Budget, immigration, divisions à gauche... Le "8h30 franceinfo" d'Aurélie Trouvé
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France Info. Bonjour Aurélie Trouvé. La commission des finances de l'Assemblée nationale a adopté hier soir une taxe sur les profits des grandes entreprises. Ça doit rapporter 15 milliards d'euros au budget. Alors rien n'est fait puisque les débats commencent lundi à l'Assemblée nationale. C'est la gauche qui porte cette taxe mais vos opposants, certains économistes le disent aussi, ça va faire fuir les entreprises. Est-ce qu'on peut se le permettre ?
D'abord je me réjouis de ce qui est en train de se passer en commission des finances mais aussi en commission des affaires économiques qui montrent qu'un autre budget est possible. C'est-à-dire que l'on peut tout à fait faire face à l'ardoise que nous laissent le président Macron et ses équipes qui est une ardoise extrêmement importante liée au fait qu'ils ont fait d'énormes cadeaux fiscaux aux plus riches et aux multinationales. On peut répondre à cela avec un autre budget qui ne frappe pas les classes populaires mais qui aille chercher l'argent là où il s'est concentré si vous voulez.
Dans les super profits des multinationales et je dirais dans le patrimoine et les revenus des ultra riches.
Mais cette peur de faire fuir les entreprises, vous la comprenez ?
Elle est fausse je pense sur le plan économique. Bon moi-même, vous le savez, je suis économiste de métier et en réalité il n'y a aucune étude économique qui permet de lier l'imposition sur les entreprises et le fait qu'il y ait une évasion de ces entreprises. A l'inverse, nous avons voté pour ce qu'on appelle la taxe Zuckman en commission des finances qui permet au contraire de lutter contre cette évasion fiscale en taxant les multinationales en fonction de leur activité réelle, si vous voulez, sur le sol français.
La taxe dont on parle là précisément, on en rappelle les critères ?
Alors cette taxe Zuckman, c'est qu'on estime cette activité réelle de la multinationale et on applique l'imposition en fonction de ça. Parce que vous savez qu'aujourd'hui, ces multinationales, en général, paient beaucoup moins d'impôts qu'une très petite ou une moyenne entreprise grâce à ces mécanismes d'optimisation et en réalité d'évasion fiscale.
Mais l'idée de la taxation sur les super profits de ces entreprises que vous décrivez comme profiteurs des crises sanitaires et énergétiques, on sait qu'elle n'a pas fonctionné, en tout cas qu'elle a loupé sa cible dans sa première version qui visait les énergéticiens. 30 milliards d'euros de marge bénéficiaire et ça a coûté cher d'ailleurs aux finances publiques. Comment on peut être sûr que ce soit efficace cette fois-ci ?
Vous savez, la taxe qui a eu lieu, la soi-disant taxe qui avait eu lieu sur les énergéticiens, elle était beaucoup trop faible sur une assiette beaucoup trop petite, un taux beaucoup trop faible, même quand on compare à d'autres pays européens qu'on fait beaucoup plus.
Il y avait trop de reports possibles ? Certaines entreprises, par exemple, pouvaient dire
C'est surtout que le taux et l'assiette, si vous voulez, c'est-à-dire à qui s'applique l'impôt et ensuite quel taux on y met, c'était beaucoup trop faible.
Mais là, il y a des gardes-foods, telles que vous l'avez rédigées.
Bien sûr, elle est beaucoup plus forte et en réalité, il faut se rendre compte que les gouvernements successifs sous le président Macron ne voulaient pas toucher au super profit des multinationales. Sur les transporteurs maritimes encore, là en commission des finances, on a voté le fait qu'il y ait une taxation beaucoup plus importante. Vous savez que ces grandes sociétés maritimes ont fait des super profits monstrueux sur le dos de la crise du Covid et ça, ça n'est pas acceptable. Donc il est temps de partager les richesses. Il est temps d'aller chercher l'argent dans ces super profits, dans aussi ces énormes patrimoines.
