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interviewBACKSEAT· 14 novembre 2024 165 min

BACKSEAT - S04E06 - Trump, une MENACE pour l'Europe ? avec Bernard Guetta

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Salut c'est Jean Macier, juste avant ton podcast, un petit mot pour te dire que si tu veux faire partie des soutiens de l'émission, le meilleur moyen c'est de rejoindre le Club Backseat pour 15 euros par mois.

Bienvenue le chat, vous êtes avec nous sur le plateau évidemment, bonsoir, bienvenue celles et ceux qui nous regardent en replay sur Youtube, vous êtes très nombreux et très nombreux, ça fait plaisir, idem, vous êtes très nombreux et très nombreux à nous écouter en podcast, et ça fait plaisir aussi, merci à vous d'être toujours aussi fidèles à cette émission, je suis entouré de chroniqueurs et chroniqueuses exceptionnelles ce soir, on est avec Lorraine Lolo mesdames et messieurs, Lorraine tu es la cofondatrice de l'association Cité des Chances, tu es élue locale à Foss dans le Val d'Oise, et tu es journaliste pour la fondation pour la mémoire de l'esclavage, ça va Lorraine ?

Ouais je dors pas beaucoup en ce moment je t'avoue, mais on est là, très content d'être avec toi cher Lorraine, on est également avec Emilio Mellet mesdames et messieurs, salut Emilio, tu es grand reporter au journal l'Humanité et ambianceur également de la chaîne Twitch de l'Humanité. Ouais, la chaîne Twitch qu'on est en train de lancer, dont la grande première sera le 27 novembre, j'ai pas l'horaire exact, je peux rien vous livrer du programme mais ça va être lourd.

Mais ça va être lourd, on sera là évidemment, merci Emilio d'être avec nous, on est également avec Malek délégué mesdames et messieurs, Malek tu es chroniqueur et tu es le créateur du podcast Autour de Moi, très content d'être avec toi, ça va ? Plaisir partager, ça va, ça va, je suis content de vous retrouver. Bah ouais ça fait plaisir quand t'es là Malek, merci d'être avec nous chers amis tous les trois pour cette émission Backseat, on va commencer par vos cartes blanches dans l'émission Backseat, ça nous arrive de vous proposer d'avoir carte blanche pour nous dire un truc, nous parler d'un sujet, attirer notre attention sur quelque chose que vous nous encouragez à suivre et à regarder.

Malek, toi par exemple tu voulais nous parler aujourd'hui je crois d'une affaire de racisme dans le sport. Oui, je vais vous parler de Sarah Ouramoun, Sarah Ouramoun vice-championne olympique en 2016 à Rio, championne de boxe. Sarah Ouramoun était candidate à la co-présidence de la fédération de boxe française. Le président avait décidé, bon après ça s'est discuté parce que certains disaient que c'était pas possible d'avoir une co-présidence, mais avait décidé d'ouvrir et donc avait présenté un ticket avec Sarah Ouramoun. Il y avait une autre candidate, Estelle Mosley qui avait été elle championne olympique en 2016 à Rio avec son ex-conjoint Anthony Yoka à l'époque, on s'en souvient.

Sarah Ouramoun était donc candidate et elle a décidé dix jours après l'annonce de sa candidature de retirer sa candidature sur fond de racisme. Parce que dans des boucles WhatsApp d'entraîneurs, on a pu lire que c'était une arabe de service, qu'elle pourrait être plutôt femme de ménage de la fédération, qu'elle était la chienne d'eux. Et Sarah Ouramoun est une personne qui est ultra respectée et dans le milieu du sport et en dehors. Elle est très active, notamment en Seine-Saint-Denis, dans le milieu associatif. Elle a porté la flamme olympique la veille du lancement de la cérémonie d'ouverture des JO en Seine-Saint-Denis.

Et voilà, et en fait, j'ai envie de te dire, là, ce n'est qu'un effet loupe de ce qui se passe pour moi dans la société, ce racisme décomplexé, c'est ce que dit notamment Sarah Ouramoun dans Le Parisien, quand on lui demande justement de réagir face à ce racisme. Elle dit que selon elle, oui, le racisme n'est pas nouveau, mais qu'elle estimait qu'il était latent et qu'on ne le voyait pas trop, et qu'elle estime aujourd'hui que la parole s'est libérée, que le racisme est décomplexé et qu'elle a l'impression même que le phénomène est minimisé.

Donc voilà, je voulais qu'on apporte tout notre soutien à Sarah Ouramoun et qu'on mette le doigt sur ce qui s'est passé, parce que ce n'est pas acceptable et ça ne le sera jamais. Merci beaucoup Malek pour cette carte blanche. Merci d'attirer notre attention sur cette affaire. Je t'avoue que je n'étais pas au courant, mais c'est hyper important. Merci à toi. Lorraine, je crois que tu voulais nous parler. Alors je le rappelle, Lorraine, tu es élue locale, tu sièges au conseil municipal de la jolie ville de Fosse. Oui. Et en ce moment, dans les collectivités locales, ça grince des dents très fort sur les choix budgétaires.

5:01
Locuteur 10

Exactement. En fait, en ce moment, le budget est discuté au Sénat et il y aura très, très, très certainement un 49,3 de la part du gouvernement actuel. Mais en fait, ce qu'il faut savoir dans ce budget, c'est qu'il y a énormément de coupes budgétaires qui sont prévues. C'est-à-dire que là, en fait, il y a des milliards d'endettements, etc. D'ailleurs, il y a eu Bruno Le Maire qui a été interrogé à l'Assemblée nationale à ce propos pour lui dire où est passé l'argent des gens, clairement. Mais là, en fait, les répercussions dans les collectivités, elles sont concrètes. C'est-à-dire que là, en ce moment, dans les collectivités, on est en train de construire le budget 2025, du coup.

Et là, on est en train de se demander dans quoi on coupe, parce que les dotations de l'État vont très, très, très certainement baisser pour les collectivités territoriales. Et en fait, très concrètement, on se demande, est-ce qu'on supprime des personnes pour la cantine scolaire ? Est-ce qu'on supprime des postes de fonctionnaires à la mairie ? Est-ce qu'on, je ne sais pas, moi, on peut couper encore dans...

6:10
Présentateur

Couper le chauffage des enfants.

6:12
Locuteur 10

Voilà, exactement.

6:13
Présentateur

On rénove une école plutôt qu'une autre, ou pas du tout.

6:15
Locuteur 10

Exactement, sur tous les travaux, etc. Et c'est extrêmement inquiétant parce que, moi, en fait, ce qui me choque, c'est que j'ai l'impression que les gens ne sont pas au courant et qu'en fait, ça va un peu leur tomber dessus du jour au lendemain. Et moi, ça me fait mal parce que je vois les habitants, je sais que les collectivités territoriales, c'est très important. On gère les écoles maternelles, primaires, certes. On gère l'aménagement du territoire. On gère énormément de choses auxquelles les gens ne s'intéressent pas forcément en France et surtout au niveau des médias parce qu'on est en un État assez centralisé où on parle beaucoup du gouvernement, etc.

Et je pense que c'est aussi le résultat de ça. Mais en fait, j'ai envie de dire aux gens, intéressez-vous à ce qui se passe dans vos villes. Allez voir les conseils municipaux parce que c'est ouvert à tous les citoyens, normalement que ce soit en ligne ou sur place. Mais vraiment, suivez ça de près. Essayez de contacter les parents d'élèves, les associations de vos villes pour voir ce qui se passe. Parce qu'en fait, quand on saura exactement qu'est-ce qui va être coupé, j'ai bien peur que ce soit un peu trop tard.

7:20
Présentateur

Merci beaucoup, Lorraine, pour cette carte blanche. J'ajoute que, Baxit, on est en train de réfléchir à la bonne manière de traiter ce sujet assez spécifique des budgets des collectivités locales. Et effectivement, tu l'as dit en ce moment dans toutes les collectivités. C'est vraiment l'enfer. Parce qu'en gros, l'État vient de dire aux collectivités, voilà combien d'argent vous aurez en moins cette année. Et ce que tu dis est terrible. Les collectivités sont en train de se poser des questions de suppression de services publics, de choses essentielles à la vie d'une ville.

Et par ailleurs, les collectivités ont perdu beaucoup d'autonomie budgétaire depuis la suppression de la taxe d'habitation, la suppression de la taxe professionnelle. Voilà, tout ça est un enjeu politique, profondément politique. Et on va essayer de traiter ça sur Baxit. On reviendra vers vous, abonnez-vous. On est également avec Emilio, je le disais tout à l'heure. Emilio, toi, tu voulais nous parler du dernier film de François Ruffin. Oui, Au boulot. C'est son titre, c'est le film de François Ruffin, un documentaire qu'il a co-réalisé avec Gilles Perret, qui est aussi un réalisateur. Je vous avoue que j'y suis allé au départ un peu reculant.

Quand j'avais vu la bande-annonce, je me suis dit, oulala, dans quoi on s'embarque ? En fait, le pitch, c'est Sarah Salmane. Je ne sais pas si vous voyez qui est Sarah Salmane. Malheureusement. Qui est une avocate et surtout chroniqueuse aux grandes gueules. Beaucoup dans le groupe Bolloré. Elle passe sa vie à chier sur les précaires. En disant que ce sont des feignants, des feignasses, des assistés, etc. Et un jour, François Ruffin s'est retrouvé avec elle sur le plateau des grandes gueules. Elle lui avait dit, tu n'as qu'à venir vivre au SMIC pendant un mois. Elle avait dit, oulala, un mois, il ne faut pas déconner. Juste une semaine, il faut savoir qu'elle achète des sacs à 20 000 balles.

Et donc, c'est le point de départ du film. C'était de l'emmener, tout simplement, vivre. C'est une sorte de vie ma vie avec les précaires. Où, en fait, on envoie Sarah Salmane qui passe, emballer du poisson, livrer des colis, aider les personnes à domicile qui sont en perte d'autonomie, etc. Et au départ, je me suis dit, oulala, ça ressemble un peu à un zoo. On emmène Sarah Salmane au zoo parce qu'elle va pouvoir aller voir les gens. Mais qu'en fait, elle retournera bien tranquillement à sa vie de bourgeoise. Et finalement, je trouvais que ça avait une vertu énorme.

C'était déjà de voir justement une bourgeoise au labeur souffrir, travailler avec les gens et comprendre grosso modo ce que vivent les gens. Même si c'est parfois le temps de simplement deux ou trois heures. Mais c'est déjà ça. On se rend compte que même elle n'en peut plus. Elle dit, oh, je vais changer de discours. Bon, spoiler, ça ne change pas grand-chose. Il suffit d'allumer la télé. C'est toujours Sarah Salmane. La première vertu, c'est celle-là. La deuxième, c'est de voir les gens qu'elle passe son temps à critiquer la pourrir. Le dire qu'en fait, ils ont ras-le-bol qu'on parle d'eux comme des assistés à la télé.

Et la troisième chose, c'est quand tu vois des histoires de vie qui ont été déployées devant elle. Elle, qui est avocate, son métier, c'est quand même de répondre, d'avoir de la répartie. En fait, de la voir sans voix, littéralement. Elle est là, elle est face à des gens et elle ne sait pas quoi leur répondre parce qu'en fait, elle prend la vraie vie en pleine gueule. Donc, c'est déjà pas mal. En fait, on dit souvent que les riches sont déconnectés. Ce n'est pas vrai. Ils sont très, très connectés, mais très connectés avec leur réalité de bourgeois. Et l'enclat, ça a permis d'essayer, comme le dit Ruffin, de réinsérer les riches. Bon, ça va être compliqué. Merci beaucoup.

Donc, alors, ça s'appelle Au Boulot. C'est dispo au Cinoche. C'est dispo dans beaucoup, beaucoup de cinémas en France. Il y a le film de Ruffin. Et en vrai, j'aurais pu faire beaucoup de recos ciné. En ce moment, il y a énormément de films. Donc, si vous le pouvez, allez au cinéma, voir des films d'auteurs. Il y a le grand film Anora de Sean Baker. On a les graines du figuier sauvage. Il y a le juré numéro 2 de Clint Eastwood. Il y a plein de films que je n'ai pas vus. Mais en tout cas, si vous le pouvez, allez au ciné. Dans les cinémas indépendants, c'est mieux parce qu'ils en ont besoin. François Ruffin avait obtenu une palme d'or, je rappelle. Un César. Un César. Un César.

