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InterviewTélé Matin - France Télévisions· 15 décembre 2025 9 minContradictoireActualité / polémiqueAgriculture & alimentationSantéÉconomie & entreprises

dermatose nodulaire, colère des éleveurs, Mercosur… L’interview 4V d’Annie Genevard

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 10 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 69 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Qu'allez-vous faire ? Qu'allez-vous dire ? Que pouvez-vous dire pour calmer cette colère ?

  • 1:23RelanceÉludée

    Est-ce que vous allez renoncer à l'abattage des troupeaux contaminés ?

  • 2:08FerméeRéponse partielle

    Est-ce que vous allez leur donner satisfaction ?

  • 3:36OuverteRéponse partielle

    Ne croyez-vous pas que cette colère soit devenue incontrôlable ?

  • 5:01FerméeRéponse partielle

    Est-ce que vous pourriez suspendre cette procédure ?

  • 5:44OuverteRéponse directe

    Pourquoi le Premier ministre demande un décalage de la signature du Mercosur ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:39Fait
    « Je veux exprimer d'abord que je suis au côté des éleveurs. »
  • 1:23Fait
    « la procédure c'est l'abattage de toute la tout le cptel en tout cas de du troupeau. »
  • 2:08Fait
    « Cette maladie, elle est apparue à la fin du mois de juin dans notre pays. Elle n'existait pas, elle n'avait jamais existé »
  • 2:53Chiffre
    « On a 16 millions de Bovins. Cette maladie est terriblement mortelle pour 10 % duel. »
  • 5:44Fait
    « Chacun connaît mon opinion sur le projet d'accord avec les pays du Mercossur tel qu'il a été signé il y a un an. »
  • 6:29Fait
    « Ce projet d'accord, il est mauvais pour notre agriculture. Il expose des filières importantes pour nous. »
  • 7:09Fait
    « la signature a lieu samedi »
  • 7:53Fait
    « il y a un point qui crispe particulièrement les agriculteurs, c'est le fait qu'on tolère l'introduction en France et sur le sol européen des productions animales ou végétales qui ne respectent pas nos propres normes de production. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Bonjour Annie Jeunev. Bonjour Jeff. Et on peut dire que rarement une visite ministérielle aura été aussi attendue que la vôtre puisque vous allez dans le Sud-Ouest aujourd'hui à Toulouse alors que on le voyait encore dans le journal de 8h et bien dans cette région la colère des agriculteurs se manifeste violemment parfois. En tout cas il y avait on comptait presque une trentaine de barrages hier dont celui de l'autoroute à 64. Qu'allez-vous faire ? Qu'allez-vous dire ? Que pouvez-vous dire pour calmer cette colère ? D'abord, je vais sur le terrain, comme je le fais chaque semaine depuis que je suis à la tête de ce ministère et particulièrement dans ce moment très difficile pour le monde agricole et le monde de l'élevage, je veux exprimer d'abord que je suis au

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côté des éleveurs. Je ne veux pas que face à l'arrivée de cette terrible maladie, les éleveurs soient seuls. Donc c'est exprimer vraiment la solidarité, la compassion et l'accompagnement des éleveurs dans ce moment si difficile. Et puis je viens aussi à un moment tout à fait particulier qui est le lancement de la vaccination. Je l'ai fait en savoir voie en haute de sa voix dans le Jura. C'est un moment qui doit être un moment un chemin d'espoir pour les éleveurs parce que la vaccination c'est la meilleure façon de lutter contre la maladie et d'éviter précisément de perdre des animaux. cette maladie, la dermatose nodulaire contagieuse, vous prenez la vaccination. Mais en attendant, lorsqu'un une bête

