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interviewyoutube.com· 10 février 2026 70 min

ENTRETIEN AVEC MARION MARÉCHAL

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Locuteur 3

Bonsoir et bienvenue pour une nouvelle édition de Restons Courtois, l'émission de débat de Radio Courtoisie en partenariat avec Valeurs Actuelles, Boulevard Voltaire et l'Incorrect. Au menu du jour, rendez-vous avec notre grand invité Marion Maréchal, qui publie Si tu te sens, Le Pen aux éditions Fayard, un récit qui a atteint le sommet du classement Amazon et qui arrive également premier dans la catégorie des essais politiques de l'Express.

Et dans cet ouvrage, qui a été commencé sur un coin de table pour mettre quelques idées au clair, et qui a été achevé après un accident de voiture qui aurait pu lui coûter la vie, la présidente du parti Identité Liberté revient sur les sources de son engagement, sur son itinéraire personnel, qui va de l'enfance à l'engagement politique, en passant par l'aventure entrepreneuriale, et elle en profite pour faire un point sur sa place au sein de la dynastie Le Pen, mais aussi plus largement sur l'échiquier politique français, et spécialement à droite. Alors avec elle, nous verrons ce que signifie être une Le Pen, et ce que cela comporte comme droit et comme devoir.

Rendez-vous de la réinformation ensuite. Rendez-vous avec l'affaire Epstein, qui s'impose de plus en plus comme une affaire française. On sait que de nombreuses personnalités françaises ont eu des relations professionnelles ou personnelles avec le pédocriminel américain, y compris après sa condamnation en 2008 pour trafic de mineurs et proxénétisme aggravé, et même après la relance de graves scandales du même genre en 2015 et en 2016. Alors qui sont ces personnalités ? Quelle était la teneur de leurs liens avec Epstein ? Dans quelle mesure était-il possible d'ignorer qui était ce personnage ? Eh bien nous en parlons dans un instant.

Et nous parlerons encore d'Epstein ensuite, avec le problème du traitement médiatique qui a été fait de cette affaire. Alors c'est une question que se posait encore très doctement France Inter il y a quelques jours, il y a trois jours. Fallait-il divulguer les 3 millions d'archives de l'affaire Epstein au risque d'alimenter...

1:55
Locuteur 1

Les complotistes !

1:56
Locuteur 3

Bah évidemment ! C'est vrai, c'est écrit.

Donc ce qui est certain en tout cas, c'est que le traitement médiatique de cette affaire, lui, a été absolument en dessous de tout, précisément pour ne pas faire le jeu des prétendus complotistes et les prétendus experts anticomplotistes, parce que j'ai découvert que ça existait aussi, ce que j'ignorais, ont totalement failli, puisque tous ceux qui ont alerté sur ce trafic ont été traités par le mépris, ont été balayés, traités de complotistes, justement par ces personnalités autoproclamées ou par des journalistes partisans qui préféraient éluder un sujet qui allait contre leur propre conviction, contre leur propre préjugé, ou qui pouvaient porter préjudice peut-être à leur propre camp.

Alors, il y a un sommet qui a été atteint la semaine dernière par un débunker, j'ai découvert le mot aussi, donc le débunker Tristan Mendès France, donc c'est un débunker pour les auditeurs de Radio Courtoisie, c'est quelqu'un qui est chargé de démonter les bobards, si on veut traduire en bon français. Et ce Tristan Mendès France, donc persistait à ranger l'affaire Epstein dans la catégorie des délires, je le cite, de la secte Kwanon, jusqu'à ce que, sur ce plateau, donc une émission du service public pourtant, deux de ses consoeurs expertes en anticomplotisme, mais elles aussi, s'indignent et appellent donc les professionnels de la profession à, je cite, un peu d'humilité.

Effectivement, ce serait pas mal. Ensuite, vraie ou fausse information, pardon, ensuite on va débunker encore, à Radio Courtoisie, puisque à Nice, pour sa liste municipale, le patron de l'UDR, Éric Ciotti, aurait recruté un certain Dario Lutzmaia, qui serait un ancien du PS, qui serait un ancien opposant féroce du Rassemblement National, qu'il aurait traité d'antisémite et raciste en 2021, et dont le souhait, s'il arrivait à la direction de la mairie de Nice avec Éric Ciotti, serait de bâtir un observatoire des discriminations.

Au début, sincèrement, je me suis dit que c'était une fausse information, que c'était un canular du Gorafi, et donc, comme je suis un journaliste consciencieux, je suis allé vérifier. Alors, pas très loin, pour être honnête, je suis allé sur X, et sur le compte d'Éric Ciotti. Et en fait, Éric Ciotti a déclaré que, fort de son expérience de président du comptoir des Outre-mer et de son engagement ancien contre les inégalités, Dario Lutzmaia occupera la fonction, s'il est élu, la fonction d'adjoint chargé de la francophonie des Outre-mer, du monde associatif, et de la lutte contre les discriminations.

Donc voilà, nous nous demanderons si ce n'est pas une version un peu élargie de l'Union des Droites, et s'il ne confond pas Éric Ciotti avec l'ouverture à gauche qui avait été faite par son ancien patron, Nicolas Sarkozy. Voilà, c'est une question. Chacun aura son avis. Moi-même, j'ai le mien. Et puisque j'aimerais une émission sans procès ni signalement à l'ARCOM, nous terminerons par une séquence sécurisée, puisque après avoir dit du mal de Jeffrey Epstein, qui a l'immense mérite d'être mort, donc il ne pourra pas porter plainte contre nous, nous dirons du mal des jeunes.

Alors, même pas les jeunes avec un J majuscule et un accent circonflègue sur le U, mais bien les jeunes, les gens pas très âgés. Donc les jeunes qui apparemment ne veulent plus rien faire. Ils seraient, c'est écrit dans le Figaro, donc ça doit être vrai, ils seraient feignants, dépressifs et anxieux. Ils ont peur de tout et n'ont plus envie de rien. Donc, des statistiques et des études récentes montrent que les jeunes ne veulent plus travailler. D'abord, parce qu'ils aspirent à un confort de vie offert par leurs parents, mais sans faire les efforts nécessaires pour le préserver ensuite.

Et parce qu'ils considèrent que les adultes, le mot est deux apparemment, ne sont pas assez gentils avec eux. Voilà, et ensuite, parce qu'ils considèrent que leurs contributions au développement des entreprises ne sont pas assez bien rémunérées ou appréciées. Donc voilà, quelle est la part de légitimité et la part de bêtises ou de naïveté dans ces attitudes ? Eh bien, nous en parlons aussi, nous en parlerons avec les débunkers de la réinformation qui sont en effectif très réduits aujourd'hui puisqu'il y a seulement Richard Decez, directeur de la rédaction de Radio Courtoisie, et Arthur Devatrigan, directeur de L'Incorrect.

Les camarades, donc, il manque Jean-Yves Le Gallou, Xavier Van Lierde et Alexis Poulain. Voilà, c'est la fin de l'hiver, je pense qu'il y a encore beaucoup de maladies qui traînent. On les souhaite en bonne santé la semaine prochaine et on commence donc sans eux. Chers auditeurs, vous pouvez remplacer nos questions des messages, poser des questions à Marion Maréchal jusqu'à 18h30 en écrivant un courriel à courtoisie-rc.fr courtoisie-rc.fr ou en téléphonant au 0146 51 00 85 0146 51 00 85 et nous lirons vos questions et vos remarques donc pour Marion Maréchal. Alors, après cette longue introduction, on se tourne vers vous.

Si tu te sens, Le Pen, édition Fayard, donc je le rappelle, qui est arrivé en tête des classements et ses documents de l'Express. Donc dans cet ouvrage, vous revenez à la fois sur votre vie et sur vos idées politiques, et puis on comprend quand même que, quand on s'appelle Le Pen, les deux s'entrelacent assez facilement. Alors, est-ce que d'abord, vous pourriez revenir assez classiquement sur l'origine de ce livre ? Comment vous est venue l'idée ou le besoin de l'écrire ?

7:10
Locuteur 5

Écoutez, à vrai dire, je l'explique d'ailleurs en introduction, je n'avais pas initialement l'intention d'écrire un livre. Je commence à écrire au lendemain des élections européennes, dans un moment difficile sur le plan politique et personnel, à la suite de mon exclusion de reconquête par Éric Zemmour, dans un moment aussi d'instabilité, enfin de loin de confusion politique, puisque c'est l'espoir contrarié de la victoire du camp national au moment des élections législatives anticipées. Et donc, le besoin d'écrire s'impose comme la nécessité, finalement, de retracer un parcours, d'en redégager la cohérence, de clarifier aussi sa pensée, de fixer ce qui importe.

Et puis c'est vrai que, de fil en aiguille, j'ai pris un certain plaisir et une certaine satisfaction à pouvoir prendre le temps d'apporter toutes les explications, toutes les réflexions, toutes les argumentations que les formats étriqués des réseaux sociaux ou les matinales écourtées ne nous permettent pas de faire. Et puis ce livre a pris corps au fur et à mesure. Il s'est évidemment adapté, puisqu'il y a eu des événements qui sont venus le percuter. L'accident... C'est le fait de le dire, pardon. C'est le fait de le dire, exactement, au sens littéral du terme, disons-le. L'accident, évidemment, de voiture que j'ai subi avec mon époux et dont nous sommes miraculeusement sortis indemne.

Le décès de Jean-Marie Le Pen, qui évidemment, à ce moment-là, me pousse à interroger aussi cet héritage à la fois familial et politique, l'inégibilité de Marine Le Pen. Et puis voilà, je l'ai fait lire, j'ai pris mon courage à deux mains, je l'ai fait lire à un tiers avisé, qui m'a alors convaincue de l'envoyer à un éditeur, ce que j'ai fait, et qui a su trouver grâce pour pouvoir l'éditer.

8:47
Locuteur 3

Et il ne regrette pas, j'imagine, puisque, encore une fois, ça a l'air de vraiment beaucoup marcher.

8:51
Locuteur 5

Écoutez, en tout cas, en effet, les premiers chiffres sont encourageants.

8:55
Locuteur 3

On va peut-être donner maintenant, puis on le rappellera à la fin de l'émission, mais vous faites deux dédicaces prochainement. Donc, si on veut venir...

9:01
Locuteur 5

Mercredi à Versailles et jeudi à Paris. Toutes les informations sont sur mes réseaux sociaux, en effet, pour ceux qui veulent avoir une petite griffe.

