Audrey Lefèvre était la maquilleuse de Donald Trump à la Maison-Blanche !
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Europ 10h30 Thomas Hill il y a plusieurs personnes dans votre tête merci d'être avec nous pour la suite de Culture Média. Il va se passer encore beaucoup de choses dans l'heure qui arrive dans quelques minutes. La violiniste Esther Abraami va nous rejoindre et va jouer en direct dans ce studio.
Ça va être absolument magnifique. Olivier Benemoun est déjà là. Salut Olivier.
Ça sera magnifique aussi. Et dans [musique] quelques minutes, il va nous parler cinéma et en général quand il parle cinéma, ça nous met les poils mais surtout le corps lui mais ça nous met les poils partout partout on a tous les poils qui se passe vous êtes gentil. Non mais regardez rien votre voix vous êtes le bar.
C'est très joli ce petit nubuc là que vous nous proposez ce matin là. Il a une petite veste à voir sur du velour. Non retourner non c'est une bête retourné de bête de bête pas.
Quelle bête ça donne envie de faire un feu de bois avec calmez-vous. [rires] C'est chamallo. Calmez-vous, calmez-vous.
Le soleil le soleil. Je suis très heureux d'accueillir ici [rires] une femme au destin hors normme, ancienne chanteuse, danseuse mannequin devenue la maquilleuse de la maison blanche des présidents, des premières dames et leurs conseillers sont passés sous ces pinceaux et se sont confiés à elle. Bonjour Audré Lefèvre.
Bonjour à tous. Merci de me recevoir Thomas. Merci d'être là surtout pour nous parler de votre livre, la confidente.
Alors, je n'ai que les épreuves parce que je l'ai eu un peu en avance mais il y a une vraie couverture pour ce livre où vous racontez alors votre parcours complètement fou euh depuis la Normandie, vous arrivez à Washington en 2013, vous suivez à l'époque votre mari qui est un [grognement] champion olympique de natation, recruté par l'équipe américaine et vous quittez tout avec votre fille sous le bras pour commencer une nouvelle vie. Alors que vous ne parlez pas un mot d'anglais ? Rien du tout.
Pourquoi vous allez aux États-Unis au départ ? C'est vraiment juste pour votre mari ? Euh oui, puis pour mes enfants aussi qu'il puisse avoir la double culture, double nationalité, la langue.
Je voulais qu'il s'ouvre un peu plus euh sur le monde. Donc on parle donc moi à la base c'est un projet familial euh les États-Unis. Ça vous vous retrouvez à 31 ans, donc femme au foyer, complètement en décalage avec l'idée du rêve américain que vous aviez en tête.
Ah mais c'est pas du tout un rêve américain, hein. C'était vraiment euh projet familial pour mes enfants et puis on verra bien ce qui se passe là-bas. Ouais.
Mais il y a une idée qui dort en vous depuis longtemps, depuis vos années de mannequin. Vous voulez euh maquiller euh parce que vous vous souvenez d'une expérience où une maquilleuse a su exactement comment faire pour vous donner confiance en vous. Ça vous avez fait beaucoup de bien.
C'est ça qui vous donne au départ cette Oui, c'est ça. Je me dis mais si à moi ça m'a procuré ce bien-être et j'ai pu aller produire ce que j'avais besoin de produire à ce moment-là pour ce photoshooot, je me dis mais je peux le faire aussi pour les autres. Et c'est cette volonté que j'avais envie de de servir l'autre.
Et alors, vous allez sur une formation d'abord en France puis ensuite aux États-Unis et c'est justement parce que vous ne maquillez pas comme les Américains lors de votre première entretien d'embauche que vous allez séduire la patronne ? Ben, je prends un risque hein quand même hein. Pourquoi ?
Parce que les les Américains ils maquillent il chargent plus. C'est ça. Ouais, elle charge plus et puis je je vois bien qu'elle est très américaine euh qu'elle a un certain style de couleur et je me dis bon bah je je vais changer, je vais faire ce que je sais faire avec les couleurs qui me semblent juste pour elle puis on verra bien.
Ouais. Mais alors c'est dans une autre et ça a marché sur ce sur ce coulur mais c'est dans une autre entreprise ensuite que là votre vie va vraiment prendre un nouveau tournant. Une entreprise qui s'appelle Dlam Squad.
