Nicolas DUPONT-AIGNAN sur RCF le 06/02/23
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 15 %Attaque 65 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:39OuverteRéponse partielle
Bonjour Monsieur. Alors vous n'avez pas l'habitude d'aller dans les manifestations. En janvier, vous êtes descendu dans la rue pourtant contre la réforme des retraites. Est-ce qu'à nouveau demain vous serez dans la rue ?
- 3:04OuverteRéponse directe
Pourquoi le gouvernement cherche à la faire à tout prix alors ?
- 3:59OuverteÉludée
il y a les 1200 euros dans cette réforme. Est-ce que ce n'est pas là quand même une avancée ?
- 5:09OuverteRéponse directe
Mais l'index senior, c'est quoi ?
- 7:10OuverteRéponse directe
Vous attaquez le gouvernement en disant qu'en faisant ça, il va financer les retraites avec le reste de l'argent public. Ou en tout cas, que l'argent public servira à financer des retraites si on utilisait les mesures que vous citiez là, les retraites à l'étranger, etc.
- 8:58OuverteRéponse directe
Comment on va faire ce travail parlementaire dans ces deux semaines qui s'ouvrent, avec 18 000 amendements ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:02Invité politiqueChiffre
« Le système est en excédent en 2022. 3 milliards. Il y a 180 milliards de réserves. »
- 2:26Invité politiqueChiffre
« On voit le pognon, à plus de 50 milliards. »
- 2:42Invité politiqueFait
« Ils vont être au RSA entre 62 et 64 ans. »
- 3:20Invité politiqueFait
« C'est une vieille lubie d'Emmanuel Macron. Il a surtaxé avec la CSG, souvenez-vous, pendant son premier mandat. »
- 3:41Invité politiqueFait
« Très peu de Français auront leur retraite complète jusqu'à 64 ans, il y aura une décote. »
- 4:10Invité politiqueChiffre
« C'est 85% du SMIC, c'est-à-dire en brut, moins de 1200. »
- 5:35Invité politiqueChiffre
« On est passé de 1 milliard sous Jacques Chirac par an, net, entre ce qu'on verse et ce qu'on reçoit, à 12. »
- 5:46Invité politiqueChiffre
« Des millions de fausses cartes vitales, c'est entre 10 et 20 milliards. »
- 5:56Invité politiqueChiffre
« On verse des retraites à des morts à l'étranger. 200 millions selon la Cour des comptes, 1 milliard selon le journal Capital. »
- 9:15Invité politiqueFait
« Normalement, c'est utilisé pour un projet de loi rectificatif de finances. C'est un temps programmé de 15 jours, qui est nettement insuffisant. »
- 10:22Invité politiqueFait
« J'ai reçu un retraité, il a envoyé 900 CV. »
- 11:44Invité politiqueFait
« C'est natalité, une politique familiale. François Hollande et Emmanuel Macron ont supprimé la politique familiale, même Mitterrand n'avait pas osé y toucher. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan79 %
- Présentateur15 %
- ?6 %
≈ 30,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
La
matinale RCF,
le
grand invité. Top départ à l'Assemblée nationale. Les députés discutent à partir d'aujourd'hui en séance publique le projet de loi de financement rectificatif de la Sécurité sociale pour 2023. Derrière ce nom un peu compliqué se cache la fameuse réforme des retraites. A nouveau ce week-end, le gouvernement a voulu montrer son ouverture d'esprit, sa disponibilité à améliorer le texte. Mais la mobilisation continue. Nouvelle journée de grève demain à l'appel des syndicats et de la gauche. Une mobilisation qui devrait être très suivie, notamment dans les transports. Bonjour Nicolas Dupour-Aignan. Bonjour Monsieur. Alors vous n'avez pas l'habitude d'aller dans les manifestations.
En janvier, vous êtes descendu dans la rue pourtant contre la réforme des retraites. Est-ce qu'à nouveau demain vous serez dans la rue
?
Je ne
vais
pas y aller à chaque fois, mais en tout cas beaucoup des adhérents et sympathisants de Debout la France seront dans la rue. Beaucoup d'élus locaux aussi de mon mouvement.
