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interviewBFMTV· 14 juillet 2026 17 min

14-Juillet, "menace russe", "souveraineté": l'interview de Catherine Vautrin, ministre des Armées

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Bonjour Madame la Ministre. Bonjour Apolline de Valère. Catherine Dautrin, vous êtes ministre des Armées et des Anciens Combattants. Merci de répondre à mes questions sur RMC et BFM TV, en direct évidemment du bas des Champs-Elysées, juste avant le défilé du 14 juillet dernier, 14 juillet d'Emmanuel Macron. Un défilé XXL, et vous insistez beaucoup là-dessus. Est-ce que ça veut dire que la menace aujourd'hui, elle est aussi XXL ?

0:21
Catherine Vautrin

C'est vraiment le défilé du réveil stratégique européen. C'est tellement vrai que vous verrez tout à l'heure 35 chefs d'État, de gouvernement qui sont à Paris aujourd'hui, après une réunion de la coalition des volontaires hier. C'est donc vraiment la démonstration de la mobilisation européenne, notamment à côté de l'Ukraine. Je n'ai pas très bien compris ce que ça voulait dire le réveil stratégique. Est-ce que ça veut dire qu'avant on était endormis ? Nous n'étions pas endormis, mais nous sommes encore plus rassemblés.

La réunion d'hier a montré la volonté de continuer dans la suite logique du G7 d'Evian, de la déclaration d'Ankara la semaine dernière, hier réunion de la coalition des volontaires. Et on voit cette union européenne prête à accompagner l'Ukraine dans une recherche qui est évidemment une recherche de paix. Et cette recherche de paix, elle s'organise avec bien évidemment la coalition des volontaires et une nouvelle coalition proposée par les Ukrainiens hier, qui est la coalition anti-balistique.

1:17
Présentateur

Et Volodymyr Zelensky d'ailleurs sera présent ce matin. Cette expression du président de la République hier, Emmanuel Macron, qui dit « L'Europe est en train de devenir une puissance. Le message que nous envoyons au monde est le suivant. Oui, la paix est notre but. Oui, nous chérissons la liberté et le droit. Et oui, nous nous tenons prêts à combattre pour les défendre toujours. Et au prix du sang s'il le faut. Au prix du sang s'il le faut. »

1:39
Catherine Vautrin

Mais vous savez ce que dit le président de la République, c'est que l'Europe, 450 millions d'habitants, c'est un continent. Et l'Europe rassemblée est en capacité de parler avec les pays continents. Et je pense à la Russie, je peux penser à la Chine, je peux penser aux États-Unis. Après, évidemment, et c'est l'hommage que nous devons rendre avec tous les Français à nos militaires aujourd'hui, les militaires sont engagés jusqu'au sacrifice ultime. Je suis ministre des Armées depuis neuf mois. J'ai présidé quatre hommages funèbres. C'est dire si, effectivement, nos soldats sont engagés.

Et il est logique que ce 14 juillet soit évidemment le lien Armée-Nation, mais toute la reconnaissance de la nation pour nos armées.

2:21
Présentateur

Vous avez d'ailleurs reçu hier, avec Emmanuel Macron, des familles endeuillées. Vous avez vu les familles de ces soldats soient blessés, soient effectivement morts pour la France. Ce réveil stratégique dont vous nous parlez, c'est face à quelle menace ?

2:34
Catherine Vautrin

La Russie d'abord ? La Russie est bien sûr une menace pour l'Ukraine et notre objectif... Pour l'Ukraine ou pour la France ? D'abord, en premier lieu pour l'Ukraine et pour l'Europe. Et donc, quelque part, ce qui se passe en Ukraine joue la sécurité du continent européen. Et la mobilisation du continent européen, c'est évidemment la paix en Ukraine et la paix sur le continent. Et c'est cela que nous jouons et c'est le sens aujourd'hui de l'implication de la France et de tous les pays européens.

3:00
Présentateur

Est-ce qu'on est en tête de cette coalition ? C'est-à-dire qu'au fond, on parle toujours de cette coalition, mais nous sommes les seuls à faire un défilé d'abord de cette ampleur depuis toujours. C'est une tradition très française. C'est aussi une forme de dissuasion, c'est-à-dire montrer de quoi on est capable, montrer notre puissance, faire une démonstration de force.

3:17
Catherine Vautrin

Comme vous le savez, la France, depuis maintenant plus de 60 ans, a toujours fait le choix de la souveraineté pour sa défense et pour ses armées. Avec une souveraineté qui repose sur deux piliers. La dissuasion, nous sommes les seuls en Europe à avoir une dissuasion opérationnelle, qu'elle soit aéroportée ou qu'elle soit navale. Et puis, bien évidemment, une armée conventionnelle. Et c'est tout le sens, en fait, de cet effort et de cette volonté du lien armée-nation que ce 14 juillet est ce défilé qui fait partie intégrante de la stratégie française.

