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interviewLa France insoumise· 4 juin 2022 120 min

Monsieur Macron : la Constitution ne donne pas le droit au caprice

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Invité

Bonjour Villeurbanne. Bonjour à tous et à toutes. Merci d'être venue en nombre pour cet après-midi au parc. Je m'appelle Morgane Guillas. Je suis élue à la mairie de Villeurbanne en charge de l'alimentation et de l'agriculture. Et nous embarquons pour un moment que j'espère historique. Tout d'abord, merci à tous les camarades, tous les militants et les militantes qui ont donné de leur temps bénévolement pour permettre à cet événement d'avoir lieu et pour organiser toute la logistique. C'est eux qui permettent l'organisation et la venue de Jean-Luc Mélenchon en soutien à nos candidats, Gabriel Amar et Miluka Ajmimoun.

Ici à Villeurbanne, nous faisons campagne depuis le lendemain des élections présidentielles pour ces élections législatives. Nous sommes dans la dernière ligne droite de cette campagne et nous avons notamment ouvert plus de 2000 portes sur notre commune. On a reçu de très bons accueils. Aujourd'hui, nous sommes très heureux de nous réunir tous et toutes dans le cadre de cette nouvelle Union Populaire Écologique et Sociale. Cette alliance nationale qui permet de réunir autour d'un programme commun de plus de 650 mesures avec le pôle des écologistes, les communistes, les socialistes, les insoumis et les insoumises et toutes les personnes en colère qui nous ont rejoints.

Cette alliance historique nous donne beaucoup d'espoir pour qu'enfin un programme de rupture sociale et écologie soit choisi par une majorité de Françaises et de Français. C'est cette alliance autour du programme qui nous donne la force de combattre Emmanuel Macron et de combattre ces lois qui favorisent les plus riches. Pendant son premier quinquennat, les inégalités se sont encore creusées. Deux visions de sociétés fondamentalement différentes nous différencient. A la nouvelle Union Populaire Écologique et Sociale, nous combattons ces lois qui privilégient les plus riches et nous prenons la redistribution des richesses.

Nous combattons aussi l'inaction climatique qui a été condamnée par deux fois dans ce gouvernement. A Villeurbanne, au premier tour des élections présidentielles, Jean-Luc Mélenchon obtenait plus de 37% des voix, soit 23 000 personnes. Je vous le rappelle, il avait déjà 12% des voix en 2012, 26% en 2017, actuellement plus de 37%. Quelle progression et cette dynamique du programme de l'avenir en commun qui nous porte aujourd'hui. Tout comme aux élections municipales de 2020, c'est autour d'un programme de rupture avec le libéralisme que nous avons proposé une liste commune pour notre nouvelle Union Populaire Écologique et Sociale.

Avant de passer le micro, je profite de vous voir tous réunis ici aussi pour vous inviter à deux événements qui vont avoir lieu à Villeurbanne dans la suite de cette campagne. Le premier, c'est mercredi prochain, le 8 juin, rendez-vous à 4 heures pour notre événement intitulé « De l'assiette à l'assemblée » au Parc des droits de l'homme. Le thème de cet événement est l'alimentation et l'agriculture et c'est un sujet qui nous tient très à cœur. Il touche à la fois notre porte-monnaie, la biodiversité, notre santé, notre bien-être, la convivialité, l'eau, l'emploi, j'en passe. C'est un pilier du programme commun de la Nouvelle Union Populaire Écologique et Sociale.

Donc au programme de cet événement festif et populaire, vous pourrez retrouver des stands animés par des associations qui luttent et qui agissent en faveur de l'alimentation et de l'agriculture de qualité. Des produits locaux, des animations pour les enfants, des ateliers de réflexion, des concerts, bien sûr à boire et à manger aussi. En fin d'après-midi, les interventions des candidats et des tables rondes permettront de poursuivre tous ces échanges. Nous avons un autre événement car nous avons la chance d'accueillir Gilles Clément qui apporte son soutien à Gabriel Amar. Rendez-vous donc le lundi 6 juin, excusez-moi, non, 8 juin, 6, excusez-moi.

Donc lundi 6 juin, rendez-vous au parc de l'Europe dans le quartier du Tonquin où il sera présent, donc Gilles Clément qui est un jardinier, paysagiste, botaniste, biologiste, reconnu, qui apporte son soutien à Gabriel Amar et qu'on a le plaisir d'accueillir pour parler écologie, biodiversité urbaine. Venez poser vos questions, vous êtes tous les bienvenus pour cette discussion. Et maintenant, je vous prie d'accueillir celui qui a choisi de travailler avec les insoumis et insoumises et aussi avec les autres parties de gauche et des écologistes depuis maintenant plus de 2 ans dans la ville de Villeurbanne. Il ne s'en sort pas si mal, je crois.

Merci d'applaudir très chaleureusement Cédric Van Stievendel, maire de Villeurbanne.

7:17
Jean-Luc Mélenchon

Merci Morgane pour ces mots d'introduction. J'apprécie particulièrement le « il s'en sort pas si mal » parce que je crois que ça parle de nous aussi, puisque tu es dans l'équipe municipale avec nous et qu'on fait un travail, je crois, en tout cas s'il n'est pas exemplaire, engagé au service de cette ville. Cher Mélouka, où est-ce qu'elle est Mélouka ? Elle s'est cachée. Cher Mélouka, cher Gabriel, cher Jean-Luc, il arrive, ne vous inquiétez pas, il suit avec les caméras, là il est en train de regarder ce qu'on dit, pas de soucis. Je viens de passer un moment avec lui, il sera là.

Voilà, chers élus, parce que vous êtes nombreuses et nombreux, chers militants de l'ensemble des partis de cette nouvelle alliance populaire, de cette nouvelle union populaire écologique et sociale, et puis chers villerbanaises, chers villerbanais, chers militants de toute la région, j'ai discuté avec quelqu'un de la Loire tout à l'heure, donc a priori vous êtes venus d'un peu partout. Bienvenue à Villeurbanne, bienvenue très sincèrement, très chaleureusement.

Cette ville où résonnent 100 ans de socialisme municipal, 100 ans d'une gauche engagée, 100 ans à l'initiative d'un maire, Lazare Boujon, qui a eu l'intuition de construire une ville et de construire un centre-ville dans lequel les idées qu'il portait, celle d'hygiénisme, celle de l'accès pour toutes et tous à la culture, celle de la défense des travailleurs, étaient importants et étaient traduits dans les bâtiments. Tout le monde connaît le TNP.

On sait que dans le TNP, il y a une piscine, il y a un dispensaire, il y avait un dispensaire, et il y avait un bureau de défense des tâcherons, vous savez, celles et ceux qui travaillent à la journée, celles et ceux peut-être que d'ailleurs on devrait de nouveau défendre aujourd'hui, celles et ceux qui nous livrent à domicile, à la journée, à la tâche même, à la livraison, et bien il y a 100 ans, Lazare Boujon avait eu l'intuition qu'il fallait les défendre au quotidien et vous êtes dans une ville qui a traduit cela dans ces pierres, dans ces briques, dans les grattes-ciels que vous avez pu admirer pour celles et ceux qui nous rejoignent et qui ne connaissaient pas ville urbaine.

Une ville qui s'est construite sur le premier des combats, celui d'un logement digne, abordable pour toutes et tous. Une ville des utopies réalisées. N'ayons pas peur des mots. Et d'ailleurs, ce n'est pas moi qui le dis, cher Jean-Luc. Je sais qu'il regarde, alors je ne sais pas quelle caméra, il faut que je regarde, mais je sais que t'es féru d'histoire. Je t'ai d'ailleurs offert le livre « 2000 ans d'esprit d'indépendance ». Il ne voulait pas croire que Villers-Bannes avait 2000 ans d'histoire. Je vous assure, Villers-Bannes a 2000 ans d'histoire.

Et cet historien, Alain Belmont, disait, en parlant de la frontière entre Villers-Bannes et l'autre ville, vous savez, celle qui est juste après Charpenne, ça s'appelle Lyon, dans laquelle Jean-Luc était ce matin avec mon ami le maire de Lyon, Grégory Doucet. Alain Belmont disait « En franchissant cette frontière, les opprimés recouvraient la liberté. En la défendant, les hommes politiques réalisaient leurs utopies ». Alors bienvenue, Gabriel, avec nous pour réaliser et défendre des utopies. Bienvenue à toi.

Cher Jean-Luc, vous l'aurez compris, cher Gabriel, cher Meluka, du haut de ces gratte-ciels, ce sont plus de 100 ans de socialisme, d'une gauche engagée, ambitieuse, innovante, qui nous contemple, qui nous engage, mais qui nous oblige aussi. C'est ça, Villers-Bannes. Pour des questions de météo, ce qui faisait beau, et que Jean-Luc préférait l'air libre. Bon, très bien. On n'est pas dans la salle Raphaël de Barros. Du coup, je suis obligé de réécrire tout mon discours qui parlait de Raphaël de Barros. Ça, ça m'embête un peu quand même. Je le dis aux équipes de Jean-Luc parce que c'est sympa, mais c'est pas grave. C'est pas grave.

J'avais prévu de vous dire que dans cette salle Raphaël de Barros, c'est une salle mythique. C'est la salle du basket, parce que Villers-Bannes est une terre de basket. Et dans cette salle qui porte le nom Raphaël de Barros, Raphaël de Barros, c'était le président de ce club pendant 25 ans. Raphaël de Barros, lui qui venait d'ailleurs et qui est devenu d'ici, en donnant à Alain Gilles la possibilité et à son équipe et à ses compagnons d'accomplir autant d'exploits. C'est pour ça qu'on avait trouvé que cette salle avait un beau sombole, non pas pour la couleur de ses sièges, parce qu'ils sont orange, vert et bleu, un peu datés. On est très mal assis.

Vous êtes beaucoup mieux debout, ne vous inquiétez pas. Mais c'est une salle qui a connu de tellement nombreuses victoires que ça avait du sens. En tout cas, on en est à moins de 200 mètres. Donc je suis sûr que les zones positives de cette salle vont nourrir l'assistance et le combat politique que nous menons. Mais c'était aussi important de pouvoir parler de basket, parce que finalement, quand on parle de basket à Villeurbanne, quand on parle de sport, on parle d'éducation populaire. On parle de celles et ceux qui s'engagent au quotidien pour faire grandir des jeunes garçons, des jeunes filles, pour leur permettre de s'émanciper, pour leur permettre de se dépasser.

Et ces gens-là, ce sont les bénévoles qui assurent les entraînements, ce sont ceux qui s'engagent dans les centres sociaux, dans les associations, ce sont ceux finalement qui font vivre notre ville. Et à Villeurbanne, ils sont nombreux. Les gamins, les gones, on emprunte quelques expressions à Lyon quand même, parce qu'on n'est pas fâchés avec Lyon. Dans notre ville, 50% de la population a moins de 30 ans. Ils sont nombreux à avoir soif d'avenir, de justice, de mieux vivre, d'engagement et de culture. C'est pour cela que Villeurbanne est cette année capitale française de la culture, en misant sur la jeunesse.

fier d'avoir misé sur la jeunesse, fier d'avoir misé sur la jeunesse, en leur filant tout simplement les clés du camion d'un festival qui, depuis hier, accueille hier 16 000 personnes, certainement ce soir plus de 20 000, demain autant, dans un programme organisé complètement par la jeunesse. Alors, je vais être honnête avec vous, on leur a filé les clés du camion en conduite accompagnée. Mais par contre, on ne leur a pas filé le double. On leur a vraiment filé les clés du camion avec le budget, avec la formation qui leur a permis de réaliser un festival dont hier, c'était un peu compliqué parce qu'il y avait Offenbach qui jouait à minuit 30. Et leur avion a atterri à minuit.

Vous voyez, c'était un peu compliqué. Donc du coup, à la fin, on a négocié pour qu'ils jouent un quart d'heure de plus. Donc ils étaient contents, donc ils sont venus nous voir. Et ils disent, on a l'impression de jouer dans un festival qui a 10 à 15 ans d'expérience. Voilà ce que sont capables de réaliser les jeunes à Villeurbanne quand on leur fait confiance. L'éducation populaire, la jeunesse, c'est aussi pour cela qu'avec la nouvelle Union populaire écologique et sociale, nous avons fait le choix d'investir Meluka Admi Moun en tant que suppléante sur Villeurbanne parce que son parcours militant, professionnel, il est à l'exemple de ce que Villeurbanne est capable de faire.

Elle est passée par le CCO, le Centre culturel œcuménique. Elle s'est engagée dans toutes les associations possibles. Elle a bataillé pour le quartier Saint-Jean pour faire valoir les droits des locataires. Elle s'est engagée pour notre jeunesse. Et cette candidature de suppléance, merci Gabriel, merci à la nouvelle Union populaire de l'avoir acceptée parce qu'elle symbolise beaucoup pour notre ville. Elle dit beaucoup du programme politique commun que nous souhaitons mener.

Et c'est aussi pour cette jeunesse qui plébiscite majoritairement cette nouvelle Union populaire écologique et sociale que je me suis engagée pour mes enfants d'abord, ceux qui n'ont pas voté pour la candidate que je défendais, mais pour nos enfants, ceux de Villeurbanne, qui ont besoin qu'on leur dresse des perspectives d'avenir vivables, désirables. C'est pour eux en tout cas que moi je m'engage dans cette nouvelle Union. Engagée, nous le sommes, le parti socialiste, le parti d'où je viens, c'est mon histoire politique. Je ne demande pas de la comprendre, de l'accepter. Je dis que c'est la mienne, c'est tout, et que c'est avec ça que je viens dans cette alliance et dans cette union.

