Aller au contenu
Tous les transcripts
InterviewFrance Inter (sur YouTube)· 19 octobre 2026 14 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéJusticeTravail & emploi

"Je suis responsable de tout ce qui se passe", reconnaît Laurent Nuñez

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 15 %Attaque 35 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:22OuverteRéponse directe

    Cette première question, Laurent Nunez, pourquoi avoir démissionné ?

  • 1:27RelanceRéponse directe

    Est-ce que vous reconnaissez, Laurent Nunez, ce matin, une défaillance personnelle ?

  • 2:43OuverteRéponse partielle

    Comment est-ce que vous expliquez que ces chiffres aient été autant sous-estimés ?

  • 4:01FerméeRéponse directe

    Combien de forces de l'ordre étaient mobilisées sur le territoire samedi ?

  • 4:51RelanceRéponse directe

    Sous-dimensionné, comment avez-vous pu prévoir moins de forces de l'ordre pour ce samedi ?

  • 5:56RelanceRéponse directe

    Avec le recul, vous reconnaissez qu'il n'y avait pas suffisamment de force de l'ordre sur le territoire samedi ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:28Invité politiqueFait
    « Je suis ministre de l'Intérieur, je suis responsable de tout ce qui se passe, bien évidemment, sur le terrain. »
  • 0:54Invité politiqueChiffre
    « On a terminé à 550 000, alors que donc on avait des prévisions qui n'étaient pas de 100 000, comme je l'ai entendu tout à l'heure, mais c'était un peu plus de 200 000, donc il y avait deux fois et demi plus de personnes. »
  • 1:31Invité politiqueFait
    « La défaillance, elle résulte dans le fait que ça a été en partie un manque d'anticipation sur les forces disponibles. »
  • 1:52Invité politiqueFait
    « Je remets ma démission parce que je suis responsable de tout ce qui se passe. »
  • 3:26Invité politiqueFait
    « Il y a deux choses sur le dispositif. Il y a la participation, qui était manifestement supérieure à ce que nous avions prévu, anticipé. »
  • 3:32Invité politiqueFait
    « Et puis vous avez également le volume de casseurs, de pilleurs qui, dans de nombreuses villes, dont Paris, mais pas qu'à Paris, vous l'avez vu, un peu partout dans les grandes agglomérations, qui se sont greffées ensuite au cortège. »
  • 3:47Invité politiqueFait
    « C'est la mouvance d'ultra-gauche. C'est le travail des services de renseignement, évidemment, de déterminer sa mobilisation, qui était très présente, beaucoup plus présente que d'habitude, et avec des intentions belliqueuses dès le début des cortèges. »
  • 4:11Invité politiqueChiffre
    « L'estimation, elle est de l'ordre de 60 000 personnes, si on prend en compte l'ensemble des forces mobiles, l'ensemble des gendarmes, des policiers qui sont mobilisés. »
  • 5:10Invité politiqueFait
    « Franchement, ça n'a absolument rien à voir. Dans les 89 000 de bloquons-tout, vous aviez l'ensemble des policiers et des gendarmes qui étaient mobilisés sur le terrain dans le pays. »
  • 6:01Invité politiqueFait
    « Il y avait une asymétrie, il y a eu une asymétrie dans certains endroits, pas partout, pas partout, il y a eu une asymétrie. »
  • 9:04Invité politiqueFait
    « Je fais confiance au préfet des Bouches-du-Rhône, s'il dit 30 000. »
  • 10:40Invité politiqueChiffre
    « Et c'est pas 117 interpellations qu'il y a eu, c'est 350 interpellations qu'il y a eu. »
  • 11:54Invité politiqueFait
    « L'état d'urgence est toujours une hypothèse à la main du gouvernement, en cas de menaces graves, de péril imminent. »

Temps de parole

  • Laurent Nuñez71 %
  • Présentateur24 %
  • ?5 %

≈ 21,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

La grande matinale.

0:01
Locuteur

Il

0:01
Présentateur

est 7h47 et Benjamin Duhamel face à vous, le ministre de l'Intérieur. Bonjour Laurent Nunez. Bonjour. Merci d'être avec nous ce matin sur France Inter. On l

0:08
Locuteur

'a

0:08
Présentateur

donc appris il y a un peu moins d'une heure. Vous avez remis hier votre démission au président de la République, qu'il a refusé. Il parle pour autant, je vais le citer Emmanuel Macron, de défaillance d'anticipation et de renseignements qui ont conduit aux violences

0:21
Locuteur

de

0:22
Présentateur

samedi. Cette première question, Laurent Nunez, pourquoi avoir démissionné ? Est-ce que parce que vous considérez avoir failli à votre mission

0:28
Locuteur

? Je

0:28
Laurent Nuñez

suis ministre de l'Intérieur, je suis responsable de tout ce qui se passe, bien évidemment, sur le terrain.