Parallèlement à ça, ce que l'on voit aujourd'hui, c'est que l'ensemble des pays européens voient la nécessité d'être capables d'interopérer, d'agir ensemble. Et c'est ce que nous faisons avec la coalition des volontaires hier, avec finalement maintenant la coalition anti-balistique avec les Ukrainiens. Donc ce sont les Européens mobilisés pour la paix.

4:09
Présentateur

Mais on peut continuer à œuvrer seul. C'est-à-dire qu'au fond, la question qu'on se pose aussi ce matin, c'est que est-ce que c'est encore un défilé français ou est-ce que c'est un défilé européen ?

4:18
Catherine Vautrin

Vous le savez, la défense est une compétence de chacun des États. Ensuite, en matière de capacité, il est intéressant à la fois d'avoir des réponses souveraines, mais d'être interopérable. Comment voulez-vous être ensemble dans une opération de défense si vous n'êtes pas interopérable ? Et c'est bien pour cela que nous travaillons dans cet esprit avec la coalition anti-balistique, avec des avions qui peuvent travailler ensemble, avec des armées qui s'entraînent ensemble. Quand nous sommes nation cadre pour l'OTAN, par exemple, en Roumanie, ou que nous sommes aux côtés des Britanniques en Estonie, typiquement, c'est l'exemple de la capacité des pays européens à être interopérables.

Et nous aurons, à l'automne prochain, en Pologne, un très grand exercice qui, là encore, sera un exercice commun, comme nous avons eu au printemps dernier, dans le cadre de l'exercice Orion, des pays qui sont venus participer à Orion. Je pense aux Belges, je pense aux Espagnols, je pense aux Grecs. Tous sont venus. Orion est une opération qui a duré pratiquement six mois. Et nous avons eu des armées européennes qui sont venues à nos côtés pour s'entraîner.

5:26
Présentateur

Et je vais en venir, évidemment, aussi à la question des réservistes, à la question du service militaire volontaire que vous avez lancé. Mais encore une question sur ce lien avec les autres pays et sur la question de la démocratie.

Au fond, lorsqu'on a vu, par exemple, Victor Orban, à un moment, qui n'avait pas les mêmes positions que les autres pays européens vis-à-vis de la Russie, dont vous nous redites ce matin qu'elle est aujourd'hui quand même l'une des menaces importantes, pas seulement sur l'Ukraine, mais sur le reste de l'Europe, quand on sait que dans l'année qui vient, c'est donc le dernier, je le disais, défilé militaire présidé par Emmanuel Macron, parce qu'il y aura des élections dans l'année qui vient. Il y aura un autre ou une autre président qui sera à cette tribune l'an prochain. Vous parlez souvent, pas forcément seulement vous, mais le camp présidentiel du risque des extrêmes.

Peut-être que ce sera l'extrême droite, l'extrême gauche, qui sera au pouvoir à partir de mai prochain.

6:14
Catherine Vautrin

Toute cette armée, est-ce qu'elle aura la même vocation ? Vous savez, nous allons avoir un débat qui va être le débat d'élection présidentielle. Ce débat d'élection présidentielle, à mes yeux, aura un élément clé, la souveraineté. Quelle souveraineté les Français veulent-ils ? Souveraineté en matière de défense, souveraineté économique, souveraineté, bien évidemment, en matière environnementale, en matière financière. Et ça sera typiquement tout ce que nous devrons aborder.

6:39
Présentateur

Mais ce sera un outil exceptionnel, une arme exceptionnelle entre les mains du futur ou de la future présidente.

6:43
Catherine Vautrin

Ça sera un élément absolument majeur à discuter pendant la campagne pour que les Français et les Français fassent un choix le plus éclairé possible. Après, si nous regardons l'histoire de notre pays, depuis 60 ans, la souveraineté en matière de défense a toujours été suivie, quel qu'ait été l'exécutif. Nous avons connu des alternances en France et systématiquement, jusqu'à maintenant, la dissuasion, par exemple, a toujours été suivie, telle qu'elle avait été mise en place par le général de Gaulle. Ce qui veut dire qu'elle a évidemment évolué au fur et à mesure des années, mais le concept même de cette indépendance et de cette souveraineté n'a jamais été remis en cause.

Et c'est important que nous puissions le dire aux Français, l'expliquer. Dans vos choix, il y a la notion de la souveraineté, du respect de la souveraineté de notre pays.