Engagée, nous le sommes, mais je dirais enfin, enfin engagée pour un rassemblement de toute la gauche et des écologistes. Enfin, parce que, Morgane l'a rappelé, à Villeurbanne, nous avions senti le souffle de cette puissance, du souhait d'un rassemblement, il y a deux ans. Et à ce moment, on était peu nombreux. Et à ce moment, il se murmure même que les camarades de la France insoumise qui avaient rejoint la liste que je conduisais se sont fait tirer les oreilles. Mais ce n'est pas grave, on a eu raison avant. Et moi, j'en suis fier dans cette ville. J'en suis fier d'avoir été avec eux à la base d'accords de l'union de toute la gauche à Villeurbanne.

Alors, cher Jean-Luc, cher Gabriel, cher Meluka, à l'époque, on a entendu exactement les mêmes critiques qui pleuvent sur cette nouvelle union depuis quelques semaines. Avec parfois une brutalité qui pourrait donner le sentiment que quelques-uns ont peur quand même. En tout cas, se fâcher aussi fort, employer des mots aussi durs, ça n'indique pas beaucoup la posture de quelqu'un qui est rassuré, de quelqu'un qui pense que tout va bien se passer. Eh bien moi, en tout cas, quand il s'agit d'un combat politique, ça ne m'inquiète pas que les autres aient peur. Ça veut dire qu'on est peut-être dans la bonne direction, en tout cas de celle de faire changer les choses.

À l'époque, on nous disait que la gauche du réel ne pouvait pas faire d'alliance avec les insoumis. Et nous avions, à l'époque, ce n'est pas comme si c'était il y a longtemps, mais il y a eu une crise et tout ça. Enfin voilà, ça fait quand même deux ans. Et nous avions répondu que la gauche du réel avait toujours été la gauche réellement de gauche. Voilà le message que j'envoie à celles et ceux qui s'interrogent. Mais à l'époque, il faut leur reconnaître, les insoumis de Villeurbanne avaient dû assoumer une part d'insoumission et d'insolence pour faire de ce rassemblement un programme politique défendu par toutes et tous.

À l'époque, nous, pour les taquinés, on les appelait les insoumis au carré. Vous voyez, insoumis deux fois. Enfin bref, voilà. Ça ne les faisait pas tout le temps rire, mais à la fin, on en a fait un petit gimmick entre nous. Le résultat de cette alliance, pour moi, à ce jour, il est sans appel. Je ne dis pas qu'on a tout fait. Je ne dis pas qu'on a tout réussi. Simplement, ce programme, il est porté par des adjointes, des adjoints, des conseillères municipales déléguées comme Morgane, dont l'étiquette ne change rien à la force de leur conviction. Les Villeurbanaises et les Villeurbanaises ne demandent pas tous les matins si l'adjoint, tout l'adjoint, chargé de régler leurs problèmes.

Il est socialiste, insoumis, écologiste, communiste, même radicaux de gauche. On a vraiment tout le monde à Villeurbanne. On est accueillants. La justice sociale, par contre, ils savent, est notre boussole. La justice environnementale, également. Et la participation de toutes et tous, comme nous l'avons fait pendant la campagne. Ils savent que nous le faisons. La cantine avec des produits 100% bio issus des circuits courts. L'encadrement des loyers et une politique d'hospitalité qui crée des places d'hébergement. L'assemblée citoyenne et les budgets participatifs. Des centres dédiés à la culture dans chacune des écoles.

La lutte contre les discriminations à l'emploi et à l'orientation scolaire. L'augmentation de la police municipale et l'augmentation du nombre d'éducateurs spécialisés. Alors, qu'est-ce qui compte, finalement ? L'étiquette ou ce qu'on fait ensemble ? Vous aurez compris quelle est ma conviction. Ce qui compte, c'est le programme. Ce qui compte, c'est de travailler ensemble. Ce qui compte, c'est de former une équipe. Pour le reste, chacun sait d'où il vient. Chacun connaît son catéchisme. Je me permets ça parce que j'ai lu dans la presse que le journal quotidien préféré de Jean-Luc Mélenchon, c'était La Croix. Donc, je me suis dit que je pouvais lui faire une petite blague.

Chacun connaît son catéchisme. Chacun cultive sa différence, mais dans un souci de complémentarité dans l'action. Alors, bien sûr, on n'est pas d'accord sur tout. Mais heureusement, heureusement. Parce que si on était d'accord sur tout, je pense que parfois on s'ennuierait et puis surtout, on ferait des erreurs. Et que cette confrontation quotidienne, bien sûr qu'elle n'est pas toujours agréable. Mais au moins, elle produit un consensus qui n'est pas un consensus mou, qui n'est pas finalement un consensus descendant où le maire décide seul de tout. Et moi, je crois que cette confrontation, elle est salutaire pour notre ville et pour les politiques publiques que nous menons.

Et dans cette future Assemblée nationale, je sais que le député de Villeurbanne défendra notre programme avec passion, cher Gabriel. Et je sais que tu porteras aussi avec toi l'espoir des Villeurbanais, l'espoir d'une augmentation du pouvoir d'achat, l'espoir de la transition écologique, l'espoir de la dignité d'une Assemblée qui les représente. Je sais que tu porteras l'espoir d'une loi qui s'élabore au plus près de celles et ceux qui en sont concernés. Et tu en fais la démonstration chaque semaine depuis que tu t'es lancé en campagne avec les ateliers des lois.

Je sais que tu porteras aussi avec Meluka l'espoir que nos communs, l'eau, la terre, je parle du foncier notamment, mais la terre en général, l'énergie, le logement, ne seront pas laissés entre les mains voraces des acteurs ultra-libéraux qui voudraient s'en approprier le seul bénéfice de sa commercialisation au détriment de toutes et tous et notamment de celles et ceux qui ont le moins. Eh bien, ma conviction, les amis, c'est que cet espoir, il est aujourd'hui dans les rues, dans les places, sur les marchés et dans les parcs, comme celui dans lequel nous nous trouvons, le square de la France libre. C'est pas mal comme choix.

Raphaël de Barreau, c'était bien, mais le square de la France libre, c'est plutôt un beau signal aussi que nous envoyons. Il est finalement dans les quatre coins de cette ville qui vous accueille en campagne. Et cet espoir, chers amis, demain, j'en ai la conviction, avec toi, Gabriel, avec toi, Meluka, il entrera à l'Assemblée. Merci à vous.

21:56
Invité

Merci, Cédric Van Stievendel, maire de Villeurbanne. Maintenant, nous allons demander à celles qui, depuis de très nombreuses années, et de toutes les luttes en tant que militantes du droit au logement, aujourd'hui, en tant qu'adjointe au maire de Villeurbanne en charge du logement, celles qui combattent pour les quartiers populaires ne soient pas oubliées des services publics. Veuillez accueillir Meluka Adjmi Moun, un tonnerre d'applaudissements pour elle, s'il vous plaît. Je vais parler à vous, tous qui êtes là, parce que moi, je ne fais pas de grands discours, mais je vais essayer de vous parler de mon parcours. Je suis arrivée d'Algérie à l'âge de 6 ans, mais je suis ici.

Je suis rentrée à l'Assemblée nationale, grâce à une dame avec une carte de séjour, qui était ma députée, qui m'a dit, viens, j'ai besoin de toi. Je lui dis, mais elle est folle, qu'est-ce que je vais faire auprès des Bac plus 7. Donc, elle m'a donné ma chance et j'ai vu qu'elle m'a dit, Meluka, je te verrai bien sur le droit des femmes et sur les quartiers populaires qui me tenaient à cœur. Et je n'ai jamais cessé. On peut être de tout horizon, on peut porter un voile ou pas un voile, on est des femmes et on se bat pour le droit des femmes. Il faut qu'on arrête de diviser. Je suis socialiste, je suis ce rassemblement, je suis nous.

Je remercie Gabriel d'être avec moi parce que je ne le connaissais pas. Je peux vous dire, je me suis dit dans quelle galère je pars encore une fois avec mes 62 ans. Parce que les insoumis, ils se battent comme nous. On a des valeurs ensemble. Donc, je pense qu'il faut qu'on gagne de partout. Et là, on compte sur vous. Et je voudrais aussi remercier en m'accordant un poste d'adjoint au logement. Ce n'était pas facile et je peux vous dire que je suis élue depuis 2014. Mais je ne citerai pas depuis 2014 où j'étais. Merci, Meluka.

A présent, nous allons accueillir Gabriel Amard, conseiller à l'hervé, ce bien commun, indispensable à la vie, pour ses animations des ateliers des lois, pour lesquels il a parcouru tout le pays pendant ses élections présidentielles. Et qu'on a encore entendu hier sur la précarité énergétique pour ceux qui étaient présents avec nous. Et mesdames et messieurs, nous vous prions d'accueillir Gabriel Amard.

25:29
Locuteur non identifié

Citoyennes, citoyens, il va falloir que j'improvise parce qu'il me reste en fait finalement peu de temps avant que nous retrouvions celui pour lequel vous êtes venus. Principalement, j'en ai une pleine conscience, notre ami et futur Premier ministre, Jean-Luc Mélenchon. Mais dans le peu de temps qu'il me reste, je voudrais à mon tour remercier l'ensemble des sympathisants, bien au-delà des adhérents, ou de ceux qui rejoignent le réseau social de l'action populaire. Les remercier pour leur engagement dans cette campagne éclair.

En quelques semaines, il nous faut faire la différence, c'est-à-dire inviter le parlementarisme que nous appelons de nos voeux pour la 6e République dans la monarchie présidentielle, en faisant du 12 et 19 juin un 3e tour de l'élection présidentielle. Ce qui rend ça possible partout dans le pays, et y compris à Villeurbanne, ce sont les dizaines, bientôt les centaines de personnes qui se sont engagées depuis ces derniers jours. Je veux remercier aussi les militants, les techniciens, qui ont dû, au gré des aléas techniques, notamment faire et défaire, et refaire pour préparer cette rencontre conviviale.

Je veux les saluer, parce que depuis plus de 24 heures, ça a été spécialement dur et difficile à vivre. Alors, je remercie Meluka, bien sûr. J'ai eu mon moment d'émotion, je le reconnais. Je suis comme ça. Je ne me referai pas maintenant. Mais vraiment, ça me va droit au cœur, et je sais qu'il vient de se passer quelque chose dans cette campagne, qui fait qu'on va s'inscrire dans la durée, ensemble, avec l'ensemble des communistes, des écologistes, des insoumis, des socialistes, qui se fédèrent autour de la nouvelle Union Populaire, écologique et sociale, et son programme partagé, chiffré, précis, qui, avec détermination, s'apprête à gouverner la France.

Je veux saluer l'engagement de chaque instant de Cédric Van Stivendel, maire de Villeurbanne.

Merci à toi, Cédric, pour avoir facilité, finalement, au-delà des craintes initiales, que nous puissions nous inscrire dans la durée, parce que nous ne sommes pas en train de mener une simple campagne, mais nous avons la volonté d'exercer le pouvoir pour regagner une bataille culturelle et faire la place, ensuite, à ceux qui viendront à leur tour, un temps donné dans leur vie, occuper des responsabilités, s'impliquer, plutôt que de rester encore plus longtemps dégoûté, éloigné, en colère, et finalement, dans le mépris de ce que chaque femme et chaque homme donne pour défendre des convictions, pour transmettre quelque chose de meilleur, notamment à nos enfants.

Je veux remercier Pascal Croson, député de cette circonscription pendant dix ans. Je la remercie parce qu'elle a été très exigeante dès les premières minutes. Et moi, ça m'a encouragé à être déterminé à ce qu'on puisse se fédérer avec bienveillance, fraternité et camaraderie. Merci, Pascal. Cela valait pour moi encouragements. Je veux maintenant vous apporter quelques témoignages puisque nous avons déjà été trop longs.

Notre campagne, en plus de la bataille nationale qui se joue, qui est portée par l'ensemble des porte-parole de la nouvelle Union Populaire, Écologique et Sociale, et notamment par Jean-Luc Mélenchon, se joue ici, localement, dans une proximité de campagne au travers de porte-à-porte. Morgane en a parlé. Plus de 2 000 portes toquées à la suite des 4 000 qui avaient été toquées pour les élections présidentielles. Et dans ces portes-à-portes, on nous parle de quoi ? Chaque fois que la porte s'ouvre, je rassure Jean-Luc que sa cote n'a pas baissé.

Parce que le mot magique pour faire ouvrir la porte, pardonnez-moi, camarade de la nouvelle Union Populaire, Écologique et Sociale, c'est beaucoup, et souvent, Jean-Luc Mélenchon qui m'aide à ouvrir la porte sans être là. C'est le mot magique. À l'interphone comme à la porte. Bon. Mais de quoi on me parle une fois que la porte est ouverte ? Pouvoir d'achat. Les gens sont véritablement étrangués. Moi, je veux bien qu'il y ait des fines bouches et des gens pour, des fois, nous envoyer des petites fléchettes dans le dos et finalement, être complice de la Macronie et de sa casse sociale et ses deux condamnations au titre de leur inaction climatique.

