyons souple dans la manière d'aborder ces sujets là. Quant à la solitude euh madame des des personnes âgées, c'est terrible.

C'est vrai dans les établissements, c'est vrai aussi, il faut bien le dire, pour ceux qui sont à domicile. Je sais qu'il y a des municipalités qui font beaucoup d'efforts pour pouvoir entretenir des visites quotidiennes et cetera. Mais c'est un sujet et j'ai presque envie de vous dire ce qui est terrible, c'est que c'est pas seulement un sujet pour les personnes âgées.

La solitude, c'est un vrai sujet dans notre société. Il y a énormément de gens en réalité qui vivent dans une situation de solitude terrible. Euh c'est le cas euh notamment euh euh [grognement] des des mères isolées euh des mères seules qui élèvent seuls leurs enfants et qui ont été faisant face à un travail à l'éducation de leurs enfants, maintenant plus le temps d'avoir les interactions euh sociales euh que euh elle pourraient éventuellement avoir.

Donc la solitude, c'est un sujet majeur, c'est d'autant plus crayant évidemment pour les personnes âgées. Et je voulais en terminer pour en vous disant que je sais ce que ça fait d'être jugé de manière globale parce que de temps en temps, il y a un ou deux moutons noir. Voyez, on a vécu ça nous aussi. ou de moutons noir et donc tout le monde part à la poubelle quoi en gros tout est bon acheté.

Bon euh donc euh il y a eu dans les établissements euh euh dans des épades un ou deux moutons noirs, mais ça n'est absolument pas représentatif de l'immense majorité des structures qui s'occupent euh des personnes âgées, il faut le savoir. Euh et mais euh ça a jeté en quelque sorte un voile qui là encore est une forme d'accusation à l'égard de ceux qui y travaillent et qui travaillent avec tellement d'énergie, tellement de gentillesse. Moi, j'en ai été témoin [grognement] que on a qu'une envie, je veux dire, c'est de les remercier et de les embrasser.

Donc bien sûr, il faut qu'il y ait des contrôles pour que les moutons noir n'abîme pas tous les autres, mais il faut quand même le dire et le redire. Il y a des tas de gens qui font ça par passion. Euh il y a des jeunes femmes qui font ça par passion euh qui sont extrêmement attachés euh à apporter leur soutien aux euh personnes âgées.

Euh il ne faut pas euh les comment dire les les humilier, les salir euh dans euh euh ce ce travail qui est un travail remarquable. Vous savez que j'avais proposé, nous avions proposé de pouvoir mettre en place en fait des visites de parlementaires dans les ÉPADs. C'était pas pour aller les surveiller euh ou pour venir faire des dénonciations, c'était justement pour recréer le lien de confiance.

On avait dit après tout, on va dans les prisons, pourquoi est-ce qu'on ne pourrait pas euh aller euh dans les épades voir même d'ailleurs dans les crèches ? ce qui permettrait ben d'être une forme de sécurité parce que évidemment tout le monde n'a pas enfin je veux dire l'administration elle a beau parfois enflé elle a pas la capacité d'opérer l'ensemble de la surveillance qui peut être faite. Voilà, nous on était des représentants du peuple et voilà et on se disait bah tiens, on va on y va, [grognement] on pourrait y aller enfin avoir cette responsabilité en quelque sorte d'aller, certains l'auraient fait, certains l'auraient pas fait mais ça aurait sécurisé l'ensemble de nos concitoyens pour dire que non tous les ÉPADES ne sont pas comme les certains moutons noirs qui ont été décrits par la presse.

En tout cas, moi je peux vous dire que je trouve que vous faites un travail qui est non seulement évidemment absolument essentiel, mais vous le faites souvent de manière absolument remarquable et je vous en suis en ce qui me concerne infiniment reconnaissante. [applaudissements] Cherine, merci infiniment de vous être de vous être prêté. à cette au jeu de cette table ronde.