C'est une sorte de Uber, du maquillage euh et de la coiffure de luxe. Oui, c'est bien de le préciser quand même. Et un jour, Audré Le Fèvre et ben on vous envoie une adresse et à votre arrivée, vous vous rendez compte qu'en fait il s'agit de la Blare House, la la résidence officielle du président des États-Unis et vous vous retrouvez avec Donald Trump, avec sa femme Mélania et tout le clan Trump.
Oui, mais c'est moi je je ne sais rien de tout ça. Je suis complètement surprise. Je m'attends pas.
Moi je me dis je mon but c'est mon objectif céit d'avoir un maximum de clients. C'est vrai que cette investiture quand on m'annonce que je fais partie de l'équipe, je me dis super c'est à la veille de l'investiture là. C'est ça.
Euh on est voilà, on est à la veille et je me dis bon ben je vais avoir un maximum de clients, je vais me connecter à plein de gens et je vais pouvoir augmenter mes revenus. C'est c'était que mon objectifidé et euh et quand j'arrive dans cette Blar donc une maison d'État, c'est là où sont reçus tous les chefs d'état, les princes, les rois, les reines, Macron va là-bas, voilà avec toute sa sa famille et et j'ai quand j'ouvre la porte, je me rends compte qu'en fait non, c'est c'est la famille Trump qui est là et je prends un petit coup quand même dans la tête. Et et c'est quoi vos premières impressions justement quand vous les rencontrez ?
Ben, je vois une famille qui est hors caméra, donc forcément on n' plus cette posture, on n plus ce contrôle euh sur qui on est dans la société. On a on est juste en famille, on est soi-même, il se resta. Je vois Donald Trump qui joue avec ses petits-enfants.
Euh je vois quelqu'un de souriant. Alors, je sais que ça fait sauter les gens au plafond. Qu'est-ce qu'elle raconte elle ?
Je vois qu'il est à l'écoute de ses petits enfants. Enfin, comme un grand-père. Ouais, c'est c'est ça qui est surprenant.
Puis je les vois interagir entre eux comme une famille normale. Ouais. Alors que c'est vrai qu'ils sont un petit peu asceptisés quand ils sont ils sont très américains, très américains, très dans le contrôle.
Mais en même temps, j'ai compris avec cette famille pourquoi il y avait ça aussi. C'est une forme de protection. Faut comprendre que cette famille, elle est scrutée.
Permanence bien sûr permanence de A à Z. Et alors, je précise quand même à nos à nos auditeurs que vous que Donald Trump il a sa propre maquilleuse. Donc vous n'êtes pas responsable de ce teint oranger très rolar quoi.
Finalement, c'est terrace marrant parce qu'explique. Il y a une explication à ça, à cette couleur. Oui, il y a une explication.
Mais le monde entier veut savoir. Non. Ben ben je l'ai déjà dit plein de fois. [rires] Et puis c'est marrant parce qu'il y a qu'en Europe que ça intéresse.
Les Américains s'intéressent pas du tout à Il trouvent pas citrouille. Non non. Et pour être honnête, pour l'avoir vu de près très proche, c'est pas si orange que ça.
C'est pas si orange que ça. Ah, c'est le réglage de nos téléviseurs. Je pense que c'est oui, un petit peu mal la lumière, quoi.
C'est ça. Il prend mal la lumière et ça vire à l'orange. Non, mais je il charge un peu quand même parce qu'il a une peau très blanche.
Il a une peau très blanche. Il a beaucoup de problèmes de peau, il a des rougeurs donc c'est pas c'est pas très élégant. C'est pas Donc voilà.
Bon, il a peut-être choisi ce côté voilà un petit peu terreux terracota. Terracota. [rires] Trol Garo ce que vous avez dit.
Bien sûr. Et alors, ce jour-là, vous allez maquiller son fils, hein, Donald Trump Junior et et son épouse aussi. Et et l'attitude de Donald Trump Junior, ça va un peu vous surprendre son détachement quoi.
Oui, c'est le détachement alors qu'il regarde CNN. Donc évidemment, ils sont en train de invictiver son père en loin, en large et en travers et je le vois comme s'il regardait un film euh absolument pas d'émotion par rapport à ce qui est dit sur son père mais je pense qu' en plus ils ont tellement l'habitude. Oui, c'est ça.