Pour
une raison très simple, c'est que cette réforme est absurde. Et j'y réfléchissais ce week-end, vous voyez. Et je me disais en fait,
on
est un peu comme le taureau devant le chiffon rouge. On court à parler que de cette réforme.
Elle
va occuper les esprits pendant des
semaines.
Elle est absurde ou dispensable ? Elle est inutile
et
injuste. Et elle va jeter de l'huile sur le feu sur notre pays
qui
plus que jamais a besoin de réconciliation pour s'atteler aux vrais défis.
Ce
que j'appelle les vrais défis du pays. Pourtant, si le gouvernement va sur cette réforme, c'est aussi qu'il estime en avoir besoin parce qu'il prend un risque politique. Et lui, ce que dit le gouvernement, c'est que quand le nombre d'actifs pour un retraité a chuté à ce point, quand l'espérance de vie augmente, il faut faire cette réforme.
Mais ça, c'est déjà fait. La réforme touraine est très dure déjà.
Très
dure. 62 ans, 42, puis 43 années, c'est extrêmement difficile. Et cette réforme est inutile parce que le système est en excédent en 2022. 3 milliards. Il y a 180 milliards de réserves. Le
problème des retraites,
attendez, je finis juste. Le problème des retraites, ce n
'est
pas un problème de dépenses. C'est à terme, oui, dans 10 ans, un petit déficit éventuel de 10 milliards. Et aujourd'hui, on a des gaspillages qui s'élèvent, j'ai écrit un bouquin là-dessus, où on voit le pognon, à plus de 50 milliards. Donc, si on voulait vraiment faire des économies, on peut les faire sans faire peser sur nos retraités, nos futurs retraités, la misère. Car on est en train, avec cette réforme, de plonger des millions de futurs retraités dans la misère. Et d'ailleurs, ils vont être au RSA entre 62 et 64 ans. Donc, ça n'a aucun sens, cette réforme. Elle est inutile parce qu'il y a d'autres moyens d'assurer l'équilibre financier à terme.
Et deuxièmement, elle est tellement injuste qu'elle va paupériser dans une société déjà extrêmement fragile. Donc, franchement, vous
savez, si moi je descends dans
la rue, ce n
'est
pas par hasard.
Pourquoi le gouvernement cherche à la faire à tout prix alors ?
Parce
que le gouvernement veut donner des gages à Bruxelles. Parce que le gouvernement dépense sans compter dans beaucoup de domaines. Et parce que le gouvernement s'est toujours attaqué aux retraités. C'est une vieille lubie d'Emmanuel Macron. Il a surtaxé avec la CSG, souvenez-vous, pendant son premier mandat. Parce que les retraités, en fait, ils ne protestent pas.
Parce
que les retraités,
ils
ne manifestent pas, contrairement à ce qu'on dit. Et ils s'enfoncent vraiment dans une réduction sans fin du pouvoir d'achat. Ce qu'il faut bien comprendre, ce que les gens ne comprennent souvent pas, c'est quand vous prolongez de 62 à 64, et bien comme très peu de gens, très peu de Français auront leur retraite complète jusqu'à 64 ans, il y aura une décote. Ça veut dire qu'en fait, prolonger à 64 ans, c'est faire baisser les pensions de manière considérante. Pourtant,
dans cette loi,
il y a les 1200 euros dans cette réforme. Est-ce que ce n'est pas là quand même une avancée ? C'est le susucre
pour
le chien, pour le calmer. C'est bien, mais on aurait dû le faire d'abord depuis 2003. D'abord, ce n
'est
pas de 1200 euros, contrairement à ce qu'on dit. C'est 85% du SMIC, c'est-à-dire en brut, moins de 1200.
