Discours de Marie-Christine Arnautu lors de l'UDT du Front National à La Baule
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:25Invité politiqueChiffre
« Selon elle, il s'agissait d'une mesure inefficace, qui coûtait 4,3 milliards d'euros, et qui était injustifiée, puisque le niveau de vie des personnes âgées avait atteint un niveau équivalent à celui des actifs. »
- 2:00Invité politiqueChiffre
« 65% des ménages de retraités sont issus des milieux populaires, anciens ouvriers, employés ou agriculteurs, mais aussi d'anciens travailleurs indépendants, commerçants, petits entrepreneurs ou artisans. »
- 2:23Invité politiqueChiffre
« Non seulement la moitié des retraités doit vivre avec tout juste le SMIC, mais un million d'entre eux, et principalement des femmes, se retrouvent avec des revenus inférieurs au seuil de pauvreté. »
- 2:49Invité politiqueChiffre
« Plus de 8,5 millions de Français vivent avec moins de 950 euros par mois. »
- 7:03Invité politiqueFait
« Prenons comme seul exemple cet acharnement à imposer le traité européen de discipline budgétaire, véritable machine à broyer définitivement notre système social, et à détruire tout espoir de bien-être économique. »
- 7:20Invité politiqueFait
« Le communautarisme, sans cesse encouragé, ne peut à terme qu'engendrer le racisme, conséquence de l'irresponsabilité criminelle de ceux qui, sans aucune restriction, ont ouvert nos frontières à des étrangers, que tout sépare de notre culture, de nos mœurs, de nos croyances et de nos modes de vie. »
- 8:00Invité politiqueFait
« Hausse du gaz, ponction sur les retraites, hausse d'impôts, stagnation, c'est-à-dire diminution des allocations familiales, des aides aux handicapés, des aides aux personnes âgées, restriction drastique des remboursements de médicaments. »
- 10:00Invité politiqueFait
« Nous devons représenter ce changement. Est-ce à l'extrême gauche de Mélenchon que nous allons trouver une alternative ? Est-ce dans ces viennes lunes marxistes à l'idéologie vieillotte et dépassée ? »
- 10:23Invité politiqueFait
« Je crois, moi, que l'élite, c'est le peuple français. »
- 15:58Invité politiqueFait
« Il suffit de voir l'abstention grandissante à chaque élection et en particulier aux dernières législatives. »
- 16:25Invité politiqueFait
« Parce que ces derniers ne prennent plus en compte les préoccupations majeures de la société civile. »
- 16:33Invité politiqueFait
« Parce que le peuple a l'impression que le copinage et la corruption touchent en profondeur les élites politiciennes. »
- 16:41Invité politiqueFait
« Parce qu'ils s'éloignent rapidement de leur discours initial ou s'en réfèrent très vite aux instituts de sondage et aux lobbies dans la seule obsession d'être réélus. »
- 17:45Invité politiqueChiffre
« Nous ne pouvons pas, nous ne devons pas abandonner ces 6,5 millions de Français qui ont porté leur espoir le 22 avril dernier sur Marine Le Pen. »
Temps de parole
- Marie-Christine Arnautu82 %
- ?9 %
- Invité6 %
- Présentateur2 %
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Mais en
attendant, le social, c'est le Front National. C'est déjà un vieux slogan du Front National, mais qui aujourd'hui trouve encore tout son sens. A une époque où la gauche feint de défendre, lorsqu'elle est dans l'opposition, les ouvriers, on voit bien une fois qu'elle devient majoritaire, qu'elle n'empêche en rien les délocalisations, la casse sociale et la misère des Français.
Pour
nous parler de la rentrée sociale, j'appelle celle qui est vice-présidente du Front National des Affaires Sociales, femme de cœur, elle se bat aux côtés de nombreuses associations, comme celle du pasteur Blanchard, pour aider les Français en grande détresse. J'appelle Marie-Christine Arnautu.
Il
paraît, vous le savez, que le changement, ça devait être maintenant.
