Face à Face : Marion Maréchal - 13/06
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Vous écoutez RMC, face à face, Apolline de Malherbe. Il est 8h32 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Marion Maréchal, merci d'être dans ce studio pour répondre à mes questions. Vous êtes députée européenne, vous êtes présidente d'Identité Liberté. Alors vous aviez été élue avec Éric Zemmour, le mouvement d'Éric Zemmour, dont vous avez ensuite été exclue trois jours après l'élection. Vous êtes aujourd'hui, vous le dites, soutien de Marine Le Pen. Pas sûr qu'elle-même vous accueille tellement plus, mais on y reviendra. Je voudrais parler avec vous bien sûr de la violence chez les jeunes après ce drame à nos gens.
Mais d'abord, troisième nuit d'émeutes en Irlande, en Irlande du Nord, où ce sont des émeutes racistes, anti-immigrés, qui ont éclaté depuis trois jours. Depuis que lundi, deux jeunes de 14 ans ont été inculqués pour avoir agressé sexuellement une jeune fille. On ne connaît pas officiellement leur nationalité, mais puisque dans le procès, c'est un interprète roumain qui a dû être entre eux et les juges, c'est la communauté roumaine qui est aujourd'hui prise pour cible d'une manière extrêmement violente. Vous condamnez ces émeutes, de toute façon, évidemment, toute forme de violence,
et quel qu'en soit le motif, est condamnable. Maintenant, je vais vous dire, je n'en suis pas surprise, malheureusement. Et c'est l'une des raisons d'ailleurs de mon engagement politique, parce que je sais, et l'histoire nous l'apprend assez bien, et même les exemples étrangers nous le démontrent assez bien, que les sociétés multiculturelles, multiethniques, malheureusement, bien souvent, sont multiconflictuelles.
Et que donc, mécaniquement, vous vous retrouvez avec des tensions communautaires extrêmement fortes qui peuvent aboutir à ce qu'on voit aujourd'hui en Irlande, qui est évidemment dramatique, qui fait qu'on se trouve avec des innocents, qui bienfois peuvent être des victimes collatérales, bien sûr, pour le coup, de véritables criminels et de véritables délinquants. Et donc, voilà, c'est l'une des raisons pour lesquelles, d'ailleurs, je ne souhaite pas cette société, et je souhaite y échapper, parce que je ne veux pas, précisément, qu'on se retrouve dans ce genre de modèle de société, où les communautés s'affrontent les unes envers les autres,
Mais pour vous, Marion Maréchal, le principe même d'une société qui aurait des personnes qui viennent de différentes confessions, origines, cultures,
c'est impossible. Non, je ne dis pas que c'est impossible, mais je constate, une fois de plus, ce n'est pas moi, c'est l'histoire qui nous l'apprend, et puis ce sont les différents exemples autour de nous, et puis c'est l'évolution de la France, pardonnez-moi, sur ces 30 dernières années, qui démontre, quand il n'y a pas, à minima, d'unité culturelle, mais qu'il y a une dislocation de l'unité nationale, et donc de l'identité nationale sur fond de replis communautaires, religieux, et en l'occurrence en France, sur fond d'islamisation galopante et de son corollaire qui est l'islamisme, on se retrouve avec des tensions, une difficulté à cohabiter, une société de défiance, voire de violence.
Tout, une fois de plus, on fait la démonstration dans les chiffres, on y reviendra, et que cela entraîne parfois des réactions, des surréactions condamnables, évidemment, mais qui, à certains égards, s'expliquent. Et donc, c'est toutes les raisons pour lesquelles, aujourd'hui, moi, je me bats pour une réduction drastique de la politique migratoire et un durcissement des conditions d'accueil et d'expulsion, précisément pour ne pas aboutir à ce type de société.
Marion Maréchal, est-ce que vous vous dites que ça pourrait arriver en France, des émeutes de cette nature ? Je précise que là, c'était en Irlande du Nord, mais l'année dernière, c'était à Londres qu'on avait assisté à des manifestations et à des émeutes du même ordre.
