Si le nouveau Gouvernement ne parvient pas à présenter un budget, il y aurait une crise politique.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Le Premier ministre a choisi d'engager sa responsabilité le 8 septembre, reconnaissant ensemble qu'aujourd'hui l'arithmatique n'est pas de son côté. Et que le plus probable, qui n'est pas certain, mais le plus probable, c'est que ce vote ne soit pas acquis. Il le reconnaît lui-même. Si tel n'était pas le cas, si le vote n'est pas acquis, il reviendra au président de la République de nommer un nouveau Premier ministre. Je ne sais pas qui il a en tête, s'il a quelqu'un en tête, je ne sais pas s'il le fera vite ou lentement, je ne sais pas s'il ira le chercher dans la classe politique ou dans les compétences techniques qui pourraient être mobilisées, je ne sais rien de tout cela.
Mais je sais que si ce nouveau gouvernement ne parvenait pas à présenter un budget qui soit susceptible d'être adopté par le Parlement, alors la crise politique qui en résulterait risque de conduire de façon inéluctable à une nouvelle dissolution. Car après tout, la dissolution, c'est un instrument à la disposition du président de la République pour régler une crise au Parlement. S'il y a crise au Parlement, alors je crains. Et je ne dis pas de toute gaieté de cœur, je ne souhaite pas que cela arrive. Mais je crains que cela soit inéluctable. C'est pour ça que je l'ai vu, car j'ai décidé de dire les choses même quand elles ne sont pas très agréables.
Édouard Philippe