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Podcast / conversationSud Radio (sur YouTube)· 9 août 2025 12 minContradictoireActualité / polémiqueAgriculture & alimentationEnvironnement & énergie

Le Conseil constitutionnel censure partiellement la loi Duplomb !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 50 %Attaque 30 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • OuverteRéponse directe

    Votre réaction déjà pour commencer Franz Olivier Gesbert à cette censure partielle par les sages comme on dit.

  • RelanceRéponse partielle

    On va faire réagir Johan Gé et pas de de luxe le conseil constitutionnel. Johan Gelé.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • Franço Olivier GisbertFait
    « Le Conseil constitutionnel bon c'est une sorte d'épou il y a quand même pas mal de de politiciens et il y a pas à mon avis suffisamment de juristes. »
  • Franço Olivier GisbertChiffre
    « Elle est présente dans nos maisons dans 95 produits biocides, les produits antipu antiblat, antiourmis et cetera. »

Modèle mistral-small3.2:24b · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] avec notre tandem du samedi. Bonjour Franço Olivier Gisbert. Bonjour Laurence.

Bonjour Johann. Bonjour Johann Gil. Bonjour Laurence.

Bonjour Francez. Bonjour auditeurs. Johann vous êtes sur une aire d'autoroute là.

Il paraît. Il paraît. Ou c'est voilà.

Bah faites attention hein. Sur la route des vacances peut-être. Alors avec vous, nous allons parler forcément de cette censure par le Conseil constitutionnel de la mesure phare de la loi du plomb qui visait à réintroduire sous condition l'acride l'-je bien dit pesticide interdit en France depuis 2018.

Alors forcément on va en reparler mais beaucoup de réactions de la classe politique largement divisé entre une gauche plutôt réjouie et une droite et une extrême droite. Pas du tout. Votre réaction déjà pour commencer Franz Olivier Gesbert à cette censure partielle par les sages comme on dit.

Ben les sages enfin il faudrait mettre des guillemets hein parce que vous dites comme on dit parce qu'en fait ils font de la politique. Le Conseil constitutionnel bon c'est une sorte d'épou il y a quand même pas mal de de politiciens et il y a pas à mon avis suffisamment de juristes. On fait souvent la comparaison avec la Cour suprême aux États-Unis. la Cour suprême.

Vous savez la la quand vous regardez la justice américaine, elle est très politisée puisque ils sont élus les magistrats, il y a les magistrats démocrates, les les juges démocrates, les juges républicains. Bon, mais à l'arrivée, très souvent, ils ont tendance à à même s'il par exemple en ce moment la Cour suprême est majorité conservatrice, ils ont tendance quand même à juger en droit et là on voit bien que c'est quand même très approximatif. Alors moi j'ai pas du je me prononce pas sur le le fond.

Après on va en parler du fond mais et là quand même si vous voulez il y a une façon de notifier la décision qui est complètement frapp dingue. Vous regardez c'estàd voilà bah ils se servent bon pour interdire l'accès gride qui est qui n'est pas interdit en Europe hein. Ça veut dire donc ça ça veut dire on va vraiment c'est un très mauvais coup pour les éculteurs français notamment les producteurs de noisettes de tomates et cetera.

Bon, on a recours à la charte de l'environnement qui est un document de 2004 qui est paraît-il à valeur constitutionnelle. Inscrit dans la constitution. Conseil constitutionnel s'appuie sur par exemple, regardez des considérations de ce genre.

Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré, respectueux de la santé. Non, mais c'est vraiment se du monde. Dans le même temps, d'ailleurs, parce que vous parlez de la loi du plomb, il y a également l'histoire de la rétention, c'est-à-dire que l'allongement de la durée de rétention pour les individus dangereux qui avaient été sujet France.

Attendez là sin c'est la même chose. Non non attendez non non attendez j'agez-moi Laurence excusez-moi Laurence avant de parler du fond en parler avec Johan forcément mais avant de parler du fond c'est-à-dire il y a une tendance du Conseil constitutionnel vous savez Mitéron avait une phrase géniale qui disait c'est il reprenait cette phrase de Tucidie toujours tout tout homme va toujours au bout de son jusqu'au bout de son pouvoir si rien ne l'arrête et c'est la même chose avec les institutions. Aujourd'hui, le conseil constitutionnel, le conseil d'État prennent de plus en plus d'importance.

Et là, d'ailleurs sur l'histoire de la loi de rétention, vous regardez bien, c'est une directive européenne qui autorise une durée de 18 mois, et ben nous nous ce sera que 90 jours, c'est l'exception française, c'est le Conseil constitutionnel qui a décidé. C'est-à-dire qu'on voit bien que le conseil et j'arrête là, il a tendance quand même de plus en plus à faire de la ce qu'on appelle la souveraineté populaire que le général de Gaulle mettait toujours au sommet. Voilà.

