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InterviewPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 30 septembre 2026 31 minContradictoireActualité / polémiqueTravail & emploiRetraitesSolidarités & familleInstitutions & élections

Johanna Rolland : « Je refuse une campagne présidentielle monopolisée par les idées du RN »

Source d'origine 8 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 38 %Attaque 43 %Défensif 14 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 73 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:23OuverteRéponse directe

    Le PS est-il absent de cette rentrée sociale ?

  • 0:51OuverteRéponse partielle

    C'est suffisant pour mettre la pression sur le gouvernement ?

  • 1:29RelanceRéponse directe

    Le Premier ministre répond à plus d'argent. Qui doit payer cette incurie ?

  • 2:37FerméeÉludée

    Le gel du point d'indice, c'est une ligne rouge pour le PS ?

  • 3:48OuverteRéponse directe

    Qu'attendez-vous du dialogue avec Sébastien Lecornu ?

  • 4:13FerméeRéponse directe

    Le gel du point d'indice, c'est une erreur ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:22PrésentateurFait
    « Qui doit payer cette incurie et ses choix politiques ? Les malades, les retraités, les plus modestes, et maintenant, sur certaines prestations, les étrangers ? »
  • 4:20PrésentateurFait
    « Le gel du point d'indice, c'est une erreur. »

Temps de parole

  • Présentateur51 %
  • Présentateur 214 %
  • Invité11 %
  • Locuteur 29 %
  • ?5 %
  • Locuteur 95 %
  • Locuteur 53 %

≈ 18,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Vous

0:00
Présentateur

écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat.

0:03
Locuteur

– L

0:15
Présentateur

'utilisation hier dans tout le pays, entre 200 000 et 300 000 personnes qui ont donc manifesté fonctionnaires, pompiers, lycéens, pour demander plus de moyens. Le PS est-il absent de cette rentrée sociale ? On va poser la question à Johanna Roland, bonjour.

0:27
Locuteur

–

0:27
Présentateur

Bonjour.

0:27
Locuteur

–

0:27
Présentateur

Merci d'être notre invitée, première secrétaire nationale déléguée du PS et vous êtes également maire de Nantes, interview en partenariat avec la presse régionale, représentée par Christelle Bertrand du groupe La Dépêche. Bonjour Christelle.

0:36
Locuteur

–

0:36
Présentateur

Bonjour Auriane, bonjour Johanna Roland.

0:38
Locuteur

–

0:38
Présentateur

Bonjour. – Johanna Roland, entre 206 000 selon le ministère de l'Intérieur, 300 000 selon les syndicats français ont manifesté hier dans tout le pays pour demander des hausses de salaire, pour demander plus de moyens alors que le budget est présenté demain. C'est suffisant pour mettre la pression sur le gouvernement

0:52
Locuteur

? – C

0:54
Présentateur

'est essentiel surtout, pourquoi ? Parce que dans ce pays, depuis quelques temps, quand on parle du service public, quand on parle des fonctionnaires, on a l'impression que c'est du côté du gouvernement,

1:05
Locuteur

une

1:06
Présentateur

ligne de tableur sur un

1:07
Locuteur

Excel. Les

1:10
Présentateur

fonctionnaires, ce n'est pas une abstraction.

1:12
Locuteur

C

1:12
Présentateur

'est celles et ceux qui nous soignent quand on va à l'hôpital, celles et ceux qui éduquent nos enfants, celles et ceux qui éteignent les incendies. Quand un pompier n'a pas, dans certaines situations, un masque de protection qui coûte 80 euros, ce n

1:27
Locuteur

'est

1:27
Présentateur

pas une abstraction.

1:29
Locuteur

– Mais à

1:29
Présentateur

ça, le

1:29
Locuteur

Premier ministre répond à plus d'argent. – Quand vous êtes

1:32
Présentateur

enseignant et que votre salaire n'augmente pas et depuis des lustres, ce n

1:37
Locuteur

'est

1:37
Présentateur

pas une abstraction. Donc j'entends ce que dit le Premier ministre, mais je rappelle qu'un budget, ce n

1:42
Locuteur

'est

1:42
Présentateur

pas un exercice comptable, c'est une vision de société. Et moi, la vision de société que

1:47
Locuteur

je défense… –

1:47
Présentateur

C

1:47
Locuteur

'est un peu les deux, Johanna Roland. C'est-à-dire

1:48
Présentateur

quand on a 3600 milliards de dettes, il

1:50
Locuteur

y a

1:50
Présentateur

un moment, c'est un exercice comptable. – Bien sûr, mais vous savez, je dirige un exécutif local, vous l'avez rappelé. Chaque maire qui nous écoute ce matin sait bien ce que c'est de gérer un budget. Il y a des dépenses et des recettes. Alors pardon, mais quand Emmanuel Macron a fait le choix de nous priver, de priver les Françaises et les Français de 60 milliards par les cadeaux aux plus aisés et aux plus grandes entreprises, et que maintenant le Premier ministre vient en fait nous présenter la facture et

2:14
Locuteur

dit c'est 54 milliards,

2:16
Présentateur

évidemment. Et aujourd'hui, il nous dit quoi ? Qui doit payer cette incurie et ses choix politiques ?

2:21
Locuteur

Les

2:22
Présentateur

malades,

2:23
Locuteur

les

2:23
Présentateur

retraités, les plus modestes, et maintenant, sur certaines prestations, les étrangers ? – Après,

2:29
Locuteur

là aussi,

2:30
Présentateur

ce sont deux visions de société parce que par exemple, la droite dit ce qui aussi nous met dans le mur, c'est la suspension de la réforme des retraites que vous avez demandé.

2:37
Locuteur

–

2:37
Présentateur

Bien sûr, ce sont des choix de société.