Il C'est vrai que ça m'a ça m'a surprise parce que bon, les médias américains sont quand même extrêmement violents. Euh mais lui, il mange ses pop-corn et c'est pas très important en fait à ce moment-là. Et pour vous maquiller ces gens si euh importants, vous retrouvez si proche d'eux euh et vous êtes en quelque sorte dans leur intimité, euh ça doit avoir quelque chose d'assez impressionnant là.
Alors oui et non, moi je je le comprends aujourd'hui, mais c'est vrai que je suis tellement dans mon travail et je reviens toujours à l'essentiel dans mon travail. C'est pourquoi je suis là. Je suis là pour servir quelqu'un pour que lui soit au meilleur de ses de sa performance, de ses possibilités.
Donc je me concentre vraiment là-dessus. Je pense pas à l'événement et je tant mieux parce que je pense que si on pense trop à l'événement, on tremble, on tremble, on s'écroule et c'est pas c'est pas bon pour la réputation. [rires] Et alors, vous allez nous raconter aussi parce que dans ce livre la confidente Audrey le fait, vous racontez aussi avoir rencontré Joe Biden, rencontré les Clinton aussi, maquillé Bill Clinton lui-même.
On a envie d'avoir les coulisses de ses rencontres. On va en parler dans un instant. Et puis il y a la violoniste aussi Esther Abraami qui va nous rejoindre [musique] tout de suite.
Elle a aussi un parcours formidable et elle le raconte dans un livre qui s'appelle La musique est aussi une affaire de femme. [musique] À tout de suite sur 10h 11h30 avec Thomas et vos invités ce matin. Thomas oui et Audrey Lefève je vous présente une autre femme qui [musique] brille par son talent avec plus d'un million d'abonnés sur les réseaux sociaux et plus de 300 millions d'écoutes partout dans le monde.
La violiniste Esther Abrami. Bonjour Esther. Bonjour et merci d'être là pour nous présenter un livre.
La musique est aussi une affaire de femme et puis votre album Women dont vous allez nous interpréter un extrait tout à l'heure. On a hâte, on a entendu quelques notes là pendant la pub. C'est très prometteur.
Esther Brami, vous avez 30 ans. Pas encore. Pas encore.
Vous avez pas encore 30 ans ? 29 ans. 29 ans. [rires] C'est quand votre anniversaire ?
En octobre. D'accord. Ah oui, [rires] 29 ans et bientôt et demi.
Euh c'est ça. Vous avez découvert le violon à 3 ans et à 9 ans, vous dites à votre maman plus tard je serai violoniste. Mais alors la route, elle a pas été facile.
Après déjà, vous dites dans votre livre que vous êtes comme marqué au fer rouge par votre violon. Et ça, on le réalise pas toujours. Esther Abrahamie, vous avez vraiment trois empreintes sur votre corps sur l'épaule.
Voilà. Ouais. Au niveau de la de la clavicule sur l'épaule et puis sous le sous le menton.
Non, ça à moins que je m'arrête vraiment de jouer pendant pendant des années quoi. Mais sinon, ça part pas. Ouais.
Ouais. Et c'est vrai que c'est c'est une marque qui enfin tous les violonistes professionnels vont avoir cette marque là. Et c'est vrai qu'en plus comme je joue sans coussin ou sans sans quoi que ce soit pour protéger, ça marque ça marque pas mal.
C'est pas c'est pas douloureux mais c'est voilà c'est mais on se rend compte en fait que le violon c'est comme un enfin haut niveau dans lequel vous le pratiquez, c'est comme un sport de haut niveau en fait. Totalement ça. C'est totalement ça et c'est tous les jours et et c'est une pratique régulière même au bout de 15 ans d'avoir enfin ça fait 15 ans que je joue du violon et si je m'arrête de jouer pendant une semaine mais c'est voilà on l'entend tout de suite quoi.
Donc c'est Ouais c'est très sportif. On dirait pas comme ça mais [rires] c'est vrai c'est fou. Et alors à 14 ans après votre diplôme du conservatoire d'Ex en Provence vous partez étudier le violon à Manchester puis vous entrez à la Royal School of Music de Londres et enfin au conservatoire royal de Birmingham.
Euh vous êtes une élève brillante, mais alors vous évoluez dans un milieu euh où les femmes ont encore du mal à se faire respecter. Euh vous racontez dans votre livre le sexisme que vous avez subi. Par exemple, vous avez un prof qui vous appelait Barbie.
