Présidentielle: Marine Tondelier estime qu'à gauche "personne n'est capable de l'emporter seul"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:37OuverteRéponse directe
Comment allez-vous ?
- 1:10OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous répondez à celles et ceux qui vous disent que vous êtes déjà de retour moins d'un mois après la naissance ?
- 4:35OuverteRéponse directe
200 lycées encore bloqués aujourd'hui. Est-ce que vous avez le sentiment que c'est la fin de ce mouvement ?
- 6:45RelanceRéponse partielle
Comment on en sort ? Qu'est-ce que vous mettez sur la table pour dire aux étudiants ?
- 8:30RelanceRéponse partielle
Ils ont 10 revendications, ça coûte 10 milliards. Est-ce que vous dites "Bah moi, président, je les mets sur la table, les 10 milliards" ?
- 10:14OuverteRéponse directe
Parcours Sup : vous le remplacez ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:55Marine TondelierFait
« Quand on a une femme, on a l'habitude d'être tout le temps euh tout ce que vous faites ou que vous ne faites pas est commenté. »
- 4:35Marine TondelierFait
« Il y aura une grosse mobilisation samedi, vous le verrez, 17 octobre. »
- 6:10Marine TondelierFait
« Il temporise sur un truc qu'ils ont pas forcément vu venir dans une situation qui les met en difficulté. »
- 6:45Marine TondelierFait
« Moi présidente, on serait pas arrivé à mon avis à cette situation là. »
- 9:04Marine TondelierFait
« Ces mesures oui elles coûtent de l'argent mais c'est investir pour notre avenir. »
- 9:38Marine TondelierChiffre
« J'avais présenté cet été un programme notamment pour enfin vous savez c'est ce qu'on appelle la grande transmission. C'est 9000 milliards d'euros qui vont changer de génération avec l'héritage. »
- 11:18Marine TondelierFait
« Là maintenant c'est un algorithme très obscur avec une pression absolue mise sur les lycéens mis sur leurs parents toute l'année. »
- 17:28Marine TondelierFait
« Moi j'ai toujours condamné toute forme de violence contre des êtres humains, que ce soit contre des lycéens, contre des policiers, contre des professeurs, contre des proviseurs. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonsoir à toutes et à tous. Elle aussi est candidate à l'élection présidentielle. Elle est au centre du jeu à gauche et ce soir c'est sa toute première interview depuis qu'elle a donné naissance à son deuxème enfant il y a un mois. Marine Tondelier, candidate écologiste avec nous dans une seconde sur ce plateau, le temps que tout le monde s'installe. Sera-t-elle dans la rue samedi pour le fameux 17 octobre ? Croit-elle à la convergence des luttes et des colères ? Que répond-t-elle ce soir au Premier ministre qui accuse la gauche et les écolos d'avoir fermé les yeux face aux violences du mouvement lycéen et ira-t-elle vraiment jusqu'au bout ? Là, je parle de la présidentielle. Bonsoir Marine Tourelier. Merci beaucoup d'être avec nous ce soir. Je vous présente celles et
ceux qui vont m'accompagner pour vous interroger. Marie Chan, salut service politique de BFM TV. Bonsoir Marie Yve Frard, bonsoir Yveisa Lève, bonsoir Lisa. Première question, comment allez-vous ? Ben écoutez, merci de demander parce que souvent quand on est enceinte, on est on est au centre de beaucoup d'attention puis alors après l'accouchement, tout le monde est sur le bébé et plus personne s'occupe de vous. Donc je vis cette phase que plein de femmes vivent. Donc merci de poser la question. Je vous cacherai pas que je suis exténuée, que j'ai beaucoup de d'heures de sommeil en retard et quelques kil de grossesse qui partiront pas tout de suite. Mais je suis très contente d'être avec vous, extrêmement déterminé. Bon, c'est votre première interview, je
le disais, depuis le 18 septembre. Ce jour-là, regardez, on a refait le fil. 8h30, vous êtes face à Pauline de Malerbe sur RMC et BFM TV. À 10h30, c'est ça qui a déclenché mes vous êtes alors je sais pas si c'est ça ou [rires] à 10h30, vous êtes à l'Élysée et le soir vous donnez l'essence à Léon à la maternité de de L. C'était donc il y a moins d'un mois et je sais que depuis vous avez eu droit à une avalanche de messages. Qu'est-ce que vous répondez à celles et ceux qui vous disent quoi ? Vous êtes déjà de retour moins d'un mois après la naissance. déjà la maternité, l'équipe euh qui était super, il me disait "Mais du coup BFM ce matin en fait c'était pas en direct." Je leur disais [rires] si mais l'Élysée du coup c'était pas aujourd'hui. Si. Et moi-même je j'aurais jamais pensé à
coucher ce soir-là pour vous dire. D'ailleurs, quand on me revoit sur les images à l'Élysée, j'ai pas du tout l'air de quelqu'un qui avait couché le soir même mais c'est les c'est comme ça la vie. C'est la rencontre avec le président qui a tout déclenché. C'est ça. C'est ça. Et Alance, il voulait savoir si j'avais accouché à Lisé est-ce que Emmanuel Macron aurait été le [rires] parent. Donc donc voilà. Et comment oui ou non il aurait été le par Non mais je me rappelle que je ne sais plus qui à la fin de la réunion m'a dit "Don, vous avez failli accoucher ici." Je leur avais dit "Ben, j'aurais été montré tout de suite au bébé sa future chambre." Voilà. [rires] Donc, mais ce qui est sûr, c'est que c'était une grossesse miracle que j'attendais pas du tout à ce moment-là précis peut-être à
laquelle j'avais cessé d'espérer et que c'est tombé comme ça et et c'est sûr que c'est difficile de dire "Je vais m'absenter 4 5 6 mois", peut-être certains en auraient-ils rêvé mais non. Et puis ce que je voulais dire aussi, c'est que vous savez quand on a une femme, on a l'habitude d'être tout le temps euh tout ce que vous faites ou que vous ne faites pas est commenter. Quand vous êtes en politique aussi, alors quand vous êtes une femme politique, c'est peut-être pour ça qu'il y en a si peu. C'est mot compte double et donc tout le monde a un avis sur ce que vous devriez faire, pas faire. Et donc si j'étais resté chez moi cloîré, on aurait dit que c'était très mauvais pour la santé psychique et physique, il fallait sortir ça ira un peu. Dès que je sors à l'occurrence, j'ai fait une marche
climat la semaine après la naissance mais que marche climat que j'aurais faite dans tous les cas candidate ou pas voilà et puis c'était avec plein de copains militants à race avec une sono très faible et une météo très clémente. Voilà et en fait ça fait du bien aussi des fois de sortir de chez soi. Je le conseille à toutes celles et ceux qui en ont la force et la forme. Donc voilà en fait ça n'ira jamais. Euh et donc moi ce que je conseille aux femmes qui viennent d'avoir un bébé, c'est vous faites comme vous pouvez, comme vous le voulez. Il y a pas d'injonction, il y a pas de pression. Je ne prétends être un modèle pour personne. Et pour ceux qui disent "Bah c'est dur d'être en campagne et avec un jeune bébé ou en campagne enceinte, oui, mais c'est dur d'être
enceinte avec un métier de nuit. C'est dur d'être avec un jeune bébé et profession libérale ou commerçante ou artisan ou agricultrice. Donc voilà, c'est ce que je vis en ce moment, plein de femmes le vivent et moi je veux me battre et profiter pour politiser ces sujets du alors ce que j'allais dire. On va en reparler tout à l'heure parce que plein de sujets politiques autour. Il y a plein de sujets politiques autour. On comme il y a pas beaucoup de femmes en politique, on en parle jamais. Mais je voulais d'abord prendre vos nouvell justement pour démarrer cette cette interview. Alors vous du coup les femmes qui voulaient entendre parler du postpartum, rendez-vous dans 30 minutes. Bon ben voilà, on en parlera, [rires] on en parlera tout à l'heure mais vous le
disez, certains peut-être voulu que vous disparaissiez entre guillemets pendant 5 ou 6 mois pour vous occuper de l'enfant. Non, vous êtes déjà de retour en un mois après ce qui n'empêche pas de m'occuper d'un enfant qui est dans la loge de l' Ça vous donne de l'énergie justement pour votre campagne. Mais vous savez, moi je viens de passer un mois à hauteur d'enfant avec une vie et des réveils et des éveils qui tournent autour d'un enfant et encore plus que d'habitude euh parce que c'est ce qu'on fait aussi en tant qu'écologiste, hein. Vous vous dites comment on prend soin des enfants des générations futures, quelle sera leur vie dans 10, dans 20, devant 30 ans ? Et quand j'allumais la télé, ça m'est arrivé quelque fois et que je voyais comment le gouvernement traitait ses
