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interviewRMC — Face à Face· 14 février 2024 21 min

Face à Face : Sandrine Rousseau - 14/02

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Invité

Vous écoutez RMC Face à Face

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Présentateur

Néhila Latrousse

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Sandrine Rousseau

8h32 sur BFM TV RMC, mon invité Sandrine Rousseau Bonjour Sandrine Rousseau Vous êtes députée écologiste de Paris Merci d'être avec nous ce matin La crise agricole de nouveau à la une de l'actualité A 10 jours de l'ouverture du salon de l'agriculture Et la colère des écologistes avec ce plan sur les pesticides Qui est suspendu par le gouvernement On va y venir dans un instant D'abord je voulais vous entendre sur la SNCF Un TGV sur deux, objectif à tenir C'est pas dit qu'il y a un TGV sur deux qui roule ce week-end Parce que les contrôleurs maintiennent leur grève Franchement Sandrine Rousseau On voudrait nous convaincre de continuer à prendre l'avion et la voiture On s'y prendrait pas autrement, non ?

0:47
Présentateur

Oui mais c'est pourquoi se me battent les contrôleurs C'est pour des conditions de travail Qui favorisent aussi le voyage en train C'est-à-dire qu'avoir des contrôleurs dans les trains Avoir deux contrôleurs dans les trains Dans chaque train C'est aussi une manière d'assurer la sécurité des voyageurs Et en fait c'est toujours la difficulté Moi je les ai toujours entendues avoir la même revendication De contrôleurs par train Mais depuis des années et des années Et en fait la question qui est posée à la SNCF C'est quelle est votre politique de sécurité En fait des personnes et des conditions de travail De ces contrôleurs ?

1:15
Sandrine Rousseau

Ça c'est la revendication de fond Mais moi je pense à par exemple la mère célibataire ce week-end Qui doit envoyer ses enfants chez leur père divorcée Enfin vous lui dites quoi ? Il faut prendre son mal en patience ?

1:25
Présentateur

Non je lui dis que je comprends que ce soit compliqué C'est pour ça que je m'adresserai à la direction de la SNCF En disant mais négocier, négocier Et vous devez absolument arriver à un accord avant ce soir Pourquoi c'est toujours pendant les vacances les grèves ? Ah bah ça il faut demander à la CGT À la SFDT ou syndicats Mais je pense que c'est un rapport de force Et que voilà là c'est en récurrence

1:43
Sandrine Rousseau

Y compris pendant les vacances Vous ne dites pas quand même Du côté des syndicats il y aurait une forme de responsabilité À éviter par moment de pourrir les vacances des français Pardon pour le terme Je préférerais qu'il n'y ait pas de grève du tout

1:53
Présentateur

Voilà je préférerais qu'il n'y ait pas de grève du tout Mais c'est la responsabilité de la direction ? Il faut entendre les revendications Donc je vous dis que moi je les entends depuis des années et des années Donc voilà je pense qu'il y a un problème fondamentalement envoyé

2:04
Sandrine Rousseau

Il dit aussi la grève ça coûte 500 millions d'euros C'est toujours ça de moins qu'on investit dans le train C'est un argument que vous entendez ?

2:09
Présentateur

Non mais il faut que le train devienne un moyen de transport naturel, facile Voilà pour ça il faut aussi que les personnes qui travaillent dans le train Puissent avoir des conditions de travail qui soient acceptables Donc c'est ça que la direction doit gérer Elle a 24 heures pour gérer la situation Et bien qu'elle la gère Sandrine Rousseau

2:25
Sandrine Rousseau

Parmi les sujets sensibles du moment Autour de la crise agricole La question des pesticides Avec le plan Ecofito en gros C'est un plan qui vise à réduire de moitié l'usage des pesticides d'ici 2030 Ce plan est suspendu par le gouvernement Le temps de trouver un accord avec les agriculteurs Qu'est-ce que vous dites une fois de plus ? Sacrifice de l'écologie au profit des agriculteurs ?

