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InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 26 août 2026 22 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsRetraitesSolidarités & famille

Face à Face : Bruno Le Maire - 26/08

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 76 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:17ComplaisanteRéponse directe

    Merci d'être avec moi pour répondre à mes questions ce matin

  • 0:45OuverteRéponse partielle

    Pourquoi est-ce que Bruno Le Maire, qui a été à la tête des finances de l'Etat pendant 7 ans, serait crédible pour faire la leçon et dire on change tout ?

  • 2:14FerméeRéponse directe

    Il faut faire comme en 1958

  • 2:50OuverteRéponse directe

    La question du rapport à la dette

  • 3:20OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous vous inquiétez de ça ?

  • 4:14RelanceRéponse directe

    La dette n'a jamais été aussi énorme que là ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:32Invité politiqueChiffre
    « 8% de taux de chômage »
  • 1:34Invité politiqueFait
    « Un déficit qui continue de progresser alors qu'il n'y a plus ni Covid ni début de la guerre en Ukraine »
  • 1:44Invité politiqueFait
    « Une désindustrialisation qui a repris depuis 2024 »
  • 3:23Invité politiqueFait
    « Je m'inquiète de ça »
  • 3:36Invité politiqueFait
    « Brûler les titres de dette, c'est foutre le feu au pays »
  • 3:50Invité politiqueFait
    « Regardez ce qu'a donné le Brexit pour la Grande-Bretagne »
  • 4:39PrésentateurChiffre
    « Pire »
  • 4:39Invité politiqueChiffre
    « 1300 milliards d'euros de dettes »
  • 5:31Invité politiqueChiffre
    « Peut-être bientôt 4,5, voire 5% de taux d'intérêt »
  • 7:05Invité politiquePromesse
    « Il faut désindexer les pensions de retraite »
  • 10:06Invité politiqueFait
    « Les droits de succession en France sont parmi les plus élevés en part de la fiscalité de tous les pays européens »
  • 12:10Invité politiqueFait
    « Dans les années 70, quand vous gagnez 100 euros, vous en gardiez 70 »

Temps de parole

  • Bruno Le Maire79 %
  • Présentateur21 %

9,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC face à face Apolline de Malherbe Il est 8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV Bonjour Bruno Le Maire

0:13
Bruno Le Maire

Bonjour Apolline de Malherbe

0:14
Présentateur

Merci d'être avec moi pour répondre à mes questions ce matin Vous êtes l'ancien ministre de l'économie évidemment Vous êtes aussi auteur, votre dernier livre c'est le temps d'une décision Et puis désormais vous êtes auteur aussi d'un manifeste Vous venez de le publier, ça s'appelle Pour une autre France En préparant cette interview pour tout vous dire J'oscillais entre d'un côté une interview très sérieuse Parce que vous êtes un homme sérieux, que vous avez fait des propositions très sérieuses Très travaillées, assez révolutionnaires pour certaines Et en même temps, à chaque fois que j'écrivais une question Je me disais mais pourquoi lui ?

C'est-à-dire pourquoi est-ce que Bruno Le Maire Qui a quand même été à la tête des finances de l'Etat pendant 7 ans Serait crédible pour faire la leçon et dire on change tout ?

0:53
Bruno Le Maire

D'abord je me voudrais de vous créer des mots de tête Apolline de Malherbe Je vais essayer de répondre très clairement à votre question Ça fait 30 ans que je suis dans la vie publique J'occupais plein de fonctions, le ministère de l'Agriculture, le ministère des Finances Et puis j'ai pris ma liberté Je travaille pour ASML, le géant des semi-conducteurs Je travaille pour l'aide sociale à l'enfance Côté Signe Gréco qui est une chef de service exceptionnelle à l'hôpital Necker Et j'ai du temps pour réfléchir et regarder où en est la France Et je suis obligé de me dire voilà ça fait 30 ans que je me suis engagé dans la vie publique Et fin 2026 on en est où ?