0:32
Locuteur

Vous

0:33
Laurent Nuñez

avez vu ce qui s'est passé samedi. On a eu plusieurs centaines, d'ailleurs le bilan est en cours en fait, de nombre de commerces pillés, avec l'action des casseurs, nombreux. On a

0:44
Locuteur

eu

0:45
Laurent Nuñez

des prévisions sur cette manifestation de participation, sur ces manifestations, parce qu'il y

0:50
Locuteur

en

0:50
Laurent Nuñez

a eu sur tout le territoire national, de participation

0:53
Locuteur

qui,

0:54
Laurent Nuñez

on a terminé à 550 000, alors que donc on avait des prévisions qui n'étaient pas de 100 000, comme je l'ai entendu tout à l'heure, mais c'était un peu plus de 200 000, donc il y avait deux fois et demi plus de personnes, et ça s'est passé un peu partout sur le territoire national. Vous savez, on avait au-delà de 30 000

1:06
Locuteur

personnes à Montpellier. On va en parler de l'organisme, mais cette démission que vous remettez, ça veut dire que vous reconnaissez

1:11
Laurent Nuñez

avoir failli ? Ça veut dire que non. Ça veut dire que le dispositif que nous avons mis en place s'est trouvé en certains endroits en asymétrie par rapport au volume de participants et de manifestants pour les cortèges normaux, mais aussi de casseurs, de pilleurs et de militants d'ultra-gauche qui ont fait dégénérer évidemment les cortèges.

1:26
Locuteur

L'organisme,

1:27
Présentateur

asymétrie, pardon, mais ça c'est des termes un peu savants pour dire qu'il y a eu des défaillances, vous le reconnaissez ?

1:31
Laurent Nuñez

La défaillance, elle résulte dans le fait que ça a été en partie un manque d'anticipation sur les forces disponibles, sachant,

1:38
Locuteur

et

1:38
Laurent Nuñez

je tiens quand même à corriger un certain nombre de choses, on a déployé l'ensemble des forces mobiles qui étaient disponibles sur le territoire et beaucoup, beaucoup de policiers

1:45
Locuteur

de gendarme se sont engagés sur ce mouvement. Est-ce que vous reconnaissez, Laurent Munez, ce

1:47
Présentateur

matin, une défaillance personnelle ? Est-ce que c'est ce qui vous a conduit à remettre votre démission au président de

1:51
Locuteur

la

1:51
Présentateur

République ?

1:52
Locuteur

Je

1:52
Laurent Nuñez

remets ma démission parce que je suis responsable de tout ce qui se passe. Voilà, j'ai remis ma démission au président de

1:56
Locuteur

la

1:56
Laurent Nuñez

République pour ces raisons. Moi, j'ai été haut fonctionnaire, j

1:58
Locuteur

'ai

1:58
Laurent Nuñez

un sens de l'intérêt général et vu les dégâts qu'il y a eu, il était normal que je remette ma démission. Maintenant, le sujet qui se pose, effectivement, c'est que ça ne se reproduise pas. C'est ce que le président de la République a dit hier, c'est qu'il faut être évidemment meilleur dans l'anticipation de la mobilisation telle qu'elle se produit. Et puis, évidemment, face au ordre de casseurs depuis l'heure qu'il y

2:19
Locuteur

a

2:19
Laurent Nuñez

eu de la mobilisation importante de militants d'ultra-gauche aussi, partout dans de nombreuses villes qui ont sans doute été incitées par les discours qui ont pu être nus dans les jours précédents, implique sans doute que nous modifions aussi nos doctrines d'intervention

2:33
Locuteur

face

2:33
Présentateur

à

2:33
Locuteur

des groupes extrêmement

2:34
Présentateur

mobiles.

