Philippe de Villiers : "Narcotrafic : la guerre est-elle perdue ?"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Philippe de VilliersFait
« on a un commanditaire qui commande un crime de sang depuis sa cellule qui paye le bénéficiaire qui va opérer depuis sa cellule »
- 0:45Philippe de VilliersChiffre
« il y a eu 17 narcomicides depuis le début de l'année à Marseille »
- 5:30Philippe de VilliersFait
« on est peut-être en train de perdre la guerre »
- 7:30Philippe de VilliersPromesse
« il faut mettre fin à Schengen »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
il faut ouvrir les yeux sur la prison donc je résume on a un commanditaire qui commande un crime de sang depuis sa cellule qui paye le bénéficiaire qui va opérer depuis sa cellule et on découvre ensuite que il a trois portables dans sa cellule et les policiers de Marseille on les a vu d'ailleurs s'exprimer cette semaine chez Pascal pro explique que les cellules de de la prison sont souvent des zones de non droit on y retrouve la transposition du Kaïda et la drogue et les portables entrre dans la prison aussi facilement que jadis le gras àoudre dans les moulins avant donc la prison aujourd'hui n'est plus vraiment la prison et puis il y a la sémantique qui va avec moi ça me frappe beaucoup parce que je fais toujours attention aux mots à la course des mots premier mot qui devient maintenant un mot du vocabulaire courant chez les magistrats eux-mêmes narcomicide un narcomicide c'est un homicide appppliquer au narcotrafi et j'ai lu un papier des magistrats de Marseille peut-être le procureur c'est pas un reproche que je leur fais au contraire ils disent euh il y a eu 17 narcomicides depuis le début de l'année à Marseille voilà c'est il y a un mot nouveau qui est arrivé ensuite il y a un deuxième mot que moi je connaissais pas les sicarios je sais pas si ça vous dit quelque chose c'est un un mot qui vient d'Amérique du Sud et un troisième mot qu'on utilise maintenant à longueur de colonne dans les journaux c'est la mexicanisation effectivement euh d'après mes informations le le le taux domomicide à Marseille est équivalent à celui du Brésil et du Nicaragua mais euh derrière ces évolutions il y a quelque chose qui est beaucoup plus grave c'est que effectivement euh il y a plusieurs points de bascule en 2024 et et j'ai pensé cette semaine parce que euh en voyant ce qui s'est passé à Marseille parce que euh on en a souvent parlé déjà alors le premier point de bascule on en a parlé c'est le le fourgon d'Incarville pourquoi c'est un point de bascule parce que nous n'étions plus dans une euh guerre de gang dans une guerre de bande qui défend un territoire nous étions là dans une guerre de commandoau contre la puissance publique et on a parlé à ce moment-là c'était la première fois que j'entendais ça moi de la sudaméricanisation de la France ensuite l'autre point de bascule c'est le rapport du Sénat il y a un rapport du Sénat qui dit remarquable qui dit attention à la corruption et qui rejoint ce qu'a dit un policier de Marseille il y a 2 jours on est maintenant moins fort que on a moins de moyens que on est moins riches queux ils sont plus forts que nous et donc la de la corruption elle est là mais surtout ce que dit ce rapport c'est que ils ont développé un état parallèle qui a sa hiérarchie propre qui a sa ses autorités propres son organisation propre son économie propre sa société euh sur l'ensemble du territoire national et puis le troème point de bascule euh c'est le mot des magistrats sous serment qui disent non c'est plus un fléo c'est la guerre et ils disent on est peut-être en train de perdre la guerre le mot leur vient naturellement pendant que tous les hommes politiques compris Emmanuel Macron dans son verbe verbeux parle de fléo mais non on n plus dans le fléo là on est plus dans les années 60 là le mec fais snif à l'Assemblée là on est devant une vous avez parlé du narcotrafic narcotrafic je répète premièrement il se joue des frontières donc quand vous avez 200 tonnes de cocaïne qui arrive à Rotterdam et en verre que vous avez plus de frontière intérieure la drogue elle arrive à Marseille ensuite le narcotrafic il lubérise les réseaux c'est a une différence entre le narcotrafique et Michel édard Leclerc c'est que Michel édard Lecler il a des centres Lecler partout en France euh alors que le narcotrafic il a des dealers c'est c'est un réseau parallèle voyez sauf qu'à mon avis il est plus riche que Michel Leclerc parce qu'il y a 6000 c'est 6 milliards d'euros maintenant de chiffre d'affaires et puis enfin c'est un marché de masse et le marché de là vous avez vu l'affaire de Cavaillon c'est en Dison Cavillon c'est une petite ville donc en fait c'est toute la campagne maintenant qui est atteinte et alors qu'est-ce qu'il faudrait faire je répète il faut premièrement la répression la répression ça veut dire un arsenal répressif qui met fin au message d'impunité avec des peines lourdes et effective et ensuite la prévention et là je suis stupéfait j'ai écouté j'ai regardé cette semaine il y a pas un homme politique il y en a pas un alors vous me dém tiit peut-être qui dit il faut mettre fin à Schengen là on est sur le sacré là il y a rien à faire ils ont tous peur de l'Europe en fait tu voyez h et euh si on rétablit pas les frontières voyez par exemple il y a des pays où la drogue elle est euh elle est dépénalisée le canabis est légal donc vous pouvez pas avoir euh un pays qui le nôre qui lutte contre le cannabis et en même temps sans avoir de frontière avec des pays qui ont légalisé le cannabis en ça tombe sous le sens un enfant de 10 ans comprendrait ça bon et donc pour éétablir les frontières c'est-à-dire en fait une politique de sevrage de tarissement qui servira aussi pour les armes parce que les armes elles arrivent parce qu'il y a pas de frontière dans les coffres des voitures et une politique euh de sevrage et de tarissement qui permettrait bah de couper la chaîne d'approvisionnement parce que c'est ça le problème majeur alors on dit oui il faut une chaîne pénale les juges et cetera mais une fois que la drogue chez nous elle circule et si on avait l'idée pour empêcher qu'elle circule de l'arrêter au départ plutôt qu'à l'arrivée ah j'aurais pu faire de la politique
Philippe de Villiers