2:39
Locuteur

Les

2:40
Présentateur

Françaises et les Français ont manifesté dans la rue sur la réforme des retraites. Ils ont rappelé pourquoi c'était un droit. On a rappelé et démontré tous l'inégalité énorme qui restait entre les femmes et les hommes sur cette question de retraite. Donc oui, compter sur les socialistes pour continuer à être aux côtés, avec, au milieu de celles et ceux qui disent la France, ce n

3:02
Locuteur

'est

3:02
Présentateur

pas l'ultra-libéraliste. La France,

3:05
Locuteur

ce

3:05
Présentateur

n

3:05
Locuteur

'est

3:05
Présentateur

pas le chacun pour soi. Les services publics dans notre pays, ils sont ce qui fait tenir le pays debout. Et je crois qu'ils méritent sincèrement plus de gratitude et de reconnaissance que cette forme de

3:17
Locuteur

mépris

3:18
Présentateur

latent. – Pour

3:19
Locuteur

vous, c'est un mépris.

3:20
Présentateur

Le gouvernement méprise

3:21
Locuteur

les fonctionnaires ? – Je

3:22
Présentateur

trouve en fait que cette fin de quinquennat ressemble au début. Est-ce que vous avez entendu une parole d'écoute hier ? Est-ce que vous avez entendu une parole qui dit « Oui, être une aide-soignante, c'est dur. Oui, être un enseignant, c'est valeureux. Oui, c'est important pour le pays. »

3:37
Locuteur

Je

3:37
Présentateur

trouve qu'on retrouve dans cette

3:39
Locuteur

fin

3:40
Présentateur

de moment ce qu'on a connu au début, une forme d'isolement circulé. Il n

3:44
Locuteur

'y a

3:44
Présentateur

rien à voir, il n'y a jamais rien à voir. Pendant ce temps-là, le

3:47
Locuteur 9

pays est abîmé. – Qu

3:48
Locuteur

'est

3:48
Locuteur 9

-ce que vous demandez à Sébastien Lecornu aujourd'hui, justement d'ouvrir un dialogue ? – Bien sûr.

3:54
Présentateur

L'organisation politique qui est la mienne, elle ne fait jamais les choses à la place du mouvement social. Ce n'est pas notre rôle. En revanche, notre rôle, c'est de soutenir. Il y a aujourd'hui un certain nombre de demandes qui sont précises. La ravalorisation des salaires, l'augmentation du point d'indice des fonctionnaires, ouvrir des discussions sérieuses.

4:12
Locuteur

–

4:12
Présentateur

Mais pardon,

4:12
Locuteur

du coup, par exemple, le gel du

4:14
Présentateur

point d'indice, c'est une ligne rouge pour l'OPS ? C'est-à-dire que si c'est maintenu, il n

4:17
Locuteur

'y

4:17
Présentateur

aura pas de vote du budget ?

4:19
Locuteur

–

4:20
Présentateur

Le gel du point d'indice, c'est une erreur. Absolument, pourquoi ? – C'est une erreur, mais est-ce que c'est une ligne rouge ? – Je vais vous répondre. Pourquoi c'est une erreur ? C'est une erreur parce que vous croyez que les fonctionnaires, ils ne vivent pas la dégradation du pouvoir d'achat ? Vous croyez que quand on est catégorisé, comme on dit dans la fonction publique, on ne vit pas l'augmentation du prix de l'essence, ce qui reste pour le reste à vivre ? Donc oui, les socialistes s'exprimeront sur le budget, ce qui est certain, les uns et les autres l'ont dit, et dans une cohésion des socialistes qui est extrêmement claire sur ce sujet.

Si les orientations sont confirmées au global, telles qu'annoncées aujourd'hui, très clairement, je vois au moment où on parle, pas

4:57
Locuteur

d

4:58
Locuteur 9

'autre option que… – Au global, pardon, mais le point de crispation,

5:01
Locuteur

ce

5:01
Locuteur 9

n

5:01
Locuteur

'est

5:01
Locuteur 9

pas le point d'indice en lui-même

5:02
Locuteur

? – C

5:04
Présentateur

'est le point d'indice, c'est faire payer les malades, c'est quand même cette sortie sur le fait d'exclure les étrangers de certaines prestations, je redis, c'est revenir par la fenêtre sur quelque chose qui avait été sorti par la porte, la proposition de M. Darmanin au moment de la loi immigration, que le Conseil constitutionnel lui-même a retoqué. Enfin, à un moment donné, le modèle français, c'est quoi ? Le modèle auquel on est attaché, c'est quoi ? Ce n

5:29
Locuteur

'est

5:29
Présentateur

pas celui de la préférence nationale, même pas un peu ou moyen, ce n

5:33
Locuteur

'est

5:33
Présentateur

pas du tout, ce n

5:34
Locuteur

'est

5:34
Présentateur

pas ça la France.

5:35
Locuteur

–

5:35
Présentateur

Ça

5:35
Locuteur

veut

5:35
Locuteur 9

dire que le Parti socialiste ne

5:37
Présentateur

voterait pas

5:37
Locuteur

le

5:37
Présentateur

budget en l'État ? Est-ce que tout le groupe va le suivre

5:39
Locuteur

?

5:39
Présentateur

– Les parlementaires se prononceront le moment voulu, bien sûr, c'est leur responsabilité, mais je sais qu'aucun socialiste ou aucune socialiste ne peut dire, quand on veut faire payer les malades, les plus modestes, les retraités, et maintenant une part des étrangers, il y a quelque chose qui fonctionne, ce n'est pas le cas.

5:58
Locuteur

–

5:58
Présentateur

Le PS était où dans ces mobilisations, Johanna Roland ? Parce qu'on a un peu l'impression que vous êtes plus préoccupée par votre primaire que par la rentrée sociale.

6:05
Locuteur

–

6:05
Présentateur

Le PS était présent dans toutes les villes de France, où il y a eu des manifestations, mais je le redis, il était présent à sa place. Sa place, ce n

6:13
Locuteur

'est

6:13
Présentateur

pas de conduire le mouvement social, c'est de le soutenir dans chaque espace où c'est nécessaire.

