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interviewFrançois Ruffin· 8 avril 2025 54 min

🇫🇷 Meeting "Notre France" à Bouvron avec François Ruffin et Jean-Claude Raux

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonsoir. Bonsoir Bouvron. Bonsoir.

Quand on a eu terminer notre meeting à Montreuil, j'ai dit au journalistes, il me demandait où est-ce que j'allais. J'ai dit je vais à Bouverron. Il me dit "Mais c'est où ?" Je dis, "Je savais pas." Je croyais que c'était en Bretagne mais ce soir et j'en avais la conviction, la force est avec nous, la force est ici, la force est à Bouverron.

Merci à vous d'être là parce que en plus il y a un zénit à Bourron, je découvre formidable cette salle. Tous mes remerciements bien sûr à mon ami collègue Jean-Claude Rau par ces temps de corruption. J'ai la certitude qu'en étant à ses côtés, nous sommes avec la probité.

C'est pas rien. C'est pas rien. Mais remerciement à ses collègues Solen et Maxime et à Alexandre pour la veste parce que bien sûr je oublié.

Mes remerciements pour la musique à Mago et Guismo. Je Ouais, vous pouvez les remercier. Bon, vous savez, on va venir le redire mais de notre compte adversaire c'est l'apathie, c'est l'inertie, c'est la résignation, c'est l'abattement, c'est le découragement et il est évident que tout ça se combat avec de la joie, tout ça se combat en musique.

Et moi, je suis d'autant plus heureux d'avoir Guismo ce soir. Il est où Guismo ? Il est là.

Voilà, il est là. Il est là-bas du groupe trio parce que le groupe trio était venu me soutenir pendant ma campagne de législative de 2017. On avait fait un super concert à Amien et euh cette fidélité qui fait que 8 ans plus tard, on se retrouve encore.

Merci à toi. Merci Guismo. Enfin quand vous arrivez ici que les chaises sont installées, qu'il y a une buvette qui tourne que bon c'est que en amont du moment où vous venez, il y a du boulot qui a été fait de communication, d'affichage et ainsi de suite.

Donc je vous je voudrais qu'on remercie plein de monde. Jean-Jot pour les lasagnes, Ron et Pierre pour le son, Nino et Raphaël pour la vidéo, le collectif Norloire pour la Z, Gérard pour la sécurité, mon équipe et Louise et Julian parce que c'est grâce à ça, ça ne se fait pas par la main invisible du marché, ça ne se fait pas par la grâce de la providence, ça se fait parce qu'il y a du travail, parce qu'il y a du travail, du travail bénévole et du travail salarié. Merci à vous toutes et à vous tous.

Bon, hier à Paris, c'était la journée des manifes, trois manifes, chacun la sienne et avec Marine Le Pen qui dénonçait donc une chasse aux sorcières, une décision non pas de justice mais une décision politique. Quand même, il faut toujours rappeler de où ça part. D'accord ? toujours le rappeler parce que ils font de la mousse autour mais de où ça part ?

Marine Le Pen a distribué les emplois fictifs comme des pains au chocolat. Elle les a mis au pied du sapin pour toute la petite famille. Elle les a mis pour sa sœur, pour sa belle- sœur, pour son compagnon, pour son chauffeur, pour le majord d'homme de son père, bref, et des emplois fictifs.

À 5000 € pour un mi-temps, à 10000 € pour un temps plein, on n'est pas au SMIC. Il faut le rappeler. Il faut rappeler aussi que le Rassemblement national a déjà été condamné, qu'ils ont été condamnés pour recell d'abus de biens sociaux, que leurs copains avaient été condamnés pour détournement de fond, abus de biens sociaux et compagnie.

Pourquoi ? Parce que il il détournait l'argent au fil des contents par une série de sociétés écran et tout ça par les grands dénonciateurs de la mondialisation. Hier, on avait aussi Gabriel Atal qui lui avait comme slogan "Tu voles, tu payes." Je trouve ça audacieux.

Venant de la Macronie, je trouve ça audacieux. Il faut se rappeler que Macron a aujourd'hui des enquêtes pour ces deux campagnes électorales qu'il avait à ses côtés Alexis Coler à l'Élysée qui est poursuivi mis en examen pour prise illégale d'intérêt qu'on a placé à la tête du Conseil constitutionnel Richard Ferrand et que l'ONG Transparency International a relevé que depuis 2017, ce sont ministres qui ont été mis en cause dans des affaires politico-financière. 26 ministres, il y en a tellement que auparavant, on les faisait démissionner, maintenant il les garde.

Voilà. Et c'est même ONG qui note que la France dégringole au classement de la corruption. Donc le te tu payes, tu voles, tu payes.

Il va falloir que monsieur Atal l'applique d'abord à lui-même et à ses amis. J'en ai oublié un, j'en ai oublié un dans les emplois fictifs quand même. Vous savez qui j'ai oublié ?

Non, j'ai oublié Bardella. Bardella ? Mais oui, il faut le savoir.

Il a pas il a échappé à à la prise judiciaire. Mais quand même Bardella Jordane si tu m'écoute et oui Jordan Bardella c'est 4 mois d'emploi fictif payé deux fois le semi coraire pour un jeune de 20 ans qui avait à peine le baccalauréat. Il faut le dire, il faut le faire savoir.

C'est pas vrai que ça passe crème pour les gens que on peut avoir comme ça des emplois avec rien derrière et que ça leur fait rien. C'est pas vrai. Les gens ça les touche, ça les marque, ça les frappe.

Quand on l'explique concrètement que ça va à la sœur, à la belle- sœur, que c'est du népotisme et que c'est pas des choses fumeuses comme ça, ça les touche et ça les marque. Et évidemment, on doit utiliser ça. Et la preuve que ça les marque, c'est que franchement quandb même il voudrai déstabiliser la République, on a vu hier que sur ça, ils en ont pas les moyens et c'est quand même une bonne nouvelle que nous avons eu hier.