9:07
Locuteur 3

D'accord. Alors, je vais essayer de les trouver maintenant, parce que, donc, il y en a une... Attendez, où est-ce que j'ai noté ça ?

9:13
Locuteur 5

Il faut me faire tout faire à ma place, en plus, je suis désolée.

9:16
Locuteur 3

Je les retrouve, et on les rendra toutes les informations tout à l'heure.

9:19
Locuteur 5

Mais voilà, c'est le 11 et le 12, donc.

9:22
Locuteur 3

Alors, avant d'aller dédicacer les bouquins, est-ce que vous pouvez nous dire déjà comment vous écrivez ? C'est-à-dire, vraiment, vous n'êtes pas écrivain de profession ? De fait. Alors, comment ça se passe ? Est-ce que vous avez trouvé le temps ? Comment ?

9:35
Locuteur 5

Je ne peux pas vous... Alors, ce qui est vrai, c'est que j'ai mis un an et demi à écrire ce livre. Donc, comme je vous le disais, je ne me suis pas mis la pression pour l'écrire. Je n'avais pas de contrat avec un éditeur. Donc, moi, je n'ai envisagé de l'envoyer à un éditeur que quand j'en étais relativement satisfaite, parce qu'il faut savoir qu'on n'est jamais absolument satisfait d'un livre, qu'il y a beaucoup de frustration, d'ailleurs, il y a beaucoup de sujets que j'aurais aimé aborder. J'ai beaucoup de feuillets qui sont restés libres et que je n'ai pas utilisés.

9:55
Locuteur 3

Ah, donc il y a de la matière pour un tome 2.

9:57
Locuteur 5

Peut-être, même si je ne vous le cache pas que là, pour l'instant, j'ai eu ma dose pendant 10 moments. C'est un exercice assez exigeant. Et je n'ai pas de méthode d'écrivain, c'est-à-dire qu'avec le rythme changeant qui est celui des politiques, il m'est arrivé parfois d'écrire pendant 2 ou 3 jours d'affilée, d'autres fois d'abandonner totalement l'écriture pendant une semaine, parfois d'écrire sur un bout d'ordinateur dans un train selon les moments d'inspiration, parfois le soir avec les enfants qui sautent sur la tête. Et puis, il y a des moments d'inspiration un peu lyrique quand quelque chose nous touche, nous frappe, nous inspire. Bon, évidemment, l'accident, je l'écris au lendemain.

Jérusalem, j'ai écrit au lendemain. Ah, vous écrivez ça au lendemain ? Oui, le lendemain de l'accident. J'avais tout en tête, en fait, et je voulais garder cette impression que je raconte dans le livre. Quand on dit qu'on voit la vie défiler devant ses yeux, c'est vraiment au sens littéral. Je pense que sous l'effet de l'adrénaline, le cerveau étire les secondes. Je pense que c'est un truc archaïque de survie pour nous permettre d'avoir les réflexes. Et donc, c'est vrai qu'on se voit mourir. On a le temps de voir, on se dit, je vais mourir. Et avec tout ce que ça implique derrière, c'est ce que je raconte, c'est de s'asseoir dans le public de sa vie.

Et en fait, cette impression d'à un moment donné, je mets la vie sur pause et je regarde ce que j'ai fait et ça interroge ce que je vais faire après, c'est assez saisissant. Et je voulais fixer cette impression qui est assez phénoménale. Jérusalem, c'est l'épilogue du livre. Je l'écris dans l'avion en revenant de Jérusalem, qui est un voyage qui m'a vraiment littéralement bouleversée sur le plan spirituel. L'une des rares fois où j'ai eu le luxe, parce qu'on doute tout le temps. Enfin, moi, personnellement, je doute. Et à Jérusalem, je n'ai pas douté. Et avoir cette foi qui ne doute pas, c'est quand même un truc assez extraordinaire. Et donc là aussi, j'ai voulu le fixer.

Et puis, tout ce chapitre où je parle de mes ancêtres,

11:43
Locuteur 3

vous le faites au clavier, au stylo ?

11:46
Locuteur 5

Non, au clavier. On va exagérer quand même. Je veux dire, je suis conservatrice, mais il y a quand même des limites. Voilà. Et même si je n'avais pas toujours le clavier sous la main, donc parfois j'ai des notes un peu éparpillées. Voilà. Et puis tout le chapitre sur mes ancêtres aussi. C'est quelque chose qui m'est venu pour le coup d'un trait de plume.

12:02
Locuteur 3

Ça, vous le saviez, avant de donner la parole à Arthur de Vatrigan, mais vous connaissiez cette histoire de longue date ou vous avez fait un peu de recherche ? Sur ma famille ? Oui. Ou vous connaissiez déjà tout ?

12:10
Locuteur 5

Oui, j'avais quasiment tout. Je suis parfois allée rechercher des précisions parce que c'était des morceaux de vie que j'avais grappillés, qu'on m'avait racontés, et que j'ai voulu aussi synthétiser. Je me suis dit, bon, ça vaudra mémoire aussi pour les suivants. Et je l'écris dans un... Je me souviens, je n'arrive pas à me souvenir exactement quel est le déclencheur, mais je me souviens d'un moment d'indignation, justement sur les NIM discours de repentance sur ces salauds de français de souche.

Et c'est à ce moment-là que me vient ce texte, un peu d'un trait de plume, pour réhabiliter finalement ce qu'était la vie admirable et humble de ses ancêtres qui ont le droit finalement au respect et à la continuité historique.

12:49
Locuteur 2

Arthur Vatrigan. Oui, je voulais continuer la question de Pierre-Alexandre Bouclet, parce qu'en effet, on le voit dans vos textes, ceux qui sont écrits... Il y a souvent deux pulsions d'écriture, il y a les pulsions d'ébouissement, les pulsions d'énervement. Et c'est vrai que le dernier texte, c'est un très très beau texte sur Jérusalem. Et on sent également, en effet, en ouverture, quand vous rencontrez votre accident, que ça sort presque naturellement, ça accouche tout de suite. Et je voulais savoir quels étaient les moments les plus difficiles dans l'écriture de ce livre ? Ce que parfois vous avez dit, non, j'arrête, ça ne va pas.

Ou au contraire, des passages ou des sujets, peut-être plus que des passages, où vraiment, il y a eu beaucoup de brouillon, vous vous êtes remis plusieurs fois.

13:32
Locuteur 5

Oui, oui, déjà, c'est vrai que, alors je ne dirais pas qu'il y a des ruptures de style, mais c'est vrai qu'il y a sûrement des moments qui sont peut-être un peu plus scolaires, d'autres un peu plus lyriques, parce que je n'écris pas toujours au même moment. Et puis les thèmes sont plus ou moins inspirants. Quand je parle de la Bretagne, je pense qu'assez naturellement...

13:46
Locuteur 2

Il y a une continuité, comme dans tout le livre, il n'y a pas de rupture.

13:48
Locuteur 5

Bon, bah tant mieux, alors si... Voilà, parce que moi, en me relisant, parfois je me dis, j'avais l'impression de... non pas que ce ne soit pas qui impose de chlore. Et en fait, c'est difficile de chlore, parce qu'on...

14:06
Locuteur 3

Surtout quand l'aventure n'est pas finie. Exactement,

14:07
Locuteur 5

et puis il y a beaucoup de sujets sur le plan géopolitique, j'avais écrit plein de choses, notamment sur la question des liens avec l'Afrique, je voulais parler d'énergie, je n'ai pas pu le faire autant que je le voulais, d'agriculture. Et c'est vrai qu'en plus, l'actualité, notamment en lien avec les Etats-Unis, dans ce diagnostic que je fais et des inspirations possibles sur aujourd'hui ce qui se fait aux Etats-Unis, forcément a été là encore un peu percuté, donc c'est un chapitre qui a été assez laborieux, parce qu'une fois de plus, il a fallu s'arrêter, et donc je l'ai beaucoup, beaucoup réécrit.

Pour le reste, après il y a des sujets plus ou moins techniques, quand je parle de la démétropolisation, bon évidemment, ce ne sont pas les sujets les plus glamour, mais c'est des sujets que j'avais travaillé, en fait, c'est beaucoup de sujets sur lesquels j'avais écrit déjà des choses, pris position, donc il a fallu aussi que simplement je mette en ordre les archives.

14:53
Locuteur 3

Alors vous écrivez aussi beaucoup sur votre enfance, et honnêtement, ça fait partie des moments sincèrement les plus touchants et les plus émouvants, peut-être parce que on a des enfants ou parce qu'on a aussi traversé des moments difficiles, parce que quand on est Le Pen, c'est dur, mais quand on n'est pas Le Pen, mais qu'on défend Le Pen, ce n'est pas facile non plus. Est-ce que vous pouvez revenir un peu sur... C'est horrible en fait, je suis désolé, c'est affreux ce que vous racontez les... Horrible, je ne sais pas, l'attitude des profs, l'attitude des surveillants, l'attitude des moniteurs de colo, mais c'est incroyable d'avoir...

15:26
Locuteur 5

Ce qui est vrai, c'est que, alors déjà, vous l'avez compris dans ce livre, le personnel, enfin j'espère que vous l'avez lu comme ça, mais je ne parle pas du personnel pour me raconter, j'essaye à chaque fois de parler du personnel pour aller vers les idées, comme l'explication aussi de la maturation d'un certain nombre d'idées que j'ai pu parfois recevoir, mais que j'ai aussi... Pardon, j'allais dire challenger, mais je n'ai pas le terme parce que... Défi relevé. Relevé à l'aune de mon propre vécu pour ensuite, bien sûr, le réinterpréter.

Et c'est vrai que, à l'époque, on ne mesure pas, parce que j'explique en quoi l'extrême droite, le terme extrême droite est utilisé, évidemment, à mauvais escient, et en quoi, en fait, l'utilisation de ce terme par nos adversaires a des conséquences concrètes chez les gens qui en sont affublés, puisqu'en l'occurrence, on ne mesure pas que ce n'est pas juste un terme qu'on jette comme ça sur les plateaux de télévision.

À l'époque, il y a plus de 30 ans, quand on était la petite fille, en l'occurrence, de Jean-Marie Le Pen, considérée comme d'extrême droite par tout le parterre médiatico-politique, ça induisait, ce que je raconte dans le livre, le fait que les enfants, finalement, relayant ce qu'ils devaient entendre à la maison, créaient des effets de bande, et à l'époque, le terme n'existait pas trop, mais ce qui s'apparentait à du harcèlement scolaire, en fait.