Alors, ce que l'on constate plutôt en France, aujourd'hui, ce ne sont pas des émeutes de cet ordre-là. Je ne vais pas vous l'apprendre, ce qui existe plutôt aujourd'hui en France, ce sont des émeutes qui sont principalement alimentées par, pour le coup, ce sont même des déclarations de la préfecture ou des différents politiques aujourd'hui au pouvoir qui l'affirment, des jeunes issus essentiellement de l'immigration extra-européenne, qui profitent de toutes les occasions, qu'elles soient d'ailleurs festives ou non, pour aller casser, intimider, agresser.
Et tout ça ne s'inscrit pas uniquement dans des pulsions, on va dire, de violences gratuite ou simplement l'appât de la basket derrière la vitrine, mais aussi, on le voit bien à travers l'énergie qui est mise à s'en prendre aux forces de l'ordre, la détestation de l'uniforme qui représente l'État français. Donc, tout ça est quand même lié. Et aujourd'hui, la violence telle qu'elle s'exprime en France, elle est davantage du côté du racisme anti-blanc, du racisme anti-français, de la détestation de la nation France, sur fond d'ailleurs, de repentance coloniale, qu'on va bien le dire, du côté des Français d'origine. C'est quoi des Français d'origine ? Des Français d'origine française.
Mais c'est quoi des Français d'origine française ? Oui, moi j'en suis par exemple la démonstration, je pense que vous admettrez volontiers qu'il puisse exister des Sénégalais d'origine sénégalaise, des Algériens d'origine algérienne, des gens qui sont issus d'aïeux français, depuis des générations, depuis des siècles. Vous le calculez à partir de quelle génération ? Je ne vais pas vous donner une date précisément, mais des gens dont les aïeux...
Non, mais parce qu'en fait, quand vous dites...
Je veux dire, on peut remonter à Clovis, si vous voulez, ce n'est pas le sujet. Le sujet, c'est des aïeux qui ont contribué à la construction de la France. Oui, on ne va pas tourner autour du pot. Non, mais on ne va pas tourner autour du pot. Pourquoi aujourd'hui ce sujet se pose ? Parce qu'il s'agit de la question de l'immigration sur les 40 dernières années. Donc évidemment que le sujet identitaire, il se pose à l'aune aujourd'hui d'une immigration incontrôlée extra-opéenne très récente, qui est celle de ces 40 dernières années, parce que contrairement à ce qui est souvent dit, en réalité, le peuple français est resté très stable sur les mille dernières années.
Il y a eu assez peu de grands mouvements de population. Mais je vous pose la question, Marie-Marie Chal, parce que je n'ai pas compris. Comment vous définissez un Français d'origine française ?
Madame de Malherme, je trouve ça extraordinaire qu'en France, on ne puisse pas dire qu'on est un Français d'origine française. Mais je ne dis pas ça, je dis... Ce n'est pas très compliqué à comprendre.
Moi, j'ai des grands-parents étrangers. Est-ce qu'à partir de combien de grands-parents étrangers vous considérez qu'on n'est plus d'origine française ?
Madame de Malherme, vous savez qu'aujourd'hui, c'est assez simple de pouvoir dire si vos grands-parents, par exemple, sont issus depuis des générations de côté paternal de la Normandie, comme c'est mon cas, et de la Bretagne côté français, et qui ont contribué. Quand on a des grands-parents qui sont sur les monuments aux morts, on sait qu'on fait partie de cette France qui a quand même contribué, évidemment, parfois en se mettant sa vie à la pointe de l'épée, à construire la France.
Donc, c'est une notion qui apparaît et c'est élémentaire pour beaucoup de Français et qui, aujourd'hui, résonne à l'aune, précisément, de la fabrication industrielle de Français de papiers, c'est-à-dire des gens qui ont la carte d'identité française, mais qui, fondamentalement, ne se sentent pas Français, ne n'ont pas adopté les mœurs françaises et voire même détestent la France. Je veux dire, ça saute aux yeux de tout le monde que c'est un vrai sujet.
Marion Maréchal, Marine Le Pen elle-même dit que ceux qui sont Français sont Français. Mais ceux qui sont Français, pour beaucoup,
ont la nationalité française, c'est évident.