Je
vais vous donner un seul exemple concret, puisqu'on parle du social, du changement avec Hollande. Souvenez-vous, l'année dernière, c'était à peu près à la même époque, c'était aux journées d'été à Nice,
et
je vous disais que Valérie Pécresse, qui elle était UMP, disait que l'abattement de 10% sur le montant des pensions et des retraites pour le calcul de l'impôt sur le revenu
est
une niche fiscale. Selon elle, il s'agissait d'une mesure inefficace,
qui
coûtait 4,3 milliards d'euros, et qui était injustifiée, puisque le niveau de vie des personnes âgées avait atteint un niveau équivalent à celui des actifs.
Elle
avait donc précédé, voire peut-être inspiré,
ce
rapport de la Cour des comptes, qui préconise de ponctionner un peu plus les retraités, mesure évidemment très alléchante pour le gouvernement Hollande, qui ne sait plus comment renflouer les caisses de l'État, vidées par ses copains et par les copains d'avant.
C
'est occulté de façon scandaleuse le fait qu'effectivement 65% des ménages de retraités sont issus des milieux populaires, anciens ouvriers, employés ou agriculteurs, mais aussi d'anciens travailleurs indépendants, commerçants, petits entrepreneurs ou artisans.
Ce
sont bien effectivement des retraités populaires. Non seulement la moitié des retraités doit vivre avec tout juste le SMIC, mais un million d'entre eux, et principalement des femmes,
se
retrouvent avec des revenus inférieurs au seuil de pauvreté. Ce n'est pas moi qui le dis,
c
'est le sociologue Serge Guérin dont nous vous avons mis le rapport complet dans vos petites pochettes bleues.
Alors
il n'est pas utile, mes amis, de développer à nouveau ces chiffres désolants de la pauvreté en France. Nous le savons, plus de 8,5
millions
de Français vivent avec moins de 950 euros par mois.
Vous
connaissez tous ces tristes statistiques que d'ailleurs notre président d'honneur Jean-Marie Le Pen nous a égrenés hier dans sa conférence.
Vous
connaissez aussi une des marottes tant de l'UMP que du PS, quand leur incapacité à résoudre les problèmes devient trop flagrant, ils créent des observatoires.
C
'est fou comme ils observent ces gens-là,
sans
jamais nous dire d'ailleurs qui paye les observateurs, mais je vous laisse deviner. Alors je me suis amusée, puis je me suis dit, je ne
vais
pas vous faire toute la liste parce que ça nous aurait pris les deux jours. Je vous en cite quelques-uns. Observatoire des inégalités, de la pauvreté, de la parité, des loyers, de la délinquance,
des
violences, de l'islamophobie,
et
puis il y en a un peu plus drôle, des achats responsables, des banques, des biocarburants, des crédits aux ménages, des drogues, des futurs, il
y a
même l'Observatoire des futurs. Alors eux, ils observent la mutation du genre féminin et ses effets sur le genre masculin. Observatoire des journalistes, parce qu'eux aussi on les observe, des prisons, des quartiers, des questions sexuelles, de la diversité, des retraites, des subventions, des secs, des tendances, des hirondelles et des papillons, même si je vous avoue que moi, les observatoires des hirondelles et des papillons, ils me sont un peu plus sympathiques que les autres. Alors oui, on observe.
Et
vous n'ignorez pas que toutes ces centaines d'observatoires, vous le savez, pour nos élus régionaux, sont déclinées au plan régional. Alors il faudra bien un jour se pencher sur leurs coûts et sur leur utilité.
Car
le plus souvent, quand on a fini d'observer, on fait des colloques, des think tanks, dans le but d'observer les observations, évidemment. Alors je vous propose aujourd'hui, nous, de nous pencher, quelques instants, sur un des trois mots qui est apposé sur les frontons des mairies, des écoles et des bâtiments publics,
l
'un des trois mots de notre devise républicaine, le mot « fraternité
». C
'est un mot magnifique et qui pourtant est bien maltraité.
Il
a été galvaudé, emprunté,
il
s'est vu approprié par tel ou tel courant de pensée, tel ou tel réseau d'influence, tel ou tel parti politique.
Et
pourtant,
ne
devrait-il pas, aujourd'hui, plus que jamais, être mis à l'honneur et érigé comme principe essentiel de référence dans notre pays ?