Une bonne nouvelle hier. Ils viennent de se prendre un coup sur la tête, il ils arrivent même pas à se rassembler à 10000. La gauche dans sa division fait mieux ou à peu près pareil.

Il y avait à peu près autant de monde, voir un peu plus hier à République. Donc sur le terrain des manifes, on est les meilleurs, on est les plus forts, on est les champions. Le problème qu'on a, c'est comme vous le savez que une élection se joue pas à ça.

Et je vais être sérieux parce que autant ils arrivent pas à monter en masse à Paris, autant ils arrivent à s'encrer dans la durée, dans les profondeurs du pays. Et ça n'est pas une décision de justice qui va arrêter ça. Moi, je me souviens du poste 21 avril 2002, on avait des manifes à Paris et dans les grandes métropoles, des millions de personnes qui dévasta, qui déboulaient.

Mais je voyais et j'avais cette inquiétude que c'est pas pour autant que ça continuerait pas à pousser dans mon coin. À l'époque, c'était l'usine Whelpool qui était en train d'envoyer son lavelingage en Slovaquie. Et la suite, je le regrette mais a donné raison que malheureusement on n'arrive pas à chaser le Rassemblement national par des manifestations.

Ça veut pas dire qu'il faut pas les faire mais c'est l'écrit de F comme fascisme, M comme nazisme, c'était ce qu'on criait à l'époque ne suffisent pas à les refouler loin des urnes. Comment faire reculer le Rassemblement national ? Comment le faire reculer ?

D'abord, ça se déroule à Paris mais ça se déroule surtout ici. Ça se déroule à Noyon, ça se déroule à Bouverron, ça se déroule dans les profondeurs du pays. C'est nous qui le ferons reculer en étant ici et en faisant le boulot. le boulot que fait le collectif Nordloir en le boulot que font les agriculteurs qui apportent de l'espoir, c'est par ce travail-là, par ce travail quotidien qu'on permet dans nos territoires de le faire reculer ou de l'enrayer.

Le deuxième moyen, c'est que bon déjà hier, on n' pas une manif commune, mais il nous faut une candidature commune. Il nous faut une candidature commune. On peut pas prétendre vouloir battre l'extrême droite et alors que nous sommes affaiblis, disons-le, y aller en ordre dispersé, divisé, fracturé, c'est pas possible.

C'est une condition nécessaire mais non suffisante. Condition nécessaire mais non suffisante. L'unité.

Je dirais l'unité de la gauche et derrière l'unité du pays. La volonté de parler à la France en entier et pas moitié. La volonté de parler large, de parler à tous. la volonté de rassembler plutôt que de diviser.

La volonté de ne pas être un repoussoir pour se donner des chances de victoire. Voilà la deuxième condition. Troisème condition, je le disais en préambule, il nous faut une attitude.

Il nous faut de la joie, de la joie, de la joie, de la joie, de la joie. Vous savez Sébastien Affner qui est un auteur qui avait 30 ans dans les années 30 en Allemagne. Il écrit Histoire d'un allemand et il dit finalement le nazisme s'est installé moins par la volonté de quelques-uns que parce que les Allemands sont tombés par millions dans la dépression.

Nous, nous devons battre la dépression, nous devons battre l'inertie. Nous devons battre l'apatie. Et on n'y arrivera pas seulement en opposant à la colère la colère, en opposant à la haine la haine.

Il nous faut transformer la colère en espoir. Si la colère reste de la colère, ça ne vient pas dans notre camp. C'est pas vrai.

Nous avons l'obligation de faire cette alchimie qui est de transformer la colère en espoir. Enfin, dernier point. Il nous faut un projet.

Il nous faut un projet pour notre France et c'est ce que je viens vous présenter ce soir brièvement. Notre France qui partage, notre France qui protège. J'avis fait une blague mais je j'ai eu l'interdiction de la faire à Montreuil parce que c'était trop sérieux mais je disais notre France qui protège, vous voyez la France qui partage et qui protège.

Bon ben allez vous la France qui protège, on a derrière nous les collègues de Arcelor. Je me suis rendu sur le site de Arcelor à Derk. 3000 salariés là-bas, 15000 salariés en France à peu près.

Là aujourd'hui, c'est un abandon l'acier dans le pays et en Europe. On est aujourd'hui envahi par l'acier chinois et par l'acier indien et on laisse faire à bras ouvert. Voilà la réalité.

Et dans le même temps, les mêmes les mêmes qui laissent faire nous parlent de souveraineté, les mêmes qui laissent faire nous parlent d'industrie de défense. Comment imaginer une souveraineté sans hydérurgie sur le continent européen ? Comment imaginer une industrie de défense sans sidérurgie dans notre pays ?

Est-ce qu'ils font laissent faire là ? Ils l'ont déjà laissé faire sur le textile, ils l'ont déjà laissé faire sur l'ameublement, ils l'ont déjà laissé faire sur la métallurgie. Il ne cesse de le laisser faire en série.

On l'a vu pendant le Covid parce que ça fait 40 ans que ça dure. On s'est retrouvé à poil pendant le Covid. On éétait plus capable d'avoir des masques et des surblouses.

C'était ma mère et quelques couturières et peut-être parmi vous aussi qui fabriquaient des surblouses sur leur machine à coudre. C'était les hôpitaux qui allaient acheter de la toile de jardin chez Gam Vert. C'est vrai, on en rigole.

C'était les soignants qui se revêtaient de sac poubelle. Voilà comment on était pendant le Covid. Mais depuis rien n'a changé.

Depuis, on a toujours pas la capacité de produire des surblouses, de produire des masques et de produire des médicaments. Tout a continué et vous savez évidemment cette ce choix du laisser faire déstabilise l'industrie, déstabilise notre souveraineté mais ça déstabilise aussi profondément la démocratie. Quand les gens ne se sentent pas protégés, quand ça dure pendant 40 années, quand ce sont des millions d'emplois ouvriers qui sont détruit sans que nos dirigeants ne bougent le petit doigt, évidemment ça affaiblit la démocratie.