Or, quand je vous entends, il y en a qui sont Français
mais qui, à vos yeux, ne sont pas Français. Moi, je pense qu'il y a aujourd'hui, parmi ceux qui ont la carte de nationalité française, des gens qui, eux-mêmes, ne se sentent pas Français. Quand on voit, d'ailleurs, le profil, le comportement, les déclarations, souvent volées par des vidéos dans les fameuses émeutes, c'est-à-dire post-PSG, où on voit bien souvent, d'ailleurs, des drapeaux étrangers, bien davantage que des drapeaux français, ou même celui du PSG, en l'occurrence, on voit bien qu'on a, oui, fabriqué toute une génération de gens qui ont la nationalité française. Voilà, maintenant, allons au bout du raisonnement.
Il ne s'agit pas, sur le plan légal, de faire une distinction à partir du moment où les gens ont la nationalité française. Mais il faut quand même avoir conscience de ce sujet de société pour y apporter les bonnes réponses, qui sont évidemment à la fois migratoires, à la fois scolaires et à la fois sécuritaires.
Marion Maréchal, cette nuit, l'Israël a bombardé l'Iran, près de 200 sites, des sites nucléaires et des sites militaires. Les Etats-Unis redoutent également non seulement des ripostes de l'Iran, mais éventuellement des tensions entre communautés et ils annoncent renforcer la sécurité autour des lieux de culte juif. Est-ce que vous redoutez également des tensions entre différentes communautés sur notre sol ?
Moi, je m'inquiète évidemment de cette évolution et de cette escalade. Je ne vais pas vous dire le contraire. Évidemment, je comprends, on va dire, la position d'Israël qui est de vouloir préserver son intégrité face à la menace potentielle nucléaire de l'Iran. Ce sont des sites militaires et des hauts dignitaires de l'armée qui ont été prioritairement visés, même s'il y a des victimes civiles malheureusement qui ont également trouvé la mort. Mais c'est vrai qu'il y a quelque chose de regrettable, avoir une initiative aussi grave prise sans concertation avec les alliés et qui peut avoir des répercussions régionales, voire mondiales. Vous condamnez les attaques d'Israël ?
En tout cas, je ne les soutiens pas. Je ne les soutiens pas, même si une fois de plus, je comprends la volonté d'Israël de se préserver. Mais ce que je crains, c'est que précisément, cela contribue à l'isolement diplomatique du peuple israélien et in fine, ne lui rende pas service, voire, comme vous le relevez d'ailleurs, puisse menacer notamment nos compatriotes juifs et les juifs à travers le monde qui pourraient être les victimes collatérales, comme on l'a vu d'ailleurs aux Etats-Unis avec ce couple assassiné par un militant d'extrême-gauche, de ce conflit finalement qui monte en escalade.
Marion Maréchal, les dernières nouvelles de ces jeunes, de ces couteaux et les réponses apportées après le drame de nos gens, il y a la question des portiques, il y a la question de l'interdiction des couteaux, il y a la question désormais de l'interdiction non seulement des réseaux sociaux mais même peut-être des portables, des smartphones pour les moins de 15 ans. Ça vous fait souffler, sourire,
lever les yeux ? Ça me fait honte en fait, quand j'entends aujourd'hui nos dirigeants, ça donnait un flot de mots, de commentaires, de propositions, pardon, mais plus débiles les unes que les autres parce qu'on va interdire les couteaux aux moins de 15 ans puis qu'est-ce qu'on fait des fourchettes, qu'est-ce qu'on fait des couteurs, des cutters, qu'est-ce qu'on fait des tournevis, est-ce que demain on interdit l'accès aux cuisines aux moins de 15 ans ?
On nous explique qu'on va mettre des portiques devant les écoles mais je rappelle quand même pardonnez-moi qu'en l'occurrence dans l'affaire Nogent et suite au meurtre de ce jeune homme commis sur une enseignante enfin pas une enseignante mais une surveillante et bien cela est advenu à la suite d'une fouille qui a été réalisée par les gendarmes et c'est parce que le jeune a vu cette fouille qu'il est sorti finalement de la file et qu'il est allé commettre ce meurtre.
Donc je pense qu'il y a une diversion pour ne pas voir le vrai problème c'est-à-dire qu'on va s'attacher en l'occurrence ce n'est pas le couteau qui est le coupable mais c'est la personne qui est derrière donc concentrons-nous sur la personne le délinquant et le criminel en n'oubliant pas que l'ultra-sécurisation matérielle ne règle pas tous les problèmes regardez par exemple les commissariats qui sont avec des portiques qui sont avec des vidéosurveillantes ça n'empêche pas les attaques aux mortiers et quand quelqu'un est déterminé à attaquer il attaque.