Pour
avoir, d'ailleurs, récemment planché devant les jeunes d'Île-de-France, parce qu'ils me font plancher de temps en temps,
sur
les concepts de solidarité et de fraternité, je sais
combien
ces valeurs sont complexes
et
combien la seconde peut paraître abstraite.
Mes
premières armes en politique, ça fait longtemps, juste avant 1973, je les ai faites auprès de notre ancien secrétaire général, Jean-Pierre Sirbois, et du mouvement solidariste.
Comment
ne pas avoir à 20 ans ce besoin dans ces tripes de solidarité
? Comment
parler au nom du peuple
si
on ne se préoccupe pas
de
sa condition
?
Comment ne pas concevoir la politique comme étant intimement liée à la notion de bien commun,
de
service public au sens large,
c
'est-à-dire servir l'autre,
en
l'occurrence,
ceux
qui, par leur vote, ont donné mandat pour être représentés
dans
l'espoir, au demeurant bien normal, que leurs conditions de vie soient améliorées.
Ce
qui frappe dans les actions, ou les inactions, devrais-je dire, des gouvernements successifs que la France a subis,
c
'est leur manque d'imagination.
Le
fait
qu
'ils se trouvent toujours à la remorque de l'événement, incapables de proposer un modèle de société assez novateur
pour
recueillir l'assentiment de tous nos compatriotes.
L
'actualité très récente a montré qu'au contraire, ils continuent de dresser les uns contre les autres les Français au nom d'idéologies totalement dépassées.
Nous
le remarquions déjà en 1973. 39 ans après, rien n'a changé. Prenons comme seul exemple cet acharnement à imposer le traité européen de discipline budgétaire, véritable machine à broyer définitivement notre système social,
et
à détruire tout espoir de bien-être économique.
De
même, le communautarisme, sans cesse encouragé, ne peut à terme qu'engendrer le racisme, conséquence de l'irresponsabilité criminelle de ceux qui, sans aucune restriction,
ont
ouvert nos frontières à des étrangers, que tout sépare de notre culture, de nos mœurs, de nos croyances et de nos modes de vie.
Tout
cela pour le plus grand bénéfice, évidemment, de multinationales qui y trouvent une main-d'œuvre à très bon marché.
Tout
cela pour la plus grande détresse, souvent de ces étrangers eux-mêmes d'ailleurs, et bien sûr pour nos compatriotes. Pas une journée ne passe sans qu'une tentative d'étranglement ne survienne à leur rencontre. Hausse du gaz, ponction sur les retraites, hausse d'impôts, stagnation, c'est-à-dire diminution, des allocations familiales, des aides aux handicapés, des aides aux personnes âgées, restriction drastique des remboursements de médicaments.
S
'ajoute au quotidien à ce triste tableau des délocalisations et des fermetures d'entreprises qui laissent des milliers de nos compatriotes au bord du gouffre.
Alors
à force d'étranglement, on arrive à l'asphyxie.
Avec
les Français, on ne prend aucun gant.
On
serre, on serre, on serre. Jusqu'à quand ? Et surtout pourquoi
? Et
surtout pourquoi ? La dernière opposition au consumérisme total et au règne des grandes transnationales,
c
'est bien cette volonté sourde et obstinée du peuple
à
se poser encore comme un tout, une entité vivante.
On
voit bien l'acharnement avec lequel les censeurs médiatiques
se
jettent sur les derniers pans de tradition populaire, même le 14 juillet, faite du peuple et de son armée jugée provocateur et passéiste.
L
'ennemi, c'est la nation, obstacle au règne du grand
capital.
L'ennemi, c'est le patriote
qui
est lié par autre chose que par ce besoin compulsif de consommer.
Le
lien organique que des millions de Français entretiennent avec leur terre
et
leur histoire est un frein à la domination du système.
Ce
lien est en train d'être brisé par la crise morale, économique, sans précédent que nous vivons.
Car
ce sont bien les répercussions sociales de cette crise qui finissent
de
briser la résistance héroïque
de
beaucoup de nos compatriotes. Sans emploi, sans toit,
sans
argent,
comment
encore espérer
? Nous
avons le devoir de nous dresser contre cela.