Évidemment, ça fait le lien avec notre premier sujet qui est la la l'hyperpuissance dans les urnes de Marine Le Pen et de Jordane Bardella. Il faut voir à quel point ils sont nuls. Non mais ils sont nuls, c'est effrayant quoi.

Trump là décide de mettre des taxes à 20 % dans un espèce de truc agressif. Bon, comment l'Europe reposte ? La repost de Ursula Vanen et de l'Union européenne, je l'ai lu, c'est des centaines de pages, il y a des milliers de produits qui sont concernés dedans.

On va taxer le bidé. C'est pas une blague. On va taxer le bidé, on va taxer le chewinggum, on va taxer la combinaison de ski, on va taxer les bûches de Noël.

Peut-être mon préféré, on va taxer la viande de Renne. Mais quel sens ça ? Parce que nous dit Uron, il s'agit de faire un protectionnisme de rétorsion.

Mais non, moi ce que je demande c'est un protectionnisme de construction. Ce que je demande à l'Union européenne de se se de se dire voilà les 50 les 100 les 150 produits dont on a besoin, sur lequel on veut retrouver notre autonomie. Voilà sur quoi on veut se protéger.

Est-ce que ce sont les aliments ? Est-ce que ce sont les médicaments ? Est-ce que ce sont les vêtements ?

Qu'on en décide ensemble. Mais il nous faut une stratégie et c'est bien sûr l'acier. L'acier devrait être sur la liste numéro 1 de ce sur quoi on veut se protéger.

Alors il peut y avoir des mesures symboliques mais si on devait avoir prendre une mesure symbolique sans ce que ce sur quoi on irait faire de la repostitla d'lon Musk. Plus une Tesla vendue sur le continent. Ça serait ça une du ripost plutôt que la viande de reine et les bûes de Noël.

Ça serait sur les gafas retrouver notre souveraineté numérique et pas rester entre les mains de Facebook, Amazon ou Twitter X pardon. Mais ils ne veulent pas nous protéger. Ils ne veulent pas nous protéger.

Pourquoi ? parce que il croit au libre échange. Vous savez, je viens de Picardi moi et en Picardi c'est la région d'où est née la grande jaquerie.

Donc en 1358 des châteaux brûlent partout dans notre région mais ça monte la fièvre monte jusqu'à Paris. Il va y avoir une révolte des bourgeois. Toute l'Île-de-France se met à bouillonner aussi.

Qu'est-ce qui s'est passé ? Il s'est passé que 200 plus tôt en 1356, il y a eu la bataille de Poitier. Et à la bataille de Poitier, on s'est pris une branlée mais alors monumentale par les anglais.

Et là, les simples soldats, les rôuriers, ils ont vu quoi ? Ils ont vu les officiers, les aristocrates, les nobles fuir, décamper devant les anglais. Et là, les les paysans qui avaient les armes ce jour-là, ils sont dit "Mais attendez, si c'est ça nos seigneurs, si c'est ça qui doit doit nous protéger, à quoi bon Et c'est pour ça quand ils sont rentrés au pays, ils sont rentrés au pays avec un esprit de sédition parce qu'ils sont dit "Mais ce sont pas des surhomme, ils valent pas mieux que nous." Et je pense qu'on est dans la même situation aujourd'hui.

Les gens, ils veulent bien des dirigeants politiques, des dirigeants économiques, mais à une condition, c'est que ça vienne les protéger. Or, depuis 40 ans, c'est l'inverse qui se produit. Depuis 40 ans, nous ne sommes pas protégés par nos dirigeants, nous sommes livrés par nos dirigeants.

Je prendrai juste le cas Alstom. Alst livré par Emmanuel Macron. Pourquoi ?

Parce que ça a rapporté à Général électrique. Pourquoi ? Parce que ça a rapporté ça a rapporté gros 1 milliard d'euros pour BIG.

Ça a nourrit centaines de millions des banques d'affaires et des cabinets conseil. Ça a été pour des gros chèqus pour le candidat Macron pour sa présidentielle de 2017 et ça a été enfin son monsieur industrie qui devient le directeur France de Alstom général électrique. Voilà, ça les nourrit, ils se servent de ça mais ils se servent c'est Technipp, c'est le Dolipran, c'est 1500 entreprises ces 10 dernières années, 1500 entreprises qui ont été cédées aux Américains dont des entreprises stratégiques, la TCO par exemple, des avions militaires Exelia qui fabrique des composants électroniques qui sont nécessaires à l'armée, protéger protéger sur l'agriculture aussi.

Qu'est-ce qu'ils font depuis 1994 ? Les accords de Marrakech, ils ont fait entrer la grande l'agriculture dans la grande lessiveuse de la mondialisation. Là, ça été le CTA et maintenant c'est traité sur le Mercur.

Mais on a déjà eu des accords avec la Nouvelle-Zéléande, on a eu des accords avec l'Australie. Enfin, ce sont des accords de libre échange qui sont signés en série et qui évidemment construisent une agriculture du dumping, du dumping social pour les paysans, du dumping environnemental aussi. C'est le le responsable de la Fédération nationale Bovine, donc la FNSEA de la viande qui intervenait en commission des affaires économiques, Bruno Dufayet et qui disait "Mais quelle agriculture vous voulez ?" Il demandait au paysans au aux députés pardon est-ce que vous voulez une agriculture pour familial pour nourrir le pays ou bien est-ce que vous voulez qu'on soit en concurrence et qu'on soit compétitif avec les fermes usines de Nouvelle-Zélande ?

C'est la question qui posait qui posait aux députés. Mais il faut avoir des des choix qui soient cohérents. Si on fait des accords de libre échange, c'est bien pour demander à nos paysans d'être compétitif avec les fermus usines de Nouvelle-Zéande.