Oui, effectivement, j'avais euh j'ai eu un surnom de Barbie parce que lors d'une masterclass, il m'a posé la question de l'histoire d'un morceau que je ne connaissais pas. Et et donc dans toute la classe, il a dit "Tu es comme Barbie, tu es jolie mais tu as pas de cervelle." et euh voilà, c'est resté le surnom et ça m'a beaucoup blessé.
Et donc euh effectivement voilà, je l'ai je l'ai dit parce que c'est vrai que et j'en parle dans mon livre, il y a dans le milieu du classique, c'est un milieu qui est très compétitif, c'est un milieu qui peut être très dur et où il y a beaucoup d'humiliation entre profè et c'est quelque chose qui je pense est quand même assez grave. et même des femmes des professeurs femmes vous font des remarques aussi sur votre physique sûr mais euh mais c'est vrai que c'est un et de manière générale c'est je pense qu'il faut pas confondre le fait d'être sévère, le fait d'être strict pour arriver à un certain niveau à une enfin une sorte de perfection versus le fait de d'humilier ou de d'égoûter en fait des gens. Et moi aujourd'hui j'ai quand même aussi quand même beaucoup de beaucoup de jeunes d'enfants qui viennent me dire que c'est dur qui sont voilà c'est qui sont écœurés qui sont écurés et c'est pour ça que je le dis dans mon livre.
Je dis en fait il faut extrêmement bien choisir le prof parce que il y a des parents qui disent il l' arrêté parce que ça allait pas et la plupart du temps c'est avec c'est à cause du professeur. [grognement] Et alors vous parlez aussi de de ce que vous avez constaté pendant vos études Esther Abrami. On ne vous parle pas de l'importance des femmes, des compositrices, des chefs d'orchestre dans l'histoire de la musique, chefeux d'orchestre.
Vous avez longtemps cru d'ailleurs qu'il y avait pas de femme du tout dans l'histoire de la vie. Exactement. Parce que c'est pas enfin c'est on n'en parle pas du tout.
Elle c'est comme si elle n'existait pas. Et moi, c'est seulement effectivement il y a il y a quelques années que j'ai réalisé qu'elles avaient existé. Mais euh sinon pas une seule fois on m'a parlé d'une femme qui écrivait de la musique.
Et je le dis euh quand je quand je parle de quand je joue en concert et justement j'en parle et je dis mais en fait je ne savais même pas que voilà je je me suis posé cette question est-ce que les femmes elles ont déjà écrit de la musique ? Et ça c'est quelque chose voilà, je me suis posé tout récemment, ce qui est fou parce que je pense que c'est hyper important d'avoir des modèles quand même quand on est quand on est jeune, quand quand on est une petite fille. Et je lui dis, je dis en fait quand on étudie la vie de Jean-Sébastien Bac quand on est une petite fille et qu'on regarde son portrait, bah on a du mal à s'identifier.
On a du mal à se dire ça va être moi plus tard. [rires] Ça je pas contrôle. Effectivement, alors que si bah justement on étude la vie de de femmes et moi ce que les femmes que j'ai choisi dans dans mon livre et les compositrices, c'est c'est justement des femmes qui ont eu des vies je trouve extrêmement inspirantes et qui sont battu et et si on m'avait raconté des histoires quand j'étais petite fille, je pense que ça m'aurait donné envie de composer beaucoup plus tôt.
Et c'est génial de se dire qu'aujourd'hui il y a plein de petites filles qui vous regardent en se disant "Je voudrais être" Mais oui, mais elles sont elles sont là en plus, elles viennent à mes concerts de plus en plus. J'ai oui, des ribbelles de petites filles, ça me fait tellement plaisir qui viennent qui me disent qu'ell voilà qu'elles apprennent le violon. Je signe souvent des violons même. [rires] Et c'est aussi pour ça que vous avez voulu faire cet album Women avec uniquement des compositrices et puis écrire ce livre.
Vous auriez pu faire une carrière de soliste assez classique hein finalement Esther mais vous vous avez choisi vraiment de casser les codes à 23 ans quand vous êtes en master. Vous postez des vidéos sur vos réseaux sociaux où vous êtes contacté par l'un des plus grands labels de musique classique qui s'appelle Sony Classic et toute fière. Bah vous allez l'annoncer à l'un de vos professeurs de violon.
Et là encore réponse ahurissante de ce prof. Oui. Qui me dit profite parce que la beauté chez les femmes ça ne dure pas. [rires] On profite de ce premier album effectivement.