Mais les gens veulent vraiment que ça change et que les prix soient bloqués comme nous en avons pris l'engagement dans le programme partagé que nous savons financer dès le 20 juin. C'est de ça dont on nous parle. On est capable de le faire à la réunion avec un préfet sur 153 produits dans un panier qui est discuté avec les associations de consommateurs, avec les producteurs et on ne serait pas capable de le faire partout en France ? Il faudrait prendre de l'argent dans la caisse du Trésor public pour aller financer la grande distribution, les multinationales et les producteurs de pétrole comme voudrait au travers d'un chèque comme si on nous faisait l'aumône voudrait faire M.

Macron et on attend encore depuis tellement d'années le chèque alimentation que je ne m'attends pas non plus à ce que en la matière des choses se concrétisent rapidement en dehors de la perspective que nous avons de nous-mêmes prendre la décision de bloquer les prix et notamment les prix de l'énergie et notamment les prix de l'essence parce qu'il ne faut pas que le feu prenne à la plaine et qu'on arrive à la rentrée scolaire en ne pouvant pas financer la rentrée scolaire de nos gamins. Voilà de quoi concrètement on nous parle.

Et il faut arrêter les longs blablas et les énièmes rencontres ou débats ou grands débats alors qu'il y a une Assemblée nationale qui peut être élue pour justement régler les questions sérieuses on a besoin de rien d'autre que de faire vivre le débat parlementaire et d'acter en urgence souvent par décret parce qu'on ne peut plus attendre dans un certain nombre de domaines je pense au blocage des loyers à la baisse je pense bien sûr à l'augmentation du SMIC à 1500 euros net 1980 euros brut c'est de ça dont on parle dès le 1er juillet l'ouverture des conférences salariales obligatoires et qui cette fois-ci va devoir ouvrir le chantier pour que nul ne puisse augmenter en haut de l'entreprise sans augmenter tout le monde et notamment celui qui est en bas de l'échelle des salaires dans la boîte ça c'était quelques exemples parmi tant en porte à porte mais nous avons fait aussi avec Meluka les réunions d'appartement j'ai eu plus le temps de vous dire tout ce que j'avais envie de vous dire de ce que nous y avons partagé avec émotion mais j'en prends un à la première réunion d'appartement ces jeunes qui sont partis à 20h on avait déjà une belle discussion d'une heure mais pourquoi ils partaient parce qu'il fallait aller bosser pour payer les études et ils venaient de nous parler de quoi ?

de la sélection à l'université de la compétition des élèves et des universités entre elles qu'ils vivent crûment dans les universités de Lyon et de Villeurbanne et dans une ville qui connaît 46% de la population qui a moins de 29 ans cette question de la formation des études et de l'autonomie pour pouvoir pleinement se consacrer à son avenir professionnel et à sa formation est incontournable alors cette allocation jeunesse d'autonomie au-dessus du seuil de pauvreté est incontournable et pour ça nous avons besoin de gagner ces élections et dites-le à ceux qui hésitent encore il faut que cesse la dispersion et la dilution nous devons efficacement voter dès le 12 juin prochain on me presse de conclure j'en suis même pas au tiers de ce qui me passionne de partager avec vous et bien pourtant je vais le faire les ateliers des lois vous y avez fait référence j'attire votre attention c'est que nous on va faire mieux que celui qui ne l'a pas fait c'est-à-dire monsieur Bonnel mon prédécesseur qui n'a même pas été capable d'ouvrir une permanence à ville urbaine ça ça va de soi il y aura une permanence à ville urbaine mais l'équipe parlementaire tout entière le député et sa suppléante vont se consacrer à rendre institutionnel dans le débat dans la fabrication des textes de loi comme nous venons de le faire dans cette campagne pour aller vers la gratuité de la cantine scolaire pour en finir réellement avec les passoires thermiques et la réhabilitation des logements nous nous sommes engagés non seulement à construire un million de logements véritablement sociaux mais à réhabiliter les 700 000 passoires thermiques de notre pays dans cette mandature parce que ça suffit que 12 millions de nos concitoyens doivent choisir entre manger et se chauffer l'hiver entre manger et se déplacer et c'est qu'ils ne nous disent pas mais je le sais parce que je le vois dans leurs yeux c'est choisir entre chauffer et bien souvent se soigner qui est tout l'enjeu de ce qui se cache derrière ces réalités nous allons donc 8 à 10 fois par an fabriquer la loi les amendements des projets que le gouvernement Mélenchon nous présentera les lois que nous proposerons à l'Assemblée nationale dans le cadre de l'intergroupe seront ancrées connectées dans vos réalités de vie dans cette circonscription à Villeurbanne c'est tout le travail que nous allons avancer au fil de cette mandature dans un lieu qui je l'espère sera permanent et pourra vous recevoir au-delà de ces séances publiques et officielles je finis en vous disant que vous pouvez compter sur moi pour faire partie des têtes dures j'ai eu à endurer des cabales parfois des contrats pour me démolir politiquement j'en ai vu d'autres ils ont payé pour ça parfois ils ne sont jamais arrivés à me faire rentrer dans ma case je préfère vous prévenir et au-delà de vous dites-le tous ceux qui sont à la solde des multinationales des lobbies qui viennent défendre des intérêts particuliers à l'Assemblée nationale n'auront pas l'écoute du député de Villeurbanne nous les chasserons des lieux de pouvoir et de délibération et enfin je vous rapporte et je conclue la personne qui s'est levée à la réunion d'appartement l'autre soir et qui me dit moi je m'en fiche d'où vous venez ce que je vous demande c'est d'être à l'Assemblée nationale et de bosser et de tenir vos engagements pour qu'on soit plus jamais déçus elle se reconnaîtra alors vous savez ce qu'il vous reste à faire vous prenez votre répertoire vous appelez tous ceux dont vous n'avez pas de nouvelles depuis un mois vous vérifiez que non seulement ils vont voter pour la nouvelle Union Populaire Écologique et Sociale mais surtout qu'ils ne vont pas oublier d'y aller le 12 juin et de finir le travail le 19 juin je vous remercie

38:53
Invité

merci Gabrielle Amard et maintenant je vous demande d'accueillir celui qui incarne le camp de la justice sociale et de la bécurcation écologique notre futur Premier ministre Jean-Luc Mélenchon un tonnerre d'applaudissements bon

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Locuteur non identifié

alors il y a déjà une heure que vous êtes debout il y en a qui sont sous le soleil ne craignez rien il y en a à peine pour deux ou trois heures pas plus mes amis un travail particulier vous est confié ici dans cette circonscription élire Gabriel Amard député de Villeurbanne c'est un des piliers du système militant que j'ai eu le bonheur de construire au fil des années et qui permet maintenant la situation dans laquelle nous sommes il y a un an nous étions donnés pour résiduels battus humiliés balkanisés on ne cessait de montrer nos divisions et elles étaient réelles nos désaccords ils existaient mais formidablement le peuple français vous autres tous est intervenu et avec vos bulletins de vote en réfléchissant sans sans haine pour l'un ou pour l'autre vous avez fait un choix d'orientation et c'est ce qui a permis qu'après le résultat de l'élection tout d'un coup apparaissent aux yeux de gens qui pensaient que nous avions cessé d'exister nous autres tous je prends toute la famille là découvrent qu'il y a trois blocs le bloc libéral et de droite que dirige monsieur Macron 11 millions 400 000 voix le bloc d'extrême droite 11 millions 300 000 voix et le bloc populaire c'est nous 11 millions 11 millions 200 000 voix le plus difficile était alors de penser vite et clair et d'agir avec fermeté après y avoir réfléchi tourner la question dans tous les sens le choix qui a été pris était comme je l'avais annoncé avant le premier tour de l'élection présidentielle je vous avais dit si je passe le deuxième tour je m'adresserai à tous les autres pour voir comment on peut aller au deuxième tour et essayer de gagner ensemble à 420 000 voix près cette situation a failli se présenter pour autant je fais partie il y en a quelques-uns dans cette foule des gens que même quand on est qui même quand ils sont atteints c'est pas rien je vous demande d'y réfléchir de passer comme ça le destin vous passe à 420 000 voix néanmoins je n'ai jamais confondu mon humeur personnelle les rebondissements de mon existence avec la cause à laquelle j'ai voué ma vie et tout aussitôt il fallait prendre la décision qui comptait c'était en sachant que le bloc libéral et de droite c'est-à-dire les macronistes et la droite se diviseraient en sachant que le bloc de l'extrême droite se diviserait il fallait que nous saisissant la situation au moment où elle se présentait nous réalisions notre union puisqu'elle était rendue possible par ceux qui voudraient être sur une ligne de rupture rupture avec ce monde pourri rupture avec cette société d'irresponsables écologiques rupture avec l'inégalité rupture avec la satisfaction boursouflée des possédants qui ont tout saccagé tout gâché et qui viennent encore donner des leçons et à ce moment-là je peux vous dire une chose le plus difficile c'était pas pour nous les insoumis d'abord parce que bon on est d'un caractère assez spécial tous autant qu'on est non c'était pas pour nous je veux rendre hommage à ceux qui lorsque la main était tendue l'ont saisi en sachant que ça n'allait pas être un jour de fête pour eux derrière je pense à mes camarades socialistes à mes camarades d'Europe écologie les verts et évidemment aux communistes c'est eux qui ont fait le plus gros effort parce que il fallait bien une règle et la règle était particulièrement cuisante pour eux mais ça s'est fait et c'est un événement historique là notre petit rassemblement j'espère que vous avez amené vos jeunes pour qu'ils voient ça non pas vous vous êtes déjà vieux et maintenant ça commence à 12 ans ils ont des avis politiques là vous êtes déjà des vieux vous bah oui ah bah voilà t'es là bah il y en a un là moi j'ai un neveu là aussi j'ai un neveu il a 12 ans je lui dis alors qu'est-ce que t'en penses il m'a dit oh tu gagneras rien à te modérer je me blare pas en modérer bon c'est comme ça moi quand j'étais gamin il y en a quelques ans ici comme ça c'est à 14 ans qu'on était des monstres parce qu'on faisait de la politique aujourd'hui c'est descendu à 12 ans puis ils ont des idées c'est construit il y a quelque chose qui est le grand bonheur de la vie humaine c'est que la jeune génération est fondamentalement radicalement écologiste c'est à dire qu'elle comprend que le monde est un qu'il est impossible de séparer la vie humaine de son environnement naturel que la nature tout entière apparaît comme le corps inorganique de l'homme ce sont des idées qui dans ma génération n'étaient pas évidentes elles étaient elles paraissaient lointaines la première fois qu'on a vu quelqu'un venir à la télévision c'est un écologiste avec un verre d'eau c'était en 1964 on se disait mais c'est qui ce bugus qu'est-ce qu'il fait là avec son verre d'eau et pourtant il était extraordinairement prophétique et prémonitoire nous autres moi j'étais dedans on se battait pour que François Mitterrand gagne et on a bien fait de le faire mais en 1974 ça nous est passé au ras des moustaches il fallait déjà il fallait être patient de nouveau nous avons à être patient mais vous voyez que cette patience cette ténacité paye maintenant chose incroyable ce moment historique là où nous sommes c'est la première fois de toute l'histoire longue de notre famille depuis qu'elle existe que nous présentons des candidats en commun au premier tour c'est la première fois c'est la première fois que nous avons non seulement un accord électoral mais un accord sur un programme sur 640 mesures 640 mesures c'est pas un bout de papier avec 3 ou 4 idées comme ça qu'on donne à voir en disant ben écoutez et puis le reste on verra bien non 640 mesures 640 mesures qu'est-ce que ça fait ça fonde une culture commune quand nous disons tous que nous sommes pour la planification écologique on a même réussi à leur faire dire le mot de l'autre côté à l'autre jour c'était mon triomphe 6 colonnes sur le journal Le Monde comment penser la planification écologique parler avec nos mots ils finiront par parler avec notre grammaire et ben oui parce que la planification écologique si vous comptez transformer ça en gadget et ben vous vous trompez parce que la planification écologique il n'y a pas que le mot écologique qui contient le mot planification qui leur faisait tellement peur la planification ça veut dire les êtres humains savent qu'ils n'ont que leur cerveau pour régler les problèmes qu'ils affrontent premièrement il n'y a donc pas un dieu invisible qui va régler les problèmes à notre place je parle du dieu marché que les autres ont instauré et qui fait qu'ils pensent qu'en transformant tout en marchandise à ce moment là la vie va se régler toute seule la plupart d'entre vous il y a beaucoup qui doivent se dire mais de quoi ils parlent mais c'est ça qu'ils ont dans la tête vous ne pouvez pas comprendre leur politique si vous ne comprenez pas que c'est ça qu'ils ont dans la tête sur tous les sujets tous les sujets la santé marchandise ils inventent à l'hôpital la T2A tarification à l'activité tarification à l'activité 2A tarification à l'activité t'as mal où toi ?