7:27
Présentateur

Il y a la question des politiques et puis il y a la question des Français. Est-ce qu'ils sont au rendez-vous des deux appels que vous leur avez lancés ? La question des réservistes et la question de ce service militaire volontaire ?

7:38
Catherine Vautrin

Alors, si nous commençons par la réserve, nous avions en 2025 47 000 réservistes. Au moment où je vous parle, nous sommes à 51 000 pour un objectif fin 26 qui est un objectif de 52 000. Vous y êtes presque ? Nous y sommes presque. Et vraiment, je vois une importance tout à fait intéressante des Français qui prennent conscience de la nécessité de s'engager pour le pays. Le service national, là, nous avons un objectif de 3 000 jeunes. Nous aurons ces 3 000 jeunes pour nos trois armées, c'est-à-dire armée de terre, armée de l'air et marine. Il faut encore continuer un peu l'effort pour la marine.

8:12
Présentateur

Donc vous lancez un appel ce matin, ceux qui veulent s'engager ?

8:16
Catherine Vautrin

Il y a encore de la place, ça devient compté pour l'armée de terre et pour l'armée de l'air. Il y a encore un peu de place dans la marine, mais dépêchez-vous quand même. Mais on sera heureux de vous recevoir, d'échanger avec vous, parce que si d'aventure il n'y avait pas de place cette année, il y en aura pour l'année prochaine.

8:29
Présentateur

Catherine, votre ministre des Armées, ça veut dire effectivement des hommes, des femmes, des engagés, mais ça veut aussi dire des munitions, des armes, des chars, du matériel. Il y a eu évidemment cet effort en termes de budget. Est-ce qu'il y a un effort aussi en termes de souveraineté ? C'est-à-dire que pendant longtemps, on se disait, est-ce qu'on sera dépendant des pièces détachées, de la fabrication à l'extérieur ? Est-ce qu'aujourd'hui, on est en capacité d'être indépendant ?

8:53
Catherine Vautrin

Vous avez raison, c'est une question fondamentale. On le rappelle, l'actualisation de la loi de programmation militaire, 36 milliards votés par les deux assemblées, c'est absolument majeur. 36 milliards entre 26 et 30. Maintenant, pour répondre précisément à votre question, à chaque fois que c'est possible, nous mettons en avant la souveraineté. Deux exemples récents, le lance-roquette unitaire devait avoir un successeur. Ce successeur sera français. C'est un groupement d'entreprises françaises. Deuxième élément, depuis les années 90, on ne produisait plus de poudre en France. Nous venons de signer un accord avec FN Erstein, qui est une entreprise belge.

Et nous allons en France reproduire... Entreprise belge ? Entreprise belge, c'est un groupement dans lequel il y a... Mais qui fabriquera en France ? C'est un groupement d'entreprises belges et françaises qui fabriqueront en France. Et pour la première fois, on refera des munitions petit calibre 5,6 mm. On n'en faisait plus ? On n'en faisait plus depuis les années 90. Donc vous voyez qu'il y a là, vraiment, une volonté de groupement.

9:47
Présentateur

Ça va créer des emplois ?

9:48
Catherine Vautrin

Ça crée 20 emplois dans la Drôme.

9:49
Présentateur

20 emplois dans la Drôme. La question aussi, c'est pourquoi faire ? Il y a deux fronts. Je vais parler de l'Ukraine, effectivement, dans un instant, même si on l'a déjà évoqué. Mais il y a aussi l'Iran. Troisième nuit de frappe massive, à nouveau, entre les États-Unis et l'Iran cette nuit. Est-ce qu'on peut dire que la guerre a repris ?

10:06
Catherine Vautrin

Alors, je ne qualifierais pas le fait que la guerre a repris. Je dirais que nous avons assisté la semaine dernière aux hommages à Ramény. On a vu que derrière, il y avait eu déjà des frappes, effectivement. Nous, notre volonté, c'est de rechercher, comme vous le savez, l'accord de paix. Et donc, tout ce que nous pouvons faire pour accompagner des pays qui sont attaqués, avec lesquels nous avons des affaires, des accords de défense, c'est ce que nous faisons depuis mars dernier. Nous sommes prêts, le président de la République l'a dit, à déminer Hormuz. Nous avions reçu le sultan d'Hormuz.

10:38
Présentateur

On est prêt, mais on n'y va pas.