Pour moi, je n'y connais rien en ciné. Pour Merci Patron. Pour Merci Patron, son précédent film le plus célèbre. En tout cas, il en a fait d'autres. C'était avant de devenir député. C'était bien avant. Oui, oui, absolument. C'était en 2016. Et depuis, il avait fait « Je veux du soleil » avec les gilets jaunes. Et « Debout les femmes » sur les femmes de ménage et les aides à domicile. Allez voir en tout cas le dernier film de François Ruffin. Merci beaucoup, Emilio, pour cette recommandation. Moi, je vous recommande, chers amis, un livre qui vient de paraître aux éditions Fayard, qui a été écrit par le docteur Antoine Bristiel, éminent chroniqueur de l'émission Backseat.

Voilà Antoine qui publie « Qui fait l'opinion ? » Crise démocratique et nouveaux médias. Achetez-le, mangez-le, c'est bon pour la santé. Et le mec est beau. Non mais attends, il est canon. Venez regarder Backseat puisqu'on en discutera évidemment avec Antoine de la sortie de son livre et de ce qu'il écrit dedans. Autre chose sur lequel, tiens, c'est le moment, je voulais vous dire aussi, n'hésitez pas à regarder un podcast, à écouter un podcast qui s'appelle « Rédemption », qui est un podcast qui a été créé par notre journaliste, le journaliste de Backseat, qui prépare nos émissions, qui s'appelle François Chagnot.

« Rédemption » est un podcast dans lequel il fait dialoguer des ex-addicts à des drogues avec certains de leurs proches. Un format très particulier, très intimiste et hyper intéressant. Son dernier épisode s'appelle « Chemsex » et parle justement de ses pratiques qui combinent des drogues stimulantes et des pratiques sexuelles intenses. Donc, n'hésitez pas à écouter ce podcast « Rédemption ». C'est la fin, je crois, des petits trocots pour cette émission. On va continuer à discuter, chers amis, on va parler d'actualité et on va commencer avec une actualité qui parle d'e-sport et de la CACORP. C'est parti pour l'invité de la semaine.

Les invités de la semaine, les invités de la semaine, j'invite à nous rejoindre sur ce plateau. Clément Fayol et Nicolas Gastineau, chers amis, installez-vous. Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation sur le plateau de Backseat. Vous êtes journaliste dans une revue qui s'appelle 21. Tiens, attends, je l'ai ici. Hop là, 21, le dernier numéro de 21 qui est sorti hier que vous trouverez chez vos marchands de journaux. Et vous y retrouverez, regardez, sur la une e-sport, la revanche des geeks. Une enquête que vous avez publiée, qui est déjà sortie en ligne la semaine dernière, mais qui est disponible dans ce dernier numéro, version papier de la célèbre revue 21.

Une enquête qui s'intéresse de près à la Carmine Corp. La CACORP, elle est bien connue de nous qui sommes sur Twitch. La CACORP, c'est une aventure humaine extraordinaire, une aventure e-sport. C'est Prime et Kameto qui ont lancé ensemble ce club et qui ont réussi à gagner des matchs les uns après les autres, à monter petit à petit à LFL. Et puis, voilà, la nouvelle est tombée il n'y a pas très longtemps, je crois. L'accès à la LEC pour l'année prochaine, pour ce club français, c'est absolument extraordinaire. C'est une success story, la CACORP, une story qui fait rêver beaucoup de monde.

Et pourtant, vous, dans votre travail de journaliste, vous avez décidé de creuser un petit peu et de regarder ce qu'il y avait sous le phare et les paillettes. Et qu'est-ce que vous avez découvert ?

13:54
Bernard Guetta

Bonsoir, déjà, merci de nous inviter. Ce qui nous a intrigués, c'était que la CACORP, en effet, avait ce côté extrêmement fascinant, qu'elle portait le secteur comme jamais et qu'elle emportait avec elle l'audience française, les publics de fans. Mais on avait le sentiment qu'elle n'avait pas été examinée, disons, avec le même sérieux qu'on pourrait exiger d'autres grandes entreprises publiques qui mobilisent des légions de fans. et ça nous a paru très intéressant.

14:27
Présentateur

Je me suis trompé, excusez-moi. Évidemment, ça fait déjà un an qu'ils sont en LEC, mais en le disant, je me suis dit que je buguais parce qu'il y avait évidemment qu'ils y sont déjà, je suis con, quoi. Excusez-moi. Est-ce que c'était un domaine que vous connaissiez déjà, l'e-sport ?

14:37
Locuteur 2

Peut-être pour compléter la réponse précédente, je pense que ce qu'on a découvert, c'est ce qui a fait parler cette semaine. Ce qu'on a découvert, c'est qu'en fait, derrière le storytelling et la version officielle d'un club basé sur deux influenceurs, sur une histoire qui était une histoire heureuse, une histoire enthousiasmante et ce qu'elle est à mains égards, il y avait en réalité un conflit latent entre les deux fondateurs et actionnaires de la CACORP.

Et il nous a semblé que c'était d'intérêt général de le révéler et de montrer justement au grand public, mais aussi aux fans de la Carmine Corp et aux fans d'e-sport en général, que derrière justement ce fonctionnement qu'il peut y avoir dans l'e-sport basé sur des influenceurs, la pâte humaine et les réalités commerciales qui se cachaient derrière étaient intéressantes à révéler.

15:23
Présentateur

Effectivement, c'est d'intérêt public. L'état des relations entre Kameto et Prime, ça me paraît effectivement intéressant, mais vous avez découvert quoi ? C'est-à-dire qu'ils se basent sur quoi leur divergence ?

15:35
Locuteur 2

En fait, j'ai une divergence assez simple. C'est qu'au tout début, ça, je ne vais pas l'apprendre aux fans, surtout que moi, je connais moins que Nicolas l'e-sport, mais à l'origine, l'histoire de la Carcorp dépend de Kameto et donc de la Kameto Corp. Et au moment de la fondation de la Carmine Corp, il y a cette alliance qui se fait entre Prime et Kameto avec une répartition des rôles qui était d'abord tacite, puis a été contractualisée, qui était qu'un devait s'occuper de l'aspect sportif et l'autre devait s'occuper de l'aspect merchandising, etc.

Et en fait, un certain nombre d'éléments qu'on a récupérés basés sur des documents qui sont incontestables montre qu'en réalité, petit à petit, par le biais de sa société, Prime a vampirisé et utilisé le nom de la Carcorp pour gonfler son business à lui qui n'était pas florissant. Et on a entendu beaucoup de choses cette semaine de gens qui nous disaient que c'était un complot, etc. On va en parler. On va en parler, effectivement, parce que c'est important aussi d'expliquer notre démarche journalistique qui est partie...

16:38
Présentateur

Je vais vous poser la question directe. Est-ce que vous avez voulu pourrir la Carcorp ? Est-ce que vous avez voulu pourrir la réputation de Kameto ou de Prime ? Est-ce que vous avez voulu vous faire du beurre, du buzz ? À la veille de la KCX, d'ailleurs, qui est un gros événement. Oui, c'est vrai, c'était la veille.

16:50
Locuteur 2

Sur le timing, c'est vrai que nous, on a commencé notre enquête en mars dernier, avant l'annonce du KCX. On est en fonction d'un librairie. La revue 21 est une revue indépendante qui n'a pas d'actionnaire, qui n'a pas de pub. Et donc, on est ancré avec un rythme de librairie. Et donc, la sortie de la revue était calée avant le KCX. Donc, effectivement, il y a eu une espèce de télescopage de calendrier. Mais en réalité, nous, notre démarche n'avait rien à voir avec l'actualité. Et puis, de toute façon, il y a toujours une actualité dans l'espoir. Ce n'est pas à vous que je vais la prendre.

Si on avait sorti l'enquête après, on nous aurait dit, vous le saviez pendant le KCX et vous ne l'avez pas dit. Donc, de toute façon, il n'y a pas de timing. Et c'est notre travail de journaliste, encore plus pour un média indépendant, de savoir garder la tête froide et d'avoir notre propre calendrier, qui est le calendrier de l'intérêt général, en réalité.

17:38
Présentateur

Emilio. Moi, je vous avoue, je n'y connais pas grand-chose dans l'espoir, voire rien du tout, à ma consommation de jeux vidéo limite à Mario Kart et FC 25. Mais un truc que je ne connais plus, c'est le monde du sport. Et là, on est sur l'espoir. Et la première question, une question à tiroir. La première question, c'est comment, quelle réaction ça a engendré vos révélations ? Et deuxièmement, est-ce que vous avez l'impression que ces réactions paraissent disproportionnées par rapport aux critiques et aux enquêtes, par exemple, qui ont déjà été faites dans le sport ? On voit les clubs de foot, par exemple, ils ont l'habitude de subir des enquêtes, d'être critiqués.

Il y a même des chaînes de télé qui se sont spécialisées là-dedans. Ce n'est pas le cas du e-sport. Et comment ça s'est passé alors ?

18:19
Bernard Guetta

Sur les réactions, il y a un phénomène qui était assez intéressant. C'était un peu l'angle qu'on a eu très rapidement en travaillant sur la Carmine Corp. C'est qu'elle testait, comme dans une sorte de laboratoire grandeur nature, un modèle qui est celui, peut-être l'avenir de tout secteur-là, qui est le modèle des influenceurs. C'est-à-dire que c'est des influenceurs qui vont embarquer le public dans les aventures d'une entreprise, que c'est une entreprise, ce n'est pas qu'un club, c'est une entreprise, et vont les embarquer parce que la personnalité de Kameto, parce que la personnalité de Prime.

Et en réalité, je parle du sport, mais c'est vrai que le sport ne peut pas se comparer puisqu'il n'y a pas cette logique-là. Et en l'occurrence, si les réactions étaient si intenses, surtout au début, c'est parce qu'on ne s'attaquait pas qu'à une entreprise dont on jugerait les résultats ou la bonne gestion. Les gens avaient l'impression que c'était aux personnes. Et tout de suite, ça a été extrêmement personnalisé.

Et d'ailleurs, le fait que le matin de l'apparition, on ait reçu un certain nombre de critiques disant que c'était une affaire déjà réglée, qu'on venait pour remuer la merde, et qu'en fait, le live de l'un des intéressés, donc Kameto, qui semblait manifestement soulagé, a déclenché à une sorte de renversement de l'opinion générale qui d'un coup nous a remerciés. En réalité, ça a montré en fait notre sujet. C'est-à-dire, ça a montré que les gens sont embarqués par leurs influenceurs et à ce stade-là, la Kermicorp est particulièrement intéressante. Je lisais une interview, enfin j'écoutais une interview du CEO de G2, donc un autre structure e-sport, est une exception.

Et en un sens, oui, parce que c'est celle qui fait tout, le plus grand, le plus fort et qui détruit les records, mais en un sens, c'est plus qu'une exception. Je dirais que c'est un modèle chimiquement pur, je parlais du laboratoire, puisqu'elle teste, grandeur nature, qu'est-ce qui fait qu'un club d'e-sport peut fonctionner, vu qu'il n'y a pas de droit télé, vu qu'il n'y a pas de ticketing dans les stades, bien que ça, ils vont sans doute en avoir un petit peu, maintenant que leur stade a ouvert à Evricourt-Coron, c'est comment on embarque les gens, comment on crée les audiences, par des histoires personnelles.

Et nous, on voulait un peu sortir de cette personnalisation émotionnelle, arriver avec des chiffres, des données et de la rationalité.

20:14
Présentateur

Et puis sur Malek. Non, je voulais, alors moi, pour le coup, je ne connaissais pas la revue 21, donc vous avez ma boîte mail parce que j'ai déjà donné mon adresse mail pour accéder à l'article la semaine dernière. Super revue. Pour le coup, je ne connaissais pas et du coup, très gros coup de votre part d'avoir parlé de, moi, j'aime bien parler de la Carmine Corp comme du club e-sport du peuple parce que j'ai une affection pour Kameto, pour Prime, qui sont des banlieusards, qui sont des gens qui nous ressemblent et qui ont monté cet empire. Ma question est un peu provoque. Qu'est-ce qu'on apprend en réalité de concret dans l'article ?

Parce que, oui, il y a eu un conflit entre des fondateurs, entre des actionnaires, mais j'ai envie de vous dire, ça arrive dans plein de boîtes. Quand on nous dit là, par exemple, qu'avec son entreprise personnelle, Prime, en fait, tout est flou.