bon t'as une appendicite très bien je te soigne allez maintenant zou tarification à l'activité au suivant et toi durée moyenne de séjour autre invention d'un technocrate DMS appendicite 24h dehors mais toi t'as mon âge appendicite en 24h c'est pas réglé et puis tu sais pas ce que tu vas faire comment tu vas rentrer à la maison et t'occuper de toi il n'y a personne mais ça compte pas t'as une chose et la durée moyenne c'est que une appendicite c'est 24h c'est pas 48h et ainsi de suite tout est organisé comme si nous étions des choses et tout est organisé comme si c'était une circulation de marchandises c'est ce qu'ils ont fait pour l'hôpital jusqu'à le détruire avec le rêve absurde que le marché de la santé allait prendre la relève je peux vous raconter comment à l'hôpital de la Timone à Marseille arrive une dame fort mal en point il faut bien le dire et elle était sur son brancard et elle avait un bout de papier qui était accroché après ses habits et dessus il était marqué la maladie de longue durée qu'elle avait la clinique l'a pas pris la clinique on comprend ils soignent les gens je veux pas dire que les cliniques ne soignent pas les gens c'est pas mon intention ne dire qu'ils font pas du bon boulot mais enfin une clinique privée c'est aussi fait pour faire des sous c'est pas le cas de l'hôpital public l'hôpital public la logique c'est la sécurité sociale l'invention la plus révolutionnaire que les français jamais fait c'est à dire que vous cotisez suivant vos moyens mais vous êtes soigné suivant vos besoins alors même quel qui que vous soyez Pierre, Paul, Jacqueline ou autre riche ou pauvre vous êtes soigné en fonction de la maladie que vous avez jusqu'à ce que vous soyez guérit c'est ça qu'ils détruisent de l'intérieur je vous l'ai dit pour l'hôpital ça vous l'avez à peu près tous compris le machin s'est effondré mais à quel moment le service privé a remplacé le public et bien vous connaissez la réponse jamais mais vous savez maintenant je regarde les gens quand je discute avec eux et que mes adversaires je parle pas de vous j'ai toujours regardé alors me voilà convoqué à la réunion avec monsieur Edouard Philippe au début de la Covid-19 alors bon c'est mon tour de parler curieusement c'était moi le premier bon bah très bien j'y vais j'ai dit dites alors on réquisitionne tout le monde ah oui oui oui me dit-il c'est en se demande comme ça genre c'est Mélenchon qui parle mes ennuis commencent bon alors je lui dis et vous avez pensé à réquisitionner le privé comment comme outré indigné comment pouvez-vous imaginer que le privé ne va pas participer à la lutte contre la Covid-19 j'ai dû dire une bêtise bon je passe à autre chose et au bout de deux mois qu'est-ce que je vois un communiqué du président de la fédération des cliniques privées qui dit mais on comprend pas comment ça se fait qu'on nous demande rien ces gens sont tellement obnubilés ceux qui gouvernent et le monsieur qui préside tellement obnubilés du marché de la liberté du marché qu'ils n'ont même pas osé aller demander dire écoutez on vous réquisitionne moi j'ai pas traîné je prends mon téléphone j'appelle Roux-de-Bézieux le patron des patrons je lui dis alors ça va au moins parce que si vous êtes même plus foutu de faire des masques en tissu on a quand même on comprend pourquoi le reste va pas vous vous rappelez à l'époque on se battait sur les tarmacs pour amener des masques en tissu à l'époque le gouvernement disait que les masques ça servait à rien et les tests aussi alors après comme ils ont dit le contraire il y en a eu pour tout le monde et monsieur Roux-de-Bézieux dit mais attendez mais pourquoi vous me parlez comme ça il dit mais moi je suis d'accord vous n'avez qu'à nous réquisitionner personne ne nous a rien demandé donc nous on s'est auto-réquisitionné et on a des entreprises qui ont ouvert des chaînes de production de masques ils n'ont pas osé et on a vu le président Macron dans une entreprise féliciter les gens qui étaient là en train de faire des masques et moi je me dis mais qu'est-ce qu'il fout là le sujet c'est pas d'aller voir les usines où on fait des masques c'est d'aller voir les usines où on fait pas de masques et où il faut en faire pour qu'on en ait je vous donne ça pour vous décrire l'ambiance intellectuelle qui va vous permettre de comprendre pourquoi il est dans cet état le président de la république parce qu'il y a une énigme figurez-vous non là je blague plus il se passe un truc mais je termine sur ce que je vous disais d'abord donc ça c'est pour l'hôpital résultat une pagaille noire tout est en train de s'effondrer on est arrivé à la limite on nous a prévenu 120 services d'urgence fermés cet été qu'est-ce qu'on va faire comment on s'y prend dans 3 semaines on gouverne comment il va falloir qu'on fasse pour rattraper une situation qu'ils ont mis 10 ans à créer et en l'aggravant spectaculairement parce que monsieur Macron a fermé 17 000 lits d'hôpital et pendant la crise Covid il en a encore fermé 5 700 pendant qu'il vous jouait de la flûte en vous disant c'est bien formidable les gens qui soignent on les aime on les adore quick quick quick on ferme des lits et donc on est arrivé au point où il n'y a plus rien qui marche vous avez des services les gens m'en parlent et ils me disent mais qu'est-ce que tu veux qu'on fasse ils nous ont enlevé une personne puis ils ont dit ah bah ça marche quand même vous n'en aviez pas besoin l'année d'après tant qu'une deuxième l'année d'après bah on dit bah non on peut pas ah bah on ferme et ainsi de suite on m'a expliqué comment si vous mettez quelqu'un vous venez de le soigner et les gens qui soignent c'est des gens ils aiment leur métier ça aussi c'est quelque chose que les libéraux et les fous du marché ont du mal à comprendre beaucoup de gens la plupart des gens aiment leur métier et ils aiment faire bien leur boulot quel que soit le boulot qui passe ils aiment bien le faire et ils aiment pas quand on est infirmier quand on est soignant on n'aime pas maltraiter les gens voilà faut le comprendre monsieur Macron ils n'aiment pas maltraiter les gens et ils aiment pas qu'on les mette dans une situation telle qu'ils en arrivent à maltraiter les gens alors on me dit mais écoute je dis écoute j'étais à Strasbourg alors je dis écoutez il n'y a pas de journaliste allez-y qu'est-ce qu'on fait parce qu'il faut bien que je décoince la situation cet été il faut bien que je trouve quelque chose je ne vais pas revenir vous voir en disant c'est la faute de l'autre évidemment comptez sur moi pour vous le rappeler mais après les gens qui sont là il faut bien qu'ils soient soignés et ce qu'on attend des pouvoirs publics c'est des solutions donc on passait hors vue tout ce qu'on pouvait gratter pour remettre en route l'hôpital public et c'est je ne vais pas vous ennuyer avec le détail de tout ça parce qu'après ça va être trop long et eux là-bas ils sont au soleil mais ce que je vais vous dire c'est ça si nous gagnons et la probabilité est forte rappelez-vous bien de ce que je vous dis à cet instant mêlez-vous de vos affaires occupez-vous de tout ça la solution du combat que nous mènerons en bonne partie elle passe par le terrain si vous avez des raisons de ne pas être content mobilisez-vous si vous avez la certitude que le travail est mal organisé et qu'on peut l'organiser autrement réorganisez-le vous-même auto-organisez-vous prenez le pays en main parce qu'on ne peut pas y arriver du sommet tout seul je vous ai dit là je viens de vous parler d'un secteur la santé vous avez vu l'éducation j'imagine qu'il y a des profs ici j'imagine qu'il y a des instituteurs il y a des gens qui travaillent dans le métier de l'éducation comment on a pu en arriver là maintenant on en est à recruter des gens en faisant des auditions de 30 minutes vous savez ce que c'est qu'un enseignant c'est un métier enseigner vous confieriez pas à quelqu'un un deux trois quatre cinq te vlats oubli vas-y ouvre voilà les ciseaux et ben alors vous croyez qu'un enseignant ça se fabrique un deux trois quatre cinq t'es prof vas-y va voir mes gosses apprends-leur les maths, la physique, l'histoire non c'est un métier on recrute les enseignes à bac 8-5 c'est une honte d'en être arrivé là la patrie des français la France elle-même n'existe que par son école parce que c'est là que se forme le peuple français en dépit de sa diversité sa diversité sociale sa diversité de couleur de peau sa diversité de religion nous sommes la France tous ensemble parce que nous apprenons à parler à compter à soustraire à écrire ensemble gloire à nos maîtres d'école c'est une honte qu'on en soit arrivé là et l'autre là qui tout d'un coup dit et ben nous allons en parler et ben voilà vas-y blabla il a supprimé 8000 postes de prof il en manque 2000 dans la seule région parisienne il a supprimé 8000 postes de prof le monsieur Blanquer qui est parti et qui depuis aujourd'hui c'est que la moustache lui il en avait supprimé 12 000 quand il était haut fonctionnaire de monsieur Sarkozy voilà les exploits de ces gens autrefois la haute administration de l'éducation nationale avait une tâche assurer que l'école fonctionne et j'aime mieux vous dire que dans les débuts de l'école tout le monde était là pour surveiller bien attentivement les inspecteurs les inspecteurs généraux les membres des rectorats moi je préfère prévenir tout le monde dans toutes les administrations vous êtes là pour faire tourner la maison pas pour faire plaisir à des cheffaillons qui vous demandent de supprimer du monde partout sans se soucier du résultat parce que c'est l'état qui est en train de s'effondrer et il s'effondre parce que vous êtes complices regardez où on en est maintenant ce sont les fonctions centrales de l'état la police je n'en dirais pas grand chose sinon que on n'est même plus capable d'organiser un match de foot on est la risée du monde entier parce que ce qu'on leur a appris à faire c'est un seul et unique geste qui ne sert à rien dans ce genre de circonstances la brutalité le gardien de la paix c'est autre chose qu'un robot cop qui charge et qui gaze et c'est pourquoi nous au pouvoir la police sera réorganisée de fond en comble pour que nous ayons une police républicaine c'est-à-dire efficace et respectueuse des citoyens et ceux à qui ça ne plaît pas peuvent s'en aller parce qu'on trouvera d'autres gens pour les remplacer plus respectueux des gens il n'y a pas de négociation possible avec la dignité des citoyens et maintenant c'est le Quai d'Orsay qui est en grève alors le Quai d'Orsay vous vous demandez peut-être ce que c'est c'est les diplomates du pays pourquoi ?

parce que monsieur le président de la République a décidé que diplomate non plus ce n'était pas un métier et que donc on pouvait les mettre en administrateur de l'Etat et que demain on nommera qui on veut d'abord les potes parce qu'on les connaît ça a l'avantage sauf que les potes ce n'est pas une garantie qu'ils vont faire le travail correctement diplomate c'est un métier ça s'apprend c'est le service de la patrie quel que soit le gouvernement qu'il soit de droite ou qu'il soit de gauche le diplomate sert et obéit il porte la politique que le gouvernement lui dit de porter et le gouvernement porte la politique que les députés lui ont confiée et les députés sont les représentants du peuple jusque dans la plus petite ambassade de France dans le monde le deuxième réseau mondial de diplomates la patrie est obéie par ceux qui la servent et c'est comme ça que j'entends que ce soit demain encore si nous sommes élus la réforme de la diplomatie française sera immédiatement arrêtée nous retournerons à des diplomates professionnels obéissant à porter la logique politique que nous voulons les voir porter alors le foot on sait pas la diplomatie voilà où on en est l'ENA c'était sa grande conclusion après la fin vous savez des gilets jaunes il avait trouvé l'idée qui correspondait à la revendication générale la seule qui l'ait prise supprimer l'ENA beaucoup de gens se pinçaient en disant on voit pas le rapport mais enfin pour faire intelligent on faisait semblant il y en a pas il n'y a pas de rapport mais il a fait quand même résultat ils sont en grève parce qu'ils disent que c'est une honte et un désordre absolu que leurs conditions d'éducation jusque là je vous parle des fonctions centrales de l'état mais vous avez vu comme moi on s'est plus organisé pas seulement les matchs de foot les élections les élections régionales où étaient les professions de foi on sait pas ils ont fait une enquête pour savoir et ils sont arrivés à la conclusion magistrale qu'il n'y avait qu'à confier le courrier à la poste pour qu'il arrive McKinsey ils ont fait bosser tous leurs ordinateurs pour trouver cette solution qu'est-ce qui s'est passé et maintenant voilà qu'ils organisent des élections électroniques avec l'étranger pourquoi pas une pagaille indescriptible pendant les deux premiers jours les gens recevaient pas les bons codes pour voter tic tic tic rien ne se passe pour finir ça passe et on découvre qu'il y a une messagerie où ça passe jamais la messagerie AOL à nouveau deux jours de perdu et une fois que tout ça enfin marche on découvre pendant cinq heures que tout est bloqué parce que c'est à l'arrivée que le courrier arrive pas nous autres les français nous ne sommes même plus capables d'organiser un vote électronique et à l'heure à laquelle je vous parle le vote par bulletin de vote imprimé ou écrit qui vient s'ajouter au vote électronique pour les français de l'étranger j'ai bien dit les français de l'étranger des français comme vous et moi des citoyennes et des citoyens et bien dans un certain nombre d'endroits notamment dans les Amériques dans une majorité de cas les bulletins de vote papier n'y sont pas et nous avons été prévenus qu'ils n'y étaient pas et qu'on devait les fournir nous-mêmes si bien que mes camarades la nuit dernière et la nuit d'avant ont photocopié des bulletins de vote pour les amener à l'ambassade et aujourd'hui mesdames et messieurs c'est à l'ambassade de la Paz en Bolivie qu'il n'y a qu'un seul et unique bulletin de vote parce que tous les autres ont été refusés le bulletin de vote de monsieur Macron une seule affiche celle de monsieur Macron voilà comment ces gens qui tant de fois faisaient la fine bouche devant monsieur Morales président de la Bolivie élu avec des bulletins de vote pour tout le monde qu'ils ont abandonné quand il y a eu un putsch voilà l'exemple qu'on montre devant les Boliviens nous autres français nous avons un candidat unique à bulletin unique alors ça ça c'est le sommet du ridicule et de la douleur pour nous français d'apparaître dans ces conditions et bien c'est ça les élections aujourd'hui en Bolivie pour la république française je pourrais continuer comme ça mais j'arrête l'état est en train de s'effondrer et voilà que nous avons eu une élection présidentielle et dans cette élection la caractéristique c'était que personne voulait discuter le président de la république décide qu'il participe à aucun débat avant le deuxième tour qu'il avait de longues mains espéré être avec madame le pen qui lui a servi les plats comme il fallait elle s'est donc fait battre avec une certaine énergie une participation active à la déroute la sienne incapable de répliquer quand l'autre lui dit mais vous vous empruntez des sous à la Russie moi je lui aurais dit mais vous voulez qu'on parle d'Alstom comme ça pour voir vous voulez qu'on parle de McKinsey ça aurait été un sujet si vous voulez c'est lui qui a commencé c'est pas moi c'est lui qui a commencé avec un DR elle reste comme une ballotte comme ça elle sait pas quoi dire elle a peur elle baisse les yeux alors bon alors pouf la nettoyer et alors il y a des élections législatives elle fait rien sinon une fois elle arrive et elle dit bon ben c'est normal que le président ait une majorité mais qu'est-ce que vous faites là madame ?