8% de taux de chômage On n'en est pas là où on devrait être 8% de taux de chômage Un déficit qui continue de progresser alors qu'il n'y a plus ni Covid ni début de la guerre en Ukraine Une désindustrialisation qui a repris depuis 2024 Alors que si j'ai une fierté c'est qu'on avait engagé la réindustrialisation du pays Donc nous n'en sommes pas là où nous devrions être nous les Français Donc je prends toute ma liberté pour dire Des mesures ne suffiront pas Un catalogue de propositions ne suffira pas Il faut une nouvelle vision pour le pays Ce que j'appelle une autre France Qui nous permet de basculer du vieux modèle Qui a échoué et j'ai participé à ça J'ai voulu, j'ai essayé

2:14
Présentateur

Il faut faire comme en 1958

2:15
Bruno Le Maire

Il faut recréer un nouveau modèle Dans un nouveau monde Vous avez un monde qui est marqué par quoi ? Le retour de la brutalité sur la géopolitique La transformation climatique qui nous prend tous deux coups Elle va beaucoup plus vite que prévu Et une accélération technologique Je suis aux premières loges en travaillant pour le premier producteur de semi-conducteurs en Europe Et le seul géant technologique en Europe On ne peut pas garder le vieux modèle Il est en échec Vous avez trois grandes priorités

2:42
Présentateur

Vous avez trois grandes priorités On va y revenir L'autorité, la prospérité, la souveraineté La dette, c'est le mot Il y a deux questions en particulier là En ce début, en cette rentrée politique C'est la question du rapport à la dette Et aussi la question du rapport à l'héritage Sur la dette d'abord Jean-Luc Mélenchon d'un côté Qui dit qu'il faut brûler la dette Alors une partie, il parle de celle qui est détenue par la BCE ou par la Banque de France Et puis de l'autre côté, ceux qui disent Non, non, il faut coûte que coûte revenir dans la trajectoire Vous vous dites Attention, on est carrément au bord d'un moment où il y a une crise de souveraineté La France pourrait peut-être mise sous tutelle Est-ce que vous vous inquiétez de ça ?

3:22
Bruno Le Maire

Est-ce que c'est réaliste ?

C'est bien sûr que je m'inquiète de ça Les propositions de Jean-Luc Mélenchon Qu'il aille au bout de son raisonnement Qu'il courage d'assumer ses positions Déchirer la dette française comme il le propose Brûler les titres de dette C'est foutre le feu au pays Et c'est sortir de la zone euro Donc ça, c'est un choix Ça a le mérite de la clarté Mais faisons preuve de clarté Un moment qui est si grave dans l'histoire de notre nation C'est une sortie de l'Europe Regardez ce qu'a donné le Brexit pour la Grande-Bretagne Ça a écarté la Grande-Bretagne du jeu européen Et ça a écarté la Grande-Bretagne du jeu international Et ça a appauvri la Grande-Bretagne Si on veut la même chose pour la France On suit les recommandations de M.

Mélenchon On annule les dettes françaises Et on sort de la zone euro Parce qu'il est évident que nos partenaires de la zone euro Ils sont bien gentils et ne remboursent pas leurs dettes Ils sortent du club Enfin la dette, vous y avez eu beaucoup recours Ils ne sortent plus Ils ne participent plus à la zone euro

4:19
Présentateur

Est-ce que là-dessus, vous avez été ministre de l'économie La dette n'a jamais été aussi énorme que là ?

4:24
Bruno Le Maire

J'ai dit à de multiples reprises que j'assumais mes responsabilités Maintenant j'aimerais qu'on regarde devant Et qu'on regarde aussi, si je peux me permettre On s'est débarrassé du ministre des Finances de l'époque Et c'est lui le problème C'est lui les 1000 milliards d'euros de dettes On en est où aujourd'hui ?

