Aller au contenu
Tous les transcripts
DébatLCP (sur YouTube)· 10 octobre 2026 17 minContradictoireFond programmatiqueNumériqueEurope & internationalÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergie

Face au développement de l'IA, l'Europe est-elle trop prudente ? | Ici l'Europe - 10/10/26

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:27OuverteRéponse directe

    L'Europe est-elle déjà perdue dans la course à l'IA face aux États-Unis et à la Chine ?

  • 3:26OuverteRéponse directe

    L'IA est-elle un outil de progrès ou un danger pour la démocratie ?

  • 4:04OuverteRéponse directe

    Croyez-vous à un scénario de type Terminator avec l'IA ?

  • 6:16RelanceRéponse directe

    L'IA peut-elle être un progrès sans être encadrée ?

  • 6:50OuverteRéponse directe

    Les géants américains se déresponsabilisent-ils face aux risques de l'IA ?

  • 8:06RelanceRéponse directe

    La course aux modèles géants d'IA est-elle souhaitable ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:04David CormandFait
    « Je pense qu'il y a un vrai risque existentiel pour notre civilisation, pour la démocratie, pour l'intérêt général, lié à la surpuissance de ces entreprises de big tech. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Merci de nous rejoindre à Bruxelles au Parlement européen pour un débat fabriqué à 100 % par de l'intelligence humaine. Alors que l'intelligence artificiel se développe et promet de révolutionner notre quotidien suscitant opportunités mais aussi inquiétudes notamment quand on écoute les déclarations des géants du secteur géant américain. Ainsi cet été le responsable de la sûreté du groupe entropique a estimé qu'il y avait 10 % de chance que cette technologie détruise l'humanité dans la décennie qui vient. des I qui s'échappent de leurs fabricants pour coloniser des sites et puis le gouvernement australien a lui aussi été piraté. Les dangers semble multiples. Alors du coup, l'Union européenne a pris les devants depuis 2 ans en adoptant le

0:43

règlement européen sur l'intelligence artificielle. Un texte qui interdit par exemple de manipuler les utilisateurs, de profiter de la vulnérabilité des jeunes et des personnes en situation de handicap. Il prévoit des amendes pour les entreprises hors la loi pouvant aller jusqu'à 7 % de leur chiffre d'affaires. Mais la question de la souveraineté européenne face à l'IA se pose puisque le fossé s'est creusé avec d'autres acteurs mondiaux. Les Américains dominent par exemple par le nombre de modèles mis sur le marché 61 fois plus que l'Union européenne. La taille des investissements dans l'IA 600 milliards de dollars cette année cin fois plus que l'Europe et même la puissance de calcul de l'Oria l'Europe a-t-elle déjà perdu la course ? Et pour débattre de ce contrôle de

1:27

l'intelligence artificielle, deux eurodéputés sur ce plateau. David Cormand, bonjour. Bonjour. Vous êtes eurodéputé français, membre du groupe Les face à vous Yvan Verouftrat. Bonjour. Bonjour. Vous êtes eurodéputés belge, membre du groupe centriste Réunion Europe au Parlement européen et en Belgique, je précise que vous présidez le parti centriste les engagés qui est dans la coalition de gouvernement dirigée notamment par le nationaliste flamand Bart de Viveur. Alors avant de vous donner la parole, on va écouter le patron du groupe américain Open et ses propos pas très rassurants. C'était devant les Nations Unies fin septembre.

2:04

À mesure que les systèmes d'intelligence artificielle deviennent plus performants et plus autonomes, ils pourraient évoluer plus vite que nos institutions, concentrer le pouvoir entre un trop petit nombre de mains ou prendre des décisions que les gens ne comprennent plus ou ne contrôlent plus. À mesure que le développement de l'IA s'automatise, les progrès de l'intelligence artificielle pourraient s'accélérer rapidement. Ce moment nécessite une attention extrême. Alors quand vous entendez le patron d'Openia, vous craignez que nos États, nos démocraties européennes en particulier, nos institutions perdent le contrôle de l'IA. Je pense qu'il y a plusieurs choses pour par rapport auxquelles il faut être très clair. La première c'est que le problème c'est pas l'IA, c'est l'utilisation