Hier, l'INSEE produit un nouveau rapport qui montre que les inégalités de patrimoine, notamment avec l'explosion des prix de l'immobilier, ont énormément augmenté. C'est-à-dire ceux qui ont un énorme patrimoine ont encore un plus gros patrimoine depuis 15 ans, alors que tout le reste des Français a plutôt vu son pouvoir d'achat diminuer. Ceci n'est pas acceptable. Donc il faut rétablir les deux grandes fonctions de l'impôt qu'on a oubliées. La redistribution des richesses et le fait de ramener des recettes publiques dans les caisses de l'État pour payer la protection sociale, les retraites, pour payer les services publics et l'école publique, etc.
Aurélie Trouvé, tout ça se fait en commission à la fois aux finances, mais chez vous aussi aux affaires économiques, avec à minimale abstention bienveillante du RN, c'est le cas sur les taxes sur les super profits, parfois même le vote du RN. Ce n'est pas un problème ? Comment vous gérez ça ?
Alors je voudrais ici d'ailleurs dénoncer une certaine forme d'imposture du Rassemblement national. D'abord, vous savez que le Rassemblement national s'est opposé au rétablissement de l'impôt sur la fortune. En réalité, ils ne veulent pas toucher aux super grandes fortunes.
Non mais là, les taxes sur les profits, ils se sont abstenus. Clairement, ça fait pencher la balance.
Il y a certains impôts, tout à fait. Mais je rappelle que l'ISF, ils s'y sont opposés. Comment vous gérez ça ? Est-ce que c'est acceptable ce vote-là ? Nous n'avons pas du tout... C'est une question à laquelle on veut une réponse. Oui, bien sûr, et j'y réponds. Nous n'avons pas du tout les mêmes programmes. Par exemple, vous savez ce qu'il propose ? De diminuer de 500 millions d'euros les moyens pour les associations. C'est-à-dire, attention, quand je vous dis les associations, c'est le club d'échecs, le club de retraités, le club de sport, etc. Donc, eux sont pour diminuer les dépenses. Nous, non. D'accord ? Ils sont pour sabrer aussi toutes les dépenses sur l'écologie.
Mais alors, vraiment, un truc de plusieurs milliards d'euros en moins. Ce qui est catastrophique à l'heure des inondations liées au réchauffement. Mais là, ils ont voté avec vous.
Ce n'est pas un problème.
Sur les super profits. Ils sont députés de l'Assemblée nationale. Donc, évidemment, chacun des députés, c'est ce que nous avons toujours dit avec notre programme du Nouveau Front Populaire, chacun des députés vote en conscience. Et là-dessus, effectivement, sur certaines de nos propositions, ils ont voté pour vous.
Et en même temps, c'est inhérent à cette fameuse co-construction dont tout le monde rêve, que Michel Barnier a appelé de ses voeux. En commission, en tout cas, cette recherche de consensus, de compromis transpartisans, ça a l'air de fonctionner. Vous faites le même constat ?
C'est pareil aussi à des affaires économiques dans votre commission ? C'est ce que nous avons toujours dit. Vous savez que le Nouveau Front Populaire, quand il est arrivé première force de l'Assemblée nationale à l'issue des élections législatives du 30 juin et du 7 juillet, nous avions dit, mettez Lucie Casté, première ministre pour le Nouveau Front Populaire, et nous arriverons à avoir des majorités dans l'Assemblée nationale, proposition par proposition, du programme du Nouveau Front Populaire. Nous en serons capables avec le programme du Nouveau Front Populaire.
On voit bien que c'est le cas ici, puisque en ce moment, le budget qui est en train de se dessiner en commission des finances, ça ressemble beaucoup au budget du Nouveau Front Populaire.
Sauf que, vous le savez bien, ce n'est pas de ce budget-là qu'on repartira lundi, on va repartir de la feuille du gouvernement, donc on se demande un peu à quoi tout ça va servir finalement. C'est quoi ? C'est une sorte de vague que vous commencez à faire pousser, à faire monter ?