4:39
Présentateur

Pire

4:39
Bruno Le Maire

1300 milliards d'euros de dettes, pire Je ne peux pas dire mieux que vous, pire Est-ce qu'il y a quelque chose qui est juste ici ?

4:44
Présentateur

Vous avez l'impression d'avoir été un peu le fusible confortable pour Emmanuel Macron

4:48
Bruno Le Maire

Il y a un très bon philosophe français qui s'appelle René Girard Qui disait que lorsque quelqu'un veut résoudre le problème

4:54
Présentateur

Le bouc émissaire

4:54
Bruno Le Maire

Et que les gens ne sont pas d'accord pour résoudre ce problème On l'élimine, ça s'appelle le sacrifice réconciliateur Donc la personne est éliminée, mais le problème reste entier Moi, mon sujet, c'est de régler le problème de finances publiques du pays Quelques remarques là-dessus D'abord, le sujet prioritaire, ce n'est pas la dette C'est le déficit C'est le déficit qu'il faut maîtriser Parce que quand les marchés, nos prêteurs Voient que nous ne maîtrisons pas notre dépense publique Et que les déficits augmentent Comme c'est le cas aujourd'hui Alors qu'il n'y a aucune raison pour le faire Eh bien, ils nous font payer plus cher Donc les taux d'intérêt explosent 3,9, 4, 4, 1% Peut-être bientôt 4,5, voire 5% De taux d'intérêt Ça pèse sur la charge de la dette Donc c'est autant d'argent en moins pour les hôpitaux Pour les écoles Pour les collèges Puis ça pèse ensuite sur votre capacité d'emprunt Quand vous voulez acheter un logement

5:43
Présentateur

Comment on fait pour réduire ce déficit ?

5:45
Bruno Le Maire

Regardez ce que j'ai écrit

5:47
Présentateur

Il faut activer le frein d'urgence

5:49
Bruno Le Maire

Il faut activer le frein d'urgence

5:51
Présentateur

Aide sociale Barème de l'impôt sur le revenu Ça revient en quelque sorte à une année blanche ?

5:55
Bruno Le Maire

Il faut une règle Un frein d'urgence Et une méthode La règle, elle a été proposée par Thierry Breton Je le rejoins parfaitement Il faut une règle d'or sur l'équilibre des comptes publics De niveau constitutionnel Pour qu'elle s'impose à tous les partis politiques Je le redis J'en ai été le témoin Si vous n'avez pas cette règle constitutionnelle De toute façon, les partis politiques ne veulent pas Le rétablissement des comptes Donc il faut leur imposer par la constitution C'est la règle d'or Deuxième chose, il faut une méthode La méthode, c'est d'avoir un ministre des Finances Je l'ai proposé dans mon texte Qui est un droit de veto Sur toutes les propositions de dépenses des ministres Qui veulent toujours faire une annonce le matin Pour dire qu'ils ont dépensé tant Ici ou là Il faut réduire le pouvoir d'amendement des parlementaires J'ai fait 7 budgets A 7 budgets, les parlementaires m'ont proposé des dépenses supplémentaires Donc réduisons la capacité

6:43
Présentateur

Il y a la possibilité même de faire des propositions de dépenses supplémentaires ?

6:46
Bruno Le Maire

Il y a toujours des propositions de dépenses supplémentaires C'est ce qui se passe en Grande-Bretagne On limite le droit d'amendement des parlementaires Pour éviter les dépenses Et puis, il faut activer le frein d'urgence Et ce frein d'urgence, il doit être efficace Et juste Équitable Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que oui, il faut désindexer Les pensions de retraite Les minima sociaux Le barème de l'impôt sur le revenu Préserver évidemment les petites retraites

7:12
Présentateur

Ok, c'est quoi les petites retraites, ça s'arrête où ?

7:14
Bruno Le Maire

Mais les petites retraites Quand vous avez touché 1200-1300 euros par mois de retraite Il est évident que désindexer votre pension Peut vous mettre dans une situation extraordinairement difficile

7:23
Présentateur

Donc on préserve celle-là, mais pour les autres ?