Je me souviens d'un autre paysan, Régie Svennaard, qui avait coupé ses abricotiers, ses péchés parce qu'il tenait pas la concurrence espagnole et qui à un moment se retrouve à Bruxelles parce que il rencontre les la commission au lait et il me dit "J'avais devant moi les petits soldats de Milton Freedman." Milton Freedman, économiste de l'école de Chicago et lui faisait le lien entre les théories économique né aux États-Unis et ce que lui racontait les les les responsables de la Commission européenne notamment sur le lait parce qu'il s'apprêtait à supprimer les quotas de production, les quotas de portation, les prix planchés, les coefficients multiplicateurs et ainsi de suite. Ils ont pratiqué une dérégulation qui fait que les gens, les paysans ne sont plus protégés et que de la même manière que on a fait de de la Chine l'usine du monde, il y a un grand risque que demain on fasse du Brésil ou de l'Ukraine la ferme usine du monde ou la ferme usine de l'Europe.

Et bien contre ça, il faut protéger, il faut dire avec clarté que plus aucun accord de libre échange ne sera signé. Il refuse de protéger mais vous savez c'est général, il refuse de protéger les salaires. On a eu le droit à une inflation là ces dernières années.

Le refus d'indexer les salaires sur l'inflation, ça fait quoi ? Ça a fait une perte de 6 % des salaires réels. En 3 ans, les salaires réels ont perdu 6 %.

C'estàd que le pouvoir d'achat très concret des gens s'est fait grignoter sur par l'inflation durant 3 ans. Il y avait un moyen de répondre. C'était ce qui existé jusqu'en 1982, l'indexation des salaires sur l'inflation pour protéger les salaires des Français.

On peut pas d'un côté dire qu'on veut défendre la valeur travail et en même temps faire perdre la valeur du travail. Et c'est ce qu'ils ont fait. protéger, c'est même protéger sur l'électricité, protéger sur l'énergie.

Qu'est-ce qu'ils ont fait ? Ils ont fait le choix de lier le prix de l'électricité au marché avec des hausses, des baisses, des rehoses et plus de hausses que de baisses qui ont touché non seulement les particuliers mais aussi les artisans, les commerçants, les industriels, tout le monde en série. Et qu'est-ce qu'ils ont produit ?

De la déstabilisation. On déstabilise des gens. Alors qu'il n'y avait aucune raison.

Il y avait aucune raison. Nous produisons notre énergie électrique en France, nous la consommons en France. Pourquoi avons-nous cette fait cette folie de venir lier notre électricité au prix du marché européen ?

Il y avait une possibilité pour protéger les Français plutôt que de jeter des dizaines de milliards d'euros sur les prix de l'électricité, c'était simplement de couper le lien avec le marché. le marché de l'électricité européen. Mais vous savez, c'est vrai aussi sur simplement les pénuries de produits dans les pharmacies multiplié par 7 ces dernières années.

Pourquoi ? Parce que la production de médicaments pour eux doit être déterminée par le marché et par les multinationales du marché. De la même manière, on en a longuement discuté avec les élus locaux avant.

Je veux dire le la démographie, le fait que les personnes vivent de plus en plus vieux, que elles ont de plus en plus de besoins de santé, que on a de moins en moins de médecins pour s'en occuper, il y a rien de plus prévisible que ça. C'était gros comme le nez au milieu de la figure qu'on va vers ça. Et pourtant, ils n'ont pas agi sur l'installation des médecins.

Ils n'ont pas agi sur la formation des médecins, ils n'ont pas agi sur tout ça. Pourquoi ? parce qu'il il ça il fallait laisser faire le marché.

J'entendais Juliette parler tout à l'heure des de ses collègues qui sont en inaptitude. Je veux dire, on a aujourd'hui chaque année 100000 travailleurs qui partent en inaptitude. Ça veut dire en gros c'est troubles musculosquolétiques ou le burnout hein.

Pour le physique c'est les TMS pour le les le tête c'est les burnouts. 100000 par an. 100000 par an, c'est comme si la totalité de notre industrie automobile disparaissait tous les ans.

Est-ce que vous les voyez agir ? Il ne bouge pas le petit doigt là-dessus. C'est comme si c'était une fatalité, un espèce de phénomène naturel plutôt que de protéger les salariés.

Moi, j'ai envoyé une lettre, puisque j'étais rapporteur une année, j'ai envoyé une lettre au ministère du travail en disant "Bon, alors est-ce que je pourrais avoir les chiffres ?" Parce que ce chiffre là de 100000, je vous le sors, ce chiffre n'existait pas. Ce chiffre était inconnu.

Bon, donc je dis il m'envoie une lettre en disant bah voilà, il y en a 100000 mais c'est stable. Bon déjà le fait que ça soit stable c'était comme une excuse pour eux. Mais en vérité sur 10 ans, ce chiffre a doublé.

On est passé de 50000 salariés qui sortent pour une aptitude à plus de 100000 qui sortent par inaptitude. Normalement, ça ça devrait être un signal d'alarme de se dire que non seulement ce sont des gens qui sont brisés mais qui derrière vont bien avoir bien du mal à retrouver du boulot. Mais ils n'agissent pas, ils laissent faire.

Aussi protéger, c'est protéger le vivant. Quand en une génération en une génération on a la moitié de tout ce qui vit dans les airs, sur terre, dans les mers et même sous terre parce que moi je suis attaché à la fonction du lombrique. Mais bon, la moitié de tout ça qui disparaît en une génération et qu'est-ce qu'ils font ? il laisse faire, c'est protéger les enfants quand on voit qu'il y a 160000 enfants qui subissent des incestes ou des violences sexuelles, qu'on nous dit que c'est trois par classe.

Vous le vous le voyez le plan gigantesque. Au contraire, quand ça se passe dans leur collège, quand ce se passe dans leur collège, ils ferment les yeux et ils laissent faire. Mais je enfin protéger les femmes.