Donc, ça peut être de la violence verbale, de la mise au banc, de ce qu'on appelle la discrimination chez les enfants, mais aussi, c'est vrai, alors je ne m'attarde pas trop, parce que le but, vous l'avez compris, ce n'est pas de me poser en victime, et puis tout ça, et tout ça est soldé, mais c'est vrai que voilà, des professeurs qui se sont autorisés, des remarques totalement déplacées en cours, du saccage sur les notes, voilà, moi j'ai perdu, j'ai été virée de certains boulots quand j'étais étudiante, quand on a découvert que j'étais la petite fille 2, enfin, voilà, je veux dire, j'ai, ça, tout ça, je m'y attarde moins, mais même après...

17:15
Locuteur 3

Vous avez raté un amoureux aussi,

17:16
Locuteur 5

j'ai, j'ai...

Ça fait partie, pardon, mais c'est un rendez-vous galon, qui pour le coup est assez drôle, je suis à la fac, et je suis invitée à prendre un café par un garçon manifestement intéressé, et qui me fait une remarque extrêmement drôle, qui me dit, ah, tu ne sais pas quoi, il paraît qu'il y a la petite fille de Jean-Marie Le Pen à la fac, et texto, ça doit être une sacrée connasse, et là, je dis, bah écoute, je ne sais pas, mais il se trouve qu'elle est devant toi, et le gars m'a regardée sidérée, et il m'a plantée là avec mes deux cafés, et donc, voilà, manifestement, ce n'était pas l'homme de ma vie, voilà, bon, j'ai plein d'anecdotes comme ça, mais c'est vrai que oui, la période la plus dure, je ne vais pas vous mentir, c'est 2002, 2002, au moment où Jean-Marie Le Pen se qualifie au second tour, l'entre-deux-tours est un déferlement de haine sans aucune limite à l'encontre du corps national et du front national, on vit dans un moment de tension à domicile très dur, on reçoit des lettres des balles de fusil dans la boîte aux lettres, des mouchoirs pleins de sang comme menace, c'était l'époque de l'antrax, cette farine blanche, en fait, mortelle, quand on l'inhale, on nous envoyait du simulacre d'antrax, donc on avait à chaque fois les pompiers, les services de décomprimation, mon père avait reçu une menace d'enlèvement pour nous, au téléphone, en indiquant notre école, nos horaires de sortie, donc on avait des gardes du corps qui venaient nous chercher à la sortie de l'école, qui nous mettaient, je me souviens, la tête sous les blousons et qui nous mettaient directement dans les voitures, donc c'était une ambiance très très pesante avec les images des effigies de mon grand-père en baudruche, décapité, et je raconte en effet en colonie de vacances à ce moment-là les animateurs même qui se permettent de tourner autour de nous avec les plots de signalisation en criant à mort Jean-Marie Le Pen qui sont même violents physiquement, donc c'est vrai que c'est cette période que je comprenais mal, j'ai 12 ans à l'époque, je comprends sans comprendre, me laisse un souvenir très violent et en même temps, j'en tire, je crois, le bénéfice finalement d'avoir été éduqué à une forme d'adversité qui aujourd'hui me laisse relativement indifférente aux intimidations intellectuelles, morales, verbales et physiques du haut de mes petits bras.

Oui, ça blinde.

19:22
Locuteur 2

Arthur, je crois que vous voulez... En effet, ça a l'air d'être formateur parce que vous décrivez une séquence au moment des régionales de 2015 où vous décidez de sortir par une porte principale pour affronter les camarades gauchistes qui vous accueillent avec des fleurs, mais ce qui est assez amusant, c'est que beaucoup vont découvrir dans votre livre que la vie publique, ce n'est pas trop votre truc en fait. C'est-à-dire que vous n'aimez pas trop les entretiens, désolé d'être ici, ni être reconnus dans la rue. C'est le champ, tu confirmes la règle. Non, mais vous n'avez pas une appétence particulière pour ça. Donc la politique, ça s'appelle un téléphone, pardon. La politique, c'est quoi ?

C'est un sacerdoce, c'est un sacrifice, c'est parce que c'est votre talent, c'est comment vous expliquez cette motivation ?

20:05
Locuteur 5

Ce qui est vrai, c'est que moi, j'ai grandi dans un univers familial ou très médiatisé. Je l'explique dans le livre, d'ailleurs. En fait, j'habite dans l'appartement au-dessus du bureau de mon grand-père, donc nous, on est des gamins en chausson, on croise des trépieds de caméras partout, des micros, des machins. En fait, la vie publique fait partie de notre vie. On rentre dans la vie en étant la petite fille 2, puis la nièce 2. Donc on est de toute façon médiatisé, même si nos parents nous préservent, mais c'est vrai qu'on se rend aux manifestations comme, et puis moi plus tard, comme militante, donc on est reconnus.

Ce qui me permet, en tout cas, moi je le vis comme ça, de ne pas être particulièrement grisé par l'exercice, parce que finalement, ça a toujours fait partie de ma vie. Moi, je n'ai pas d'appétence pour la vie publique, je m'en suis très bien passé quand j'ai quitté la vie politique en 2017. Je le vois davantage comme un outil, ce qui est vrai, c'est que je ne cours pas derrière les caméras pour faire des interviews. J'ai perdu le fil de votre question, du coup. Est-ce que c'est un sacrifice, un sacerdoce ?

21:00
Locuteur 1

Est-ce que c'est très bien ta question ? Non,

21:02
Locuteur 5

mais c'est une question intéressante.

21:06
Locuteur 2

Je ne dirais pas un sacrifice,

21:09
Locuteur 5

mais ce qui est vrai, je vais vous dire, en fait, c'est ce que j'essaye d'ailleurs d'expliquer dans le livre et à travers, malgré tout, la lignée qui est la mienne et ce à quoi m'enjoint mon grand-père dans la lettre que je publie d'ailleurs dans le livre, quand il dit finalement j'en appelle à ton cœur, à ton esprit, à ton intelligence, ce qui est sûr, c'est que je suis animée d'une manière ou d'une autre par un sentiment de devoir. Et avec, moi je suis quelqu'un, je ne sais pas si c'est partagé, mais je pense à la mort tous les jours.

Non pas de manière morbide, je ne suis pas névrosée, mais j'ai quand même ce sentiment de la finitude qui est très très ancré chez moi et qui fait que j'ai toujours la question dans la journée de me dire, bon, tu fais ce que tu as à faire. Et c'est vrai que souvent j'ai des jeunes, j'ai encore la question tout à l'heure, qui me disent, ouais mais finalement, à quoi bon tout ça ? Est-ce que ce n'est pas un peu foutu ? Et j'essaye de leur dire que ce n'est pas la bonne manière de se poser la question. La seule question qu'on doit se poser à l'aune de nos vies réduites et misérables, c'est est-ce que à l'endroit où je suis, je fais ce que je dois ?

Et ensuite, j'ai envie de dire le mouvement de l'histoire, les soubresauts, la providence, tout ça, ça ne nous appartient pas en fait. On doit juste se poser la question de savoir si on a fait, ce qu'on devait au moment où on était et après, la vie choisira et moi je crois que parfois, le devoir accompli au bon endroit, au bon moment, peut changer l'histoire.

22:28
Locuteur 3

C'est marrant, avant de redonner la parole à Arthur, c'est un truc, c'est quelque chose que m'avait dit votre grand-père. Un jour, je ne sais plus pour quelle raison, on discutait, il m'avait dit ce qu'il faut dans la vie c'est être comme un bœuf. Chaque matin, on met le jou sur ses épaules et on laboure. Et c'est tout.

22:42
Locuteur 5

Je pense que lui,

22:43
Locuteur 3

il nous a transmis ça. Tu trahis, tu gagnes quelque chose.

22:49
Locuteur 5

Non mais c'est vrai, en fait, il nous a transmis ça. Moi, je n'ai pas souvenir qu'il me l'ait dit aussi explicitement mais je pense que ça a dû transpirer, si je puis dire, dans sa manière d'être et vis-à-vis de ses enfants qui lui-même, et c'est ce que je dis d'ailleurs dans l'introduction, cette phrase que je trouve merveilleuse qu'il dit à la fin de sa vie quand un journaliste l'interroge en disant du coup, est-ce que vous êtes content de votre bilan ? Et il répond une phrase toute simple, il dit, j'ai fait ce que j'ai pu. Bon, je trouve ça très beau. Si moi, à la fin de ma vie, je peux dire, j'ai fait ce que j'ai pu, je serai contente. Ça sera déjà pas mal. Ouais,

23:19
Locuteur 1

c'est ça. J'ai couru la juste course, comme dit Saint-Paul. Oui, j'ai mené le bon combat. Voilà. Ils ont parlé de tous les sujets super sympas, vos amours, votre enfance, ma question... Ouais, j'ai pas fini sur les sujets sympas. Du coup, là, c'est la parenthèse un peu. Vous dites, tout au début de cet entretien que vous avez évidemment écrit, que vous avez argumenté. Quels étaient les sujets sur lesquels vous vous disiez il faut absolument que j'arrive à avoir cet argumentaire pour que les gens, en me lisant, aient de quoi nourrir leur intellect, de quoi nourrir leur conversation, de quoi être convaincu que le camp national a raison ?

23:56
Locuteur 5

Je ne sais pas si vous l'avez noté, mais chose un peu contre-intuitive par les temps qui courent, je passe quand même un certain temps sur les sujets sociétaux. Ce qui est, certains diront, assez peu rentable politiquement. Bon, déjà, parce que c'est des sujets évidemment qui me tiennent à cœur, ça n'aura échappé à personne. Deuxièmement, parce que je trouve que c'est des sujets précisément parce que les politiques ne les abordent plus ou n'assument plus de les aborder, sur lesquels on est souvent assez diminu sur le plan argumentaire. Alors, je n'ai pas la prétention de dire que mes arguments sont extraordinaires, mais enfin, au moins, j'essaye d'apporter une explication.

Je le fais en plus en partant d'un point de vue personnel, puisque je reviens typiquement un accident, donc je ne suis pas reconnue par mon père biologique, et donc je pose le regard sur ces sujets de la famille, de la filiation, de celui de l'archétype de l'enfant qui aurait dû être avorté.

Ce qui déjà vous fait regarder les choses de manière un petit peu différente, et j'essaye donc de développer cet argumentaire avec en tête, d'ailleurs j'en parle dans le livre, le fait que, contrairement à ce qu'on dit souvent, les sujets sociétaux ne sont pas dans un couloir distinct des sujets économiques, lui-même distinct des sujets identitaires au sens strict, c'est-à-dire migratoires islamistes, islamisation. Pourquoi ? Parce que je considère que les sujets sociétaux sont des sujets identitaires.

