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InterviewSud Radio (sur YouTube)· 10 septembre 2026ComplaisantActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Benjamin Haddad : "LFI fait de l'antisémitisme son carburant électoral"

Au micro : Jacques Cardose Source d'origine 1 locuteur

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 40 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 13:56OuverteRéponse directe

    Le premier ministre demande la baisse des indemnités de fonction de ministre. Vous y êtes favorable ?

  • 17:54OuverteRéponse directe

    Proposer suppression relations commerciales UE-Israël ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:57Benjamin HaddadChiffre
    « 6 milliards d'euros d'aide à l'Ukraine depuis 4 ans et demi »
  • 6:34Benjamin HaddadFait
    « Le coût de l'inaction, ce serait d'avoir une Russie agressive, revancharde qui ferait sa loi aux portes de l'Europe »
  • 20:35Benjamin HaddadFait
    « On a vu une accélération des menaces, des violences cet été qui a quand même été largement soutenue et amplifié aussi par la France insoumise »

Temps de parole

  • ?100 %

0,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Locuteur

Sud Radio, l'invité [musique] politique Jacques Terdose tout juste 8h30 sur Sud Radio, l'heure du grand entretien politique. Aujourd'hui, Jacques, vous recevez Benjamin Hadad, ministre délégué chargé de l'Europe. Benjamin Hadad, bonjour. Bonjour. Alors, l'actualité, on l'a appris ces dernières heures, c'est l'avion de de Zelenski qui aurait pu être percuté par un drone selon la Norvège. Euh Zelenski lui-même a tendance à minimiser. Il ne communique pas alors que d'habitude, il communique beaucoup sur les réseaux sociaux. Que sait-on ? Écoutez, pour l'instant, moi je veux être très prudent sur cet incident. Vous avez vu que les Ukrainiens ont nuancé ce qui s'est passé.

La vérité, c'est que on le sait que le président ukrainien a pu être ciblé dans le passé. On le sait que il y a régulièrement des incursions de drones russes dans le ciel européen. On a vu récemment les ingérences, les attaques hybrides de la part de la Russie. ce qui s'est passé, on est passé à deux doigts d'un drame à l'aéroport de l'chig avec ce drone aussi qui s'est attaqué un avion qui allait vers l'Ukraine. Donc dans toutes ces configurations, je pense que il ne faut pas céder à l'intimidation, il faut rester calme et puis il faut continuer notre soutien aux Ukrainiens. À travers ce drone, est-ce que vous pensez que la Russie essaie de l'atteindre ?

Moi, encore une fois, je veux pas spéculer sur euh sur cette incidence. Ce que je constate de toute façon depuis 4 ans et demi, le début de la guerre d'agression de la Russie contre euh l'Ukraine, c'est que les Russes continuent leur escalade meurtrière contre les civils ukrainiens. Les Russes avaient déjà tenté de s'en prendre à la vie du président Zelenski, on s'en rappelle, dans les tout premiers jours de la guerre et de et de l'invasion.

On voit aujourd'hui euh la multiplication des attaques hybrides contre nos démocraties européennes, que ce soit les incursions de drone, que ce soit les attaques cyberes, les ingérence dans notre espace informationnel, des euh tentatives d'assassinat contre des dirigeants d'entreprise, le PDG de Ryine Metal, cette entreprise de défense allemande qui avait été ciblée aussi. Donc encore une fois, on est face à une nouvelle réalité auxquelles il faut qu'on soit préparé.

La première ligne de défense de la sécurité européenne, c'est l'Ukraine et donc nous devons continuer notre soutien aux Ukrainiens parce que c'est aussi nos intérêts de sécurité, on va en parler, mais Benjamin Hadad, les Français souffrent du pouvoir d'achat et des et les sujets qui sont les vôtres, l'Ukraine, l'Iran sont directement liés au prix de l'énergie. On pensait qu'enfin un processus de paix pouvait s'enclencher en Ukraine avec cette visite des deux émissaires en début de de semaine. Et puis patata, les tirs ont repris aussitôt. Comment pensez-vous convaincre Vladimir Poutine d'arrêter cette guerre ?