enfants, je voyais un petit décalage, vous voyez ? Et donc l'actualité vous rattrape forcément tout le temps, pas juste en tant que politique, mais en tant que citoyenné. J'ai eu un peu honte de comment la France traitait ses enfants ces dernières semaines. On va en parler tout de suite. Marine Tondelier, 200 lycées encore bloqués aujourd'hui. On va regarder ces images de blocus aujourd'hui. 200 lycées, je le disais, avec un gouvernement qui insiste pour dire que les chiffres baissent de jour en jour. Est-ce que vous avez le sentiment que c'est la fin de ce mouvement ? J'ai croisé quelqu'un hier qui m'a dit "Ben, vous voyez, c'est terminé." Avec un petit sourire, ça m'a un peu énervé parce que vous voyez bien, c'est toujours pareil dans des mobilisations,
il y a des grandes dates. Il y aura une grosse mobilisation samedi, vous le verrez, 17 octobre. Il y aura aussi une très grosse mobilisation le 5 novembre avec toute l'intersyndicale organisée. Vous y serez le 17 évidemment. Euh, évidemment. Et entre-temps, il y a des euh journées de mobilisation un peu plus intersticielle pour que le mouvement tienne. C'est évident. Évidemment que pendant les vacances de la Toussin, les mobilisations dans les lycées vont pas être les mêmes. D'ailleurs, le gouvernement fait se paris quand Sébastien Lecnu dit "Je fais une allocution à 18h." Moi, du coup, je m'organise pour être là au lieu de dormir à 18h en disant "Le premier ministre parle quand même, il va annoncer des choses." Bon, qu'est-ce qu'il annonce ? Qu'il annoncera
peut-être des choses fin octobre. Ça valait la peine de prendre la parole et de de faire en sorte que tout le monde, vous journalistes, nous politiques, on s'organise pour l'écouter. Le lendemain, son ministre apporte quelques précision. gagne du temps. Je suis dit il gagne du temps. Il sait qu'il y a une mobilisation demain qui sera un peu moindre que la précédente parce que la précédente c'était le gros weekend avec plein de gens dans la rue. Bon finalement il y avait beaucoup de monde quand même le mardi dans la rue. Donc il dépêche au ministre de l'éducation pour annoncer des choses auxquelles on n pas tout compris. Si on a compris qu'il y avait 3000 profs qui attendaient qui ne l'affectaient pas et tout d'un coup en 24 heur ils savaient le faire. Donc on s'est demandé pourquoi
il savaient pas le faire avant. Moi je suis comme plein de français. Je me suis posé beaucoup de questions à chaque intervention. Donc voilà, il temporise euh il temporise sur un truc qu'ils ont pas forcément vu venir dans une situation qui les met en difficulté parce que moi ça m'est arrivé et vous avez couvert ces événements de mobiliser contre une réforme enant vous retirez cette réforme et donc bah soit il la retire et c'est fini soit il la retire pas et ça continue. On parle de parcours sup en en l'espèce. Non, non, mais moi je parle des mobilisations en règle générale voà sur les retraites, sur d'autres réformes de l'éducation nationale. Moi les pommes à l'époque sur la loi LRU euh et et en fait euh voilà, là c'est pour toute leur œuvre finalement ces mobilisations.
Oui, mais justement vous présidente Marine Tandonier, comment on en sort ? Qu'est-ce que vous mettez sur la table pour dire aux étudiants ? Bah écoutez, c'est terminé et aux lycéens OK, je vous ai entendu, c'est terminé, on rentre à la maison. Bah c'est paradoxal comme question parce que moi présidente, on serait pas arrivé à mon avis à cette situation là. vous l'avez vu venir cette ce mouvement, vous sentiez que chez les lycéens il pouv on sent une exaspération dans tout le pays. Et moi ce que je pense depuis longtemps, c'est que il suffira comme dirait Johnny d'une étincelle et que en fait ça va partir sur un sujet et qu'il y aura une convergence des luttes immédiate parce que beaucoup de gens n'ont ral dans ce pays se sont sentis méprisés. C'est pas qu'un sentiment subjectif.
Bah je pense que Sébastien le cornu il a préparé dans son intervention quand il fait une allocution pour parler des lycéens et qu'en fait il parle du carburant puis des agriculteurs, c'est qu'il voit bien que il est obligé en fait de d'éteindre plusieurs feux en même temps et des personnes qui ont une raison objective encore une fois en fin de en fin de deux quinquena macronistes de se sentir méprisé, il y en a énormément. Donc je pense que là, je vous ai cité les agriculteurs euh les gens qui dépendent du carburant et les lycéens, mais je peux ajouter euh les retraités, je peux ajouter euh les écologistes, je peux ajouter les féministes, je peux ajouter les fonctionnaires, les journalistes aussi. J'ai fait des manifestations les journalistes qui étaient menacés par
l'intelligence artificielle. Ça affaire beaucoup de monde dans la rue. Je vous posais la question sur les sur les lycéens. Alors vous nous dites moi président, tu aurais pas eu ce mouvement. Euh OK Certes, mais si vous arrivez demain à l'Élysée, il peut y avoir un mouvement pour tout ce qui s'est passé avant éventuellement. Qu'est-ce que Qu'est-ce que vous dites au lycé des lycéens ? Ils ont 10 revendications, ça coûte 10 milliards. C'est ce qu'ils vous disent. Est-ce que vous dites "Bah moi, président, je les mets sur la table, les 10 milliards, il faut les mettre". Déjà, moi j'avais sorti juste à la rentrée des classes, donc début septembre, mon programme pour l'éducation et l'ensemble de leur revendication étaiit traité par nos solutions des des classes moins chargées
parce qu'on a les classes la plus chargée d'Europe, plus de professeurs enfin des professeurs mieux rémunérés parce qu'ils sont parmi les moins bien rémunérés d'Europe. la fin de parcours sub, c'était dans notre programme et puis même j'étais à lance, j'ai fait la marche à lance l'avant-hier et il y a quelqu'un qui m'a dit "Mais moi je suis à et du coup on parle plus de nous parce que là on est sur les lycées et les AESH c'est dans les classes plutôt primaires et et je lui disais bah nous on a écrit on a écrit nous en septembre que bah vous devriez être classé catégorie B être payé comme les professeurs c'estàd pas à l'heure mais comme vous dites les 10 milliards il faut les mettre sur la table ? Bah enfin après moi j'ai pas regardé dans le chiffrage dans le détail le
chiffrage des lycéens mais ces mesures oui elles coûtent de l'argent mais c'est investir pour notre avenir. Et aujourd'hui quand on met l'éducation nationale ça coûte aujourd'hui très cher et quand on met autant de gens en échec en payant en tour d'argent si un truc qui vaut pas qui va pas. Donc peut-être que ça mérite de mettre un peu plus d'argent pour que ça soit vraiment efficace. Par ailleurs. L'argent il vient pas que du budget de l'éducation. Moi je le dis j'avais présenté cet été un programme notamment pour enfin vous savez c'est ce qu'on appelle la grande transmission. C'est 9000 milliards d'euros qui vont changer de génération avec l'héritage. Comment on taxe les héritages le plus élevés ? Donc c'estage de plus de 4 millions d'euros. On on déploie 10 à 15 milliards d'euros par an
en faisant ça. Et j'en avais affecté deux par exemple sur le fond vert pour la rénovation du bâtis scolaire par an. Donc ça déjà ces 2 milliards moi dans mon budget ils y étaient à cet endroit-là. pas sur le budget de l'éducation nationale mais sur le budget du fond vert. J'étais en tant que consigur général des Haut-Fance interpellé l'hiver dernier par des étudiants à Amien ou à Lille qui avait 10°grés dans leur salle de classe qui faisaient classe en bonnet et en mouffle. Enfin, je suis désolé, j'ai honte. Et c'est des sujets qu'on a pas attendu cette semaine un sujet un sujet qui revient régulièrement même s'il est pas en tête de la pile des 10 des 10 revendications, c'est parcours sup. Parquoi vous le remplacez ? Bah en fait avant parcours sup, ça marchait.