Parce qu'ils nous définissent en tant que civilisation, c'est-à-dire qu'ils posent les contours finalement de la lecture éthique qu'on peut avoir du bien et du mal, une certaine idée de la dignité de l'homme et de sa place dans la société, des rapports évidemment entre les hommes et les femmes, une certaine idée aussi de la famille, et que ça nous distingue parmi les nations.

Et que le but n'est pas seulement de ne pas être submergé par des cultures extra-européennes et étrangères, mais c'est aussi de défendre ce qui nous caractérise en tant qu'européens et français avec cette lecture du monde que je considère, moi, personnellement, absolument admirable et qui a d'ailleurs éclairé le monde pendant des années, qui a encore des choses à dire, je pense. Et donc je passe beaucoup de temps là-dessus. Voilà. Après, j'en développe d'autres, mais j'ai pris le temps et le soin d'y aller, même si je savais que ça me vaudrait quelques indignations sur BFM et France Inter, ce qui n'a pas manqué.

26:05
Locuteur 2

Comme Richard a décidé de revenir sur les sujets sérieux, je ne vais pas revenir en arrière. Il a tout plombé. Mais en continuant sur la... C'est pour ça que j'avais des questions un peu gossip et tout, mais bon, tu as tout raté. Bref, comme vous êtes sur la vision du monde, en cas sur le sujet un peu plus anthropologique et philosophique, vous passez pas mal de temps au cas de définir, alors évidemment, l'extrême droite pour contrer tout le... évidemment, tout l'argument gauchiste pour créer des... nommer des rebuts, mais aussi sur la différence entre la droite et les souverainistes. Et en quoi pensez-vous que ce clivage droite-gauche soit encore actuel aujourd'hui ?

On a le sentiment que c'est devenu un clivage très flou, que peu de gens, en tout cas, si des politiques, certains l'utilisent encore, du côté des Français, c'est plus vraiment un clivage qui a du sens pour eux.

26:53
Locuteur 5

Je ne suis pas absolument sûre de ça parce que la réalité, quand même, c'est quand on demande aux Français de se positionner, le clivage droite-gauche reste quand même celui qui majoritairement est usité par les Français, même si ça ne veut pas dire qu'il épuise tous les autres clivages.

27:06
Locuteur 1

Même le ministère de l'Intérieur l'utilise.

27:08
Locuteur 5

Absolument. Et moi, j'entends parfaitement qu'il puisse y avoir aussi très satisfaisant sur le plan intellectuel. Je ne sais pas, mondialiste contre localiste, par exemple, très bien. Mais je pense qu'en termes de... Sur le plan opérationnel, politiquement, la droite et la gauche restent quand même, globalement, pour les Français, je pense, la grille de lecture. Maintenant, ce qui est vrai, c'est que le clivage de la droite-gauche évolue dans le temps à évoluer, à muter. Je pense qu'il y a quand même des permanences. Ça, ça me paraît évident.

27:39
Locuteur 3

La vision du monde, déjà. C'est-à-dire le fait de vouloir changer l'homme de manière abstraite. Des permanences anthropologiques.

27:44
Locuteur 5

Exactement. Ça, c'est une évidence. Mais néanmoins, on voit que le clivage se repositionne. Je ne vais pas refaire toute l'histoire, mais il naît sur l'opposition ou l'adhésion au veto royal. Il se positionne pendant longtemps sur les questions socio-économiques. Et aujourd'hui, clairement, pour moi, il est positionné et il se recompose autour de la question identitaire. Preuve en est, d'ailleurs, tous ceux qui, venant de la gauche, pensent à des Honfray ou des Finkielkraut, osent aujourd'hui défendre finalement, comment dire, l'identité française sont considérés par leurs anciens camarades de gauche comme de droite. Donc pour moi, il y a vraiment cette recomposition.

Et c'est vrai que ce que j'explique, parce qu'en fait, pourquoi j'explique cette ambivalence, enfin pas ambivalence, mais en tout cas, cette question du clivage souverainiste par rapport au clivage droite-gauche, c'est que c'est un vrai débat idéologique que j'ai eu à une certaine époque face à Florian Philippot, pour ceux qui s'en souviennent, lorsqu'il était encore au Front National, avec vraiment deux grilles de lecture et donc des stratégies politiques qui ne convergeaient pas.

Avec d'un côté, certains qui considéraient que finalement, le plus petit dénominateur commun devait être la défense de la souveraineté et qu'on va aller pouvoir faire une alliance entre le souverainisme de droite, le souverainisme de gauche sur le modèle du référendum de 2005.

Ce que je trouve, là encore, intellectuellement très intéressant, mais qui, dans les faits politiques, me semble inatteignable parce que je pense qu'on a pu réunir les souverainistes en 2005 sur une question qui était en fait, globalement, telle que l'ont compris les Français, pour ou contre l'Union européenne, avec d'un côté la gauche qui était contre cette Union européenne, une partie en tout cas par anticapitalisme, et la droite qui était contre cette Union européenne pour défendre sa dimension civilisationnelle. Donc des moteurs différents. Sur un programme à 360 degrés présidentiel, j'y crois pas. Et puis dans les urnes, ça s'est jamais confirmé.

Et de l'autre, finalement, l'idée de dire, bon, le clivage droite-gauche se perpétue, et donc, je considère que le meilleur chemin pour faire 50 plus 1, c'est d'avoir la coalition des droites en étant capable, malgré les différences, de discuter avec des gens qui sont d'accord, au moins, sur l'essentiel de l'identité. Et j'ai cette phrase qui est peut-être un peu provocatrice, mais au fond, qui est sincère, de dire finalement, aujourd'hui, vu l'urgence de la situation, j'ai probablement davantage à faire avec un européiste anti-immigration qu'avec un souverainiste pro-immigration.

Et je le pense, même si je ne suis pas du tout une européiste van der Leyenisé, voilà, anti-immigration en l'occurrence.

30:05
Locuteur 3

Je crois que les auditeurs de Radio Courtoisie ont des questions pour vous aussi.

30:08
Locuteur 1

Alors, il y a d'abord des félicitations. Pas de questions pour Marion, seulement un énorme merci pour son courage, son travail et celui des membres de son parti. Tous pleins de qualité et de punacité, tous ensemble, bravo. X adhérente au Rassemblement National et soutient sans faille de Marine Le Pen. Donc, on a déjà l'union des droits qui est réalisée.

30:24
Locuteur 5

J'en veux bien d'autres comme ça.

30:25
Locuteur 1

Et ça tombe bien. À l'approche des élections présidentielles de 2027, la division des droits apparaît comme un obstacle majeur à toute alternance face au danger de la Macronie et plus encore à celui de la gauche et de l'extrême gauche. Des convergences fortes existent pourtant sur l'identité, la sécurité, l'immigration et la souveraineté. Ne serait-il pas temps d'ouvrir un dialogue clair entre les Républicains, Reconquête et le RN afin d'explorer une véritable union des droites ?

30:48
Locuteur 5

Pour le coup, ça fait partie aussi des fils conducteurs qu'on retrouve dans le livre. Moi, je suis une fervente défenseuse de cette idée de coalition des droites déjà à l'époque quand j'étais au Front National. C'est l'une des grandes divergences stratégiques que j'aurais pendant longtemps. Donc, je reste évidemment attachée à cette idée. Je considère qu'aujourd'hui, les Républicains sont un peu pieds au mur plus exactement puisqu'ils sont dans les fêtes en ayant choisi l'alliance macroniste condamnée à l'impuissance au renoncement et à devenir finalement les cocus du budget vis-à-vis des socialistes.

Et donc, vraisemblablement, il y aura peut-être, je le souhaite, et moi j'y travaille par le biais du Parlement européen, une reconfiguration de leur côté avec une partie d'entre eux qui pourrait dorénavant choisir de regarder vers le camp national plutôt que vers les macronistes. Ce serait évidemment souhaitable.

Et c'est quelque chose que nous réalisons au Parlement européen puisque au Parlement européen avec le groupe qui est le mien, moi j'ai un groupe politique qui s'appelle les conservateurs et réformistes européens qui est le groupe de Georgia Meloni en fait, nous avons déjà la capacité de travailler à la fois avec le groupe du RN et dans le même temps avec le groupe de François-Xavier Bellamy, DLR. Et en travaillant ensemble, nous parvenons à construire des contre-majorités à droite, à mettre en minorité la gauche et c'est ainsi par exemple qu'en ce moment nous détricotons le Green Deal.

Donc si nous y arrivons au Parlement européen, pourquoi ne pourrions-nous pas y arriver au niveau national ? Encore faut-il se donner les moyens d'eux, c'est-à-dire que je pense que les alliances elles ne tombent pas du ciel, elles se préparent, elles se travaillent, il faut avoir la capacité de se parler, d'avoir justement des habitudes de compromis sur certaines choses, ne pas tenir des propos qui soient comment dire définitifs ou trop violents, se garder des attaques à dominème. On ne voit pas du tout

32:34
Locuteur 3

à quoi vous faites allure.

32:35
Locuteur 5

Bon, parce qu'évidemment ça ne facilite pas les choses. Maintenant, ceci étant dit, moi dans ce livre je l'explique d'ailleurs, j'ai bien l'intention d'essayer de jouer ce rôle de trait d'union avec les LR de bonne volonté. Moi je fais partie de ceux malgré ce qui a pu me séparer d'Éric Zemmour et de Reconquête qui considèrent qu'un jour je souhaiterais que nous puissions trouver un chemin y compris avec eux.

Mais voilà, encore faut-il que cette volonté soit partagée et encore faut-il, moi c'est la conclusion aussi à laquelle j'arrive, accepter qu'à un moment donné il y a quand même une force motrice au sein du camp national qui est le Rassemblement National, c'est les Français qui en ont décidé ainsi et qu'il faut quand même faire avec eux et que faire sans eux me semble nous condamner au témoignage ce qui n'est pas le but de ma vie.

33:16
Locuteur 1

Ça tombe bien, Jordan Bardella est venu vous féliciter de la sortie du livre. Là aussi c'était un petit coup de tonnerre dans un ciel à peu près serein, on n'imaginait pas qu'il allait débarquer au cocktail.