Bon, déjà, il faut le dire, toutes les éventuelles reprises de dialogue, il faut les saluer et les accompagner. D'ailleurs, nous avions nous-mêmes des représentants français à Kiev avec les Américains et avec le président Zelenski. Moi, je me rendrai en Ukraine ce weekend aussi pour rencontrer à nouveau les dirigeants ukrainiens pour parler de notre soutien aussi bien sur le plan économique, humanitaire et militaire. Mais la vérité c'est qu'effectivement celui qui tourne le dos à la diplomatie depuis 4 ans et demi aujourd'hui c'est le président russe.

Il veut pas il veut pas mettre c'est lui qui continue à avoir des demandes maximalistes et inacceptables comme celle par exemple de récupérer des territoires qui n'ont même pas été conquis sur le plan militaire. Ce qui est évidemment inacceptable pour les Ukrainiens représenteraient un précédent catastrophique dans les relations internationales. C'est lui qui continue son escalade meurtrière. cet été a été le plus meurtrier pour les civils ukrainiens depuis le début de la guerre avec des attaques de drone et de missile balistique régulièrement sur les ville comme Kiev.

La seule façon de mettre fin à cette guerre, c'est de faire monter la pression sur le régime de Vladimir Poutine, que ce soit sur le plan économique en continuant l'effort de sanction. Ça marche pas. Les sanctions, ça fonctionne pas. Non, c'est faux. C'est faux parce que on voit au contraire la façon il produit 21 millions de munitions en 2026 jamais par mais parce qu' aujourd'hui il a une économie évidemment qui est tout entière tourné vers la guerre et vers vers l'agression de son économie mais mais de fait on a pu voir l'impact que ça peut avoir sur des importations.

On a pu voir l'impact et puis je dire ce qu'on voit et ce et ce qu'on voit surtout ce qu'on voit surtout c'est qu'aujourd'hui ce sont les Ukrainiens qui reprennent l'initiative sur le plan militaire. Mais rappelons-nous, on était quand même il y a un an et demi après la rencontre entre le président Trump, le vice-président V et le président Zelenski dans le bureau Valal. Tout le monde se rappelle de ces images. On nous explique à ce moment-là que euh ça y est, c'est fini. L'Ukraine va être forcée à la capitulation. Les Américains et les Russes vont négocier euh un accord sur le dos des Européens et que nous ne pourrons rien y faire. Donc on se réjouit qu'il n'y ait pas eu capitulation.

Mais ce naturellement mais naturellement mais au-udelà de mais au caselà de ça, ce que nous avons vu c'est que euh ce sont les Européens aujourd'hui qui ont repris l'initiative et qui sont les premiers soutiens de l'Ukraine avec le prix de 90 milliards d'euros notamment qui a été finalisé par le Conseil européen pour donner pour donner de la visibilité sur le plan militaire, sur le plan économique aux Ukrainiens. Nous avons avec la France, avec le Royaume-Uni, nos partenaires créent la coalition des volontaires pour coordonner le soutien à l'Ukraine et la coalition antibalistique cet été pour pouvoir accélérer aussi le soutien aux Ukrainiens dans les défenses antiaériennes.

Et aujourd'hui, ce sont grâce à leur ingéosité, grâce à leur innovation dans les drones, dans les capacités de frappe en profondeur, ce sont les Ukrainiens qui reprennent du terrain. ce sont les Ukrainiens et on voit aujourd'hui cette guerre qui maintenant a un impact aussi sur la société russe sur les prix de l'énergie en Russie sur les capacités de raffinage de moi je vous savez j'aime pas ce type d'expression la vérité c'est que je vois aujourd'hui un régime russe qui est sous pression avec pour la première fois d'ailleurs un mécontentement qui s'exprime ouvertement de la part de sa population des vidéos virales sur les réseaux sociaux qui se plaignent de la stratégie du Krèmelin.

Maintenant, c'est un test de résilience, de tencité de c'est long de toute façon depuis long. Est-ce que est-ce que et on le voit bien à travers Benjamin Hadad, à travers le débat aujourd'hui qui s'installe en France et vous entendez probablement cette petite musique que ça coûte trop cher au français, c'est 6 milliards d'euros d'aide à l'Ukraine depuis 4 ans et demi. Est-ce que vous assumez ce matin de dire aux Français, "On donne 6 milliards à l'Ukraine et rien aux Français à travers le carburant Mais ce sont nos intérêts de sécurité qui sont en jeu.