6:19
Locuteur

Et

6:19
Présentateur

je peux vous dire que dans toutes les villes du pays où il y avait des manifestations,

6:22
Locuteur

des

6:22
Présentateur

socialistes étaient présents.

6:23
Locuteur 9

– Est-ce que ça veut dire que, par exemple, quand Balibagayoko est devant les lycées, avec les lycéens, il n

6:29
Locuteur

'est

6:29
Locuteur 9

pas à sa place

6:29
Locuteur

? –

6:30
Locuteur 9

Balibagayoko, c'est le maire à

6:31
Locuteur

l'État ? – Oui, oui, j

6:32
Présentateur

'ai vu l'ensemble des images, j'ai vu aussi comment certains avaient tronqué les images pour raconter qu'une part de la réalité. – Non,

6:38
Locuteur

mais en revanche,

6:38
Locuteur 9

il était bien

6:39
Présentateur

présent,

6:39
Locuteur

ça ne s'a pas été tronqué, il était bien présent devant les lycées. – Je vais vous dire les choses comme

6:42
Présentateur

je le ressens. –

6:44
Locuteur

Moi,

6:44
Présentateur

maire, je ne vais pas aller à la sortie des lycées. Mais quand je vois la manière dont sont traités un certain nombre de jeunes dans ces manifestations, quand on sait quelle est la situation en Seine-Saint-Denis,

6:56
Locuteur

qu

6:56
Présentateur

'à un moment, il y ait des adultes, parce que ça a été vrai pour ce maire, ça a été vrai aussi pour des enseignants, qui disent, attention,

7:03
Locuteur

ce

7:03
Présentateur

sont nos enfants qui sont là, qu'est-ce qu'on fait ? Plus globalement, je vais vous dire une chose très claire sur cette question. Moi, j'ai vu ce qui s'est passé à la sortie d'un certain nombre de lycées. Et donc, ce matin, je dis très clairement sur ce plateau, stop,

7:15
Locuteur

on

7:15
Présentateur

ne répond pas

7:16
Locuteur

à

7:17
Présentateur

l'inquiétude et la colère d'une partie de la jeunesse de notre pays en donnant des consignes de dispersion en gaz lacrymogène. Il y a des jeunes pour qui c'est la première manifestation. Est-ce que la communauté des adultes, là, peut se ressaisir un moment et se dire que quand on a une gamine de 16 ans qui vient pour la première fois manifester devant un lycée, le message que la République a envie de lui envoyer, ce n

7:39
Locuteur

'est

7:39
Présentateur

pas d'emblée de balancer les gaz lacrymogènes ? Je le dis, il y a là une logique

7:45
Locuteur

qui

7:45
Présentateur

a été donnée en matière de consignes qui est de là où je suis absolument

7:51
Locuteur

à l'inquiétude. – Vous

7:52
Présentateur

dites stop au gouvernement, est-ce que vous dites à la France insoumise de calmer le jeu aussi ou pas ?

7:55
Locuteur

Ou pour vous, leur action est tout à fait politiquement acceptable ? – Mon sujet,

8:00
Présentateur

ce n

8:00
Locuteur

'est

8:00
Présentateur

pas la France insoumise, pardon. Mon sujet, c'est ce que dit cette jeunesse. Est-ce qu'on peut parler de ce qu'ils disent ? Est-ce qu'on peut parler sur ce plateau du fait que nos enfants sont en train de nous dire des classes à

8:10
Locuteur

35, ce n'est pas possible ? – Ce n'est pas parce qu'on parle de la France insoumise qu'on ne parle pas de la France insoumise. – Je vous ai répondu sur la

8:14
Présentateur

question d'avant. Est-ce qu'on peut parler du fait qu'ils nous disent les classes où il fait 37 degrés, où les profs ne sont pas remplacés, ce n'est pas possible. Puis est-ce qu'on peut aussi s'arrêter un instant sur le fait de dire que derrière, c'est quand même un symptôme de la jeunesse française ? Enfin, on le sait, les enquêtes d'opinion le montrent, on l'entend qu'en échange avec eux, notre jeunesse ne va pas bien. Il n

8:32
Locuteur

'y

8:32
Présentateur

a jamais eu autant de problématiques de santé mentale chez les jeunes qu'aujourd'hui. On a un certain nombre de jeunes étudiants qui sont dans des situations de pauvreté que le Secours populaire a souligné dans son baromètre de rentrée, comme jamais. J'aimerais qu'on pose ces sujets parce que le sort qu

8:48
Locuteur

'on

8:48
Présentateur

fait à la jeunesse dans un pays, là aussi, ça dit beaucoup du modèle de société qu'on veut porter.

8:53
Locuteur

–

8:54
Locuteur 9

Alors, il

8:55
Locuteur

y

8:55
Locuteur 9

a la mobilisation, mais il y a aussi les primaires, la primaire, pardon, de la gauche. Qu'attendez-vous du débat de demain soir ? Le précédent débat,

9:03
Locuteur

ça

9:03
Locuteur 9

a été un peu tous contre Raphaël Glucksmann. Est-ce que ce sera la même chose ?

9:07
Présentateur

– D'abord, je n'ai pas la même lecture que vous de ce premier débat. Ce que je constate plus globalement, c'est qu'au premier débat, on a eu beaucoup de monde à le regarder, presque 700 000 personnes. Je forme le vœu, et je suis plutôt optimiste de ce point de vue qu'il y aura encore plus de Françaises et de Français devant leur écran jeudi soir. Imaginons qu

9:28
Locuteur

'on

9:28
Présentateur

soit, je ne sais pas, 1,5, 2 millions de téléspectateurs,

9:33
Locuteur

ce

9:33
Présentateur

qui honnêtement ne me paraît pas un objectif irréaliste. –

9:36
Locuteur

Ça sera le lieu en

9:37
Présentateur

nombre d'inscriptions.