2:34
Locuteur

Alors,

2:34
Présentateur

on va détailler tout cela. Mais pour commencer sur la transparence qui vous est demandée par le président, on va essayer de la faire ce matin. Sur le renseignement, vous évoquiez les chiffres et on va encore être très précis. La dernière estimation de la direction du renseignement territorial vendredi faisait état d'un peu moins de 200 000 manifestants. Si on prend Paris et hors agglomération parisienne, ils étaient finalement 550 000. Ça, clairement, ça a été sous-estimé. Comment est-ce que vous expliquez que ces chiffres aient été autant sous-estimés ?

3:00
Laurent Nuñez

C'est ce que je dois déterminer maintenant, c'est de regarder ce qui s'est passé. En général, les services d'enseignement définissent des fourchettes. Là, le chiffre que vous donnez, c'est plutôt la fourchette haute. En réalité, ça a été deux fois et demi plus. Donc voilà, il faut qu'on regarde maintenant exactement ce qui s'est passé. C'est ce que me demande le président. Il me demande deux choses.

3:17
Locuteur

Il

3:17
Laurent Nuñez

me demande de regarder comment les choses ont pu se passer. Mais

3:19
Locuteur

donc

3:19
Présentateur

vous ne savez pas en l'état ce qui a pu expliquer que

3:21
Locuteur

le dispositif était absolument

3:23
Laurent Nuñez

sous-estimé ? Il y a deux choses sur le dispositif. Il y a la participation, qui était manifestement supérieure à ce que nous avions prévu, anticipé. Et puis vous avez également le volume de casseurs, de pilleurs qui, dans de nombreuses villes, dont Paris, mais pas qu'à Paris, vous l'avez vu, un peu partout dans les grandes agglomérations, qui se sont greffées ensuite au cortège. Et puis il y

3:43
Locuteur

a

3:43
Laurent Nuñez

une troisième chose qu'il ne

3:44
Locuteur

faut

3:44
Laurent Nuñez

pas négliger, c'est la mouvance d'ultra-gauche. C'est le travail des services de renseignement, évidemment, de déterminer sa mobilisation, qui était très présente, beaucoup plus présente que d'habitude, et avec des intentions belliqueuses dès le début des cortèges et qui ont provoqué immédiatement des dégradations.

3:58
Présentateur

Toujours sur cet exercice de transparence, est-ce que vous pouvez nous dire précisément, Laurent Nunez, combien de forces de l'ordre étaient mobilisées sur le territoire samedi

4:04
Locuteur

? C

4:05
Laurent Nuñez

'était plusieurs dizaines de milliers.

4:07
Locuteur

Vous

4:07
Laurent Nuñez

avez les 75...

4:08
Locuteur

Est-ce que vous pouvez

4:09
Présentateur

nous donner un chiffre précis,

4:10
Locuteur

Laurent Nunez ? Je vais

4:11
Laurent Nuñez

vous dire, l'estimation, elle est de l'ordre de 60 000 personnes, si on prend en compte l'ensemble des forces mobiles, l'ensemble des gendarmes, des policiers qui sont mobilisés. Mais c'est toujours une estimation, parce que qu

4:20
Locuteur

'est

4:20
Laurent Nuñez

-ce qui se passe dans la vraie vie ? Pardon, qu'est-ce qui se passe dans la vraie vie ? Parce que tous les journalistes qui ont réussi à récupérer le chiffre des effectifs mobilisés pour ce maintien de l'ordre, ils ne sont pas vrais, parce que vous avez une copie de départ, et puis ensuite vous avez

4:34
Locuteur

des effectifs qui

4:35
Laurent Nuñez

abondent et qui viennent en renfort. Pardon,

4:36
Locuteur

là encore plus. 60 000.

4:37
Laurent Nuñez

Je vous réponds clairement, c'est

4:38
Locuteur

60

4:38
Présentateur

000. 60 000. Je suis allé regarder les chiffres de précédente mobilisation. La journée bloquons-tout il y a un an. 80 000 forces de l'ordre déployées. Le 8 décembre 2018, jour de mobilisation

4:48
Locuteur

des Gilets jaunes. 89

4:49
Présentateur

000

4:50
Locuteur

forces de l'ordre déployées. Donc contrairement à ce que vous disiez... Attendez,

4:53
Présentateur

Laurent Nunez, je vais au bout de ma question s'il vous plaît.

4:54
Locuteur

Contrairement à ce que vous disiez

4:55
Présentateur

samedi soir, le dispositif que vous aviez prévu, il était bien. Sous-dimensionné, comment avez-vous pu prévoir moins de forces de l'ordre pour ce samedi que vous n'en aviez prévu ? Enfin, ce n

5:04
Locuteur

'était

5:04
Présentateur

pas vous, ministre, il y a un an.