Allez directement l'aider portez-lui les seaux le cartable ces gens là c'est une comédie c'est une comédie il y a une opposition dans ce pays une qui tient bon et qui va au bout elle est là c'est tout je dis aux gens et ben vous choisissez c'est Macron ou nous mais regardez ambiance étrange on a les élections présidentielles il veut pas débattre on dit il a pas fait campagne c'est pas vrai entre septembre et décembre ils ont pas arrêté de promettre des chèques des machins des trucs et des bidules tout d'un coup zuit plus personne arrive la guerre d'Ukraine il était censé être le président de l'Europe on nous avait annoncé que ça allait être on allait voir ce qu'on allait voir il ne s'est strictement rien passé au niveau européen non pire du peu qu'on pouvait faire on n'a pas pu le faire si bien que les négociations entre les russes et les ukrainiens c'est pas l'initiative des européens qu'elles ont eu lieu alors que nous sommes voisins est directement concernés par cette guerre est directement concernés par le fait que nous ne pouvons pas accepter que monsieur Poutine passe les frontières nous ne pouvons pas l'accepter donc nous sommes tous en danger tous en danger et donc la riposte elle doit être calculée et assez dure pour obtenir un résultat lequel ?

qu'il évacue l'Ukraine 20% du territoire de l'Ukraine est occupé en dépit de ce qui a été fait entre temps mais bon bref le président de l'Europe il est passé où à ce moment là ?

je vous signale qu'il est encore président jusqu'à juillet si c'était moi qui avais été élu oh j'aurais pas fait de la grande idéologie jusqu'à arriver j'aurais dit j'ai un truc à vous dire étant entendu que l'essence a augmenté jusqu'à arriver à 2 euros je vous propose que nous tous les pays qui sommes là nous décidons que dorénavant il y aura un prix unique de l'essence à la baisse 1 euro point barre et c'est le prix maximum pour toute l'Europe et si toute l'Europe dit ça l'instant d'après l'instant d'après nous obtenons ce prix pourquoi ? parce que personne dans le monde ne peut dire non à 450 millions de consommateurs ça n'existe pas ils ne l'ont pas fait pourquoi ?

pourquoi a-t-on perdu autant de temps ?

comment se fait-il que maintenant c'est l'Espagne et le Portugal qui ont décidé de bloquer les prix du gaz et du pétrole et qu'a dit la commission européenne elle ne s'est pas fâchée elle a dit bah on comprend c'est la pagaille bah oui donc on pouvait le faire il ne l'a pas fait il pourrait le faire il ne le fait pas il vous annonce qu'il va donner des chèques c'est sa technique les chèques mais moi je ne suis pas d'accord avec ça si il y a un chèque prenez-le on discute après vous prenez d'abord et après on parle bon non mais bon il faut faire avec la vie mais ce n'est pas acceptable donc il prend dans le trésor public pour quoi faire il vous le donne et vous qu'est-ce que vous faites vous allez acheter votre essence à 2 euros vous êtes trop brave c'est-à-dire qu'avec votre trésor public vos impôts vous remplissez le trésor privé parce que ces prix sont des prix spéculatifs et c'est vrai pour le pétrole et c'est vrai aussi pour la nourriture c'est monsieur Édouard Leclerc qui n'est quand même pas un anarchiste communiste bolchevique insoumis je ne sais pas quoi qui dit il n'y a pas de raison c'est de la spéculation alors si c'est de la spéculation il faut étouffer l'incendie de l'augmentation des prix là où il est le carburant article 1 bloquer les prix article 2 la consommation courante on bloque les prix de cette manière on enferme les foyers d'augmentation des prix qui après se propagent parce que si on laisse l'essence augmenter tout ce qui va dépendre de ça va augmenter les engrais on en bouffe mais bon pour prendre l'exemple dans l'agriculture et ainsi de suite les charges dans vos immeubles qui vont se répercuter sur vous et ainsi de suite donc il faut étouffer l'incendie là où il est c'est la politique que nous proposons alors là dessus je ne sais pas pourquoi je règle son compte à cette phrase parce que c'est celle que je trouve la plus absurde il dit monsieur Mélenchon alors son truc c'est de me mettre dans le même sac que madame Le Pen alors c'est lesquels ceux là bah ouais d'accord non mais ça urge il faut comprendre ça ne peut pas attendre qu'est-ce que j'étais en train de dire oui il me met dans le même sac que madame Le Pen et il dit il propose de sortir du marché européen de l'électricité c'est absurde mais quand on a proposé ça il dit mais nous on achète à l'extérieur et on vend à l'extérieur quand on a trop à quel moment on a dit nous que non on ne donnerait pas d'électricité aux autres jamais en tout cas moi je n'ai jamais dit ça jamais j'ai dit que je n'étais plus d'accord pour que le prix de l'électricité en Europe soit fixé à partir d'un prix de gros et que le prix de gros il est calculé d'après le prix que ça coûte dans l'usine la plus la plus qui fonctionne le plus mal de toute l'Europe ah parce qu'il ne faut pas briser le marché vous comprenez même l'autre qui produit l'électricité à un prix pas possible et il a le droit de vivre pour le marché je ne sais pas si vous avez suivi ce que je viens de vous expliquer mais voilà ce que j'ai dit je n'ai donc pas dit qu'on se retirait mais puisqu'il y va comme ça elle n'a qu'à demander à monsieur le maire pourquoi monsieur le maire a dit lui aussi que le marché de l'électricité le maire c'est son ministre de l'économie et bien pourquoi il lui a dit lui aussi il a dit le prix de l'électricité est organisé d'une manière je ne sais pas quoi inadaptée je ne sais pas comment on dit ça dans la langue bien pour dire que ça ne vaut rien alors bon ben moi je ne me contente pas de pleurnicher je ne me contente pas de gémir j'essaye de trouver les camarades ont trouvé la réponse à faire où était le problème comment on règle et ce n'est pas moi tout seul qui trouve ça c'est les économistes qu'il y a autour de l'union populaire ben eux aussi ils ont des économistes ils sont donc incapables aussi de trouver des idées en matière de fonctionnement de l'économie alors donc cet homme je vais vous dire ce que je crois à cette heure on nous avait annoncé un deuxième mandat il y aurait une nouvelle méthode et tout d'un coup pchouf c'est comme une sorte de renaissance d'ailleurs il a décidé de s'appeler comme ça ce qui suppose qu'il était mort avant enfin il fait ce qu'il veut mais c'est un exercice qui peut comporter des risques vous éteignez la lumière elle n'est pas forcée qu'elle se rallume bref et puis donc il arrive au plus exactement il ne se passe rien pendant que 5 semaines on dit mais et qu'est-ce que vous faisiez c'est pas moi qui dis ça c'est le journaliste qui l'interroge il lui dit mais vous avez fait quoi là pendant tout ce temps là alors il a fait le gouvernement bon c'était quand même un casse-tête alors il dit ministre de l'agriculture bon un tel bon président à 4h du matin monsieur Fénaud il était dans l'hémicycle c'est pas mal hein comme député et il a voté contre l'interdiction du glyphosate ça se saura pas vous inquiétez pas et ainsi de suite la ministre de l'écologie même motif même peine et ainsi de suite je vous fais pas toute la liste du gouvernement je vous dis ça juste pour vous dire que ça m'a pas impressionné qu'il lui ait fallu 5 semaines pour prendre des décisions aussi curieuses et à la fin nous amener quelqu'un dont on nous dit que elle est supposée être de gauche parce qu'elle a travaillé pour des ministres de gauche non les ministres ils étaient de gauche mais pas tous ceux qui servaient faut quand même pas exagérer en tout cas pas elle madame Borne c'est pas une femme de gauche c'est une femme de droite elle a le droit c'est une femme de droite elle est libérale bon voilà point mais pourquoi essayer de faire croire qu'elle est autre chose que ce qu'elle est mais pour qui vous nous prenez j'ai envie de dire mais pour qui vous nous prenez vous croyez qu'on est ballot à ce point oui il le croit vous savez comment je le sais parce qu'il s'en va à Marseille et il fait un discours la planification écologique les gens disent ouh Mélenchon on sort de ce corps et puis après il dit nos vies valent plus que leurs profits ouh poutou sort de là pour qui nous prend-il au moment où il fait ça il nous prend pour des imbéciles je vais vous dire ce qui est arrivé à ce gars il est arrivé il a dit lui-même que c'était un hold up il a dit lui-même qu'il était là par effraction c'est lui qui l'a dit c'est pas moi il y a même eu un film à sa gloire là-dessus et alors il est arrivé il avait dit moi je vais démolir tout ça au pic à glace alors il a commencé par trahir Hollande et puis l'autre et puis machin et tout et se met au boulot il y avait plein de boutons il a tapé partout toc toc toc toc toc sur tous les boutons libéralisons tout ce qu'on peut qu'il y a autour de nous bon bilan non mais c'est ça qu'il a fait première chose qu'il fait il démontre le code du travail et ainsi de suite tout le temps après il est passé à la retraite bon là il est tombé sur nous en lisement général 49.3 rien n'a bougé heureusement on a bien bossé comme député on a tout bloqué mais merci merci nuit et jour alors il y avait tous les chiens de garde qui étaient là ouh les insoumis ont déposé 700 000 amendements ouais vas-y 700 000 pourquoi pas un million pendant qu'on y est mais c'est dans toute la presse moi je me disais mais bon on a mis 700 000 je demande à Mathilde je lui dis on a fait ça nous elle me dit non non pas du tout alors on a mis un petit paquet quand même faut bien dire ce qui est mais pas 700 000 maintenant qu'il a appuyé sur tous les boutons et qu'est-ce qui se passe rien si tout va plus mal mais vous vous vous étiez vous vous y attendiez hein vous avez assez vécu pour savoir que si on détruit tout à la fin ça marche pas mais lui regardez bien est-ce que vous croyez qu'en commençant à tout désorganiser il s'était dit quoi d'autre que ça va marcher du feu de dieu la marchandise va baisser de prix donc on va en vendre davantage donc il y aura des sous qui vont rentrer donc ils vont embaucher des gens et ça sera le paradis sur terre rien de tout ça n'a lieu au bout de 5 ans le pire déficit du commerce extérieur de la France le pire depuis toujours on n'a jamais aussi peu et aussi mal vendu ce qui signifie que tout l'argent qu'on leur a donné pour la politique de l'offre comme ils disent pour faire baisser le prix de la marchandise en lui enlevant les charges comme ils disent les impôts comme ils disent en leur retirant 140 milliards d'impôts qu'ils avaient à payer et qui ne sont plus dans les caisses de l'Etat raison pour laquelle on a supprimé les 8000 postes d'enseignants dont je vous ai parlé les 17000 lits d'hôpitaux etc 140 milliards qui correspondent pile poil au déficit du budget de l'Etat si on voulait à cette heure-ci d'une signature ou d'une loi on rétablit tous les impôts qu'ils ont supprimés et l'instant d'après les comptes de l'Etat sont à l'équilibre c'est eux qui ont vidé la caisse pour les donner à des gens qui n'en ont rien fait sinon une accumulation de fortune telle que 5 personnes ont la fortune de 27 millions de français tel que le capital des plus riches a été multiplié par 5 voilà leur bilan avec le plus grand déficit le chômage 6 millions de personnes et ils trouvent le moyen de venir faire parler leurs répondeurs automatiques et leurs perroquets nous répéter sur tous les tons que le chômage baisse comment s'y sont-ils pris ils ont mis 900 000 jeunes à l'apprentissage les 700 000 derniers en donnant 8 000 euros de primes pour prendre un apprenti et que 25% de ces jeunes gens se trouvent si mal à l'aise si mal employés si mal organisés qu'au bout de 3 mois ils s'en vont ils s'en foutent c'est pas leur gosse voilà la vérité voilà à quel prix ils ont réussi à faire croire que le chômage avait baissé il y a toujours 6 millions de personnes au chômage il y a 8 millions de personnes à l'aide alimentaire nous sommes une puissance agricole et nous avons 8 millions de personnes qui ne mangent pas à leur faim 12 millions de personnes qui ont eu froid cet hiver ils s'en foutent c'est pas leur sujet et c'est tellement pas leur sujet que là après qu'il ait fait ces choses remarquables c'est à dire rien pendant 5 semaines il n'y en a même pas eu un pour lui dire président il y a une chose qu'il faut que tu saches c'est que l'hiver c'est terrible pour les gens qui n'ont pas d'abri pour les gens qui sont dans la rue il y a 4 millions de mallogés dans ce pays il y a 300 000 personnes qui n'ont pas un bout de carton sur la tête non j'exagère parce qu'il y en a qui sont recueillis dans les hôtels placés vont ici là des fois des fois y a-t-il les gosses ou n'y sont-ils pas c'est une vie de chien qu'on leur fait mais il y a quand même 2000 personnes qui meurent chaque année de la rue parce qu'ils sont dans la rue et bien vous savez l'hiver bien sûr c'est terrible il fait froid mais je vais vous en annoncer une autre l'été il fait chaud et cet été il va faire très chaud alors qui va donner à boire aux pauvres gens qui n'ont pas accès à des fontaines publiques parce qu'on n'a pas fait la politique que Gabriel Amard nous recommande à tous depuis 10 ans remettez partout des fontaines publiques qui va donner aux gens le moyen de se laver le moyen d'assumer leur dignité d'être humain le chaud c'est pire que le froid pour beaucoup alors donc ils n'y ont pas pensé ça ne les a pas occupés ça ne lui a pas pris une minute il dit qu'il s'est occupé de faire le gouvernement et de préparer une loi sur le pouvoir d'achat mais tu n'as qu'à la dire ta loi puisque tu l'as préparée ça t'a pris 5 semaines non on verra après on devine tous pourquoi on verra après c'est parce que ça sera de la flûte c'est tout si ce n'était pas de la flûte il annoncerait maintenant pour vous donner l'idée de dire c'est bien quand même monsieur Macron on s'occupe de nous on va voter pour lui s'il ne le dit pas c'est qu'il en a honte il n'ose pas le dire voilà la vérité nous au moins on dit ce qu'on va faire il voulait raconter il y a un instant Gabriel Amard tchouk SMIC à 1500 euros c'est un décret ça ne me coûte que l'encre du stylo voilà on va le faire et évidemment que je convoquerai les conférences par branche pourquoi ?