Je remercie évidemment les soignants qui ont participé et pendant en écoutant votre tableau ronde me remémoré et sincèrement je n'y avait pas pensé avant une phrase que vous aviez eu l'occasion de dire je crois que c'était dans le cadre de la de votre campagne présidentielle dans une réunion avec vos équipes et et cette phrase m'avait marqué cher Marine vous aviez dit il y a trois professions qui méritent toute notre considération parce que ce sont les professions qui tiennent le pays debout vous voyez où je vais en venir et ce sont même des vocations et elles sont l'allégorie brille du drapeau français. Elles tiennent le pays debout. Le bleu de nos forces de l'ordre, le blanc de nos personnels soignants, le rouge de nos sapeurs pompiers.

Et cette phrase est revenue dans mon esprit tout à l'heure lors du témoignage [applaudissements] de Didier et je crois pouvoir dire que vous méritez toute notre attention. C'était l'objectif de cette table ronde et nous allons désormais entendre votre mot de la fin. Avant de répondre aux questions des journalistes, nous vous demandons de rester à votre place encore une petite dizaine de minutes.

Merci. Vraiment merci merci à vous tous pour vos témoignages. Il y a autant de difficultés, autant de situation particulière qu'il y a effectivement de branche à cette grande famille des soignants.

Mais merci d'être venu en témoigner. Bien entendu, cette table ronde euh elle est obligatoirement trop courte, elle est obligatoirement imparfaite, elle sera sur certains sujets imprécises, mais au moins elle aura le mérite de mettre au cœur de de des sujets, y compris au cœur des sujets de ces futurs municipales, la problématique de des soignants parce que je reviens peut-être à votre réflexion, c'est vrai que parfois euh certaines communes se disent "Ah bah il faut faire quelque chose, donc on va faire une maison de santé puis en réalité il y a personne dans la maison de santé ou alors il y a deux personnes et puis de mois plus tard bah en réalité il y a plus personne. C'est une coquille vide." Et ça c'est faire naître aussi des espoirs.

Je dis pas qu'elles sont d'ailleurs pas elles-mêmes les communes dans des difficultés pour pouvoir recruter des des gens qui qui viennent. Mais euh il y a pas de solution euh magique et le fait de dire "On va démultiplier les maisons de santé", j'ai peur que ça crée en réalité euh un espoir euh déçu. Donc le mieux c'est quand même de travailler et et encore une fois je je je pense que enfin j'espère qu'un jour les les ARS laisseront la place en réalité à la responsabilité dédiée des des préfectures en fait sur l'organisation de tout cela et qui soit une organisation qui soit décidée avec les les médecins parce que ils sont au plus près évidemment des besoins qui sont nécessaires.

Il faut faire preuve d'innovation, il faut faire preuve d'imagination, il faut peut-être sortir des carcans qui sont parfois des carcans liés ben aux lourdeurs professionnelles aussi, aux habitudes. Ah bah c'est comme ça, c'est pas autrement, faut pas que ce soit autrement. si il va peut-être falloir sur un certain nombre de sujets justement bousculer aussi un petit peu les ordres euh et et pour faire preuve d'imagination et apporter ces réponses qui sont transitoires très certainement mais qui sont la transition nécessaire pour que des générations de médecins, des générations de soignants puissent choisir cette ces professions et puissent en vivre correctement et et en vivre sereinement aussi, c'est-à-dire ne soit pas confronté parfois enfin souvent même à l'agressivité, parfois même à des agression pour un des revenus qui en réalité ne cessent de baisser pour le même niveau d'investissement qui [grognement] sont les leurs.

Mais pour ça et ben il faut régler un problème budgétaire. point budgétaire, il faut le régler en étant absolument euh comment dire euh d'une fermeté absolue à l'égard de la fraude parce que la fraude euh pour le coup euh c'est c'est le vol des capacités budgétaires de ceux euh qui euh en ont besoin en mettant en place peut-être des moyens comme effectivement le médicament, les Je sais que c'est pas simple mais bon il voilà enfin il y a rien qui est simple en fait dans la vie. Il y a rien qui est simple. euh les médicaments à l'unité.