Mais c'est une démonstration extrêmement importante, d'abord, qu'un autre budget est possible sans frapper les classes populaires, jamais. Au contraire, en redonnant même des moyens, ce qu'on a voté en commission des affaires économiques, on a même voté en majorité pour redonner des moyens, par exemple, à l'économie sociale et solidaire, les mutuelles et coopératives, 2,5 millions d'emplois, pour redonner, par exemple, des moyens à la poste, alors que le gouvernement Barnier, au départ, voulait les diminuer de 50 millions d'euros, finalement, on a voté pour les augmenter, voilà.
Les affaires économiques, oui.
Exactement, donc, vous voyez bien que, proposition par proposition, on obtient des majorités. Ça, c'est essentiel pour montrer cela aux Français et faire vivre la démocratie parlementaire.
Donc, vous pensez que, finalement, dans l'hémicycle, vous arriverez aussi à faire adopter, finalement, ces amendements, ces propositions, et à éviter un 49.3 parce que des mesures seront adoptées ?
Alors, la balle est dans le camp du gouvernement de Michel Barnier. Je le rappelle, Michel Barnier, son groupe politique représente 47 députés, c'est ça, sur 577 ? Bon, c'est une majorité de circonstances qui ne tient pas, en réalité, entre les républicains et les macronistes. Bon, donc, au moins qu'il s'appuie sur l'Assemblée nationale. Donc, là, on lui dit très clairement, respectez les élus du peuple, les députés, et la démocratie parlementaire, n'appliquez pas un 49.3.
Aurélie Trouvé, vous restez avec nous. La suite de ce 8.30, ce sera juste après le fil-info de Théo, mettons, Réjimbeau à 8h40.
Le camp de réfugiés de Jabalia dans la bande de Gaza, de nouveau visé la nuit dernière par un bombardement israélien. 33 personnes sont mortes. L'armée de l'État hébreu accuse le mouvement islamiste d'y reconstituer ses forces depuis deux semaines. Le ministre français des Affaires étrangères en Ukraine, Jean-Noël Barraud, y restera jusqu'à demain. Il doit rencontrer notamment son homologue dans le pays. La 47, l'autoroute entre Saint-Étienne et Lyon a complètement rouvert à la circulation ce matin. Elle avait été coupée après la crue du GIE jeudi, et les trompes d'eau qui se sont abattues dans le Rhône et la Loire notamment.
Côté SNCF, le tronçon entre Lyon et Saint-Étienne reste fermé ce week-end. Des dizaines de rassemblements en France après la mort d'un jeune cycliste de 27 ans, écrasé par un automobiliste mardi soir à Paris. La Fédération des usagers de la bicyclette appelle à une minute de silence devant les mairies à 17h45. Le suspect dans cette affaire a passé sa première nuit en détention provisoire. Il a été mis en examen hier pour meurtre.
Et Aurélie Trouvé, présidente de la commission des affaires économiques de l'Assemblée, députée LFI de Saint-Saint-Denis. Un dernier mot sur le budget, on a plein d'autres sujets après, mais vous parliez du 49.3. On comprend quand même que le gouvernement pourrait tenter d'accélérer les débats et de dégainer, pardon pour l'expression, ce 49.3 très vite en débat. Est-ce que vous avez, vous, ce sentiment, ces informations-là ?
On a la crainte, bien entendu, mais ça ne nous empêche pas, nous, de jouer pleinement et complètement le jeu de la démocratie parlementaire et de l'Assemblée nationale. Ça nous semble essentiel aujourd'hui que les débats et les votes puissent avoir lieu dans l'Assemblée nationale. Donc voilà.
On sait pertinemment que la majorité qui existe en commission, elle n'existera pas dans l'hémicycle, vous le savez ?