parce que par branche c'est là que vous négocierez le mieux il y a des syndicalistes ici vous savez comme moi qu'on négocie mieux dans la branche que si on négocie dans l'entreprise et pourquoi je fais ça ?

pas par idéologie c'est que si vous mettez les gens à 1500 euros la grille des salaires elle est complètement par terre d'abord vous avez 85% des minima conventionnels c'est à dire la paie minimum dans la convention de branche une branche c'est métallurgie commerce tout ça d'accord les minima sont en dessous du SMIC il faut bien qu'ils les mettent à jour s'ils les mettent à jour toute la grille des salaires change ben alors comment discuter ils devront discuter de ça ils devront discuter de l'écart tout à l'heure Gabriel a expliqué ça superbement je reviens au monsieur il a donc appuyé sur tous les boutons et il s'est passé rien à la sortie et maintenant qu'est-ce qu'il a ?

il a zéro idée il ne sait pas quoi faire alors il dit bon de toute façon je vais leur prendre ce qu'ils ont déjà ça va m'occuper qu'est-ce qu'ils ont ? leur vie et ben tiens va bosser 65 ans la retraite a 65 ans il y a des journaux qui disaient il se cache mesdames messieurs il ne se cache pas il vous a prévenu à l'été 2023 il pense que s'il a gagné sa réforme sera appliquée à partir de l'été 2023 ça sera 65 ans aujourd'hui la majorité des gens à 60 ans ils sont soit au chômage quelques-uns au boulot mais beaucoup au chômage donc ils relèvent 1. du RSA 2.

de l'allocation chômage mais la moitié des gens qui sont au chômage n'ont pas d'allocation et 3 s'ils font partie de cela ils comptent sur la paye du conjoint ou la retraite du conjoint parce que souvent on est de la même génération quand on vit ensemble la paye ou la retraite du conjoint ce n'est pas non plus la merveille donc ça veut dire des millions de gens qui sont dans la pauvreté mais pas que la pauvreté matérielle il y a tout ce qui va avec la pauvreté la misère ce n'est pas qu'une affaire monétaire c'est les endroits où vous ne pouvez pas aller c'est les petits cadeaux que vous ne pouvez pas faire c'est le manger sympathique que vous ne ferez pas parce que vous ne vous le payez pas la misère la pauvreté c'est toute la vie qui est mitée de l'intérieur parce que des petites choses simples on ne peut pas les faire et cette pauvreté-là ça les laisse indifférent et cette pauvreté-là à la fin cette misère-là elle se transforme en je me bouffe je me bouffe moi-même de l'intérieur je ne suis pas bien je ne suis pas content d'être comme ça parce que toute ma vie j'ai bossé parce que j'ai tout le temps fait des efforts parce que je me suis occupé de mes gamins comment c'est possible que j'en sois là voilà ce que se disent les gens et ils se rendent malades de ça ils se rendent malades tout ça ça n'existe pas vous êtes prévenus c'est à son programme et la retraite à 65 ans écoutez-moi c'est juste une petite démonstration pour que vous compreniez à quel point ces gens sont des gens hallucinés pourquoi il fait la retraite à 65 ans parce que dit-il il y a un trou de 3 milliards dans la caisse c'est rien 3 milliards c'est que dalle c'est l'ancien impôt sur la fortune évidemment vous des milliards vous n'avez pas idée de ce que ça peut être mais dans les comptes publics 3 milliards 3 milliards bon ben je vous ai écouté monsieur Macron je vous ai écouté attentivement vous avez dit parmi le faux des choses que vous dites nous allons revenir au plein emploi admettons je prends mon papier c'est quoi le plein emploi 5% de chômage seulement plein emploi c'est 5% de chômage seulement égal x millions de gens de centaines de milliers de personnes au travail à peu près 800 000 de plus ça rapporte 6 milliards expliquez-moi voir les gens pourquoi vous vous préparez à prendre 6 milliards pour boucher un trou de 3 il n'y aurait-il pas 3 milliards de trop alors c'est pas grave on saura toujours quoi en faire pourrait-il dire mais non non non on parle de notre vie là on parle d'une année de retraite ou on parle de 2 années de retraite et à 62 ans il y a déjà un quart des plus pauvres qui sont plus là pour aucune retraite d'aucune sorte d'accord donc on fait pas des comptes comme ça approximatifs sur le dos de la vie des gens je suis pas d'accord moi avec ça chaque centime chaque jour qui peut être gagné de petit bonheur de petite liberté il faut le prendre il faut le prendre tout de suite maintenant voilà ce que c'est sa retraite à 65 ans il vous a prévenu le RSA 20 heures de travail forcé par semaine on lui a dit mais monsieur les conventions que la France a signées interdisent le travail forcé alors il a dit ah mais non oui bon il y en a qui devront quand même travailler mais sinon on va les accompagner vous voulez les accompagner est-ce que quelqu'un vous a dit que c'est déjà le cas que c'est normalement la tâche des départements et que si vous voulez accompagner ces millions de personnes il va vous falloir créer des postes à qui vous allez demander de les créer au département à la commune à la région vous donnez les sous non c'est l'inverse que vous avez prévu vous avez prévu de leur enlever 10 milliards alors qu'est-ce que c'est que vous nous racontez vous allez faire en sorte que chaque personne qui est au RSA se sente continuellement en danger d'être interpellé pour dire hé toi qu'est-ce que tu fais là au lieu d'aller bosser 20 heures par semaine à quoi faire on sait pas creuse un trou tu le reboucheras après mais oui j'en parle avec colère parce qu'il y en a ras-le-bol de voir toujours montrer du doigt les gens qui se démènent pour essayer de vivre dignement qui font ce qu'ils peuvent ils ont pas choisi d'être au RSA c'est vous qui avez fait une société tellement dégueulasse qu'on en est là alors ça va maintenant il y en a assez de toujours toujours toujours stigmatiser les mêmes et alors après il dit nous allons nous occuper de la location chômage pour inciter les gens les travailleurs mais vous nous l'avez déjà fait celle-là il y a déjà la moitié des gens qui sont au chômage qui n'ont pas d'allocation et la dernière réforme que vous avez fait chère madame Borne qui est de gauche ça a consisté à faire perdre 17% de leurs revenus à un million de personnes et donc vous nous annoncez que vous allez continuer à l'empirer voilà les gens de quoi on parle c'est pas un jeu une élection et lui il veut débattre avec personne et elle elle est première ministre elle veut pas débattre avec nous et les ministres non plus heureusement qu'il y a quelques chaînes de télé qui organisent des débats entre les députés mais j'ai l'intention de vous dire la chose suivante l'élection qui a lieu c'est pas une élection dans chaque circonscription même si c'est là que ça a lieu c'est une élection nationale vous allez élire des députés nationaux pour faire la politique du pays pas pour se substituer pas pour se substituer au maire pour se substituer au conseiller général ou au conseiller régional nous avons besoin de ces personnes de leur savoir-faire pour guider la politique de la nation alors maintenant j'y viens comme il a appuyé sur tous les boutons et que maintenant il a zéro idée il vous sert ça il s'en prend à moi doucement je vais pas me fâcher je vais prendre la chose bien le projet de Jean-Luc Mélenchon c'est le désordre et la soumission vous vous êtes mis à combien monsieur Macron pour trouver cette formule franchement c'est un conseiller en communication qui vous a dit ça mais le désordre cher monsieur c'est vous la pagaille générale il n'y a qu'à regarder il n'y a plus rien qui marche et la soumission j'aimerais bien savoir à quoi ça m'intéresserait de le savoir pourquoi on n'aurait pas un petit débat vous pourriez me dire à quoi je suis soumis puis moi je vous dirai à quoi vous êtes soumis il y en a pour tout le monde alors c'est là que surgit l'idée du siècle je n'ai pas peur des mots qu'est-ce qu'il a prévu de faire si blabla pour atteindre mes objectifs je suis obligé de vous infliger ça parce que comme il ne veut pas débattre et elle non plus j'improvise à partir d'un article de journal où il y a une interview comme il a relu je pense qu'il a pesé ses mots pour atteindre mes objectifs je veux réunir un conseil national de la refondation avec les forces politiques on se demande lesquelles économiques sociales associatives des élus lesquels on verra des territoires et des citoyens tirés au sort ce sera l'instance dans laquelle nous ferons vivre nos réformes alors je vois votre silence vous n'y comprenez rien et je suis donc obligé de vous expliquer c'est il y en a quelques-uns parmi vous qui sont abonnés à des chaînes comme Netflix et tout ça il y a des saisons donc après la première saison du grand blabla il y a maintenant une deuxième saison du grand blabla nous avons d'abord eu le grand débat national en janvier 2019 c'était la saison 1 le grand blabla le président de la république en bras de chemise répondait à tout sur tous les sujets et ça durait ça durait ça durait des heures impossible de lui répondre des fois il triait le public pour être plus tranquille mais il y a des tas de braves gens parce que les français sont comme ça c'est un peuple très politique donc des milliers de braves gens se sont dit puisque notre président nous interpelle je vais donner le coup de main en donnant mon avis et en France tout le monde a un avis surtout et quand c'est qu'un avis c'est bien parce que des fois c'est deux et pas toujours du même avis il y avait quelqu'un qui disait à l'époque c'était sous Napoléon III je crois il disait il y a 30 millions en France il y a 30 millions de sujets sans compter les sujets de mécontentement bon et ben là c'est pareil 2 millions de personnes ont écrit une contribution 2 millions 10 000 cahiers de doléances ont été remplis ça c'est la France et bien après le premier grand blabla que s'est-il passé on a supprimé l'ENA 2 millions de contributions et 10 000 cahiers de doléances on a supprimé l'ENA je le prends à la blague mais pour vous dire à quel point c'est offensant nous sommes un peuple citoyen nous sommes un peuple d'adultes nous sommes des gens responsables si nous prenons nous donnons le mal d'écrire une contribution c'est pas pour qu'on prenne tout sans même le lire pour le foutre aux archives départementales parce que c'est ça qui s'est passé et plusieurs articles de presse ont montré que c'est ça qui s'est passé dans pas mal de départements nous n'avons jamais vu une mise en ordre de ces 2 millions de contributions et une fois qu'on a eu fini avec ça ils ont inventé la convention citoyenne pour le climat on a tiré des gens au sort des gens sérieux des gens responsables des gens qui se sont intéressés à ce qu'on leur demandait qui ont écouté beaucoup de contributions qui ont lu beaucoup de textes et le président avait dit tout ce que vous direz quick j'applique sans filtre hop on discute pas c'est fait ils ont fait tout ce qu'ils avaient à faire et qu'est-ce qu'il a appliqué sans filtre ?