Bon, je je vous laisse là. Après, on va aborder avec avec Exactement. On va faire réagir Johan Gé et pas de de luxe le conseil constitutionnel.

Johan Gelé. Non, je pas pas dire des choses comme ça. Enfin, je veux dire, on peut pas à la fois dire qu'Emmanuel Macron est trop jeune qui n'a pas d'expérience et quand les personnes sont tropagées dire c'est un épat de luxe.

Ou alors il y a que les gens de 50 ans qui ont 55 ans qui peuvent faire de la politique et donc bon, il faut il faut faut raison garder là-dessus. Euh je comprends ce que veut dire France, ce qui ce ce c'est ce le ce qu'il essaie de décrire et ce qu'il décrit bien Franz, c'est euh l'idée que en gros euh nous avons des assemblées euh qui sont euh a priori représentatives du peuple et que c'est un conseil euh de sage comme on dit qui va d'un coup mettre un un frein ou un coup d'arrêt. Bon et en même temps euh j'ai envie de vous dire que parce qu'on parle on narrête pas de parler de de l'Europe qui ne l'interdit pas mais enfin l'Europe n'a pas la même politique que la France au niveau des lobbings, hein.

Je vous rappelle que la France aujourd'hui, il y a une haute autorité sur la transparence de la vie publique qui permet de déclarer enfin qui doit enfin qui qui oblige les les élus à déclarer lorsqu'ils sont approchés par des lobbistes en tout genre à déclarer la les rencontres là où au niveau de l'Europe bah vous avez vous savez autour du Parlement européen par exemple tous les lobby qui sont installés autour du Parlement. Donc ça ne m'étonne pas qu'au niveau européen on n'est pas encore avancé sur cette question aussi rapidement qu'on pourrait le faire en France. Donc il y a quelque chose de rassurant et puis on peut pas à la fois vouloir que la France soit à la pointe des combats et en même temps vouloir qu'elle soit à la queue des combats.

Donc comprend que ce soit compliqué sachant que derrière tout ça il y a de l'humain. Il y a de l'humain dans les deux sens. Il y a de l'humain chez ceux qui tombent malades parce qu'il y a des cancers.

Il y a de l'humain chez les agriculteurs qui essaient de faire du chiffre dans des conditions qui ne sont pas les bonnes parce que les règles européennes ne sont pas toujours bonnes. Ce que les règles mondiales ne sont pas toujours bonnes. Bon après il va falloir aussi qu'on se pose la question de l'air du phyosanitaire.

On peut pas accepter la disparition des abeilles, pas pour le plaisir de dire "Les petites abeilles volent". C'est parce que les abeilles, c'est une savez qu'elle vient d'être classée les enfin les abeilles viennent d'être classé animaux les plus les plus voilà les plus précieux pour pour une raison très simple, c'est qu'ils permettent la reproduction des fleurs de de de de tout ce qui nous permet en fait en gros de vivre et de respirer et de manger quoi. Donc à un moment faut être aussi un petit peu pragmatique et prosaïque.

Donc après sur le fond, c'est pas à moi de donner mon avis même si j'avais compris ce que ce que j'en pensais. Mais c'est pourquoi est-ce que les les certains politiques à un moment donné se disent opposés euh à la décision du Conseil d'État ? Bah parce qu'ils ont des électeurs et que ils savent que les agriculteurs quand ils se mettent en colère, ils s'y mettent fortement quoi.

En tout cas, les agroindustriels. Oui, parce que la Confédération paysane salue la la censure par celle du Conseil constitutionnel aussi. pour pour la faire très très courte.

En gros, vous savez parce qu'on arrête pas d'invoquer les les produits phytosanitaires comme les produits miracles à tout. Les dernières famines euh en France c'était à la moitié du 19e siècle et pendant 100 ans, on n' pas eu de produits phytosanitaires et pour autant il y a pas eu de famine hein. Donc il faut remettre les choses à leur place.

Il y a aujourd'hui un lobby euh des lobby qui sont extrêmement puissants et il y a des paysans qui sont un peu moins puissants euh parce que il y a pas forcément l'argent qui va avec, qui va derrière et eux sont très contents qu'on arrête d'empoisonner les sols parce que ce n'est que décaler le problème hein. À chaque fois qu'on autorise ces produits, on on décale le problème. On ferait mieux d'aider les agriculteurs à trouver des alternatives, à mettre beaucoup d'argent là-dessus, beaucoup d'acglement, beaucoup de partage d'expérience sur ceux qui ont été les pionniers la matière en agroforesterie et cetera et ne pas ne pas décaler repousser le problème et tuer encore un peu plus les sols et la faune et la flore.

Une transition vers un modèle agricole sans pesticides avec plus d'accompagnement aussi pour les agriculteurs. C'est une vraie question aussi. Il y a une question d'anticipation aussi.

François Gesbert. Bah oui. Bah non, mais je suis évidemment d'accord, sauf quand même euh sur les approximations.