Bien sûr que si, je pense qu'elle existera sur énormément de ces mesures. Je ne vois pas pourquoi elle n'existerait pas en hémicycle alors qu'elle a existé en commission des finances ou des affaires économiques. Maintenant, il va y avoir, j'ai envie de dire, les preuves du feu. C'est-à-dire que s'il y a un 49-3, bien entendu, nous redéposerons une motion de censure du gouvernement. Et là, on verra bien ce que fait le Rassemblement national, qui est pour l'instant l'assurance-vie de ce gouvernement. Ce gouvernement ne tient que grâce à, j'ai envie de dire, l'alliance avec le Rassemblement national qui permet à ce gouvernement et à ce budget d'austérité de s'appliquer.
En tout cas, si le Rassemblement national ne vote pas notre motion de censure après un 49-3, c'est-à-dire que le Rassemblement national acceptera le budget d'austérité de Michel Barnier. Donc, je pense que ça sera un peu l'heure de vérité, si vous voulez, pour l'extrême droite.
Et on verra tout cela à partir de lundi. Dans l'hémicycle, Aurélie Trouvé, Michel Barnier et Bruno Retailleau étaient en Italie hier pour un déplacement consacré à l'immigration. Le Premier ministre a émis des réserves sur le projet italien de renvoyer les demandeurs d'asile en Albanie, un projet qui n'est pas transposable en France. C'est ce qu'il a dit. Est-ce que ça vous rassure ?
D'abord, je voudrais dire une chose, c'est que toute cette focalisation sur les migrants, d'accord ? Sur cette volonté de faire une Europe encore plus forteresse, répressive vis-à-vis des migrants. D'abord, c'est complètement irrationnel et stupide, parce que, d'ailleurs, l'agence Frontex le dit, on a plutôt une baisse du flux des migrants. Mais surtout, j'ai envie de dire, il faut changer complètement d'approche et avoir une approche d'humanité, de solidarité. Ce n'est pas parce que vous réprimez davantage les migrants que ça va les dissuader de venir. Donc, il faut changer d'approche.
Ce serait quoi votre approche à vous ?
Un accueil digne des migrants, faire en sorte qu'ils puissent être pleinement intégrés à notre société, leur permettre de travailler. Et je le dis, dans toute l'histoire, les migrations ont été une richesse non seulement culturelle, mais sociale, économique aussi. Et, je le dis aussi, les migrations permettent, au contraire, contrairement à ce qu'on pense, et ça, c'est dans toutes les études économiques un peu sérieuses, de plutôt favoriser l'emploi, parce que les migrants sont aussi des personnes qui consomment, qui travaillent, qui payent des impôts.
Est-ce qu'on régularise tous les sans-papiers, comme l'avait laissé entendre Lucie Casté, ou comme l'a dit Emmanuel Bompard ?
Ce que nous disons dans la France insoumise, c'est régularisation de tous les travailleurs sans-papiers, des étudiants, des familles aussi, qui ont des enfants scolarisés. Donc, oui, dans toute une partie de la population importante, effectivement. Et je voulais, par exemple, régulariser les sans-papiers. C'est aussi leur donner la possibilité, justement, de travailler dans des conditions dignes, et donc de payer des impôts, et donc de consommer. Et voilà, ça crée de la sécurité, de la solidarité dans le pays.
Mais donc, Michel Barnier, juste pour clore ce sujet, mais à Michel Barnier qui dit, c'est pas transposable en France, ce système italien qui a d'ailleurs été retoqué hier par un tribunal de Rome, on verra bien, mais au moins vous dites dont acte ? Bah, dont acte, oui. Je voudrais qu'on dise un mot des inondations. Vous êtes ingénieur agronome, vous avez enseigné à AgroParisTech. Quel regard vous portez sur les pluies records, dans la Loire, dans l'Ardèche notamment ? Ça pleut de plus en plus, ça monte de plus en plus vite, ça inonde de plus en plus. Bien sûr. Quel regard l'ingénieur agronome a ?