5:06
Locuteur

Pour la journée,

5:07
Présentateur

bloquons

5:07
Laurent Nuñez

-tout. Franchement, ça n'a absolument rien à voir. Dans les 89 000 de bloquons-tout, vous aviez l'ensemble des policiers et des gendarmes qui étaient mobilisés sur le terrain dans le pays. Pourquoi ? Parce que c'était des actions qui appelaient à bloquer le pays. On n'était pas sur une manifestation déclarée. Souvenez-vous, on n'était pas sur une manifestation déclarée. C'était des actions du matin. Il fallait aller bloquer le périph, le rond-point, les gares, les axes structurants. Et donc, ce sont l'ensemble des gendarmes et des policiers de ce pays qui sont mobilisés. Et

5:32
Locuteur

un jour de mobilisation

5:33
Présentateur

des Gilets jaunes, d'en avoir près de 80

5:34
Locuteur

000, c'est-à-dire

5:35
Laurent Nuñez

30 000 de plus que ce que vous aviez prévu samedi

5:37
Locuteur

?

5:37
Laurent Nuñez

Avec beaucoup plus d'exactions, avec l'absence de... Pardon, les Gilets jaunes, vous n'aviez pas d'organisateurs. Vous n'aviez pas de déclaration, vous aviez des gens qui ne savaient même pas où ils allaient défiler. Bloquons-tout, Gilets jaunes, et ce qui s'est passé le 17 octobre, nous avions là pour le coup, dans la plupart, il y avait énormément de déclarations et de défilés annoncés.

5:54
Locuteur

L'orgnin, est-ce qu'avec

5:56
Présentateur

le recul, vous reconnaissez qu'il n'y avait pas suffisamment de force de l'ordre sur le territoire samedi

5:59
Locuteur

?

5:59
Laurent Nuñez

Mais bien sûr, c'est ce que je suis en train de vous dire. Il y avait une asymétrie, il y a eu une asymétrie dans certains endroits, pas partout, pas partout, il y

6:06
Locuteur

a

6:06
Laurent Nuñez

eu une asymétrie. Maintenant, Benjamin Duhamel, il faut aussi se dire la vérité. Il ne

6:10
Locuteur

faut

6:10
Laurent Nuñez

pas que ces débats viennent éluder, moi je prends ma part de responsabilité, mais il ne

6:13
Locuteur

faut

6:13
Laurent Nuñez

pas que ces débats viennent éluder le fait qu'on a eu des casseurs, des pilleurs, des militants d'ultra-gauche, dont

6:17
Locuteur

certains responsables

6:18
Laurent Nuñez

politiques, d

6:18
Locuteur

'ailleurs,

6:18
Laurent Nuñez

ne les dénoncent pas avec la vigueur qu'ils devraient avoir, qui s'en sont pris aux forces de l'ordre de manière extrêmement violente, avec des pavés, des projectiles. Vous avez vu ces images de véhicules de police qui sont attaqués avec des manifestants, des casseurs, des pilleurs et des militants d'ultra-gauche, dont la seule

6:34
Locuteur

volonté, c

6:34
Laurent Nuñez

'était de tuer des policiers.

6:36
Locuteur

Laurent Nunez, là

6:37
Présentateur

encore, c'est

6:38
Laurent Nuñez

un exercice démocratique

6:39
Présentateur

de

6:39
Locuteur

transport, et je voudrais qu'on poursuive.

6:42
Laurent Nuñez

Je me livre volontiers à cet exercice démocratique, je vous rappelle quand même que j'ai remis ma démission hier au président de la

6:46
Locuteur

République. Absolument, et je voudrais qu'on poursuive. Je me livre

6:47
Laurent Nuñez

volontiers à cet exercice démocratique, et je ne veux pas qu'on élude les violences terribles dont ont eu à faire face les forces de sécurité intérieure,

6:55
Locuteur

et qui,

6:55
Laurent Nuñez

une nouvelle fois, ont fait face avec 2400 interpellations. 2400 interpellations, et évidemment, j'attends une réponse extrêmement ferme de la justice.

7:04
Présentateur

Et personne ne les élude ici. Pour continuer cet exercice de transparence, je vous propose d'écouter ce que vous disiez. C'était à ce micro, le 6 octobre dernier, c'était une journée de mobilisation des lycéens.