2:46
Présentateur

Les agriculteurs sont allés dans la rue avec leur tracteur Et donc ? Parce qu'ils n'avaient pas de revenus Et parce qu'un se suicidait tous les deux jours Un agriculteur se suicide en France tous les deux jours Donc en fait c'est une souffrance énorme Enfin je veux dire énorme Oui Énorme Vous l'entendez cette souffrance ? Bien sûr Et qu'est-ce qu'on leur répond ? On leur répond plan Ecofito Enfin il réclamait pour certains d'entre eux Pour certains Et pas pour tous La Confédération Paysanne par exemple Ne demande pas l'arrêt du plan Ecofito Mais les majoritaires c'est la FNSEA

3:16
Sandrine Rousseau

Et les jeunes agriculteurs pour les citer Alors ça c'est un des sujets

3:19
Présentateur

C'est ceux-là et certains dont on parle Ça c'est un des sujets C'est la manière dont les chambres d'agriculture Les votes à l'intérieur des chambres d'agriculture Imposent le pouvoir de la FNSEA Et qui est à la tête de la FNSEA ?

Arnaud Rousseau en l'occurrence Mais il y a eu d'autres représentants de la FNSEA Qui étaient du même profil C'est-à-dire des personnes Qui finalement sont des tenants Sont des supporters Et ont même des intérêts directs Dans l'agro-industrie Et dans l'agro-alimentaire Donc en fait On est dans une espèce de dialogue Qui à mon avis est un dialogue de dupe Entre d'un côté Ceux qui négocient Et qui sont pour l'industrialisation de l'agriculture Et ceux qui ont des problèmes de revenus Qui sont au contraire Les petites mains de cette agriculture

4:00
Sandrine Rousseau

Sur les pesticides Ce que disent à peu près tous les agriculteurs C'est qu'il y a un décalage entre eux Les interdictions qu'on prend En France Et par exemple Des tomates Ou des poivrons Et qui ont des taux de pesticides Enfin qui utilisent même des pesticides interdits Non mais ça je le pose sans doute

4:13
Présentateur

Mais qu'est-ce qu'il faut faire ? On interdit Ce n'est pas possible d'importer en France Des produits alimentaires Des produits agricoles Qui ont été produits Avec des produits interdits en France On interdit la tomate marocaine Mais en fait l'idée c'est que Est-ce qu'on interdit la tomate marocaine par exemple ?

Non mais on demande au Maroc De s'aligner sur les conditions françaises Enfin c'est le cas de toute voiture par exemple Qui est importée On ne pourrait pas importer une voiture Qui ne remplit pas les conditions de sécurité Et les normes européennes et françaises Donc il n'y a pas de raison Que pour les produits alimentaires Ce soit de la même manière Et oui il y a un sujet Autour de l'utilisation de produits interdits En France par d'autres pays Qui augmente les rendements Mais qui met aussi en danger notre santé Et donc ce n'est pas possible Que les agriculteurs français Soient en conférence avec eux

4:59
Sandrine Rousseau

Je prends deux exemples Le méthomile, le méthocarbe Deux pesticides qui sont interdits En France et en Europe On en trouve des traces Dans des tomates Dans des poivrons Qui proviennent du Maroc Qu'est-ce qu'on fait ? On va voir le roi du Maroc On lui dit Vous demandez à vos agriculteurs d'arrêter ?