Comment accepter qu'on ait en France 1 % des viols qui aboutissent à une condamnation ? Il y a deux options. Il y a deux options.

Soit on considère que le viol c'est pas quelque chose de grave et à ce moment-là c'est logique. Soit ce que tout le monde pense, on pense que c'est quelque chose de grave. Et à ce moment-là, on peut pas avoir 1 %.

On peut pas avoir 90 % de classement sans suite. Parce que la réalité, la loi change he il y a des lois qui changent sur le consentement. on change la il va falloir changer le réel aussi parce que la réalité aujourd'hui c'est que sur les viols quand il y a une plainte qui est posée au commissariat il y a pas toujours l'audition du suspect et il y a quasiment jamais de d'enquête de voisinage d'enquête sur les proches.

Il y a pas d'enquête de relevé de trace ADN. Il y a il y a rien, il y a pas d'enquête qui est menée derrière. Ça veut dire aussi que en matière de protection, il faudra les ordonnances de protection.

Ça c'est et et ce qu'il nous faudra, c'est une police qui en fait sa priorité, qui fait sa priorité de ça, notamment de défendre les femmes sur les viols et pas de mener en série des contrôles d'identité qui sont aujourd'hui très orientés. Je vous dis ma conviction profonde que notre mot clé, notre mot sacré doit être protégé. Que aujourd'hui le fait que les gens notamment sur l'emploi, notamment sur l'économie notamment ne se sentent pas protégés par leurs dirigeants est un vecteur majeur dans la durée depuis 40 années d'une colère populaire.

Et notre devoir à gauche, le devoir de la gauche, ça doit être que les gens désormais se sentent protégés. Se sont protégés contre une main très visible du marché, notamment une main très visible du marché qui les broit depuis 40 années. Nous avons le devoir demain de protéger.

Pourquoi ils le font pas protéger ? Ils le font pas parce que il y a leur dogme. Laisser faire le marché, la concurrence, la compétitivité et cetera et cetera.

C'est vrai, c'est vrai qu'il y a ça, mais ils ne le font pas aussi parce que ça rapporte gros. Ça rapporte gros. Vous savez aujourd'hui on vit du gavage pour les uns et du rationnement pour les autres.

C'est voilà pourquoi il nous faut notre France, notre France qui partage en août 2023 dans les échos de mon ami Bernard Arnaud. Oui, je considère qu'il y a deux journées marxistes en France. a les échos et l'humanité parce que c'est sont les deux seuls qui parlent un petit peu des dividendes quand ça abient.

Ouais parce que dans tous les discours d'hier, vous pouvez écouter s'il y a le mot dividende, s'il y a le mot profit. J'ai lu le bouquin de Bardella il y a aucun moment où ça apparaît. Vous savez, j'appelle ça un lippogramme.

Vous savez ce qu'il y a un lippogramme ? L'ppogramme c'est la disparition de George Perrec où il arrive à écrire un livre entier sans utiliser la lettre E. Aujourd'hui dans notre pays parvenir à faire des discours et des discours de politique économique à la tribune sans prononcer une seule fois le mot profit, le mot dividende, le mot bénéfice.

Je vous assure que c'est une forme d'exploit littéraire quoi. Comme vous aviez en août 2023, les dividendes atteignent de nouveaux records, mais l'année d'après, la France est championne d'Europe des dividendes avec de nouveaux records, les échos. Ensuite, les dividendes sont parties pour battre de nouveaux records cette année.

Et là, désormais en mars 2025, un nouveau record de 68 milliards. Les entreprises tricolor ont une nouvelle fois les premières. On est champions cocoritco, on est les meilleurs du continent et ça a augmenté de + 8,2 %.

Donc c'est un gavage. Je je rappelle toujours si on peut se mettre ça en tête à la naissance du classement de challenge en 1996 les 500 fortunes françaises possédaient l'équivalent de 5 % du PIB. Aujourd'hui, à l'arrivée d'Emmanuel Macron au pouvoir, on était à 20 %.

Aujourd'hui, on est à 45 %. Ah oui ! Ça vous fait un choc à vous aussi ?

Bon, ça prouve que j'ai pas encore assez répété. Donc non. Et voilà.

Tiens, on peut faire un Est-ce qu'il y a Est-ce qu'il y a les DVD de boulot sur la table de de de Fakir ou pas ? Je voudrais remercier Kevin d'ailleurs qui tient la table de Fatir. Kevin qui aide soignant à l'hôpital et qui file un gros coup de main pour ça.

Bon mais il y a il y a des il y a des DVD debout les femmes dans laquelle se dans lequel se trouve brièvement pour la dernière scène Juliette à l'intérieur. Donc je propose un DV2 de Deboufam à celui qui reconnaît l'auteur de cette ce passage. La rentabilité du capital que nous connaissons depuis 20 ans est très excessive et détourne une part de la valeur trop importante vers les actionnaires alors qu'elle devrait davantage permettre de financer la transition écologique et de mieux rémunérer les salariés.

Pas Macron, pas Barnard Arnaud, pas Bruno Lemire, mon chauff. Ah, je l'ai entendu, je l'ai entendu. Éric Lombard, vous avez gagné un DVD debout les femmes madames.

Volz véri Lombard, donc maintenant ministre de l'économie mais qui était auparavant le président de la Caisse des dépôts et consignation. qui énonçait ceci : "Lorsque j'ai commencé ma carrière professionnelle, le taux de rentabilité du capital ALMI correspondait environ à 7 %. On considère que désormais que 15 % de rentabilité est la règle.

Cela a conduit à une concentration des richesses qui choe titre. Par ailleurs, ces exigences de rendement du capital ne permettent de financer qu'un nombre limité de projets qui doivent présenter une rentabilité élevé. Cela n'encourage pas l'investissement écologique ni de long terme et limite le champ de l'investissement.