9:38
Locuteur

– Ce sera la

9:38
Présentateur

preuve que cette primaire a d'abord comme vertu de mener la bataille culturelle et politique. Moi, je ne veux pas d'une campagne qui va être monopolisée par les thèmes de l'extrême droite. Ensuite, vous avez raison, la question,

9:50
Locuteur

c

9:50
Présentateur

'est comment, du nombre de gens qui regardent le débat, et visiblement, ils sont au rendez-vous, ça se traduit dans la volonté de participer à l'imprimation.

9:58
Locuteur

– Non, et là,

9:58
Présentateur

Johanna Roland, la primaire, elle n'est pas monopolisée par les thèmes de l'extrême droite, elle est monopolisée par les attaques entre candidats, notamment Ségolène Rayel et Raphaël Glucksmel, et elle est un peu monopolisée par la question des alliances avec la France insoumise. – Vous résumez deux ans et un quart de débats la semaine dernière, aux 20 dernières minutes qui ont existé. Donc, je ne doute pas que jeudi, nos candidats vont à nouveau pouvoir dire quelles sont leurs propositions sur le pouvoir d'achat, sur l'éducation, sur la souveraineté industrielle. Enfin, on est quand même dans un monde en pleine bascule.

Ensuite, les questions stratégiques ne seront pas écartées, et ça me paraît…

10:30
Locuteur

– Et on voit bien que c'est la réelle ligne de

10:32
Locuteur 9

clivage entre les candidats, c'est avec ou sans la France insoumise.

10:36
Locuteur

–

10:36
Locuteur 9

Vous savez, moi, je suis convaincue d'une chose,

10:39
Présentateur

se définir exclusivement par rapport à la France insoumise, ça veut dire qu'on n

10:43
Locuteur

'a

10:43
Présentateur

pas grand-chose à dire aux Français. Et on a les uns et les autres beaucoup de choses

10:46
Locuteur

à dire aux Français. ce

10:46
Présentateur

n

10:46
Locuteur

'est

10:46
Présentateur

pas

10:47
Locuteur

fondamental comme

10:47
Présentateur

débat ? – C'est un élément du débat, mais non, je refuse que le débat se résume à ça.

10:52
Locuteur

–

10:52
Présentateur

Mais pardon,

10:53
Locuteur

est-ce que ce débat, il n'aurait pas été écarté

10:55
Présentateur

si Olivier

10:55
Locuteur

Faure avait

10:56
Présentateur

tranché ? – Ce qu'on veut et ce vers quoi on va. Un mot sur Olivier Faure, puisque vous l'évoquez, ça va me permettre de passer deux messages ce matin.

11:04
Locuteur

Moi,

11:05
Présentateur

j'appelle les socialistes

11:06
Locuteur

à

11:06
Présentateur

se rappeler qui a relevé notre parti quand il était à terre.

11:09
Locuteur

et

11:10
Présentateur

que pas grand monde se bousculait au portillon pour prendre ses responsabilités. Et j'appelle les Françaises et les Français qui ont le cœur à gauche

11:16
Locuteur

à

11:17
Présentateur

aller choisir celui qui sera

11:19
Locuteur

en

11:20
Présentateur

capacité au lendemain de la primaire d'ouvrir un dialogue avec nos amis écologistes, avec nos amis communistes. Parce que mon inquiétude, moi, c'est le score annoncé du Rassemblement national. Et que dans ce moment-là, ça doit être ça, notre obsession. Et que le splendide isolement n'a jamais fait une stratégie politique. Ça vaut pour les présidentielles, ça vaut pour les législatives.

11:41
Locuteur

Vous voterez pour Olivier Faure,

11:42
Présentateur

vous, Johanna ? Oui, bien sûr. Je soutiens la candidature d'Olivier Faure pour les raisons que je viens d'évoquer. Vous le savez, ma conviction permanente, ancienne et profonde, c'est qu'il n'y a pas d'avenir pour notre pays, pour la gauche et pour les gens si celles et ceux qui travaillent ensemble dans nos collectivités, les socialistes, les communistes, les écologistes, celles et ceux qui ont fait toujours l'histoire de cette gauche ne se rassemblent pas. Mais

12:04
Locuteur

là, celui

12:05
Présentateur

qui est donné au second tour à gauche, c

12:06
Locuteur

'est

12:06
Présentateur

Jean-Luc Mélenchon. C'est ni Olivier Faure, ni Raphaël Luxman, ni aucun des cinq candidats à la primaire. Mais il nous reste d'abord 15 jours avant le premier tour de la primaire et 8 mois avant l'élection présidentielle. Donc aujourd'hui, aux candidats et aux candidates d'aller convaincre les Français que dans un monde qui a basculé, dans un monde où les enjeux sont nouveaux, la parole qui est la nôtre, le projet,

12:30
Locuteur

moi

12:31
Présentateur

je suis attachée aussi à ce que nous respections le projet des socialistes. On a évoqué la question de la retraite, on parlera peut-être des positions d'Édouard Philippe. Le projet socialiste, lui, il est très clair. 62 ans.

12:43
Locuteur

J

12:43
Présentateur

'attends par exemple que l'ensemble de celles et ceux qui veulent porter nos couleurs se prononcent sur des sujets de cette nature.

12:49
Locuteur

Mais

12:49
Présentateur

vous aviez un candidat dans les sondages. Alors ce ne sont que des sondages, on était à 8-9 mois de l'élection. Mais vous aviez Raphaël Glucksmann qui était au-dessus de 10%. loin devant les autres candidats qui ont été testés, notamment Olivier Faure. Pourquoi ne pas avoir lancé la dynamique de sa candidature plutôt que de partir dans une primaire qui va vous diviser ? D'abord, je le redis, une élection présidentielle, ce n

13:13
Locuteur

'est

13:13
Présentateur

pas le yo-yo des sondages tous les jours qui a gagné 2 points, qui a perdu 2 points, etc. Moi, pardon, mais sur le terrain,

13:18
Locuteur

D'accord, mais là, Marine Le Pen est en campagne, Jean-Luc Mélenchon est en campagne et vous,

13:22
Présentateur

vous êtes

13:22
Locuteur

encore à choisir votre candidat.