Ce n'est pas encore que l
'extra brut ou net,
on ne sait pas encore. Oui, mais c'est
très en dessous. Et deuxièmement, ce n'est pas parce que, heureusement, il y a cette mesure qui a été demandée, qui a été promise depuis 2003 par tous les gouvernements. Ce n
'est
pas parce qu'il
y
a cette mesure que vous devez faire baisser les retraites de tous ceux qui sont au-dessus. Passer à 64 ans, il faut bien savoir ce que cela veut dire. Dans notre société, c'est un gros problème de société. D'ailleurs, Emmanuel Macron le disait en 2019, c'est qu'à 55 ans, vous êtes trop vieux dans les entreprises. J'avais hier un ami qui travaillait dans une grande entreprise française, que je
ne
citerai pas. Il me disait, il y
a
une règle officieuse, elle ne sera jamais publique.
C
'est qu'à 59 ans, on commence à vous faire partir. C'est ça la réalité. Et quand vous êtes au chômage à 55, 57, 58, 59, 60,
comment
vous faites pour tenir jusqu'à 64 ? Ce
que répond la
majorité là-dessus, c'est l'index senior.
Est
-ce que c'est une
mesure qui... Mais l'index
senior,
c
'est quoi ? Tiens,
vous
avez un thermomètre.
Il
fait froid aujourd'hui, là, à Paris. L'index senior, c'est un thermomètre. Mais il ne va rien changer, l'index senior.
Il n'a aucune vocation de contrainte. Le publier
permettra d'identifier
les entreprises qui sont
bien disantes et mal
disantes. Et
alors, ça change quoi ? Vous avez des plans de licenciement partout
?
Vous savez, ce qu'il faut comprendre, c'est que d'abord, aujourd'hui, il suffit d'économiser. On a versé en plus à l'Union européenne. On est passé de 1 milliard sous Jacques Chirac par an, net, entre ce qu'on verse et ce qu'on reçoit,
à
12.
D
'accord ? C'est colossal.
On
a les fausses cartes vitales. Des millions de fausses cartes vitales, c'est entre 10 et 20 milliards. Rapport de la Cour des comptes,
de
l'inspection des finances, du Sénat, de l'Assemblée. On verse des retraites à des morts à l'étranger. 200 millions selon la Cour des comptes, 1 milliard selon le journal Capital. On a des milliards, et je ne parle pas, par exemple, de la taxe sur les super profits des pétroliers qu'on pourrait faire, qui rapporterait de quoi financer les retraites en 2030. Donc, qu'on arrête avec cette culpabilisation des Français, qu'on arrête ce mensonge abominable qui va aboutir, parce que derrière, je crois qu
'ils
la font pour ça, en fait, qui va aboutir à quoi ? Qui va aboutir à... Parce que les Français, quand ils vont calculer leur retraite, verront qu'ils auront une retraite de misère. Et ils vont aller vers quoi
?
On va y avoir des pubs. Vous verrez dans un an si cette retraite par malheur a été votée. Vous aurez des pubs dans les journaux de fonds de retraite par capitalisation, des amis de M.
Macron, BlackRock... La retraite par capitalisation, c'est la vraie menace
? Mais bien sûr, BlackRock et tous les amis de M. Macron qui vont se ruer sur l'épargne des Français. Ceux qui auront les moyens
pourront
se payer une retraite complémentaire. Mais ceux qui, déjà, n'ont pas les moyens de vivre, ne pourront pas se payer de retraite complémentaire. Donc, en fait, derrière cette réforme, il y a quoi ? Il y a la vision de la société macronienne. Vous avez un filet de sécurité pour tout le monde, style revenu universel, retraite minimum. Et après, les classes moyennes sont laminées.
Vous attaquez le gouvernement en disant qu'en faisant ça, il va financer les retraites avec le reste de l'argent public. Ou en tout cas, que l'argent public servira à financer des retraites si on utilisait les mesures que vous citiez là, les retraites à l'étranger, etc. Mais ce qu'il
n'y a
pas aussi, c'est ce que dit le Conseil d'orientation des retraites, il faut financer les retraites avec les cotisations des retraites
et pas avec d'autres... Mais alors qu'on arrête,
attendez, je ne
suis
pas d'accord là-dessus. C'est un choix de société. Est-ce qu'on veut assurer à nos anciens qui ont travaillé toute leur vie et au futur
? Et
c'est très important dans un élément de confiance de la jeunesse. Vous savez, moi j'entends souvent dans la rue, on n'aura pas de retraite.