Euh c'est-à-dire que l'interdiction de l'étique euh pour les agriculteurs français, c'est vrai qu'il va favoriser les concurrents européens et et c'est vrai que nos paysans, on ne cesse de les comment dire de les couvrir, de les de les de de mettre des boulets au pied des normes et cetera. Vous savez très bien quand vous avez des amis paysans, j'espère que Johan en a et ben il raconte évidemment tout petit fils de paysan. Oui mais c'est de la paperasse toute la journée.

C'est de la paperace toute la journée. Et moi je constate que la la molécule en question qui n'est pas encore cancérigène he ça c'est encore ça c'est c'est du cinéma. C'est pas vrai encore c'est pas établi.

Et ben je considère d'abord elle est elle est autorisée aux États-Unis, au Canada, au Japon, en Australie. Elle est présente dans nos maisons. Non mais là je peux terminer juste s'il vous plaît Johan.

Elle est présente dans nos maisons dans 95 produits biocides, les produits antipu antiblat, antiourmis et cetera. Et je constate aussi que l'SA agence européenne de sécurité alimentaire et l'ANSES agence de sécurité alimentaire alors l'une est européenne et l'autre française assure toutes les deux qu'il ne faut pas les confondre qu'il faut pas confondre cette molécule avec les autres produits tueurs d'abeilles. Donc voilà c'est c'est quand même une réalité.

Donc moi le problème si vous voulez je pense que dans la loi de toute façon il y a il y a une erreur, c'est clair, c'est qu'il aurait fallu peut-être dire que c'est une comment dire un maintien à titre provisoire ou quelque chose comme ça. Il aurait dû avoir une petite comment dire la la c'était trop c'était trop trop ferme la la dans le projet de loi. Peut-être qu'il faut atténuer un petit peu, mais on peut pas quand même flinguer à ce point le l'industrie agroalimentaire française qui était quand même notre lance pendant si longtemps et qui aujourd'hui est menacé de toutes parts.

On voit très bien parce que les noisettes là aujourd'hui bah on va les importer en Italie évidemment et on va se bouffer du Nutella et puis les tomates, on va bah de toute façon elles sont déjà en Hollande et si vous voulez on perd par exemple vous savez que c'est quand même une réalité le suisse de paysan il devrait savoir ça le petitfils pardon de paysan c'est que la filière légumière et fruitière aujourd'hui elle est difficitaire mais c'est pas normal on est le jardin de l'Europe donc si vous voulez là-dessus je pense qu'il y a un travail à faire on devit sortir de ce débat même c'estàdire qu'il devrait y avoir une l'agriculture le maintien la sauvegarde de l'agriculture française ça devrait être une grande cause nationale. Voilà et c'est important. Ouais.

Alors le petitfils de paysan comme dit François viber moi j'étais élevé à la ferme aussi hein. Ah bah voilà. Chacun ou moi aussi et puis et puis et puis dans les vignes et j'ai fait et j'ai fait toutes les vendes et et je connais tout ça et aujourd'hui j'essaie de développer et j'essou pas on a vu des vaches.

On a vu des vulagricult lesistes Éric Piol et Sandrine Rousseau, je pense qu'ils n'ont jamais eu une vase de leur vie. Oui oui oui mais on on est on n'est pas là effectivement pour faire valoir nos nos nos nos pieds d'armes parce que ça ferait Oui. puis ça ferait ça ferait décalé par rapport à ceux qui se lèvent tous les matins pour faire le vrai travail qui lui est difficile.

Donc je veux pas faire ça même si effectivement dans ma vie de tous les jours, dans les à côtés de mon travail on est en train d'étudier comment une fonctionne une forêt jardin. On est en train de cultiver pour voir comment est-ce que les arbres peuvent se défendre tout seul. Parce que le vrai problème c'est quoi ? c'est que si on mise à fond sur l'agroalimentaire, c'est aussi pour que ce soit une zone d'expérimentation.

Parce que si c'est pour être toujours en retard et créer de la maladie, vous savez que la vraie famine de demain he la vraie problématique, c'est qu'on a tellement appauvri, on a tellement abîmé nos fruits et légumes qu'aujourd'hui par exemple les tomates contiennent beaucoup moins beaucoup moins de vitamines de nutriment que ce que l'on pouvait trouver dans les tomates d'avant. Le problème c'est qu'aujourd'hui on essaie de répondre à la question de la satiété et non plus de la vitamine et non plus des nutriments et non plus tout ça. Donc aujourd'hui oui on va produire en masse mais on va produire quelque chose qui ne répond pas.

Donc aujourd'hui il faut en faire le faire de lance comme le dit France mais de l'expérimentation pour être avant-gardiste et non pas rétrograde. Pas conservateur. Merci Johan Gilet.

Merci François Olivier Gesbert, toujours aussi péchu et inspiré hein tous les deux hein.