Prix des carburants : les aides ciblées maintenues jusqu'à la rentrée pour "franchir l'été", Serge Papin demande sur RTL à maintenir le prix coûtant
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Questions et réponses
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- 0:27OuverteRéponse directe
À titre personnel, vous le regrettez ce vote ?
- 1:27OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est un vrai texte utile pour les agriculteurs ?
- 2:43RelanceRéponse directe
Est-ce que c'est un vrai texte utile pour les agriculteurs ?
- 2:58OuverteRéponse partielle
La France est impuissante face à la situation dans le détroit d'Ormuz et le prix à la pompe ?
- 4:41OuverteRéponse directe
Sur le carburant, simplement, Total a réduit son dispositif de plafonnement des tarifs à 1 200 stations.
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Vous leur demandez ce matin peut-être de maintenir le plafonnement, de l'élargir de nouveau ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:19PrésentateurFait
« dont l'acétamipride qui tue les abeilles. »
- 0:45Invité politiqueFait
« Il est toujours, je tiens à le dire, il est toujours interdit. »
- 1:12Invité politiqueChiffre
« Ça concerne 300 producteurs de noisettes, je crois. »
- 1:45Invité politiqueChiffre
« D'abord, la date butoir de fin des négociations pour les PME, qui sera au 15 janvier. »
- 2:19Invité politiqueChiffre
« Ce qui veut dire que ça va être beaucoup plus large puisque le seuil est remonté de 50 millions de chiffre d'affaires à 350 millions. »
- 3:15Invité politiquePromesse
« Alors, le gouvernement a mis en place des aides ciblées et qui vont continuer puisqu'elles durent jusqu'à la rentrée. »
- 4:07Invité politiqueChiffre
« Et donc, on est la plus petite inflation des pays européens. »
- 4:19Invité politiqueFait
« les produits alimentaires notamment sont bien sous contrôle puisque les prix sont maintenus. »
- 4:25Invité politiqueChiffre
« L'inflation n'est que de 0,6%. »
- 5:55Invité politiqueFait
« La France, c'est le pays le plus visité au monde. »
- 6:45Invité politiqueChiffre
« C'est 105 millions de visiteurs étrangers pour un chiffre d'affaires, en gros, de 80 milliards pour situer. »
- 7:06Invité politiqueChiffre
« Je pense que les Australiens, c'est plus 20 %. »
- 7:10Invité politiqueChiffre
« La Corée du Sud, c'est plus 16 %. »
- 8:58Invité politiqueChiffre
« notre industrie touristique, de presque 10% du PIB dans ce pays. »
- 9:30Invité politiqueChiffre
« aider 300 000 familles à partir en vacances qui sont souvent des familles monoparentales qui ne partiraient pas. »
- 9:37Invité politiqueChiffre
« C'est un budget de 40 millions qui va être doté par l'Agence nationale des chèques vacances. »
- 11:03Invité politiqueChiffre
« on est à plus 0,6%, donc l'alimentation est bien sous contrôle »
Temps de parole
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Vincent Derosier, RTL Matin. Et avec nous dans ce studio, Serge Papin, ministre des Petites et Moyennes Entreprises, du Commerce, de l'Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d'Achat. J'ai tout dit, bonjour Serge Papin.
Bonjour Vincent Derosier, vous avez tout dit.
Alors, l'Assemblée Nationale a adopté cette nuit la loi d'urgence agricole qui permet notamment la réintroduction de deux pesticides, dont l'acétamipride qui tue les abeilles. Le gouvernement n'a pas voulu s'en mêler, des députés de la majorité ont dénoncé l'attitude du gouvernement. À titre personnel, vous le regrettez ce vote ?
Écoutez, d'abord, ce vote, il est indispensable et attendu pour les agriculteurs. C'est ça d'abord qu'il faut voir globalement. Après, concernant l'acétamipride, le gouvernement a été loyal par rapport à ça, et notamment par rapport aux pétitions qui ont été portées contre la loi Duplomb. Il ne souhaitait pas introduire l'acétamipride dans le projet de loi. Maintenant, ça a été voté par le Parlement. Il est toujours, je tiens à le dire, il est toujours interdit. Et simplement, par dérogation, dérogation qui sera donnée par l'ANSES. Il faudra l'autorisation de l'ANSES. Et il pourra, dans ces conditions, et uniquement dans ces conditions, à ce moment-là, être donné, notamment pour...
Ça concerne 300 producteurs de noisettes, je crois. Donc, il faut aussi regarder l'encadrement qui a été fait. Mais voilà, le gouvernement n'était pas pour sa réintroduction, je tiens à le dire.
Alors, c'est votre vie d'avant, donc on va en parler. Est-ce que c'est un vrai texte utile pour les agriculteurs ? Ce texte, il est censé mieux encadrer les négociations commerciales pour défendre leurs revenus face à la grande distribution ?