Bah pas très bien pour dire la vérité. Ça n'a jamais vraiment bien marché. Là, en fait, ce qui est choquant dans Parcours Sup, c'est de dire qu'en fait, c'est un algorithme qui va décider de votre avenir. Moi, je pense qu'on vit et je le je le dis sur l'éducation mais sur plein de domaines, un grand moment de perte de contrôle. Chacun, chaque français a le sentiment de perte de contrôle, y compris sur votre orientation. On a vu plein de cas de quelqu'un qui mettait une recette de gâteau au chocolat qui était accepté des enfin en fait j'en parlais avec des lycéens là à Lille et il me disaient ben en fait on a compris avec cet exemple qu'il fallait mieux être une recette de gâteau au chocolat que une personne racisée des quartiers populaires. On a peut-être plus de chance d'être avec une
recette de gâteau au chocolat et d'être pris qu'avec une vraie lettre de Vous êtes d'accord pour qu'il y a de la une sélection quand même non ? Il y a des filières par que là c'est un peu la sélection par l'échec. Historiquement, il y avait les filières qui ont toujours été sélectives, les prépas, les grandes écoles et cetera. Et à la fac, c'était pas sélectif. Tout le monde pouvait s'inscrire. Et donc à partir du moment où on dit bah non, tout le monde ne pourra pas aller à la fac et bien du coup vous devez sélectionner et comme on n pas le temps de sélectionner les dossiers de faire des entretiens des euros et cetera comme dans les filières très sélectives au moins c'est objectif il y a des critères c'est juste c'est pas juste certains pour certains c'est
plus facile que pour d'autres quand même. Bon là maintenant c'est un algorithme très obscur avec une pression absolue mise sur les lycéens mis sur leurs parents toute l'année et avant c un tirage avant c'était un tirage au sort h pour les fac enfin moi à mon époque on pouvait s'inscrire point oui mais plus si vous dormiez devant la fac plus avant l'instauration de parcours sup oui c'est ça mais c'est pour ça que qu'en fait moi je je propose de revenir à comme c'était à l'époque. Voilà et je pense que c'est c'était c'était beaucoup plus juste. Après les en fait les gens ils ont le droit d'essayer de quel titre on explique à des jeunes tu as eu le bac et ben ça s'arrête là pour toi quand je vois le nombre de jeunes qui sont encore là en attente d'affectation ou à qui
tout d'un coup on dit du jour au lendemain toi tu vas dans telle ville dans tel facil avec leur sac à dos enf c'est n'importe quoi. On met pas assez d'argent sur l'éducation c'est ça ? Oui. Et puis on veut on veut sélectionner en fait, on barre, on met un mur, on bouche l'horizon certaines personnes qui sont quand même à peu près toujours les mêmes. Et donc il y a ceux pour qui on s'inquiète pas qui iront toujours bien. Modeste. Oui. Parce qu'en fait euh c'est un système de reproduction sociale beaucoup. Alors il y a toujours des contreexemples qui permettent de dire "Mais si regardez lui il avait des parents ouvriers, il a réussi une très belle, il a eu l'ENAT, il est sorti dans les premiers." Ça arrive de temps en temps mais c'est quand même pas la majorité des cas. Et puis il faut pas
que ces cas-là ils fassent encore plus peser sur les épaules des gens qui échouent le fait que c'est de leur faute. Est-ce que vous diriez que l'école est inégalitaire en France ? elle le devient et c'est dur parce que je sais que c'est pas euh c'est pas l'objectif la grande majorité du corps enseignant qui euh qui est pas là pour l'argent, qui est là pour l'amour de nos enfants, qui est là pour l'amour de la transmission, qui a pas les moyens de bien effectuer ses missions. Et euh et moi j'en vois plein des profs pas forcément colissé hein d'ailleurs dans dans les classes euh en dessous aussi qui qui donnent tellement d'amour, de temps à nos enfants, de patience qui qui leur apprennent plein de choses. Enfin, c'est ce sont des beaux métiers. Mais on a plein de sujets notamment le fait que
le il y a il y a de plus en plus de sélections aussi entre le public et le privé. Enfin ça c'est aussi un vrai sujet. l'argent que l'État et les collectivités, donc le public euh met pour financer l'école privée qui est aussi financée par les parents qui ont les moyens de financer l'école privée. Donc qui a la fin plus de moyens pour ces enfants et qui v les écoles publiques. Faut qu'il faut plus de mixité sociale aussi dans les écoles privées. Mais ça me paraît assez évident mais voyez, il y a un truc qui est là en en qui qui est à l'œuvre aujourd'hui qui fait que bah plus ce phénomène il existe, plus il y a de parents qui disent "Bah du coup, j'ai compris moi dans le quartier où j'habite, s'il va à l'école publique, il aura aucune chance quand il postulera pour telle école, pour tel
job." Euh le fait même d'avoir été dans le tel lycée sera un critère de discrimination. Donc bah comme j'ai les moyens, j'aurais pas fait ça normalement mais là du coup je suis obligé de le faire. Et donc ce phénomène, il va en s'amplifiant. Il faut qu'on arrête ça parce qu'on va se retrouver dans vraiment dans un système qui qui va enfermer des gens dans dans des mais juste une chose, on a les moyens aujourd'hui en France de dire aux étudiants et aux lycéens qui manifestent "Vous avez raison, on va créer 250000 places dans l'enseignement supérieur parce que c'est ça qui le réclame. Bah un ils ont moyens aujourd'hui. Non mais un ils ont objectivement raison. Enfin quand parce que là vous suitez cette demande là mais ils demandent aussi d'avoir du papier toilette
dans les toilettes. Je pense qu'on pourrait leur dire oui. Il demande d'avoir assez de table et de chaises dans leur salle de clash. Mais ça ça c'est ça c'est c'est l'évidence. C'est le basique. Bah c'est l'évidence. Mais excusez-moi, c'est pas fait. Quand ils demandent ça, on leur envoie des des tirs de LBD. Là où il y a là où il y a des bas, il y a pas débat sur le papier toilette. Là où il y a des bas, c'est est-ce qu'il faut créer des débat sur le papier toilette ? Mais en fait ça fait 10 ans que ce problème n'est pas résolu. Ça je sais bien mais il y a pas de débat. sujet où il y a débat. Pardon Marine Toné, personne ne va arriver sur ce plateau en disant "Non, je m'oppose à ce qu'on à ce qu'on donne des tables et des chaises à tous les élèves." Moi, je suis conseiller régional d'une
région où la dotation globale des lycéens des des lycées par la région a baissé de 1 % entre ce mandat et celui d'avant. Mais je suis pas sûr que j'av Bertrand, le président de votre région dise "Bah en fait, je vais arrêter de donner." C'est la conséquence très concrète de des des des budgets qui nous fait en répondant ça, vous répondez pas sur les 2500 places. Non, mais donc il y a comment on offre un avenir à nos enfants ? On est dans un moment où il y a l'intelligence artificielle qui fait que pour plein d'entre eux, ils arrivent même pas à se projeter mais nous ici hein. Donc c'est logique qu'ils y arrivent pas sur ce sera quoi le marché du travail dans 10 ans et nous on les oblige là maintenant très tôt dès les choix de spécialité en seconde et