Alors d'abord, un regard, j'ai envie de vous dire, d'humaniste, c'est-à-dire que j'ai d'abord une pensée pour toutes les familles qui subissent parfois à nouveau ces inondations, ces tempêtes, et c'est des événements, vous l'avez dit, de plus en plus fréquents, liés, on le sait, là aussi c'est le résultat de la science, liés au réchauffement climatique. Donc moi je me dis, qu'est-ce qu'il y a une part d'urbanisation ? Alors justement, on y arrive, c'est qu'est-ce que peut faire l'État ? Puisque moi je suis parlementaire, responsable de la commission économique de l'Assemblée. Donc qu'est-ce que doit faire l'État pour protéger les gens face à cela ? Un, mieux prévoir.
Vous savez que malheureusement, on est en train de diminuer les moyens de Météo France. Il faut lui redonner les moyens pour mieux prévoir ces événements. Ensuite, mieux anticiper et mieux s'adapter au réchauffement climatique.
L'alerte a été assez efficace.
Vous avez raison. Mais dans certains cas, on manque de moyens dans Météo. Météo France pour le faire. Ensuite, vous avez parlé d'artificialisation des sols. Oui, il y a un vrai problème. Il faut savoir qu'il y a à peu près 50 000 hectares, c'est-à-dire 50 terrains de foot, si vous voulez, artificialisés, qui passent de sol agricole ou sol naturel forestier, à des sols bétonnés. Et c'est à peu près un département, tous les 10 à 20 ans, artificialisé. C'est énorme. Et il faut comprendre que ces sols, quand ils sont bétonnés, ils ne peuvent plus avoir la même capacité pour absorber l'eau, si vous voulez. Et donc, ça produit davantage de ruissellement et d'inondation.
Donc, il faut une planification. Et moi, je voudrais finir là-dessus. Le maître mot, c'est la planification écologique.
Dans le budget, on a entendu Agnès Peigny-Runaché, la ministre de la Transition écologique, très remontée et menaçant même de quitter le gouvernement. Dans le budget, il y a ce qu'il faut pour vous là-dessus ?
Absolument pas. Et je rejoins d'ailleurs les propos de la ministre même de l'écologie face au budget qui est présenté. On a un immense défi. La France devrait être un exemple face au réchauffement climatique. Et ce qui se prépare dans le budget à venir, c'est des coupes budgétaires énormes, justement pour s'adapter au réchauffement climatique et y faire face. Par exemple, moins 1 milliard pour la rénovation énergétique des logements, qui permet de moins émettre des gaz à effet de serre, mais qui permet aussi aux gens de moins payer de factures d'électricité en rénovant leur logement.
Vous voyez, ça devrait être une mesure vraiment de bon sens qui est aujourd'hui remise en cause par le budget présenté par Michel Barnier. C'est pour ça qu'il faut absolument s'opposer à ce budget 2025.
Aurélie Trouvé, il nous reste 30 secondes pour une dernière question. Lucie Casté renonce. Elle ne sera pas candidate de la gauche unie à la législative partielle à Grenoble. Apparemment, elle voulait siéger chez les Verts, pas chez les Insoumis. Pourquoi ne pas avoir autorisé, en tout cas avoir refusé qu'elle siège avec vous ?
D'abord, chaque député siège dans un groupe parlementaire. Je voudrais d'abord dire que nous, nous avons et nous continuons à soutenir à la fois la candidature de Lucie Casté comme première ministre. Et ensuite, nous aurions souhaité qu'elle soit candidate aussi en Isère. Il se trouve que là, c'est une des circonscriptions de la France insoumise. Et donc, nous lui avons proposé cela. Bon, nous regrettons que ce ne soit pas le cas. Mais nous continuons à soutenir le fait qu'elle doit incarner aussi cette possibilité demain d'être première ministre parce que nous sommes prêts à gouverner. Et d'ailleurs, nous le voyons actuellement dans les débats que nous avons sur le budget.
Nous avons un contre-budget qui se tient et qui nous permettrait aujourd'hui de faire face à l'immense défi du déficit public et d'un budget au service des Français.
Merci Aurélie. Trouvé d'avoir été avec nous ce matin pour ce 830 France Info. Merci Bérangère.
Aurélie Trouvé