33:28
Locuteur 5

Oui, alors à vrai dire ce n'est pas le fruit du hasard, c'est le fruit maintenant je pense d'un long travail humain, politique. Ce qui est sûr c'est que Jordan Bardella par sa présence remarquée et dont je le remercie d'ailleurs a voulu, il me semble, envoyer un signal qui est celui maintenant de vouloir travailler à une équipe une équipe la plus large possible, la plus complémentaire possible en vue des élections présidentielles de 2027 et après évidemment si les Français font confiance au camp national pour la conduite des affaires.

Et donc j'en suis très heureux c'est parce que je pense que la vision que je développe dans ce livre avec Identité et Liberté doit pouvoir trouver sa place et moi j'ai bien l'intention que cette vision compte, pèse, influe avant et après l'élection.

34:14
Locuteur 3

Alors justement, d'abord est-ce qu'on peut revenir un peu sur cette présence c'est-à-dire comment ça s'est fait comment se fait-il que Jordan Bardella avec qui on vous prêtait des relations glaciales a finalement décidé d'être là ?

34:25
Locuteur 5

Je ne vais pas vous raconter toutes les coulisses mais ce qui est sûr c'est que déjà un, il y a eu quand même un travail je pense en bonne intelligence fait au Parlement européen qui a fait la démonstration de son efficacité je vous en ai parlé à l'instant deux, c'est vrai que j'ai la chance d'avoir comme allié et amie une certaine Georgia Meloni qui en ce moment fait un peu briller la droite en Europe et qui donc je pense est une des pièces qui sera utile au moment des élections présidentielles et donc ça contribue à et puis je pense que tout simplement Jordan Bardella et Marine Le Pen voyant les échéances aussi se rapprocher bon il y a malgré tout eu la défaite en 2024 qui a été la démonstration que le RN ne suffisait pas et que donc il y a voilà un chemin aussi je pense de maturité qui est fait face aussi disons-le aujourd'hui un adversaire existentiel qui est quand même l'extrême gauche et qui nous oblige en fait à resserrer les rangs de manière évidente

35:20
Locuteur 3

alors sans non plus dévoiler tout ce qui a été conclu pour votre avenir comment ça va se passer alors est-ce que vous continuez d'exister avec Identité Liberté est-ce que vous comment ça se négocie ce genre de choses

35:34
Locuteur 5

écoutez pour l'instant parce qu'il y a différents

35:35
Locuteur 3

formats d'élections

35:36
Locuteur 5

on n'en est pas encore au cadrage déjà on en est à l'intention et la volonté moi j'ai en effet un mouvement qui est Identité Liberté qui restera donc un allié un allié que je souhaite le plus évidemment puissant et incontournable possible c'est tout l'objet d'ailleurs de mon activité politique non pas pour moi mais pour les idées que j'y défends et qui en fait sont des idées singulières malgré tout par rapport au RN par rapport à l'UDR d'Éric Ciotti même s'il y a évidemment beaucoup de points de convergence

36:01
Locuteur 3

et surtout parce que vous enfin pas surtout mais aussi parce que vous pouvez avoir une présence dans un autre groupe que celui du RN par exemple au Parlement européen quand vous parliez de détricoter des choses c'est aussi parce qu'il y a des possibles convergences entre ECR et les Patriotes de l'Europe

36:13
Locuteur 5

oui de fait et puis moi j'ai la chance d'appartenir à un groupe au Parlement européen qui ne souffre pas du cordon sanitaire ce qui est un scandale d'ailleurs pour le RN puisque c'est le cas de leur groupe mais qui nous permet quand même d'avoir un rôle pivot et une influence notable dans les institutions ce qui est évidemment un élément pour le camp national très utile

36:32
Locuteur 3

Avant de redonner la parole à Arthur il y avait également des personnalités finalement peu attendues mais bon c'était réjouissant mais des gens comme Sébastien Chenu ou ça ils sont venus quoi ? Ils sont venus parce qu'ils accompagnaient Jordan Barrella ils étaient invités Ils ont été invités

36:50
Locuteur 5

et ils ont répondu favorablement à cette invitation je pense une fois de plus tout le monde maintenant a bien en tête qu'il vaut mieux être amis avec les gens qui veulent être vos amis au vu de ce qui nous attend pour ces élections qui à mon avis vont être très très difficiles et exigeantes pour le camp national

37:05
Locuteur 2

Vous avez parlé justement de l'extrême gauche comme un adversaire existentiel et vous écrivez dans votre livre je me rappelle bien qu'il n'y a pas qu'une différence programmatique avec les filles il y a aussi une différence morale comment vous définissez cette différence morale avec la France insoumise ?

37:21
Locuteur 5

Oui je pense qu'il y a une différence morale parce que ce sont des gens qui sont capables de fouler au pied les fondations les plus élémentaires de la civilisation enfin bon je donne quelques exemples notamment à travers cette figure de Rima Hassan qui a des propos régulièrement polémiques des députés LFI qui s'affichent toutes hontebues avec d'anciens terroristes qui peuvent avoir du sang français y compris sur les mains le fait qu'il se soit réjoui et soit allé sabrer le champagne même au lendemain à peine même pas le soir même pardon du décès de Jean-Marie Le Pen quoi qu'on pense d'ailleurs de lui c'est quelque chose qu'à droite qu'on ne s'autoriserait pas à faire je veux dire quand bien même on pourrait avoir beaucoup d'aversions pour un candidat à gauche je pense que les gens de droite ne s'autoriseraient jamais à faire ça je le vois la tombe de mon grand-père quelques jours après son décès a également été profanée bon on avait une horde de LFistes pour s'en réjouir sur les réseaux sociaux donc c'est vrai oui je considère qu'il y a une différence morale j'ai envie de vous dire l'actualité me fait dire d'ailleurs qu'ils sont dans la alors de manière très différente mais dans la stricte continuité d'ailleurs de ce qu'on a longtemps appelé la gauche culturelle quand je vois aujourd'hui à travers la polémique Jacques Lang moi j'ai pas oublié Frédéric Mitterrand j'ai pas oublié l'abbé Pierre ces trois personnalités qui étaient des ennemis jurés de Jean-Marie Le Pen qui ont donné des leçons aux français pendant des décennies et dont on mesure aujourd'hui le degré de moralité voilà bon bah être combattu et détesté par des gens comme ça en soi c'est un honneur mais ça en dit long aussi quand même sur le type de profil et de personnalité

38:58
Locuteur 1

alors ça tombe bien l'un des invités pardon l'un des auditeurs disait bonsoir merci pour cette émission très intéressante que pensent Marion Maréchal de l'affaire Epstein et de Jacques Lang

39:08
Locuteur 5

écoutez je ne peux que m'en indigner évidemment voilà même si je ne suis pas surprise parce qu'en fait bon quand on regarde le parcours de Jacques Lang bon quand on est capable de signer une tribune pour défendre des pédophiles dans les années 70 comme d'ailleurs l'intégralité de la gauche morale de l'époque bon faut-il être surpris qu'il est comme bon ami voilà un proxénète de mineurs bon mais ce qui est insupportable c'est que ces gens ont quand même fait l'intégralité de leur carrière

39:36
Locuteur 3

il a 86 ans

39:36
Locuteur 5

bien sûr en se gavant sur la bête en étant légéri de tout dont on découvre d'ailleurs qu'il laissait des ardoises en plus à tout le monde c'est quand même d'une élégance rare et je dois dire je trouve la justification de sa fille particulièrement indécente quand je vois sa fille expliquer oui en fait il m'a donné de l'argent mais peut-être avait-il pitié d'une mère avec deux enfants bon comme si elle sortait de la mine et que je veux dire quand même ces gens sont quand même fascinants et c'est vrai que quand on voit à quel point une fois de plus ils nous ont fait la morale ils nous ont combattu ils nous ont insulté bon c'est je veux dire que la punition arrive tardivement quoi

40:09
Locuteur 2

ils ont tout croqué et puis ils laissent des ruines quoi c'est ça qui est encore pire mais je voudrais revenir sur ce que vous disiez au début de l'émission sur des jeunes qui viennent vous voir et qui vous disent à quoi ça sert tout est foutu il y a quand même cet esprit qui court un peu et quand on voit la vague de migrants qui déferlent chaque jour quand on voit des attentats l'islamisation grandissant de la France je voudrais vous lire quelque chose et vous donner votre avis c'est Michel Houellebecq qui sort un album le mois prochain et l'un de ses titres qui va être joyeux comme d'habitude s'appelle perdu dans des rêves inutiles jouit la première strophe et le refrain de plus en plus nombreux ils nous regardent hostiles et le mal est en eux ils entrent dans nos villes le centre sonne au creux chacun s'automutile il faut être au moins deux pour une guerre civile et ça c'est le refrain est-ce que vous pensez qu'il faut au moins deux pour une guerre civile et que c'est mal barré aujourd'hui ?

41:00
Locuteur 5

ah écoutez je vais vous citer un autre quatrain alors puis vint cette voix environ l'heure de midi au temps de l'été dans le jardin de mon père voilà un quatrain de Jeanne d'Arc quatrain parfait de Jeanne d'Arc qui répond en poésie à ses juges et voilà qui est la démonstration que la femme de l'histoire française la plus connue elle avait pas un voile elle avait une armure et que moi je crois pas à la fatalité du destin je vous dis pas que je suis naïvement enthousiaste voilà mais je considère qu'une fois de plus si chacun fait son devoir à l'instant T et puis si surtout ces jeunes démoralisés font la chose la plus importante à notre époque à savoir faire des enfants en fait c'est ça le dévoir le plus élémentaire qui nous incombe aujourd'hui malgré toutes les difficultés parce que voilà c'est faire des enfants qui font que nous pourrons tenir maintenant ce qui est vrai quand même regardons ce qui se passe à l'étranger on voit bien que ce soit d'ailleurs aux Etats-Unis ou d'un certain nombre de pays européens que malgré tout la volonté politique peut prendre le pas sur la technobuocratie peut prendre le pas sur le gouvernement des juges et peut inverser des phénomènes on le voit en Suède on le voit en Danemark où il y a de la remigration qui est organisée avec une certaine efficacité donc tout n'est pas écrit maintenant ce qui est sûr c'est qu'il faut

42:14
Locuteur 3

à gauche d'ailleurs à gauche d'ailleurs même aujourd'hui

42:15
Locuteur 5

absolument il y a une gauche à nous qui n'est pas évidemment lucide maintenant ce qui est vrai c'est que les temps qui courent vont être des temps difficiles quand on voit aujourd'hui que les jeunes musulmans sont plus radicalisés encore que leurs aînés il faut s'attendre à des temps durs et donc il faut avoir des gouvernants avec des tempéraments affûtés et adaptés aux circonstances c'est sûr