2:49

qu'on va en faire. Et la deuxième et je voudrais directement être clair à ce sujet-là, on entend souvent qu'on oppose réglementation et développement de l'IA. Alors certains disent oui, l'Europe régule et du coup on est en incapacité de d'être en concurrence correcte avec les Américains et c'est pour ça qu'on perd l'Europe c'est le champion la régulation. Soyons clair, les premières réglementations européennes se sont mises en ont été mises en œuvre très partiellement cet été. On n'a pas attendu cet été pour être en retard par rapport aux Américains. Donc ceux qui aujourd'hui nous disent que c'est le fait que l'on réglemente, que l'on veut garder le pouvoir, que l'on veut structurer quelque part une nouvelle capacité et qui comme toute capacité doit être encadrée, cela n'a aucun sens.

3:26

Donc opposer ceux qui disent qu'on doit réguler une nouvelle puissance et l'IA est une nouvelle puissance et que que ça serait l'opposé l'un et son développement même, cela n'a pas de sens. On peut être pour l'IA et je pense que l'IA c'est un potentiel et l'Europe ne doit certainement pas prendre du retard et on y reviendra. Par contre, ça nous empêche pas du tout comme toujours quand il y a quelque chose qui est puissant de le de l'utiliser et de garder le contrôle parce que c'est nous le maître et l'esclave ou l'outil c'est l'A. David Cormand, est-ce que vous croyez dans les prochaines années à un scénario qui fait penser à des films de science-fiction avec une intelligence artificielle qui soumettrait en esclavage les humains quit à les éliminer ? Non, pas du tout.

4:04

Pas du tout. Je pense qu'il y a un vrai risque existentiel pour notre civilisation, pour la démocratie, pour l'intérêt général, lié à la surpuissance de ces entreprises de big tech qui déclinent notamment leur puissance par des outils IA, mais je crois pas du tout à un scénario Terminator. Je pense même que cela relève d'une forme de mise en scène et de d'une diversion en réalité pour détourner notre attention du véritable problème et de ce que sont en train de mettre en œuvre. ces firmes, vous posiez la question sur la question de est-ce qu'on va garder le contrôle ? Ce que je veux dire avec un peu de force, c'est que le modèle économique de ces mégafirmes, vous avez parlé des montants de capitalisation sans aucune

4:48

commune mesure dans l'histoire de l'humanité et dans l'histoire du capitalisme. En fait, quand vous avez des entreprises qui sont capitalisées à 1000, 2000, 3000 milliards de dollars, il faut bien comprendre que leur modèle économique viable repose forcément obligatoirement sur l'accaparement de droit et la remise en question de l'intérêt général. par exemple la protection des consommateurs, par exemple la protection de nos données. C'estd que ce que je veux vous dire, c'est c'est là le vrai risque, c'est que le modèle économique de ces firmes, on parle des Américains, mais on pourrait aussi parler des Chinois, c'est d'imposer un modèle économique de rente sur lequel ces firmes auraient un contrôle total. C'est ça leur projet économique. Et dans cette affaire, l'IA,

5:32

je parle des méga IA, hein, moi Chat GPT et compagnie, c'est celle-là dont on parle, ont pour projet de faire ça. Et donc oui, il y a une exigence démocratique de réguler cela et là je suis d'accord complètement avec vous sur le fait de dire la en fait, on confond parfois l'innovation et le progrès. D'accord ? L'innovation, c'est quelque chose de nouveau qu'on invente. Le progrès, c'est autre chose. Le progrès, ça doit être compatible avec l'intérêt général. Qui décide d'une innovation ? Les scientifiques, les chercheurs, les ingénieurs. Qui décide que c'est un progrès dans une démocratie ? Le débat démocratique. Et c'est de ça dont on doit parler. Le progress, c'est la somme de la prospérité créée et de la gouvernance qui permet de le

6:16

redistribuer. C'est ça qui quelque part de l'encadrer. C'est ça quelque part le progrès. Et là, je suis tout à fait d'accord avec ce qui vient d'être dit. L'IA, c'est un outil qui doit nous permettre d'augmenter notre capacité, notre productivité. Mais s'il n'est pas encadré, qui n'est pas mis au service quelque part du bien-être, c'est pas l'IA tout seul qui va s'en occuper. Et je est-ce qu'il y a pas Est-ce qu'il y a pas justement de la part de ces géants américains qui nous mettent sans cesse en garde la volonté de valoriser la puissance de leur modèle IA sur les marchés financiers et de décourager l'industrie ? Moi je pense qu' a plusieurs éléments. Le premier élément c'est que je pense qu'il se déresponsabilise pour partie. Je veux dire, soyons très très clair euh