10:38
Catherine Vautrin

On ne peut y aller qu'avec l'accord et à la demande des pays concernés, et notamment avec Oman, puisque c'est Oman qui est l'une des deux rives du détroit d'Hormuz, comme chacun, je crois, le sait maintenant. Donc, nous, notre volonté, c'est toujours de tout faire. D'une part, pour évidemment le cesser le feu, et d'autre part, pour la liberté de navigation. La liberté de navigation est pour nous un enjeu majeur. C'est un président qui dit que le détroit d'Hormuz est au moment où on se parle fermé. L'est-il ou non ? Alors, écoutez, je ne suis par définition, je suis plaire de la Concorde. Je sais bien. Mais j'imagine que vous avez des informations que je n'ai pas.

Je ne sais pas vous dire s'il est ouvert ou fermé, mais dans tous les cas, ce que je veux vous dire, c'est que la position française, c'est d'être en capacité, comme nous le sommes depuis début mars, prêt à aider pour la paix.

11:20
Présentateur

Le Charles de Gaulle, il est revenu à son port d'attache à Toulon. Est-ce qu'il a vocation à repartir au plus près de la zone ?

11:24
Catherine Vautrin

Le Charles de Gaulle a fait 166 jours de mer, une mission exceptionnelle de la Baltique au détroit d'Hormuz. Et aujourd'hui, il est effectivement rentré à Toulon. Et je voudrais saluer les marins et l'engagement qui a été le leur pendant 166 jours.

11:38
Présentateur

Je vous repose la question. A-t-il vocation à repartir ?

11:39
Catherine Vautrin

Aujourd'hui, c'est une décision que seul le président de la République prendra au pas. Ce n'est pas à l'heure du jour au moment où nous nous parlons.

11:44
Présentateur

Ce n'est pas à l'heure du jour, mais si on a besoin de nous pour la coalition, en tout cas, vous dites que nous nous tromperons.

11:49
Catherine Vautrin

Nous avons d'autres moyens pour la coalition. Comme vous le savez, nous avons des frégates, nous avons, comme je viens de le dire, des démineurs. Nous avons ce dont nous avons besoin. Nous avons également des avions. Comme vous le savez, nous avons des rafales stationnés, notamment aux Émirats arabes unis, prêts à intervenir à la demande des pays concernés. Catherine Vautrin, Emmanuel Macron, qui a redit hier cette phrase,

12:06
Présentateur

être libre, être craint, être puissant, non par plaisir, mais par nécessité, cette question de la menace russe, le fait de se montrer aux côtés de Volodymyr Zelensky, de l'inviter aujourd'hui. Vous avez peut-être entendu, Xenia Fedorova, dont Jean-Noël Barraud, dit qu'elle est, je cite, la propagandiste du Kremlin. Elle tient tribune sur CNews et dans le JDD. Et elle dit, jusqu'où veut-on entraîner la France dans cette guerre, si l'on veut que ce conflit devienne aussi le sien, qu'on le dise clairement aux Français ? C'est quoi ça ? C'est une forme d'intimidation ?

12:37
Catherine Vautrin

Mais nous ne sommes pas là pour entraîner la France dans la guerre. Nous sommes là pour la paix. C'est toute la différence. La Russie a agressé l'Ukraine en 1922. Depuis 1922, les Ukrainiens subissent une guerre. Ils ont demandé aux Européens de les aider à se défendre, d'où les accompagnements en termes de formation, en termes de cessation d'armement, en termes d'organisation de coalition. Notre volonté, comme toujours, c'est la recherche de la paix et c'est l'accompagnement dans la défense. Nous n'agressons personne. Nous défendons des agressés.

13:06
Présentateur

Alors, le Kremlin qui répond que cette coalition des volontaires, c'est la coalition des belliqueux.

13:11
Catherine Vautrin

Mais qui est belliqueux ? Qui est allé agresser l'Ukraine ? C'est bien la Russie. C'est une manière, là encore, de jouer le rapport de force de la part du Kremlin ? Vous savez, je crois qu'aujourd'hui, ce qui est absolument fondamental, c'est notre capacité à montrer combien l'Europe est unie pour défendre sa sécurité. Parce qu'aujourd'hui, c'est l'Ukraine. Toute la question qui peut se poser, c'est qui demain ? Et donc, quand nous défendons l'Ukraine, nous défendons la sécurité européenne. C'est ça, le sens de l'engagement de la France aux côtés de l'Ukraine.

13:41
Présentateur

Catherine Vautrin, je voudrais aussi qu'on parle des incendies parce que l'armée n'est pas en reste. Elle aide, elle soutient les secours. 2000 hectares détruits par les flammes cette nuit en forêt de Fontainebleau. Dans le cadre de l'opération Sentinelle, notamment, je crois qu'il y a un accompagnement par les soldats des pompiers. Et la question aussi du commandement des pompiers. Est-ce que vous pouvez nous en dire plus ?