Depuis 4 ans et demi, non seulement nous soutenons l'Ukraine avec nos partenaires, avec nos alliés, mais nous augmentons le budget de défense de la France. Nous avons fait la loi de programmation militaire où nous avons doublé le budget de défense de la France sur les demandats d'Emmanuel Macron et nous accélérons le déploiement de ce qu'on appelle la loi de programmation militaire, c'est-à-dire l'augmentation de ce budget de défense parce que nous rentrons dans un monde qui est plus conflictuel, qui est plus dangereux et qui a changé puisque pendant très longtemps pendant très longtemps, les démocraties européennes se sont reposées sur la garantie de sécurité des États-Unis.

Alors nous moins que d'autres parce que général de Gaul, nous avons aussi investi dans notre autonomie stratégique et nous avons toujours cherché à avoir une voie indépendante. Mais de fait les dividende la paix c'est terminé. Et et on voit aujourd'hui les États-Unis qui progressivement tournent le dos à l'Europe qui se concentrent sur d'autres priorités comme l'Asie, nous devons en tirer les conséquences. La vérité c'est que il faut quand même être très clair. Le coût de l'inaction, ce serait d'avoir une Russie agressive, revancharde qui ferait sa loi aux portes de l'Europe.

Ce serait menacé directement nos alliés comme les Pays-Bal, comme la Pologne, comme la Roumanie avec des conséquences qui pourraient être catastrophiques pour l'architecture de sécurité européenne, donc pour la sécurité des Français. Encore une fois, on voit aujourd'hui une Russie qui se comporte de façon menaçante vis-à-vis des Européens qui agressent l'Ukraine. Pour le moment, le constat que font les Français, c'est que nous sommes les banqu nous sommes les banquiers de l'Ukraine et rien de plus parce que même en terme de négociation, on avance pas. Ne parlez pas à la place des Français.

Moi, je vois depuis 4 ans et demi, je vois je vois depuis je vois depuis 4 ans et demi que les Français euh font preuve d'une grande lucidité dans sur cette situation de solidarité.

vis-à-vis de l'Ukraine, y compris d'ailleurs dans l'accueil des réfugiés, dans le soutien humanitaire au quotidien euh et qu'il voit effectivement la menace que que représente la Russie que tous ceux comme le Rassemblement national qui nous avaient expliqué en 2022 qu'il fallait faire l'alliance avec la Russie de Vladimir Poutine qui nous avait expliqué qu'il n'y avait aucun risque pour l'Ukraine qui après se sont opposés à toutes les mesures de soutien que ce soit les livraisons d'armes où les sanctions se sont trompées et auraient mis notre pays en danger. ils le feront peut-être sécurité des Français.

Et bien écoutez, moi je pense que ce serait dangereux pour la sécurité des Français et de l'Europe et puis je suis fier que notre pays a joué un rôle de leadership précisément pour que les Européens prennent en charge leur propre sécurité. Je reviens à ce que je vous disais il y a il y a un an il y a un an et demi. Je pense que c'est c'est faire ce type de proposition.

Déjà, dire qu'on va couper le robinet à l'Ukraine, bah ça démontre une fois de plus la réalité du Rassemblant national qui a essayé de le masquer quand même, de le mettre sous le tapis ces dernières années, he qui s'est effectivement opposé à toutes les mesures de soutien, qui disait qu'il fallait faire l'alliance avec la Russie en 2022 mais qui voulait plus trop le mettre en avant parce qu'ils savent encore une fois que les Français sont lucides sur la situation internationale et sur la menace que peut représenter le régime de Vladimir Poutine. Ce serait mettre encore une fois la sécurité des Français en danger. Abordons la question de Donald Trump.

On a été évidemment surpris, j'imagine que vous aussi, de voir cette nouvelle map monde avec un certain nombre de pays qui passeraient sous la bannière des États-Unis. Alors, et surtout, on y voit la Martinique, la Guadeloupe, Saint-Pierre et Micelon représenté sous le drapeau américain. Vous avez réagi officiellement auprès des États-Unis ? Vous avez vu euh notre ministre des Outremes qui a réagi notamment euh qui a eu raison de le faire. Bon, si on commençait à réagir à chaque tweet de la Maison Blanche et de Donald Trump, on aurait plus le temps de travailler. Donc je crois qu' je crois qu'il ne faut pas euh trop commenter et surréagir à chaque extravagance.