6:50

que ce soit entropique ou ou c'est pas de notre faute, c'est soyons très clair, la responsabilité incombe à ces sociétés et elles doivent utiliser suffisamment des financements qu'ils ont pour veiller à garder la maîtrise de leur outil. C'est leur première responsabilité et jamais personne ne doit accepter qu'il se déjuge de quelque manière que ce soit. C'est vrai par rapport à ça. C'est vrai aussi par rapport au rôle que l'IA peut jouer globalement dans nos équilibres économiques. On sait qu'aujourd'hui l'IA s'il capte une partie de la valeur ajoutée, mettons 10 % de notre valeur ajoutée, 10 % de notre produit intérieur brut, comment est-ce que demain on va veiller en cours à faire société, à avoir une assiette fiscale suffisante que pour pouvoir le redistribuer, pour pouvoir veiller à ce

7:28

que les services communs puissent être payés. Si l'ensemble de cette valeur ajoutée, elle va en Irlande et puis elle va dans un paradis fiscal puis va dans la bourse, ben franchement, on risque de faire chuter la totalité de notre modèle social et c'est un vrai danger pour la solidarité. Mais quand on écoute la présidente de la commission Ursel Van Derleyen l'IA, c'est aussi une opportunité économique pour gagner en comp en compétitivité. Je crois pas. Enfin, ça dépend de ce qu'on appelle UNIA, d'accord ? Je crois pas du tout que la course, vous parliez de course tout à l'heure, à ces modèles gigantesques, tels qu'on les voit aux États-Unis ou en Chine, soit un modèle souhaitable pour toutes les raisons qu'on vient dénoncer. En Chine, il sont plus petits hein déjà.

8:06

Non, mais ils ont d'autres. Moi, enfin, je mets dans la même boîte tout ce qui est big tech. [grognement] En fait, en réalité l'espèce de de de d'impéium et et d'ailleurs de véhicules impérialistes que sont les plateformes d'achat en ligne et cetera et cetera où là aussi il y a de la captation de données où là aussi vous avez des algorithmes qui visent à mieux connaître les personnes pour les induire à de la consommation et cetera et cetera. C'est la même logique. Cette logique c'est laquelle ? Et d'ailleurs, c'est vieux comme le capitalisme, j'ai envie de vous dire. Et vous parlez de la captation de la valeur ajoutée. C'est un sujet fondamental mais qui est aussi vieux que l'histoire des détentaires de moyens de production pour utiliser un champ lexoiscal marxiste. Moi c'est pas mon

8:41

école de pensée politique, je suis écolo mais ça ça fait réfléchir. Et donc toute toujours dans l'histoire du capitalisme, il y a eu à la volonté de la part d'un certain nombre de capitaines d'industrie de construire des monopoles qui captent pour eux la valeur ajoutée, la productivité. Pour moi, Libtech et Lia, c'est un nouveau palier dans cette directionlà, mais avec une capacité de contrôle sur nos économies et même sur [raclement de gorge] nos démocraties. Vous parliez tout à l'heure de fiscalité, c'est quelque chose d'essentiel. Ces firmes ont trouvé le moyen d'échapper euh à la fiscalité. Ils échappent quelque part à la règle commune. Ils se substituent au rôle régalien des États, les infrastructures stratégiques, y compris militaire, le fait d'avoir accès aux données

9:23

personnelles des citoyens. C'est ça qui est en train de nous percuter. Et dans l'histoire du rapport de force entre guillemets entre les puissances de l'argent et de l'économie et l'intérêt général, il y a jamais eu un aussi gros déséquilibre de ce qui est en train de nous arriver. Alors, face aux dérives de euh l'intelligence artificielle, l'Union européenne a pris les devants dès 2024 en adoptant un règlement européen sur l'intelligence artificielle. Un texte qui classe les modèles d'IA par niveau de risque, qui interdit de tromper les personnes, d'utiliser leur vulnérabilité. et ajoute des obligations de transparence aux entreprises qui développent ces modèles sous peine d'amende. Un règlement adopté en urgence que défend la présidente de la Commission européenne dans l'écoute.