13:23
Présentateur

Ce n'est pas

13:26
Locuteur

de

13:26
Présentateur

ça même timing que les candidats ont été choisis la dernière fois. Ensuite, je le dis aussi, la primaire, c'est un point de départ, ce n

13:34
Locuteur

'est

13:34
Présentateur

pas un point d'arrivée. La primaire, c'est un point de départ pour donner de la force à celui ou celle qui aura été choisi, qui aura été choisi largement. Et oui, je le redis, il n'est pas question que cette campagne présidentielle soit monopolisée par les obsessions de Marine Le Pen qui nous dit qu'elle veut dévoiler les musulmanes, affaiblir le service ludique et donc quand trois fois de rang en un mois des socialistes s'expriment devant peut-être 1,5 ou 2 millions de personnes, ça participe de cette bataille culturelle et politique qui pour moi est absolument première et ce n

14:07
Locuteur

'est

14:07
Présentateur

pas les dernières révélations concernant Jordan Bardella qui vont me faire changer d'avis sur ce sujet.

14:11
Locuteur 9

Avant d'en venir à Jordan Bardella, une dernière question sur le PS, quand on observe les lignes, les différences entre vous, les lignes de clivage et notamment sur LFI, la question qui se pose c'est est-ce que tout le PS suivra le candidat qui aura été désigné à l'issue de la primaire ? Est-ce qu'aujourd'hui c'est possible considérant cette ligne de fracture majeure concernant LFI notamment ?

14:30
Présentateur

Les candidates et les candidats se sont engagés de manière claire, c'est la charte. Ils s'étaient

14:35
Locuteur

aussi engagés à la dernière

14:37
Présentateur

primaire, ça n

14:38
Locuteur

'a

14:38
Présentateur

pas forcément

14:39
Locuteur

marché. Moi je n'ai pas de raison

14:39
Présentateur

aujourd'hui de penser que celles et ceux qui sont engagés dans cette primaire ne respecteront pas la charte de la primaire.

14:46
Locuteur

Les

14:47
Présentateur

règles de la vie commune elles sont faites pour être respectées. Juste à ce jour, il y a combien de votants inscrits pour la

14:52
Locuteur

primaire ? Alors c

14:53
Présentateur

'est trop tôt pour le dire, on ne

14:55
Locuteur

va

14:55
Présentateur

pas communiquer les chiffres maintenant mais au

14:57
Locuteur

moment où on parle... Vous voyez

14:57
Présentateur

une

14:58
Locuteur

évolution

14:58
Présentateur

? Oui, on a tous les jours des inscriptions, j'en profite pour le dire à celles et ceux qui nous écoutent, qui veulent participer, soit vous allez sur le site de la primaire choisir 2027, soit vous allez sur le site du parti socialiste, je rappelle que c'est un vote électronique, donc pour ceux qui ont l'habitude il ne faut pas aller chercher son bureau de vote physique, tout ça est fait de manière extrêmement professionnelle avec des huissiers qui contrôlent...

15:20
Locuteur

Ce sont des inscriptions massives auxquelles vous

15:21
Locuteur 9

assistez ? Aujourd

15:23
Présentateur

'hui on peut imaginer qu'il y aura à ce stade entre 70 000, 100 000 participants mais c'est encore trop tôt pour donner une estimation définitive pourquoi il y a eu un débat, je le redis, il y a une étape très importante, jeudi, puis le troisième débat, puis on sait par expérience que souvent les Françaises et les Français s'inscrivent un peu au

15:41
Locuteur

dernier moment. 70 000, 100

15:42
Présentateur

000, est-ce que grosso modo vous avez la répartition entre ceux qui s'inscrivent sous les couleurs PS, place publique

15:48
Locuteur

? Les

15:49
Présentateur

choses me semblent relativement

15:51
Locuteur

équilibrées

15:52
Présentateur

aujourd

15:52
Locuteur 9

'hui.

15:52
Locuteur

On

15:53
Locuteur 9

va parler justement de la proposition d'Edouard Philippe.

15:55
Locuteur

Oui,

15:56
Locuteur 9

donc il s'est prononcé hier sur son plan concernant la réforme des retraites, il propose un âge de départ à 65 ans, là où il proposait 67 précédemment, c'est une évolution, est-ce que vous la saluez ?

16:08
Locuteur

Est

16:08
Locuteur 9

-ce que ça vous rassure

16:09
Locuteur

?

16:10
Présentateur

Absolument pas.

16:11
Locuteur

Moi

16:11
Présentateur

j'ai retenu une phrase dans les propos d'Edouard Philippe qui m'a beaucoup marquée, à un moment donné, il dit la retraite ce n

16:19
Locuteur

'est

16:19
Présentateur

pas un sujet de société, c'est un sujet financier.

16:21
Locuteur

Je

16:22
Présentateur

crois que tout est dit.

16:24
Locuteur

Je

16:24
Présentateur

crois que la retraite c'est d'abord un sujet de société. Là aussi,

16:27
Locuteur

c

16:27
Présentateur

'est d'abord comment on veut vivre, avec qui on veut vivre. Et puis je crois qu'on voit surtout que la droite n'a pas changé d'un millimètre. Nicolas Sarkozy c'était travailler plus pour gagner plus. Là maintenant, on a travaillé plus, cotisé plus pour avoir moins, suivait le guide. Pendant ce temps-là, rien n'est réglé, ni la pénibilité, ni l'égalité entre les femmes et les hommes. Cette annonce brutale,

16:50
Locuteur

c'est-à-dire dans un moment quand même paradoxal et quand même

16:54
Présentateur

pour le moins révélatrice du champ que la droite se

16:57
Locuteur

trouve.