Ça
veut dire que les gens ont abandonné. L'idée de la retraite par répartition issue du Conseil National de la Résistance, des gaullistes et des communistes, c'était quoi ? C'était que quel que soit son niveau social, on avait la garantie d'une retraite. En démolissant la retraite par répartition, on n'a plus cette garantie. Ça crée une anxiété sociale considérable. Et moi je ne vois pas au nom de quoi, on ne peut pas définir dans notre pays, c'est un choix civilisationnel, qu'on consacre une partie de notre richesse, à assurer pour tous les Français à partir de 62 ans, une retraite digne. Oui, ça coûtera un peu d'argent, mais ce n
'est
pas le signe d'une société digne. Et puis, quand je vois les gaspillages qu
'il
y a partout, je me dis on marche
sur
la tête. On marche sur la tête. Nous sommes avec Nicolas Dupont-Aignan, député et président de De Poulet France, pour évoquer la réforme des retraites qui arrive en séance plénière à l'Assemblée, et des amendements, beaucoup d'amendements, plus de 20 000 amendements ont été déposés, dont 18 000 pour la seule NUPES. Comment on va faire ce travail parlementaire dans ces deux semaines qui s'ouvrent, avec 18 000 amendements
? Le
gouvernement a saboté le travail parlementaire en choisissant une procédure qui, à mon avis, n'est pas constitutionnelle, qui est un article fait pour
les lois de finances. Vous pensez qu'elle n'est pas constitutionnelle ? Non, je pense que si le Conseil
constitutionnel avait encore un peu de dignité, il annulerait à terme cette procédure. C
'est l
'article
47.1
que vous mentionnez là ? En fait,
normalement, c'est utilisé pour un projet de loi rectificatif de finances. C'est un temps programmé de 15 jours, qui est nettement insuffisant. Commission, séance à l'Assemblée, séance au Sénat, c'est impossible. Alors, NUPES exagère comme d'habitude, parce qu'on a les excès dans les deux sens. C'est tellement dommage. Mais en attendant, ça va être bâclé, et vous verrez qu'on n'arrivera pas au bout. Le gouvernement pourra dire ainsi, voyez, ils sont méchants, les députés se sont désexcités. Et comme NUPES va tomber dans le piège, voilà, les gens vont être écœurés. Quel
travail parlementaire
allez-vous faire
? Moi, j
'ai une intervention, heureusement d'ailleurs, j'ai eu le temps de parole des non-inscrits ce soir. Ensuite, j'ai déposé 65 amendements sur ce qui me paraît le plus important. Maintenant,
est-ce qu'on va
atteindre ? Savoir maintenir à 62 ans. 62 ans, c'est déjà dur dans une société où vous avez seulement un tiers, écoutez-moi, un tiers des seniors au travail. Les deux tiers sont déjà en pré-retraite,
au
chômage, en invalidité. À partir de 55 ans, il n
'y
a qu'un tiers des Français qui travaillent. Donc, dire, vous allez faire quoi ? J'ai reçu un retraité, il a envoyé 900 CV. 900 CV, c'est un homme de ma ville, un homme gentil, travailleur, que je connais. 900 CV, il est au chômage depuis l'âge de 57 ans. Il y a des informaticiens, vous avez dans tous les niveaux des gens qui n'en peuvent plus. Et on leur dit, mais braves gens, travaillaient jusqu'à 64 ans. Mais en fait, ce sont des politiciens ou des hauts fonctionnaires, Mme Borne, qui n'ont jamais eu de problème d'emploi, qui pondent cette réforme et qui n'imaginent pas la souffrance sociale qu
'un
homme. Moi,
je
suis un gauliste social, je ne supporte pas cette injustice. Et surtout, quand je vois l'argent qui est gaspillé, quand je vois vraiment ce qui se passe dans le pays, je me dis, ce n
'est
pas possible. Voilà pourquoi il
y
a des gens dans la rue.