Voilà l'analyse du capital que menait malheureusement c'est au passé notre ministre de l'économie lorsqu'il n'était pas ministre de l'économie. On lui a reposé la même question. On lui a posé une question écrite là pour lui dire "Bah alors qu'est-ce que vous en dites maintenant où vous avez les commandes ?

Qu'est-ce que vous allez faire contre ça ?" Mais enfin, faut bien voir que on peut parler de plein de choses, mais le nœud du problème, ça reste touche pas au Grisby, quoi. Si jamais on touche pas à ça, si jamais on récupère pas ça, on n'ura pas l'argent ni pour faire la protection des femmes, des enfants pour avoir de quoi investir dans les services publics, ni pour faire la transition écologique, ni pour payer comme il faut dans notre pays les salariés avec un capital qui en vérité dévore, vampirise, se vampirise presque lui-même.

Donc l'enjeu central, il demeure là pour récupérer des marches de manœuvre parce que sinon on a du gavage pour les uns et on a du rationnement pour les autres. On a tiens je passe chez Lidl et il y avait deux gamins qui étaient autour d'un cad et qui demandent à leur maman, "Bon maman, euh on a il y a la pizza, il y a le jambon, il y a les pâtes. On avait dit qu'on s'arrêtait à 20 €." C'est ça.

Et voilà. C'est évident que c'est de la privation. C'est un/ers des Français qui aujourd'hui se privent.

Qui se prive sur leur alimentation, qui se privent sur les vacances, qui se privent sur leur santé, qui se privent sur leur déplacement. Mais ce sont aussi les services publics qui sont privés. Vous savez, je pense que comme moi, Jean-Claude participe tous les ans à cette grande bataille autour des écoles, hein.

Tous les ans, faut aller négocier le bout de gras. euh au rectorat pour savoir si on va réussir à sauver une classe par-ci, une classe par là. Et alors, on arrive avec nos nos statistiques et on dit "Mais non, euh, ça sera pas 22,7, vous voyez, il y aura 23,1 élèves par classe." Ça veut dire que nous, de notre côté, on est obligé de se justifier avec des chiffres après la virgule pendant que eux ils accumulent des chiffres avec tellement de zéro qu'on sait même plus les compter.

Je veux dire à propos de ça que nous ne sommes pas seuls. Je veux pas que vous croyez qu'on est seul. Déjà, on est 1000 ce soir. 2000 2500 2513.

Soyons exacts, soyons précis. Non, on n'est pas seul. Vous savez quand on demande aux Français est-ce que vous êtes d'accord pour taxer les dividendes ?

C'est 90 % des Français qui sont d'accord avec nous et c'était pas le cas il y a 10 ans. On a avancé là-dessus. Mais euh ce sont les gilets jaunes qui sur les ronds-points avec pour slogan que les petits payent petits et que les gros payent gros en matière d'impôt.

Alors qu'on est dans un pays où euh vous et moi, on va payer plus en pourcentage que les milliardaires. Mais je veux ajouter que même chez les riches, on a fait un colloc à l'Assemblée nationale sur la taxe Zucman. 2 % de petits pour de taxes sur les patrimoines euh des des millionnaires milliardaires.

Et euh il y a un millionnaire qui est venu, Marc Bâti, entrepreneur, startupur, créateur et qui est avait publié une tribune avec 114 de ses collègues startupers millionnaires pour dire "Dans les échos, taxez-nous, taxez-nous sur nos héritages." Ça veut dire que tous les riches, tous les millionnaires ne sont pas des Bernards Arnaud qui nagent comme des requins dans les eau froides du calcul égoïste. Notre France qui protège, notre France qui partage.

Euh, je regardais hier, tu l'as dit Jean-Claude, Atal a fait un clip Notre France. Je je regardais évidemment, il dure 1 minute 30. Ça va céit pas trop On aurait on croirait un clip pour Dior, je vous jure.

Il y a il y a tous les beaux monuments, ils sont là, hein. Et alors avec une la lumière du soleil couchant, c'est magnifique. C'est le paris des beaux quartiers avec des avenues qui sont vides.

On croirait, vous savez, les billets de l'euro. Quand ils ont changé les francs en euros, sur les francs, on avait on avait Antoine Saintxupéri, le Petit Prince, on avait tout ça, puis après ils ont mis des trucs carré, des formes un peu abstraites. Bah là, c'était un clip abstrait mais à la fin quand même il y a la foule dans le clip de Atal, c'est une foule de supporters.

Voilà, c'est supporters de match de foot qui sont là. Mais il y a rien de la vie ordinaire. Il y a personne qui va au boulot, il y a personne qui prend le bus sur le métro.

Il y a pas un paysan, pas un prolo. C'est pas ça notre France. Notre France est Caroline, accompagnante d'enfants en situation de handicap au lycée de Château Brillant qui s'occupe de Rodam et de ses copains.

Eux qui souffrent d'autisme et de 10 de tous les 10. En cuisine en CAP, elle les voit progresser, eux qui n'osaient pas, qui manquaient de confiance en soi avec la peur, la peur de l'autre, la peur et qui maintenant se livre au service, se saisissent d'un couteau, épluchent une pomme, elle y va pas à pas, elle progresse avec eux pour 1100 € par mois. Notre France, elle est là.

Notre France, c'est Rodolphe, son coordonateur, qui jongle entre les agendas, qui se débrouille avec les handicaps et les cancing directorat, les I comme individualisés, les M comme mutualisé qui fait de son mieux pour respecter pour respecter les 80 élèves, respecter les 37 à respecter malgré les trous dans le budget, malgré les dotations supprimées, notre France, elle est là. Notre France bien sûr, c'est celle de Guim qui est château brillant toujours 16 ans l'âge de mon fils, arrêté par les nazis près d'ici et qui avec ses 26 camarades avec 26 otages se dirige vers les poteaux, se dirige vers la mort en chantant la Marseillaise. Ma petite mère chérie, mon tout petit frère adoré, mon petit papa aimé, je vais mourir.