5:14
Présentateur

On n'importe pas Pas d'importation On n'importe pas des tomates Qui contiennent des produits interdits en France Non Et pour cela il faut aussi Je le rappelle Des services vétérinaires en nombre Il faut des services De la DGCCRF Donc de la direction de la concurrence Et des fraudes A la frontière Pour contrôler la nature des produits Qui rentrent en France Oui Ça n'est pas possible Et c'est pas possible Qu'en plus On ait interdit ces produits en France Au nom de notre santé Et qu'on en absorbe Parce que d'autres pays Ne l'ont pas interdit Ça vaut aussi pour la viande Le soja sud américain Les céréales Le poulet ukrainien Absolument C'est pour ça qu'il faut absolument Sortir du libre-échange En matière de produits agricoles

5:49
Sandrine Rousseau

Sur les pesticides Le ministre de l'Agriculture Marc Fénaud Était ce matin sur RMC Il vous a directement Adressé un message Écoutez

5:55
Invité

Sujet que manifestement Elle ne connaît pas Qui a dit Qu'on n'avait pas Une stratégie de réduction Et qu'on mettait en pause ça Qui a dit Qu'on n'avait pas Déjà des programmes de recherche Pour trouver des alternatives Il y a une pause Oui Sur un sujet principal Qui est le sujet des indicateurs Madame Rousseau Pourrait reconnaître Que pour les produits Les plus à risque Qu'on appelle les CMR1 On a baissé de 95% Dans le quinquennat Qui vient de s'acheter

6:17
Sandrine Rousseau

Est-ce que vous dites Bravo le gouvernement Les pesticides les plus à risque Ils n'existent plus aujourd'hui

6:22
Présentateur

Ils ont été réduits Non je ne dis pas Bravo le gouvernement Quand la seule mesure Qui est annoncée Aux agriculteurs Alors qu'encore une fois Il s'agit de 200 000 euros De dettes en moyenne Sur les exploitations agricoles Alors qu'un agriculteur Se suicide tous les deux jours Alors que 27 fermes Fermes par jour Fermes par jour Et que là La seule réponse Qui est donnée C'est la réduction Du plan éco-fito Non je ne leur dis pas Ce n'est pas la seule réponse Il y a eu d'autres mesures Sectornelles

6:46
Sandrine Rousseau

Sur les viticulteurs Les éleveurs Il y a eu un certain nombre Pas de nature A gérer la crise

6:51
Présentateur

Pas de nature A transformer l'agriculture Pour assurer Les conditions de vie Et des personnes Des agriculteurs Mais aussi Des ouvriers agricoles Donc non Il n'y a rien eu De structurel Sur l'agriculture Et donc non Je ne leur dis pas merci Et quand je vois A quel point Ils essayent De trafiquer Les indicateurs Au nom desquels On sait Quels sont les De trafiquer Oui Ils essayent de faire en sorte Qu'on sorte De l'indicateur Qui est aujourd'hui reconnu Dans le plan éco-fito Pour aller vers Un autre indicateur Avec des Coéfficients De toxicité Alors qu'on sait très bien Que dans les produits Chimiques et phytosanitaires On découvre la toxicité Et on découvre L'effet cocktail Souvent Beaucoup plus tard Donc en fait Ce qu'ils sont en train De faire C'est en train De faire un tour De magie De Gérard Majax Pour faire en sorte Qu'il y ait un plan éco-fito Mais pas avec Les mêmes indicateurs Et je dis à Marc Fénaud On vous regarde là-dessus On vous regarde Et n'essayez pas De faire en sorte Qu'en changeant Les indicateurs

7:55
Sandrine Rousseau

Vous autorisiez Plus de pesticides Il y a une concertation Qui est ouverte Oui avec les associations Avec les associations Qui ont quitté la table Exactement Dans le même temps Est-ce qu'on peut être écologiste Dire que quand il y a une concertation On ne participe pas On reste en dehors Et puis on critique

8:07
Présentateur

Alors ils avaient Une demi-heure Pour négocier Et par ailleurs Ils avaient une déclaration Liminaire à faire Sur justement La dangerosité De certains produits Donc les associations Lâchent le combat Elles désertent le combat Non Le ministère a refusé D'entendre Cette déclaration Liminaire C'était une déclaration Liminaire On peut quand même L'entendre cette déclaration C'est quoi ce mode de discussion Où ce n'est pas possible D'entendre Les incontournables Oui je pense Qu'elles ont eu raison De claquer la porte