Euh cela étant dit, euh nous nous sommes évidemment euh très attachés à nos autres mères, à rôle qu'il joue pour euh notre pays et puis je vous rappelle que lorsqu'on a eu des épisodes comme le Groenland où là on avait vu des menaces ouvertes répétées de la part de l'administration américaine contre la souveraineté du Groenland, donc du Danemark, les Européens ont su réagir de façon unie, de façon ferme, en mettant notamment tous leurs instruments économiques sur la table, ce qu'on appelle l'instrument anticoerci permet d'aller par exemple frapper les entreprises numériques. américaine et que l'administration avait reculé.

Bajam d'abordon 2027 et l'histoire d'un rassemblement qui semble impossible à droite. Vous soutenez Édouard Philippe qui semble piétiner dans les sondages. Ça vous inquiète ? Je crois que c'est plutôt l'inverse d'ailleurs. Je pense qu'on voit au contraire. On voit au contraire d'ailleurs je pense l'écarc qui s'est creusé.

Édouard Philippe qui est le mieux placé pour rassembler le centre et la droite et qui a fait preuve, je crois de de responsabilité d'un comportement d'homme d'État ces derniers jour en voulant mettre la politique politicienne de côté en disant il faut qu'on puisse se rassembler parce que le le danger le danger qui nous guettete c'est d'avoir un second tour entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. Brota a dit qu'il ne voulait pas participer à une réunion de Macronist je ne le souhaite pas pour notre pays. Je ne le souhaite pas. Je ne pense que ce n'est pas ce que les Français souhaitent.

Euh et donc je crois que c'est extrêmement important à moment d'engager une logique de rassemblement chacun avec ses sensibilités. Moi, j'ai été au gouvernement avec Bruno Rotaillot, j'ai de l'estime pour lui. Il y a bien sûr des différences, mais je pense que si on peut se mettre d'accord sur l'autorité de l'État sur le plan régalien et j'ai entendu de la part d'Édouard Philippe des propositions fortes par exemple sur la question migratoire et la question du narcotrafic ces derniers jours sur euh de le fait de continuer de réformer notre état, de réduire la dépense publique et de travailler plus longtemps.

et l'attachement à la construction européenne, je pense que nous pouvons réunir le centre et la droite et qu'Edouard Philippe est effectivement le mieux placé pour le faire. 70 % des sympathisants de droite veulent une primaire. Alors vous savez, moi j'ai fait partie de ceux qui pendant longtemps ont plaidé en faveur d'une primaire. Moi je vais vous dire deux choses si on se parle très franchement. Premièrement euh là d'un point de vue matériel parce que malheureusement on arrive quand même sur une période où ça devient de plus en plus compliqué à organiser. Mais mais au-delà de ça, euh une primaire, il faut qu'elle repose quand même sur des règles qui sont acceptées de tous.

C'est-à-dire que quand vous engagez dans une primaire, vous acceptez de soutenir celui qui gagne la primaire si vous la perdez. Et et là, de fait, personne n'a pu se mettre d'accord sur le périmètre. Est-ce que monsieur Atal veut participer à une primaire avec Bruno Retaillot ? Donc disent qu'il faut que ça aille vérifie jusqu'à une sorte une forme d'extrême droite. Donc mo je crois que euh encore une fois on tout le monde est en campagne, on va voir les dynamiques des uns et des autres. Aujourd'hui, il est clair que Édouard Philippe est le mieux positionné pour rassembler.

Il fait des propositions parce que là on parle de politique politicienne mais il continue ses propositions sur le régalien sur l'économie qui n'a pas été suivi des fait puisque même Gabriel Atal a dit que il ne voulait pas en entendre parler qu'il voulait dit-il une vraie campagne mais je je pense qu'en tout cas il fait preuve de responsabilité de comportement d'homme d'État celui qui veut rassembler qui tend la main et qui précisément comprend donc à l'inverse ils sont irresponsables Taillot et Atal mais moi je vais pas me lancer dans ça moi j'ai vous ne me ferait pas dire du mal de gens pour qui j'ai de l'estime et du respect Mais en revanche, j'ai peur de ces divisions.

Je pense que ces divisions peuvent mener un second tau entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen.

Donc effectivement, j'espère que nous saurons nous rassembler, nous unir sur un programme ambitieux pour transformer le pays, pour continuer à porter d'ailleurs la politique de l'offre, un politique de soutien aux entreprises parce que moi je ne veux pas d'un débat de second tour entre quelqu'un qui dit "On va brûler la dette française et quelqu'un qui dit qu'on va faire la retraite à 60 ans." On va se retrouver dans un instant pour la deuxème partie de cet entretien avec le le le hashtag de Benjamin Glaise et puis on abordera on aura une question d'un auditeur également qui veut vous faire parler de d'Israël et de la position du gouvernement français sur ce sujet et puis il y aura votre carte blanche juste après et là on va parler de la bataille de l'espace.