21:07
Locuteur 2

Qu'est-ce qu'on apprend de concret ? Quand vous avez lu l'article, vous avez vu que ce n'était pas flou. En réalité, ce qu'on... Pour le coup, un peu. Non, on donne des faits concrets, c'est-à-dire, on donne des dates, des faits, des documents, notamment quand je dis que l'utilisation de la société actionnariale de Prime sur la Carmine Corp utilise, on se base sur des documents, on se base sur un contrat en particulier, avec un producteur. Avec Play 2. Donc, les choses sont quand même assez concrètes. Qu'est-ce qu'on apprend ? On apprend, en fait, que ce n'est pas une entreprise qui mobilise du public, ce n'est pas elle seule qui décide de sa communication et de son visage public.

À partir du moment où on mobilise des foules, à partir du moment où on gère une entreprise, on gère des salariés, on vend du rêve, on veut devenir, comme le disent eux-mêmes, le Disney de l'entertainment, c'est logique et c'est normal que nous, contre-pouvoirs, journalistes indépendants, sans agenda caché, sans être manipulés par personne, par notre propre initiative, on s'intéresse et on regarde. Et qu'est-ce qu'on apprend aussi ? On apprend que les influenceurs ont créé quelque chose d'extraordinaire qui est des nouveaux médias, le stream, ce qu'on voit ici. Et ça a énormément d'atouts et de vertus.

Et donc, ça devient intéressant de regarder quels sont aussi peut-être les glissements qui peuvent arriver. Et un des glissements, c'est qu'en fait, à partir du moment où vous créez une entreprise basée sur la réputation de deux influenceurs, il n'y a pas de contre-pouvoir. Vous êtes maître de tout, de votre storytelling, vous pouvez dire ce que vous voulez aux gens. Et c'est notre travail à nous, en fait, de vérifier qu'un discours public est sincère et que nous, évidemment, l'aspect people ne nous intéresse pas. Moi, je ne connaissais pas l'e-sport du tout avant. Et en fait, ce qui est intéressant, ce n'est pas la brouille entre deux personnes.

Ce qui est intéressant, c'est de voir deux personnes qui sont capables de mobiliser des foules qui, quand elles s'embrouillent, en fait, ce n'est pas un drama. C'est ce qu'on a essayé de dire après. Le sujet, ce n'est pas un drama. Et c'était presque frustrant en tant que journaliste de voir qu'était retenu de notre travail le côté drama. Nous, on n'est pas là pour faire des dramas. On est là pour apporter des faits et pour justement prendre au sérieux un club. Moi, j'ai fait des enquêtes sur le PSG, sur l'OM, sur plein d'autres clubs comme ça. Et c'est la même logique.

En fait, il n'y a pas de raison qu'avec l'e-sport, qu'avec les influenceurs, aussi sympathiques et aimés soient-ils, on fasse un travail différent.

23:30
Présentateur

Je précise que la revue 21 n'est pas une revue qui s'adresse aux fans e-sports. C'est aussi un article que vous avez écrit à destination d'un public qui connaît peu l'e-sport et qui le voit de loin et qui voit ces très belles images du casse-ci. Il se voit qu'il ne connaît pas du tout. Donc voilà, c'est aussi un article qui s'adresse aux fans e-sports.

23:45
Locuteur 2

Les fans e-sports aussi vont être intéressés par ce qu'on fait. On fait du reportage, on fait des enquêtes internationales.

23:49
Bernard Guetta

Je me profite pour compléter très très rapidement mais c'est cette idée qu'est-ce qu'on ne savait pas déjà. C'est une critique qu'on nous a beaucoup faite. C'est-à-dire, on le savait, on a entendu certains des représentants des ultras qui disaient mais non, on était au courant, etc. Et alors déjà, deux choses. L'une, je ne m'adresse pas tant à toi qu'au public en général mais je me méfie toujours du moment où on nous dit ah mais ça c'était connu. Si c'était connu, pourquoi ce n'était pas sorti ?

Ensuite, les gens ne sont pas tous aussi engagés et ne peuvent pas suivre absolument tout ça et je pense que les gens qui suivent de loin la Carmine Corp qui sont fans, qui vont débourser de l'argent, faire des voyages, aller jusqu'à Londres, suivre des compétitions ont un peu le droit de savoir la façon dont ceci est géré.

24:30
Présentateur

C'est aussi ça la différence entre une rumeur et une information, c'est qu'il y a des journalistes qui vérifient. Malek ? Je me permets, ce n'est pas une attaque mais j'avais l'impression des fois qu'on n'allait pas au bout des choses. Typiquement, quand on parle de la révocation de Prime, c'est important de dire qu'à la fin, il n'a jamais été révoqué. C'est important de l'écrire. La révocation de quoi ? À un moment, l'article dit qu'il y a une lettre d'avocat qui est partie et qui est à destination de Prime pour évoquer une révocation de l'entreprise et il faut dire qu'il n'a jamais été révoqué. Ça, c'est important de le dire. Il y a des formulations aussi qui m'ont dérangé.

Quand vous dites que Prime, à un moment, vous parlez de poule aux œufs d'or, en fait, vous dites sans dire et moi, je vous avoue que ça m'a beaucoup questionné donc je me suis permis d'appeler toutes les parties. Je ne savais pas que c'était autant de monde donc je me doute que votre travail a dû être long et fastidieux mais en réalité, à la fin des fins, tous les bilans comptables ont été validés. À la fin des fins, le contrat avec Playtool, le producteur, a été reconduit. En fait, dans sa forme, il n'était pas bon au départ mais la Carmine Corp a reconduit le contrat avec le producteur preuve que c'était donc un bon deal.

On dit qu'à un moment, l'entreprise personnelle de Prime s'effondre mais en réalité, il faut dire que c'est parce qu'il avait mis ses usines personnelles portugaises à disposition pour la Carmine Corp parce qu'aucun équipementier voulait travailler au début avec l'usine.

25:52
Locuteur 2

Il n'a pas d'usine personnelle. Ce n'est pas ses usines personnelles,

25:55
Présentateur

pardon, mais c'est des usines avec lesquelles il travaillait pour Narcissique, notamment pour sa boîte de textiles. Tu abordes des points très précis de l'article. Je pense qu'il y a beaucoup de gens qui nous écoutent qui ne l'ont pas lu l'article. Quelle est ta question ? Ma question, c'est pourquoi ne pas être allé au bout de ces trucs ?

26:09
Locuteur 2

J'ai dû moi aller chercher en fait. En fait, c'est comme une défense de politique un peu de dire ça. C'est qu'en réalité, le fait que les choses... Tout est politique. Non mais en fait, à partir du moment où les choses ont été réunies... Nous déjà dans l'article, pour commencer par la première partie, on dit qu'effectivement, il y a eu une lettre de demande de révocation qui ensuite a été réglée avec de nouveaux apports contractuels et une baisse du capital. On n'a pas dit ce que les gens ont dit qu'on avait dit, donc il faut revenir à l'article. Il faut vraiment nous prendre dans ce qu'on dit. On n'a pas dit qu'il y avait de détournement de fonds.

On n'a pas utilisé ces termes qui ensuite ont été utilisés par des gens qui ont repris nos propos. C'est important de le dire. Ça, c'est important de le dire. On pense que c'est aussi un sujet et que ce n'est pas un sujet du passé parce que les gens ne le savaient pas. La preuve, c'est que les réactions des uns et des autres ont bien montré qu'il y avait un intérêt dans notre article. Et même si les réactions avaient été différentes, en fait, c'est toujours le même sujet. Les gens, à partir du moment où ils sont des personnalités publiques, à partir du moment où ils demandent aux gens de venir payer un ticket, sont redevables.

Ils doivent pouvoir rendre compte de ce qu'ils font avec cette notoriété qu'ils doivent aux gens qui les suivent. Et en fait, on pourrait rentrer dans le détail. Nous, on s'était posé la question est-ce qu'on va répondre aux différentes réponses ? On a eu des accusations sur notre travail. En fait, rien de ce qu'on a fait a été remis en question. Et pour cause, tout est ultra documenté. Les documents, on les a, on pourrait les montrer. Je veux dire, il n'y a aucun mot ni laissé au hasard. Et notre article, là, je ne suis pas d'accord avec vous, il est quand même assez précis et factuel. Poule aux yeux d'or, c'est une expression, mais c'est aussi une réalité.

La réalité, c'est que le contrat Play2, on a plusieurs sources qui nous l'ont montré, était anormalement élevé pour le niveau de notoriété et le niveau de réussite de Prime au moment où il l'a signé. Et les clauses et les conditions du contrat lui-même mettent bien en avant le KCX. Raison pour laquelle, dans le document d'avocat de demande de révocation, il est bien écrit que justement, il y a eu usurpation du KCX et l'utilisation à des fins d'une des deux sociétés actionnaires. Lorraine ?

28:16
Locuteur 10

Oui. Moi, effectivement, je ne suis pas très, connaisseuse sur tout ce qui est l'e-sport, mais par contre, il y a un truc qui m'intéresse vraiment, c'est tout ce qui est le monde économique et l'impact que ça a, le monde économique et l'impact que ça a, notamment sur les jeunes de banlieue, de quartier populaire qui suivent notamment ces compétitions. Moi, il y a un truc qui m'a interpellée dans l'article, c'est la place de Arthur Pertikos, si je te dis en son nom, qui, en fait, on voit à la fin les aide, en fait, à structurer un peu leur business, etc.

Et moi, de mon expérience, qui est plutôt dans le monde non lucratif, donc fondation, association, etc., je vois que c'est des trucs qui sont assez répandus, le fait de passer par des incubateurs, le fait de passer par des personnes qui sont beaucoup plus professionnelles, expérimentées dans tout ce qui est business, finance, etc. Est-ce que vous, vous pensez que ça a un impact le fait d'avoir justement ces personnes expertes et qui ne sont pas forcément issues du monde des réseaux sociaux, etc., de base ?

29:24
Bernard Guetta

Oui, tout à fait.

Je pense d'ailleurs que c'est ce qu'on essaie de montrer dans l'article, c'est qu'il y a eu à un moment donné une explosion presque trop rapide pour eux-mêmes de quelque chose qui n'ont pas les dépasses parce que ce sont des chefs d'entreprise qui ont construit le plus beau club du sport du pays, en tout cas, en termes de projection, etc., mais en effet, Arthur Perticoz qui lui avait de l'expérience dans l'entreprenariat, qui avait déjà fondé avec succès cofondé une start-up puis une plateforme de podcast Magellan dont je n'ai pas trop suivi les évolutions récentes, mais en tout cas, il avait cette expérience d'entreprenariat qu'il a en effet apportée et puis surtout, il a pu occuper de facto une fonction de juge de paix, d'intermédiaire entre les actionnaires, c'est ce qu'on essaie de montrer à la fin de l'article, il était aussi particulièrement taillé pour le job et ça, c'est sur quoi on tenait à insister et ça renvoie d'ailleurs à un autre article du dossier sur le rôle des éditeurs, c'est qu'en fait, la Carmin Corp, puisqu'elle a rejoint le LEC, a racheté à un club danois qui s'appelle Astralis son slot, donc la place, au sein de la Ligue européenne très prestigieuse pour 25 millions qui doivent être réglés par échéance pour des échéances de 4,5 millions.

Ça, c'est un enjeu existentiel pour le club. C'est-à-dire que s'il ne paye pas, Astralis prend des barres d'entreprise, c'est un enjeu existentiel et donc ça, ça oblige la Carmin Corp à se lancer sur un chemin qui est celui du cash. Il faut du cash, il faut lever des fonds, lui c'est l'homme du job mais c'est aussi la garantie que le club va être dans une course permanente.

30:52
Présentateur

Il y a une particularité aussi avec votre enquête c'est qu'elle a suscité beaucoup de réactions. Des réactions des principaux intéressés, Prime et Kameto ont eu des réactions mais aussi des réactions de leur communauté, les fans de la Carcorp voire les ultras de la Carcorp. Je vais le dire parce que tout le monde le sait, c'est une porte ouverte sur Twitch mais les fans de la Carcorp ne sont pas connus pour être les plus délicats voire sont connus pour être les plus cyber-harceleurs. On a vu que Prime s'en était pris plein la gueule.

On a vu que vous aussi, vous tous les deux, vous en étiez pris plein la gueule même si tu expliquais qu'il y a eu un retournement à un moment où les gens ont fini par vous remercier. Oui, oui. C'est particulier quand même. Quelle réaction est-ce que vous avez vue qui a été suscitée par votre article ?