cetera à faire des choix qui impacteront toute leur vie. Ça a toujours été le cas Marine Tourelier. Alors, je pense que le marché du travail là va évoluer bien plus vite que ce que vous et nous nous avons connu. Vous dites en fait que la pression mise dès la seconde en fait pour faire des choix de plus en plus tôt. Moi je fais partie des gens des gens qui en seconde ne savaient pas ce qu'ils allaient faire mais en première non plus. En terminale non plus. C'est pour ça que j'ai fait une prépa hippoca une belle en disant je vais continuer à faire toutes les matières et puis j'ai voulu faire science po parce que je voulais pas choisir une matière et continuer à travailler sur tout. Et je peux vous dire qu'en dernière année de sciencepo j'ai j'ai à un moment je me suis
destinée à être directrice d'hôpital et puis quand j'ai vu les euros, j'ai dit non mais c'est surtout pas ça qu'il faut que je fasse parce que je j'avais un idéal derrière ce métier qui était pas la réalité concrète et même en sortant sciences po je savais toujours pas ce que je voulais faire donc après j'ai j'ai travaillé dans la santé publique et cetera mais vous voyez c'est c'est on vit dans un monde où c'est difficile de savoir très jeune absolument ce qu'on veut faire et de se mettre dans une voie nous en faire bah il faut trouver une solution pour que tous celles et ceux qui ont envie d'étudier puissent le faire et dans de bonnes conditions. On a les chiffres ce soir Marine Ton Denier les derniers chiffres des interpellations. Je vous les donne dans
une seconde. Mais avant ça, j'ai deux images. On m arrêté à 6000 mais je crains de pire. Ah, on est beaucoup plus que qu'Assimil ce soir. Euh, avant ça, j'ai deux images à vous montrer. La première, c'était ce matin lycée à Chelle, on émarne tir de mortier d'artifice à l'intérieur du lycée.
Au nom de Dieu, sont trop fort. Sortez tous arrêtez de Vous entendez vous entendez la panique chez les élèves. J'ai une deuxième image à vous montrer au Sénat tout à l'heure. Écoutez ce que dit le Premier ministre. Ce que vous dit le Premier ministre. Il demande où est passé la gauche face à ces violences. [raclement de gorge] Où est la gauche qui défendait les enseignants et les proviseurs ? Où est la gauche ? même pas un mot pour condamner des tirs de mortiers sur des salles de classe. On voit bien aussi une classe politique qui est en train de courir après le mouvement pour essayer de le récupérer à des fins électorales. C'est le moment de la grande clarification, madame la présidente. Oui. Oui. Ce mouvement au début a été instrumentalisé par vos alliés de la
France insoumise dans le Val de Marne et il s'adresse en répondant à la patronne des sénateurs écologistes. Qu'est-ce que vous répondez ce soir ? Je dire officiellement à Sébastien Lecnui qui vous dit où est passé la gauche ? Mais alors premièrement, moi j'ai toujours condamné toute forme de violence contre des êtres humains, que ce soit contre des lycéens, contre des policiers, contre des professeurs, contre des proviseurs. On a toujours été extrêmement clair là-dessus. Donc je ne le laisserai pas sous-entendre l'inverse. J'aurais bien aimé entendre des mots d'empathie, de compassion de sa part quand des lycéens, quand des enfants ont été mutilés à vie dans cette mobilisation. Moi, j'ai beaucoup échangé avec des lycéens. Certains me disaient bah voilà la gauche s'occupe des lycéens
et la droite s'occupe des poubelles. On a l'impression qu'il y en a qui ont plus d'empathie quand une poubelle brûle que quand un gamin a la main arraché ou perd un œil ou c'est quel premier ministre ? Ben, j'espère pas mais j'ai entendu des propos extrêmement choquants sur les plateaux télé et lu des horreurs sur les réseaux sociaux. Et euh moi, j'ai beaucoup relu les mots très émouvants de François Surau qui explique à quel point euh beaucoup sont habitués en fait aux pertes de liberté comme si c'était normal. Et je rappelle que la force publique, elle est faite pour elle est pas faite pour protéger le pouvoir en place, elle est faite pour protéger les citoyens y compris y compris quand ils ont envie de contester le pouvoir en place qui est une liberté. Vous avez
raison, monsieur Tard. Et donc à un moment c'est ces questions là qu'on doit se poser. C'estàdire que moi quand je en train de dire "Ah bah il perd une main mais qu'est-ce qu'il avait fait et cetera, il y a rien qui justifie qu'un gamin de 15 ans perd une main à lance. Moi c'est là où j'ai été au lycée. J'étais extrêmement choquée de cette information et c'est ce qui a fait qu'à un moment je me suis dit je suis à 10 minutes de là, je vais pas rester chez moi cloîré. Évidemment que j'y suis allé vous êt manifester et ça je précise que sa famille a porté plainte et et apporté une précision aujourd'hui c'est qu'il avait perdu une main et que sa deuxième main avait été la juste marelier on va revenir dans quelques instants sur les violences et les accusations de violence politicière
juste sur cette image dans ce collège de tir de mortier encore une fois est-ce que pour vous qualifiez d'un moment d'un peu de bascule est-ce que j'entends que vous les condamnez mais encore une fois on est Bien sûr que c'est un échec. Non mais bien sûr que c'est un échec. Bien sûr que c'est terrifiant. Bien sûr que ça pose question à tous les politiques, à tous les journalistes que nous sommes, à tous les parents qui regardent ces images et qui ont peur pour les enfants. Qu'est-ce qui est devenue notre école ? Qu'est-ce qui est devenue notre école ? Ça, je je je n'ai aucun problème à Mais notre école est devenue quoi alors quand vous voyez ça ? Encore une fois qui n'est pas généralisé, ça ne se passe pas dans chaque établissement. Et quand les profs 149 personnels de le
l'éducation nationale pardon ont été blessés. 149 personnes, plus de 200 élèves. Oui. Plus et beaucoup de beaucoup de lycéens également. Mais vous voyez, enfin vous avez commencé par me dire ce mouvement, il a été instrumentalisé et compagnie. Enfin, moi j'ai rencontré ministre qui dit non mais ça a été dit aussi sur beaucoup de plateaux et cetera. Moi j'ai vous l'a pas dit ce soir. Je excusez-moi mais j'étais à Doué où je rencontre des des lycéens et alors je je dans la réunion, je vois très peu de gens qui sont engagés politiquement, très peu de gens qui sont syndiqués. On dit mais comment vous avez fait pour bloquer un lycée ? Moi au lycée, on m'aurait dit "Tu bloques ton lycée, je savais pas comment ça marchait." Et ben ils me disent "Bah, on a regardé dans le
chat GPD comment bloquer son lycée." En fait ce mouvement, il est parti, il a été très spontané et on est à une ère moderne où on peut sans avoir forcément tout structuré partout, avoir des mouvements comme ça où ça commence en B lieu et puis les jeunes regardent en disant "Bah moi je suis pas en banlieu mais je suis solidaire de ce qu'ils disent donc je vais faire pareil et puis de toute façon ça peut plus durer". Et donc ce mouvement il a été la spontanéité non plus les accusations mais ce qui a joué excusez-moi ce qui a joué beaucoup plus que la c'est les réseaux sociaux où on a une aire où ce qui se passe dans un lycée et le fait qu'il y a un blocage réussi qui rend fier et cetera peut être calqué à l'autre bout du pays parce qu'on voit ses images ou que quelqu'un qui perd sa