Alors, il y a deux points qui sont très intéressants dans ce texte pour les négociations commerciales et pour les PME, singulièrement, dont je suis le ministre. D'abord, la date butoir de fin des négociations pour les PME, qui sera au 15 janvier. Donc ça, c'est quand même un élément important pour que les négociations durent moins longtemps pour ces PME qui ont moins de force pour s'organiser et qui ont besoin que ça dure moins longtemps, cette partie-là de leurs engagements pour les référencements de produits. Deuxièmement, on a remonté le seuil de la catégorie des PME.
Ce qui veut dire que ça va être beaucoup plus large puisque le seuil est remonté de 50 millions de chiffre d'affaires à 350 millions. Donc ça concerne un périmètre de PME beaucoup plus large. Donc vous voyez, dans ce PJL agricole, il y a pour cette partie, cette catégorie-là, il y a des choses qui sont intéressantes et qui avancent dans le bon sens pour les négociations commerciales des PME.
Alors un autre dossier, Serge Papin, c'est les vacances pour beaucoup de Français qui partent. Avant d'aller se baigner, souvent, il faut faire le plein de la voiture. La semaine dernière, tout est remonté. Le sans-plomb 95 flirte avec les 2 euros. On l'a dépassé pour le diesel. Ce sont les chiffres du gouvernement. En fait, la France est impuissante face à la situation dans le détroit d'Ormuz et le prix à la pompe ?
Écoutez, sur l'inflation des prix, il y a ce qu'on maîtrise et ce qu'on ne maîtrise pas. Ce qu'on ne maîtrise pas, c'est en effet la crise géopolitique qui malheureusement a l'air de repartir. Alors, le gouvernement a mis en place des aides ciblées et qui vont continuer puisqu'elles durent jusqu'à la rentrée. Donc, toutes les catégories d'activités qui sont concernées vont toujours être aidées. Donc, ça, voilà. On va retrouver un tout petit peu ce qui s'était passé avant. On espère que tous les travaux aussi qui sont faits pour réouvrir le détroit d'Ormuz et toutes les initiatives qui sont prises par la France vont porter leurs fruits. Voilà, mais ça, on ne le maîtrise pas.
Mais encore une fois, les aides sont là pour franchir l'été avec cet accompagnement. Après, puisque vous parlez d'inflation, il y a ce que l'on maîtrise. Et vous savez, on a une inflation en France qui est de l'ordre de 1,8% en juin. Et donc, on est la plus petite inflation des pays européens. Et dans cette inflation, les produits alimentaires notamment sont bien sous contrôle puisque les prix sont maintenus. L'inflation n'est que de 0,6%. Donc, on a là aussi, au niveau du pouvoir d'achat, des choses qui vont plutôt dans le bon sens pour l'alimentation.
On parlera un peu de l'alimentation parce qu'avec les canicules à répétition, il y a des produits qui ont également flambé. Sur le carburant, simplement, Total a réduit son dispositif de plafonnement des tarifs à 1 200 stations. Ça s'est fait plutôt discrètement, enfin, avec un communiqué.
Alors, Total a accompagné, je ne sais pas quelle va être sa position maintenant avec de nouveau la fermeture du détroit d'Ormouz, mais il a quand même accompagné, il faut saluer ce qui a été fait pendant le départ des vacances. Je note aussi que pendant les grands week-ends, je note aussi que pour ces départs en vacances, singulièrement, la grande distribution a fait beaucoup d'opérations prix coûtant qui ont permis d'avoir un prix du carburant qui jusqu'à maintenant était à moins de 2 euros pour le diesel et qui là a franchi cette barre. On va voir ce que ça va donner dans les jours qui viennent.
Vous leur demandez ce matin peut-être de maintenir le plafonnement, de l'élargir de nouveau ?
Oui, bien sûr, bien sûr. Les opérations prix coûtant pendant ces périodes de déplacement, bien sûr. Et puis aussi maintenir le plafonnement, oui, évidemment, qui fasse le travail d'accompagnement qu'ils ont fait dans les périodes qui étaient un peu plus difficiles, bien sûr.
Alors, les carburants sont chers, il y a eu trois vagues de chaleur, la coupe du monde, et pourtant, vous nous dites ce matin que la France a la cote.
La France, c'est le pays le plus visité au monde. Et singulièrement, ce qui va se passer, toutes les clignotants qui sont à ma disposition sont au vert. Pourquoi ? Parce que les Français vont rester encore plus en France, compte tenu du contexte. Ils étaient un peu attentis jusqu'à maintenant. Et là, on a une confirmation. Les réservations, par exemple, ont augmenté entre 1 et 5 %. Donc, ça va plutôt bien. Et je dirais, ça va bien dans tous les lieux et sur toutes les catégories. Ça va bien du camping au palace. Donc, on parle des réservations de Français en France. De Français en France. Et les étrangers vont venir aussi très nombreux.