31:32
Bernard Guetta

Déjà, moi, à titre personnel, mon hygiène personnelle c'est de te couper très rapidement dès que je vois que ça commence à s'enflammer. Je n'ai pas souvent été exposé comme ça et là, j'avoue qu'au début, ça ne me mettait pas spécialement heureux mais je pense que de la même façon qu'il ne fallait pas qu'on soit atteint par les critiques, on ne doit pas non plus être atteint par les louanges qui viennent après parce qu'à la rigueur on ne travaille pas pour ça. En revanche, sur le cyberharcèlement, déjà, il paraît évident mais moi, je le redis, c'est important. Si on est journaliste, si on fait ce métier, c'est qu'on estime que des informations qu'on publie gagnent à être connues.

Donc ça, c'est sûr. En revanche, évidemment que nous, on ne publie pas avec l'idée que ça doit attaquer quelqu'un et être personnel. En effet, ça m'a terrifié de voir les mêmes en série qui mettent très mal les personnes concernées et ça, c'est certain.

32:17
Présentateur

Est-ce que ça vous décourage de travailler sur des sujets similaires à l'avenir ?

32:22
Bernard Guetta

Non, parce que je dirais que c'est aussi, comment dire, j'ai l'impression aussi que le secteur, le public, disons, découvre une façon. On savait que, moi, je suis l'esport à titre personnel, je sais que la carmine corphe, c'est une matière volcanique, c'est fascinant, passionnant et les gens aiment à la folie, détestent à la folie, etc. Mais je pense que ce n'est pas une raison pour s'empêcher de faire un travail qu'on juge nécessaire.

32:48
Locuteur 2

Contrairement, on n'est pas du tout découragé, on a même d'autres sujets en cours qui ne sont pas mûrs pour être publiés, mais on est bien décidé à continuer ce travail qui est important.

32:59
Présentateur

Une question que je ne vous ai pas encore posée, mais j'aurais dû le faire, y a-t-il des suites judiciaires à votre article ? Est-ce que des plaintes ont été déposées ? Est-ce que vous allez être poursuivis ?

33:07
Locuteur 2

Non, plusieurs fois, ils nous ont parlé de droit de réponse. En fait, le problème, c'est que nous, on les a contactés très en amont. On leur a posé beaucoup de questions et qu'ils n'ont pas voulu répondre. Et ensuite, ils ont fait des droits de réponse qui n'étaient pas conformes. Je ne sais pas si vous voyez le fondement, mais le droit de réponse, il y a un fondement, il y a une manière très carrée de faire un droit de réponse. En l'occurrence, ils n'étaient pas fondés. Mais nous, on leur a donné énormément de temps, beaucoup plus que pour des enquêtes habituelles. on a commencé à discuter avec eux avant l'été, on les a revus, on a essayé de les contacter.

Je veux dire, vraiment, de ce point de vue-là, on n'a rien à se reprocher. Et non, en termes de suite ou de poursuite, on verra, mais on est prêt, on est déterminé. C'est aussi l'avantage de travailler pour la Revue 21, qui est un média indépendant. C'est qu'en fait, on est vachement soutenus par la rédaction, on est vachement soutenus par notre direction et on a toutes les preuves et tous les éléments pour défendre notre travail. C'est normal, les gens ont le droit d'attaquer, nous, on a le droit de se défendre.

34:07
Présentateur

À l'heure actuelle, en tout cas, vous n'avez pas connaissance du plainte en diffamation ?

34:09
Locuteur 2

On a entendu que certains en avaient parlé, mais pour l'instant, il n'y a rien. Et les faits n'ont pas été contestés par les intéressés, c'est ça.

34:15
Présentateur

C'est vrai que j'ai entendu à la fois Prime et Kamel ne remettre pas en cause ce que vous dites dans l'article.

34:19
Locuteur 2

Parfois, ils disent, Prime dit qu'il y a des choses dans l'article qui n'y sont pas et ils disent que c'est faux. Mais en l'occurrence, on n'est pas renévable de ce qu'on n'a pas écrit. Oui, ça c'est bon. Malek ?

34:27
Présentateur

Si un droit de réponse vous est envoyé ou vous a déjà été envoyé sous la bonne forme juridique, vous êtes dans l'obligation de le publier ou pas ?

34:35
Locuteur 2

Oui, c'est le service juridique qui s'en occupe, ce n'est pas notre travail. Mais en fait, on a des pratiques journalistiques qui sont quand même assez carrées et qui sont saines. C'est qu'en fait, quand on travaille comme ça, avant de publier, on a demandé, on leur a dit qu'on allait écrire sur le conflit entre les deux fondateurs, qu'on aurait bien aimé avoir leur version à chacun, qu'on voulait les rencontrer. Ils n'ont pas voulu.

34:57
Bernard Guetta

Ils ont été copiezement prévenus.

34:58
Locuteur 2

Et ensuite, quand l'article était prêt à sortir, soudainement, certains se sont réveillés, ont voulu voir l'article, puis essayer de le modifier, etc. Et là-dessus, nous, on est très carrés et on n'a pas de raison de faire de faveur à qui que ce soit. Et on a une hygiène professionnelle qui ne change pas en fonction de l'influence. sur les réseaux de quiconque.

35:20
Bernard Guetta

Et je précise juste, je ne suis pas expériment en droit, mais le droit de réponse, ce n'est pas vous avez parlé de moi, je vais parler de moi dans votre publication. Le droit de réponse, c'est vous avez donné le fait A. J'estime que sur le fait A, c'est faux. Donc, je vais répondre sur le fait A et vous allez publier au même public ce que vous avez écrit sur le fait A. En revanche, nous, on écrivait fait A et le droit de réponse était plutôt A, mais le lendemain, on faisait ça. C'était un peu des précisions à côté et pas exactement le fait lui-même. Si tu as raison,

35:47
Présentateur

rien n'a été contesté. Oui, la question du droit de réponse, c'est une question historique du droit de la presse. Ça a toujours été très complexe, très subtile, très particulier. Il y a des tribunaux qui sont là pour régler ça si jamais il y a contestation de la part des intéressés. Dernière question un peu plus générale sur les politiques dans tout ça. Est-ce que des politiques s'intéressent à l'e-sport ? Est-ce que vous avez vu au cours de votre enquête un lien direct ou indirect avec le monde merveilleux de la politique dont nous parlons dans cette émission ?

36:12
Locuteur 2

Ce qui est un peu dommage, mais c'est que l'article Carmine Corp est un peu l'arbre qui a caché la forêt, mais on peut montrer la couve du numéro. On a fait un dossier entier sur l'e-sport. Et parmi les articles qu'on a fait, il y en a un autre qu'on a publié avec Nicolas qui est sur France eSport et qui est sur justement un peu l'historique et le fonctionnement de cette association censée représenter l'e-sport et qui est en fait le cheval de Troie des lobbies et des éditeurs de jeux.

Et donc cet article-là montre assez bien justement comment est-ce que les politiques font partie de ces gens qui ne voient dans l'e-sport que quelque chose qui à un moment ou à un autre pourrait être utilisé et n'essayent pas de comprendre ce phénomène de société ni à le soutenir ni à l'aider. Et en fait, c'est vrai que dans nos diverses enquêtes on a rencontré des dizaines de personnes dans l'e-sport et ça je pense que tout le monde le sait, enfin vous le saurez, en fait tout le monde nous dit en fait on doit faire seul. On se souvient effectivement

37:07
Présentateur

de qu'Améto dans la matinale d'Inter parlait de la récupération d'Emmanuel Macron. Il avait été un peu le porte-parole de tout Twitch à ce moment-là. C'était assez...

37:15
Locuteur 2

Oui, c'est Francis Sport qui a organisé cet événement à l'Elysée.

37:18
Présentateur

L'événement à l'Elysée dont nous voyons quelques images. Moi j'y étais, j'étais présent dans la salle et voilà, Emmanuel Macron avait reçu Prime Cameto, l'Orvalet évidemment, l'immense l'Orvalet à l'Elysée à l'occasion d'une réception en cours de laquelle il avait évidemment brossé dans le sens du poil l'e-sport français en disant bravo, Cocorico, félicitations. Et il avait annoncé plein de trucs qui n'ont pas été suivis d'effet. Et ça relève d'un ministère en particulier ou pas, le e-sport ? Est-ce que c'est le ministère de l'Elysée ? C'est la Direction Générale des Entreprises de Bercy, c'est le ministère de la Culture pour tout ce qui est rayonnement, jeux vidéo et développement, etc.

37:52
Bernard Guetta

C'est une bonne question. En vrai, il y a aussi des gens au ministère des Sports qui s'y intéressent sur le volet, par exemple, olympique, sur la question des fédérations. Et donc en fait, il y a plusieurs ministères qui s'en emparent selon la façon est-ce que c'est un divertissement ? Mais ça, c'est la question de fond. Est-ce que l'e-sport est un divertissement auquel cas c'est de la culture voire de la communication de la part des éditeurs qui mettent en valeur leur jeu ? Est-ce que c'est une discipline qui va donc rentrer un peu dans l'esprit des fédérations ?

C'est-à-dire que l'État va surveiller la pratique, protéger les joueurs, garantir que les organisations respectent règles X et Y ? Et en fait, selon la façon dont on le définit, on est déjà dans la politique de l'e-sport. Et il s'avère que pour l'instant, la définition, elle n'est pas vraiment prise en charge par les pouvoirs publics. C'est globalement les éditeurs qui disent comment on fait les choses.

38:35
Présentateur

Je me souviens de la loi République numérique en 2016 où il y avait eu aussi des pressions de la part d'un certain nombre de lobbies qui voulaient mettre la main sur le secteur de l'e-sport, notamment les casinos, par exemple. Enfin bref, voilà. Ce sont des sujets politiques, c'est des sujets qui parfois font débat à l'Assemblée nationale. Dans le cadre de l'examen du budget cette année, le crédit d'impôt jeu vidéo a été voté à une quasi-unanimité, je crois, avec un amendement de Denis Maceglia. Il y a un groupe d'études du jeu vidéo à l'Assemblée nationale. Bref, tous ces sujets sont traités tout au long de l'année.

Merci beaucoup, chers amis, d'avoir accepté notre invitation sur le plateau de Daxit. Clément Fayol et Nicolas Gastineau, je vous rappelle, journalistes pour Le Média Indépendant 21, la revue 21 que vous pouvez trouver chez votre marchand de journaux et en ligne. J'ai dit quoi ? Dans les librairies. Dans les librairies, pas chez vos marchands de journaux. Je suis trompé tout à l'heure. En librairie, vous pourrez trouver la revue 21. Merci beaucoup, chers amis, d'être venus sur le plateau de Daxit. Passez une bonne soirée. Merci d'être venus. Super intéressant. On est très contents de l'avoir traité dans le cadre de l'émission Daxit, ce sujet qui continue.

D'ailleurs, on a tous vu les réactions de Kamel et de Prime. Force à vous, les fans d'e-sport. On est avec vous, évidemment, sur Daxit. Chers amis, je vous propose qu'on passe à une séquence extrêmement importante de l'émission. C'est parti pour le quiz à la con. Alors, chers amis, j'ai une annonce à vous faire en début de ce quiz à la con. Vous savez que chaque semaine dans Daxit, le quiz à la con a un thème. Nous thématisons nos quiz à la con parce que c'est une grosse production ici, on travaille. Il y a du jus de cerveau et tout. Gros travail édito. La dernière fois que je venus, c'était champignon. Oui, absolument, c'était champignon. Je crois que j'avais gagné.

Et cette semaine, ça va être encore pire, ça va être soupe. Mais non, ce n'est pas une blague. La semaine dernière, non, pas la semaine dernière, la dernière fois qu'on a fait Daxit avant la nuit américaine, rappelez-vous, c'était Halloween et on avait une décoration Halloween avec des potirons. Et j'ai dit pendant l'émission que le potiron allait être utilisé pour faire des soupes. Ce n'est pas une blague, la soupe a été faite, vous allez la boire ce soir, vous qui êtes dans le public, au buffet après l'émission, nous allons servir la back soup. Voilà, ce n'est pas une blague. Merci à toutes les équipes de Baxit qui travaillent d'arrache-pied pour cette émission.

On fait des choses extraordinaires en préparation. Donc voilà, on va tous goûter la back soup. Soup, donc le thème de ce quiz à la con. Quatre questions, trois propositions, quatre propositions de réponse à chaque question. Vous dans le chat, vous votez, vous cliquez pour savoir quelle est la bonne réponse et vous sur le plateau, vous galérez et vous me donnez vos réponses. Première question de ce quiz à la con. Dans quel pays une soupe est-elle devenue un symbole de crise politique ? Parce qu'on fait aussi des liens avec la politique. Non, non, mais c'est hyper bien fait.