10:08

Le règlement européen sur l'intelligence artificielle est bien sûr une pièce maîtresse des gardes fous que nous voulons mettre en place. Et grâce à lui, l'Europe est à même de façonner les efforts à mener à l'échelle mondiale. Nous allons donc collaborer avec nos partenaires partageant les mêmes valeurs comme le Canada et le Royaume-Uni. Nous voulons faire équipe sur l'évaluation des modèles, la vérification, l'alerte précoce, la sécurité de l'intelligence artificielle et bien plus encore. Il en Verostrat, ce règlement, il a été adopté il y a 2 ans, mais il y a une course à toute vitesse dans le développement des modèles d'intelligence artificielle. Est-ce qu'il n'est pas déjà obsolète ? Bon, il est pas complètement en application et donc il y a encore beaucoup de travail à faire et

10:47

comme je vous le disais, je pense qu'on doit absolument le faire. C'est une une nécessité. Mais peut-être pour revenir à à ce qui était dit auparavant, qu'est-ce qu'on de quoi on se rend compte quelque part avec l'IA ? On se rend compte qu'il y a une accélération dans la désincarnation de l'économie, c'est-à-dire dans la dterritorialisation de l'économie. On vient d'une économie agricole. Là, quand c'est assez simple, vous avez un champ et vous pouvez le toucher. Puis vous avez une économie industrielle, vous pouvez encore plus ou moins la toucher, puis vous avez une économie numérique qui elle ne connaît pas de frontière. Et donc la grande question civilisationnelle, je dire on est vraiment dans un tournant de civilisation est de savoir si dans ces modèles-là on va pouvoir recréer quelque

11:24

part une puissance une autorité publique qui va avoir la main mise sur ces modèles qui quelque part on vous pouvez pas les toucher. Et donc ils ont une facilité, une capacité à éviter toutes les réglementations, la fiscalité, la solidarité, à être concentré dans les mains de quelques-uns. Et ça c'est vraiment le problème qu'on voit et qu'on connaît et qui fait que nos finances publiques sont dans l'état dans lequel son ce fameux IA un peu de pédagogie et notamment les entreprises d'IA qui ne respecteraient pas donc tous ces ces règlements à interdiction de de noter socialement les individus de d'utiliser en temps réel leur leurs données biométriques et cetera aurait pour des amendes qui peuvent aller jusqu'à 7 % de leur chiffre d'affaires mondial. Est-ce

12:04

que ça nous donne les moyens d'aller vraiment voir ce qui se passe dans le développement de ces modèles d'IA et de surtout les encadrer suffisamment pour nos citoyens ? Dans votre volonté de faire de la pédagogie, vous avez raison d'en faire. L'Union européenne lors de la dernière mandature, j'insiste sur ce point, c'était la dernière mandature. Beaucoup de choses ont changé avec cette nouvelle mandature. On a beaucoup parlé du Green Deal, c'était très bien, 65 70 législations utiles. Et on a fait plusieurs textes fondamentaux sur la tech. Il y a acte, Data Act, DSA, Digital Service Act, DMA Digital Market Act. Ils ont une logique ces quatre textes, c'était de structurer une ligne de défense et de régulation au nom de nos standards. Vous le disiez tout à l'heure, pas pour se faire plaisir,

12:48

c'est pas réguler parce qu'on est des glands et qu'on saurait pas innover. c'est qu'on dit "Nous nous avons des valeurs, nous déclinons ces valeurs par des standards et toutes les entreprises qui veulent avoir accès au premier marché du monde que nous sommes doivent respecter ces standards conforme à nos valeurs. Il y a rien de restrictif d'anti-innovation là-dedans. C'est le respect de nos valeurs fondamental, respect des droits humains et cetera. Et donc l'IAT avait hiérarchisé les I à risque en disant il y a celles qui sont très risquées, celles qui sont moyen risquées et cetera et cetera avec des protocole différents pour les évaluer. On n pas la volonté politique de l'appliquer. Si on a fait une première ligne de défense qui de mon point de vue est