8:35
Sandrine Rousseau

Vous évoquez le revenu Des agriculteurs Ce matin je regardais Sur le site D'un des grands distributeurs Français Le kilo de tomates rondes Made in France 4,39 euros Les mêmes Venus du Maroc 2,29 euros On ne s'en sort pas C'est le problème Non mais Si on interdit Vous dites Celles qui sont produites Avec des normes Qui ne sont pas les nôtres On les interdit Mais dans le même temps Ça ne répond Pas à la misère D'un certain nombre De français Qui se privent Qui réduisent Le nombre de courses Qui parfois Ne font pas un repas sur deux Et qui disent Très bien les pesticides Mais j'ai le choix Entre ne pas manger Un repas sur deux Ou bien manger Des produits Qui viennent d'ailleurs Et qui ne sont pas Produits à nos normes

9:11
Présentateur

On ne va pas rendre Les gens malades Parce qu'ils sont pauvres En fait Ça n'a aucun sens Donc là Dans 100 euros De produits alimentaires Achetés par les français Et françaises Sur 100 euros De produits alimentaires Il n'y a que 6,5 euros Qui vont aux agriculteurs Ce qui veut dire Qu'il y a 94 euros A peu près Qui va à la grande distribution A l'agroalimentaire A la transformation Je suis sûre Que les français et françaises Seraient tout à fait d'accord Pour qu'il y ait bien plus Pour qu'il y ait bien plus D'euros Qui aillent vers les agriculteurs Et je dis Qu'on a un sujet Autour de La grande distribution Je rappelle Que la grande distribution A installé Ses centrales d'achat En dehors de France En Belgique En Hollande En Espagne Pour échapper A la loi Egalim Que fait le gouvernement Pour imposer La loi qui régit

9:57
Sandrine Rousseau

Les négociations

9:58
Présentateur

Entre les industriels Que fait le gouvernement

10:00
Sandrine Rousseau

La grande distribution Et les producteurs Pardon je précise Pour nos éditeurs La loi Egalim

10:03
Présentateur

Voilà Donc la loi Egalim C'est la loi Qui est censée Permettre Un prix Qui est raisonnable Pour les produits Fabriqué en France La grande distribution A installé Ses centrales d'achat A l'extérieur de la France Pour échapper A la loi française Que le gouvernement N'est aucune espèce De mesure De contrainte Sur la grande distribution Qu'il n'est aucune espèce De mesure De contrainte Sur l'agroalimentaire C'est cette faiblesse Face aux puissants Le gouvernement Est faible avec les forts Et fort avec les faibles Et là en l'occurrence On doit absolument Faire en sorte Que la grande distribution Respecte les lois françaises Parce qu'il n'y a pas Que la tomate marocaine Il y a la grande distribution Française Qui ne respecte pas La loi française Alors là maintenant Le gouvernement A une responsabilité C'est d'aller les chercher Et de faire en sorte Qu'ils respectent la loi

10:50
Sandrine Rousseau

Il y a des contrôles en masse Qui ont été annoncés Par Bruno Le Maire

10:52
Présentateur

Non mais il n'y a pas De contrôles Qui seront efficaces Si les centrales d'achat Sont à l'extérieur De la France Donc imposer Que les centrales d'achat Que les négociations Se fassent à l'intérieur Du territoire français Selon les termes De la loi française C'est le minimum Que doit la grande distribution