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est contaminée, la procédure c'est l'abattage de toute la tout le cptel en tout cas de du troupeau. Et ce que vous disent aujourd'hui les éleveurs pour qu'on comprenne bien qu'ils sont en colère, c'est que tant que vous ne renoncerez pas à cette procédure actuelle, et bien eux ne renonceront pas à leur barrage et au fait qu'ils ne sont pas d'accord avec ce que vous vous voulez faire. Cette maladie, elle est apparue à la fin du mois de juin dans notre pays. Elle n'existait pas, elle n'avait jamais existé et elle est redoutable parce que elle est terriblement contagieuse comme son nom l'indique. Donc les trois piliers de lutte, ce que la science nous dit, les vétérinaires nous ditent, ce que les pays étrangers ont appliqué, c'est trois piliers, le dépeuplement, l'abattage quand vous dites le

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dépeuplement, ben c'est le terme scientifique utilisé, le dépeuplement, la vaccination et la restriction du mouvement. Et cette ce cette stratégie, elle a fonctionné en savoir en Haare Savoie dans le Jura, en Italie, en Espagne, à Mio, à Albille, à Saint-Jean de Lus, tous les éleveurs vous disent la même chose. Ils ne bougeront pas, ils sont en colère, ils ne veulent plus de ces abattages, de ce dépeuplement dont vous parlez. Est-ce que vous allez leur donner satisfaction ? Alors, il faut savoir que est-ce que cette procédure va être maintenue ? En fait, c'est ça la question madame Jeunev. La question, elle est comment lutte-t-on le plus efficacement possible contre cette mz dire avec l'aval des vétérinaires ? Le sujet le sujet c'est ça. Moi moi ma ma responsabilité, monsieur Vittberg,

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c'est de protéger l'élevage français. On a 16 millions de Bovins. Cette maladie est terriblement mortelle pour 10 % duel. Mais ils ne le savent pas ça. Vous pensez les éleveurs qui qui refusent la bataille ? Mais j'entends ce qu'ils me disent et je veux dire aux éleveurs que ils font des propositions et je les en remercie. Moi je suis une femme de dialogue. J'ai toujours prené le dialogue dans ma vie d'élu et comme ministre aujourd'hui. Donc ils font ils ont fait des propositions sérieuses réfléchies de vacciner l'ensemble. Donc nous allons regarder sur nous allons écouter, regarder, concerter. Je vais rencontrer absolument tout le monde cette semaine sur la vaccination. On va on a adopté pour le Xitani un dispositif particulier avec un cordon sanitaire

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renforcé. C'estd que non seulement on a la zone réglementée autour des foyers mais on va élargir la vaccination. On a un défi à relever c'est pour ça que je vis aujourd'hui en Occitanie vaciner vacciner entre 600000 et 1 million de bovins. C'est un défi logistique mais il est indispensable. Je serai à la rencontre des agriculteurs, je vais les rencontrer, je vais rencontrer les professionnels et leur représentants et leurs représentants euh aujourd'hui à Toulouse et puis je j'irai dans une exploitation. Donc les agriculteurs, je les rencontre en permanence. Ne croyez-vous pas néanmoins que cette colère aujourd'hui soit devenue incontrôlable ? On voit encore une fois, on entend des témoignages de personnes qui sont désespérées, qui sont prêtes à

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tout tant qu'elles n'obtiendront pas satisfaction. C'est-à-dire, je le répète, la fin de cette procédure qui prévoit l'abattage des troupeaux. Je pense qu'il faut bien que chacun ait conscience que l'ennemi c'est le virus. Oui. Et que d'abord il doit y avoir le respect des des consignes. Il faut limiter les mouvements dans les aines zones réglementées, sinon tout va s'étendre et on ne maîtrisera plus rien. Euh je je pense qu'il faut aussi rassurer la situation aujourd'hui est sous contrôleur pour l'instant madame mais c'est mais c'est pour ça que vous m'invitez monsieur Vittbert, vous m'invitez pour que j'explique. Donc bien sûr il y a de l'angoisse parce que chacun s'imagine que le virus est à la porte de leur bâtiment d'élevage. Mais non, la situation elle est contrôlée