À tout de suite.

13:54
Non speech

[musique]

13:56
Locuteur

Le grand matin Sud Radio 7h10h, Jacques Cardose. Benjamin Hadad est l'invité de Sud Radio, ministre délégué à l'Europe. Euh dans un instant, ce sera votre carte blanche. J'ai juste une petite question d'actualité pour vous. Benjamin Hadad. Le premier ministre demande la baisse des indemnités de fonction de ministre. Vous y êtes favorable ? Vous lui dites oui. Je ne sais pas si c'est une une demande qui est confirmée dans le cadre des arbitrages budgétaires, mais moi j'ai toujours cru à l'exemplarité de l'État, l'exemplarité de du personnel politique. Nous avons d'ailleurs déjà fait des efforts, vous le savez, avec par exemple la baisse de des moyens de communication de l'État.

Donc on est dans un moment où on doit maîtriser nos dépenses publiques et donc il est naturel que chacun fasse un eff. pas des mag. Il est naturel que chacun fasse un effort. Encore une fois, l'essentiel de la maîtrise des dépenses publiques, il pose sur les dépenses de l'État, sur les la dette sociale et vous verrez des propositions en ce sens par le ministre des comptes publics, mais on a déjà montré à travers par exemple les avantages des anciens ministres ou des anciens premier ministres à travers les budgets des cabinets ministériels ou de communication que 900000 € d'économie. Mais c'est pour ça encore c'est vous qui me posez la question.

Moi ce que je vous [rires] dis c'est que il y aura euh bien sûr un effort de de maîtrise et de réduction de la dépense publique qui doit pororter dans beaucoup de domaines parce que nous faisons face à un moment où nous devons réduire la dette pays. Il y a une pression sur les taux d'intérêt non seulement pour la France mais pour nos voisins. Mais chacun doit faire preuve d'exemplarité. Alors on passe à votre carte blanche très intéressante parce qu'on en parle peu. Il s'agit du sommet de l'espace et vous allez nous expliquer pourquoi c'est important et qu'est-ce qui se joue en ce moment.

Oui, nous avons en ce moment à Paris depuis hier un sommet international de l'espace qui est organisé sous l'égants, 120 pays qui sont représentés. la présidente de la Commission européenne qui sera présente aujourd'hui, c'est un enjeu de souveraineté absolument fondamental pour l'espace et pour l'Europe. On voit à quel point la le domaine de l'espace a été bousculé par l'émergence de nouveaux acteurs ces dernières années, en particulier SpaceX, les acteurs privés américains. Et nous ne pouvons pas accepter une situation dans laquelle nous devrions demander à des acteurs privés la permission pour avoir un accès autonome à l'espace.

C'est un sujet stratégique pour l'Europe si nous voulons pouvoir continuer à avoir des communications sécurisées dans l'espace, si nous pouvoir continuer à avoir des accès GPS, nos propres données dans la science, dans la météo, dans des domaines de cartographie. Donc tout ça est fondamental sauf que l'Allemagne fait cavalier seul et a plutôt envie d'aller voir les Américains. Alors c'est pour ça que nous défendons dans ces débats la préférence européenne, les investissements européens, personne ne pourra y arriver seul. C'est un domaine dans lequel l'Europe a déjà eu des grandes réussites. On pense par exemple à la fusée Arian et maintenant nous avons notre propre lanceur avec euh Arian 6.

Nous pensons des programmes comme Galileo et Copernicus qui permettent par exemple dans votre iPhone d'avoir un système GPS qui est européen si on veut pouvoir passer à l'échelle, si on veut pouvoir par exemple déployer des programmes comme Iris Carré qui est le programme de satellite et constellation de satellite de communication sécurisée qui sera fondamental notamment sur le plan militaire. Il faut pouvoir avoir des investissements massifs de la part des Européens. On aura des annonces, on a déjà beaucoup de partenariats de contrats qui sont signés entreprises européennes, entreprises aussi du new space, c'est-à-dire les start-up de l'espace.