main à lance les lycéens à l'autre bout du pays vont être solidaires de ces fait comment comment vous expliquez quand même parce que je rejoins ce que disait Marie c'est c'est quand même c'est une scène incroyable dans un dans un établissement scol scolaire. Comment vous expliquez cette violence qui habite, je ne dis pas les jeunes, je dis certains jeunes et sans faire de lien d'ailleurs, il y a aussi cette affaire qui est qui malheureusement a eu lieu à à Auagne, pardon, dans le dans les bouches du Rô où j'ai vu beaucoup de politiques parler à tort et à travers non mais là bon, il y a on va dire on va en rester là, on va en rester là comme si c'était la France insoumise qui était liée puis la gauche et puis on en reste au fait que c'est un jeune qui arrive et qui sort un fusil et qui
tire sur des sur des gens qui se présentent devant lui, des adultes apparemment. Comment vous expliquez ça ? C'est des choses qu'on semblait pas pouvoir rencontrer il y a il y a quelques années et aujourd'hui on voit aussi à travers les manifestations, même si vous pouvez avoir votre opinion sur les sur l'attitude de la police quand même des violences qui sont assez assez vives de la part des des jeunes manifestants. Mais je peux je pense pas qu'en une phrase je vous explique tous ces phénomènes, mais on voit bien qu'il y a un rôle des réseaux sociaux. On voit bien qu'il y a un gros problème de santé mentale des jeunes aussi dans ce pays et moi je le dis enfin c'est ça fait ça fait des années qu'on explique le nombre de lits en santé mentale par rapport au person nombre de personnes qui en
auraient besoin et donc grosso modo en fait il y a une redistribution fiscale inversée selon le territoire où vous habitez. Bon, déjà il y a pas assez de lignes nulle part mais en plus vous payez tous les mêmes cotisations à la sécurité sociale, sauf que selon le département où vous habitez, vos enfants auront accès ou pas à des des lits d'hospitalisation en santé en psychiatrie pour pour enfants et ados et cetera ou pas. Donc ça c'est un autre sujet et on voit bien que euh derrière beaucoup de ces actes, il y a du masculinisme, il y a des des des théories d'extrême droite, parfois ça existe aussi. Enfin, c'est pas on a l'impression que c'est l'ultra gauche qui menace la France. C'est pas vrai. Les gens, ils entendent n'importe quoi à longueur de semaine sur les réseaux
sociaux, sur certaines chaînes de télé. Ça ça percole et ça donne des drames à la fin. Donc ça c'est un vrai sujet. Moi je pense vraiment qu'il y a un sujet de santé mentale, de réseaux sociaux et de de d'état du débat public en réalité. Et des parents aussi de responsabilité parentale aussi dans tout ça. Ouais. Mais après les parents faut les aider aussi à ça. Moi je je j'avais vraiment détesté les moments de leçons de morale de Gabriel Atan notamment sur si ça continue les parents défaillant plus d'allocation familial et cetera. C'était pas il était ministre de l'éducation à l'époque et il est devenu premier ministre juste après. Et je me rappelle il nous a reçu et je lui avais dit vous savez monsieur Atal vous êtes maintenant premier ministre et donc vous
représentez l'État vous avez à la charge tous les enfants de la Zu et c'est vous qui exercez leur autorité parentale. Vous êtes pas pour tu casse tu payes. Bah en fait je je trouve que dire que c'est la faute des parents, c'est un peu facile parce que élever des enfants dans certains territoires, c'est pas pareil qu'élever des enfants dans d'autres territoires, si vous voyez ce que je veux dire. Et selon vos moyens, vos revenus, c'est pas la même chose non plus. Donc ça c'est c'est très facile quand vous êtes bien né, vous avez fait les meilleures écoles, vous êtes à Matignon et vous dites les enfants, qu'est-ce que vous faites avec vos enfants ? Occupez-vous-en. Et je rappelais à monsieur Atal que voilà, il avait l'autor l'autorité parentale sur les enfants de la et que je trouvais pas
qu'il faisait de l'excellent travail. nous tous ceux qui l'avaient précédé par ailleurs. Euh moi j'avais beaucoup discuté avec Amine Kessassi, vous savez euh euh qui euh qui se bat contre le narcotrafic et qui l'a payé voilà très très lourdement dans sa vie familiale. La maman d'Amine Kessassie qui d'ailleurs appelle la police pour dire "Moi, mon fils, il est dealer, il est à tel endroit, allez le chercher." La police dit "Ben non, on peut pas faire ça." "Si si, vous allez chercher mon fils, moi je veux pas qu'il tombe là-dedans. Allez chercher, la police n'y va jamais. Vous savez comment ça se termine ?" Et bien Amine, typiquement si sa mère avait perdu les allocations familiales, Amine, il pourrait pas se procher dans un boulot d'avocat. sa sœur, elle aurait pas pu bosser dans la
main de l'air son 3è frère qui malheureusement est décédé entre-temps, lui aussi victime de narcotrafic, il aurait pas pu dire "Moi, je vais être gardien de la paix puisque c'est ça qui voulait faire comme métier parce que une fois que les allocations familiales elles sont supprimées pour peut-être un enfant de la fraterie qui dérape, ben ça ça punit toutes les frères et sœurs." Il faut qu'on avance Marine Tonier, je vous donne le chiffre de garde à vue. On est à 7950 garde à vue. 7950 garde à vue. Euh vous nous disiez tout à l'heure que vous croyez à la convergence des lutes, que vous serez Mais juste, je dis que les gilets jaunes Hm. sur 1 an, ça a été 10000. Donc là, je veux bien queil y ait des débordements dans certains endroits, mais qu'est-ce qui justifie qu'on mette
7000 jeunes en garde à vue ? Et moi, vous voyez, j'étais par exemple à Lille, on m'expliquait au lycée Bagioot qui est pareil pas forcément un lycée qui est habitué des blocages, des blocages, des luttes, qui est très politisé. C'est là que ça a commencé à Lille et d'ailleurs tous les autres ont dit "Ou là là, pourquoi Bagio c'est nous d'habitude ?" Donc ils ont rattrapé un peu les choses ensuite et [grognement] et à Bagiot, il y avait jamais eu d'arrestation et le jour où j'y étais le matin même, il y avait une arrestation, ils disent c'est la seule noire quasiment du blocage qui a été embarquée. Et donc il vraiment il s'interroge en disant ben c'est donc pour vous la police est racé la police est raciste. Ben je je vous fais part des de ces lycéens qui que si vous mettez si vous