7:25
Bruno Le Maire

Je laisse ça aux spécialistes Qu'il y ait une discussion, un dialogue Mais le seul frein d'urgence Qui est à disposition du gouvernement Pour nous permettre d'éviter d'aller dans le mur Dans lequel nous allons tout droit en claque-cedant C'est la désindexation Des minima sociaux Du barème de l'impôt sur le revenu Et des pensions de retraite C'est revoir toutes les allocations Qui sont aujourd'hui accordées Aux étrangers en situation illégale Pour lesquelles nous payons aujourd'hui Des montants qui peuvent être extraordinairement élevés Là aussi c'est une question de justice Vous ne pouvez pas dire aux retraités français Attendez, on va faire un effort Vous allez payer pour cet effort Mais en matière de politique migratoire D'aide aux étrangers en situation illégale Attention, on ne touche rien Il faut là aussi que l'on révise L'intégralité des prestations qui sont accordées

8:08
Présentateur

Vous voulez aussi bouger l'âge de la retraite 65 ans Et introduire de la capitalisation

8:12
Bruno Le Maire

Je rajoute juste une troisième chose Sur le frein d'urgence Parce que c'est très important En matière d'équité Et je rassure votre éditorialiste Je n'ai jamais été socialiste Et je n'ai pas vocation à devenir socialiste Mais je pense qu'il est très important Qu'on demande aux plus grosses fortunes Une contribution Et que cette contribution Ça puisse être pour le financement Par exemple De nouveaux services d'urgence Dans les hôpitaux Ou d'écoles Ou de rénovation des universités

8:36
Présentateur

Mais sur le modèle d'une forme de mécénat ?

8:38
Bruno Le Maire

Par exemple C'est ce qui a été fait pour Notre-Dame Beaucoup de très grandes fortunes ont contribué Qu'est-ce que ça donnera ? Ça donnera ce sentiment très profond Que toute la collectivité française Toute la nation A compris la gravité du moment Refuse de mettre son destin Dans les mains de ses créanciers Et dit tous ensemble Nous allons redresser nos comptes Pour retrouver notre liberté Bruno Le Maire Et chacun en tirera un bénéfice Puisque ça vous permettra ensuite De retrouver des marges de manœuvre Pour investir dans les nouvelles technologies Dans la lutte contre le réchauffement climatique Et dans les services publics prioritaires Qui sont l'hôpital et l'école

9:13
Présentateur

Pour relancer aussi la société Il y a la question de l'héritage Est-ce qu'il faut ? Mathilde Panot il y a un matin Disait à partir de 12 millions On prend tout Marie-Lise Léon La CDT Elle dit il faut taxer Dès le premier euro De la succession Qu'est-ce que vous en pensez ?

9:28
Bruno Le Maire

C'est étonnant cette manière Qu'on a dans le débat public français De poser les mauvaises questions Et donc d'apporter les mauvaises réponses

9:34
Présentateur

Pour vous c'est pas la question de la succession ? Quand Marie-Lise Léon dit

9:37
Bruno Le Maire

Oui il y a un vrai sujet sur les héritages Un sujet sur les héritages C'est les classes moyennes Qui payent trop de droits de succession C'est ça le vrai sujet Le vrai sujet c'est quand vous avez gagné Correctement votre vie Mais vous n'êtes pas millionnaire Et que vous arrivez à la retraite Que vous avez un certain pécule Une maison, un appartement Et qu'il faut transmettre à vos enfants Vous ne pouvez pas le faire Ou alors lorsque vous le ferez Après votre décès Les droits de succession vont être très élevés Les droits de succession en France Sont parmi les plus élevés En part de la fiscalité De tous les pays européens Donc moi mon vrai sujet C'est pas à nouveau d'aller dire On va aller taxer les riches Si ceux-là pour récupérer un milliard ou deux Alors même qu'aujourd'hui On a 160 milliards de déficit à trouver Mon vrai sujet c'est De l'efficacité pour lutter Contre la dérive des comptes Et de la justice Pour tous ceux qui bossent Ceux qui bossent Qui travaillent Qui n'en peuvent plus Au moment de l'héritage Les classes moyennes Qu'on leur demande un effort Encore plus important Je propose par exemple Ça me paraît plus intéressant De regarder comment est-ce que Vous pouvez transmettre De votre vivant Davantage d'argent A vos enfants A vos neveux A vos nièces Libres de droits Libres de taxes Libres de frais