16:57
Présentateur

Si

16:57
Locuteur

on veut que

16:57
Présentateur

nos retraités demain puissent continuer à avoir des pensions à minima décentes, c'est aussi un sujet financier.

17:04
Locuteur

Mais

17:04
Présentateur

ça n'empêche pas de se dire au service de quoi ? Au service de quel projet de société ? Je vous donne un exemple. Moi, je suis absolument opposée au principe de capitalisation qu'Édouard Philippe a posé. Nous, nous considérons que la retraite est et doit rester un droit que nous devons protéger et pas une épargne

17:21
Locuteur

pour celles et ceux qui peuvent se financer. quand vous

17:24
Présentateur

avez de moins en moins d'actifs pour financer les retraités. Est-ce que la retraite demain sera encore un droit

17:29
Locuteur

? C

17:31
Présentateur

'est un des enjeux de la campagne présidentielle. Il y a eu des millions de Françaises et des Français dans la rue pour s'opposer à cette réforme de retraite sur le fond et sur la forme. Donc oui, nous allons continuer à défendre l'idée que la retraite est un droit. Pourquoi ? Parce que là, sur ce plateau, on imagine peut-être travailler encore à 64 ans et 65 ans. Mais moi, dans ma ville, quand je vois des gens dont les corps ont été usés par le travail, quand je vois des femmes qui, à 60 ans, m'expliquent à quel point elles sont fatiguées, cette ignorance-là, je crois qu'elle n'est pas un bon guide pour faire des annonces particulièrement brutales et à un moment particulièrement choisis.

18:12
Locuteur

Une

18:12
Locuteur 9

question sur les sénatoriales, pour finir, qui ont eu lieu dimanche soir. Est-ce que vous comprenez que le groupe écologiste au Sénat n'accueille pas Gabriel Amar qui a été élu sénateur LFI dimanche soir ?

18:23
Présentateur

D'abord, je voudrais saluer la nouvelle présidente du groupe écologiste au Sénat,

18:27
Locuteur

Mélanie

18:28
Présentateur

Vaugelle, qui est une sénatrice de grande qualité,

18:30
Locuteur

qui

18:30
Présentateur

a apporté des combats pour la gauche et je pense notamment au combat pour la constitutionnalisation de l'IVG qui me semble absolument premier.

18:38
Locuteur

D

18:39
Présentateur

'abord, le groupe écolo est souverain dans ses choix et en plus, oui, je le comprends parfaitement. Un mot, puisqu'on en a parlé tout à l'heure mais on ne vous a pas laissé développer sur les accusations qui pèsent sur le président du Rassemblement national. Jordan Bardella, accusé par le site Mediapart d'écrits antisémites lorsqu'il avait 17-18 ans, comment vous réagissez

19:00
Locuteur

? Moi,

19:01
Présentateur

je ne

19:01
Locuteur

vais

19:01
Présentateur

pas commenter la campagne présidentielle du Rassemblement national. mon rôle,

19:04
Locuteur

c

19:04
Présentateur

'est de combattre leurs idées, leurs projets et de démasquer les artifices.

19:09
Locuteur

Ce

19:09
Présentateur

qui est sûr, c'est que le Rassemblement national a peut-être changé de masque mais qu'il n

19:14
Locuteur

'a

19:14
Présentateur

pas changé de nature

19:15
Locuteur

et

19:16
Présentateur

aujourd'hui, il est révélé au grand jour que la dédiabolisation est une fable. Derrière, surtout, je trouve que ça

19:22
Locuteur

nous invite des propos

19:22
Présentateur

précises que Jordan Bardella dément à avoir écrit. Absolument.

19:26
Locuteur

On

19:26
Présentateur

voit toute la rhétorique, la théorie du complot, je ne

19:30
Locuteur

vais

19:30
Présentateur

pas reprendre l'ensemble.

19:32
Locuteur

Mais quand vous dites que le RN

19:33
Locuteur 9

n

19:33
Locuteur

'a

19:33
Locuteur 9

pas changé,

19:33
Présentateur

ça veut dire quoi ? Que le RN ? Ça veut dire que Jordan Bardella nous a expliqué à un moment donné, je me rappelle, qu'il était celui qui allait écarter les brebis galeuses. On se rappelle de la députée qui tient une librairie négationniste. Je me rappelle, moi, d'un député en Vendée avec des propos ouvertement racistes sur son site Facebook. Et ce matin, on a le droit de se demander si plutôt que d'avoir écarté les brebis galeuses, il n

19:56
Locuteur

'a

19:56
Présentateur

pas été le chef du troupeau. Plus profondément, ça rappelle chaque responsable politique à la responsabilité

20:04
Locuteur

imminente qui est la SIEM. Le RN, c'est un parti

20:05
Présentateur

antisémite ?

20:05
Locuteur

Au

20:05
Présentateur

fait de se dire que, dans un moment, oui, le parti du RN, qui n'a pas changé, qui reste dans la même filiation que celui du Front National,

20:17
Locuteur

est un parti antisémite

20:18
Présentateur

? Ça veut dire qu'à l'évidence, il y a eu, et pas de manière isolée, des propos, des actions. Ensuite, la justice fera son travail. Mais combattre le RN de toutes nos forces et pas simplement en disant pourquoi on est contre, mais du coup, en disant quelle est l'alternative qu'on propose. Parce que vous le savez bien, les Français, ils n'ont pas seulement envie de voter contre quelque chose, ils ont envie de voter pour un projet, pour une dynamique, pour une fierté, pour le fait de se dire c'est quoi faire nation ? Et puis pour le fait de dire comment je réponds concrètement à la question quand mon frigo est vide le 12 du mois, qui va me proposer une solution pour que ça tienne jusqu'au 29 ?

20:53
Locuteur

Merci

20:54
Présentateur

Joana Roland.

