Foot-business : La ligue 1 vit-elle au-dessus de ses moyens ?
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[Applaudissements] [Musique] bonsoir bonsoir à toutes et à tous Bienvenue c'est sens public on est ensemble pour 90 minutes de débat et de reportage vous le savez la promesse elle est contenu dans le titre de l'émission donner du sens à l'actualité se mettre au service du public vous proposer des clés de compréhension des mutations de notre société avec au sommaire de ce 30 octobre cette question le football français vit-il au-dessus de ses moy la mission d'information du Sénat sur la vente de la Ligue 1 fond de pension a rendu ses conclusions ce mercredi après-midi vision courttermiste persévérance dans l'erreur dysfonctionnement profond elles sont très critiques sur la gestion des clubs pro et sur le mirage des droits TV à 1 milliard d'euros par saison on en débat juste après ces titres et puis dans la seconde partie de notre émission gros plan sur la justice des mineurs avec ses faits d'hivers mettant au prise des tueurs de plus en plus jeunes sur fond de trafic de drogue le Premier ministre veut durcir la loi et notamment raccourcir les délais de jugement nous reprendrons la discussion sur la création d'une procédure de comparition immédiate pour les mineurs délinquants de plus de 16 ans déjà connu de la justice et poursuivi pour des actes graves d'atteinte à l'intégrité physique des personnes nous poursuivrons la réflexion sur les éénuations de l'excuse de minorité y a-t-il vraiment de plus en plus de mineurs délinquants l'emprisonnement est-il la meilleure solution la justice est-elle souvent démunie face à ces mineurs multirécidivistes ne ratez pas la confrontation de nos invités ce sera dans trois quart d'heure mais d'abord le rapport des sénateurs sur les dérives du foot business résumé par Samia de chia le football un sport populaire devenu business mais depuis plusieurs années la vente des droits de diffusion des ne rapporte plus autant qu'avant or c'est la principale source de financement des clubs pour renflouer les caisses la Ligue professionnel de football signant 2022 un accord avec un fond d'investissement CVC Capital Partners lui verse 15 milliards d'euros et acquire en échange 13 % des parts de la société commerciale de la Ligue LFP medéia qu'est devenu cet argent pour le Sénat il aurait davantage servi à enrichir la Ligue et ses dirigeants car r enflouer les clubs Vincent Labrune président de la LFP a vu sa rémunération passer de 420000 € par an à 1,2 million après l'accord passé avec le fond d'investissement son salaire a depuis été ramené à 840000 € c'est toujours trop pour le Sénat qui propose de plafonner la rémunération des présidents des ligues professionnelles estce qu'on propose simplement c'est de de ramener ce salaire dans les mêmes règles que celles des des présidents entreprise publ puisque dans la loi il y a une loi qui encadre et qui plafonne rémunération des présidents d'entreprise public à savoir un peu plus de 400000 € ce qui nous paraît déjà une rémunération plus que raisonnable après 6 mois d'audition et de visite de terrain le constat de la commission d'enquête est clair la Ligue professionnelle de football vit audessus de ces moyens pendant que les finances des clubs plonge dans le rouge avec la baisse des droits de diffusion la LFP recr à tour de bras Aral passe de 7 à plus de 17 millions d'euros en 2 ans en 2023 elle s'offre un nouveau siège pour 131 millions d'euros dans le 17e arrondissement de Paris pour remettre de l'ordre le Sénat propose rien de moins qu'un contrôle du budget des ligues professionnel par la Cour des comptes la Ligue de football professionnel n'est pas une société comme une autre c'est une délégation de service public et à ce titre cela justifie pleinement que la Cour des comptes chaque de manière régulière analyse la gestion analyse la situation financière de la Ligue il faut il faut que la Ligue et les responsables soient conscient que ils interviennent dans le cadre d'un service public et on a vraiment le sentiment que par moment ils l'ont oublié pour réguler les dérives de la financiarisation du football la commission d'enquête du Sénat propose en tout une trentaine de mesur elle devrait déboucher sur une proposition de loi au premier semestre 2025 un football français football professionnel français qui vit audessus de ses moyens c'est le thème de notre débat avec adelan bonsoir bienvenue bonsoir vous êtes sénateur socialiste de SC Saint- et vous avez participé à cette à cette mission euh du Sénat Jérôme Gessel bonsoir et bienvenue vous êtes journaliste écrivain auteur de la face cachée du foot business publié chez flamarion Joakim Barbier bonsoir bonsoir bienvenue vous êtes reporte pour les magazines s foot et et Society Mathieu croissandon bonsoir Mathieu éditorialiste politique bon plateau 100 % masculin c'est pas parce qu'on parle de foot voilà on a essayé mais je suis très heureux que vous soyez tous là mais ça pas été possible d'avoir des des des femmes qui part participer à ce débat et pourtant on a essayé adalzian est-ce qu'il faut revoir tout simplement l'économie du foot spectacle est-ce que c'est une réforme de fond que vous réclamez aujourd'hui ce qui nous a semblé au cours des 6 mois de cette mission d'information qui avait des des prérogatives de mission d'enquête qui nous a permis d'aller en profondeur de discuter et de rencontrer l'ensemble de la famille du football français on en parlit tout à l'heure oui je pense qu'il y a un vrai sujet de fond et revoir le modèle du football français doit être vraiment une priorité dans les prochaines prochain anné c'est une mission d' information avec des pouvoirs de commission d'enquête ça vous a permis de creuser oui tout à fait c'est-à-dire que ça nous permet un euh de pouvoir enir des documents de pouvoir le président Lafond et le rapporteur Michel Savan ont pu aller à la Ligue justement visiter la Ligue et demander des vérifications