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Conférence de presseMinistère de l'Europe et des Affaires étrangères· 21 mars 2026 9 minAutoproduitActualité / polémiqueDéfenseSécuritéEurope & international

Déclaration à la presse de Jean-Noël Barrot en Israël

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:28Jean-Noël BarrotChiffre
    « Les conséquences humanitaires de ce conflit qui a déjà fait près de 1000 morts et un million de déplacés sont d'un point d'attention majeur pour la France. »
  • 2:12Jean-Noël BarrotChiffre
    « J'ai annoncé le doublement de notre aide avec une contribution s'élevant à 17 millions d'euros pour soutenir les efforts du haut commissariat au réfugiés de la Croix-Rouge. »
  • 2:55Jean-Noël BarrotFait
    « Ces décisions doivent être pleinement mises en œuvre pour garantir la sécurité du Liban et la sécurité d'Israël. »
  • 3:38Jean-Noël BarrotFait
    « L'histoire libano-israélienne démontre avec constance que les opérations militaires, même quand elles paraissent tactiquement couronnées de succès, peinent à produire des bénéfices de sécurité de long terme quand elles ne s'inscrivent pas dans une stratégie politique et diplomatique. »
  • 5:49Jean-Noël BarrotChiffre
    « 200000 français en Israël, 25000 au Liban. »
  • 6:34Jean-Noël BarrotFait
    « Le président de la République a également proposé hier un moratoire contre les frappes ciblant les infrastructures civiles. »
  • 7:16Jean-Noël BarrotFait
    « Le régime iranien doit se résoudre à des concessions majeures et un changement radical de posture. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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rendu hier et aujourd'hui au Liban puis en Israël. D'abord pour marquer la mobilisation de la France au côté des populations civiles qui sont toujours les premières victimes de la guerre. En Israël, au Liban, en Iran et ailleurs, des femmes, des hommes, des familles vivent dans les abris, dans l'angoisse des bombardements et dans l'espoir d'un avenir meilleur pour eux-mêmes et pour leurs enfants. Je suis venu aussi évoquer avec nos partenaires les voix d'une solution politique permettant d'apporter une réponse durable au défis de sécurité collectif qui ont suscité cette escalade sans précédent. À Beyouth, je me suis notamment

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entretenu avec le président Joseph Aoun, le premier ministre Nawaf Salam, le président du parlement Nabibéry, le patriarche Maronite. À Jérusalem aujourd'hui avec mon homologue, ministre des affaires étrangères, Guidéon Sar. J'ai en premier lieu évoqué avec eux la dramatique escalade au Liban, provoquée par la décision inadmissible et irresponsable du Esbola. que nous avons condamné avec la plus grande fermeté de se joindre aux agressions iraniennes contre Israël, faisant primer le soutien au régime de Teran sur la stabilité et la sécurité du Liban et entraînant ce pays dans une guerre dont ne voulait ni

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ses autorités ni sa population. Face à ces attaques qui éprouvent durement la population civile israélienne, notamment au nord du pays, contrainte de se réfugier plusieurs fois par jour dans les abris, Israël a évidemment le droit de se défendre. Les populations et les infrastructures civiles doivent évidemment être préservées de ces opérations conformément au droits international humanitaires. Les autorités israéliennes m'ont assuré qu'elles mettaient tout en œuvre pour se faire. Les conséquences humanitaires de ce conflit qui a déjà fait près de 1000 morts et un million de déplacés sont d'un point d'attention majeur pour la France. À Beyrout, après avoir livré la semaine dernière 60 tonnes de frais

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humanitaires, médicaments, poste sanitaire mobile, tapis de sol, couverture, j'ai annoncé le doublement de notre aide avec une contribution s'élevant à 17 millions d'euros pour soutenir les efforts du haut commissariat au réfugiés de la Croix-Rouge qui œuvre sans relâche pour protéger les populations civiles et appuyer les hôpitaux et les efforts d'ONG françaises et libanaises engagés dans l'appui au déplacés. Je me suis rendu avec l'ordre de Malte au côté de ces populations durement éprouvées dans un abri au sein d'une école. J'ai évoqué avec les autorités libanaises les décisions courageuses et inédites qu'elles ont prises et que nous avons salué déclarant illégal les

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actions armées du Esbola exigeant l'arrêt immédiat de ces opérations et la remise de ces armes par tout moyen possible. Ces décisions doivent être pleinement mises en œuvre pour garantir la sécurité du Liban et la sécurité d'Israël. Il en va de la responsabilité des autorités libanaises et conformément aux instructions du gouvernement, l'armée libanaise doit prendre toutes les mesures qui s'imposent pour mener à bien le plan de désarmement du Esbola approuvé par le conseil des ministres. J'ai évoqué avec les autorités libanaises comme avec les autorités israéliennes les défis posés par cette guerre et la nécessité d'y apporter une solution durable, une solution qui ne peut être exclusivement militaire.