Nous
avons le devoir de changer la société
et
de faire enfin cette grande révolution patriotique et sociale à laquelle Marine Le Pen nous a appelé durant toute la campagne présidentielle.
Et
nous devons représenter ce changement. Est-ce à l'extrême gauche de Mélenchon que nous allons trouver une alternative ? Est-ce dans ces viennes lunes marxistes à l'idéologie vieillotte et dépassée ? Non, bien sûr. Parce que contrairement à de nombreux clichés, je crois, moi, que l'élite, c'est le peuple français. Que le peuple français a besoin d'un idéal commun,
d
'un chemin commun.
Et
que ce chemin, il doit le trouver au Front National auprès de Marine Le Pen. Alors vous, adhérents, militants et sympathisants du Front National, jeunes ou moins jeunes, bénévoles pour la grande majorité, vous n'avez rien d'extrémiste, je le sais,
ou
plutôt si,
vous
êtes
d
'une extrême générosité,
d
'un extrême dévouement,
d
'une extrême bonne volonté.
Et
ce trésor humain que vous représentez,
nous
n'avons pas le droit de le gâcher.
Alors
nous allons travailler ensemble. Nous allons sortir ensemble nos compatriotes du fossé. Nous allons ensemble leur tendre la main, une main fraternelle qui leur redonnera la fierté et l'esprit de conquête.
Car
à la différence de la liberté et de l'égalité,
il
n'y a aucune loi, aucun cadre juridique qui régisse la fraternité.
Je
vous livre la définition du petit Larousse, lien de parenté entre frères et sœurs.
Ce
qui veut dire que, pour toute abstraite qu'elle soit, la fraternité implique bien un lien indissociable d'appartenance à une même famille,
car
elle implique un lien de filiation.
Et
c'est là, sans doute, que se pose une question importante.
À
quelle famille, au sens large, appartenons-nous ou voulons-nous appartenir
? Vers
quel partenaire en fraternité décidons-nous spontanément de nous tourner
? Je
ne vous étonnerai guère en vous répondant vers les Français.
En
effet, la fraternité prend ses racines dans notre identité profonde,
dans
cette histoire qui nous a unis,
dans
un grand destin de plusieurs siècles.
Cette
histoire s'est bâtie sur l'effort, sur l'élan,
sur
le dynamisme de millions de Français anonymes qui ont fait la France.
Ces
Français sans titre, sans grade, Français sans histoire,
ou
en tout cas, pas de celles qui défraient la chronique par leur incivilité de toutes sortes.
Ces
Français si bien définis par Marine Le Pen comme Français invisibles.
Je
vais vous faire un aveu, mes chers amis. Je n'en peux plus, moi, de lire ces courriers,
ces
mails.
Je
n'en peux plus d'entendre leur détresse, leur désillusion, leur déception,
de
lire ou d'écouter leur angoisse de l'avenir, quel que soit leur âge.
Je
n'en peux plus de ne pas agir concrètement, largement,
et
de venir en aide à tous ces oubliés de la société française.
Alors
je vous lance un appel aujourd'hui. Travaillons ensemble.
Dans
chaque fédération, regroupez-vous pour tendre la main à tous nos compatriotes invisibles. Enfants abandonnés, jeunes,
sans
espoir d'emploi d'avenir autre que précaires,
familles
spoliées au détriment du trou de la sécurité sociale et ou de la préférence étrangère, handicapés, survivant avec leur relocation d'à peine 780 euros, retraités à l'indigne minimum vieillesse,
que
l'on a sans doute débaptisé à l'occasion de solidarité aux personnes âgées, car on avait honte d'accoler ces deux mots, minimum et vieillesse. Personnes âgées seules,
qui
n'ont plus rien d'autre à espérer que la mort.
Vous
en connaissez tous.
Ils
sont frappés par une double peine, un présent difficile à surmonter et un avenir noir.
Alors
écoutons-les. Mettons-les pour une fois à l'honneur.
Je
veux venir dans vos fédérations.
Ce
n
'est
pas difficile de trouver mon adresse mail. Elle est sur le site du Front National. Écrivez-moi directement. Je viendrai
parce
que je veux les entendre.
Je
veux d'ici quelques mois
faire
le livre blanc des invisibles, avec leurs témoignages.