Moi, j'ai assisté à plusieurs signatures de contrat entre des entreprises françaises et italiennes par exemple hier. Il y aura aujourd'hui des annonces de la part de la Commission européenne précisément sur Iris Carré pouvoir accélérer le déploiement de ces constellations. C'est un enjeu qui est passionnant. C'est un enjeu évidemment qui est très inspirant quand on pense aussi à l'exploration de l'espace, au vol habité, à toutes les nouvelles frontières qu'il y a à dépasser, mais aussi un enjeu de sécurité et de souveraineté. Et donc la France porte une voix forte sur ces sujets. C'est pour ça que nous hébergeons ce sommet spatial hier et aujourd'hui. En jeu face aux États-Unis.

Alors Benjamin Adad, on passe à la question d'un auditeur qui souhaite vous interroger au sujet d'Israël. Bonjour monsieur Hadad, Xavier de Bordeaux. Euh je voudrais vous interroger sur euh la question suivante. Finalement, ce serait pas plus judicieux compte tenu du contexte de proposer d'aller vers une suppression des relations commerciales entre l'Union européenne et euh l'État d'Israël, évidemment, les colonies dont il est question. Merci.

Vous connaissez la position de la France historique sur ce sujet et qui n'a jamais dévié, c'est le soutien à la solution à deux états et que ce et avec un état palestinien sans le Hamas, qu'un Hamas désarmé qui ne fait pas partie de la gouvernance de des territoires palestiniens et qui reconnaît le droit des Israéliens à vivre en sécurité. Notre pays s'est beaucoup mobilisé ces dernières années précisément pour pouvoir maintenir le dialogue politique pour continuer à parler avec toutes les partis pour là l'information c'est qu'on met fin au commerce avec les colonies israéliennes.

Vous le confirmez pour pour lutter ça a été l'annonce effectivement qui a été faite par le ministre de l'Europe et des affaires étrangères Jean-Noel Barreau pour puisque la France vous le savez c'est aussi toujours mobilisé pour la solution à deux États et donc contre la colonisation. Euh moi je pense que c'est c'est très important que la France continue à porter une voie de paix. Il y aura d'ailleurs euh des élections en Israël dans les prochaines semaines qui peut-être, je l'espère, créeront aussi une nouvelle dynamique dans euh le dialogue entre nos deux pays. Euh [grognement] et donc c'est cette ligne toujours d'équilibre de dialogue que défend notre pays.

Monsieur Ruffin veut aller plus loin et souhaite qu'Israël soit interdit des compétitions sportives et des rencontres culturelles. Vous y êtes favorable ? Moi, je ne suis pas favorable à ce type de de mesure de boycott. Je ne suis pas favorable au fait de cibler tout un peuple, tout un pays, toute une population. Ce n'est pas notre façon de faire. Et encore une fois, je crois que la voix de la France, c'est la voix de la paix, c'est la voix des deux États. C'est la voix de d'un État palestinien sans le Hamas. Avec le Hamas qui serait désarmé, qui ne fait pas partie de la gouvernance. Et il y a un Israël qui peut vivre en sécurité dans son environnement régional et auprès de ses voisins.

C'est la voix que portera toujours la France. Une réaction d'actualité, cette DJ Barbara Bouc qui est interdite de concert aujourd'hui à Amien à la suite de pression et d'appel au boycotte. Est-ce que c'est normal ça aujourd'hui en France ? On a le sentiment, pardon, de le dire comme ça, qu'il y a une forme de chasse aux juifs qui ne dit pas son nom. Malheureusement, je crois que le terme que vous utilisez, il est correct. Je suis consterné euh par une fois de plus cette pression antisémite qui empêche une une DJ de pouvoir faire son travail, de pouvoir exprimer son art.

Je d'ailleurs je voudrais saluer les maires de France qui ont fait le choix par exemple que le maire d'Acyc Antoine Armand au contraire d'inviter Barbara Bouch pour s'opposer à ce type de boycott. On a vu une accélération des menaces, des violences cet été qui a quand même été largement soutenue et amplifié aussi par la France insoumise. On a vu ce qui s'est passé à l'université d'été de la France insoumise avec monsieur Salah Amouri qui quelqu'un qui avait plaidé coupable de l'assassinat de la tentative d'assassinat d'un rabin en Israël qui a été invité qui a menacé en tout cas insulté le CRIF et les organisations juives dans sa prise de parole.