7:14
Laurent Nuñez

Perdre le contrôle, c'est si jamais vous aviez des hordes de personnes qui défilaient dans les centres-villes, qui pillaient les magasins, qui commettaient des exactions.

7:21
Présentateur

Voilà, c'est une définition de perte de contrôle, c'est ce qu'on a vu dans les rues

7:25
Locuteur

d'un certain nombre de grandes villes samedis. Vous avez perdu

7:27
Présentateur

le contrôle.

7:27
Laurent Nuñez

C'est ce qu'on a vu samedi dans certaines villes. Je vous rappelle que je répondais à une question précise, parce que c'est où on sort des extraits. Je répondais à une question précise, où on me demandait si sur les manifs de lycéens, si sur la gestion du mouvement lycéens, nous avions perdu le contrôle. Je vous expliquais ce que c'était qu'une perte de contrôle. Oui, samedi dans certaines grandes villes, vous ne pouvez pas regarder des commerçants en face, quand vous avez des centaines de commerces qui ont été pillés, et dire qu'on n

7:50
Locuteur

'a

7:50
Laurent Nuñez

pas perdu le contrôle sur certaines de ces grandes villes.

7:52
Locuteur

Mais vous vous rendez compte, l

7:53
Présentateur

'aveu d'échec, pour les Français d'un ministre de l'Intérieur qui reconnaît qu'on a perdu le contrôle sur ce qui se passait dans les grandes villes ?

7:58
Laurent Nuñez

Attendez, Benjamin Duemel, l'aveu d'échec, il y a eu des débordements graves. Il y a eu dans certaines situations une asymétrie qui a fait qu'il y a eu des casseurs qui se sont dispersés en groupes multiples, variés, et qui ont été extrêmement agressifs, qui s'en sont pris à des commerces, qui se sont éclatés dans des villes.

8:17
Locuteur

Et

8:17
Laurent Nuñez

ça a été effectivement extrêmement difficile à gérer. Je le reconnais bien volontiers.

8:21
Locuteur

Et

8:21
Laurent Nuñez

c'est d'ailleurs, je ne retire rien de ce que je vous ai dit le 6 octobre. Absolument rien, absolument rien. Laurent Nunez. Et pardon, mais c

8:28
Locuteur

'est

8:28
Laurent Nuñez

arrivé par le passé, Benjamin Duemel. C'est arrivé par le passé qu'on ait eu des pillages sur certains... Voilà, mais ça ne doit pas se reproduire. Laurent Nunez, avant

8:37
Présentateur

de parler de la question de savoir comment éviter que ces dommages et ces scènes de chaos se poursuivent, un mot, on recevra tout à l'heure Benoît Payan, le maire de Marseille, qui là encore s'est plaint du manque de dispositifs policiers dans sa ville. Et il a rebondi sur un chiffre qui avait été donné par le préfet des Bouches-du-Rhône, qui est sous votre autorité, qui parlait de 30 000 pilleurs à Marseille. Il lui dit que

8:58
Locuteur

c

8:58
Présentateur

'est un chiffre farfelu. Quand on entend ce chiffre, on est quelque peu stupéfait. Il y avait 30 000 pilleurs à

9:03
Locuteur

Marseille

9:03
Laurent Nuñez

? Je fais confiance au préfet des Bouches-du-Rhône, s'il dit 30 000. Enfin, en tout cas, ce que je peux vous dire, c'est qu'à un moment donné, à Marseille, il y

9:11
Locuteur

a

9:11
Laurent Nuñez

eu un mouvement qui a commencé le matin, puis à un moment donné, on a vu des pilleurs arriver, qui sont des délinquants en fait. Ce sont des délinquants, on ne peut pas les nommer autrement, qui se sont pris à plusieurs points dans les rues commerçantes

9:22
Locuteur

de

9:23
Laurent Nuñez

Marseille, simultanément dans le centre de Marseille, proche du Vieux-Port, sur les docks. Ils ont essayé d'entrer aux terrasses du port. Il y avait énormément de points et il y avait forcément plusieurs milliers de personnes. D'accord, mais donc 30 000, vous reprenez ce chiffre ? Je ne reprends pas ce chiffre. Écoutez, je n'étais pas à Marseille, il y a un préfet. S'il donne cette estimation, il a de bonnes raisons. En tout cas, je me rends aujourd'hui à Marseille, on aura l'occasion de discuter de ça avec le préfet et avec le maire, mais moi j'ai toute confiance

9:46
Locuteur

sur ce que dit le

9:47
Laurent Nuñez

préfet.