10:47
Présentateur

Vous en avez parlé avec Edouard Philippe Gabriel Attal Bruno Retailleau Est-ce que vous travaillez ensemble Est-ce que vous vous dites Tiens il y a une idée Même peut-être D'une grande primaire du centre Est-ce que vous travaillez Sur ces questions avec eux Ou est-ce que vous travaillez dans votre coin

10:59
Bruno Le Maire

Je travaille pas du tout dans mon coin Mais je travaille d'abord Avec les gens que j'ai rencontrés Avec les français Pas avec les partis politiques Ensuite c'est quoi Les conditions d'une victoire Pour nous tous collectivement La première condition C'est l'offensive Moi je suis à l'offensive Matin Midi Et soir Pour proposer Une vision nouvelle Du modèle français Il est en situation d'échec Il faut le refonder Il ne faut pas dire

11:21
Présentateur

Qu'ils ne le sont pas aussi C'est-à-dire qu'ils sont tous sur le terrain Chaque jour il y a des propositions Aujourd'hui Edouard Philippe Et Gabriel Attal Font des propositions sur l'école

11:27
Bruno Le Maire

Mais c'est très bien Je dis simplement Que nous devons être Beaucoup plus radical Beaucoup plus offensif Et présenter surtout Une vision globale Une présidentielle C'est pas prendre le sujet Éducation Puis le sujet Finance publique Puis le sujet Défense Et à chaque fois Apporter ses propositions Sur tel ou tel sujet C'est-à-dire C'est quoi notre vision globale Du pays Quand je dis Les trois priorités C'est la prospérité L'autorité Et l'intégration européenne Sur la prospérité C'est quoi le problème ?

On le voit tous Il est très simple Tous ceux qui travaillent Payent tout Et ceux qui bossent En peuvent plus De payer en charge En cotisation En impôts Des sommes qui sont De plus en plus importantes Dans les années 70 Quand vous gagnez 100 euros Vous en gardiez 70 Aujourd'hui Quand vous gagnez 100 euros Au niveau du salaire moyen Vous en gagnez À peu près 50 Vous en gardez À peu près 50 54 très exactement Qu'est-ce que ça veut dire ?

Ça veut dire que Dans les années 70 En une génération Vous pouviez doubler Votre niveau de vie Aujourd'hui Il faut attendre Les calendes grecques Pour arriver à améliorer Votre niveau de vie Donc le vrai sujet De fond Sur ce premier Thème de la prospérité C'est de dire Désormais Notre modèle social Ne sera plus Financé Par le travail

12:45
Présentateur

Ça va servir à quoi ? Est-ce que vous voulez être Influenceur De ces présidentielles Ou est-ce que vous voulez être candidat ?

12:50
Bruno Le Maire

J'ai une vocation Ni à être socialiste Ni à être influenceur Je suis engagé Dans le débat politique Mais ma singularité C'est que je mets le pays La France Avant ma personne Ma personne Elle ne compte pas beaucoup Dans cette histoire Non non Je ne dis pas tout Je ne suis pas candidat Ce n'est pas du tout Mon calendrier Ce n'est pas du tout Mon calendrier Et je dis simplement Que nous sommes Dans une élection C'est une question d'invention C'est une question de calendrier Et c'est une question D'écoute des français Les français ne sont pas Dans la campagne présidentielle Vous y êtes Les restes politiques Qui sont C'est normal Moi je crois qu'ils le sont C'est légitime Je pense qu'ils commencent A regarder progressivement Mais nous n'avons Aucune chance De desserrer l'étau Entre le Rassemblement National Et la France Insoumise Si notre proposition Se résume Un combat de coq Entre les personnes Et c'est le cas Aucune chance Et c'est le cas Donc il est urgent De revenir Un débat collectif Entre nous Sur ce que nous voulons Pour le pays