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aujourd'hui. Nous nous avons nous avons deux situations France entière d'exploitation touchée par le virus et vous savez quand il y a une bête malade, il n'y en a pas qu'une et chaque fois on voit qu'une donc la procédure pour l'instant continuera. Alors, le dialogue est ouvert avec la profession. Le dialogue est ouvert. La notre responsabilité collective aux organisation syndicales professionnelle avec les vétérinaires, avec les scientifiques, c'est de dire ensemble déterminons comment on lutte au mieux contre. Est-ce que vous pourriez suspendre cette procédure ? Est-ce que c'est possible ? La discussion est ouverte sur ce point et je ne veux pas vous donner de réponse catégorique aujourd'hui parce que ce

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temps dialogue, il est indispensable et il faut pouvoir y associer les professionnels. Madame la ministre de l'agriculture, autre grand sujet ultra sensible, si j'ose dire dans votre portefeuille, c'est l'accord de libre échange entre l'Union européenne et le Mercur qui doit normalement obtenir le feu vert des pays européens avant une signature samedi avec Ursula Vander Layen et les représentants des pays concernés. On a appris hier que le premier ministre Sébastien Lecnu allait demander plutôt un décalage de cette signature. Pourquoi cela ? Et est-ce que vous avez une chance de l'obtenir ? Chacun connaît mon opinion sur le projet d'accord avec les pays du Mercossur tel qu'il a été signé il y a un an. Vous nous l'a rappelz cette opinion. Ce ce projet d'accord, il est mauvais pour

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notre agriculture. Il expose des filières importantes pour nous. La volaille, le bœuf justement un moment où la filière souffre tant. Manuel Macron avait dit quand même au Brésil des bonnes choses aussi, le sucre, l'éthannol. Donc ce ce projet d'accord, il est menaçant pour nos filières. C'est la raison pour laquelle si l'accord restait en l'état, le président de la République, le premier ministre, le gouvernement l'ont dit, c'est non, ça n'est pas acceptable. Et la France a pris la tête de de du combat pour dire on ne peut pas l'accepter tel qu'il est. Donc mais le temps presse, la signature a lieu samedi justement c'est pourquoi vous réveillez au dernier moment ? Non non non non, il y a un intense travail qui a été pour dire un intense travail est fait depuis des

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mois pour dire pour dire à la Commission européenne, on ne peut pas accepter ce projet d'accord. Alors tous les pays européens, on est 27, ne partagent pas l'opinion de la France, mais beaucoup de pays s'inquiètent de la même façon et veulent avoir des garanties. Donc rien aujourd'hui ne permet en l'État si les choses ne bougent pas, s'il y a pas de meilleure protection du signer c'est accord. C'est la raison pour laquelle le Premier ministre a demandé à ce que décision ne soit pas prise dans quelques jours. Mais vous êtes au cœur des discussions européennes. Il l'a demandé mais est-ce qu'il peut l'obtenir ? cette signature elle est prévue samedi que ce que je peux vous dire c'est que la France mène le combat la France mène le combat quels aménagements du traité le rendrai

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acceptable à vos yeux au moins un Alors il y a un point qui crispe particulièrement les agriculteurs, c'est le fait qu'on tolère l'introduction en France et sur le sol européen des productions animales ou végétales qui ne respectent pas nos propres normes de production. On est très exigeant avec les les agriculteurs. C'est d'ailleurs ce qui nourrit en partie leur colère parce que leur colère, elle naît de la peur, de l'inquiétude liée à la maladie. Mais il y a d'autres choses qui s'agrègent à cette colère et notamment le fait qu'on importe des choses qui ne répondent pas au même standard de production. On est très donc s'il y a un bouget comme on dit aujourd'hui là-dessus. Écoutez, nous verrons bien. En tout cas, chaque chaque étape est importante. Je vous rappelle

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que le conseil devait accepter l'accord à la fin du mois de juin. Voyez bien que la résistance a produit son effet. Et bien, c'est ce que vous nous avez dit ce matin. Merci beaucoup Annie Jean Var, ministre de l'agriculture et c'est la suite de Télé Matin. Merci. Merci beaucoup à tous les deux. Merci à Renite la carrière Leven d'avoir traduit cette interview en langue des signes.