le mettez sur la table ce soir, c'est ce que vous voulez dire. Je les reçois ce matin-là en disant alors quelles sont les nouvelles du front, comment ça se passe ? C'est quoi vos impressions ? Il disent mais on veut commencer par le truc. On est très choqué parce que ce matin sur le blocage on était tous ensemble. Il y avait pas un qui faisait plus moins et cetera et c'est la première fois qu'ils embarquaient quelqu'un depuis tous les blocages. Et ça s'est s'est retrouvé sur cette jeune fille. On sait pas comment vous décrire. Bon c'est la seule personne noire qui était sur le blocage. On est extrêmement choqué. Il y a une mobilisation soutien. Est-ce que vous pouvez venir ? Et cetera. Donc moi je je ne sais pas exactement ce qui s'est passé mais vous voyez la perception par
ces jeunes, elle compte. Là, j'en avais une autre à doué qui me dit "Je me fais plaquer au sol et euh lacrime dans les yeux pendant 15 secondes." C'est très long 15 secondes. Et et j'avais rien fait. Et quand je dis au policier mais "ais pourquoi vous me faites ça ?" Il me répond "Fallait pas être là." Bon, c'est quand même assez choquant. Et donc à la fin et les policiers vous expliquent ce soir, policier jin vous expliquent qu'il y a 900 blessés de leur côté et qu'ils ont été face à une violence qu'ils n'avaient aussi jamais vu. Mais il y a rien qui justifie d'être violent contre d'autres êtres humains. Point. Donc donc voilà. Mais vous voyez bien comment ça s'embrase. Et moi, j'ai aussi vu sur les réseaux sociaux d'autres exemples de de des gendarmes
qui qui avait sembl bonnes méthodes d'un policier qui demande à tous ses tous ses collègues d'enlever leur casque pour apaiser les tensions et ça se passe très bien. J'ai vu aussi des scènes où ça se passait très bien. Donc je je le dis, on forcément il y a une sorte de enfin il y a pas de violence. Mais moi les lycéens me disaient aussi, on a fait plein de blocages où ça s'est très bien passé, personne n'en a jamais parlé et les moments où on en parle, c'est parce qu'il y a une demi-poubelle qui brûle comme si c'était ça qu'on voulait donner à voir aux gens. Et ils disent en fait quand il y a rien qui brûle et que tout se passe bien, on parle pas de nous et pas de nos revendications. Donc ils ont aussi péné de ça et je veux transmettre ce message. Vous disiez en début d'interview
convergence élude vous serez dans la rue samedi à l'appel de avec une porte carte touche pas à mes gosses parce que je pense que comme beaucoup de parents mais avec qui Marine Tondolier parce qu'on a du mal à comprendre. Alors, on voit que la CGT avec les lycéens et dans le coup, les lycéens, les organisations étudiantes sont là aussi. Et après, il y a l'espèce de débuleuse avec le mythe des gilets jaunes qui plane un peu. Est-ce que vous savez avec qui vous allez manifester ce qui veut bien ? Moi moi je ne suis pas c'est pas une boîte de nuit, on dit tu as des baskets, tu rentres pas et on trie à l'entrée de la manif. Ceux qui veulent être solidaires de ce mouvement-là, ceux qui estiment qu'ils sont méprisés pendant 10 ans et ça fait beaucoup de monde et qui veulent légitimement venir
dire "Écoutez, monsieur Macron, pour toute votre œuvre, je manifeste aujourd'hui, on en a ral, on veut des réponses." Bah mais c'est quoi les réponses que vous attendez ? Parce qu'attendez entre les agriculteurs, les fonctionnaires, les les lycéens, les étudiants, tout le monde n'attend pas la même chose. Mais mois d'une élection, mais c'est pour ça que je vous dis que ce mouvement il est particulier, c'est qu'il y a c'est pas une par exle pour les retraites, c'était b on veut que cette réforme aille pas au bout. C'était clair, il savit, ils savaient ce qu'ils avaient à faire, ils l'ont quand même pas fait hein. Je Oui, oui. J'entends bien. Mais alors là, c'est encore plus compliqué. Bah ouais, c'est pour toutes leur œuvre. Donc c'est une manifestation anti
Emmanuel Macron. Ben c'est 10 ans, c'est les résultats de 10 ans de mépris et je pense que la première demande c'est du respect, c'est de la justice sociale. C'est que ce soit juste en fait comprendre avec des consignes qui doivent être passé par vous responsable politique. Vous n'êtes pas la seule à dire que vous serez dans la rue Saint d'appel un peu à l'apaisement et que ça ne vire pas. Mais vous savez, les écologistes ont été à l'initiative du mouvement d'Aron daron parce que moi j'ai entendu notamment à l'ance he plein de parents qui disent moi je vous le dis madame Tourelier, je dis à mes parents à mes enfants vous ne sortez plus. Ils avaient peur pour leur enfant très légitimement après ce qui s'était passé au lycée Bal avec cette main arrachée. Et moi je leur disais bah
je comprends mais ce que vous pouvez faire aussi c'est dire moi je vais manifester avec mes enfants et cette manifestation et la lue c'est elle a eu lieu c'était il y a de jours et il y avait des parents d'élèves, des profs il y avait même des deux mamis qui m'ont dit "Nous, on est les mamis avec les lycéens, on nos petits enfants sont là-bas et les lycéens." Et ça s'est très bien passé parce que je je vous le dis, l'attitude des forme non plus. Donc il y a il y a un truc il y a un truc d'agressivité collective qui redescend. voulait installer un bras de fer, c'est ça ? Mais mais nous on était avec des casques blancs dans la rue à l'initiative du député écolo pour Amir Chai la fois dernière en première ligne et oui ça participe à faire baisser l'attention donc s'il faut recommencer on
recommencera. Mar il est tout frais de ce soir. Dernier sondage IFO fiduciel pour euh pardon pour Sud Radio. Absolument. Marine Le Pen toujours en tête entre 32 et 36 % ce soir selon les selon les scénarios. Je regardais vous êtes à 2 %. Bah il était temps je revienne en campagne dans ce z. Est-ce que vous irez vraiment jusqu'au bout Marine Tolier ? Non mais il était temps que je revienne en campagne. Voilà. Est-ce que vous irez jusqu'au bout ? Vous allez me poser cette question là tous les jours si vous voulez. Vous savez quel est notre calendrier, nos militants ainsi que moi-même. On fera un choix le je crois que c'est le 12 ou le 13 décembre. On a toujours dit parce que c'est un vote qui va être sur plusieurs jours. Donc vous aurez les résultats le 13 euh et il y aura quelques jours de
vote. Vous votre volé c'est mais vous savez ce qui compte c'est ni ma volonté ni le sondage. Non enfin moi je fonctionne pas comme ça. On peut être candidate contre sa volonté. Non mais je ne suis pas quelqu'un qui depuis qu'elle a 4 ans et demi rêve d'avoir des affiches à mon nom dans toute la France. C'est pas pour ça que je fais de la politique. Moi je fais de la politique pour changer la vie des gens et j'ai un peu honte de ce moment où vous savez on fait miroiter aux gens là on parlait de plein de revendication des lycéens et cetera. On est dans le moment où on reçoit les catalogues de Noël dans les boîtes aux lettres. Ça commence déjà. Moi je veux pas que nos programmes ce soient des catalogues de Noël où nos électeurs feuillettent en disant ça fait envie. Ils ont des