11:08
Sandrine Rousseau

Ça aussi Bruno Le Maire S'engage

11:10
Présentateur

A ce que ce soit contrôlé Emmanuel Macron

11:13
Sandrine Rousseau

Bruno Le Maire

11:14
Présentateur

Souhaite Bruno Le Maire demande Bruno Le Maire Bruno Le Maire A toujours Toujours défendu Le fait qu'il y ait Une liberté complète De la grande distribution Il s'est toujours opposé A ce qu'il y ait Des taxes sur les surprofits De la grande distribution Pendant qu'il y avait L'inflation Il s'est toujours opposé Au fait qu'il y ait La moindre contrainte Sur les prix Pratiqués par la grande distribution Donc non Bruno Le Maire Il fait des déclarations Mais Bruno Le Maire Il ne fait aucune politique publique Permettant de garantir Et le pouvoir d'achat Des personnes Les plus faibles Et de garantir Le fait qu'il n'y ait pas De surprofit Lié à une situation de crise La France est en train De s'effondrer De sa pauvreté Et Bruno Le Maire Demande Non Bruno Le Maire Doit agir Emmanuel Macron

11:53
Sandrine Rousseau

Le patron de Bruno Le Maire Il reçoit cet après-midi Les syndicats agricoles C'est la première fois Depuis le début de la crise Sébastien Chenu disait En fait le président A peur de faire Un mauvais salon C'est pour ça qu'il les reçoit Pour vous aussi Il assure juste D'être bien reçu Au salon de l'agriculture Il n'y a pas de prise en compte Réelle de la souffrance Des agriculteurs

12:09
Présentateur

Sébastien Chenu Le jour où Emmanuel Macron Aura une prise de conscience De la souffrance De qui que ce soit Je pense que ce sera Quand même Une révolution en France C'est-à-dire que Je pense que son mode De gouvernement Est précisément De ne pas comprendre Qu'il y a une souffrance En France Là moi je suis Je travaille actuellement Sur les hôpitaux Et particulièrement Sur la psychiatrie Dans les hôpitaux Il y a un effondrement De l'hôpital public Actuellement Il y a des burn-out Il y a des gens Qui ne trouvent plus Aucun sens au travail Les enseignants Ils sont dans la même situation Ils ne trouvent aucun sens Dans leur travail Là on est en train De s'effondre Et je pense qu'Emmanuel Macron Est sourd à la souffrance Des français Et que ça devient Un problème national D'ampleur Avant de recevoir Les agriculteurs Il y a cet hommage national A Robert Badinter A midi Est-ce que vous y serez ?

Alors moi je suis Chef de file Sur un texte A l'Assemblée Pour le groupe écologiste Donc vous y serez pas ?

Non mais par contre Je voudrais lui rendre hommage ici Et précisément Parce que je ne peux pas Aller à cet hommage Je voudrais lui rendre hommage En disant que Il a permis Que la France Défende les valeurs Qui sont profondément Celles qu'elle affiche Au fronton de ses mairies Et qu'elle affiche Dans sa constitution Et en fait Liberté, égalité, fraternité Oui Robert Badinter C'est l'homme Qui n'a pas suivi Les sondages Et qui a suivi des valeurs Et je voudrais Que la gauche reprenne Ce chemin-là Je ne pense pas Qu'elle l'ait lâché Mais je pense Qu'elle doit le réaffirmer Nous devons Contre tous les sondages Et contre toutes les opinions Et bien à un moment donné Défendre les valeurs Et c'est là-dessus Il y aura des députés écologistes Pardon ?

Vous vous n'y serez pas Mais il y aura des députés Oui, il y aura Sandra Régol Qui nous représentera

13:43
Sandrine Rousseau

Les insoumis Et le Rassemblement national Son persona non grata La famille n'en veut pas Dans cet hommage Marine Le Pen Et les siens n'iront pas Mais les insoumis Ils vont quand même Représentés par deux de leurs députés Est-ce qu'on peut aller Contre la volonté des familles ?