Moi, je croyais que quand tu parlais de soupe, tu allais nous parler du livre de Jordan Bardella mais je vois que ça n'a rien à voir. Elle est bonne, elle est bonne. C'est bon, ça passe. Applaudissements. Dans quel pays est-ce qu'une soupe est devenue un symbole de crise politique ? Est-ce que c'est aux Etats-Unis la chaudrée des fruits de mer ? Est-ce que c'est au Japon le ramen ? Est-ce que c'est en Russie le borge ? Ou est-ce que c'est en Italie le minestrone ? Pardon pour mes prononciations. Le minestrone ? Tu peux dire le minestrone ? Je viens de me faire allumer dans l'oreillette. Mais vraiment, en régie, ils ont pété un plomb.

Pardon, minestrone, minestrone, minestrone, je vais arrêter de le dire. Je vais me taire, ça me fait. Je vais me fermer ma gueule. Dans quel pays est-ce que c'est devenu un symbole de crise politique ? La chaudrée, c'est aux USA, le ramen, c'est au Japon, le borge, c'est en Russie et le minestrone, c'est en Italie. Désolé, le chat me fait rire. Je pense qu'il y a un truc en vrai.

42:13
Locuteur 10

Je n'en ai tellement aucune idée.

42:15
Présentateur

Avec l'origine de... Je pense que le ramen, par exemple, ou le reymen, sur la prononciation de la Jean-Massier. Je t'emmerde. Le ramen sur qui a inventé, ça peut créer des petits conflits. Moi, je mets le B. Ah ouais ?

42:30
Locuteur 10

Ah, je ne sais pas. Parce que moi, je connais dans la sauce, genre être dans la sauce, en Afrique de l'Ouest, on dit beaucoup ça, mais dans la soupe, je savais que ça ne m'inspire pas des masses. Mais je ne sais pas. j'ai un petit feeling pour la D, je pense, que je ne prononcerai pas non plus.

42:50
Présentateur

Donc, ouais. Malek, qu'est-ce que tu en penses ? Je ne vais pas t'inventer une analyse et une déduction. Mais s'il te plaît, si, mais si, mais tu es chroniqueur backseat, c'est un métier, c'est un métier, mon gars. Ça, je ne l'ai pas. Ça, tu ne l'as pas, ça ? J'ai beaucoup de skills, mais ça, je n'ai pas. Et juste, j'aime trop le ramen, donc je vais dire la réponse B. Vraiment, c'est un boucule. Ah ouais, on est sur de l'affectif pur. Je ne peux pas faire autrement. Je ne juge pas, je ne juge pas, je juge très fort, mais d'accord. Ok. Le chat continue à voter. Vous pouvez mettre un peu plus rapide, je pense, sur la réponse du chat pour le vote.

Vous nous dites dans le chat quelle est votre analyse à vous. Je vois que depuis tout à l'heure, ça discute. Alors, il y en a qui proposent d'autres pays. J'ai vu la soupape au Vatican. La blague est drôle. Merci le chat. Heureusement que vous êtes là. Le gazpacho

43:38
Locuteur 10

n'a jamais rien déclenché.

43:40
Présentateur

Pour des intoxications alimentaires, peut-être. Ouais, peut-être. Mais alors du coup, pardon, mais culture générale, c'est la Russie, le bords pour le chat qui votre réponse C. C'est quoi le minestrone ? Minestrone ? Minestrone. C'est une soupape italienne avec des petits plats, de la viande, des petits légumes. Un bouillon. Ouais. Un peu comme la ramène. On est vraiment ces connards qui caricatent genre des accents. La glottophobie. Est-ce que c'est ce genre d'émission ? N'hésitez pas à rejoindre le Club d'Axite pour nous permettre de continuer à faire des émissions. Bon, vos réponses du coup, vous m'avez dit quoi ? B pour Malek, ça j'ai vu, le ramène. Lorraine ? Moi j'avais dit D.

Réponse D, l'italien, ok. Moi je reste sur le B, mais c'est pas une raison. B le ramène, le chat a voté réponse C, la Russie. La bonne réponse, mesdames et messieurs, c'était bel et bien le Japon. Félicitations Malek. Félicitations Malek. Et non le chat, vous ne l'aviez pas cette fois-ci. Non, vous ne l'aviez pas. Au Japon, le ramène est devenu le symbole de la perte de majorité du parti libéral-démocrate du Premier ministre depuis début octobre cette année. C'est ce que j'ai dit. Eh bien oui, en fait, le ramène a augmenté de plus de 50% au Japon à cause du coup, à cause de l'inflation des matières premières pour faire le ramène.

Et donc le ramène est devenu le symbole de cette contestation du parti au pouvoir. Nous on avait les gilets jaunes. Nous on avait les gilets jaunes, c'est notre ambiance,

45:02
Locuteur 10

qui avait ramené des pâtes dans l'Assemblée Nationale pour dénoncer notamment la hausse des APL, je crois.

45:07
Présentateur

C'était Mélenchon qui avait sorti son petit sac de course. Ouais. Qui s'était fait allumer d'ailleurs parce qu'il n'avait acheté que des trucs de marque. Il voulait démontrer que les étudiants y galeraient. Il avait sorti de la Panzanie. Et tous les étudiants disaient, mais frère, on n'achète pas ça. Nous c'est Eco Plus, Leader Price. Qu'est-ce qu'il fait Jean-Luc là ? Non, non, c'est pas ça. Donc ouais. Pour la deuxième question, pour quel homme ou quelle femme politique Paul Bocuse a-t-il inventé une soupe qui porte son nom ? Moi, je l'ai. Alors, si tu l'as, tu l'aisses tes camarades galérer. C'est important. Réponse A. Valérie Giscard d'Estaing. Réponse B. Édith Cresson. Réponse C.

Oh non, on ne commence pas. Fun fact, Édith Cresson habite à côté de chez moi. Ah ouais ? Tu l'embrasseras ? Jure. De ma part ? Dans la maison de mes parents et elle n'est pas très loin. A une grosse baraque. D'accord. Moi, j'ai Thomas Legrand. Pas loin de chez moi. Non, bref. On ne va pas commencer. Ça n'a aucun sens. Édith Cresson. Réponse B. Georges Marchais. Réponse C. Ou Laurent Fabius. Réponse D. Oh wow. Pour lequel ou laquelle de ces responsables politiques est-ce que Paul Bocuse a inventé une soupe qui porte son nom ?

46:17
Locuteur 10

La soupe Giscard.

46:20
Présentateur

Pourquoi l'obstain Fabius elle me fait rire ? La soupe Fabius ? Elle me fait de sourire. J'avoue, elle me fait... Ouais. La soupe... Je crois qu'il serve ça la cantoche du Conseil constitutionnel. J'allais faire une vanne mais non, non. Ça va se détendre.

46:33
Locuteur 7

Est-ce qu'il bouffe encore au Conseil constitutionnel ? Bref. Allez, Giscard.

46:41
Présentateur

Je réfléchis pas. Alors, pour vous aider à galérer parce que je vois que vous galérez je vais vous donner quelques petits indices. Ah non, c'est pas juste. Ce sont les ingrédients de cette soupe. Ça peut vous aider.

46:49
Locuteur 10

Ah, ok.

46:50
Présentateur

Alors, premier ingrédient que je vous le donne il y a du céleri rave. Oula. Ça vous avance bien.

46:56
Locuteur 10

Non. Pas du tout.

46:57
Présentateur

Déjà Malek, est-ce que tu sais à quoi ressemble un céleri rave ? Non, pas du tout. Je ne sais même pas quoi.

47:03
Locuteur 10

C'est tout ? Pour continuer à vous aider...

47:05
Présentateur

Non, mais je vais te donner un deuxième indice parce qu'apparemment ça galère toujours. Deuxième indice du foie gras.

47:10
Locuteur 10

Tu céleri... Mais qui a fait ça ?

47:12
Présentateur

Céleri rave et foie gras. Il n'y a pas que ça.

47:15
Locuteur 10

Ah, il n'y a pas que ça ?

47:15
Présentateur

Il n'y a pas que ça.

47:17
Locuteur 10

Oula.

47:18
Présentateur

Je vois que le chat a voté réponse A. Valérie Giscard d'Estaing. C'est quoi ? On est devenu bon appétit, bien sûr.

47:23
Locuteur 10

Moi, je partais sur Marchais.

47:25
Présentateur

Georges Marchais ?

47:26
Locuteur 10

Parce que... Vu la réaction des mignons, mais...

47:30
Présentateur

Ah non, ça n'en a rien à voir.

47:31
Locuteur 10

Ah ouais ?

47:32
Présentateur

De toi à moi, est-ce que tu penses que Paul Bocuse se ferait chier à faire un truc pour Georges Marchais ? En même temps, si tu mets du foie gras, ça peut être un truc ironique. Ah, ça peut être très drôle. D'ailleurs, le troisième ingrédient que je vous donne, attention, il est important, c'est de la truffe. Ah. On n'est vraiment pas sur du Georges Marchais. Ouais, ouais, ouais. C'est pas... À la fête de l'humain dans le grand chaudron. Mais tu rigoles, mais on bouffe super bien la fête de l'humain. On bouffe très très bien la fête de l'humain.

47:54
Locuteur 10

J'ai mangé du canard

47:56
Présentateur

du Sud-Ouest avec la Fédération Communiste du Sud-Ouest. Tous les ans, je mange du foie gras. Il n'est pas cher, il est très bon. Non, non, c'est un endroit où on mange beaucoup pour pas cher. J'ai déjà vu du champagne aussi à la fête de l'humain. Mais grave. Très marrant le chat. Est-ce qu'il y a la soupe de rugi avec la soupe au homard ? Pas mal, pas mal, pas mal le chat. La bisque. On peut donner la bonne réponse ? Bon, du coup, Giscard d'Estaing,

48:15
Locuteur 10

Giscard d'Estaing.

48:16
Présentateur

Giscard d'Estaing, la bonne réponse. C'est bel et bien, Giscard d'Estaing. Félicitations, bravo le chat. Vous l'aviez tous. Et vous avez même des applaudissements incroyables. C'est la soupe VGE, pour être précis. C'est la soupe VGE, Valéry Giscard d'Estaing. La soupe aux truffes VGE. Paul Bocuse a créé ce plat à l'occasion d'un déjeuner à l'Elysée en 1975. Ce jour-là, Paul Bocuse a été décoré de la Légion d'honneur. Le mec, il vient recevoir une décoration, il lui demande de faire à bouffer. de ses oeuvres, n'a jamais reçu de soupe de militants écolos. Ça se fait rare. Ça, ça me parle un peu plus. Réponse A, les tournesols de Vincent Van Gogh. Réponse B, la joconde de Léonard de Vinci.

Le printemps de Claude Monet. L'origine du monde de Gustave Courbet, dont on vous met une image tout de suite. Non, c'est pas vrai. C'est faux, c'est faux. Tu sais que Luma l'avait mis à la une dans les années 90. Ça avait fait un scandale énorme. Dans les années 90 ? Ouais. Ah, j'adore. Et Facebook l'avait censuré aussi. Ça avait fait un énorme débat. Alors, est-ce qu'il y a un piège ? Parce qu'il y a des tableaux qu'on reçus de la peinture. Là, on a vérifié que c'était bien de la soupe. Est-ce qu'on a des goûteurs qui sont allés vraiment...

49:32
Locuteur 10

J'avoue.

49:33
Présentateur

Ah, t'es bon. C'est une bonne question. Très, très bon. Parce que là,

49:35
Locuteur 10

j'étais en train de me dire mais j'ai des anecdotes pour tout dans ma tête, là, je crois. Moi, je me souviens

49:40
Présentateur

de deux sur... Ouais, pareil. Moi, j'aurais tendance à répondre courbet. Je vous rappelle que la question, c'est laquelle n'a pas le su de soupe. Moi, je dis courbet. Il y en a trois qui s'en sont pris. Je précise, si vous voulez faire aider, qu'il y a Usul actuellement dans le chat qui joue au quiz à la con. Ah bah, c'est le rendez-vous. C'est le rendez-vous du... Voilà. Mais vous n'êtes pas obligés de le suivre parce que des fois, il se plante.

50:03
Locuteur 10

Ouais, c'est vrai. Est-ce qu'il est chaud en histoire de là ? Ouais, c'est vrai.