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L'histoire libano-israélienne démontre avec constance que les opérations militaires, même quand elles paraissent tactiquement couronnées de succès, peinent à produire des bénéfices de sécurité de long terme quand elles ne s'inscrivent pas dans une stratégie politique et diplomatique. J'ai réitéré à cet égard à mes interlocuteurs israéliens nos réserves quant à la perspective d'une opération terrestre, d'une ampleur et d'une durée significative aux conséquences humanitaires lourdes et aux effets stratégiques incertains. Pour sortir de la guerre, il faudra tôt ou tard négocier un accord comme nous l'avons fait avec nos partenaires américains pour mettre fin au précédent conflit entre Israël et le Esbola en novembre 2024. L'exécutif libanais a marqué son

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ouverture inédite à des discussions directes et au plus haut niveau avec Israël. C'est une opportunité historique que j'ai appelé mes interlocuteurs israéliens à saisir de pouvoir enclencher des discussions en vue d'un règlement durable qui doit marquer l'affermissement de la souveraineté libanaise et notamment du monopole des armes par l'État qui doit seul protéger l'ensemble des communautés au Liban, y compris et notamment la communauté Chite, mais aussi la définition d'un nouveau cadre pour les relations libano-israéliennes qui permettent de mettre un terme à l'état de guerre entre les deux pays, de délimiter une fois pour toutes les frontières terrestres et de tracer un chemin vers la paix et la sécurité partagée pour les deux pays.

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J'ai rappelé à tous mes interlocuteurs israéliens comme libanais la disponibilité de la France à faciliter en lien étroit avec nos partenaires américains de telles discussions. Le conflit entre Israël et le Esbola ne peut évidemment pas être dissocié de la confrontation plus large autour de l'Iran. L'escalade en cours est porteuse de risque majeur pour la sécurité de nos compatriotes, de nos emprises et de nos partenaires pour l'économie mondiale et pour la stabilité régionale et internationale. S'agissant de nos compatriotes, j'ai pu féliciter au Liban comme en Israël nos agents et leur engagement exemplaire dans un contexte difficile au service de

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la protection de nos communautés. 200000 français en Israël, 25000 au Liban. Nous nous efforçons jour et nuit d'apporter des réponses à leurs difficultés et de faciliter le retour en France de ceux qui le souhaitent. Je veux aussi saluer le travail du contingent français de la Finule au service de la stabilité. S'agissant des menaces qui pèsent sur l'économie mondiale, j'ai exposé les efforts dont la France a pris l'initiative pour travailler à une mission internationale défensive concourant à rétablir la liberté de circulation maritime dans le détroit d'Ormous. Des dirigeants européens et asiatiques ont marqué hier une intention similaire. Le président de la République a

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également proposé hier un moratoire contre les frappes ciblant les infrastructures civiles, qu'elles soi liée à l'eau ou à l'énergie, qui a suscité l'approbation du président américain et des dirigeants européens. S'agissant de la stabilité régionale et internationale pour laquelle le programme nucléaire du régime iranien, son programme balistique et son soutien à des groupes terroristes armés dans toute la région constituent de longues dates un ensemble de défis et de menaces. J'ai redi à mes interlocuteurs israéliens notre conviction que quel que soit le résultat des opérations militaires en cours devra être complété par une solution politique produisant des effets durats à cet égard. Le le

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régime iranien doit se résoudre à des concessions majeures et un changement radical de posture permettant qu'émerge une telle solution, permettant la coexistence pacifique de l'Iran avec son environnement régional et permettant au peuple iranien de construire librement son avenir. La stabilité de la région passe aussi par la mise en œuvre du plan de paix présenté par les États-Unis d'Amérique à l'automne dernier pour Gaza, accès humanitaire sans entrav, désarmement du Hamas, restauration d'un horizon politique fondé sur la solution à [grognement] deux États. Je ne suis pas venu promettre aujourd'hui une fin immédiate des hostilités qui n'est pas dans les mains de la France, pays qui

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n'est pas parti à ses conflits. Il n'y a pas de sortie de crise de court terme évidente à la conflongation régionale en cours qui dure d'une certaine manière depuis le 7 octobre 2023, mais cela ne doit en aucun cas être un prétexte à l'inaction. La France ne pratique pas la diplomatie de l'attentisme et de la résignation. Au contraire, c'est notre responsabilité de travailler dès aujourd'hui à poser les jalons d'une solution politique durable qui mettent fin à aux guerres dans lesquelles Liban et Israël sont depuis trop longtemps plongées. C'est ce à quoi je suis venu travailler aujourd'hui. Merci pour votre attention.

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