13:48
Présentateur

Je viens de vous demander Si vous baissiez ensemble Et vous m'avez dit Non moi je fais ça avec les français

13:51
Bruno Le Maire

Non mais Quand vous préparez quelque chose Quand vous réfléchissez Que vous avez 30 années D'espense derrière vous C'est du silence C'est du retrait C'est réfléchir à ce que vous voulez dire Pour les français Et ça donne le manifeste Que j'ai publié Qui est consultable Sur mon site internet www.uneautrefrance.fr Je le dis pour tous ceux Qui voudraient le lire

14:10
Présentateur

Uneautrefrance.fr

14:11
Bruno Le Maire

Uneautrefrance.fr Mais je le redis La seule façon pour nous D'écarter le spectre D'un deuxième tour Entre Rassemblement National Et LFI C'est pas d'être contre C'est d'être pour C'est de montrer Qu'on a envie On a envie vraiment De proposer quelque chose De radicalement différent On va pas se contenter D'une mesure ici Où là Vous trouvez que là

14:31
Présentateur

Chacun desserre ou resserre Les boulons C'est pas à la hauteur

14:35
Bruno Le Maire

A vos yeux Pour le moment Mais on a du temps Encore devant nous Je veux dire S'il y a un candidat Qui est maire Ça veut dire que vous vous dites

14:41
Présentateur

D'ici la fin de l'année D'ici quoi ? D'ici Noël Il faut que l'un de nous C'est-à-dire le centre

14:46
Bruno Le Maire

Bien sûr

14:47
Présentateur

Aie vraiment réussi A sortir du peloton

14:49
Bruno Le Maire

Bien sûr Et ça formera une équipe Enfin personne ne pense Une seconde Enfin je l'espère Que tout le monde A suffisamment de lucidité Pour comprendre Qu'il n'y aura pas de sauveur Que c'est une équipe Qui sauvera le pays Et que par conséquent Ce qui compte C'est pas de se mettre Soi-même en avant C'est-à-dire Voilà la vision que je propose Mais pourquoi vous ne faites pas Une primaire ? A partir de là

15:08
Présentateur

David Lissnard dit Faisons une grande primaire Comme on avait fait en 2016 C'est la responsabilité D'ailleurs vous y avez été candidat Pourquoi pas ?

15:15
Bruno Le Maire

C'est la responsabilité des partis Je ne suis pas chef de parti Vous leur poserez la question Si nous avons une vision Qui est claire On s'y retrouve tous Puisque vous le voyez bien

15:23
Présentateur

Gabriel Attal est dans un parti Edouard Philippe est dans un autre Bruno Retailleau encore un autre Alors qu'en réalité Ils ont pas mal en commun Vous aussi

15:29
Bruno Le Maire

Mais bien sûr Mais regardons Chacune des visions

15:33
Présentateur

Si vous laissez les partis décidés Ça ne marchera jamais

15:34
Bruno Le Maire

Mais je reviens au fond Parce que je pense Que ces histoires De partis D'arrière cuisine Quand vous allez au restaurant On n'a pas envie de voir Ce qui se passe dans les arrières cuisines On a envie de voir Ce qu'il y a dans votre assiette Qu'est-ce que vous mettez Dans l'assiette des français ? Moi je leur dis Un Nous allons financer Le modèle social Par la taxation De la consommation La taxation des importations La taxation des géants du numérique Et du coup On va pouvoir alléger Massivement Les charges qui pèsent Sur les salaires Pour qu'à la fin du mois Vous ayez un salaire net Plus élevé Et que le travail Enfin paye dans le pays Est-on d'accord ?