13:24

embryonnaire qu'on n pas l'avant l'ité. C'est là que je suis en colère contre Ursula Van deron qui en fait déplore les effets dont elle chérit les causes. Quand Ursula Vanderlion fait ce grand discours en disant "Nous allons nous mettre d'accord avec le Canada, avec les la Grande-Bretagne", en même temps qu'est-ce qu'elle fait ? Elle se prosterne devant Trump avec l'accord UE. Elle est en train de faire des omnibus. Les Omnibus, c'est les règlements qui sont en train de revenir sur ces lignes de défense réglementaire qu'on a même pas commencé à appliquer. On est en train de les remettre en question et donc un mot faut savoir où on veut aller. Il va versat. Est-ce que si on régule trop ces géants américains de l'intelligence artificielle et bien on risque un nouveau bras de fer avec

14:00

Donald Trump qui lui ne veut surtout pas les réguler et puis on connaît les guerres commerciales qu'il peut nous mener. Il s'est affiché d'ailleurs avec tous les tous les grands patrons de d'IA pour dire non c'est formidable, il va y avoir d'un côte de bon conduite et et tout ira bien. Je vais vous dire si ça énerve Donald Trump c'est que c'est peut-être une raison de plus pour le faire. Vous savez sur sa casquette il est pas marqué make Europe great again marqué make America make my friends great. Donc je pense pas que son objectif est vraiment de s'occuper de notre bien commun. Donc si ça énerve Donald Trump et on en a rien à cirer si je peux me permettre et me passer l'expression. Aujourd'hui les États-Unis ont besoin de nous. On a besoin d'une commission qui est beaucoup

14:36

plus forte, qui se dresse et qui est aussi capable de menacer en retour Donald Trump en lui disant "Vous savez, nous on a 300 milliards d'euros qui vont vous vers vos marchés financiers. On ach on achète vos services numériques. Aujourd'hui paye presque pas d'impôts chez nous. On a largement assez de leviers pour négocier avec quelqu'un comme Donald Trump. Faut arrêter d'avoir peur. Mais juste pour revenir sur DSA, DMA, c'est tout à fait exact. On a en effet mis en place des législations. Moi, mon drame est là où je peux rejoindre la colère quelque part par rapport à la commission aujourd'hui. C'est qu'une législation sans sanction, c'est comme du vent sans voile. Aujourd'hui, les sanctions qui sont prises, elles sont beaucoup trop lentes, beaucoup trop faibles. On fait des des

15:10

investigations pendant 6 mois, 1 an, 2 ans, 3 ans. 3 ans dans la tech, 3 ans, c'est une éternité. Ce sont des siècles dans la tech. Donc il faut que aujourd'hui ces législations si elle veut qu'elles soi crédibles, on les applique avec beaucoup plus de rigueur y compris les sanctions. Toute dernière considération avec vous monsieur Corm, le climat dans tout ça d'ici l'an prochain, la demande mondiale d'IA entraînera une consommation de 5 milliards de mètres cub d'eau. C'est plus que la consommation annuelle du Danemark. Vous dites stop Alia du coup pour chez les écologistes. Mais quand on a parlé de la transition écologique et d'ailleurs c'est une spécialiste de Vender [rires] Lion, elle faisait le lien avec la transition numé la révolution numérique comme si les

15:49

deux s'emboîaient. Pas du tout. D'ailleurs, j'ai ici dans cette maison commandé le premier rapport sur le coût environnemental de la chaîne de valeur et de production du numérique, pas de l'IA spécifiquement en 2020 et qui montrait déjà que c'était une catastrophe et ça s'est empiré depuis. Vous savez, il y a tout un champ lexical de la tech, c'est les clouds, c'est les licornes, tout ça serait immatériel. Non, ça repose sur les infrastructures extrêmement matériel et c'est ce que vous évoquez, consommation d'eau d'énergie. D'ailleurs, Emmanuel Macron adore. Il va dire "Je vais enfin pouvoir faire quelque chose de mes centrales nucléaires. Je vais les relier à des énormes data centers étrangers extraeuropéens et ça va être formidable comme business model." Tout ça est une

16:28

catastrophe parce que toute l'électricité y compris nucléaire, moi je suis pas pour le nucléaire que vous utilisez pour ces satanés data center, vous les utilisez pas pour la décarbonation de notre économie et donc vous restez dépendant des fossiles américains ou autres. Et donc c'est un des problèmes supplémentaires que pose effectivement la la bigtechia et beaucoup de défis à relever concernant cette intelligence artificielle. Merci merci à tous les deux d'avoir participé à ce débat. À très bientôt à tous sur nos chaînes.