étoiles plein les yeux comme vos enfants peut-être devant les galeries la Fillette qui vont regarder les vitrines en disant peut-être que j'aurai ça peut-être que j'aurai ça puis à la fin ils auront peut-être rien du tout parce qu'on aura pas l'argent pour leur payer ou pas les bonnes personnes à les liser. Et donc moi je ne je ne veux pas qu'on fasse mir roelle aux électeurs que tout ça c'est possible qu'on va changer leur vie alors qu'on ne s'organise pas pour pouvoir gagner. Moi ce qui m'intéresse, il y a une seule chose qui m'intéresse, c'est le chemin de victoire pour notre camp politique. Donc notre mouvement, il a trois objectifs. La place de l'écologie dans cette campagne et à l'arrivée. Le le la victoire possible de notre camp et que l'extrême droite ne
prenne pas le pouvoir en France. Oui, mais votre votre camp c'est quoi ? Mon camp, c'est la gauche et les écologistes. Oui, mais il y a il y a trois il y a trois il y a trois gauches, je dirais. Donc, j'ai bien compris. Il y a une partie de la gauche qui a décidé de tuer l'autre moitié de la gauche et qui somme les écologistes de les aider à appuyer sur la détente et ça vaut pour les deux parties. Et moi, c'est pas mon but dans la vie. Je suis pas là pour aider un tel à être roi du cimetière contre l'autre ou vice-versa. Ça ne m'intéresse pas. Et vous savez que l'essus de cela mais j'ai bien compris que c'est ce qu'on a demandé. Donc moi, évidemment que c'est la chronique d'une défaite annoncée, ça fait 2 ans que je l'explique. C'est pour ça qu'on voulait
faire une primaire très très large. Alors certains nous ont dit "Ah non, c'est une petite primaire, on veut pas y participer." Donc ils ont fait une encore plus petite primaire comme ça c'est plus facile de la gagner. Puis après, ils disent "Bah les écologies, c'est bon, on a terminé notre primaire, vous pouvez venir." Ça marche pas comme ça. C'est pas aussi simple la vie. Vous arrivez à prononcer le nom de Raphael Guxman ou pas ? Mais mon but est pas parce que si je prononce celui-là, faut que j'en prononce un autre et puis faut que je les prononce tous et je sais comment va se transformer le débat. Moi je suis venu vous dire sa comment on va transformer le débat c'estàd comment vous il va se transformer bah c'est voilà c'est les écologistes vous devez appuyer vous devez aider l'un
ou l'autre à appuyer sur la décente et donc vous choisissez quoi moi ce qui mon critère de choix c'est qui peut gagner la présidentielle à gauche et aujourd'hui personne n'est capable de l'emporter seul alors vous pouvez dire que moi j'en suis pas capable mais les autres non plus seul ça marchera pas donc ma question c'est est-ce qu'on est capable de se dépasser tous de se transcender pour pour quelque chose qui nous dépasse Mais vous savez qu'aujourd'hui c'est pas le cas. On n pas capable. C'est exactement pour ça que je vais continuer à me battre. Je mène une double campagne pour l'écologie et pour l'Union. C'est les tracks qu'on distribue en ce moment en France pour l'écologie et pour l'Union. Donc nous avons au mois d'août écrit à tous nos partenaires dont Raphaël Luxman, dont
Lor ah je mais du coup je dois tous les dire dont Jean-Luc Mélenchon dit parce que vous l'avez vous l'avez pas cité dans votre communiqué de dimanche soir quand il a gagné la la primaire. Vous l'avez même pas félicité. Donc je je voulais savoir suet. Je félicite tous les candidats. Je suis très contente qu'on soit plein mais maintenant il va falloir qu'on se parle. C'est celui qui faisait le choix du repli. Voilà comment vous vous avez madame on avait préparé pendant un an une primaire et son critère pour y participer c'était que je ne puisse pas y participer ainsi que François Rufin. Donc oui, j'appelle ça du repli. Après moi je veux pas passer la campagne à faire ni le jeu des différences entre les candidats ni à passer mon temps à être commentatrice sportif à mettre des bas
l'un à l'autre et cetera. Mais il y a une forme de main tendue ça part après. Oui, après oui, on donc moi je leur ai tendu la main mi-août. J'ai créé un courrier à tout le monde et donc j'ai pas cité les régionalistes breton que je vais citer aussi ainsi que Nouvelle donne comme ça j'aurais cité tout le monde. Je leur ai tous écrit pour leur dire parlons-nous et moi ce qui m'intéresse c'est qu'on écrive ce chemin de victoire. Donc on va rencontrer tout le monde avec quatre sujets. Nos programmes respectifs, ce qui converge ou pas et comment on fait que ce qui ne converge pas encore converge. L'accord de gouvernement qui pourrait voilà nous faire travailler ensemble, l'accord législatif évidemment parce que être d'accord sur ce qu'on va faire mais pas sur comment on a une
majorité sur le faire pour le faire ça marche pas. Et d'ailleurs c'est mon sujet avec Raphaël Luxman c'est que vous additionnez le le sondage actuel de Rflex Gusman et celui des écologistes. Ça fait pas 50 %. Ça fait même pas de tour etid et donc s'il dit que jamais de sa vie il travaillera avec un seul insoumis en France, ça veut dire qu'il va travailler avec celles et ceux qui ont méprisé l'écologie et dans les gouvernements successifs d'Hollande et dans les gouvernements successifs de tour c'est pour ça que je vous dis quand je vais rencontrer les gens on va discuter des programmes, on va discuter de l'accord de gouvernement des législatives et voilà et aussi du dispositif de campagne. Moi ce qui m'intéresse quand j'aurais discuté tout ça, c'est quel
chemin de victoire ? C'estd que si c'est pour aller avec quelqu'un qui où ensemble il y a aucune perspective de victoire, bah en fait pourquoi on fait ça ? Ce qui m'intéresse c'est de trouver et il est m ce chin de victoire parce que vous avez raison de dire il y a la chronique d'une défaite annoncée et là on voit les images dans la rue, il y en a qui me disent "Ah ça y est la mobilisation part, c'est sûr on va gagner." Mais vous dites la gauche mais donc c'est pas parce qu'il y a une mobilisation en ce moment que ça après 68 c'est le général de Gaul d'ailleurs qui a gagné qui gagne mais mais l'ordre juste a perdu la primaire socialiste quand vous dites nous quand vous dites nous mais vous êtes extrêmement divisé à l'intérieur de votre camp écologiste bah en fait on réfléchit donc en fait
les ver ça a jamais été une caserne c'est pas non plus un libre service où chacun Mais c'est pas une caserne. Et moi je suis d'être à la tête d'un mouvement où les gens ils ont droit de réfléchir, ils ont droit de se poser des questions extrêmement légitime que se pose à peu près tout électeur de gauche et écologiste en ce moment. C'est-à-dire comment on fait ? Et ils ont bien compris. Alors, il y en a qui sont en plis de certitude, faut absolument faire c ou absolument faire ça, on a compris. Mais la majorité des militants écolos, ils observent, ils se font un avis, ils sont très fier de la démarche qu'on a lancé de discuter avec tout le monde parce qu'ils voi bien que éidment c'est pas facile. Ce qui est humain en politique, c'est de dire "Bah moi, je