sur pièces euh on demande aussi aux personnes qui sont auditionnées en début d'audition de dire toute la vérité rien que la vérité ce qui nous permet justement de vérifier les problématique de parjure potentielle effectivement c'est un travail de fond qui a été mené par Michel Lafond et Laurent Laffond et Michel Savin et nous avons participé parce que c'est un sujet qui nous tient particulièrement à cœur parce que le foot ce n'est pas justement qu'une affaire de président de club qui discutent les uns avec les autres c'est aussi la vie dans les territoires et l'activité sociale et sociétale évidemment Jérôme Gessel est-ce que le foot devient une sorte de pas seulement français d'ailleurs mais de caricature de de de l'ultralibéralisme est-ce que vous le percevez comme ça ou en fait c'est exactement ça une petite anecdote quand Janny affantino est élu président de la FIFA en 2016 c'est la qui régit le foot mondial hein donc là on est vraiment au niveau du globe sa première décision sa première idée c'est de vendre la FIFA à la softban qui est une banque japonaise détenue en majorité par des Saoudiens pour 50 milliards d'euros et lui voulait être non pas président de la FIFA mais co donc ça c'est l'incarnation en fait de ce qui est venu le football et la financiarisation du football aujourd'hui c'est-à-dire que on pense pas au ballon on pense d'abord au poignon joim Barbier est-ce que les les déboirs économiques du du foot français commence à lasser les fans oui je pense et puis il y a il y a pas que ça c'est toute alors c'est c'est c'est l'époque mais c'est vrai qu'il y a d'autres phénomènes comme par exemple la multi propriété c'està-dire que il faut bien expliquer ce que c'est c'est c'est une entreprise alorsreise voà qui possède des pars dans plusieurs clubs européens ou euh on parlait tout à l'heure en coulisse du du Red St donc le club de de saint-toin qui est la propriété d'un euh un fond qui s'appelle 77 Partners qui était aussi propriétaire du Standard de Liège en Belgique du FC Séville en Espagne du GIS en Italie et donc il a on fait un petit peu tourner les joueurs des fois en surpayant un petit peu les les les les les transferts donc voilà parce que à la base alors je vais pas reprendre la la devise de Bill shankle le fameux entraîneur de Liverpool pour Liverpool mais le football c'est les joueurs l'entraîneur et puis le public donc il y a eu tout un un un certain nombre d'acteurs qui sont arrivés dans ce dans ce ce spectacle pour investir pour gagner de l'argent sur le court terme donc donc voilà en oubliant que c'est quelque chose c'est pas un business comme un autre il y a une part affectif c'est très il y a une part d'identité quand les gens vont au stade c'est pour se retrouver il y a un sens de la communauté et et je ne suis pas sûr que ces nouveaux acteurs soient bien conscients de ça ouis on va évidemment rentrer dans le détail de tout ça mais encore une question un peu générale adsian est-ce qu'on n pas des des doux rêveurs à imaginer que le football français va pouvoir changer alors que tout le football mondial vit à l'heure de justement de la multipropriété des transferts à X millions de dollars et cetera et cetera il y a une spécificité du foot français en tant que fan et aussi en tant que élu d'un territoire avec le Red Star dans ma ville à saint-toouin cette spécificité comme l'a rappelé le président la fond c'est que aujourd'hui la Ligue elle elle a une sousdélégation une subdélégation de la part de la Fédération française de football il y a un lien très fort et ça faut le rappeler je pense que c'est le sens aussi de ce rapport il y a un très fort entre le foot professionnel et le foot amateur et le ministère des Sport a aussi une autorité sur le fonctionnement de la Ligue de Football Professionnel parce que quand on j' envie de dire quand on délègue les prérogatives de la Fédération c'est pas les abandonner c'est qu'on délègue et donc on a un droit de regard sur la gestion du football franç auon app une délégation de service public c'est c'est un service public qui est délégué à des entreprises privé tout à fait et là-dessus quand on regarde ce qui se passe dans d'autres pays je pense par exemple à l'Angleterre qui est quand même un marché très libéral on regarde le championnat d'Angleterre il y a des règles très précises pour maintenir la compétitivité des clubs qui sont peut-être pas les clubs du Top 5 comme Manchester comme Chelsea comme Manchester City et cetera mais pour une meilleure répartition des droits télé aujourd'hui on voit que ce modèle il fonctionne parce que c'est l'Angleterre qui est en capacité de lever à peu près 1 milliard 900 millions d'euros de droit télé chaque année parce que on regarde du premier du championnat au dernier il y a une plus grande solidarité le ratio il est de 1 à 5 en terme de droit télé c'est ce qui permet justement aussi de se donner comme modèle cette cet objectif j alors c'est vrai que les Anglais ils font mieux que tout le monde c'est-àdire ils ont des plus belles pelouses ils ont une super réalisation mais les fans n'existent plus en Angleterre c'est-àdire que ça co trop cher ça coûte 200 € en moyenne pour aller voir un match de foot après il faut s'abonner aussi pour voir les les matchs de de première legue donc en fait c'est vrai que c'est un championnat qui qui qui fonctionne par son côté spectacle mais je dirais qu'il est pas vertueux pour son rapport avec les les vrais amoureux de football qui aujourd'hui sont vraiment délaissés alors on va se concentrer Mathieu sur un peu plus sur la question des des droits télé des droits de diffusion télé et puis peut-être une question assz général sur cette sur cette ligue de football professionnel oui la LFP avec c'est son petit nom je je je me posais une question est-ce que c'est la plus nul du monde alors vous allez me dire quand on pose une question pareil c'est qu'on a déjà un début de réponse ser beaucoup d'amis là parti prix voilà mais quand on voit