On voit encore une fois qu'il y a une force politique en France qui a décidé de faire de l'antisémitisme son carburant électoral, c'est la France insoumise. Alors, on continue justement avec la France insoumise, mais cette fois avec vous euh Benjamin Glaise, vous avez regardé l'actualité de ces réseaux sociaux. C'est notre rubrique hashtag et il y a cette décision radicale, la France a insoumise boycotte BFM TV. Oui, on l'a appris hier soir à travers un communiqué publié par LFI sur ses réseaux sociaux. Nous ne répondrons à aucune invitation de BFN cette semaine, peut-on y lire ?

Parmi les raisons évoquées, des déprogrammations de dernière minutes, des thématique d'interview changé au dernier moment, parfois directement sur le plateau, mais aussi des intervenants ajoutés en plein direct pour je cite "Transformer une interview politique en débat surprise." LFI dénonce ici des méthodes intolérables, irrespectueuses. C'est pas la première fois que la France insoumise à Mail à partir avec BFM TV. En 2023 déjà, souvenez-vous, Jean-Luc Mélenchon s'était emporté jusqu'à quitter le plateau. Il avait été invité à la base pour parler des retraites mais en toute fin d'interview, le journaliste lui avait posé une question sur Adrien Catnin.

Ce que [grognement] vous faites est moralement répugnant. Vous auriez pu me prévenir. Vous auriez pu me prévenir. Vous ne l'avez pas fait exprès parce que il y a chez vous une jouissance sadique à voir des gens souffrir. Vous aimez ça si monsieur, sinon vous auriez une séquence plus brève. Pour faire du buzz, vous êtes prêt à n'importe quoi. Je regrette de vous avoir fait confiance. Vous êtes des gens sans principe. En 2023 hier, la France insoumise donc a pris la décision de boycotter BFM TV jusqu'à la fin de la semaine dans son communiqué.

Lfi affirme sa volonté de créer les conditions d'un débat digne et de qualité accusant au passage BFM d'accorder une place prépondérante à des thèses racistes et climatosceptiques. Benjamin Dade, est-ce que enfin que pensez-vous de de ce boycotte de la part desfit ? Mais je pense qu'on est vraiment dans euh la recette classique des euh des populistes euh illibéraux, c'est-à-dire euh la remise en question de la liberté de la presse, les attaques souvent personnelles d'ailleurs contre les euh journalistes et que la France insoumise une fois de plus, on a aussi fait son carburant.

Euh l'extrait que vous venez de passer, la virulence des propos de l'attaque personnelle de Jean-Luc Mélenchon contre un journaliste, on voit régulièrement des raides numériques aussi contre des journalistes. Pourquoi ? parce qu'ils font leur travail, qu'ils posent des questions. Je crois que ces méthodes non n'ont pas lieu d'être. Moi en tout cas, vous savez ma ligne toujours de parler à tout le monde, de répondre aux invitations des médias et de laisser les journalistes et les médias faire leur travail. C'est une forme de terrorisme intellectuel ce qui se passe avec la France insoumise.

Effectivement, vous faisiez référence à des raides numériques, il y en a un actuellement contre Arnaud Galet. Euh comment vous réagissez à ça ? Euh là je je connais pas cette euh épisode dans l'état, mais ce que j'ai vu régulièrement, encore une fois, ce sont euh des euh des attaques ciblées contre des euh des journalistes, contre des euh des personnalités. Vous avez mentionné d'ailleurs souvent des personnalités d'origine juive, de confession juives. On parlait tout à l'heure de la DJ Barbara Bouche, mais aussi de de journalistes et encore une fois, ce sont des remises en cause permanentes de Est-ce que ce climat vous inquiète ?

Est-ce que la LFI est pas en train d'installer un climat antijuif en France ? LFI est en train d'installer un climat antijuif. LFI est en train d'installer un climat antirépublicain et un climat de chaos parce que il souhaite prospérer sur la violence. Et encore une fois, à travers ces intimidations et ces attaques contre des journalistes, le but c'est précisément de faire peur. Le but c'est de d'intimider les journalistes qui font simplement leur travail en posant des questions en enquêtant. Encore une fois, ce climat, cette volonté de violence est inacceptable. Merci beaucoup Benjamin Hadad d'avoir été l'invité ce matin de Sud Radio et du grand entretien.

Tout à l'heure, ce sera le grand face-face et la libre antenne tout à l'heure à à 9h30. On va reparler du carburant bien entendu et auparavant les informations à tout de suite.