Je
veux qu'aucun des élus aux responsabilités ou les ayant partagées ne puisse dire ensuite « Je ne savais pas ».
Je
veux les mettre à l'honneur sur Internet par un site qui leur sera dédié.
Je
veux que s'exerce enfin la solidarité entre les Français.
Parce que ne
faisons pas l'erreur de croire que leur attente est uniquement matérielle.
Bien
sûr, pour beaucoup d'entre eux, elle l'est.
Car
le simple fait de se loger et de se nourrir devient souvent des problèmes essentiels, voire de survie.
Mais
ils ont aussi besoin de reconnaissance,
au
vrai sens du terme.
Les
gouvernements successifs les ont effectivement oubliés.
Ils
ne les connaissent même pas,
ou
plus.
A
tel point
que
certains d'entre eux en viennent à déchirer leur carte d'identité ou leur carte d'électeur. Alors aidons-les, nous, à être reconnus, à retrouver cette dignité. Proposons-leur autre chose que des salles de shoot pour oublier leur désespérance. Descendons à la mine ! Descendons à la mine ! Et ramenons-les au grand jour. Le temps n'est plus au querelle. Ce serait déshonorant pour un mouvement politique comme le nôtre, aussi soucieux du bien-être social de nos compatriotes. Non !
Le
temps est à l'entraide. Le temps est à l'action.
Le
temps n'est plus à aider les plus défavorisés.
Le
temps est à aider les plus nombreux. Nos compatriotes ne se retrouvent plus dans ce monde politique.
Ils
y croient de moins en moins. Il suffit de voir l'abstention grandissante à chaque élection et en particulier aux dernières législatives. Alors que pourtant, décider de l'orientation d'un pays à travers ses lois est une responsabilité majeure.
Le
fatalisme et la résignation sont de graves écueils en politique. Qui n'a pas entendu déjà l'expression «
De
toute façon, on ne peut rien changer
». Pourquoi
cette désaffection du peuple pour ses élus ? Pour trois raisons essentielles. Parce que ces derniers ne prennent plus en compte les préoccupations majeures de la société civile.
Parce
que le peuple a l'impression que le copinage et la corruption touchent en profondeur les élites politiciennes. Et enfin,
parce
qu'ils s'éloignent rapidement de leur discours initial ou s'en réfèrent très vite aux instituts de sondage et aux lobbies dans la seule obsession d'être réélus.
Et
pourtant,
et
pourtant, ils écrivent tous des professions de foi.
C
'est-à-dire quand même une déclaration ouverte et publique d'une croyance,
d
'une foi, d'une conviction.
Ne
devrions-nous pas alors ajouter sur nos professions de foi, avant de les signer, un engagement sur l'honneur, si tant est que ce mot est encore un sens, celui de respecter un certain nombre de principes juridiques, mais moraux aussi.
Face
à tous ces politiciens qui vendent du mensonge et des illusions en campagne électorale,
nous
sommes la France du peuple, c'est-à-dire la France des familles, la France des ouvriers,
la
France de tous ceux qui ont combattu pour elle, la France d'une merveilleuse jeunesse,
la
France de ceux qui souffrent, mais aussi de ceux qui espèrent, encore.
Nous
ne pouvons pas, nous ne devons pas abandonner ces 6,5
millions
de Français qui ont porté leur espoir le 22 avril dernier sur Marine Le Pen. Commençons donc par solliciter les structures amies
et
avec lesquelles nous travaillons depuis longtemps. Chacune a son objectif, son utilité.
Il
n'y a pas de rivalité entre elles.
Et
la tâche est si grande
que
nous devons réunir toutes les bonnes volontés. Parce que la misère n'est pas un fonds de commerce. Non, la misère est une véritable cause nationale. Et il serait impardonnable de ne pas servir cette cause.
Beaucoup
de responsables départementaux connaissent par exemple l'action sociale et populaire du pasteur Blanchard et ses célèbres maraudes.
Alors
je vous engage par exemple aussi vous tous à vous rendre sur son blog
et
à l'aider en commandant dans vos fédérations le livre Le Front National
et
le Social. Vous pouvez le vendre à vos adhérents,
à
vos militants. Je vous engage à amplifier son action en créant avec lui des actions similaires dans vos communes, dans vos villages pour collecter vêtements et dons.