50:09
Présentateur

Ouais, Julie se plante, ouais. Mais tu vois, la plus-value, Luma, la plus-value, Emilio, c'est que la différence entre peinture et soupe, c'est peut-être... Est-ce que tu l'avais ? Tu n'avais pas la différence peinture-soupe ? Non, en fait. Je ne veux pas être dans ton bol. Je vais à casse-toi. Le chat a répondu réponse D, l'origine du monde de Gustave Courbet. Quelle est votre réponse sur le plateau ? Moi, je suis le chat. Tu suis le chat sur la réponse D, l'origine du monde. Malek. Je vais dire C. Je vais dire C aussi.

50:42
Locuteur 10

En fait, C, j'ai un...

50:43
Présentateur

Le printemps de Claude Monet, d'accord. J'ai l'impression que Courbet, j'ai déjà vu... Non.

50:49
Locuteur 10

Parce que la A, je suis quasiment sûre. La B aussi. Ouais, moi, je dirais C aussi.

50:55
Présentateur

Je vais me taire, c'est mieux. Ne finis pas ta phrase. Je vais s'arrêter là. La bonne réponse, chers amis, c'était la réponse D. Bravo le chat. Usul avait tort. Au début, en tout cas. Après, il est triche, mais c'est C ou D, quoi. Effectivement, Emilio avait raison. C'est vrai, tu as raison sur la plus-value Emilio dans l'émission Baxi. Je suis tout à fait d'accord. Ce tableau n'a pas subi de jet de soupe, mais a été tagué à la peinture rouge en mai dernier au centre Pompidou-Messe par une artiste performeuse franco-luxembourgeoise. Rien à voir avec l'écologie au demeurant.

51:28
Locuteur 7

Mais oui,

51:29
Présentateur

elle avait peinture lurée de peinture rouge qui représentait, je crois, le sang menstruel. Bref. Voilà. C'est ça, la vraie histoire. Donc, ce n'était pas de la soupe. Donc, ce n'était pas le quiz à la con spéciale soupe. Troisième, quatrième question de ce quiz à la con, chers amis. Laquelle de ces soupes populaires n'existe pas ? Réponse A. La soupe populaire du temple mormon à Salt Lake City. Où ? Réponse B. Le refettorio, une soupe populaire trois étoiles à Paris. Ta prononciation, j'adore. C'est excellent. Réponse C. La soupe populaire identitaire au Lard à Nice.

52:10
Locuteur 5

Réponse D.

52:12
Présentateur

La soupe populaire du temple d'Amristar en Inde. La C, c'est sûr, ça existe avec des petits ériciottis là-dedans. Laquelle de ces soupes populaires n'existe pas ?

52:24
Locuteur 10

Moi, j'ai du mal à voir comment tu fais une soupe trois étoiles.

52:28
Présentateur

Tu peux retenir l'intitulé sur les trois étoiles ? La soupe refettorio. La soupe. Non, pardon, ça s'appelle le refettorio et c'est le nom d'une soupe populaire trois étoiles à Paris.

52:42
Locuteur 10

Déjà, soupe populaire trois étoiles. S'ils ont détourné

52:44
Présentateur

le concept du soupe populaire pour en faire un resto de bourgeois, ça va m'énerver. Ça va vraiment beaucoup m'énerver. Ça s'appelle Top Chef.

52:53
Locuteur 10

Ah,

52:53
Présentateur

j'avoue. J'aime trop nos débats. Quel lien

52:58
Locuteur 10

entre les mormons et la soupe ? Je ne les imagine pas à manger de la soupe.

53:04
Présentateur

Réponse. Moi, je mets la A aussi. Les mormons, Salt Lake City, ça me fait marrer. Juste pour... Les mormons ? Oui, les mormons. Le mormonisme, c'est une branche dégénérée. Ils font partie des protestants américains. On va dire ça comme ça. Je vais dire le... Trois étoiles. Trois étoiles à Paris, ça n'existe pas ? Je suis sûr. Moi,

53:26
Locuteur 10

je suis sûr qu'ils sont capables. Sinon,

53:28
Présentateur

c'est un scandale. Et là, tout de suite, je pars. Je pars me dégâle. Tu pars manger une soupe, du coup, trois étoiles. D'accord, très bien. Le chat a répondu réponse B, comme toi. La soupe trois étoiles à Paris, ça n'existe pas. Qui est-ce qui... Moi, je reste sur A. Réponse A. Salt Lake City. Moi, j'ai dit la A aussi. Réponse A, Salt Lake City pour Emilio également. Et toi, Malek, donc, tu m'as dit, c'était la B. La soupe trois étoiles à Paris. La bonne réponse, chers amis, c'était la réponse A. Bravo, Emilio. Bravo, Lorraine. Je fais un sans faute. Absolument jusque-là. Tu fais un sans faute. Effectivement. La soupe populaire du temple mormon à Salt Lake City n'existe pas.

Il n'y a pas de soupe populaire au pied du gigantesque temple dans la capitale mormon. Allez voir des images de ce temple. Il est gigantissime. C'est une cathédrale. C'est incroyable. Les autres existent. On a l'adresse. Le Conseil d'État a interdit en 2007 la soupe aux cochons qui a été distribuée au SDF par l'association identitaire Solidarité des Français.

54:25
Locuteur 6

Ah oui.

54:25
Présentateur

Il y avait eu un gros débat à l'époque. Ils avaient fait une soupe populaire aux cochons pour exclure les musulmans et les juifs. Donc voilà. Et le Conseil d'État avait validé l'interdiction. Ce qui n'empêche pas les militants d'extrême droite de continuer, notamment à Nice et à Angoulême. Par contre, je n'ai pas d'informations sur cette soupe populaire 3 étoiles à Paris. On y va juste après. Mais ce n'est pas ça la surprise ?

54:47
Locuteur 10

La bague soupe, en fait, c'est les 3 étoiles.

54:50
Présentateur

Alors, on me dit que c'est une soupe populaire qui est préparée par des chefs 3 étoiles pour des personnes dans le besoin. C'est-à-dire que c'est... Ah ! J'aime. Ah, bonne initiative. Plutôt bonne initiative. Merci aux chefs qui font ça. Voilà. Et du reste, le reste, ça existe. Cinquième et dernière question de ce quiz à la con. Lequel de ces titres de journaux L'humanité. Réponse A. Arnaud Montebourg se dit piégé par la soupe populaire. Non, pipolaire. Pipolaire. La soupe pipolaire. Wow. Qui a entendu ce jeu de mots ? Réponse B. Affaire Abad. LR sert la soupe miso. Ça sent l'idée. Ça a été fait. Ça sent l'idée. On vous connaît, les gars. Réponse C. Blocage à gauche, deux points.

La soupe à l'union. J'avoue, je l'ai déjà fait en titre de stream. J'avoue. J'avoue, je l'ai déjà fait au moins une fois. Réponse D. Sabler sur Sarthe. La soupe aux sous. À tes souhaits ? La soupe aux sous. La soupe aux sous. Ah, aux sous. Les soussous. Sabler sur Sarthe. Oui, mais la soupe aux choux. C'est pas le jeu de mots. Ouais, ouais, ouais. On a un raid d'Arte ? On a un raid d'Arte ? Merci, mes frères d'Arte. Merci pour le raid d'Arte. Bienvenue, vous tombez sur le couze à la con. C'est le moment le plus important de l'émission d'actif. Là, on est sur l'analyse, attention. C'est le moment le plus arté. Je vous repose la question, Arte, c'est pour vous.

Lequel de ces titres de journaux n'existe pas ? Réponse A. Arnaud Montebourg se dit piégé par la soupe pipolaire. Réponse B. Affaire Abad. LR sert la soupe miso. Réponse C. Blocage à gauche. La soupe à l'union. Réponse D. Sabler sur Sarthe. Virgule. La soupe aux sous. Moi, je pense que c'est la A parce que la B, c'est l'IB. Le C, il est très connu. Et la soupe aux sous, pour avoir bossé dans la presse locale, je me dis, j'aurais pu la faire. Sérieux ? C'est pas ouf, la soupe aux sous.

56:44
Locuteur 10

Mais moi, c'est ça, en fait. Je trouve que le jeu de mots, il n'est pas...

56:48
Présentateur

Je ne sais pas. Après, quand tu dois boucler et qu'en vrai, tu n'as pas trop d'inspire, ça passe.

56:52
Locuteur 10

Après, moi, je vois bien Arnaud Montebourg dire pipolaire et tout. Je ne sais pas. Il aime bien les jeux de mots un peu foireux.

56:58
Présentateur

C'était la cuvée du redressement, mais c'était le vin. Et puis, c'est le miel. La soupe, c'est moins ça. On va faire la liste des business qu'Arnaud Montebourg a été lancée.

57:06
Locuteur 10

Moi, je dis A.

57:08
Présentateur

Je dis A aussi. Vous dites ça au moment où Jules le dit dans le chat. Ça commence à être très frais. Mais OK, très bien. Réponse A pour le chat également. Arnaud Montebourg se dit piégé par la soupe pipolaire. Presse people, tout ça, d'accord. Donc, pour vous, ça, ça n'existe pas. Emilien, qu'est-ce que t'en penses ? Emilio ? La prononciation, c'est toujours passage. Moi, l'italien, tu sais. Moi, j'ai dit la A aussi. Réponse A également. Tout le monde dit réponse A. Vous vous êtes tous plantés, bande de nuls. C'était la réponse D. Bah oui.

57:38
Locuteur 10

Oh, mais non.

57:39
Présentateur

Sablé sur Sarthe, la soupe aux sous n'est pas un titre de libération, contrairement aux trois autres. Ils ont bel bien dit de libé. Toujours eux. Voilà. Donc, sablé sur Sarthe, la soupe aux sous, non, ce n'est pas un titre de libé. Par ailleurs, vous apprendrez, cher public, priorité au direct, que François Fillon a indiqué aujourd'hui comment il allait rendre les 700 000 euros qu'il a été condamné à verser à l'Assemblée. Grand argent. Voilà. Donc, l'argent va être rendu, semble-t-il. En 10 fois. En 10 fois. Oui, je crois que c'est ça. Il va faire tout. Sur 10 ans, il va faire 70 000, 70 000. Il a demandé un échéancier, quoi. Bah oui, c'est ça.

En même temps, 700 000 balles sur son compte en banque, c'est chaud à avoir. Donc, je peux comprendre. Tu n'as pas ça, toi ? Si, j'ai plus.

58:16
Locuteur 10

Non, mais d'accord.

58:18
Présentateur

Donc, du coup, l'argent va être rendu. Bah écoutez, on fêtera ça. Merci beaucoup d'avoir participé à ce point, à ce quiz à la con extrêmement important. Chers amis, je voulais vous annoncer, puisque Arte a fait un raid, qu'il va y avoir une nouvelle émission sur la chaîne Twitch d'Arte à partir de mercredi prochain. On bosse dessus avec Arte. C'est produit par Arte. C'est moi qui présenterai une émission qui s'appelle Euroguesser. Ça aura lieu le 20 novembre à 19h à la Guetté Lyrique à Paris. La billetterie va bientôt être ouverte. Non, si, elle est ouverte. Le lien est dans le chat. Inscrivez-vous, venez nous rejoindre à la Guetté Lyrique pour cette émission Euroguesser.

On sera avec Fubrottier, avec Mama Paprika et avec Mepassistant pour parler d'Europe. Et ça va être chouette parce qu'on va bien rigoler. On va faire du jeu de rôle, on va faire du géogesser aussi. On va parler d'actu, de politique, etc. Dans cette nouvelle émission Euroguesser, voilà, en direct sur la chaîne Twitch d'Arte. Suivez-nous et j'ai hâte de vous présenter tout ça. Ça va être vraiment super. Puisqu'on est dans les annonces, je vous rappelle que vous pouvez vous annoncer. Vous pouvez vous annoncer. C'est quand même vachement plus poli. Non, vous pouvez rentrer dans le groupe WhatsApp Backseat. Point d'exclamation WhatsApp dans le chat, chers amis.

Ça vous emmène vers le groupe WhatsApp Backseat qui vous permet d'avoir toutes les infos, notamment en avant-première, le nom des invités qui viennent le jeudi dans l'émission Backseat. Voilà. N'hésitez pas à nous rejoindre. Et merci évidemment à toutes les personnes qui nous soutiennent et qui permettent de réaliser cette émission. C'est grâce à votre argent. Point d'exclamation KissKissBankBank dans le chat. Point d'exclamation KissKiss, pardon. Pour vous aussi, participez au financement de Backseat. Allez voir les contreparties, etc. Chers amis, nous allons parler de l'actualité de la semaine. C'est parti pour l'actu de la semaine.