la façon dont se sont conclus les négociations sur les droits télévisés bah il y a quand même de quoi s'interroger même eux font pas les fierau prenez le président Vincent Labrune fraîchementélu en septembre avec un un score de de j'allais dire soviétique de 85,7 % son premier geste c ça a été quoi ça a été de baisser sa rémunération annuelle on en parlait tout à l'heure dans le sujet qui se montait qui à 1 million deeos annuel euh et en juillet il avait déjà annoncé qu'il renoncerait à son indemnité de départ de 5,4 milliard millions pardon d'euros ça donne ça donne quand même le ton oui effectivement on fait pas les fi pourquoi ce geste mais parce que les finances du foot français sont à la dérive et en grande partie quand même sous la responsabilité de Vincent LaBr alors est-ce que c'est de sa faute en tout cas c'est sa responsabilité je vais essayer de vous résumer et puis vous me corrigerez si si si je dis des bêtises en France c'est donc la LFP qui négocie avec les diffuseurs les droits de retransmission des matchs du championnat de France charge pour elle ensuite de redistribuer une partie de cette Man au club qui compte eux sur sur ce financement or Vincent Labrune le patron de de la LFP il a beau avoir été à l'OM il a arrivêvé plus grand comme on dit au parisain-germain il pensait pouvoir vendre le championnat de France pour 1 milliard d'euros soit à peine moins que la Ligue A espagnole c'était 1,25 milliards d'euros la lig a entre les années 2021 et et 2025 or le FO le foot françaisut savoir qu'il est surnommé la la la farmers League en alors c'est le football de paysan le championnat de France ce qui c'est très injuste pour pour pour notre championnat mais on n'est pas au niveau de la Liga faut pas rêver non plus et à ce prix-l ça n'intéresse pas grand monde encore plus depuis que les grandes stars sont partis Lionel Messi Kilien Mbappé et donc en juillet notre Vincent Labrune ben il a pas de diffuseur et il se retrouve à devoir brader les droits pour moitié moins et il le fait 400 millions il va à un opérateur britannique d'azone et puis 100 millions un partenaire classique historique maintenant B la chaîne Catari qu'elle a le droit à une rencontre Hebdo et puis les Anglais ont droit à rencontre je crois par semaine là on se dit c'est le début quand même d'une spirale qui pourrait devenir infernale pour le foot professionnel car moins d'argent pour les clubsah c'est encore moins de star à l'avenir moins de d'investissement donc des droits télé qui seront encore moins chers et donc moins d'argent pour les club vous pouvez continuer comme ça moi seravenir c'est quand même c'est quand même inquiétant d'autant que j'ajoute je une petite par bean se fait tirer l'oreille pour payer ce qu'il doit demande des des avoir un œil sur le marketing et veut imposer la marque Catari sur tous les maillots je caricature on est dans une panade pas possible quand même à cause de Vincent la ouais parce que ça a été tellement signé dans l'urgence que tout n'était pas réglé et puis alors il faut aussi parler de de nous les téléspectateurs qui sont pas très contents qui bouent ben oui parce que si daone a acheté à villeprix les droits du championnat de France de de la Ligue 1 son offre elle était hors de pris pour le téléspectateur ils sont arrivés en septembre avec 39,99 € par mois c'est quand même absolument énorme et résultat les gens ont Boué ils ont préféré regarder en streaming en trichant en piratant à tel point que dazone a dû faire des opérations de promotion aujourd'hui même ils viennent de la prolongé tellement les gens bouent il y a pas beaucoup de succès et je me disais est-ce qu'il faut y voir un contrecoup votre magazine posé une question sur sur ses réseaux sociaux enfin sur sur sur Twitter il y a 15 jours êtes-vous en train de vous désintéresser du football il y avait 80 % de réponse ouais c'est ça 80 % donc c'est ça ça rejoint ce qu'on ce qu'on évoquait tout à l'heure il faut expliquer aussi je vais vous red donner la parole c'est que ça a changé quoi tous les ans depuis enfin le diffuseur de des matchs de foot de Ligue 1 ça ça ça n'arrête pas de changer donc on sait plus à qui où il faut s'abonner il faut se désabonner de celui de la saison précédente et ça coûte de plus en plus cher on peut dire ça oui si si vous voulez voir tous les matchs je crois qu'il faut s'abonner à TR ou quatre 4re diffuseurs différents donc il y a il y a cette logique des instances qu'ell soi international national bon en France on a on a mis de côté la la Coupe de la Ligue mais il y a de plus en plus de de compétitions plus en plus de matchs les joueurs commencent à raller donc donc voilà donc il y a enfin si vous voulez que votre produit soit un peu mythique il faut un peu organiser peut-être pas la rareté mais vous pouvez pas toujours montrer des images je crois que il y a des semaines où il y a pas un jour où il n'y a pas match donc forcément euh entre la Ligue 1 la Ligue 2 le et que les gens aussi râent sur sur les les jours de diffusion puce qu' on privilégie celui qui a payé diffuseur donc notamment Ligue 2 mais on joue le vendredi donc ben si le vendredi vous travaillez vous finissez à 18 19h vous pouvez pas aller voir donc il y a tout ce cette espèce de de de de contexte mais pour revenir à votre éditorial mais c'est vrai que la Ligue de football professionnel et je dirais le football français ne se pose jamais la question de l'identité de son produit c'est quoi une expérience un match en France donc ils essayent plus ou moins de copier les Anglais mais effectivement avec beaucoup moins de moyens on n' pas leur histoire on n' pas non plus l'historique des clubs comme le Real comme le FC Barcelone il y a des ligues comme l'Allemagne qui sont posé cette question dit on va jouer de façon très offensive on va faire des prix modestes pour que nos stades soi soient pleins pour que ça soit une vraie expérience et ils ont créé un modèle nous on a aucune idée je ne pense pas que que ces