16:06
Présentateur

Il faut que le travail paye

16:09
Bruno Le Maire

Je crois qu'Edouard Philippe le dit aussi

16:11
Présentateur

Je pense que Bruno Rotaillou également

16:13
Bruno Le Maire

Apolline de Malherbe Comment ? L'argent il ne tombe pas du ciel

16:17
Présentateur

C'est là que c'est difficile Oui mais

16:21
Bruno Le Maire

Comment est-ce que vous allez faire Pour sortir de l'image

16:26
Présentateur

De celui qui a quand même Dilapidé une partie de l'argent public

16:28
Bruno Le Maire

Comment le faites-vous Pour basculer D'un financement sur le travail Au financement sur une autre base Pour que le travail paye dans notre pays Je fais ma proposition Je mets carte sur table Que chacun mette carte sur table Et ensuite on regardera Tous entre nous Ce qui convainc le plus Les français Même chose sur l'autorité de l'état J'ai proposé une réforme Totale de l'organisation du pays Etat, région Bloc communal Les départements qui fusionnent Avec les régions Dix ministres Pas un de plus La réduction du nombre De parlementaires La suppression du 49-3 Pour éviter de donner Un sentiment de brutalité Aux français Quand on adopte Une loi Un premier ministre Qui est chef d'équipe Mme Nézé Finance Qui a un droit de veto Je le redis Sur les dépenses publiques C'est un programme Mais c'est pas une question de programme C'est une vision pour le pays Qui doit permettre au pays D'être plus efficace Qu'on se dise Qui est responsable de quoi

17:18
Présentateur

Pourquoi vous ne l'assumez pas ?

17:21
Bruno Le Maire

Pourquoi je n'assume pas quoi ?

17:22
Présentateur

En réalité Quand vous dites On verra Lequel d'entre nous Convint le mieux Ça veut bien dire Qu'en réalité Vous êtes dans la course

17:28
Bruno Le Maire

Mais c'est pas du tout Une course Enfin A peine de malherbe

17:31
Présentateur

Non mais c'est pas une course Parlons-nous Non mais ne faisons pas Les hypocrites Je pense que C'est pas une course Au sens où effectivement C'est pas une course de petits chevaux Mais malgré tout C'est une élection Vous êtes un homme politique Suffisamment aguerri Pour savoir qu'en réalité Ce qui se joue Et c'est du débat des idées Je ne dis pas que ce n'est pas Un débat des idées Mais c'est un débat d'idées Et celui qui aura les idées Les plus convaincantes Pour son camp Les portera Bien sûr

17:54
Bruno Le Maire

Mais

17:54
Présentateur

Je ne dis pas ce que je dis A une histoire de course de petits chevaux Ce n'est pas du tout le cas Ce que je veux simplement dire C'est que vous Vous mettez des propositions Très concrètes Très solides Les uns Voilà Chacun peut être d'accord Pas d'accord Mais comme hier Avec Patrick Pano Vous avez des idées

18:08
Bruno Le Maire

Claires Ces propositions Elles sont là Pour défendre une vision De long terme du pays Et je le redis Faire basculer le pays D'un vieux modèle Qui a échoué Mais c'est pour ça que je vous pose la question

18:16
Présentateur

Jusqu'à un nouveau modèle

18:18
Bruno Le Maire

La deuxième chose Qui me paraît totalement essentielle Ce n'est pas une élection Comme les autres Enfin j'aimerais juste Qu'on mette un peu de gravité Là-dedans Et vous n'allez pas me faire dire Tiens je vais réfléchir Je vais être candidat C'est trop grave Enfin qu'est-ce qui se passe actuellement À Pauline de Malherbe Dans notre pays Ce qui se passe dans notre pays C'est que nous sommes À deux doigts D'avoir une élection Où vont se confronter Pour la première fois Depuis 1958 Des visions de la société Qui sont irréconciliables On n'est même pas en 1981 Où il s'agissait de savoir Si on allait taxer un peu plus les uns Taxer un peu moins les autres Quel modèle économique