vais jusqu'au bout, je m'en fous, c'est moi tout seul et moi absolument." Chacun dans son couloir de natation et on dit du mal des autres. Nous on dit on est ni socialiste, ni insoumis, ni communiste, on est écologiste, mais on peut pas se résoudre avoir un autre camponcer dans le mur pour la troisème fois et pas être du tout au deuxème tour. Donc encore une fois, on est là pour discuter avec chacun de quel chemin de victoire est possible. Et vous avez appelé juste Raphaël Gluxman ? Est-ce que vous l'avez appelé ? Est-ce qu'il vous a appelé ? Mais là, j'ai j'ai appelé personne. J'ai même pas réinstallé WhatsApp. J'ai voilà [rires] donc je on revient au début de l'interview. Vous voulez savoir quand je vais installer WhatsApp pour appeler Raphael ? Mais on rencontrera tout le monde
vraiment. Enfin, ça je vous dis, c'est l'engagement que j'ai pris. Mais après euh si c'est pour euh euh écrire une histoire qui va nulle part, ça sert à rien. Une petite question si vous pourriez aller jusqu'au bout, c'est tout. Bah c'est les militants qui décideront. Mais oui, c'est posé la question tout à l'heure deux fois, mais j'ai pas eu de réponse. Mais si si si si, tout est tout est sur la table, mon travail et que toutes les options soient possibles et on décidera ensemble en décembre et on prendra la bonne décision parce qu'on la prendra ensemble. On lisait tout à l'heure, c'est votre première interview depuis la naissance de votre deuxème enfant, naissance le 18 septembre dernier. Vous nous avez raconté les injonctions contradictoires fait aux femmes qui
viennent qui viennent d'accoucher et vous nous avez dit aussi il y a des sujets qui sont pourtant très politiques dont on ne parle jamais. Par exemple le postpartum, la dépression postpartome. Une femme sur trois. J'ai commencé cette interview en vous demandant tout à l'heure comment vous alliez. Euh pour vous, il faut aussi que ces sujets-là dont on ne parle jamais dans une présidentielle s'invitent dans la ou plus que s'invite déboule dans la campagne. Alors je suis la seule femme chef de parti dans ce pays et on est deux femmes être candidates à la présidentielle euh et l'autre c'est Marine Le Pen et j'ai bien compris que les droits des femmes c'étaient pas sa première lutte dans la vie. Et c'est sûrement pour ces raisons aussi que les sujets euh féministes ou les sujets de
la vie quotidienne des femmes sont pas beaucoup portés en politique. J'ai euh quand j'ai dû annoncer ma grossesse, j'ai j'ai expliqué mon parcours pour que les gens comprennent pourquoi du coup je faisais un bébé en ple de la présidentielle qui était un bébé miracle mais aussi un bébé surprise après 3 ans de parcours infertilité. Bon c'est un couple sur 5 qui concerné. L'endométriose c'est une femme sur 10. Une femme sur trois vivra une fausse couche. Une interruption spontanée de grossesse parce que on dit fausse couche mais ça n'a rien de faux hein. C'est très c'est très vrai quand ça vous arrive. Et moi ça m'est arrivé, j'ai décidé d'en parler pour dire à toutes les femmes à qui ça arrive vous n'êtes pas seul. Et euh une femme sur trois, vous le dites, 2 mois après son
accouchement est en euh est en souffrance psychique dû euh à son accouchement et au postpartome. Et en fait, on est entouré de d'amour, de soin, d'attention pendant sa grossesse et une fois que le bébé né, c'est terminé, euh y compris, on a des très bons suivis de grossesse en France tous les mois, des rendez-vous, prise en charge à 100 % et tout d'un coup, vous vous retrouvez livré à vous-même avec ce bébé. Bon, moi c'est le 2uxè donc il y a il y a des choses qu'on maîtrise peut-être un peu mieux mais c'est violent quoi. Il y a des femmes tout seul seul. Mais qu'est-ce que vous sous-entendez par la il y a on sait que quand vous avez un vous choisissez d'allaitter après un accouchement, vous avez un congé allaitement qui peut finalement allonger votre congé
maternité avant de reprendre votre travail. Ça c'est ma demande, c'est pas le cas. Oui, mais est-ce que vous pourriez par exemple demander ou inscrire dans votre programme un congé, je sais pas comment vous l'appelleriez, mais qui permettrait àement ou postpartom qui permett d'intégrer dans votre congé une éventuelle oui dépression d'après-naissance. Bah moi je je le dis déjà l'allaitement chaque femme fait ce qu'elle veut parce queon connaît aussi vous allaitez ça va pas vous don ça va pas enfin vous avez toujours des des critiques sur tout l'OMS dit si vous allaitez la la durée conseillée c'est 6 mois h donc l'allaitement le début c'est très dur les nuits le jour aussi la mise en place vous avez toujours l'impression de pas bien enfin c'est vraiment difficile
les trois premières semaines et puis une fois que ça se met en place en fait vous devez reprendre le travail et on vous dit c'est bien d'allêter 6 mois là on vous donne un tirlet on vous dit il y a une salle de pause là-bas en fait C'est c'est quand même très compliqué. Moi je pense que pour mon premier, comme pour plein de femmes, ça s'arrête mécaniquement parce que votre bébé finit par vous pousser en disant "Non, non, merci, je on préfère le bibon, c'est plus simple." Et donc c'est voilà, c'est hyper dur. Donc pour les femmes qui veulent continuer d'alliter, on doit pouvoir trouver des solutions. Il y a des pays où il y a des des congés d'allaitement par exemple. En France, ce qu'on vous dit c'est bah votre médecin peut vous mettre en congé pathologie et
cetera. Et sur le postpartom, c'est très bien de se retrouver tout seul avec un bébé qu'on peut pas poser. Il y a des bébés qui supportent pas d'être posés, d'être seul et il y a des femmes qui arrivent plus à enfin même se doucher avant midi, des fois ça relève de l'exploit. Et donc voilà, c'est par exemple le portage de repas à domicile, on le fait pour des personnes âgées, pour plein de gens. Pourquoi on le fait pas pour les femmes enceintes qui qui ont pas d'aide autour d'elles et qui y arrivent pas ? Euh pourquoi on prend pas plus soin de la santé mentale des femmes ? Et pourquoi on fait pas un vrai service public, voilà, d'aide à domicile des femmes, y compris pour les nuits par exemple, parce que il y a des drames aussi qui arrivent parce que des femmes
ne s'en sorttaient pas et et sombr quoi et sombr et donc je vous le dis, vous n'êtes pas seul. Voilà. Euh et on va penser à vous et parler de vous dans cette campagne, des femmes et de toutes les femmes. Des femmes qui sont malades, qui ont des maladies sur lesquelles il y a moins de recherche que c'est des maladies féminines, des femmes qui ont des ménopauses précoces, des pubertés précoces. On va parler de tout ça dans cette campagne et je vais pas lâcher l'affaire. Merci beaucoup Marine Tondé d'avoir été avec nous ce soir pour votre première interview de retour. Donc je sais pas comment j' en arrivant mais je vais mieux et dans cette campagne et ben voilà merci à vous un [rires] peu les plateaux quand même. Je vais aller faire une nuit. Il y a une
équipe de nuit, vous savez, dans ce pays qui toutes les nuits se lève toutes les heures pour nourrir un enfant en pensant aux autres parents. Et bien, je penserai à vous cette nuit, vous qui vous lèverez aussi. [rires]
Marine Tondelier