gens réfléchissent à c'est quoi le football français regarde juste les chiffres ils espèrent comme ça avoir un milliard d'euros mais ça ne correspond pas à la qualité du produit ouais et et pourtant je vous donne la parole mais il faut se souvenir que quand canal est créé enfin sous la houlette notamment de Charles biri il y a une révolution de la façon de filmer le football quoi il y a eu une époque où justement le produit alors à l'époque on disait première division le produit d était le meilleur ou l'un des meilleurs le produit télévisuel Jérôme oui je vais rebondir un peu sur l'Edito et sur l'attaque alors on a peut-être la Ligue de Football Professionnel la plus nulle au monde mais on a sans doute le président le plus malin parce que vu le bilan qu'il affiche n'importe quel patron du 440 aurait été viré par son conseil d'administration alors pourquoi il est encore là alors il est encore là parce qu'en fait les 1,5 milliards payés par le fond d'investissement CVC basé à Jersey hein d'ailleurs hein je dis ça entre entre parenthèses qui est quand même connu pour son hospitalité pour les fond d'investissement et pour l'optimisation fiscale on va dire çatim on va utiliser cette cet ehémisme et et ça c'est c'est aussi ça traduit ce qui'est aujourd'hui le le food business dans toute son son opacité sur la multiplication des des des des compétitions j'ai une petite anecdote un jour je discutais avec un dirigeant assez haut placé de l'UEFA qui avait al l'UEFA même chose que la Fédération internationale mais au niveau europé alors lui euh avait l'idée en fait de créer une semaine 100 % foot H24 avec en fait les décalages horaires il voulaaiit faire une semaine 100 % absolument absolument délirant mais là on arrive vraiment un gigantisme qui atteint ses limites par exemple la Coupe du monde des clubs qui doit avoir lieu en juin prochain n'a pas encore trouvé de de diffuseurs c'est organisé par la FIFA il y a 32 32 équipes et c'est pareil n'oubliez pas c'est tout récent Rodri et ça c'était un il faut pas trop rentrer il y a beaucoup il y a beaucoup de gens qui nous regardent téléspectatrices téléspectateurs qui sont pas fans de foot et qui nous écoutent sont gentil et qui doivent tien mais peut-être qu'on en verra moins à la télé c'estre une B nincarnation du foot business d'jourd'hui Rodri donc qui a été élu meilleur joueur du monde là il y a quelques jours le ballon d'or il est arrivé prendre son Ballon d'Or avec des béquilles ce qui ce qui rejoint mon confrèreonstration des des cadences infernales voilà c'est on achève bien les chevaux quoi alors je on va reprendre un certain nombre et peut-être un élément qui est sans doute celui qui fait le plus réagir ou qui choque le plus les Français c'est effectivement la question du salaire du président de de la Ligue vous l'avez évoqué Vincent Labrune et on écoute là-dessus l'un des rapporteurs de cette mission d'information Michel Sala le salaire du président de la ligue qui a triplé à 1,2 million d'euros annuels à l'occasion de l'opération avec CVC en plus vous le savez de recevoir de percevoir un bonus plus de 3 millions d'euros comme annoncé en juillet dernier après son audition au Sénat il nous a été confirmé que le président renoncerait à inclure ce bonus dans le calcul de son indemnité de départ le football est CER un milieu où circule beaucoup d'argent mais s'agissant de la Ligue nous parlons d'une association loi 1901 en charge d'un service public ce qui pose quelques questions adéisian comment Vincent Labrune justifiait un un tel salaire lorsque l'on on l'a auditionné pendant un peu plus de 2 heures et cette question est arrivée sur la table ça a été difficile d'avoir les informations précise de sa part d'abord parce que il y avait ce deal avec CVC que lui a présenté comme un deal qui avait sauvé le football français qui avait permis justement après le covid la rupture du contract Media Pro de sauver le football français alors je je décode Mia pro c'était un diffuseur espagnol qui avait acheté les droits du football pour 1 milliard qui a jamais payé ce qui ce qu'il devait et donc les clubs étaient au bord de la les clubs étaient au bord de la faillite et donc Media Pro a cessé de son contrat CVC est arrivé un peu plus tard et Vincent laab a présenté ça au conseil d'administration des clubs de Ligue 1 comme la panacée qui allait permettre de sauver le football français 1 milliard et demi d'euros tout de suite contre des droits pendant 99 ans et 13 % du chiffre d'affaires je vais y revenir parce que par rapport à votre question sur comment est-ce qu'on va sauver le football français des recettes commercial c'est ça du chiffre d'affaires c'est même pas des recettes c'est le chiffre d'affaires et c'est là où les choses deviennent un peu dramatiques et je vais répondre à vot question sur monsieur Labrune c'est que vous avez très très bien réexpliqué l'évolution c'était très précis on est passé de 1 milliard à 900 millions 600 millions 400 millions mais aujourd'hui ce qu'on voit ce qui va rester dans la poche des clubs l'année dernière c'était à peu près 600 millions d'euros cette année on sera à peu près j'ai recalculé 228 millions d'euros pour la Ligue 1 la Ligue 2 donc ça veut dire que ça va avoir un impact on passe de 600 millions à 230 millions on est dans cette spirale négative on est dans la spirale négative ce moment très négatif qui est en train d'arriver et pour Monsieur Labrune effectivement il y a ce triplement de son salaire au sein de la ligue et en parallèle cette ce bonus qu'il a obtenu auprès de CVC CVC qui d'ailleurs a découvert un petit peu les choses au moment de son audition de l'audition que nous avons pu avoir avec certains responsables donc ça a donné lieu à certains échanges je pense entre la Ligue et CVC donc tout ça pour dire ça a été bien résumé un conseil d'administration digne de ce nom dans une grande entreprise on aurit dit après des résultats aussi catastrophiques on rediscute et on voit la