18:53
Présentateur

Mais à l'époque c'était quand même considéré Non mais là

18:54
Bruno Le Maire

Apolline de Malherbe Apolline de Malherbe C'est des visions de la société Qui sont totalement incompatibles La vision de la France insoumise C'est une vision communautariste Haineuse du pays Qui va susciter l'hostilité Entre les français Le Rassemblement National C'est une vision de la République étriquée Où les libertés publiques sont réduites Donc les gens ont peur Ils sont inquiets Donc nous notre devoir Et au milieu ?

Les partis de gouvernement C'est d'abord de faire émerger Une autre vision de la société Dans laquelle on montre aux français Que ce XXIe siècle qui commence Mais ça tombe bien On a tout pour y réussir C'est un siècle de nouvelles technologies On n'a jamais été aussi bon Sur l'intelligence artificielle Les nouvelles technologies Les technologies de rupture Que la France C'est un siècle On va avoir besoin d'énergie décarbonée La France a le nucléaire C'est un siècle On va avoir besoin de créateurs Et de gens inventifs Il n'y a pas un peuple plus imaginatif Et créatif que les français Il faut simplement Que nous changions notre modèle Institutionnel, politique, économique, social Comme je le propose dans mon texte Pour que tous ces atouts français Soient valorisés Discutons de ça

20:00
Présentateur

Vous aviez cru au macronisme Le macronisme proposait une révolution

20:03
Bruno Le Maire

Qui pourrait l'apporter ?

20:04
Présentateur

Le macronisme proposait une révolution

20:06
Bruno Le Maire

Il promettait une révolution Bien sûr Je n'emploie pas ce terme de révolution Je ne pense pas qu'il soit approprié

20:13
Présentateur

On allait très loin Dans l'idée d'un nouveau modèle

20:16
Bruno Le Maire

Mais je pense que nous ne sommes pas allés assez loin Dans la reconstitution de ce modèle La refondation de ce modèle Et c'est l'expérience que je tiens C'est la question que vous me posez Qui est une question extrêmement importante On a fait des bonnes choses La réforme de la fiscalité L'allègement de la fiscalité sur les entreprises La manière dont on a protégé face au Covid La relance de l'apprentissage La création d'emplois La réindustrialisation que j'ai portée pendant 7 ans Qui a donné des résultats On a ouvert des usines de batteries électriques On a réduit les impôts de production Tout ça allait dans la bonne direction Qu'est-ce qui a manqué ?

C'est une question que je me pose depuis 2 ans Ce qui a manqué c'est qu'on n'a pas transformé la structure Et donc si vous gardez la même structure de décision Si vous gardez les gouvernements pléthoriques Si vous gardez un état Dans lequel il y a un ministre Une agence Une autorité administrative indépendante Tout le monde fait la même chose Personne ne sait qui est responsable de quoi Personne ne sait qui décide Si vous continuez à massacrer les gens qui bossent Parce qu'il n'y a pas d'autre mot En leur piquant autant de fric à la fin du mois Si bien qu'ils n'arrivent pas à s'y retrouver Si vous continuez à avoir un pays Dans lequel lorsque vous roulez à 10 km heure Au-dessus de la limite Vous êtes immédiatement sanctionné Il y a un radar et l'amende arrive tout de suite Mais vous pouvez être un violeur Et rester en liberté pendant 6 mois Et vous n'êtes même pas placé en garde à vue Ça ne peut pas marcher Nous ne sommes pas allés à la racine Du problème français Qui est un modèle obsolète

21:41
Présentateur

Merci Bruno Le Maire Un modèle obsolète Vous proposez une autre France Et on peut retrouver votre manifeste Donc sur votre site Merci à vous