Eliot Deval et vous - Grève des contrôleurs aériens : «Je ne céderai pas à leurs revendication
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Donc 8 septembre crise politique, 10 septembre mobilisation peut-être sociale. Et 18 septembre mobilisation syndicale. Le syndicat national des contrôleurs du trafic aérien a annoncé avant-hier, suite à une décision du comité national mardi 26 août, vouloir déposer un préavis de grève pour le 18 septembre.
Et les syndicats commencent à se mobiliser pour le 18 septembre. Ce qui voudrait dire que dans les transports, ça va peut être très compliqué et il y en a un qui est en colère, c'est le ministre des transports, Philippe Tabarot. Merci d'être en direct dans Elliot de Val et vous.
Bonjour à tous, bonjour à toute l'équipe. Bon, ce nouveau préavis de grève, parce qu'on a vécu déjà la problématique en en juillet dernier, je parle des contrôleurs aériens, c'est pas rien. On parle d'un demi million de passagers qui ont été impactés en plein été avec des pertes fortes pour les compagnies aériennes.
Bon, les Français qui nous écoutent, monsieur le ministre, se disent "Mais ralbol, ça recommence à la rentrée." Oui, c'est exactement ce que je me suis dit quand j'ai reçu la confirmation de la décision qui avait été prise par le Comité national du contrôle aérien le 26 août dernier de vouloir déposer un préavis de grève pour le pour le 18 septembre et cela même avant le mouvement national qui a été évoqué ensuite. Le préavis comme vous le savez, vous l'avez dit, intervient moins de 2 mois après les perturbations massives qu'on a connu le le 3 et 4 juillet qui avait conduit à la suppression de de 2000 vols, des difficultés pour de 500000 à 1 million de voyageurs, des centaines de millions d'euros de coûts supplémentaires pour les compagnies aériennes et bien sûr cela fait peser une nouvelle menace de blocage sur les Français avec des répercussions sur les sur les compagnies alors que on avait déjà eu l'occasion de le dire le 3 et 4 juillet dernier.
Euh les contrôleurs ces dernières années, pas de Monté mais de prédécesseur avait bénéficié d'avancée financière je dirais significatif. Les contrôleurs ont bénéficié en 23 d'une revalorisation annuelle salariale qui a été à la hauteur de l'inflation. En 2024, ils ont perçu globalement une augmentation moyenne de 7 %. preuve malgré ce qu'ils disent que le dialogue social fonctionne et existe euh et des hausses qui sont très éloignés et vous très souvent sur votre plateau, la réalité que que vive l'immense majorité des salariés dans notre pays.
Mais monsieur le ministre, que pouvez-vous faire ? Quelle est la solution ? Je pense que c'est de tenir bon, de dire que je ne céderai pas.
Mais céder à quoi monsieur le ministre ? tout simplement à leurs revendications qui sont certes des revendications salariales mais également des revendications sur les réformes et la modernisation du contrôle aérien que j'appelle de mes vœux et que je souhaite mettre en place dans le cadre de mes fonctions ministérielles. Alors, est-ce que la situation politique que nous traversons me donnera la possibilité de le temps de pouvoir le faire ?
Mais mais je souhaite mener cette réforme parce que je me refuse qu'une partie du contrôle aérien français soit considéré par certaines compagnies comme le moins performant d'Europe depuis plusieurs années. veut inscrire un plan de redressement sur ce contrôle aérien qui implique à la fois des efforts en matière de de productivité, une mise en place de la transparence sur le temps de travail parce que on l'avait déjà évoqué, les contrôleurs aériens s'organisent un petit peu par le système de clairance comme ils le souhaitent et on s'aperçoit notamment quand il y a des difficultés que le nombre de contrôleurs qui devaient être dans la tour ne correspond pas à la réalité des choses. Donc c'est pour ça que je souhaite très rapidement la mise en place d'une badgeuse qui est contestée par un certain nombre de contrôleurs mais que je souhaite mettre en place et aller jusqu'au bout de cette réforme parce qu'elle est indispensable pour le transport aérien.
Et permettez-moi un petit mot aussi pour vous dire que je je juge ce mouvement plus que malvenu. Alors, je reviendrai pas sur le contexte politique que vous avez abordé et on ne sait pas ce qui se passera à partir du 8 septembre prochain dans notre pays au niveau de la gouvernance politique, mais également au sein de la direction générale de l'aviation civile dont dépendent les contrôleurs aériens. l'ancien directeur a a souhaité euh quitter ses ses fonctions.
Il y a la nomination d'un nouveau directeur qui prendra ses fonction le 1er octobre et on a l'impression que cette grève al c'est peut-être qu'une impression hein, mais que c'est une grève de bienvenue ou une grève pour faire pression déjà sur le nouveau directeur pour qu'il renonce à la réforme. des procédés qui me sont complètement euh voilà inacceptables. Et c'est la raison pour laquelle je ne souhaite pas céder à ces revendications, même si je crains bien sûr des nuisances pour nos usagers et pour les utilisateurs du transport aérien comme bien sûr d'autres transports puisque cela vient en plus du mouvement qui est annoncé euh le 18 septembre prochain.
No.
Philippe Tabarot