gouvernance pardon mais je repose la question pourquoi il a été réélu faut rappeler qui vote c'est les patrons de clubou moi je vous dis tout le monde a mangé du de la part du gâteau et voilà c'est comme ça c'est en fait il faut il faut être clair on est en train de de de cibler Vincent Labrune mais il fait aussi ce que les présidents de club lui disent de faire hein ça ça cette Man qui est arrivé de 1,5 milliard elle a profité au président de de club il doivent aujourd'hui le remercier il y a des des présidents qui avaient deux possibilités soit se servir de cette Man pour acheter des joueurs ou alors améliorer les infrastructure mais d'autres présidents comme par exemple celui de de Clermont pour pas le citer lui il s'est versé des dividende pour lui-même c'est-à-dire que il a pas pris euh l'argent pour acheter des joueurs mais il s'est versé 7 millions d'euros de dividendes pour lui donc vous voyez que ça c'est bien joué contre son enfin en tout cas contre son public et et ça ça a été j'ai pas le nom de tous les présidents qui sont versé des dividendes mais il y a eu beaucoup bon sur ce salaire plus d'un million d'euros 100000 € est-ce que c'est forcément aussi choquant que ça je Kim Barbier son prédécesseur je crois que Ctait Didier killot gagnait à peu près la même chose alors évidemment moi je trouve ça dingue mais dans dans le milieu du foot avec les sommes qui sont versées aux meilleurs joueurs est-ce que vous voyez ce que je veux dire est-ce qu'on est finalement dans l'économie de du foot pro quoi bah il est un peu dans la situation d'un d'un homme politique qui a beaucoup promis au moment de la campagne et puis qui se retrouve voilà coincé dans la réalité parce qu'il y a eu donc la création de cette société commerciale vous l'avez dit le l'achat euh de d'un de nouveaux locaux et donc il y a cette espèce de de période comme ça où où on a l'impression qu'il a un peu encore pu faire pu faire illusion euh mais voilà on a l'impression de d'avoir vu un avocat d'affaires qui avait reçu une prime pour parce qu'il avait participé à à une opération de fusion acquisition euh donc voilà et que l'argent qui est arrivé oui ce qui est choquant je je je reprends l'argument ce qui est choquant parce que c'est une délégation de service public que c'est le système français mais qui est tellement habituel dans le milieu du foot je suis pas en train de lui chercher des excuses mais c'est c'est ce qui se passe un peu partout il est plus le syndrome que que que le problème c'està dire qu'on est dans un milieu où il y a un énorme entre soi où il y a peu de contre-pouvoir où le système est verrouillé de l'intérieur comme de la même manière avec la la la l'élection du président de la Fédération on est entre des gens qui se connaissent depuis beaucoup beaucoup de temps et puisf sans la brune il est c'est un gars sympa on va boire des coups il a été président de l'Olympique de marseilleà donc donc voilà on est plutôt que d'être sur la compétence on est vraiment oui dans la définition de de l'entre soi quoi c'est vrai c'est ce que j'écrivais dans mon livre La face cachée du du business vous l'avez écrit il y a longtemps he en 2007 he c'était voilà et j' on écrivait avec mon coauteur Patrick pandelevic le football est régi par la règle des 3IS s secret silence solidarité et c'est exactement ça et aujourd'hui et on on prophétisait déjà parce que à l'époque il y avait eu un gros transfert c'était souvenez-vous celui de Didi Drogba en 2004 qui avait rapporté à l'OM en le vendant à chessis 37,5 million d'euros à l'époque et en fait 37,5 million d'euros ça rapportait davantage qu'une victoire en Ligue des Champions on avait fait ce comparatif et aujourd'hui la Ligue des champion c'est la compétition européenne Ren voilà donc aujourd'hui la priorité des présidents de club c'est plus le projet sportif c'est de faire de des transferts de joueurs du trading de de joueurs il faut savoir que au niveau du du marché des transferts en 10 ans ça a été multiplié par 3 et aujourd'hui on arrive à un chiffre d'affaires sur les transferts européens de quasiment 10 milliards d'euros c'est phénoménal et tout ça évidemment ça attise toutes les les convoitises et toutes les dérives et est-ce que à delsian vous avez parfois le sentiment pendant cette cette mission commission d'enquête que les gens pas tous mais les les présidents de club les représentants de du du monde du football étaient hors sol vous voyez ce que je veux dire un peu dans dans dans un parallèle quoi je vois très bien ce que vous voulaz dire parce qu'on a eu ce sentiment à certain moment on a eu der un certain nombre de présent de club et on voyait en face de nous quand même des personnalités qui avaient réussi dans le domaine professionnel parce que ils avaient été chef d'entreprise ils avaient développé des concepts on a voir on a pu voir Jean-Michel olas on a pu voir le président de rein celui de lance et cetera qui dans leur domaine professionnel ont excellé et ont performé et quand on arrive sur le foot quand on arrive sur le club quand on Arve sur la gestion financière administrative juridique du club l'impression qu'on est sur quelque chose d' un petit peu différent c'est c'est un hobby c'est une passion un peu irrationnel c'est ben on est sur le le côté incroyable du foot cette passion ce côté un peu irrationnel on est peut-être moins regardant je ne dis pas qu'il y a des choses voilà je dis qu'il y a quelque chose un décalage entre leurs compétences leur parcours leur CV et ce qui se passe dans les clubs de foot et à ce titre dans les recommandations qui sont faites c'est vraiment la question de la gouvernance aussi qu'on remet au cœur des enjeux sur le conseil d'administration une place pour les supporters aussi c'est une des délibérations une une proposition que nous faisons de de d'avoir une place consultative au sein des conseils d'administration des clubs pour justement apporter ce regard un peu extérieur qui est essentiel parce que les