J'aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon cœur, c'est que ma mort serve à quelque chose en vous abrassant de tout mon cœur d'enfant, courage, gu et oui. Oui, sa mort a servi.

Sa mort a servi à repousser l'oubli. Sa mort doit nous servir encore et toujours à repousser le pire. Notre France, elle est là.

Notre France, c'est Jean-Michel dans sa ferme fabrique de yaourt à Blin avec ses 13 salariés, ses 75 vaches et les 42 paysans qui à travers le pays l'ont imité. Jean-Michel, il est venu du côté obscur de la force, de la très grande multinationale américaine et qui s'est mis en repenti à l'artisanal. Et nous avons besoin d'entrepreneurs, de créateurs, d'innovateurs pour notre France, des entrepreneurs, des créateurs, des innovateurs, des startupers si vous voulez qui ne feront pas ça pour des dividendes mais pour l'humain, pour le pays, pour la vie.

Notre France, elle est là. Notre France c'est Marie Alexis, maire de Safré qui me dit à la Réunion de tout à l'heure, elle me dit Régine a perdu son docteur du jour au lendemain. Elle a 93 ans cardiaque.

On peut pas la laisser comme ça. On a dû faire des pieds et des mains pour lui trouver un médecin. Notre France, elle est là.

Notre France c'est Guismo qui le samedi matin amène son gosse au judo. Bah ouais, notre France elle est là. Notre France c'est Francis Maréché des Ortillons à Amien et qui vendait ses légumes, ses poireaux, ses navés sur le dimanche, ce dimanche sur le marché.

Le terrain inondé il y a un mois et aujourd'hui il me dit la terre toute sèche qui cratelle qui se gondole qui fait comme une éponge d'un souci suivant avec le climat qui changent notre France elle est là. Notre France ce n'est pas la France qui se serre, c'est la France qui sert. Elle se sert la ceinture mais elle sert.

Elle sert du matin au soir dans les hôpitaux, dans les plateformes logistiques, dans les supermarchés. Elle sert sans piquer un billet chez les personnes âgées. Elle sert sans passer à la télé.

Elle sert malgré le crédit à payer, malgré les factures prélevées. Elle sert mal compte à zéro, malgré la banque qui prend les AGO. Ça fera un mois sans resto.

Elle sert malgré l'inquiétude. Est-ce qu'à mes enfants, je vais pouvoir pouvoir leur payer des études ? Notre France, elle est là.

Notre française Sadia, ma coiffeuse au quartier nord d'amien sur la place Marivu sur le parking. Devant chez elle, il y a bien sûr des jeunes qui traînent et elle sert de médiatrice pour sa clientèle. Un lundi, elle me raconte j'avais ma journée LGBT, toute une assaut qui venait pour se faire coiffer.

On les repère à des kilomètres. J'ai prévenu les jeunes du quartier, je leur ai dit, ils sont comme vous, ils souffrent du rejet, ils se sentent étrangers, ils sont arrivé mais LGBT et tout s'est bien passé. Notre France, elle est là.

Notre France, notre France, c'est la championne d'Europe du mariage mixte. un/ers 1/3 des étrangers qui à la première génération se mari avec des françaises des français sans parents ni grands-parents étrangers et c'est 2 tiers à la 2è génération médaille d'or de l'exogamie. Notre France, elle est là.

Notre France, elle est là avec une France qui se fait par l'amour, par les câlins, par les bisous, par les pelles qu'on se roule, par les chromosomes qu'on s'emmêle. Notre France, elle est là. Voilà la France qu'on veut.

Voilà la France qu'on a. Et voilà la France qui ne nous enlèveront pas. Bon, ça vous a plu notre France ?

On fait quoi maintenant ? On reste chez soi, la tête sous les draps à déprimer. Parce que vous savez que souvent quand je demande à un copain de gauche comment ça va, après ça, j'ai la liste de tout ce qui va pas.

Trump et Bardella l'IA et le climat, le climat social, l'école et l'hôpital. Bon bref, mais euh je veux dire que nous avons une tâche, une tâche qui est rude, une tâche qui réclame une grande force, une tâche qui évidemment malgré les 2513 personnes présentent ce soir à Bouverron une tâche qui réclame de décupler, de multiplier par 100, par 1000 encore cette force parce que nous avons à desserrer les taux. Nous avons à desserrer les taux à gauche entre les trop fous et les trop mou.

Nous avons à desserrer les taux dans le pays entre l'extrême droite et l'extrême argent et nous avons à desserrer les taux dans le monde entre Trump et Poutine, entre Miley et Netaniaah. Nous avons à desserrer tous ces étau pour rouvrir l'espoir pour que entre ces étau desserrés et bien il apparaisse un rayon de lumière. Vous savez, il y a pas besoin que la lumière elle soit immense.

Il y a pas besoin d'allumer des grands phares de multicolore. Des fois quand on est dans le tunnel, il suffit d'une petite lumière et les gens viennent vers la lumière. Nous devons être cette lumière.

Nous devons être cette force qui desserre les étaux. J'entends les résigners euh qui baissent les bras. Je veux dire que rien n'est fichu, rien n'est perdu, rien n'est foutu parce que qu'on se souvienne du 9 juin au soir, le 9 juin au soir euh au moment de la dissolution, on avait déjà Bardella qui préparait ses cartons pour Matignon.

C'était fichu, c'était foutu, c'était perdu. On avait nos parties qui étaient chacun dans leur couloir, qui s'étaient pas tapé dessus sur Twitter pendant 6 mois et qui s'était présenté dans sur des listes séparées pour les élections européennes. Au soir de ça, on tente quelque chose.

C'est Roosevelt qui disait "Le pays ne nous envoudra pas d'avoir échoué, mais il nous envoudra de ne pas avoir essayé." Donc ce soir-là, on tente quelque chose. On dit Front populaire, on dit au parti "Soyez unis, arrêtez vos conneries".