14:01
Catherine Vautrin

Est-ce que vous vous êtes engagés ? Deux exemples très concrets. C'est un dispositif dans le cadre de la mission Sentinelle qui s'appelle Effaïstos, qui est entre autres basé au 7e risque à côté de Toulon. Et l'objectif, c'est d'apporter des moyens des armées. Par exemple, en termes de génie, quand il faut prendre des outils du génie pour ouvrir une route, nous savons faire. Quand un hélicoptère peut arriver sur zone avec, évidemment, des militaires entraînés capables de descendre de cet hélicoptère, aller sauver des personnes qu'il faut sortir de ces terrains menacés, tout ça, nous savons faire. Et nous le faisons aux côtés des services départementaux d'incendie et de secours.

Pour Fontainebleau, la brigade des sapeurs marins pompiers de Marseille a fait venir des personnes qui sont en fait des personnes qui gèrent les sinistres à Marseille, qui sont venus, donc des encadrants, qui sont venus en fait aider Fontainebleau parce qu'on n'a pas l'habitude en Seine-et-Marne de gérer ce type de feu. Donc ce sont des militaires les sapeurs marins pompiers de Marseille qui sont venus à Fontainebleau pour aider. Et qui y sont en ce moment même ? Au moment où je vous parle, qui y sont ? Ils aident au commandement ? Ils aident à la coordination ? Ils aident à la stratégie. Ils aident à la stratégie ?

Au côté, bien évidemment, de tous les moyens de défense de sécurité intérieure. Ils ont vocation à rester ? Vous savez, dans ce genre d'opération, tout le sujet, c'est évidemment de maîtriser le feu. Et je voudrais rendre hommage à toutes les équipes de tous les services départementaux d'incendie et de secours. Nous savons que c'est une année exceptionnellement difficile eu égard à cette troisième vague de chaleur. Nous avons une sécheresse terrible. Et une fois encore, repasser grâce à vous ce message de prévention. Quand on voit le nombre de feux, ils sont pratiquement tous d'origine humaine. Donc chacun d'entre nous doit être particulièrement vigilant.

Le meilleur feu, c'est celui qui ne démarre pas.

15:45
Présentateur

Sentinelle aux côtés des pompiers. Sentinelle aussi dans la lutte contre le terrorisme. On l'oublie presque. Mais est-ce qu'aujourd'hui, la menace terroriste est toujours très élevée en France ?

15:55
Catherine Vautrin

Mais nous avons toujours une menace. C'est la raison pour laquelle, évidemment, les dispositifs Sentinelle sont toujours là, aux côtés des forces de sécurité intérieure. C'est ce lien entre l'armée et le ministère de l'Intérieur. Et nous avons en permanence des soldats qui effectuent des missions Sentinelle. Et vous imaginez qu'une journée comme aujourd'hui, nous avons effectivement, bien sûr, un très gros dispositif de sécurité.

16:16
Présentateur

L'Iran, est-ce que ça représente une menace, y compris sur notre sol ?

16:21
Catherine Vautrin

Vous savez, je crois que les menaces sont plurielles. Nos services travaillent et je voudrais là encore rendre hommage à des militaires dont on parle moins. Je pense à la DGSE, par exemple, à la direction également du renseignement militaire. Leurs travaux sont aussi secrets qu'efficaces. Et c'est eux qui nous accompagnent au quotidien. Et c'est eux qui veillent sur la sécurité du pays. Il est important de leur rendre hommage également.

16:41
Présentateur

Un dernier mot sur ce double 14 juillet, parce que c'est le 14 juillet évidemment traditionnel avec le défilé. Et c'est ce soir, la demi-finale de la Coupe du Monde. C'est presque les mêmes valeurs. C'est-à-dire que c'est le drapeau, la marseillaise, la fierté d'être français, la fierté aussi de notre équipe qu'on a dû défendre face aux attaques, y compris de l'ancien Premier ministre espagnol, de cette sénatrice paraguayenne. Qu'est-ce que ça dit aussi de la France ?

17:07
Catherine Vautrin

Ça dit que la France est belle quand elle est rassemblée et elle gagne quand elle met tous ses talons en commun. C'est ce que nous a montré l'équipe de France depuis le début de ce mondial. Et évidemment, on est derrière eux, avec eux, et on les encourage.

17:19
Présentateur

Merci beaucoup, Madame la ministre, d'avoir répondu à mes questions. Catherine Vautrin, ministre de la Défense, ministre des Armées sur RMC BF. Merci.

17:26
Locuteur

Sous-titrage Société Radio-Canada