supporters font vivre le le foot dans les territoires et est-ce que les villes ont encore une place au conseil d'administration de parce que c'est voilà on représente une ville un club professionnel c'est souvent la fierté d'une ville ou est-ce que ça leur échappe totalement maintenant il y a encore un point très important spécifique en France c'est que les villes encore aujourd'hui sont souvent propriétaires du stade dans lequel est le et le club c'est le cas pour le parc des PR c'est le cas pour le Vélodrome c'est le cas le seul club pendant très longtemps ça a été osser je crois qui était seul propriétaire de son de son stade donc les villes on encore un Moot à dire un rôle elles sont aussi souvent elles financent elles subventionnent on va dire la dimension amateur la formation les clubs pour les enfants et cetera donc il y a ce lien entre l'amateur et le professionnel et au-delà de ça ce lien avec les territoires il y a des villes où le club de foot et le lieu de rencontre de de de sociabilité d'échange entre les acteurs du monde économique du monde associatif les supporters et ça ça ça pour nous en tant que sénateur c'est un rôle important dans les territoires alors on on on a commencé à en parler largement ce la vente donc d'une partie de la de la Ligue 1 enin de de ses recettes ou de son ch d'affaires 13 % pour 80 c'est quasiment avis hein pour 80 pour 99 ans contre ce chèque d'1,5 milliard d'euros qui a peut-être sauvé en partie les les les clubs français ce qui est sûr c'est que pour cet ancien cadre du groupe Canal que vous avez auditionné qui s'appelle Pierre mes la négociation elle a été V vraiment mené à l'envers écoutez tout ça a été fait dans un grand empressement sans vision stratégique le le la Ligue a été jusqu'à jusqu'à dire jusqu'à annoncer que le briefing qu'ils ont donné au fond d'investissement concurrent c'était nous avons besoin d'un milliard et demi dites-nous combien de pourcent vous voulez de la société commerciale ce qui est ce ce qui est fascinant de de de ce de mettre soi-même dans une position de négociation aussi défavorable c'est c'est du jamais vu tout ça c'est fait avec une une un empressement qui qui démontre que que la décision n'est pas une décision stratégique mais est une décision où ce qui importait c'était le cche tout de suite et pour le reste on verra bien le cach tout de suite c'est vrai que c'est pas la meilleure façon de mener une négociation tout de suite Jess à quel point les clubs français étaient oui mais il sont alors ok ils sont étranglés financièrement mais pour dédoiner un petit peu parce que on fait beaucoup d'autoflégéation sur le foot français mais il faut savoir que la Ligue A c'estàdire le championnat espagnol a aussi contracté 2 milliards avec CVC le même fond d'investissement mais pas pour pour 100 ans pour 50 ans et alors il y a TR clubs qui on ref fusé parce qu'il voulait pas être sous la coupe de ce fond d'investissement mais c'est les trois clubs les plus puissants c'est Barcelone Real Madrid et et l'Atletico je crois donc ça veut dire que quand même ce fond d'investissement il est en train de vampiriser quand même le foot le foot mondial et d'inverser complètement le le rapport de force et c'est là aussi où est le le danger pour moi pour les années qui viennent ouais ça veut dire joaim Barbier que ce finalement le le la Ligue 1 le football professionnel français d'élite représente quoi pas grand chose pour ce fond de pension qui en a acquis 13 % c'est ça je crois que c'était une opportunité comme comme l'a dit la personne là qui a témoigné ils ont vu l'urgence et on a l'impression qu'il leuront accordé un près revolving avec 17 % mais c'est un peu ça c'est un peu ça quoi donc voilà mais c'est pas aussi un problème de de répartition c'est-à-dire que les clubs qui sont déjà les plus puissants financièrement l'OM PSG Lyon ont obtenu une répartition qui était beaucoup plus favorable je crois que la répartition des droits TL donc c'est le contraire de ce qui s'est passé en Espagne c'està dire que en Espagne cette cette C argent frais a plutôt aidé les petits clubs ou les clubs moyens voilà alors qu'en France c'est le contraire je crois qu'il y a le le président du Havre monsieur Roussier qui s'est qui qui a fait remarquer que son club dans ce deal touchait moins d'argent que Vincent Labrune il a c'est normal enfin c'est normal de d'être scandalisé par par cette cette répartition c'est vrai pour corroborer ses propos parisint-germain a touché 200 millions d'euros là où sur le milliard et demi sur le milliard et demi là où un club à l'époque Clermont qui était en Ligue 1 a touché 33 millions donc vous voyez c'est quand même un sacré différentiel alors qu'on peut dire que le parisagermain avec le le le le Qatar derrière lui é peut-être pas le club qui avait le plus besoin de mais maintenant on prend les rapports d'amitié entre Nasser et V la brune on se retrouve avec ce nouveau droit de télé qui favorise évidemment parce qu'il y a la partie droits internationaux les club justement locomotive européenne qui vont toucher plus c'est une part de 100 millions et une part on va dire tout venant où là les clubs qui touchent des droits européens vont toucher également et donc tous les clubs on va dire sont au milieu en bas de classement on va renforcer amplifier cette C ce manque de solidit question c'est parce que là on parle de somme très différent d'un club à l'autre la clé de répartition elle été assise sur quoi sur les résultat sportif elle était à la gueule du client elle classement classement a a quand même quelques critères il y a quand même quelques critères je voudrais on a on on l'a évoqué rapidement mais je voudrais qu'on revienne sur cette notion de de service public et peut-être vous vous entendre adelsiane sur le le ce que le football professionnel représente ensuite pour le monde amateur c'estàdire que il y a une sorte deis dire ruissellement bon oui non qu'est-ce que ça qu'est-ce que ça représente ou