L'actualité, cette semaine, elle a été marquée par des violences qui ont eu lieu à Amsterdam et qui a relancé le débat sur l'antisémitisme puisqu'en l'occurrence, des violences ont eu lieu en marge d'un match de foot le club de Tel Aviv. Ça s'est passé à Amsterdam, donc dans la ville d'Amsterdam, dans la nuit de jeudi à vendredi dernier. Les autorités néerlandaises parlent de plusieurs incidents violents visant des supporters du Maccabi. Cinq personnes ont été hospitalisées, 63 personnes ont été arrêtées. Des supporters israéliens ont scandé des slogans anti-arabes, notamment, je cite, « Laissons de salle gagné pour finir les Arabes » ou encore « Fuck you Palestine ».

Un drapeau palestinien a été arraché d'une façade. Beaucoup de réactions, évidemment, à ce qui s'est passé, notamment des réactions de politique en France. Emmanuel Macron a fait un parallèle avec la nuit de Cristal, ce pogrom contre les Juifs en Allemagne en novembre 1938. Jordan Bardella a parlé d'une chasse aux Juifs, je cite, « Olivier Faure, premier secrétaire du PS, a appelé à condamner sans aucune ambiguïté les agressions et lynchages antisémites et dénoncer des actes et propos racistes de supporters du Maccabi.

Emmanuel Macron, qui a fait un parallèle avec la nuit de Cristal et avec les pogroms, je précise que le mot pogrom a été utilisé par Benjamin Netanyahou, le premier ministre israélien. Les pogroms, je vous le rappelle, vous l'avez probablement appris en cours d'histoire, c'est le mot russe utilisé pour désigner des massacres de Juifs qui ont été perpétrés à partir du XIXe siècle, que ce soit en Russie ou en Europe et avec le climax évidemment de l'occupation nazie. Malek, je crois que toi, tu voulais parler notamment autour de cette affaire du traitement médiatique qui est central dans cette affaire.

1:01:44
Locuteur 7

et je pense que même c'est une réflexion depuis un an,

1:01:51
Présentateur

ce mantra de dire il est fait, rien que l'effet compte plus que jamais et pour le coup, on a vu que là, il y a eu un manquement selon moi de certains médias et de certaines chaînes infos notamment. Comme je disais dans Backseat l'année dernière, l'idée n'est pas du tout de nier qu'il y a eu des attaques terroristes du Hamas le 7 octobre qui ne justifient en rien la réaction disproportionnée et la politique génocidaire de Benhamid Netanyahou qui s'en est suivi ensuite à Gaza notamment. Là aussi, l'idée, c'est de ne pas nier une partie ou l'autre de l'histoire.

Oui, des supporters du Maccabi Tel Aviv ont été frappés, attaqués et notamment parce qu'ils sont de confession juive, parce que ça a été dit tel quel. Mais dans les médias, on a éludé pendant 48 heures, 48 grandes heures, la première partie qui sont ces insultes anti-arabes qui ont été prononcées. Je prends l'exemple de BFM TV, CNews, n'en parlons pas parce que la première partie on parle de l'info. J'ai parlé de journalisme, merci Milo, donc on ne parle pas de CNews. Si je parle de BFM, on a mis du temps à parler de cette première partie. C'est arrivé dans un deuxième temps. Effectivement, les journalistes de BFM sont allés chercher des informations sur ce qui s'était passé avant.

Des journalistes locaux. Ils ont même fait venir, interviewer un des supporters du Maccabi Tel Aviv pour qu'il raconte la nuit en direct. D'accord. Des journalistes locaux avaient fait ce travail, avaient recoupé les faits dans leur intégralité. Il suffisait de suivre le travail documenté documenté en plus de leurs confrères sur place. Ce que certains médias français ont oublié de faire malheureusement. Effectivement, c'est donc une information en deux temps. L'émotion d'abord, les faits ensuite. C'est un peu comme ça que moi j'ai eu l'impression de voir les choses. Toi, Emilio, tu es grand reporter pour le journal L'Humanité.

Est-ce que tu peux nous dire justement, comment bossent les journalistes dans ce type d'affaires-là ? Il se passe un truc, c'est à Amsterdam, à l'occasion d'un match de foot. Personne ne savait qu'il y avait un match de foot ce soir-là. Comment vous bossez ? En fait, c'est ça qui est compliqué. J'ajoute juste une petite parenthèse à ta liste du récap d'effet qu'aussi, les supporters du Maccabi Tel Aviv ont saboté la minute de silence aux victimes des inondations en Espagne parce que l'Espagne avait reconnu l'État palestinien. Donc, il y a eu un nombre d'actes qui ont été posés par ces supporters qui ont ensuite conduit à ces nombreux affrontements. Comment on fait ?

En fait, il y a des réflexes et le premier, c'est déjà être prudent quand on parle et visiblement, ce qui n'a pas été le cas de BFM et de toute la presse qui a manqué de prudence parce que je pense qu'on peut amputer à deux choses ce qui s'est passé, ce naufrage médiatique. La première, c'est déjà la qualité du débat qui est merdique depuis plus d'un an sur une question inflammable et ça, c'est assez terrible.

Et donc, je pense qu'ils ont été pris par la volonté, par l'émotion, je pense que tu l'as dit, il y a ce truc-là et à partir du moment où le journaliste est pris par l'émotion, c'est problématique surtout en télé parce que c'est un média, la vidéo, qui permet de davantage passer l'émotion et je pense aussi que les journalistes sont trop sur les réseaux sociaux et qu'en fait, les vidéos des supporters du Mechabite à la Yviv qui se faisaient taper se remontaient bien plus vite que les vidéos où on les voyait arracher et brûler un drapeau palestinien, il y a le sabotage de la minute de silence, je l'ai dit, sur les phrases qui ont été prononcées, laisser de salle gagner pour finir les arabes, voilà, et en plus, ce sont des hooligans pour la plupart, donc en plus, c'est aussi des jeux, indépendamment de toute nationalité ou religion, en fait, ils vont aussi pour beaucoup et c'est le cas dans toutes les villes d'Europe et du monde pour se taper sur la gueule en fait, c'est aussi ça le hooliganisme et donc là, on a fait tout un amalgame, on a tout mélangé et les chaînes de télé en particulier et en fait, il aura fallu en revenir juste au fait.

On en parlait sur le stream de l'humanité, sur la chaîne de l'humanité, sur le danger du récit et du contre-récit. Récit mensonger qui appelle un contre-récit mensonger également, qui extrapole, qui élabore, qui euphémise les souffrances du camp d'en face, quelle qu'elle soit ou alors aussi, j'ai vu aussi des gens dire mais ce n'est que du hooliganisme, finalement ce n'est rien d'autre que du hooliganisme. Ce n'est pas que ça. Non, pas du tout, ce n'est pas que ça. Il y avait des tabassages politiques, des tabassages antisémites, des tabassages, des propos racistes, arabophobes, etc.

Mais c'est effectivement, tu as fait le parallèle avec le conflit israélo-palestinien Malek, c'est effectivement assez juste. On est en plein dedans. D'autant qu'il se trouve que l'actualité continue d'être footballistique ce soir. Jusqu'à l'heure où je vous parle au Stade de France à Paris, en Seine-Saint-Denis, au Stade de France, il y a un match de foot France-Israël au Stade de France. Le ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau, a insisté pour que le match ait bel et bien lieu au Stade de France et qu'il ne soit pas délocalisé pour des raisons de sécurité ou de crainte de débordement.

La tribune officielle du Stade de France ce soir est garnie avec, citons par exemple Nicolas Sarkozy, François Hollande, Emmanuel Macron, Michel Barnier, des membres du gouvernement. Pourquoi est-ce que tous ces politiques tiennent à être là ce soir dans ce Stade de France à l'occasion d'un match France-Israël ? Déjà, il faut dire que le match de ce soir, franchement, pour les fans de foot, c'est un match de Ligue des Nations, tout le monde s'en tape. Normalement, c'est un non-événement et en plus, vu les performances de l'équipe de France et l'état de forme de l'équipe de France en ce moment, franchement, tout le monde devrait s'en taper. Les places sont très mal vendues.

Oui, je crois que sur les 80 000, je ne veux pas dire de faux chiffres, mais le Stade sera loin d'être rempli ce soir. On était à la compète tout au long de la semaine des annonces successives de qui sera présent, qui ne sera pas présent. On a appris que le président de la République serait présent, que les anciens présidents le seraient. Et en réalité, c'est pour ça que c'est devenu le match de ce soir et devient politique parce que qui n'y sera pas sera accusé de cautionner un antisémitisme. Je dis ça parce que si je prends ne serait-ce que l'annonce du président Hollande quand il dit qu'il ira au match, il dit que c'est en soutien à la communauté juive.

Il fait ce raccourci en annonçant sa présence à ce match-là. Donc en fait, tout de suite, un match qui devait être un non-événement devient politique ce soir. Là aussi, il y a aussi un autre enjeu politique. On a une mise en scène là qui a très bien été orchestrée par la préfecture de police où on voit ce soir Bruno Retailleau qui maîtrise les choses avec Laurent Nunez, préfet de police. On l'a vu en live sur toutes les chaînes d'info rentrer dans le PC Sécurité. Tout va bien se passer parce que le grand flic de France Bruno Retailleau est aux manettes ce soir.

Il faut dire aussi que certaines personnalités politiques, notamment de la France insoumise, avaient appelé à ce que le match soit annulé pour qu'on n'invite pas en France une équipe d'un État qui commet ce qu'il commet notamment à Gaza, en Palestine, au Liban et par ailleurs. Ça a animé le débat politique toute la semaine. C'est aussi une réponse à la France insoumise. C'est une manière de... Ça a été fait comme ça aux questions au gouvernement. Bruno Retailleau a voulu se montrer plus ferme que les fermes.

1:09:06
Locuteur 10

Ça fait un moment déjà que la France insoumise est accusée d'antisémitisme. Là, c'est pour dire en gros, moi, comment j'analyse le truc, c'est pour dire nous, on est là en soutien à la communauté juive contrairement aux autres antisémites.

1:09:21
Présentateur

Oui, c'est vrai. Il y en a qui ironisent dans le chat en disant que le sport, le foot ne devrait pas être politique. C'était exactement ce que disait Bruno Retailleau la semaine dernière à cause d'antifos. Et la semaine suivante, tout le monde va au Stade de France de manière très politique. On a eu la meilleure phrase sur le match France-Israël. C'est Valérie Pécresse pour annoncer qu'elle allait venir au stade. Elle a dit le sport doit échapper à la géopolitique. Ah, j'adore. Elle est magnifique. Alors qu'ils y vont tous pour les questions géopolitiques. Pas de politique au stade. C'est pour ça que j'y vais ce soir en tant que politique. Qu'est-ce que je voulais vous dire ?

On est aussi sur fond d'augmentation de l'antisémitisme en France. On note une augmentation de 192% des faits antisémites par rapport au premier semestre 2023 selon une étude de la Direction nationale du renseignement territorial. 880 faits antisémites recensés sur les six premiers mois de l'année. Plus d'une agression raciste sur deux concerne un juif qui en est victime. Les atteintes antisémites ont doublé dans les collèges et les lycées en un an et on compte 1660 citoyens français juifs qui ont décidé de faire leur alia c'est-à-dire d'émigrer vers Israël où ils se sentent plus en sécurité.

Tu voulais nous parler Emilio de la manière dont sont récoltés ces chiffres les chiffres de l'augmentation de l'antisémitisme. Oui parce qu'en fait on a un problème c'est qu'on ne sait pas vraiment comment on comptabilise les actes et les propos antisémites. Alors déjà je veux poser une chose que ce soit dit que ce soit clair la hausse de l'antisémitisme elle est indéniable c'est un fait. Le problème c'est la question de la proportion ce qui ne minimise rien de toute façon un acte antisémite ça reste quelque chose d'extrêmement grave qu'il y en ait un ou deux mille. Ils sont tous dramatiques. Mais il y a aussi une première question c'est que c'est probablement mieux recensé qu'avant.

Aujourd'hui il y a des actes c'est comme on l'a vu avec les violences sexuelles en fait est-ce qu'il y a plus de violences sexuelles que par le passé on ne sait pas en tout cas on sait qu'elles sont mieux recensées par la police parce que les gens vont davantage déposer plainte. Alors peut-être qu'il y a cet effet qui peut jouer aussi pour les questions d'antisémitisme mais ce n'est pas tout.