rien pas un peu rien absolument rien autrement dit tout ça n'a servi à rien sinon qu'à offenser des gens qui étaient de bonne volonté et vous autres tous parmi vous il y en a quelques-uns qui se sont dit c'est normal on est comme ça dans la vie on s'attend pas à un tel cynisme donc c'est deuxième grande saison du blabla le conseil national de la refondation sauf que là ça commence à nous chauffer ça commence à être trop et je voudrais rajouter une chose à ce qu'a dit à l'instant Gabriel là je vous dis pas avec le pollen j'en ai pour trois jours à m'en remettre monsieur le président il y a à la faveur du temps qui a passé une ou deux inventions qu'on peut nommer par leur nom et qui s'appelle la démocratie en France la démocratie permet d'avoir un parlement on élit des gens pas les gens qu'on choisit on élit des gens après des campagnes électorales contradictoires parfois animées et on a des députés qui viennent au parlement article 24 de la constitution le parlement vote la loi il contrôle l'action du gouvernement pas vos potes tirés au sort ni les forces politiques économiques et sociales que vous avez choisis le parlement il contrôle l'action du gouvernement il évalue les politiques publiques voilà il y a un parlement pour faire ça et si vous voulez vous adresser à des gens dans un cadre un peu plus large c'est pas la peine d'inventer le conseil national de la refondation j'ai envie de vous dire que non seulement ça sert à rien de faire le conseil national de la refondation mais pendant que j'y suis j'ai d'autres recommandations ça sert à rien d'inventer l'eau chaude le fil à couper le beurre non plus et ainsi de suite parce que dans ce pays il y a une autre institution qui s'appelle le conseil économique et social et ce conseil économique et social il est composé de 175 conseillers 52 désignés par les syndicats 52 désignés par les patrons 45 désignés par le monde associatif et 26 par des organisations environnementales par conséquent si ça vous suffit pas d'avoir une assemblée nationale si ça vous suffit pas d'avoir un sénat si ça vous suffit pas d'avoir des conseils municipaux des conseils départementaux des conseils régionaux si vous pensez que tout ça ne sert à rien alors convoquer une constituante pour réorganiser l'ensemble de la vie politique et publique de ce pays mais si vous pensez que c'est bien alors faites-les fonctionner et n'inventez pas des rassemblements des pique-niques festifs nommés conseil national de la refondation parce que figurez-vous que la suite bon quand même sont pesantes cacahuètes il dit dans le cadre de ce conseil national de la refondation je veux que sur l'école et la santé soient définis nos objectifs et les moyens ah bon puis dès septembre je souhaite que des discussions aient lieu sur le terrain misère on va encore se taper 10 heures où il va être là dans les 1200 bassins de vie nous 1200 bassins de vie toc toc toc gogle combien il y a de bassins de vie dans ce pays c'est l'INSEE qui décide il y en a 1700 lui a ramené ça à 1200 pourquoi il a peut-être déjà réuni un conseil restreint de défense pour le réduire de 500 bref auxquels seront associés toutes les parties prenantes pour la santé par exemple par exemple pour la santé par exemple par exemple quel exemple les médecins hé Gabriel on parle de la santé et on va consulter les médecins waouh les paramédicaux yeah les élus et les associations de patients il faut vraiment être patient on va se donner plusieurs mois pour identifier les besoins et bâtir des projets on sortira une feuille de route et des moyens chiffrés les gens mais qu'est-ce qu'on est nous qu'est-ce qu'on est on n'est pas des citoyennes des citoyens ça sert pas à ça les élections à dire bah écoutez on va faire comme ci on va faire comme là moi c'est clair je vous dis si je m'occupe de l'hôpital je vais supprimer la durée moyenne de séjour l'activité le paiement à l'acte de l'activité on va embaucher 160 000 personnes parce que c'est ça dont on a besoin je sais pas comment on va faire pour les trouver parce que c'est pas en claquant dans les doigts qu'on va y arriver on va essayer de faire revenir quelques-uns des 180 000 qui sont partis en les payant mieux et en leur proposant de faire leur métier comme ils entendent ça sert au moins on pouvait dire monsieur Mélenchon ça c'est pas possible vous poussez le cri du répondeur automatique de droite combien ça coûte ?

bon voilà et alors eux quand ils décident un truc personne ne dit combien ça coûte votre truc combien ça coûte votre réforme vous savez même pas que ça coûte 4 milliards et demi de passer la retraite à 65 ans mais si avec ça combien ça coûte vos bêtises assez de règlements comme il dit avec monsieur Mélenchon ils ont mis 70 fois interdiction catastrophe la société de l'interdiction oui oui et bien ça se discute les interdictions moi je veux interdire les glyphosates je veux interdire qu'on arrête de foutre du sucre partout qui fait que nous avons une crise épidémique d'obésité et de maladies cardiaques et en particulier dans les dottomes où vous rajoutez du sucre pour que les gens soient accros oui oui très bien vous savez alors je peux changer le mot ça peut vouloir dire liberté de boire de l'eau dans lequel il n'y ait pas de glyphosate liberté de faire pipi sans glyphosate et bien oui c'est une liberté je ne l'ai plus ni vous non plus liberté de voir une rivière où il n'y a pas de glyphosate ça non plus vous ne l'avez plus cette liberté pour que vous récupériez ces libertés il faut interdire les prédations auxquelles ces gens-là se livrent et que lui trouve normal de faire durer parce que lui il avait commencé par dire qu'il ne mettrait pas de glyphosate qu'il l'interdirait et ensuite il est allé à l'Europe et à l'Europe on lui a dit quoi quoi monsieur le président il faut rigoler qu'à une interdiction soyez raisonnable non non bon dans 3 ans l'OT dit non 5 bon 3 bon d'accord 3 et puis maintenant après c'est ah ben non c'est 5 voilà dans 5 ans on va rediscuter attendez j'ai pas j'ai pas bien entendu c'est pas dans 5 ans on va interdire dans 5 ans on recommence le cirque les français arrivent et disent on interdit et les autres disent ah non non non c'est pas possible parce que Monsanto c'est nous qu'on l'a acheté pour monsieur Bayern la plus grosse boîte de chimie du monde qui est en Allemagne et en Europe donc nous les Européens on est les premiers qui pourraient dire eh ben le glyphosate et Monsanto quick c'est fini il faut dédommager voyons vous dédommagez les malades et nous on vous dédommage le capital ça nous va mais vous dédommagez les malades ah ah alors donc il a négocié ça n'importe comment il a rien obtenu et à la fin il en est à pleurer parce qu'on veut interdire et je pourrais comme ça continuer mais vous m'avez entendu dire là tout à l'heure je vous ai lu que on va avoir des discussions sur le terrain dans les 1200 bassins de vie pour discuter avec les élus les médecins les paramédicaux et tout ça très bien monsieur le président vous perdez votre temps le rapport parlementaire sur la santé je vous signale qu'il existe une assemblée nationale regardez cette page je ne vais pas vous la lire c'est la liste des rapports qui ont déjà été faits sur les problèmes de la santé en France c'est à dire que tout a déjà été analysé disséqué discuté un million de fois que si par hasard vous ne vous en rappelez pas vous n'avez qu'à convoquer quatre syndicats un de patron et trois d'ouvriers et vous saurez en cinq minutes tout ce qu'il y a en trop et en moins 21 juillet 2021 rapport d'information sur l'évaluation des politiques de prévention en santé publique juillet 2021 rapport d'information sur l'organisation des professions de santé quelle vision dans dix ans et comment y parvenir c'est depuis 2021 qu'on vous l'a dit etc etc 23 janvier 2021 rapport d'information sur les médicaments rapport d'information sur l'impact la gestion et les conséquences dans toutes ces dimensions de l'épidémie de coronavirus je ne vais pas vous lire la page il y en a une page normalement j'avais prévu un bel effet oratoire je vous lisais la page et vous disiez waouh donc l'autre il se fout de nous parce qu'il dit qu'ils vont discuter c'est bien ce que je vous disais je n'ai donc pas exagéré en vous disant c'est une nouvelle saison du grand blabla blabla blabla blabla blabla blabla blabla et pendant ce temps là comme pendant la covid et je te ferme des lits d'hôpitaux et je te vire des profs et je réapparais à la télé en disant il est temps de s'occuper de l'hôpital et de notre personnel admirable qui tient tout ça blabla blabla blabla c'est ça qu'il y a dans cette interview ne croyez pas que j'exagère achetez le journal pour une fois ça vaut la peine et vous verrez que son interview l'idée numéro 1 c'est celle là il veut faire ça pour l'hôpital et pour l'école c'est les deux seuls secteurs qu'il mentionne c'est à dire deux secteurs l'hôpital il l'a quasiment détruit et l'école c'est en train d'être fait je vais pas parler deux heures sur l'école tout à l'heure je vous ai dit ce qu'on peut en attendre ce que je crois c'est que la plupart d'entre vous vous avez pas bien capté ce qui est en train de se passer il a décidé il est venu faire ça chez moi à Marseille il a décidé que chaque alors c'est vieux hein ça fait un moment que ça avance chaque établissement vend du savoir vous ne comprenez même pas ce que je suis en train de dire parce que pour vous vous envoyez le gosse à l'école et puis il va à l'école puis il apprend comme tout le monde bah non pas comme tout le monde au collège 20% de l'horaire est déterminé par le collège donc vous voyez bien qu'on apprend pas la même chose d'un collège à l'autre et puis après ils sont venus sur le lycée même motif même peine il n'y a plus un bac il y en a 66 différents et avec du contrôle continu et les établissements sont en compétition les uns avec les autres pourquoi ?

parce qu'on va afficher les résultats et qu'ils auront des moyens en fonction des résultats vous suivez comme c'est pervers comme c'est tordu parce que vous dites bah bah après tout ceux qui font bien c'est normal qu'ils soient encouragés mais si on fait ça tous les établissements sont en compétition et qu'est-ce qui va se passer votre gars à vous ou votre fille elle a le bac cette année et quand elle arrive elle dit bah moi j'ai le bac je suis de ville urbaine ouais ouais ville urbaine on connaît c'est où votre lycée ? dans quel quartier ?

1:39:47
Locuteur

voilà

1:39:47
Locuteur non identifié

vous avez compris ?

contrôle continu personne ne sait ce que ça vaut mais l'adresse vous aurez des préjugés et ne me dites pas que ça se passera pas comme ça ça se passera comme ça et vous après vos gosses vous ferez tout pour qu'ils passent à travers les mailles de ce système de fou vous irez les mettre dans les bonnes écoles et quand c'est des bonnes écoles publiques il n'y aura pas de place et on vous dira on est déjà débordé donc vous irez dans le système privé et c'est ce qui se passe maintenant et vous vous couperez les veines pour que vos gosses fassent des bonnes études et il y a 10 000 gamins comme ça qui ont quitté l'école publique pour aller à l'école privée j'en veux pas aux gens qui ont pris cette décision parce que je sais ce qu'ils ont dans le coeur c'est de faire pour le mieux pour leurs enfants et toute l'humanité comme ça s'occupe de ces gosses ce qui n'est pas normal c'est qu'on sacrifie la ressource que représente pour la France le jeune peuple français nous avons besoin de tous nos gamins pour qu'ils en apprennent le plus possible parce que c'est eux qui vont nous tirer d'affaires bon allez je vous fais grâce du reste alors après c'en est pris à moi moi à sa place j'éviterai mais bon à quand même que je vous raconte ça attends celle-là je la laisse pas tomber parce que c'est trop incroyable dans l'interview vous savez l'autre jour j'étais inspiré je termine un discours faut pas croire j'improvise beaucoup j'ai tellement de choses comme ça depuis le temps et je dis écoutez je vous promets pas que je vais vous faire le paradis si vous me lisez mais il y a une chose qui est sûre c'est que je vais faire arrêter l'enfer et les gens ils étaient contents alors ils m'applaudissent parce qu'ils disent ben on comprend ce qu'il veut dire il nous prend pas il nous prend pas pour des animaux alors l'autre il passe derrière comme on lui a dit que c'était une bonne formule et qu'il est jaloux parce que lui il en trouve pas il en trouve une autre il dit il y a une jolie formule de Sylvain Tesson qui dit que ouvrez les guillemets la France est peuplée de gens qui vivent au paradis mais qui croient être en enfer je sais pas qui lui a trouvé ça alors monsieur Macron nous vous promettons de dire avant d'aller voter aux 10 millions de pauvres de ce pays il y en a un million de plus depuis votre quinquennat qu'ils ne savent pas qu'ils vivent au paradis et que vous devriez aller leur expliquer individuellement au lieu de faire des réunions de grand blabla faites des réunions de pauvres pour dire aux gens vous êtes au paradis les 1,1 million de chômeurs à qui vous avez enlevé l'indemnité les 1,4 million de soignants fatigués qui ne peuvent plus soigner les 2 millions de personnes qui ont vu leur APL baisser allez leur dire qu'ils vivent au paradis les 4 millions de mal logés dont les 300 000 sans-abri allez leur dire qu'ils vivent au paradis et au passage expliquez-leur ce qu'est le paradis parce que même ça ils ont fini par l'oublier tellement leur vie a été rabaissée les 6 millions de chômeurs du pays les 8 millions de personnes qui sont à l'aide alimentaire vous comprenez l'aide alimentaire ça veut dire qu'on ne mange pas ça veut dire qu'on a faim ça veut dire que un gamin 3 gamins dans une salle de classe n'a pas mangé la veille 12 millions en eu froid allez leur dire qu'ils sont au paradis et bien s'il veut une jolie formule je lui en propose une autre pour qu'il la médite c'est la phrase de Victor Hugo qui dit c'est de l'enfer des pauvres qu'on fait le paradis des riches vous avez fait le paradis des riches avec l'enfer que vous avez infligé aux pauvres et nous autres de l'union populaire on prendra tout ce dont on a besoin pour soulager cette misère et même mieux pour l'éradiquer comme le proposait Victor Hugo donc dis-je il s'en prend à moi je vais essayer de répondre dans des conditions qui à la fois satisfassent l'appétit des médias qui m'interrogent sur le sujet votre humour mais sans mordre le trait il dit que une chose dans l'autre personne peut lui imposer de nommer monsieur Mélenchon formellement c'est vrai c'est pas marqué dans la constitution le président doit nommer Mélenchon mais ça serait pas raisonnable de faire autrement pourquoi parce que certes nous sommes en France le seul pays du monde qui en 5 ans fait 21 lois qui attendent aux libertés collectives certes nous sommes le seul pays du monde où on organise la riposte à une épidémie en réunissant un conseil de défense avec des militaires qui est évidemment un conseil secret certes nous sommes le seul pays du monde où un seul homme tout seul à 150 postes qui peut nommer certes nous sommes le seul pays du monde où on peut déclarer il y a une guerre il y a 8 ans et ne plus jamais voter sur le sujet pendant 9 ans décider une guerre la continuer envoyer des renforts décider qu'on revient puis décider qu'on reste puis décider qu'on revient il n'y a qu'un pays au monde où tout ça est fait par une seule personne c'est ce pays-ci avec cette constitution-ci mais il ne faudrait pas croire que pour autant la constitution prévoit le droit au caprice dans tous les pays du monde est nommé par le président de la république qui partout ailleurs n'a pas les pouvoirs du nôtre le chef de la majorité parlementaire la majorité parlementaire est un concept politique en France c'est comme ça que ça se passe le chef de la majorité parlementaire c'est celui qui est désigné par les autres pour ça pour ma part j'ai été désigné par les organisations membres de la nouvelle union populaire c'est eux qui ont décidé qu'on appliquerait ce programme au gouvernement et que Jean-Luc Mélenchon serait le premier ministre voilà ce qui a été décidé et par conséquent si le peuple français donne une majorité de députés et bien comme dans tous les pays du monde même quand ça ne fait pas plaisir et bien on prend le chef de la coalition majoritaire parce que la constitution ne prévoit pas le droit au bon plaisir c'est pas prévu alors d'autres arguments ont été donnés je vais quand même vous en donner quelques-uns le président Chirac n'était pas du tout content d'avoir à désigner Lionel Jospin il l'a fait pourquoi ?