Tous
ceux qui sont allés et il y a beaucoup de secrétaires départementaux qui l'ont fait
à
la rencontre des SDF dans les rues de Paris la nuit savent combien leur situation est catastrophique. L'action du pasteur Blanchard et de sa femme est certes une goutte d'eau dans un océan de détresse
mais
elle peut s'étoffer, elle peut et elle doit s'amplifier.
Vous
savez que du chômage à la rue la frontière est extrêmement ténue et qu'il n'est pas besoin d'être voyant pour deviner que l'application des mesures drastiques imposées par ce mortifère traité européen ne feront qu'aggraver la situation de nos compatriotes. Alors aidez-les, accompagnez-les dans les maraudes, accompagnez-les par votre générosité. 10, 20 euros, ce n'est pas un sacrifice insurmontable.
Pour
beaucoup d'entre nous, c'est une aide considérable pour leur action. Je compte sur vous.
Il
y a aussi l'association Amis du Front National qui existe depuis longtemps et qui porte très bien son nom, Fraternité Française, dirigée par notre amie conseiller régional Rhône-Alpes, Mireille Dornano. Mireille, si tu es dans la salle, parce que d'ici je ne vois pas grand-chose, est-ce que tu peux, s'il te plaît, monter, que tout le monde te voit et t'applaudisse ? Mireille,
oui
vous pouvez. Mireille a su parfaitement structurer son association. Elle le fait dans son coin, toute seule, souvent,
et
elle vient en aide avec beaucoup de discrétion et d'efficacité à nos camarades dans le besoin.
Mais
elle non plus, elle n'est pas assez connue, assez valorisée.
Il
faut adhérer à son association. Chaque adhérent du Front National devrait être adhérent de Fraternité Française.
Et
comme il est important d'avoir des valeurs d'exemple, ma chère Mireille, je te remets mon chèque d'adhésion et je vous engage tous à le faire.
Nous
allons travailler ensemble, parce que je souhaiterais qu'elle soit un maillon essentiel de cette chaîne de solidarité entre les invisibles, entre les Français
qui
sont tellement abandonnés. Fraternité Française, peut-on imaginer un plus beau nom pour relayer l'action sociale du Front National
? Je t'en
prie.
Oui,
je voudrais vous dire deux mots. En fait, ce n'était pas préparé. Bon,
je n'ai rien,
je n'ai rien, mais finalement, c'est très bien comme cela. Je voudrais remercier Marie-Christine d'avoir parlé de cette association dont je suis la présidente depuis 25 ans, qui a fait beaucoup de choses pour les nationaux. Vous ne la connaissez peut-être pas parce que vous êtes de nouveaux adhérents, mais elle a fait vraiment de très belles actions que vous pouvez voir sur notre site fraternitéfrançaise.fr. Et je voulais dire aussi que Jeannie Le Pen en est la présidente d'honneur. Nous faisons beaucoup d'actions ensemble. Et
c
'est vrai que nous ne sommes pas sur le même créneau que le pasteur Blanchard qui s'occupe des SDF. Nous nous occupons plutôt des gens qui sont en précarité, qui n'ont pas d'emploi, et donc des Français, comme beaucoup ici peut-être, qui sont en difficulté. Alors, moi, je me tiens à votre disposition. Nous sommes
implantés
beaucoup dans le Sud-Est, parce que moi, je suis de Grenoble, mais par exemple, à Toulon, nous avons une permanence qui reçoit, puisque nous sommes à la Banque Alimentaire, on a 200 personnes qui viennent toutes les semaines chercher de la nourriture. Alors, il faut que vous sachiez tout ça. Bon, moi, c'est vrai que je suis quelqu'un qui... La charity business, ça ne m'intéresse pas. Moi, j'ai toujours fait ça dans l'ombre. Marie-Christine me dit qu'effectivement, il faut communiquer, mais ce n'était pas dans mon... Enfin, la communication, pour moi, voilà, pour la charité, elle va être chargée de communication. Je crois que c'est très bien. Pour fraternité. Je vous remercie, en tout cas.