Comment nous faire que nous n'aurions pas fait contre l'attaque et le geste de ce jeune homme de 14 ans à nos gens ? J'y reviens parce que d'ailleurs
ça dépasse ce seul cas c'est d'ailleurs la mère d'Elias vous l'a dit sur votre plateau ce sont des faits de société c'est-à-dire que nous sommes face à une faillite de notre chaîne Pellat à une faillite de l'autorité de l'État donc il ne sert à rien d'arriver avec des petites mesures de sécurisation ponctuelle il faut interroger aujourd'hui le dysfonctionnement majeur de notre justice et donc on doit poser la question d'une politique aujourd'hui le résultat à la fois me semble-t-il culturel de 68 et de 81 sur le fait aujourd'hui par exemple en France 40% des condamnés à de la prison ferme ne vont jamais derrière les barreaux c'est 4 condamnés sur 10 nous sommes les champions européens aujourd'hui des peines alternatives et quand bien même quelqu'un irait-il finalement en prison il n'effectue en moyenne que 66% de la peine qui a été prononcée et là je vous parle de ceux qui effectivement ont pu aller au bout mais à cela
le ministre de la justice lui-même qui fait le même constat que vous étiez à mon micro hier matin Gérald Darmanin il propose une révolution pénale où on inverse totalement la logique où précisément on aille en prison dès le premier fait et qu'on y aille vraiment oui mais je trouve ça génial d'avoir Gérald Darmanin
qui est au gouvernement depuis 7 ans et qui maintenant a des idées formidables tous les jours moi j'interroge le fait qu'aujourd'hui on nous a expliqué depuis longtemps et à juste titre d'ailleurs qu'il manque 20 000 places de prison dans notre pays pour être ne serait-ce qu'à la moyenne européenne il y a depuis 5 ans depuis 7 ans maintenant 15 000 places de prison promise nous en avons réalisé à peine 5 000 ça devrait être l'urgence l'obsession nationale toute l'énergie du gouvernement devrait tourner prioritairement vers une abstention de résultats sur ce sujet on peut bien sûr interroger aujourd'hui par exemple l'excuse de minorité c'est-à-dire faire en sorte que la majorité pénale soit abaissée à 16 ans on pourrait interroger les aménagements de peine et notamment l'existence d'un juge d'application des peines qui est une singularité française
c'est évidemment ce que propose le ministre de la justice
c'est formidable qu'il se réveille maintenant sur un diagnostic qui a été fait depuis longtemps mais une fois de plus n'arrêtons de parler toute la journée des réseaux sociaux et des jeux vidéo pardonnez-moi je finis juste là-dessus les réseaux sociaux et les jeux vidéo c'est un phénomène vous me l'accorderez qui touche toute la jeunesse occidentale et pour autant on constate que l'effet de violence puisqu'on a raison en tant que parents d'avoir peur pour nos enfants ils grandissent dans le pays le plus violent d'Europe ça n'est pas un phénomène qui frappe de manière égalitaire si je peux dire l'ensemble des pays européens donc on voit bien qu'en se concentrant sur les réseaux sociaux jeux vidéo on passe à voter l'essentiel mais est-ce qu'on les interdit
ou est-ce qu'on ne les interdit pas ?