il y a vraiment si le foot professionnel va mal est-ce que le monde amateur en souffre aussi le monde amateur peut vraiment en souffrir parce que vraiment ça a été décrit aussi aujourd'hui on est dans un modèle de championnat où en fait on vend les joueurs donc en fait il y a vraiment aujourd'hui beaucoup de joueurs en Ligue 1 qui arrivé à 19 ans 20 ans vont partir en Angleterre donc le système de formation est essentiel en France pour maintenir le niveau de solevabilité des clubs deuxièmement effectivement le lien entre foot amateur il est et football professionnel il est clarifié dans la convention qui lit la ligue avec la Fédération Française de Football chaque année la Ligue doit verser 14 millions d'euros à la Fédération de football pour le football amateur aider à la formation dans les régions aider à l'achat de matériel aider au déplacement et cetera il y a la taxe buffet également qui permet de travailler sur ce lien entre football amateur football professionnel or on voit bien vous le disiez dans votre question initiale est-ce qu'on est des dou ou est-ce qu'on peut changer les choses là j'ai envie de dire la fête elle est quasiment finie quand on voit le niveau de baisse des revenus pour les clubs professionnels si on revoit pas ce modèle et ce lien aussi j'en dire consubstantiel entre foot professionnel et foot amateur le football français il est déjà à de V TR vitesses demain c'est à 5 si vitesses et on aura plus se vivier cette capacité à faire vivre le football dans les territoires alors je vous propose sur ce thème d'entendre Laurent linfond le le président de cette mission de cette commission d'enquête sur ce thème de la délégation de service public le championnat de France n'est pas que l'affaire de la Ligue et des clubs qui composent le championnat de France le championnat de France et la Ligue de football professionnel c'est une subdélégation de la Fédération c'est une délégation de service public il y a donc derrière cela aussi il doit y avoir derrière cela l'expression de ce que veut de ce que veulent les autorité que ce soit le ministère des Sports l'État ou que ce soit la Fédération jquim Barbier est-ce que ce ce est-ce qu'il y a une crainte du milieu du foot pro français de de voir voilà les vis se resserrer un petit peu à la suite de de cette commission d'enquête où vous vous dites de toute façon ils vont continuer et je j'ai l'impression que que la ce qui la synthèse oui mais elle est et le travail qui a été fait on sent oui on sent que le travail qui a été fait est une réaction législative à aux dérives de la Ligue de football professionnel mais je suis pas je suis pas convaincu de du de ce modèle français qui à la fois donc c'est c'estes questions de de délégation de service public et puis en même temps il faut aussi on est dans une réalité économique euh si pe me permettre j'ai l'impression un peu les fesses entre entre deux chaises et que il va un moment il va falloir choisir ce qu'on veut faire du du football voilà le ce qui ce qui marche c'est plutôt d'avoir des sociétés privées et où il y a des gens qui sont bien conscients que ce n'est pas un produit comme un autre voilà les les clubs anglais même s'il brassent beaucoup d'argent même si les places sont devenu cher il y a des choses à Liverpool à Manchester United vous ne touchez pas et c'est pas tellement un cadre législatif c'est plutôt un cadre on va dire culturel et affectif c'est une histoire qui a 150 ans ce club a vu passer des dizaines et dizaines de présidents mais c'est la chose la plus précieuse des gens de cette ville ou de cette région et je crois plutôt à ça mais ça veut dire qu'il faut qu'il ait des gens dans les instances qui est cette culture en France j'ai pas l'impression que voilà on prend plutôt des gens que qui sont des des aénarques ou qu' ont été qu'on dirigeait des grandes entreprises publiques il manque ça c'est un peu le le cœur du sujet mais mais g Gess est-ce que c'est encore possible alors que de nombreux clubs sont la propriété finalement de de businessman étrangers mais bien sûr non mais pour moi parce que bon euh on va pas faire toute la liste on a dit le Qatar mais il y a aussi je crois qu'à à Marseille c'est un Américain si je ne me trompe enfin bon on pourrait faire toute la liste oui oui bien sûr il y a il y a des clubs qui sont qui d'ailleurs il y a des clubs qui sont passés sur des mains étrangères récemment comme Strasbourg qui sont passés sur des des des groupes justement qui détiennent plusieurs plusieurs clubs à travers l'Europe donc le problème de la mais est-ce que les supporters se rebellent contre ça ou pas mais évidemment parce Queen plus il faut savoir que chaque année le marché des transferts donc les joueurs partent donc c'est c'est-à-dire que il y a même plus d'identification par rapport au joueurs les joueurs s'ils font une bonne bonne saison tout de suite ils vont être vendus parce que c'est aujourd'hui le football c'est devenu un Monopoly géant donc il faut allez on met en valeur un joueur hop on le revend on fait la cul but on l'achète 10 on le revend 20 et c'est ça aujourd'hui ce qui ce qui motive les les dirigeants de club c'est je répète ce n'est plus gagner la Ligue des Champions la coupe c'est plus ramener la coupe à la maison c'est vraiment de de ramener l'argent à la maison alors on l'a dit le le modèle économique du foot français il repose en grande partie sur ses droits de diffusion ses droits télé et donc là cette saison sur le succès de la chaîne dont vous nous parliez britannique s'appelle dazone ça sécrit daazn elle espère 1,5 million d'abonnés pour l'ancien directeur général de la chaîne l'équipe qui a aussi été directeur des sports du groupe Canal cyil Linette que vous avez endu c'est illusoire on l'écoute dans les conditions actuelles ça sera très difficile parce que c'est là où est arrivé Amazon un petit peu plus avec un prix beaucoup plus bas et avec une offre évidemment sans commune mesure il y a un million un million