42:34
Locuteur 3

alors on parlait des jeunes qui viennent vous voir et des auditeurs qui vous écrivent donc je rappelle que vous allez dédicacer si tu te sens le peine donc paru aux éditions Fayard le 11 février donc mercredi à 18h30 c'est 15 rue Edouard Charton à Versailles donc pour les Versaillais ou les habitants de la banlieue et à Paris dans le 17ème arrondissement jeudi 12 février 49 rue des Renaudes c'est dans le 17ème donc c'est le métro Vagram ou Ternes voilà vous le saurez je suis sûr que vous le saviez pas

43:06
Locuteur 5

oui absolument

43:06
Locuteur 3

c'est le métro Ternes

43:09
Locuteur 5

mes équipes ont pris le pouvoir vous savez donc moi je suis

43:11
Locuteur 3

j'exécute donc 12 février 18h30 49 rue des Renaudes Paris 17ème et 11 février à Versailles 18h30 également donc 15 rue Edouard Charton alors moi j'aimerais bien revenir aux questions que j'avais préparées et qui m'intéressent pour de vrai c'est votre écriture est-ce que vous avez des maîtres est-ce que déjà est-ce que vous lisez des livres politiques on pourrait vous situer un livre politique on va dire ça serait quelque part entre la guerre des Gaules de Jules César et puis le journal d'un prisonnier de Nicolas Sarkozy je ne fais pas de comparaison sauf chronologique voilà donc plus ancien au plus récent est-ce qu'il y a des livres qui vous intéressent particulièrement est-ce que vous avez lu des livres politiques et comment vous inscrivez le vôtre dans cette filiation alors

44:01
Locuteur 5

j'aurais du mal à vous comment dire à vous donner une ligne directrice parce que là en même temps que vous me posiez la question je réfléchissais au dernier livre que j'ai que j'ai lu ou que je lis bah là par exemple pour vous donner un exemple alors je suis aux dix premières pages donc je ne peux pas vous en donner un avis mais j'ai commencé Histoire et Utopie de Cioran avant ça j'ai lu Méditation sur la beauté de François Tcheng d'ailleurs qui fait cette belle remarque sur le quatrain de Jeanne d'Arc avant ça j'ai relu parce qu'il m'était tombé des mains lorsque j'avais 17 ans La princesse de Clèves comme soit la littérature ne s'apprécie pas de la même manière à tous les âges ça c'est vrai et du coup j'ai pris beaucoup de plaisir à le lire et avant ça j'ai lu Julien Rochdy qui sont les blancs Mathieu Bocoté et les deux occidents voilà donc c'est c'est assez éclectique ce qui est vrai c'est que évidemment je lis des essais politiques alors pas tant les essais d'ailleurs des politiques en tant que tel plutôt des intellectuels des intellectuels politiques des penseurs politiques voilà j'avais lu tous les livres de Sarkozy sauf le dernier là j'ai pas lu Journal d'un prisonnier

45:01
Locuteur 2

le meilleur

45:02
Locuteur 5

bah écoutez je vous en dirai des nouvelles mais j'avais bien aimé les précédents même si évidemment il travaille sa légende c'est sûr mais bon en tout cas c'était intéressant de voir ça de l'intérieur bon après dans les livres politiques qui m'ont j'avais évidemment lu ceux de Marine Le Pen j'ai lu le premier de Jordan j'ai le deuxième à la maison mais je l'ai survolé donc je peux pas voilà bon voilà après je m'intéresse en général à ce qui sort et j'aime bien j'ai bien les livres de réflexion politique en général ceux qui font un peu gamberger

45:37
Locuteur 3

alors vous même quand vous avez préparé ce livre justement quel était votre but et où est-ce que vous alliez vous situer parmi tout ce qu'on vient de citer c'est à dire est-ce que vous aviez une intention d'écrire un livre politique est-ce que à qui vous parlez déjà s'il y a un public visé ou est-ce que vous parlez à tout le monde

45:50
Locuteur 5

j'ai pas une prétention littéraire c'était pas l'objectif

45:53
Locuteur 3

en fait c'est bien parce que c'est bien écrit et surtout on sent que vous n'avez pas fait passer une armée de relecteurs et de gens qui ont réécrit ça me fait plaisir

46:01
Locuteur 5

qu'on me fasse pas ce procès parce qu'en effet ce qui est vrai c'est que bon je le dis d'ailleurs dans le livre je dis pour moi le livre c'est au-delà du fait que c'est aussi une catharsis à un moment donné besoin de s'expliquer parce que quand on a un parcours par ailleurs un peu long bon bah forcément il y a plein de cailloux d'incompréhension qu'on pose et sur lesquels parfois on a envie de pouvoir revenir et se justifier ça c'est sûr pour moi le livre c'est aussi une arme pacifique et une arme pacifique dans une bataille décisive qui est la nôtre aujourd'hui ça me paraît important donc si ce livre par ailleurs pouvait voilà comme je le dis convaincre quelques indécis donner des arguments à ceux qui ont envie de se faire les ambassadeurs de certaines idées bon bah il aura déjà fait une partie du boulot et j'en serais heureuse bon il s'adresse aussi à certains égards aux adversaires politiques si les LFistes nous lisent qu'ils sachent que nous ne sommes là et que nous tiendrons le terrain jusqu'au bout et que nous allons même leur reprendre et évidemment il s'adresse aussi aux alliés politiques puisque dedans je parle de la méthode qui m'apparaît être la plus pertinente pour arriver aux affaires et justement ce chemin de la coalition des droits justement les leçons attirées de ce qui se passe aux Etats-Unis et puis le fait de dire aussi ce qui est d'ailleurs pas du tout un procès d'intention mais une remarque plus générale à tous nos amis du camp national de dire finalement plus on arrive près de la victoire voire même encore davantage une fois qu'on a acquis le pouvoir cette tentation souvent susurrée par ceux qui accourent en dernière minute d'abandonner les promesses qui ont été faites quand on était dans l'opposition parce que vous comprenez là d'un coup ça devient trop compliqué trop clivant trop technique ça n'est pas possible et donc moi j'ai aussi à travers ce livre je pense fait la démonstration que j'ai aussi en moi une partie de la mémoire de tous les sacrifices de je sais que radio courtoisie pour le coup ça sera de quoi je parle sacrifice de ceux qui ont vu avant les autres et qui l'ont parfois payé très cher payé cher sur le plan de la tranquillité dans leur vie parfois confronté à la violence et donc moi j'ai connu tous ces sacrifices et donc j'ai envie de me faire aussi un peu la garante que tous ces espoirs et ces sacrifices soient honorés le jour où le camp national aurait l'honneur d'arriver aux affaires

48:11
Locuteur 3

c'est un peu justement c'est un peu la conclusion du livre c'est à dire que là vous avez trouvé votre place finalement sur l'échiquier politique et vous vous installez un peu en gardienne du temps avec cette capacité défensive qui est de soutenir ceux qui vont porter les bons combats et puis peut-être de manière plus offensive d'aller contrer ceux qui risqueraient de s'en détourner

48:30
Locuteur 5

en tout cas ce qui est sûr c'est que ces idées que je défends voilà moi je vous dis une fois de plus j'ai pas le virus de la politique je pourrais faire autre chose donc si je suis là c'est que j'ai bien l'intention que ces idées soient défendues et qu'il n'y ait pas de renoncement que ce soit avant ou après c'est évident

48:44
Locuteur 2

Arthur c'est vrai que c'est un livre le thème qui transpire à chaque page c'est la transmission c'est un livre en hommage à ceux qui nous ont précédé en tout cas les vôtres nous sommes toujours que des nains juchés sur les épaules de géants mais aussi aux futures générations qui arrivent alors vous dites que vous avez pas de prétention littéraire mais je rappelle quand même que je redis que l'épilogue sur GSM sont de très très belles pages littéralement parlant également je reviens sur la question de lecture parce que ça j'aime bien vous avez des questions un peu perso quelle était votre première claque littéraire et votre dernière que vous avez lue ?

49:18
Locuteur 5

ce qui est vrai c'est que moi on me le reproche souvent parce qu'on demande souvent aux politiques les maîtres à penser les modèles mais j'ai pas un maître à penser ou un modèle maintenant j'ai des lectures évidemment qui m'ont marqué je me souviens notamment d'un bouquin que je trouve en plus encore extrêmement actuel qui est Les deux patries de Jean de Vigry qui est un bouquin que je trouve assez fondateur dans la réflexion de cette dualité entre la patrie charnelle et la patrie révolutionnaire et qui en fait n'est toujours pas soldée et qui à mon avis d'ailleurs sera le grand combat du siècle est-ce que la patrie révolutionnaire universaliste et submergée de fait par l'immigration vaincra sur la patrie charnelle ou inversement voilà donc ça c'est évidemment un bouquin qui m'a marqué bon c'est pas très original mais moi les lectures tockvilliennes sont des lectures qui m'ont plu alors moins d'ailleurs La démocratie en Amérique que Souvenir qui est un livre que j'avais beaucoup aimé alors j'en parle dans le livre parce que sur le cheminement sur la question gaulliste gaullienne parce que moi je viens d'une famille anti-gaulliste initialement originellement bon lié à la guerre d'Algérie et évidemment à toutes les souffrances des pieds noirs et des harkis mais c'est vrai que je découvre de Gaulle et je modère mon jugement sur lui sans rien d'ailleurs pardonner de la question algérienne par la lecture de ses ouvrages et c'est vrai que je trouve qu'au fil de l'épée est quand même une démonstration sur la question du leadership et du management de ce qu'est le chef qui est quand même assez génial faut dire faut dire ce qui est bon la cause du peuple reste quand même un très très bon livre quoi qu'on en pense à droite quand on est engagé c'est quand même un livre assez fondateur bon voilà j'en ai pas j'en ai pas mal et au delà

51:08
Locuteur 2

des livres politiques qui vous ont touché qui vous ont ébloui qui vous ont fait pleurer alors oui vous citez beaucoup Bernanos notamment sur on est mal barré parce que s'il fallait jusqu'au lendemain de l'aurore pour voir une nouvelle oeuvre ça va être long quand même