9:47
Présentateur

Sur la situation actuelle, on a vu la nuit dernière un certain nombre de scènes de pillage de nouveau à Paris, à Lyon, à Marseille. À Paris, il

9:53
Locuteur

y

9:53
Présentateur

a eu 117 interpellations hier. En fait, la situation est toujours

9:57
Laurent Nuñez

hors de

9:57
Présentateur

contrôle

9:57
Locuteur

?

9:58
Laurent Nuñez

Non, la situation est pas hors de contrôle. Non, non, il y

9:59
Locuteur

a

9:59
Laurent Nuñez

eu effectivement hier soir, à l'appel, il y

10:03
Locuteur

a

10:03
Laurent Nuñez

eu un certain nombre de groupuscules d'ultra-gauche qui ont appelé à se réunir à l'occasion de l'allocution du président à 18h dans de nombreuses villes. Il y a eu des gens qui se sont grimés, cagoulés, qui ont essayé de s'en prendre aux forces de l'ordre, aux commerces et partout, les forces de l'ordre, et je les en félicite, je les en remercie, vu ce qu'elles prennent en ce moment.

10:19
Locuteur

Et

10:19
Laurent Nuñez

les en ont empêché.

10:20
Locuteur

Et

10:21
Laurent Nuñez

ces actions sont poursuivies, notamment à Toulouse, à Marseille, et elles ont été endiguées en riez. Et puis à Paris, il

10:26
Locuteur

y a

10:26
Laurent Nuñez

des groupes de casseurs, oui, effectivement, qui se sont réunis sur un territoire très vaste, le centre, l'ultra-centre de Paris, le 10e, le 11e, le 19e, et qui se sont livrés à des exactions. Et les forces de l'ordre ont poursuivi ces groupes, pourchassé ces groupes. Et c'est pas 117 interpellations qu'il

10:42
Locuteur

y a

10:42
Laurent Nuñez

eu, c'est 350 interpellations qu'il y a eu. Encore une fois, pour des individus qui, parfois, avaient commis, effectivement, des vols dans des magasins, et encore une fois, j'attends beaucoup de la justice, ce sont des individus qu'on a retrouvés avec, parfois, des biens dérobés, et il faut vraiment qu'on ait des sanctions extrêmement fermes.

11:01
Locuteur

Avec

11:01
Laurent Nuñez

Gérald Darmanin, d'ailleurs, Gérald Darmanin a adressé une circulaire de grande fermeté au procureur.

11:06
Présentateur

Il y

11:07
Locuteur

a

11:07
Présentateur

la justice, et il

11:07
Locuteur

y a

11:07
Présentateur

ce que vous demande là encore le Président, qui veut que vous déployiez de nouveaux modes d'action contre les casseurs. Qu'est-ce que ça veut dire, ça, Laurent Nunes, déployer de nouveaux modes d'action contre les casseurs ?

11:15
Laurent Nuñez

D'abord, ça veut dire qu'il faut qu'on, sans doute, qu'on monte en puissance sur notre doctrine d'intervention sur les casseurs, les pilleurs, qui, encore une fois... Ça veut dire quoi ? Ça veut dire intervenir davantage ? Ça veut dire qu'on n'est pas dans une manifestation, ça veut pas dire qu'on n'est pas dans le maintien de l'ordre, ce que vous m'entendez dire systématiquement. Ça veut dire que quand ces groupes éclatent et partent en pillage sur des commerces, qu'on puisse être mobile, réactif. Et je vais y travailler, évidemment, dans les 48 heures, avec le directeur général de la Gendarmerie nationale, le

11:45
Locuteur

préfet

11:45
Laurent Nuñez

de police, le directeur général de la police nationale.

11:47
Locuteur

On va y

11:47
Présentateur

travailler, bien sûr. Et quand Bruno Retailleau vous demande de déclarer l'état d'urgence, est-ce que ça fait partie des hypothèses à la main du gouvernement dans les jours qui viennent

11:54
Locuteur

?

11:54
Laurent Nuñez

L'état d'urgence est toujours une hypothèse à la main du gouvernement, en cas de menaces graves, de péril imminent. Voilà, il y a des conditions juridiques. Pour l'instant, on n'est pas dans cette situation, mais le président de la République a rappelé ce qu'étaient les pouvoirs de police administrative des préfets, qui, en droit commun, avant même de parler de l'état d'urgence, nous disposons d'un certain nombre de prérogatives qui permettent, par exemple, d'interdire des manifestations dès lors qu'elles ne seraient pas déclarées...