20:54
Locuteur

Merci beaucoup

20:55
Présentateur

d'avoir été notre invitée ce matin. Et Bardella fait la une de la dépêche, Christelle Bardella l'affaire qui secoue le RN. C'est à la une de votre journal. On va voir ce qui fait la une dans nos autres journaux régionaux. Il est beaucoup question de la mobilisation qui a eu lieu hier. Et Stéphane, ce sont les manifestations d'hier qui font la une de la presse régionale partout en France.

21:22
Invité

Et oui, à chaque quotidien, le bilan de la mobilisation sur son territoire. Mais le constat et les mots sont souvent les mêmes. Unis dans la colère comme l'écrit le populaire du centre et l'Alsace. Autre expression en une de vos journaux ce matin, la pression, la rue maintient la pression pour Sud-Ouest et la pression monte, nous dit le Télégramme. 200 à 300 000 manifestants pour les services publics partout en France, dont les pompiers mis en avant par le journal L'Union. On en a ras-le-bol d'être pris pour les poubelles de la République. En rage, deux sapeurs-pompiers venus de la Marne. Il dénonce le manque de moyens qui crée de la souffrance. Voilà ce qu'il raconte.

L'ampleur de la mobilisation leur donne quand même un peu de baume au cœur. Un quart des effectifs nationaux. On n'avait pas vu ça depuis 10 ans, se réjouissent-ils.

22:04
Présentateur

Ces manifestations, c'était aussi l'occasion pour les fonctionnaires de dire ras-le-bol débat salaire.

22:09
Invité

Exactement. C'est le titre de l'article du Télégramme qui revient sur cette mobilisation. 10% des agents de la fonction publique étaient en grève à la mi-journée hier. Et cette même revendication qui revient le pouvoir d'achat. Saïna Moknin, agente de mairie, explique être fonctionnaire depuis 26 ans pour un salaire de 1700 euros par mois. La honte, conclut-elle.

22:28
Présentateur

Les lycéens se sont aussi joints aux manifestations.

22:31
Invité

Oui, Sud-Ouest, il consacre un article dans sa double page sur les manifestations. On peut y lire le témoignage de lycéens à genés déterminés à faire entendre leur voix. Il dénonce à la fois les profs non remplacés, les horaires surchargés, les classes où l'on grelotte l'hiver et où on surchauffe l'été. Il déplore aussi sur des pancartes la présence policière autour de leurs établissements. On est censé passer le bac et on nous envoie la bac, peut-on lire sur ces pancartes. Après les blocages, dire 440 personnes, notamment des mineurs,

22:59
Locuteur

ont

22:59
Invité

été interpellées, indiqué le ministère de l'Intérieur.

23:01
Présentateur

On va voir comment se sont passées ces mobilisations dans le Nord, à Lille. On rejoint Aurélien Vurli. Bonjour Aurélien, merci beaucoup d'être avec nous.

23:07
Locuteur

Bonjour Aurélien.

23:08
Présentateur

Journaliste à RCF Notre-Dame dans les Hauts-de-France. Aurélien, quelles sont les revendications de ces lycéens et quelles violences ont généré ces mobilisations

23:17
Locuteur

?

23:18
Locuteur 2

Les revendications Aurélien, ce sont des conditions matérielles. D'abord, la cantine qui est trop chère, les locaux, la climatisation, le chauffage, l'infirmerie. Il demande également des moyens humains. Il dénonce un manque de professeurs, de personnel, des classes qui sont parfois trop nombreuses. Les conditions de travail également. Il demande un allègement des emplois du temps ou un emploi du temps qui puisse être mieux organisé. Par exemple, certains dénoncent des emplois du temps très mal faits avec des trous de plusieurs heures entre deux cours. Il demande également la suppression de parcours sup et le rétablissement du téléphone portable au lycée.

On a vu des manifestations à Lille, à Aubourdin, à Villeneuve-Dasque, à Arras, à Béthune,

24:02
Locuteur

à

24:02
Locuteur 2

Calais, dans des lycées de ces villes de la région qui ont été bloquées. Notre reporter, Tobias Lett, était devant un lycée lillois bloqué par des élèves et leur soutien. Ils étaient une centaine devant le lycée Baggio où de grosses violences ont eu lieu.

24:18
Locuteur

Il

24:18
Locuteur 2

y avait un feu de poubelle, des tirs de mortiers d'artifice, des vitres brisées. Les forces de l'ordre de l'autre côté qui essayaient de débloquer le lycée. On a vu une vidéo sur les réseaux sociaux qui a beaucoup tourné où un chien chargeait les manifestants. Le compte d'extrême-gauche Révolution Permanente dénonçait le chien appartenant aux forces de l'ordre qui ont démenti en expliquant que le Malinois ne pouvait pas être aux policiers puisque le chien n'était pas identifié. On a vu également toujours devant ce lycée Baggio à Lille un professeur être roué de coups, des coups de pieds dans le dos portés par des élèves cagoulés.

Le procureur de Lille qui annonçait hier soir que 18 jeunes avaient été placés en garde à vue ces 48 dernières heures des jeunes quasiment tous mineurs.

25:09
Présentateur

Comment se positionnent les politiques vis-à-vis de ces mobilisations Aurélien

25:12
Locuteur

?

25:13
Locuteur 2

Eh bien de manière assez classique finalement Aurélien Lecoq a été aperçu sur des points de blocage notamment au lycée Baggio dont on parlait à l'instant. Lui dit vouloir servir de tampon entre les forces de l'ordre et les jeunes. Il dénonce également des violences de la part de forces de l'ordre sur des mineurs. Xavier Bertrand lui dénonce le président de la région Hauts

25:41
Locuteur

-de

25:41
Locuteur 2

-France qui dénonce ses blocages et des tirs de mortiers les violences évidemment faites par les jeunes. Mathieu Vallet le député RN du Nord lui est choqué d'un violence contre les professeurs et les forces de l'ordre même si certains reconnaissent se reconnaissent dans les revendications des lycéens.