Bon, on train de travailler sur le 4e donc écoute pour l'instant mais je n'ai pas encore 30 ans donc [rires] alors que les hommes deviennent de plus en plus beaux avec les ou mais justement c'est c'est intéressant et dans ce livre j'ai j'ai je me suis servie en fait d'anecdotes du qui se sont passées dans ma vie de de femme moderne on va dire pour aller replonger dans l'histoire parce que cette quand même cette remarque sur en fait le fait d'associer la beauté d'une femme à la à la au succès, c'est pas quelque chose de nouveau. C'est quelque chose qu'on entend beaucoup. Et euh j'ai j'ai nommé un professeur, j'ai nommé un ex aussi qui m'avait dit qu'à 35 ans, j'aurais trois ries et plus de carrière et euh j'ai encore 5 ans.
Euh [rires] et euh et en fait j'en profite pour parler de Clara Schumman qui euh don on la connaît comme étant la femme de Robert Schumann que c'était la star du couple à l'époque, elle était beaucoup plus connue que lui. Oui oui oui. Il était même un peu jaloux.
Et euh et euh en fait quand on analyse sa carrière à elle, on se rend compte qu'elle a eu une carrière dès le début de quand elle était petite parce qu'elle était virtuose et son père l'a beaucoup poussé. Ensuite, elle a eu h enfants. Et ensuite à 35 ans quand son mari est mort Robert Schumann et ben en fait c'est la la partie où normalement elle est entre guillemets périmée parce qu'elle a 35 ans.
Voilà. En fait c'est la partie la plus longue de sa carrière à faire une carrière de 35 à 70 ans. Elle va quand elle meurt elle est enfin l'équivalent d'une millionnaire à l'époque.
Elle est ultra connue. C'est une star. Elle a fait des centaines de concerts, elle est voilà et en fait c'est pour dire mais en fait la plus longue partie de sa carrière qu'on l'analyse justement c'est après.
Mais en même temps, c'est intéressant cette cette question du physique et de l'importance que ça peut avoir dans une carrière parce que à forcerie quand on fait un métier public, évidemment que le physique compte aussi. Euh j'imagine vous-même mais ça n'enlève rien à votre talent quoi. Voilà, c'est juste ça ce qu'il faut rajouter derrière.
Euh, j'imagine Audrey Le fait vous-même, ça vous parle parce que vous êtes une ancienne vous êtes une ancienne mannequin. Peut-être que vous vous dites aussi bah je serais peut-être pas arrivé à la Maison Blanche si j'avais pas ce physique là. Oui et non parce que j'ai quand même beaucoup travaillé.
Ça on le dit pas beaucoup mais je faisais quand même entre 800 et 1000 clients par an. Ouais. Ce qui est énorme.
Donc des visages, j'en ai fait énormément. J'ai travaillé mon art avec mes pinceaux. Enfin c'est il y a quand même beaucoup de travail derrière.
Oui, le physique, mais il y a aussi le fait que je sois française. Voilà, ça ça aide. L'image est importante.
Aujourd'hui, on vit dans une société où l'image est super importante, mais ce côté sexiste, je l'ai vécu aussi où moi à l'inverse, on m'a dit "Bah oui, mais bon, si tu as pu approcher approcher ces gens-là, c'est parce que tu as couché." Ah oui, d'accord. Ah bon ?
Ah oui. On ne peut pas réussir, une femme ne peut pas réussir juste par son talent. Euh si, en fait, c'est possible.
Non, il y a il y a et c'est c'est malheureux et je je comprends et je compatiser puisque on se connaît un petit peu puis je la suis sur les réseaux aussi. Il y a beaucoup de travail derrière et c'est important de le mentionner. Est-ce que vous arrivez à faire Esther Brami en mélangeant comme ça vos influences du classique aux musiques de film en passant par la pop ?
On va en avoir un exemple he tout à l'heure avec votre version de Flowers de Messyus. est assez exceptionnel et je trouve que vous arrivez comme ça à populariser en plus votre art et je pense que ça fait du du bien à tous. Et on va vous écouter dans un instant et puis Audrait le fait, je vais revenir à vous parce qu'il y a une histoire qui m'a fait rêver aussi dans votre livre.
Le jour où une milliardaire vous a payé avec un chèque en blanc [rires] en vous disant mettez le montant que vous voulez. C'est à vous de choisir. Ça m'est jamais arrivé avec la cota d'Europe. [rires]
Mathieu Lefèvre