Vous savez, il n'y a jamais autant de gens dans la rue.
Dans votre circonscription, à Hier, dans l'Essonne, comment vous sentez ces personnes que vous rencontrez ?
Je sens une grande lassitude, je sens, je vais être très franc avec vous, je sens que l'argument du gouvernement, on est moins nombreux, il faut travailler plus, est un argument de faux bon sens qui peut marcher. Parce que les gens se disent, bah oui, très bien. Sauf qu'à ce moment-là, il faut une politique cohérente. Moi aussi, je suis pour le travail. Mais à ce moment-là, il faut s'occuper du travail, c'est-à-dire des recettes. Ça veut dire quoi ? Moi, j'ai proposé une réforme des retraites,
qui
est pour le moyen terme. Parce qu'il faut assurer nos retraites à moyen terme. Et bien, c'est quoi ? C'est natalité, une politique familiale. François Hollande et Emmanuel Macron ont supprimé la politique familiale, même Mitterrand n'avait pas osé y toucher, qui est une politique pour permettre aux jeunes couples d'avoir les enfants qu'ils désirent. Ça, c'est une belle politique. Et puis, la deuxième politique qu'il faut, c'est une politique de produire en France, de relocalisation, de baisse des charges sur nos PME. C'est-à-dire, vraiment une politique qui ne favorise pas les grands groupes, qui délocalise, mais qui favorise les PME qui créent de l'emploi.
Et là, votre système de retraite, il est assuré pour 100 ans. Ce qu'il faut bien comprendre,
c
'est qu'on aura des réformes de retraite tous les 5 ans si le tissu productif français s'effondre et si la natalité s'effondre. Donc, pour moi, il faut traiter à moyen terme les causes. Il faut éponger, s'il
y
a un déficit, en faisant des économies sur les gaspillages qu'il
y a
dans notre société. Et il faut dire à nos futurs retraités, à la jeunesse qui va travailler, on a un système juste qui va vous permettre de vivre dignement.
Et
puis, il faut s'occuper aussi des autres sujets parce que, vous voyez, pendant 3 mois, on ne
va
parler que de ça. On ne parle pas de l'école qui n'apprend plus à lire. On ne parle pas des problèmes de sécurité. On ne parle pas des problèmes d'environnement. On ne
parle
de rien. On ne
va
parler que de ça. On a eu le Covid. On n'a parlé que de ça.
Vous lissez des problèmes. Est-ce que vous avez
des motifs d'espoir, toutefois ? Est-ce que
ce matin, vous avez des motifs d
'espoir ? Le motif d'espoir,
c
'est qu'il
y a
un bon sens partagé dans l'ensemble de la population française
qui
ne demande qu'à éclore. Et si je garde un peu d'espérance dans ma vie politique, même si c'est dur, c'est que je vois des gens toute la journée qui m'écrivent, qui ont un bon sens incroyable, quel que soit le milieu social. Et le problème de la France,
je
pense que ce sont ces médias, voyez. C'est que le miroir médiatique est déformant, ne révèle pas toute cette énergie qu'il y a. Et si vous voulez, je pense qu'après la crise du Covid, au-delà de la réforme immédiate, si j'avais été président, même si, admettons qu'il y
ait
besoin dans 8 ans, puisque c'est 2030, le déficit,
je
pense que vraiment, ce n
'est
pas le moment. Nous sommes une société éclatée,
qui
a beaucoup souffert avec le Covid. Et je pense que le moment, là, c'est la réconciliation des Français sur quelques objectifs
partagés.
Et relocaliser en France, regarder la pénurie de médicaments, relocaliser en France, avoir une politique familiale, apprendre à réformer notre éducation pour relever le niveau de nos enfants. C'est des grands objectifs mobilisateurs. Sauver l'hôpital.
Je
pense que notre société est trop éclatée et qu'il fallait, en ce moment, rassembler et
non pas jeter l'huile sur le feu. Merci
beaucoup, Nicolas Dupont-Aignan, d'être passé ce matin par
la maths de l'RCF. Merci.
Nicolas Dupont-Aignan