51:20
Locuteur 5

je me souviens que j'avais par exemple été très touchée par les fleurs d'Ulysse de Jacques Tremolet de Villers qui était une ode à la France et que je trouvais vraiment très beau quoi ça m'a vu voilà après moi j'aime beaucoup la poésie j'aime beaucoup la poésie et je suis moins élue par les romans et la littérature que par la poésie d'ailleurs je le cite dans le livre parce que c'est un je trouve que c'est un poème moi qui m'a bouleversée c'est L'espoir en dieu d'Alfred de Musset j'adore Alfred de Musset mais alors cette poésie qui décrit la tension en fait humaine entre la volonté de croire mais en même temps tous ces doutes finalement indépassables qui nous rattrapent et tout je trouve que ce poème est extraordinaire il m'a vraiment bouleversée moi la poésie j'ai une collection d'ailleurs à la maison de plein d'auteurs plein de poètes je trouve ça c'est quelque chose qui me touche et j'en lis souvent j'en lis souvent le soir j'en apprends de temps en temps c'est une manière de travailler la mémoire mais je lis souvent de la poésie le soir j'aime bien je trouve que c'est musical j'aime beaucoup

52:29
Locuteur 3

c'est un point que vous avez en commun avec votre grand-père pour le coup

52:31
Locuteur 5

oui mon grand-père aimait beaucoup la poésie et il aimait beaucoup Alfred de Musset notamment d'ailleurs mais c'est vrai qu'en plus nous on a la chance en France d'avoir en plus un panel de poètes assez fabuleux on a une langue qui s'y prête beaucoup et je pense que ça l'air de rien peut-être à un petit niveau ça m'a peut-être aidé un peu dans le style quoi qu'on en dise parce que voilà c'est les images musicales en fait c'est quand même quelque chose qu'on retrouve dans la poésie et qui fait vibrer d'une manière particulière

53:01
Locuteur 3

alors je crois les auditeurs

53:03
Locuteur 1

ont encore des questions oui ça tombe bien c'est que des questions qui fâchent là une vraie salve alors je croise les doigts pour Marion Maréchal et ma question si vous arrivez au pouvoir pourriez-vous réhabiliter les fusillés militaires de De Gaulle

53:13
Locuteur 5

rien que ça quoi bon je suis pas sûr que ce soit l'absolu priorité pour être honnête je pense qu'on a d'autres débats à venir que de rouvrir des dossiers clivants bon voilà

53:26
Locuteur 1

alors j'adore ça traduit ne pensez-vous pas que le gauchisme économique de Marine Le Pen constitue un obstacle créditoire en ralliement la droite bourgeoise libérale et entrepreneuriale au camp identitaire

53:36
Locuteur 5

bon j'en parle d'autant plus librement que moi je ne partage pas vous l'avez compris absolument les positions économiques du Rassemblement National maintenant je me garde aussi de tomber un peu parfois dans l'outrance et la caricature c'est à dire que bon moi je suis plus libéral que le RN de là à dire que le RN a une position socialiste je trouve ça quand même ou carrément j'ai entendu Mélenchonnis faut peut-être pas exagérer Mélenchon est pour 300 milliards d'euros d'impôts supplémentaires bon c'est pas tout à fait le cas du RN même s'ils ont fait le choix d'augmentation de certains impôts que moi je partage pas je crois pas que ce soit rédhibitoire pour une raison simple c'est que justement aussi c'est l'avantage d'avoir une coalition c'est qu'il y a des singularités qui imposent aussi justement de trouver un consensus et que les français peuvent précisément se retrouver parfois dans une famille plutôt que l'autre et donc se voir représentés dans un gouvernement futur donc non non je pense pas que ce soit je pense pas que ce soit rédhibitoire

54:27
Locuteur 1

une personne vous félicite pour votre courage la preuve elle s'est tapée tous les livres de Sarkozy donc voilà et sur l'échiquier certains prétendent que lutter contre l'immigration est une position strictement droitière mais que rien ne pourrait se faire sans sortir de l'Union Européenne

54:43
Locuteur 5

alors je suis pas absolument d'accord avec ça parce que en réalité quand on se penche un peu en détail sur ce qui aujourd'hui provoque en fait la submersion migratoire en France on se rend compte que d'une part c'est toutes les pompes aspirantes donc la politique sociale en particulier et ça c'est du franco-français l'Union Européenne n'a aucune prise aujourd'hui sur les modalités de délivrance des aides sociales diverses et variées le droit du sol est un droit une décision franco-française n'existe pas par ailleurs dans la plupart des autres pays de l'Union Européenne les conditions du regroupement alors le regroupement familial est sanctuarisé au niveau européen mais les conditions particulièrement généreuses sont un choix franco-français d'autres pays ont des conditions beaucoup beaucoup plus strictes donc c'est vrai quand on met tout bout à bout la question des visas et du nombre de visas octroyés là encore une décision franco-française la question des visas pour soins est une décision franco-française voilà le sujet qui aujourd'hui est davantage européen c'est Schengen donc c'est la libre circulation qui à mon avis doit être quelque chose d'ailleurs qui doit être remis en cause mais si déjà vous aviez les conditions de la naturalisation aujourd'hui en France qui sont particulièrement aussi laxistes voire automatiques à certains égards si déjà vous remettez en cause tout ça vous dissuadez de fait les candidats à l'immigration même une fois dans Schengen de venir s'installer en France parce que ce serait moins avantageux donc non je pense pas que la question migratoire soit principalement un sujet européen

56:13
Locuteur 2

Arthur de la Trigueur alors complètement autre chose sur la conquête islamique et autre sujet vous écrivez que vous refusez cette inversion de la charge de la culpabilité c'est à dire que nous portons en tant que société une part de responsabilité mais je comprends pas comment pardon une société ne peut pas être responsable quand un ado ou un jeune enfant ou un jeune adulte pardon trouve ça le plus excitant que ça a le plus de sens de se barrer en stage chez Daesh en Syrie plutôt que de rester en France pour faire je sais pas la boucherie ou devenir prof ou de la même manière qu'un gamin de 7 ans menace un prof avec un couteau ou qu'un de 14 ans pense carrément 3 fois de son couteau une prof d'art plastique je vois pas pourquoi et comment on ne serait pas nous en tant que société en tant que corps social pas responsable de cela

57:02
Locuteur 5

alors c'est pas tout à fait ce que j'ai voulu dire ce que j'ai voulu dire c'est que j'ai voulu tordre le cou à ce discours qu'on entend parfois jusqu'à la droite qui consisterait à dire oui mais finalement en gros on est une société vile et décadente donc faut pas s'étonner que les types aient pas envie de s'assimiler à nous et qu'ils soient fiers de leur identité à eux moi je suis désolée mais quand je vois le profil aujourd'hui ou des petits barbares que vous citez ou des islamistes on est face à une jeunesse déculturée consommatrice qui souvent d'ailleurs est shootée pardon au porno à la drogue et qui voilà utilisent l'islam comme une manière de s'en oublir aux yeux de la communauté mais je vois pas en quoi je serais pas assez bien ou mon pays et ma civilisation seraient pas assez bien pour ces gens là voilà ce que je veux dire c'est que je me sens pas si vous voulez si peu désirable au regard des profils et de la vie quotidienne de ces profils pour me battre la coupe en me disant finalement c'est nous qui ne sommes pas assez bien pour leur donner envie d'être sachant que par ailleurs le phénomène que nous connaissons c'est à dire celui d'un communautarisme islamique de plus en plus radical et pas un phénomène franco-français je veux dire c'est quand même un phénomène qu'on retrouve partout en Europe et même plus globalement mondial donc on voit bien qu'on est sur une tendance de l'histoire qui tient à plein de choses on aura pas le temps de le développer ici mais qui démontre bien contrairement à ce qu'on a pu souvent entendre que c'est pas soi-disant la lecture de la laïcité à la française qui serait à l'origine de ça qui fait que les musulmans seraient particulièrement vindicatifs et agressifs non non je veux dire en Autriche par exemple ils ont subi des attentats meurtriers islamistes et ils ont pas notre lecture et notre pratique de la laïcité donc voilà et c'est vrai que j'ai aussi voulu tordre le cou à un autre discours que j'ai parfois entendu jusque dans la bouche de Patrick Buison dont j'apprécie les écrits par ailleurs

58:49
Locuteur 3

qui disait

58:50
Locuteur 5

et qui disait des choses du genre oui mais finalement j'ai plus de respect pour une jeune fille voilée que pour une midinette en string comme si en fait déjà pardon mais nos fillettes à nous étaient uniquement des midinettes en string comme si ça caractérisait finalement notre société et surtout ça pose pas le même sujet politique ça veut dire qu'il n'y a pas moi je veux dire j'ai aucun problème à dénoncer l'avancée de la pornographie la sexualisation tout ça je veux dire je lutte contre et je me fais une très haute idée de mon pays donc je vais pas me dire que je me satisfais aujourd'hui d'un certain nombre de choses de l'avachissement moral et compagnie mais néanmoins ça pose pas le même sujet politique ça veut dire qu'on a pas aujourd'hui des jeunes filles qui militent pour avoir des horaires séparés dans les piscines pour les filles en string on a pas des filles dans la rue qui se font menacer ou insulter parce qu'elles portent pas le string on a pas des pays dans le monde de femmes qui finissent en prison par lesquelles portent pas le string donc pardonnez-moi pour cette filet la métaphore mais vous comprenez bien que les implications politiques sont pas les mêmes qu'avec le voile voilà donc c'est simplement ce que j'ai voulu rappeler maintenant que la société par ailleurs ne soit responsable de pas permettre les conditions de l'assimilation par le nombre aujourd'hui de personnes qu'elle accueille qu'elle est effondrée pour des raisons idéologiques la question de l'autorité et de l'état ça me paraît être aussi une évidence voilà maintenant ce qui est vrai c'est qu'il y a aussi un phénomène culturel ça veut dire que la question de l'éducation aussi dans les foyers selon qu'on soit des foyers on va dire natifs ou extra-européers n'est pas tout à fait la même et c'est vrai aussi que ça interroge j'en parle on passe notre temps à expliquer que finalement la question de la parenté père-mère est absolument indifférente et quand il y a des émeutes on voit les responsables politiques déplorer le fait que les pères soient absents et n'aient pas pris en charge de leur gamin alors il faudrait savoir parce que si le père est indispensable dans l'éducation de l'enfant bon bah ça va poser un certain nombre d'autres questions sur les sociétés progressistes qui ont été faites ces dernières années comme par exemple quant à la PM à son père bon

1:00:48
Locuteur 3

alors on revient à l'islam peut-être ça donne l'occasion d'évoquer votre actualité qui a été pour le moins cocasse c'est à dire que vous avez été condamné en justice pour avoir dénoncé une école islamique qui entre temps a été dissoute par le gouvernement donc j'aurais aimé avoir votre point de vue sur cette décision de justice pour islamisme oui pour islamisme