Et ça n'avait rien d'un trait de génie parce que au fond vous étiez des centaines de milliers, vous étiez des millions à le réclamer derrière votre poste de télé. Et c'est apparu comme une évidence. Et cétait apparu comme une évidence qui a libéré les énergies comme Czerré Macron et qui fait que dès le lendemain, on a eu des centaines de milliers de personnes qui ont signé des pétitions.

On a eu des milliers de personnes à Paris qui ont fait des manifestations devant les sièges des partis. Et en 4 jours, ce qu'on a pas réussi à obtenir auparavant en 6 mois, en 4 jours, on avait une gauche unie bon maland. On avait un programme en abrégé, on avait un partage de circonscription, on avait ce de quoi nous ressentir à nouveau de la force. de la force parce qu'on pouvait être uni, on pouvait être réuni et on sait que dans des coins comme le nôtre, nous n'avons pas le loisir de nous diviser, de nous séparer, de nous fracturer.

On sait dans des coins comme le nôtre qu'on n'est pas assez fort pour ça. Et en un mois, en un mois d'une belle bataille, dans n'importe quel endroit et même dans des endroits où c'est on savait que c'était le Rassemblement national qui allait gagner, les gens se retrouvaient quand même, ils allaient quand même au porte à porte, ils allaient quand même distribuer des tractes, ils allaient quand même coller des affiches parce qu'ils avaient le sentiment d'un élan, ils avaient leur sentiment d'une force collective. Et je sais qu'ici parce que vous vous y croyez à la victoire et vous avez raison parce que vous étiez fier de votre candidat et vous aviez raison, c'est 500 600 700 personnes qui se sont retrouvées au plus près des terrains pour mener la bataille.

Une force s'est levée. Au bout d'un mois, nous n'avons pas gagné. Ici, vous avez gagné.

J'ai gagné sur le fil. Mais dans le pays, nous n'avons pas gagné. Et moi, j'ai jamais voulu entretenir cette illusion parce que ça n'est que source de désillusion.

Nous n'avons pas gagné parce que nous n'avions pas la majorité dans le pays. Nous n'avons pas gagné parce que nous n'avions pas la majorité à l'assemblée. En revanche, nous avons gagné un surpis.

Nous avons gagné un répit qu'il nous faut maintenant mettre à profit. Nous avons 2 ans. Nous n'avons pas 4 jours, nous n'avons pas un mois, mais nous avons 2 ans.

Nous avons 2 ans pour qu'apparaisse une force. Une force qui vienne redire au parti soyez unis, arrêtez vos conneries et une force qui entre l'extrême droite et l'extrême argent dessert les taux et fasse apparaître un rayon de lumière où pourront se retrouver tous les hommes et les femmes de bonne volonté. Je veux dire à nouveau que il y a pas de fatalité, nous pouvons l'emporter.

La crise de 29 a débouché sur le nazisme en Allemagne, sur le New Deal aux États-Unis et sur le Front populaire en France. Il y a pas de fatalité, nous pouvons l'emporter. Pas une seule fois dans notre histoire, l'extrême droite n'est arrivée au pouvoir par les urnes.

Ils ne sont arrivés qu'une seule fois au pouvoir. Ça a été par la défaite de nos arrièers de ça a été par la défaite de nos armées et ça a laissé des souvenirs sinistres dans nos mémoires. Il n'y a pas de fatalité.

Nous pouvons l'emporter. Et encore si tu veux. Ouais.

Merci. [Applaudissements] Donc ma conviction profonde, c'est que aujourd'hui il y a pas de fatalité. Il y a pas de fatalité.

Nous pouvons l'emporter. Nous pouvons faire que demain, vous savez, que ça soit un monde parfait, idéal dans une France où règnerait une égalité pure et parfaite. C'est pas ça qu'on vient viser, hein.

Si on narrive déjà à changer la vie un peu en mieux, changer la vie un peu en mieux, on le peut. On le peut pour nos ouvriers, on le peut paysans. Ne pas laisser le pouvoir entre la main invisible du marché, mais avoir une volonté, une volonté politique qui vient réguler, qui vient entraver, qui vient sortir des secteurs du marché, qui vient sortir le secteur de la santé du marché, qui vient sortir le secteur de l'éducation du marché.

Ça, nous sommes en mesure de le faire. une force, il nous faut aujourd'hui une force qui vient lutter contre l'apathie, contre l'inertie, qui vient, comme dirait Johnny, donner l'envie d'avoir envie. une force qui fait que aujourd'hui ici à Bouvron, on parte peut-être avec nos cahiers de doléillance, cahier d'espérance, qu'on aille voir les gens de nouveau, qu'on retourne au terrain, qu'on les fasse ensuite remonter à Paris, qu'on en fasse une grande assemblée, qu'on compose une équipe de France qui serait faite de belles personnalités qu'il y a chez les communistes, chez les insoumis, chez les socialistes, chez les écologistes évidemment. et que on se dise que demain on peut transformer notre pays un peu en [Musique] mieux.

Ma conviction, c'est que nous avons on peut rester chez soi et on peut baisser les bras, on peut aller mettre la couette et se [ __ ] sous les draps. On peut faire ça, d'accord ? Mais disons-le, on va avoir des regrets et on va s'ennuyer.

Donc là, ce qui est possible de faire ensemble, c'est d'avoir une aventure. C'est d'avoir une aventure comme vous avez vécu une aventure avec Jean-Claude pendant la campagne des législatives, c'est de se remettre de l'énergie, redonner de l'envie d'avoir envie et combattre autour de soi à chaque instant l'apathie, l'inertie parce que tout ça ne fait que dérouler sur la pente du pire. J'ai la conviction avec vous ce soir qu'on peut y arriver, qu'il n'y a pas de falité que nous pouvons l'emporter et que à la fin à la fin à la fin c'est nous qu'on va gagner.

À la fin c'est nous qu'on va gagner. Merci à vous.