Il faut savoir qu'on est le pays le plus visité par les étrangers au monde. C'est 105 millions de visiteurs étrangers pour un chiffre d'affaires, en gros, de 80 milliards pour situer. Et on a 3 % de plus de réservations sur les billetteries des compagnies aériennes. Et on a des pays comme ça qui ont un vrai engouement. Je pense que les Australiens, c'est plus 20 %. La Corée du Sud, c'est plus 16 %.
Ça a presque l'air de vous surprendre.
Non, mais... Non, parce que... Vous savez, moi, je me suis beaucoup déplacé. Là, ces derniers temps, j'ai même fait des rencontres avec des ministres de tourisme d'autres pays. Et qu'est-ce qu'ils nous disent ? La France, c'est le pays où il y a plus de diversité. Et ils ont envie de découvrir, au-delà de nos grands spots, de nos grands blockbusters comme la Riviera ou la côte atlantique, ils ont envie de ce tourisme de diversité que la France est la seule à pouvoir offrir. Parce que quand on... Par exemple, le tourisme à vélo est en train d'exploser...
Il y part tout. Faites-nous une petite carte de France, là, dès le départ. La mer, la montagne ?
Alors, les deux. Alors, il y a des endroits sur la mer qui, tout d'un coup, se révèlent. Comme, par exemple, le Cotentin, qui est magnifique. Vous savez, toute la côte de la Hague, par exemple. Eh bien, c'est très demandé.
Des gens qui font la chaleur, peut-être.
Un peu, aussi. Puis, qui veulent découvrir. Vous avez la Loire à vélo. On peut aller dans des espaces complètement sécurisés, faire le Tour de France à vélo. Vous avez le tourisme de patrimoine, le tourisme, aussi, de savoir-faire. Et puis, vous avez, par exemple, Disney, qui est quand même très attractif, qui a agrandi avec l'Arène des Neiges. Notre-Dame, qui fait venir, aussi, beaucoup de gens. Vous allez avoir des événements en France. Vous avez, par exemple, les championnats du monde de e-sport qui vont se passer en France. À la rentrée, il va y avoir les concerts de Céline Dior. Ça amène aussi... Ça, ça joue.
La visite du pape, au mois de septembre. La visite du pape.
Donc, c'est à la fois de l'événement, des infrastructures. Donc, la France est le pays le plus visité du monde. C'est un vrai leadership. Vous vous rendez compte, notre industrie touristique, de presque 10% du PIB dans ce pays.
Tous ceux qui peuvent partir en vacances, il y a ceux qui ne peuvent pas.
Alors, il y a ceux qui ne peuvent pas et c'est pour ça qu'on va fêter les 90 ans des congés payés. À cette occasion, je vais me déplacer dans un lieu touristique en Vendée cette semaine et on va marquer ce que fait l'Agence nationale des chèques vacances. Et on va, grâce à cette agence nationale, aider 300 000 familles à partir en vacances qui sont souvent des familles monoparentales qui ne partiraient pas. C'est un budget de 40 millions qui va être doté par l'Agence nationale des chèques vacances.
D'un mot qui sera choisi comment ces familles ?
En fonction des... Donc, c'est localement. Il y a un certain nombre de critères selon beaucoup des familles monoparentales qui ne partiraient pas avec des enfants en bas âge. Donc, ça va concerner presque 1 million de personnes, 300 000 familles.
Une dernière question, Serge Papin, vous parliez de l'alimentaire, les prix, l'inflation qui ne bougeaient pas trop, les canicules ont fait flamber les prix de certains produits, la chaleur a fait griller les cultures sur pied ou en plein champ, les courgettes, les fraises, les fruits et légumes. Oui,
alors moi, écoutez, à ma connaissance, parce que j'ai quand même passé quelques coups de fil récemment, il n'y a pas de problème d'approvisionnement, il n'y a pas de problème de flambée de prix, il y a des problèmes, par contre, il faut faire attention parce qu'il y a beaucoup de casses dans les transports avec la chaleur, mais actuellement, c'est plutôt sous contrôle, il y a plutôt une stabilité, y compris dans les fruits et légumes. Il y a eu des augmentations, en revanche, sur la viande et le poisson. Le poisson, ça s'explique par le prix des carburants qui a joué et la viande, ça s'explique aussi par toutes les conséquences de la crise sur la viande.
Des abus ou des augmentations logiques ?
Des augmentations logiques, mais honnêtement, en moyenne, encore une fois, on est à plus 0,6%, donc l'alimentation est bien sous contrôle et je pense que moi, je suis assez content qu'on n'ait pas fait n'importe quoi au niveau de l'ouverture de la réouverture des négociations.
Et merci beaucoup, Serge Lapin, d'avoir été l'invite.
Serge Papin