26:02
Présentateur

Merci beaucoup Aurélien merci d'avoir été avec nous depuis Lille pour nous parler de ces mobilisations. Stéphane nous on va reparler sénatorial ça nous manquait dans l'aube où l'Est éclair nous dit qu'il y a des doutes sur la validité des élections.

26:15
Locuteur

Et

26:16
Invité

oui le scrutin c'était dimanche on en a beaucoup parlé sur Public Sénat et le quotidien relève que dans l'aube il y

26:22
Locuteur

a

26:22
Invité

eu beaucoup beaucoup beaucoup de votes blancs à peu près à 25% c'est beaucoup plus que dans les autres départements et il y

26:29
Locuteur

a

26:29
Invité

aussi une sous-estimation du nombre de suffrages exprimés la faute peut-être nous dit le quotidien à la méthode de dépouillement parce qu'on pouvait voter pour deux sénateurs dans l'aube et s'il n'y avait qu'un bulletin dans l'enveloppe et bien le deuxième était vraisemblablement comptabilisé comme blanc alors que les grands électeurs ont le droit se demandent donc s'il n'aurait pas été nécessaire qu'un second tour soit organisé pour que les deux sénatrices élues dès le premier tour soient élues en fonction des règles des sénatoriales en posant le quotidien pose cette question de potentiel recours à ces élections

27:00
Présentateur

Les recours justement qui ont conduit à l'annulation des municipales à Vénitieux et à Vaudenvelin

27:04
Invité

Oui deux villes gagnées par LFI au mois de mars les deux maires de Vaudenvelin Abdelkader Lamar et de Vénitieux Idir Boumertit vont faire appel de cette décision ces annulations elles se fondent sur des erreurs commises par d'autres listes qui concouraient à ces élections municipales l'une macroniste l'autre d'extrême droite Jean-Luc Mélenchon a dénoncé sur X un préfet incompétent mais un conseiller municipal écologiste de Dessine Charpie qui est spécialiste du droit électoral a appelé les insoumis à ne pas tomber dans le complot c'est ce que nous raconte le progrès dans son article la jurisprudence est constante quelle que soit la liste gagnante et la liste frauduleuse explique Mathieu Vieira pour tenter d'éteindre tout soupçon de manipulation

27:43
Locuteur

Allez

27:44
Présentateur

on termine avec cette une de la Voix du Nord qui nous présente le chien comme membre à part entière de la famille

27:48
Locuteur

Oui

27:49
Invité

une pièce de pulse sans le chien le pulse serait incomplet voilà ce que dit Camille à la Voix du Nord on y apprend que le chien est aussi présent pour les devoirs des enfants et ce n'est pas si étonnant que ça Auriane ils sont perçus avec les chats comme ayant des valeurs éducatives voilà ce que dit le sociologue Christophe Blanchard à la Voix du Nord aujourd'hui et si vous ne le saviez peut-être pas mais on compte 1 500 000 chats et chiens en France en 2025 avantage aux chats 890 000 chats contre 640 000 chiens

28:16
Présentateur

ça va faire plaisir à Zahine à notre chef d'édition merci beaucoup merci Stéphane d'avoir été avec nous on se retrouve demain et on se retrouve demain

28:24
Locuteur

le dernier

28:24
Présentateur

jour et en attendant c'est l'heure de notre reportage en région la parole des victimes est essentielle dans le processus judiciaire mais parler peut être particulièrement éprouvant pour mieux les accompagner la Bretagne utilise depuis 2019 le programme Calliope né au Québec à Rennes des professionnels sont formés pour guider les victimes et les aider à aborder plus sereinement les différentes étapes de la procédure on regarde ce reportage de nos partenaires de TVRN

28:50
Locuteur

cette

28:50
Locuteur 5

jeune fille à 13 ans victime d'inceste par son père à l'âge de 4 ans elle bénéficie du protocole Calliope lors de ses rendez-vous avec une intervenante formée les faits ne sont jamais évoqués le but est d'aider la victime à reprendre confiance gérer son stress mieux comprendre le cadre judiciaire et s'exprimer par des mises en situation tu m'as dit que vous aviez mangé du gâteau au citron combien de parts est-ce que tu as

29:13
Locuteur 1

mangé

29:14
Locuteur

?

29:14
Locuteur 1

il n'y avait pas de gâteau au citron je ne sais pas combien de parts j'ai mangé vu que je n

29:18
Locuteur

'ai

29:18
Locuteur 1

pas mangé de gâteau au citron j'ai gagné en confiance en moi pouvoir mieux m'exprimer par exemple pouvoir dire la vérité aux autres parce que ça peut blesser mais il faut encore en même temps dire la vérité et aussi pouvoir témoigner bien sereinement que

29:34
Locuteur 3

ce soit les enfants ou les femmes elles sont beaucoup plus sur deux en fin d'accompagnement et les réponses sont beaucoup plus sûres et beaucoup moins approximatives ou hésitantes

29:46
Locuteur

l

29:47
Locuteur 5

'association nationale Alexis Danan basée à Rennes est la seule en France à proposer cette formation certifiante 150 intervenants du social ou de la justice ont été formés à Calliope dont des gendarmes d'Illée-Vilaine et du Morbihan

30:01
Locuteur

on

30:01
Locuteur 4

va renforcer la parole en donnant des compétences pour être capable de s'exprimer d'une manière fluide et du coup ça donne un récit judiciaire qui va être fluide qui va être factuel des personnes qui surtout étaient fiers d'avoir témoigné en justice contentes et même au-delà du verdict qui était donné et donc ça ça n'a pas de prix ça fait des personnes qui vont mieux ça fait une société aussi qui va mieux Au

30:28
Locuteur 5

total Calliope a permis d'accompagner 500 victimes en France dans leur processus judiciaire pour des violences

30:35
Locuteur

intrafamiliales Allez

30:37
Présentateur

place à notre débat les fins de mois font-elles la fin du quinquennat

30:46
Locuteur

Retrouvez

30:47
Présentateur

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