non mais je ne suis pas pour l'interdiction à tout craint je vais vous dire pourquoi alors je partage totalement le souci de protéger le cerveau de nos enfants et le développement du cerveau de nos enfants face à l'abus d'écran mais je vous donne un exemple il y a deux ans de cela c'est pas très longtemps une loi a été votée qui impose le fait qu'il y ait une autorisation parentale pour que des enfants puissent s'inscrire sur les réseaux sociaux cette loi n'a jamais été appliquée ils ne parviennent pas à la faire appliquer donc qu'on ne vienne pas nous expliquer aujourd'hui qu'on va aller interdire les réseaux sociaux au moins de 15 ans en revanche qu'il y ait une vraie politique de santé publique beaucoup plus massive jusque dans les écoles et bien au-delà d'ailleurs de santé publique informer les parents sur les possibilités de contrôle parental la menace des écrans et qu'ils soient beaucoup plus comment dire mobilisés parce que les parents ne sont pas assez mobilisés ne sont pas assez responsabilisés dans ce pays comment on les responsabilise sur les enfants comment on les responsabilise davantage et bien ça passe comme je vous le disais déjà par le fait d'être informés et conscients parce que je pense que beaucoup de parents sont démunis aujourd'hui face à ces avancées technologiques qui vont beaucoup trop vite ça passe aussi pour les enfants on va dire qui sont décrocheurs sur le plan scolaire qui ne vont pas à l'école voire qui sont délinquants par le fait d'une privation totale, partielle temporaire ou durable des aides sociales puisqu'une fois de plus les parents doivent répondre des actes de leurs enfants et ça passe aussi me semble-t-il par le fait de leur imposer puisqu'on en revient à l'école lorsqu'on en est face à des cas comme le cas du jeune meurtrier à Nogent qui manifestement avait été identifié comme un jeune homme problématique puisqu'il avait été
expulsé deux fois
de l'établissement et bien j'y viens précisément c'est l'archétype du pas de vague scolaire on dit qu'on le dénonce qu'il est fini il est encore à l'oeuvre c'est-à-dire qu'on déplace le problème quand il y a un enfant perturbateur ou violent on le met dans un autre établissement en faisant d'ailleurs vivre l'enfer à l'établissement en question au lieu d'apporter une réponse structurelle et bien c'est là où nous devons aller qu'est-ce qu'on en fait de ces jeunes une fois qu'ils sont expulsés
alors ça n'a pas été son cas il n'a pas été expulsé de manière définitive il a été exclu deux fois de manière temporaire de l'établissement et bien donc il aurait dû l'être
de manière définitive et on aurait dû pouvoir l'État on aurait dû pouvoir rapporter une solution qui est celle d'internat d'éducation prioritaire avec l'accord des parents et si les parents refusent et bien précisément la privation des aides sociales qui est un accompagnement de rééducation disciplinaire et scolaire dédié mais on ne peut pas à un moment donné au prétexte de l'obligation de la scolarisation et bien faire vivre l'enfer aux autres élèves et aux autres enseignants parce qu'on n'apporte pas de solution disciplinaire à ces élèves j'ai encore la faiblesse de penser qu'à 14 ans on doit pouvoir être rattrapable et que si à un moment donné ces élèves sont pris à temps au premier axe de violence ou de délinquance et bien on doit pouvoir les remettre sur le droit chemin le problème c'est que ce n'est pas ce qui n'est fait aujourd'hui jusqu'au drame
Marion Maréchal en Haute-Garonne un boucher dit avoir renoncé à se dire halal il était l'invité de BFM Story hier il est gérant de la boucherie halal Tolosa Marquette à Plaisance-Dutouk en Haute-Garonne il y a des messages du type les cochons en France les arabes dehors qui ont été inscrits sur sa boucherie est-ce qu'il y a aujourd'hui un racisme anti-musulman anti-arabe un racisme d'atmosphère en France
alors je refuse totalement cette expression de racisme d'atmosphère qui a été d'ailleurs utilisée de mémoire par un député LFI en comparaison en parallèle d'une autre expression qui est celle de Gilles Keppel de mémoire sur le djihadisme d'atmosphère laissant entendre qu'il y aurait aujourd'hui en gros je résume un racisme anti-musulman des français qui serait comparable à la menace terroriste-djihadiste telle qu'elle existe en France vous savez malheureusement la bêtise la violence le racisme sont des choses assez bien partagées par l'humanité d'où qu'elles viennent et où qu'elles soient maintenant dire aujourd'hui qu'il y a un racisme j'ai envie de dire pour reprendre des termes des adversaires systémiques structurels profondément ancrés anti-musulmans en France ça n'est pas vrai et les chiffres même le disent d'ailleurs puisqu'aujourd'hui seulement 7% des actes anti-religieux en France sont des actes anti-musulmans ce sont les chiffres du ministère de l'intérieur de l'année dernière les principaux actes anti-religieux aujourd'hui qu'il s'agisse de dégradation ou de violence ce sont des actes antisémites et ce sont ensuite des actes anti-chrétiens qui explosent aussi ces dernières années donc une fois plus j'y reviens je pense que
le racisme anti-arame anti-musulman tue on pense évidemment à Hichem tué par son voisin qui se revendiquait de l'idéologie d'un Jean-Marie Le Pen à qui il rendait régulièrement hommage non mais je vais vous dire une fois plus comment vous prenez vos distances par rapport à ça
je prends mes distances très simplement parce que vous savez moi je suis de celles qui défendent la perpétuité réelle pour les meurtriers donc si nous étions au pouvoir un homme tel que celui-ci qui est à l'origine d'un meurtre tout à fait condamnable gratuit et scandaleux serait derrière les barreaux et il mourrait en prison donc je veux dire je n'ai aucune espèce de tolérance à l'égard de cela maintenant je distingue ce qui relève en l'occurrence ce que M.