Moi, j'ai eu trois enfants. Je peux vous dire que quand ils ont atteint 15 ans, je pense que j'ai j'ai eu l'équivalent de quatre armoires [grognement] euh pleine de médicaments que et bien j'ai restitué à la pharmacie où elle les a jeté d'ailleurs. Bon, il y a aussi peut-être des moyens d'agir à l'égard des laboratoires pour que les dates de péremption ne soient pas un peu artificiellement limité, hein, parce que j'ai vu des études indiquant qu'en réalité, il y a pas mal d'antibiotiques dont la date de péremption pourrait être bien plus importante que ce qui existe parce que tout ça bah à chaque fois on rachète, on rachète mais dans un système comme le système français où les médicaments sont pris en charge. charge et bien c'est nous tous en réalité qui payons ce qui peut apparaître à première vue comme une forme de gâchi.

Donc ça ce sont des un peu des bras de fer qu'il faut mener aussi de la part de l'État à l'égard d'un certain nombre de labos. J'en veux pas au labo. Je je je leur mets pas la responsabilité sur eux.

Mais bon ben voilà, eux pour vivre, pour innover, ils ont besoin de faire de l'argent. Très bien, j'en suis consciente, mais je pense qu'on peut trouver une juste mesure pour que on soit pas obligé de jeter des choses dont en réalité on s'aperçoit que elles peuvent encore être utilisées. Et je vous dis quand quand vous avez des enfants, vous vous rendez compte de la gabie absolument inouie qui est faite des médicaments.

Mais je peux vous donner encore de d'autres exemples. Je veux dire, je me suis beaucoup occupé du de du d'une amie d'un de mes parents qui qui était en fin de vie chez elle. Euh quand quand hélas elle est décédée, vous n'imaginez pas tout ce que j'ai trouvé en médicament.

C'est je veux dire des des boîtes du même médicament en 25 exemplaires. En 25 exemplaires. Et quand l'hôpital est revenu est venu euh après son décès, j'ai dit "Mais vous venez chercher les médicaments ?" et on dit "Non, non, on vient chercher la tablette roulante en plastique." Bon, OK, ben reprenez la tablette roulante en plastique qui à mon avis valait euh 50 fois moins cher que l'ensemble des médicaments qui ont été en réalité jetés parce que ce sont des médicaments souvent de lutte contre la douleur, euh de la morphine et cetera et et ça coûte pas rien quoi.

Enfin, vous voyez, donc il y a des choses à réfléchir, il faut les réfléchir ensemble. Rien n'est impossible et surtout ce qu'il faut pas c'est être blasé et puis se dire bah c'est comme ça et puis on pourra pas faire autrement parce que un jour les sinon les décisions qui vont être prises vont être des décisions de déremboursement. On les a déjà vu passer beaucoup.

Il me dit c'est des médicaments qui sont pas utiles. Bah je dis c'est dommage parce que moi j'en connaissais plein. Alors ça veut dire que pendant toute ma vie j'ai pris des médicaments qui étaient complètement inutiles.

C'est quand même un peu un peu inquiétant. Bon euh voyez bon je pense qu'ils étaient utiles mais qu'en réalité c'était les plus vendus et donc il fallait les rembourser. Non à un moment on rogne en fait sur l'offre qui va être faite à à nos à nos concitoyens.

Donc euh voilà, il y a des il y a, j'en suis convaincu, des solutions euh et et il faut bousculer un peu peut-être les habitudes, les corporatismes aussi un peu sûrement euh sûrement il y a aussi un peu de corporatisme qui bloque un peu euh tout ça pour nous permettre de passer cette mauvaise période où 80 % de nos compatriotes sont inquiets de voir la santé se dégrader dans notre pays. Nous qu'avions la meilleure santé du monde. la meilleure santé du monde, hein.

On était envié dans par dans le monde entier [grognement] pour la qualité des soins qui qui était délivré en France. Cette qualité, elle existe toujours, mais cette qualité, elle est reniée par la rareté euh que dont vous avez tous d'ailleurs été aujourd'hui des témoins. Donc je vous remercie beaucoup pour ces pour ces témoignages de de de vie, de vos difficultés et perdez pas espoir.

Voilà. Merci. [applaudissements]