1:01:05
Locuteur 5

alors je dois vous dire je suis un peu persécutée par les islamistes je dois avoir 4 ou 5 affaires en cours bon ça me décourage pas mais enfin celle-là elle est quand même particulièrement étonnante puisqu'en fait pendant les européennes je dénonce l'existence de l'IUSH donc l'IUSH c'était le centre de formation islamique des frères musulmans qui se trouvait en Bourgogne et qui j'explique par un certain nombre de faits avérés publics documentés les liens entre cette école et les frères musulmans et sa dangerosité puisqu'elle a vu passer notamment des élèves qui sont partis faire le djihad en Syrie ou des professeurs connus pour des positions radicales et tout bon et c'est d'ailleurs suite à ce signalement notamment que le gouvernement sous Bruno Retailleau décide de dissoudre d'interdire cette école parce que justement elle est en lien avec les frères musulmans et qu'elle est dangereuse quoi et donc c'est extraordinaire parce que cette école a porté plainte contre moi pour avoir dit justement qu'ils étaient liés aux frères musulmans et aux islamistes et j'ai été condamnée en diffamation vis-à-vis de cette école pour avoir dit que des islamistes étaient des islamistes alors qu'entre temps ils ont été dissous pour islamisme je dois dire que là c'est phénoménal alors après bon cette juge bon c'est quand même distingué par le passé pour avoir des jugements particulièrement laxistes à l'égard de l'extrême gauche je sais qu'elle a aussi condamné Eric Tegner patron de frontières Stéphane Ravier bon voilà je voudrais pas je laisserai juge ceux qui nous écoutent de son impartialité

1:02:27
Locuteur 3

mais elle a une valeur encore puisque si finalement le plaignant est dissous en tant que personne bah écoutez

1:02:33
Locuteur 5

manifestement manifestement puisque j'ai été condamnée alors je vais faire appel et puis j'ai bon espoir

1:02:39
Locuteur 3

parce que si le plaignant n'existe plus

1:02:40
Locuteur 5

je ne sais quoi vous dire

1:02:45
Locuteur 1

vous avez été condamnée à verser de l'argent à quelqu'un qui ne peut pas le recevoir

1:02:48
Locuteur 5

ça va finir comme ça mais je crois que c'est du j'ai parti à la retraite juste après peut-être qu'elle s'est fait un petit plaisir au dernier livre de droite voilà mais je suis convaincue que justice sera rendue en appel voilà en tout cas pas de quoi me décourager je vous rassure

1:03:02
Locuteur 3

alors il nous reste peut-être une ou deux questions et ensuite on va conclure malheureusement les auditeurs avaient encore des questions moi j'en ai un sinon d'accord c'est que ça ok bon et bien Arthur Rems vas-y

1:03:13
Locuteur 2

non vous l'avez évoqué au début on l'a évoqué au milieu mais pourquoi vous avez décidé de conclure sur ce texte sur votre retour de Jérusalem en épilogue de ce autobiographie politique

1:03:24
Locuteur 5

c'est une c'est une bonne question en fait je voulais que ce texte apparaisse comme un témoignage alors c'est plus personnel pour le coup mais bon moi j'essaye d'être catholique je vois tous les jours facile mais je sais que parmi les devoirs qui nous incombent c'est quand même le fait de témoigner voilà quand on a vécu des moments de foi ou des moments de grâce et finalement ce texte est un témoignage il est en fait assez politique aussi parce que à Jérusalem je le raconte d'ailleurs pas tout défleuré mais se joue aussi un certain nombre de défis civilisationnels qui s'imposent aussi à nous que ce soit des défis des défis démographiques le conflit avec les frères musulmans et donc le parallèle est assez saisissant et puis c'est une sorte de retour aux sources aussi civilisationnel donc c'était une manière aussi de finir finalement sur ce qui doit être le lendemain c'est à dire le fait de renouer aussi à ce qui fait l'une des sources de notre identité qui est aussi malgré tout la dimension chrétienne donc voilà c'était un peu tout ça mêlé et puis le fait de partager cette expérience assez étonnante

1:04:42
Locuteur 3

Alors au début de votre livre et même au début de notre entretien vous racontiez qu'enfant vous avez vécu avec les journalistes dans les pattes que c'était pour vous une évidence et que la politique était finalement une évidence quand vous étiez enfant est-ce que vous vouliez devenir politique et sinon que vouliez-vous devenir et question subsidiaire est-ce que vous inciteriez vos enfants à s'engager en politique comme votre grand-père vous a engagé à le faire ?

1:05:06
Locuteur 5

Alors je ne rêvais pas de faire de la politique en brasant comme dirait certains donc non en fait la politique n'était pas une évidence bon finalement je pense que parce que nous baignons aussi dans cet environnement sans jamais être poussé d'ailleurs ou obligé à quoi que ce soit on avait très tôt cette fibre de l'engagement et ce devoir d'exemplarité qui nous était quand même souvent rappelé alors inconsciemment ou consciemment je ne sais pas donc j'ai milité assez jeune mais moi j'avais aucune aucune intention de me présenter à la députation en 2012 c'est vrai que c'est mon grand-père qui me dit parce que j'avais eu une petite expérience électorale bon d'ailleurs dont j'avais un assez mauvais souvenir disons-le au régional de 2010 où j'étais en position non éligible d'ailleurs et lui m'avait dit bah voilà t'as fait la démonstration d'un certain talent donc tu dois le mettre à profil bon voilà mais tout ça s'est fait de manière j'ai envie de dire presque hasardeuse en ce sens que personne n'imaginait que je puisse remporter les élections en 2012 mais pas même moi j'y vais pas pour gagner d'ailleurs je suis partie avec

1:06:06
Locuteur 3

la députation

1:06:07
Locuteur 5

non la circonscription personne n'envisageait qu'elle puisse être gagnée donc je pars avec un sac à dos un copain comme directeur de campagne bon c'est vraiment c'est le bricolage total quoi et puis après je suis embarquée dans cette aventure et puis on n'est que deux députés il n'y avait pas eu de députés depuis 86 donc en fait ça devient une responsabilité immense mais qui imaginez que moi en fait quand je suis élue j'ai pas fini mes études donc j'ai des euros à passer en septembre et donc une fois élue députée en juin je bûche mes examens en l'été je vais passer mes euros élue députée à Assas avec les professeurs qui évidemment prenaient ça à la rigolade oh la représentation nationale va nous parler de finances publiques voilà quand même un moment extraordinaire où je peux vous dire que je ne faisais pas la maligne parce que je me suis dit si je plante mon année de droit j'ai l'air bien ridicule quand même heureusement je l'ai eu

1:06:53
Locuteur 2

Louis Boyard est député donc

1:06:55
Locuteur 5

oui bon maintenant c'est vrai que tout

1:06:56
Locuteur 2

et Carlos Bilongo

1:06:57
Locuteur 5

tout semble plus simple mais à l'époque voilà et donc c'est vrai que c'est en fait la vie a fait que mais moi je n'avais pas spécialement l'intention de faire une carrière en politique

1:07:06
Locuteur 3

et vous aviez des rêves comme un garçon voudrait être pompier est-ce que vous avez vous rêvé à des professions ?

1:07:12
Locuteur 5

c'est vrai que moi j'ai été élue très jeune donc je n'ai pas forcément mûri totalement en fait j'aurais aimé faire Sciences Po parce que je voulais être journaliste à un moment donné bon parmi les trucs qu'on se dit à un moment donné je ne sais pas du tout si je l'aurais fait et c'est vrai que je vais vous faire rire à l'époque je rencontre le directeur d'IPSup PrépaSup qui s'appelait Pascal Gauchon pour pouvoir faire la prépa avant Sciences Po et Pascal Gauchon me dit je ne le connaissais pas il me dit écoutez voilà je vais être franche avec vous ne faites pas Sciences Po vous êtes la petite fille Jean-Marie Le Pen vous allez vivre un enfer un enfer voilà ça va être l'enfer et donc il me décourage en fait il me dit c'est vrai que moi à l'époque j'étais encore un peu dans l'image voilà élitiste Sciences Po qui était en fait l'avant-garde du progressisme triomphant et je pense qu'il a eu raison il a eu raison et donc du coup je n'ai pas fait Sciences Po et puis la vie a fait que j'ai fini quant à mes enfants qui est en effet une bonne question écoutez je l'espère je l'espère parce que je considère que quand on a beaucoup reçu on doit beaucoup donner que malgré tout on s'inscrit dans une sorte de lignée et qu'on est aussi tenu à l'exemplarité qu'on est dans une période charnière donc bah toutes les énergies doivent être mises dans la bataille que j'ai la chance d'avoir deux filles dont une qui a 11 ans qui est beaucoup plus belle intelligente drôle et charismatique que moi et donc j'espère que tous ces talents elle saura les mettre à profil je ne dis pas que je n'appréhenderai pas comme maman mais enfin la vie est une éternelle bataille donc à un moment donné il faut accepter de l'affronter

1:08:44
Locuteur 2

pour être journaliste vous aussi d'ailleurs on a vu un journaliste

1:08:48
Locuteur 5

un journaliste à radio courtoisie aussi j'en serais tout aussi fière

1:08:50
Locuteur 2

un journaliste j'espère vous êtes bien venu de devenir journaliste

1:08:53
Locuteur 5

tout à fait vous faites une offre d'emploi c'est ça ? Roselyne Bachelot

1:08:56
Locuteur 2

et devenez journaliste alors nous c'est interdit aux femmes dans le magazine mais on peut l'ouvrir c'est souvent

1:09:03
Locuteur 5

ceux qui disent ça sont souvent ceux chez qui les femmes ont pris le pouvoir ils se vengent au travail

1:09:08
Locuteur 3

non mais chez toi à la maison à la maison ah bah évidemment je ne m'en cache pas du tout je déplore mais bon je pense qu'on va devoir vous libérer merci pour votre accueil

1:09:20
Locuteur 5

en tout cas

1:09:20
Locuteur 3

merci d'être venu merci d'être venu parler aux auditeurs de radio courtoisie je rappelle donc que vous êtes en dédicace à Versailles le 11 février donc 15 rue Edouard Charton et à partir de 18h30 et vous serez à Paris le 12 février le jeudi 12 février donc 49 rue des Renauds Paris 17ème voilà merci beaucoup Marion Maréchal si tu te sens le peine c'est chez Fayard c'est à lire merci encore et à bientôt

1:09:51
Locuteur 5

à bientôt