Macron ne fait pas de ce qu'on appelle un fait divers c'est-à-dire un cas isolé qui ne dit pas quelque chose de la société française il y en a malheureusement de très nombreux et ce qu'on appelle des faits de société c'est ce dont parle la mère d'Elias qui a été tuée c'est-à-dire aujourd'hui qu'est-ce qui fait qu'il y a manifestement une violence endémique et gratuite et bien je vous le dis principalement elle vient aujourd'hui d'une population d'origine étrangère dans laquelle d'ailleurs les étrangers sont surreprésentés les personnes de nationalité étrangère sont surreprésentées dans tous les actes de délinquance et dans les crimes ça c'est un fait également attesté sur le plan on va dire des chiffres et qui s'exprime aujourd'hui bien souvent aussi à travers une haine anti-française et anti-blanche qui est la seule pardonnez-moi parce que tous les racismes sont toujours condamnés sauf le racisme anti-français qui est toujours le racisme qui est nié qui est minimisé voire qui n'est pas pris en compte d'exit vous vous en souvenez évidemment le meurtre de Thomas
est-il systématique c'est-à-dire que ce qui définit le racisme aux yeux en tout cas des scientifiques et de la littérature scientifique sur ces questions-là c'est le côté systématique est-ce que vous estimez qu'aujourd'hui il y a une systématisation
du racisme anti-blanc ça c'est l'explication qui en est donnée par l'extrême gauche voilà moi j'ai débattu vous avez fait ça madame Pannot pendant les élections européennes à l'époque un homme avait pris sept coups de couteau au cri de sale gouère et sale blanc et elle me soutenait que tuer quelqu'un au cri de sale gouère et sale blanc ça n'était pas du racisme voilà je pense que le racisme la définition en est simple c'est que quand on rejette quelqu'un en raison de son origine et de sa race bon en l'occurrence c'était assez clair donc oui je pense qu'aujourd'hui le véritable sujet de société sur le racisme
il est d'abord un racisme anti-français anti-blanc Marion Maréchal vous êtes désormais aux côtés de Marine Le Pen pour qu'on comprenne bien quel est votre positionnement sur l'échiquier
je suis aujourd'hui à la tête vous l'avez dit d'Identité Liberté partie alliée du Rassemblement National et de l'UDR d'Éric Ciotti j'ai trois députés à l'Assemblée Nationale qui siègent de manière apparentée au groupe RN je suis dans le groupe ECR de Georgia Meloni au Parlement Européen et je siège comment dire aux côtés là encore du groupe du Rassemblement National et je traite une bonne relation de travail d'ailleurs également avec les LR de François-Xavier Bellamy vous aimeriez créer une sorte de
trait d'union entre les LR de François-Xavier Bellamy et le RN de Marine Le Pen ? je vais vous le dire
c'est de fait déjà ce qui se passe nous construisons régulièrement des majorités alternatives à droite qui permettent par exemple en ce moment de détricoter le fameux pacte vert qui nuit à nos agriculteurs et à notre économie et je ne vais pas vous apprendre que je suis une ardente défenseuse de la coalition des droites et donc évidemment je souhaite que ce modèle qui fait ses preuves au Parlement Européen puisse faire ses preuves en France c'est le modèle de Georgia Meloni qui est notre allié et qui aujourd'hui a une majorité qui va du centre droit jusqu'à la droite nationale je pense que c'est la seule manière demain de s'assurer une victoire aux élections présidentielles législatives
merci Marion Maréchal d'avoir répondu à mes questions ce matin il est 8h52 sur RMC et BFM TV
Marion Maréchal