13:56
Présentateur

J'entends Je respecte la volonté des familles Je dis que C'est un hommage national Et que les insoumis Sont actuellement associés Au Rassemblement national Dans une espèce D'équivalence Et en l'occurrence Je suis choquée Par cette équivalence Sur le point précis Là ce sont les familles Oui, c'est pour ça Que je dis que j'entends les familles Maintenant c'est un hommage national Et donc Ils ont le droit d'y aller C'est eux qui ont pris leur décision C'est eux qui ont pris leur décision Et je respecte Toutes les décisions Je respecte toutes Les positions là-dedans Je dis juste Et vraiment je me permets D'insister là-dessus RN et LFI Il n'y a pas un signe égal Entre les deux L'ERN trouve ses racines Je le rappelle Dans un antisémitisme structurel Dans la collaboration Dans le déni Du génocide Des juifs d'Europe Il trouve Il y a un député Dans l'Assemblée nationale Qui a ouvert Une librairie négationniste C'est-à-dire Qui vantait Les mérites du nazisme Enfin je veux dire LFI n'a jamais fait Quelque chose de cet ordre Pour la famille C'est la même chose Mais la famille Les médois d'eau Très bien Et je ne discute pas ça Mais je vous dis juste Que là Dans le débat politique Et dans le débat national Nous ne devons pas mettre Un signe égal Parce qu'alors C'est dangereux Parce que nous banalisons Les idées D'extrême droite Et nous banalisons Le fait que le RN Que l'extrême droite Égale l'extrême gauche Ce n'est pas vrai Et par ailleurs LFI n'est pas d'extrême gauche C'est une gauche radicale Mais ça n'est pas d'extrême gauche Et ça c'est un débat C'est ce que fait La famille de Robert Banninter Je pense que Quand elle met un signe égal Et bien Elle permet le fait Qu'on puisse confondre les deux On ne peut pas confondre les deux Donc pour résumer Vous cautionnez le fait Que les députés LFI Aillent à l'hommage Contre l'avis de la famille Je dis que C'est un hommage national Et je dis que Le RN et LFI Ne sont pas les mêmes Formations politiques Ils n'ont pas la même histoire Ils n'ont pas le même rapport A l'antisémitisme Et que vraiment Là on brouille Tout le débat national Les insoumis ont leur place A l'hommage national

15:49
Sandrine Rousseau

Les insoumis ont leur place A l'hommage national De Robert Banninter La réponse Beaucoup plus claire Aurore Berger Qui est la ministre déléguée Chargée de l'égalité Entre les femmes et les hommes La lutte contre les discriminations Propose de supprimer Les subventions Aux associations Qui auraient tenu Des propos ambigus Sur le massacre Du 7 octobre en Israël Être féministe Dit-elle C'est dire les choses Et c'est soutenir les femmes Qui ont été mutilées Le 7 octobre Est-ce qu'elle a raison De clarifier ce point ?

16:16
Présentateur

Sur le 7 octobre Il y a eu Un féminicide de masse Sur le 7 octobre Vous le dites Vous il n'y a pas d'ambitié Vous dites C'est un féminicide de masse Oui c'est un féminicide De masse Il y a eu Des violences sexuelles Spécifiquement sur les femmes Donc il n'y a pas de doute Sur ce qui s'est passé Le 7 octobre D'autres ont été Moins clairs que vous Peut-être Mais par contre Commencer à mettre Les associations Sous le coup De ce qu'elles devraient dire Ou pas dire Sous la menace de subvention En fonction de ce qu'elles disent Et de ce qu'elles ne disent pas Je rappelle que le droit A l'association La liberté d'association Fait partie de nos fondamentaux De la République Et qu'on peut ne pas être d'accord Avec la position De certaines associations Mais qu'en fait La liberté d'association Est absolument fondamentale Dans la constitution française Et qu'en fait A chaque fois qu'on grignote A chaque fois qu'on grignote Les libertés publiques A chaque fois qu'on Petit à petit On se dit qu'il est naturel De mettre la pression De faire du chantage Sur les positions Des uns et des autres Et bien on renonce Aux valeurs fondamentales De la France Alors vraiment Oui Les associations Doivent être garanties Dans leur liberté D'association De réunion Etc Et en l'occurrence Aurore Berger Quand elle dit Qu'elle va couper Les associations Qu'elle va couper Les financements A des associations Qui n'a pas eu des positions Qu'elle attendait Sur le 7 octobre Et bien je dis Aurore Berger Elles ont été ambiguës Elles n'ont rien dit En fait