Merci beaucoup.
Voilà,
je crois que Mireille ne travaillera plus jamais dans l'ombre.
J
'ai eu l'occasion aussi de rencontrer d'autres responsables d'associations, déjà bien organisées, qui sont prêts à se joindre à notre action, pas pour leur promotion personnelle, pas pour être mis au devant de la scène, ou prendre des places ou des titres. Non.
Ce
sont des gens qui n'ont qu'un seul but, faire avec nous cette révolution patriotique et sociale à laquelle tant de nos compatriotes aspirent.
Nous
avons le devoir de remettre la société à l'endroit,
de
sortir des ténèbres et de mettre au premier rang nos compatriotes et leurs familles, c'est-à-dire de remettre au premier rang la France.
La
fraternité
doit
devenir un réflexe patriotique.
Nous
ne pouvons rien faire sans vous, sans que vous n'acceptiez d'être nos relais dans vos fédérations,
sans
que vous ne dénonciez sans relâche les injustices
sociales
faites aux plus faibles. En général, soit ils sont déjà exclus de la société par le chômage, la maladie ou le handicap,
soit
ils sont de bons petits Français qui payent leurs impôts, leurs loyers, l'école de leurs enfants, mais ils ne pourront plus se chauffer cet hiver. Soit encore, ils ont travaillé toute leur vie sans jamais bénéficier d'aucune aide sociale et ils craignent aujourd'hui pour eux, pour leurs enfants, pour leurs petits-enfants, en voyant se dessiner de gros nuages noirs à l'horizon.
Il
y a une jolie définition du mot fraternité qui est donnée par l'écrivain Marie de Solène. La fraternité
n
'est pas donner ce que l'on a, c'est d'offrir ce que l'on est.
Je
vous en conjure, mes amis, offrons ce que nous sommes. Remplaçons ce slogan démodé, ringard, touche pas à mon pote,
touche
pas à mon frère, touche pas à mon enfant, touche pas à mes parents, touche pas à ma famille, touche pas aux Français, touche pas aux miens.
C
'est cette fraternité-là à laquelle je vous appelle, à ce sentiment fort et inébranlable d'appartenir à la même nation, à son passé aussi dont nous pouvons être si fiers, à ce sentiment que nous ressentons tous d'avoir un avenir à construire ensemble.
Nous
avons nous aussi un héritage allégué à nos enfants et à nos petits-enfants. Nous ne combattons pas au Front National pour des places ou des honneurs, non, pour ça, il y a des autres parties où les carrières vont plus vite d'ailleurs.
Nous
combattons sans compromis, sans reniement aucun pour offrir ce que nous sommes, des Françaises et des Français généreux, solidaires, qui, au péril de leur vie, feront en sorte que la France reste un pays libre. Allons sur le terrain, soyons au plus près de la misère et du désespoir, souvent pudique,
de
notre peuple.
C
'est quand nous lui aurons montré que
dans
les actes,
nous
sommes à ses côtés,
que
nous le comprenons, que nous le servons,
que
nous trouverons l'osmose et les passerelles indispensables entre nous et les invisibles.
Je
terminerai, parce que je crois que je ne
suis
pas loin de mes camarades d'après, là, qui trépignent,
je
terminerai sur cette phrase de Charles Péguy
qui
souhaitait, lui, mettre le mot fraternité avant le mot égalité dans la devise républicaine.
La
fraternité, disait-il, anime les âmes profondes, laborieuses et modestes.
Ce
sont toujours les sentiments de fraternité qui ont animé les grands hommes et les grands peuples.
La
France est indéniablement un grand peuple. Sachons l'honorer en ne baissant jamais les bras.
Soyons
les garants de cette solidarité nationale, ciment de cohésion, mais aussi du bien-être, retrouvés et mérités de chaque Français.
Je
vous remercie d'avance, mes chers amis, car je sais qu'avec Marine Le Pen, nous pouvons compter sur vous, car la grande,
je
dirais presque la totale majorité,
des
grands hommes et des grandes femmes, évidemment,
se
trouvent dans nos rangs. Merci beaucoup. Merci. Merci.
Merci. Merci. Merci. Merci.
Marie-Christine Arnautu