Bruno Retailleau : «Si la société ne répond pas à cette violence, nous sommes aussi complices»
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour monsieur Rotaillot, je suis Nicolas Morier, directeur d'une association sportive à Nice. Voici ma question. Que comptez-vous faire concernant la montée de la violence chez les jeunes comme on a pu le voir ce weekend et faut-il changer la loi sur les mineurs ?
Alors la pardon, la loi sur les mineurs. Les mineurs ? Oui, bien sûr, Nicolas, je vous réponds.
Oui, j'ai commencé à aborder à l'instant ce sujet-là. Vous savez, un des points qui m'a le plus bouleversé quand j'étais ministre de l'intérieur, c'est ces jeunes mineurs qui pouvaient tuer ou blesser grièvement. À chaque fois, je demandais aux policiers, aux gendarmes de m'indiquer le nombre d'antécédents judiciaires.
Et bien souvent, c'était plus de 20, plus de 25, parfois plus de 30 antécédents. Ce sont des chemins de violence. C'est-à-dire que on les enferme dans des parcours de Oui. de culpabilité, en tout cas de délinquence.
Et comme on refuse de les sanctionner au premier délit graves, ils montent en puissance, ils vont voler, voler avec violence et cetera et cetera. Et donc si la société ne répond pas à cette nouvelle violence qui a changé totalement de forme, alors en quelque sorte nous sommes aussi complice et coupable. Ce que je propose ce que je propose là encore, ce sont des courtes peines, c'est-à-dire des peines de plusieurs semaines dès le premier d grave parce que ce sont des jeunes mineurs qui désormais sont dépourvus de toute empathie et il faut contenir cette violence.
C'est-à-dire que à la moindre contrariété, ils peuvent réagir très brutalement parce qu'ils n'ont pas eu de cadre. On leur a pas dit non, il y a pas eu d'interdit. Et ce cadre, il faut parfois le restaurer justement par l'emprisonnement.
On les met pas dans le même prison. Ils sont pas à côté par exemple de droits commun qui seraient très violents ou de terroristes mais des prisons spécifiques qui coûteront moins cher. Yeah.
Bruno Retailleau