et demi de de Français qui sont fan foyer français qui sont fans de la Ligue 1 et qui sont à peu près voilà qui sont les les fans éperdus quand on avait à l'époque sur Canal le dispositif de payperview l'intégralité des matchs proposé sur des chaînes voisines on avait à peu près d'abonnés on n'est jamais allé au-udessus donc allons un peu au-udessus on est 1 million 1 million et demi le vrai souci c'est que ce million et demi il est toujours chez Canal ils sont pas partis donc ce million et demi paye 30 € par mois pour avoir canal etbin il est déjà là lui demander de repayer 30 € de plus pour avoir en plus la Ligue 1 et en complément de ce qu'il a déjà sur Canal je pense que ça n'est pas possible alors si j'entends Cyril linettean c'est l'histoire d'une désillusion annoncée ou d'un ou d'un crash économique annoncé est-ce que vous allez jusque là moi je l'avais évoqué comme ça c'était une catastrophe économique annoncée ce qui est très intéressant dans les propos de cyil Linette c'est de de rappeler que on l'avait dit au début on est passé de l'époque où le foot était sur Canal puis on a oublié TPS Orange il y a eu le kiosque a eu on s'est beaucoup promené ensuite il y a eu méia pro Amazon et cetera RMC Sport SFR et cetera donc à un moment on perd ce lien cette fidélisation ce qui était intéressant dans le débat qu'on a pu avoir l'audition avec cette il a donné l'exemple du rugby en contrepoint le Top 14 est sur Canal plus était sur Canal Plus et sur Canal Plus et on voit une progression de l'intérêt pour par les spectateurs les téléspectateur pour le rugby donc en fait à un moment le produit rugby en tant que que que sport il est sur une chaî mais si c'est un service public bah ça dorait être sur le service public donc diffuser sur France 2 France 3 et compagnie ça serait formidable je pense qu'il y a certains pays quand vous allez en Belgique il y a beaucoup de matchs qui sont sur le service public aussi parce que c'est une un choix qui est fait par par l'autorité mais là quand on revient sur les questions lié au football son évolution moi ce qui est très inquiétant c'est que on parlait du de dazone dans 2 ans les prés la Ligue peut se retirer de l'accord mais dazone peut aussi se retirer de l'accord ça c'est quelque chose qui a été négocié par les présents de Lig pardon per de l'argent tout à fait c'est une forme d' pas du gain qui a été mais pour dazone si ça marche mal ils peuvent sortir et alors là si ça marche mal bon courage pour faire venir un autre investisseur dira ça ne se vend pas pour couronner le tout il y a aussi des inquiétudes sur la solevabilité de dazon qui a déjà perdu je crois 2 milliards en en 2022 donc on parce qu'elle est propriétairees d'autres droits oui par exemple les droits italiens et cetera donc est-ce qu'on va assister à un nouveau épisode un nouvel épisode méia pro ça c'est toute toute la question donc c'est vrai que là il y a plein d'incertitude qui planent sur le foot le foot français ouais est-ce que vous parlez d'une bulle financière Joakim barbier qui pourrait exploser il y a eu la bulle immobilière qui a explosé oui on on voit qu'il y a il y a il y a quand même moins d'argent le prix des transferts a quand même mais c'est on va plus voilà puis il y a une génération aussi de de joueurs qui euh euh qui avaient amené beaucoup de de de de sponsors d'intérêt donc c'est c'est l' un peu la fin de la génération Messi Ronaldo euh donc donc voilà oui Neymar aussi euh donc là effectivement de toute façon je pense que les les les instances qu'elles soient nationales européennes nont pas n'ont plus le choix euh on va pas pouvoir multiplier euh euh les compétitions faire jouer 80 matchs par an euh euh au aux joueurs voilà je du cirque c'est c'est c'est c'est c'est terminé c'est donc donc voilà donc soit soit il y a un peu de de de sagesse et ça se fait à la on va dire à l'intérieur soit de toute façon le marché va broyer ceux qui qui sont toujours cette bulle financière elle tient les derniers à avoir beaucoup investi sont c'est l'Arabie Saoudite euh donc donc ça a permis de cont que le grand cirque continue de tourner avec des salaires complètement Ding versé au joueurs quoi l'Arabie Saoudite c'est vrai a voulu copier le le Qatar dans tout ce qui concerne le soft power chose qu'ils ont bien très bien réussi puisils ont eu la Coupe du monde le Qatar l'Arabie Saoudite l'aura aussi en en 2030 donc c'est quand même des des choses qui sont qui sont 20034 pardon oui des choses qui sont importantes pour pour l'image ça c'est c'est une évidence ouais et et et donc pour l'instant il y a encore de l'argent frais qui rentre qui rentre dans le système l'argent il commence à se déplacer géographiquement donc que il est pas interdit de penser que les meilleurs joueurs bientôt joueront en Arabie Saoudite au Qatar et ils vont quitter l'Europe allez un mot de conclusion non mais par rapport à votre question votre point il y a beaucoup d'argent qui circule encore on voit aujourd'hui les les les investisseurs qui arrivent ce sont des fonds américains sont des fonds d'investissement qui rachètent les clubs et qui voi ça comme des des investissements à court moyen terme on investit on rachète un club au bout de 2 3 ans on voit ce qu'on peut revendre un peu le risque aussi avec CVC parce que ils peuvent revendre des parts aussi du championnat de France qui dont ils ont fait l'acquisition 5 % 10 % ils feront une bascule et ils retourb sur leur pied et ça pose la question évidemment de la multipropriété que vous avez évoqué en début et que vous avez rappelé demain en terme d'équité sportive et de compétitivité et de sportivité ça posera toutes ces questions merci beaucoup on espère qu'on a aussi passionné celles et ceux qui sont pas forcément fans de football c'était un un débat business finalement et dérive du business votre livre Jérôme Gessel c'est la face caché justement du fot business c'est éditions flamario on je vous dit à bientôt sur public scena
Adel Ziane