"Je sais que la vérité vous fait du mal, amis fascistes" déclare Aymeric Caron
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 80 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Je sais que la vérité vous fait du mal. ? Amis fascistes. Non, ennemis fascistes. »
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« Le fascisme, ça commence avec les fous, ça se réalise grâce aux et ça se continue avec les cons. »
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« Ça fait 3 ans que je suis rapporteur pour avis sur le budget de l'audiovisuel public et c'est de pire en pire »
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« la télé et la radio publique française sont dangereusement menacées »
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« la Macronie l'a rabougri, amoindri, affaibli pour plus grand bonheur du Rassemblement National qui ne rêve que d'une chose, privatiser l'audiovisuel public »
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« On constate un déséquilibre inacceptable dans la présentation des points de vue et des paroles politiques »
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« des nominations politiques à des postes clés »
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« Vous défendez le Rassemblement National ? »
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« l'ensemble des journalistes, l'ensemble des Français attachés à la culture, attachés à l'indépendance des médias, attachés à l'indépendance des journalistes, attachés au service public audiovisuel, écouteront la manière dont vous venez de parler »
Temps de parole
- ?100 %
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Je sais que la vérité vous fait du mal. ? Amis fascistes. Non, ennemis fascistes. Le fascisme, ça commence avec les fous, ça se réalise grâce aux et ça se continue avec les cons. Je sais pas dans quelle catégorie vous appartenez, Monsieur Caron, mais ce qui est certain, c'est que la charge que vous avez portée contre l'audiovisuel public est inique, odieuse et scandaleuse. Si comme moi, comme l'ensemble de mon groupe, vous êtes attachés à l'audiovisuel public, à sa force, à son indépendance, à sa rigueur, à son rôle dans notre démocratie, et bien vous pouvez être sacrément inquiets. Ça fait 3 ans que je suis rapporteur pour avis sur le budget de l'audiovisuel public et c'est de pire en pire, au point qu'on peut dire sans exagérer que la télé et la radio publique française
sont dangereusement menacées. Parce que la Macronie l'a rabougri, amoindri, affaibli pour plus grand bonheur du Rassemblement National qui ne rêve que d'une chose, privatiser l'audiovisuel public. Sur France Télé, Radio France, on constate un déséquilibre inacceptable dans la présentation des points de vue et des paroles politiques. On observe des informations orientées, des nominations politiques à des postes clés. Bref, notre audiovisuel public n'est plus en noir et blanc et le numérique a remplacé les postes à transistors, mais pourtant il fait toujours penser à l'ORTF tant les liens avec le pouvoir sont encore puissants. Ça nous amène au fiasco de la dépublication de la carte blanche d'Adèle Haenel. Est-ce que vous pouvez me laisser parler, s'il vous plaît, ?
Je sais que la vérité vous fait du mal. ? Amis fascistes. Non, ennemis fascistes. Qu'est-ce qu'il y a, Monsieur ? Les ? Vous défendez le Rassemblement National ? Allez. Monsieur Caron, vous avez jugé bon de nous traiter de fascistes. Alors m'est revenue cette citation. Vous la connaissez sans doute, puisque vous êtes un homme de lettres. Le fascisme, ça commence avec les fous, ça se réalise grâce aux et ça se continue avec les cons. Je sais pas dans quelle catégorie vous appartenez, Monsieur Caron, mais ce qui est certain, c'est que la charge que vous avez portée contre l'audiovisuel les mots que vous avez tenus, la manière dont vous avez qualifié les dirigeants, les salariés de l'audiovisuel public est inique, odieuse et scandaleuse. Et j'espère que dans cette assemblée, vos
collègues de la gauche se déli- désolidariseront de vos propos car ils sont graves. On peut penser ce que l'on veut de l'audiovisuel public. Il y a des dysfonctionnements, il y a des manquements. J'ai présidé pendant quelques mois, vous l'avez rappelé, une commission d'enquête sur le sujet. Mais qu'un député, membre de la nation, ait de tels propos vis-à-vis de salariés, d'agents du service public audiovisuel, j'espère sincèrement, monsieur Caron, qu'à la veille de l'élection présidentielle, l'ensemble des journalistes, l'ensemble des Français attachés à la culture, attachés à l'indépendance des médias, attachés à l'indépendance des journalistes, attachés au service public audiovisuel, écouteront la manière dont vous venez de parler à l'instant comme rapporteur des
crédits de l'audiovisuel, de l'audiovisuel de l'audiovisuel public.
Aymeric Caron