parce que Lionel Jospin a gagné les élections et qu'il a fait ensuite un très beau gouvernement celui des 35 heures de la PMA de la CMU et monsieur Chirac qui avait une position exactement inverse il a quand même nommé parce que c'était lui qui avait été désigné par la coalition de la gauche plurielle pour être le premier ministre de la même manière je peux vous dire que le président Mitterrand n'était pas du tout content d'avoir à nommer monsieur Chirac d'accord ?

alors il y a eu des moments un peu tendus quand monsieur Chirac lui a dit écoutez on a voté une loi sur la privatisation le président Mitterrand signait pour privatiser alors le vieux a dit ben non je signe pas parce que c'est dans mon pouvoir de pas signer bon ben l'autre qu'est-ce qu'il a fait ?

il a retourné devant le parlement mais moi je vous garantis une chose s'il y a une contradiction qui est difficile à surmonter pour une raison de conscience pour lui je le comprends je pense qu'il vaut mieux essayer de trouver une solution sage qui s'addire respectueuse de la majorité voulu par le peuple français mais si mais si quand même ça a bloqué ben il y a une solution je ferai comme Chirac je retourne devant le parlement et je dis au parlement voilà le sujet qu'est-ce qu'on fait ?

le parlement peut me saisir article 50-1 monsieur Mélenchon vous êtes le premier ministre venez immédiatement nous dire qu'est-ce que vous êtes en train de faire sur tel ou tel sujet je ne suis pas obligé de proposer un vote mais je peux le faire on peut voter je demande au parlement je vous fais une déclaration monsieur Amart alors qu'est-ce que vous votez ?

oui ou non à la sortie à la déclaration si je vous le demande il n'y a donc pas de raison de s'énerver il n'y a donc pas de raison de se crisper il y a toutes les raisons de se dire la démocratie nous permet de fonctionner comme des gens civilisés mais pour fonctionner comme des gens civilisés il faut accepter avec modération la loi de la démocratie c'est-à-dire qu'il y a une majorité et il y a une minorité et nous acceptons tous le fait que c'est la majorité qui décide c'est tout ce qu'il y a à faire sinon le texte tel qu'il est nous permet de gouverner pour appliquer notre politique et pour lui d'être président de la République ça ne sert à rien d'exagérer alors après le reste de la déclaration du président ne vaut pas plus cher il dit on ne peut pas gagner une élection à laquelle on n'est pas candidat en effet je ne suis pas candidat à être député je veux vous dire pourquoi pour que vous le sachiez ce serait la septième fois que je serai candidat et élu député je dis candidat et élu parce que à l'élection présidentielle dans ma circonscription la quatrième débouche du Rhône au premier tour j'ai fait 55% des voix par conséquent ça veut dire que les électeurs qui m'avaient élu m'ont trouvé assez bien pour être président de la République dès le premier tour mais je n'ai pas de problème de légitimité je viens d'être candidat à une élection présidentielle je viens de rassembler 7 millions 700 000 voix c'est à dire mesdames messieurs autant de voix que toutes les voix recueillies par tous les députés qui siègent actuellement à l'Assemblée nationale moi tout seul j'ai aucun mérite c'est l'élection qui fait ça alors je pense que c'est un argument qui ne tient pas la route alors il dit il y a une que le président choisit la personne qu'il nomme premier ministre en regardant le parlement je ne sais pas ce qu'il va faire il va donc arriver et regarder le parlement imaginez-vous monsieur le président que vous êtes le général de Gaulle et vous regardez le parlement et qui c'est que vous ne voyez pas Michel Debré premier premier ministre de De Gaulle ensuite qui c'est que vous ne voyez pas Georges Pompidou qui a été là tout le temps puis ensuite président de la république pourquoi parce qu'ils n'avaient jamais été élus députés ensuite vous êtes Giscard d'Estaing et vous regardez le parlement et qui c'est que vous ne voyez pas monsieur Barr qui a été premier ministre de monsieur Giscard d'Estaing que la veille personne ne savait qui c'était il n'avait jamais été député et monsieur Mitterrand quand il a nommé madame Edith Cresson il ne l'a pas regardé dans le parlement parce qu'elle n'y était pas le président Chirac n'a pas regardé le parlement pour nommer monsieur Villepin premier ministre parce qu'il n'y était pas et il n'a jamais été élu député quant à monsieur Hollande s'il avait regardé le parlement il n'y aurait pas vu monsieur Macron vu que celui-ci n'a jamais été élu à quoi que ce soit à part président de la république mais monsieur Macron la dernière fois que vous avez regardé le parlement vous n'y avez pas vu madame Borne elle n'était pas députée pourtant elle est votre premier ministre et monsieur Castex non plus il n'y était pas il n'a jamais été premier ministre et lui n'a pas recueilli 7 millions 700 mille voix comme moi mais 1200 pour être maire de Prades c'est pas mal je supporte la comparaison alors qu'est-ce que ça veut dire cette histoire sinon le refus d'accepter la décision démocratique qu'est-ce que ça veut dire que vous allez nommer alors que nous serions majoritaires un député pris dans votre ancienne majorité un LREM renaissance ensemble je ne sais pas comment il s'appelle contre la volonté du peuple alors qu'est-ce que ça veut dire il y a un gros malin qui me dit il va le prendre dans vos rangs mais pour qui vous nous prenez vous croyez qu'on est entre nous dans un rapport tel que vous pouvez venir y mettre vos gros doigts pour pour y faire des magouilles mais vous êtes trompé de client c'est pas le genre de la maison mais c'est surtout ce qui me choque dans cette manière de poser le problème c'est de faire peser en quelque sorte une menace de pagaille sur le résultat d'une élection personnellement je n'ai pas vécu ma vie fort longue déjà dans l'attente d'être premier ministre je le fais parce que je crois que je peux être utile parce que mes camarades l'ont pensé et voilà c'est une tâche c'est une mission il y en a d'autres le maire il est devenu maire comme ça et ainsi de suite voilà mes amis ni plus ni moins ça ne sert à rien de créer des drames il y en a déjà assez comme ça ça ne sert à rien de créer des tensions dans la sphère politique il y en a déjà assez comme ça si nous gagnons il faut qu'on se mette au boulot tout de suite comment j'ai été me fourré là-dedans moi d'abord ça commence il y a la sécheresse vous allez voir ils vont tous expliquer que c'est à cause de moi que c'est la sécheresse oui moi si vous croyez que ça les gêne avant ils annonçaient les chars de l'armée rouge maintenant ça sera la sécheresse il va falloir résoudre les problèmes que ça pose ça va être terrible ils n'ont naturellement rien organisé et il faudra prendre des mesures de deux niveaux les mesures d'urgence il faut que les gens boivent il faut qu'ils se lavent donc là il n'y a pas 50 solutions et puis il va falloir prendre des mesures d'un peu plus longue durée contre les mésusages contre le gaspillage contre l'utilisation irresponsable de l'eau et combien je dis merci à Gabriel de m'avoir transmis la formation la plus complète sur ce sujet et puis il y a les autres mesures que les maires de vos communes ont souvent commencé à prendre il faut partout faire baisser la température sans balancer de la flotte de tous les côtés donc c'est végétalisé ça se fait un peu partout ça prend du temps mais il faut le faire partout notre civilisation doit entièrement changer je vais terminer là-dessus pour vous demander de réfléchir ce qui est en cause c'est la forme de cette civilisation le capitalisme est devenu un capitalisme financier qui n'a plus de borne ni de régulation il est devenu dangereux parce que quand ça tourne mal quand ça va mal ça va pas mal pour lui au contraire il accumule en tirant profit de ses propres turpitudes et c'est comme ça qu'à la sortie de la Covid qui a désorganisé la production du monde entier c'est là que se sont faits les profits records dans toute une série d'industries et de multinationales vous voyez donc qu'il y a quelque chose qui fait que le système d'alarme de la civilisation humaine est coincé coincé par la folie du marché et cet homme qui vous parle est en plein dedans il continue à penser que sur la santé sur l'éducation c'est le marché qui va régler la sécheresse arrive et il n'a aucune proposition à faire y compris dans sa refondation pour se demander comment on va faire pour protéger ce qui est un bien commun si vous acceptez l'idée que l'eau est un bien commun si vous acceptez l'idée que l'air est un bien commun si vous acceptez que la santé est un bien commun si vous acceptez que l'éducation est un bien commun alors vous changez la règle d'organisation de la société l'objectif qui sera régulateur la société qui s'en sortira le mieux ça n'est pas celle qui va organiser la compétition de chacun contre tous à toutes les générations compétition des enfants d'une école à l'autre compétition des adultes pour le boulot compétition des anciens pour être accueillis protégés et soignés compétition de tout le monde avec tout le monde c'est au contraire la société qui va marquer le plus de solidarité inter-humaine nous sommes des solidaristes c'est ça que nous sommes tous en commun écolo coco socialo insoumis anarchistes trotskistes tous autant que nous sommes solidaristes ce qui compte nous serons d'autant plus forts que nous serons capables de nous serrer les coudes le sens de la vie est que nous devons remettre l'être humain au centre de tout pas parce que son espèce devrait être maintenue contre toutes les autres mais si vous prenez l'être humain tel qu'il est alors vous comprenez qu'il est impossible de le penser sans penser sa relation à la nature et c'est pourquoi nous avons dit qu'il y a une formule que je vous propose de prendre chacun dans votre propre comme une devise pour vous-même ce que nous visons c'est l'harmonie des êtres humains entre eux et avec la nature cette petite phrase on a mis du temps à la mettre au point et il y avait des gens qui me disaient mais dis donc Mélenchon t'es devenu quoi toi là l'harmonie des êtres humains t'es bien sympa mais non je suis pas sympa ou plutôt c'est pas mon but principal l'harmonie des êtres humains ça veut dire assez de discrimination pas de racisme arrêtez de montrer du doigt les musulmans dans ce pays ils vous ont rien fait arrêtez le racisme arrêtez la discrimination entre les hommes et les femmes arrêtez de dire ah oui il y a un féminicide 2, 3, 4 c'est une grave cause il nous faut un milliard monsieur Macron cash tout de suite sur la table c'est ça qu'ont dit les associations de femmes pour qu'on puisse lutter efficacement contre les féminicides comment j'ai pu passer toute ma vie sans m'en rendre compte je faisais comme tout le monde je lisais crime passionnel je me disais oh ça a mal tourné leur amour mais où est l'amour quand on assassine sa compagne et des fois ses gosses avec qu'est-ce que ça a à voir avec la passion ça coûte un milliard et bien si ça coûtait deux on les trouverait et si ça coûtait trois on les trouverait aussi parce qu'il n'est pas acceptable que ça continue assez de mépris pour les pauvres pour les humiliés assez d'indifférence pour les 565 personnes qui meurent chaque année sur leur poste de travail assez d'indifférence pour les 2000 pauvres qui meurent dans la rue assez d'indifférence pour les 1200 personnes chaque année qui meurent des maladies du travail assez de ce monde assez de l'indifférence à la souffrance des animaux qui fait qu'en ce moment même on continue à broyer vivant 50 millions de poussins les fermes usines qui nous transmettent les maladies assez de ce monde commençons patiemment tranquillement mais avec une détermination complète à le changer de la cave au grenier nous le ferons élisez-nous je serai votre premier ministre j'ai pas peur je voulais le saluer parce que c'est vraiment un type bien et vous tous

Monsieur Macron : la Constitution ne donne pas le droit au caprice — Jean-Luc Mélenchon · Pourquijevote