17:47
Sandrine Rousseau

Rien dit Elles étaient absentes Du débat Vous vous dites Féminicide de masse Il a fallu les chercher Les associations féministes Pour entendre

17:54
Présentateur

Ce propos Elles n'ont pas nié Non plus Qu'il y avait eu Un féminicide de masse Et par ailleurs Je dis à Aurore Berger Elle n'a rien dit Non mais je dis à Aurore Berger Discuter Discuter avec elle Plutôt que d'agir immédiatement Sur un levier financier Sur la menace Discuter Voilà Et que vraiment Je trouve que Là on est Dans Dans une Atteinte permanente A ce qui est Le fondement de la France Qui est la liberté D'association D'expression Les valeurs Et moi ça me Vraiment ça finit par Me toucher Parce que je me dis Mais quand est-ce qu'on va Avoir un sursaut républicain En fait Quand est-ce qu'on va Garantir nos libertés Quand est-ce qu'on va Se retrouver Sur les valeurs Qui ont fondé Notre France

18:40
Sandrine Rousseau

Sandrine Rousseau Il y a un autre sujet Qui je crois Vous touche particulièrement C'est les accusations Portées par Une vingtaine de femmes Vingt-deux femmes Contre le psychanalyste Gérard Miller C'est le magazine Elle qui a révélé en premier Les témoignages Accusations de viol D'agressions sexuelles C'est l'un de vos soutiens politiques Gérard Miller Très impliqué Auprès de la France insoumise Je précise qu'il bénéficie Évidemment comme tout le monde De la présomption d'innocence Mais est-ce que vous vous doutiez Est-ce que vous aviez vu Qu'il pouvait avoir Un comportement problématique Avec des femmes

19:08
Présentateur

Parfois Souvent jeunes Ah non Sinon je n'aurais pas accepté Qu'il soit un de mes soutiens Et quand j'ai lu cet article Qui est sorti dans Elle Puis dans Mediapart Puis de nouveau dans Elle Voilà J'ai été Je dois le dire Non seulement déçue Mais aussi très en colère Très en colère Et c'est pour ça Que dans l'article de Elle Je dis aux victimes Qui ont pu voir Les photos de soutien Que voilà Je m'excuse auprès d'elle De ces photos Que je suis désolée De ce qu'elles ont pu voir Et que Ça me pose des questions Parce qu'en fait Moi j'essaye De protéger les victimes J'essaye de faire en sorte Que non seulement Leurs paroles Soient entendues Dans le débat public Mais qu'en plus Même leur santé à elles Qu'elles aillent bien Qu'elles se sentent A l'aise à parler Là je me dis Que peut-être Quand elles ont vu Ces photos Peut-être Se sont-elles interrogées Donc voilà Je leur dis Je vous soutiens Je soutiens votre parole Je respecte votre parole Et voilà Je suis de votre côté Et je mènerai ce combat Quel qu'en soit le coup

20:14
Sandrine Rousseau

A elles vous dites Je n'ai pas grand monde Sur qui comptez dans ce combat Vous vous sentez seule Aujourd'hui en politique On n'entend pas les infirmiers

20:19
Présentateur

Sur le cas de Gérard Miller Par exemple Je trouve que Mais on n'entend personne En fait je trouve que Voilà on est Oui c'est un Le combat féministe N'est pas perçu Pour ce qu'il est C'est à dire Un droit humain fondamental 18h53 Sandrine Rousseau Merci d'être venue A ce micro ce matin Sur RMC BFM TV