12:19
Locuteur

Interdire des

12:19
Présentateur

manifestations, éventuellement aussi décider de couvre-feu en décision avec les maires ?

12:23
Laurent Nuñez

Sur les manifestations, je veux dire un

12:24
Locuteur

mot

12:24
Laurent Nuñez

sur les manifestations. Vous voyez bien que quand il n'y a pas de service d'ordre, quand il n

12:30
Locuteur

'y a

12:30
Laurent Nuñez

pas d'organisateur, quand les choses ne sont pas cadrées,

12:32
Locuteur

vous

12:32
Laurent Nuñez

voyez bien que l'ultra-gauche, les casseurs, les pilleurs, profitent de cela pour venir se greffer sur ce mouvement. Et donc, toutes les manifestations spontanées, ou qui sont déclarées par des organisateurs, qui n'apportent pas de garantie en matière de respect de la sécurité, effectivement, les préfets seront invités à prendre des mesures d'interdiction pour éviter les scènes qu'on a vues samedi.

12:50
Présentateur

Un dernier mot, Laurent Nunez, en pensant aux Français qui ont vu les violences, en pensant aussi aux 550 000 manifestants qui ont défilé pour une immense majorité dans le calme, qui parfois se sont retrouvés, on a vu des témoignages, nassés, subissant des gaz lacrymogènes. Est-ce que ce matin, vous leur dites pardon, comme ministre de

13:07
Locuteur

l

13:07
Présentateur

'Intérieur

13:07
Locuteur

?

13:08
Laurent Nuñez

Non, non,

13:09
Locuteur

non,

13:09
Laurent Nuñez

Benjamin Duhamel, pardon, je ne vais pas dire pardon à cela.

13:12
Locuteur

Au

13:13
Laurent Nuñez

contraire, les forces de sécurité intérieure samedi ont rendu possible ces cortèges. S'il y a eu 550 000 personnes qui ont pu défiler, c'est parce qu'il y

13:19
Locuteur

a

13:19
Laurent Nuñez

eu un engagement des forces de sécurité intérieure. Et

13:21
Locuteur

vous avez vu les témoignages de manifestants qui, place de la

13:24
Présentateur

République, disent s'être retrouvés, nassés, disent s'être retrouvés, prenant des gaz lacrymogènes

13:28
Locuteur

?

13:28
Laurent Nuñez

On ne

13:28
Locuteur

peut

13:28
Laurent Nuñez

pas raconter n'importe quoi quand même. Les 550 000 manifestants ont pu manifester, y compris à Paris, parce qu'il y avait les forces de sécurité intérieure. Qu'il y

13:36
Locuteur

a

13:36
Laurent Nuñez

eu des débordements qui n'ont pas été suffisamment contenus, c'est mon problème, c'est ma responsabilité. Mais on ne peut pas dire que ces personnes n'ont pas pu manifester normalement, y compris à Paris. J'en ai marre d'entendre dire que sur la place de la République, les forces de sécurité intérieure sont intervenues. Si le préfet de police a dû donner la force sur la place de la République, c'est parce qu'il

13:53
Locuteur

y

13:53
Laurent Nuñez

avait des casseurs, des individus cagoulés. Ils s'en sont pris aux forces de l'ordre immédiatement. Et on a dû déplacer le départ du cortège pour qu'ils puissent partir. Et la manifestation a lieu, elle s'est déroulée dans des conditions paisibles, parce qu'il y avait les forces de sécurité intérieure, auxquelles je veux rendre une dernière fois hommage, parce qu'encore une fois, elles font l'objet dans ces scènes de guérilla, de tentatives de meurtre. Il faut nommer les choses.

14:12
Présentateur

Merci Laurent Nunez

14:13
Laurent Nuñez

d'être

14:13
Locuteur

venu

14:13
Présentateur

ce matin

14:13
Locuteur

au

14:14
Laurent Nuñez

micro d'Inter.

14:14
Présentateur

Et à tout à l'heure Benjamin Duhamel, on se retrouve pour le grand entretien.

14:17
Locuteur

Merci d

14:17
Présentateur

'avoir regardé

14:18
Locuteur

cette vidéo !