En fait je voulais qu'on prenne des chiffres très précis qui sont ceux de novembre 2023 qu'avait été cette ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin qui l'avait dit à la télé le 14 novembre de l'année dernière un mois donc après le 7 octobre il recensait 1518 actes ou propos antisémites 22% c'était les menaces et des insultes 10% l'apologie du terrorisme 8% des atteintes aux biens 2% des coups et blessures et 50% des tags des affiches et des banderoles et en fait c'est sur ces 50% là que parfois on a des vrais problèmes pour définir ce qu'est un acte antisémite ou pas parce que c'est devenu une catégorie un peu fourre-tout et par exemple à cette époque en 2023 en novembre un tag devant l'hôpital Bichat Free Palestine décolonisant la médecine avait été comptabilisé comme un acte antisémite et tu l'as dit il y a deux semaines un tifo des supporters du PSG Free Palestine aussi avait été qualifié d'apologie du terrorisme par certains députés et le ministre de l'Intérieur qui vous voyez aussi de l'antisémitisme donc tout ça pour dire qu'on est encore une fois dans un confusionnisme crasse qui fait qu'on associe à la fois le soutien à la Palestine et la critique du gouvernement israélien à l'antisémitisme et c'est dangereux et à mon sens ça dessert surtout la lutte légitime contre l'antisémitisme absolument je suis absolument d'accord avec toi c'est important de savoir ça on aurait besoin d'avoir des chiffres un peu plus précis et mieux faits des médias ont essayé de demander c'était à l'époque de Darmanin on a essayé de savoir concrètement c'était quoi la méthodologie et évidemment c'est resté sans réponse ok d'accord à prendre avec des pincettes donc mais n'en profitez pas pour nier l'antisémitisme qui lui est véritablement réel et qui augmente Lorraine est-ce qu'il y a eu des mobilisations étudiantes après les violences aux Pays-Bas dont on a parlé au début

1:13:08
Locuteur 10

oui en fait il se trouve que j'ai repris les cours à Paris 8 en validation d'acquis faites-le c'est génial bref mais il se trouve que ma fac est bloquée depuis deux jours donc hier et aujourd'hui et l'organisation qui a notamment pris la parole pour expliquer pourquoi ce blocage donc qui est le point levé Paris 8 a expliqué ce blocage par l'opposition au gala qui s'appelle Israel is forever qui devait être tenu hier enfin qui a été tenu du coup hier et la tenue du match France-Israël qui a lieu aujourd'hui en ce moment même donc c'est pour ça que la fac a été bloquée et c'était pareil à Tolbiac donc du coup qui est en gros la branche sociaux etc de la Sorbonne dans le 13e marronissement à Paris et eux il me semble qu'ils sont au sixième jour de blocage mais je trouve ça quand même intéressant que ce soit en fait justement des jeunes qui se mobilisent qui qui se qui montrent en fait leur opposition en fait au massacre qui se passe en ce moment en Palestine et je trouve que c'est dommage effectivement qu'il y ait ce côté où on envenime le débat et du coup on on nommait parfois tout ce qui est islamophobie tout ce qui est le deux poids deux mesures qui a été dénoncé nombre et nombre de fois par des associations par des organisations jeunesse notamment mais pas que donc voilà c'est ce qui se passe en ce moment et là on ne sait pas si demain va toujours être bloqué ou pas mais voilà voilà ce qu'il en est donc il y a eu également un rassemblement devant la mairie de Saint-Denis donc du coup Saint-Denis parce que le stade de France est à Saint-Denis qui a eu lieu aujourd'hui à 18h et il me semble à Paris-Lain-Saint-Lazare aussi du coup pour Tolbiac

1:15:03
Présentateur

etc parce qu'on avait vu que la question de la cause palestinienne était assez centrale dans les mobilisations étudiantes l'année dernière suite au 7 octobre suite à l'invasion de Gaza donc voilà est-ce que ça va est-ce que tu penses qu'on est à l'aube d'un grand mouvement étudiant national ou est-ce que c'est encore calme est-ce que ça pourra se greffer sur un univers social je ne sais pas

1:15:23
Locuteur 10

moi je pense qu'il y a en fait même internationalement en tout cas en Occident il y a vraiment une colère de la jeunesse qui monte on l'a vu avec l'élection de Donald Trump contre Kamala Harris où Kamala Harris a beaucoup enfin son soutien à la politique d'Israël a été beaucoup reproché en tout cas de son côté gauche et notamment par la jeunesse je pense que c'est la même chose en France et effectivement il y a pas mal de personnes qui se sont politisées dans le cadre des Européens mais aussi avant et encore aujourd'hui maintenant donc je pense que il y a une colère qui monte parce que le conflit continue les morts continuent les cessez-le-feu ne cessent d'être demandés et en vain donc oui je pense qu'effectivement il y a un emballement qui risque d'y avoir pour mettre fin en fait à tout ça

1:16:22
Présentateur

Malek tu précisais quand on préparait l'émission que ce soir au stade de France il est interdit d'avoir un drapeau palestinien oui il y a un arrêté qui est interdit ce soir d'entrer au stade avec un drapeau palestinien et je me suis avec la discussion qu'on vient d'avoir je me suis permis de faire un parallèle moi je suis d'origine algérienne il y a cette blague souvent qu'on sort tout le temps on voit toujours un drapeau algérien dans un stade de foot même quand l'Algérie ne joue pas là pour le coup si cet arrêté qui vise le drapeau palestinien est sorti c'est parce qu'il y a cette forme d'assimilation que donc brandir un drapeau palestinien égale un acte antisémite et c'est là pour moi où on va vers une dérive un peu dangereuse l'idée n'est pas de nier l'antisémitisme au contraire mais je pense qu'on le combattra en nommant vraiment les choses et pas en participant justement à cet amalgame et en mélangeant tout plusieurs infos la mobilisation qui devait avoir lieu ce soir à Saint-Denis a été déplacée par Laurent Nunez le préfet de police avec l'accord d'Éric Coquerel le député qui avait appelé à cette mobilisation là donc elle a été déplacée de Saint-Denis à Front Populaire à Aubert un peu plus loin et là j'avais une deuxième info mais qui vient de partir et qui reviendra peut-être plus tard la morale de l'histoire c'est que donc les faits quand même assez graves qui sont passés en marge de ce match à Amsterdam ce sont des faits qui risquent de se produire à nouveau c'est quoi la posture que tu nous invites Emilio à avoir quand des événements comme celui-là se passent on fait gaffe on tweet pas tout de suite oui on fait gaffe tweeter tout de suite c'est rarement une bonne idée mais alors encore moins quand on est face à des sujets de ce type non mais c'est ça c'est de faire attention à la fois à ce qu'on entend puisque BFM ils ont aussi un agenda politique en fait on l'a vu tout au long de la couverture du conflit israélo-palestinien il y a un agenda politique l'humanité se cache pas d'avoir un agenda politique aussi donc c'est pour ça que ça s'appelle une ligne littorielle en fait c'est une grille de lecture du monde et c'est en fonction de cette grille de cette lecture de cette grille qu'on lit le monde donc oui c'est ça c'est faisons attention ne nous emballons pas et attendons que les journalistes sérieux fassent leur travail avant de raconter n'importe quoi et d'être pris par l'émotion c'est effectivement assez important on continuera à suivre évidemment sur Baxit la suite de ces événements je n'ai absolument aucune information sur ce qui se passe ce soir au Stade de France je pense que le match est sans intérêt comme tu le disais ils doivent se faire chier les politiques ça commence à 20h45 en plus après c'est des footeux Hollande, Macron, Sarko ils sont tous c'est tous des fans c'est vrai t'as raison non c'est vrai t'as raison qu'ils passent une bonne soirée qu'ils s'amusent bien autre sujet dont on voulait discuter dans cette émission Baxit c'est la question de la lutte contre la lutte contre le narcotrafic qui est mis en exergue par à la fois le garde des Sceaux Didier Migaud et le ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau ils ont dévoilé un plan de lutte contre le narcotrafic c'était mardi dernier à Marseille Marseille qui est toujours visée quand on parle de trafic de drogue qui est toujours vue comme je ne sais plus qui utilisait le terme de laboratoire du narcotrafic en France et en Europe ce plan donc de lutte contre le narcotrafic comprend la création d'une cellule de coordination nationale et la création d'un parquet national contre le narcotrafic un parquet je vous rappelle c'est un ensemble de magistrats instructeurs qui mènent des enquêtes pour ensuite traduire devant les tribunaux d'éventuels prévenus on a déjà des parquets spécialisés en France il y en a un pour les délits financiers qui est spécialisé là-dedans on a un parquet national spécialisé dans la lutte contre le terrorisme qui est spécialisé là-dedans et on aurait peut-être bientôt également un parquet national spécialisé dans la lutte contre le narcotrafic l'autre proposition c'est d'assouplir l'excuse de minorité pour les plus de 16 ans dans les cas les plus graves l'excuse de minorité ça n'existe pas c'est un dispositif qui date de l'après seconde guerre mondiale et qui prévoit que les mineurs lorsqu'ils sont traduits en justice encourt des peines moins lourdes que celles des majeurs voilà c'est ça et donc l'idée c'est d'assouplir ces dispositifs-là pour les mineurs de plus de 16 ans entre 16 et 18 donc autre proposition agir sur le portefeuille des trafiquants mieux appliquer les amendes contre les consommateurs également la volonté de cibler les consommateurs est très précise dans le discours pour information le chiffre d'affaires du trafic des stups c'est 3,5 milliards d'euros par an pour comparer les fleuristes c'est 1,7 milliard d'euros les bouchers c'est 2,5 milliards d'euros les éditeurs de livres c'est moins de 3 milliards d'euros voilà trafic de stup donc 3,5 milliards d'euros par an de chiffre d'affaires Emilio est-ce qu'avec ce plan de lutte contre le narcotrafic on se dirige à nouveau vers une politique du tout répressif ?

alors c'est un sujet qui est complexe je ne suis pas un spécialiste du tout du narcotrafic mais c'est pour ça que je ne vais pas commenter chaque proposition il y a deux choses qui me frappent d'abord c'est l'argument politique qui est fait par Bruno Rotao et le gouvernement de cette lutte contre le narcotrafic c'est marrant à chaque fois que ce gouvernement est en difficulté que le RN menace de censurer etc mais vraiment on a Bruno Rotao qui sort du bois pour faire une sortie xénophobe ou annoncer une nouvelle loi immigration soit il parle de narcotrafic et d'inventer des gros mythos des fake news comme sur la prétendue Rix dans un quartier de Poitiers où il y avait selon lui 600 personnes alors qu'en réalité c'est entre 50 et 60 bref ça c'est mis de côté mais en tout cas on voit que le gouvernement fait un usage politique du narcotrafic au moment où ils sont en difficulté ça c'est la première chose et la deuxième chose c'est quand même sur un contexte plus global la France et le pays le plus répressif en Europe sur la drogue c'est aussi le pays dans lequel on consomme le plus de drogue donc on peut se dire d'un point de vue factuel on compare ça marche pas parce que ce qu'on propose aujourd'hui ne fonctionne pas et c'est le journaliste Philippe Pujol le journaliste marseillais qui est spécialiste de cette question qu'on a interviewé dans l'Huma il n'y a pas très longtemps et qui disait l'autorité échoue plus l'autorité échoue plus on la renforce et donc là on nous pond encore donc une opération place net XXL et quand place net XXL se sera planté comme place net s'est planté au début de l'année on nous a je ne sais pas il y aura combien de X mais 25 XXL c'est une bonne question mais en tout cas ça ne marche pas le tout répressif et pourquoi ?

parce qu'on ne s'attaque pas suffisamment à la question sociale parce que derrière ce trafic il y a aussi des quartiers populaires qui sont en grande difficulté et parfois on a des familles entières qui vivent de ce trafic et tant qu'on ne donnera pas des solutions sociales de travail à des familles ils ne peuvent vivre qu'avec le trafic donc si on fait tomber les réseaux ce qui est sûrement une bonne chose en fait on fait tomber dans la pauvreté des centaines voire des milliers de personnes dans les quartiers et qu'on ne nous fasse pas croire que les petites mains du trafic gagnent vraiment des milliers des cents c'est le capitalisme le plus sauvage le narcotrafic et donc en réalité ce sont des gamins qui sont payés au lance-pierre voire pas payés parce qu'ils sont intimidés qui se retrouvent à faire vivre leur famille avec quelques centaines ou milliers d'euros par un SMIC par mois alors que les têtes de réseau elles sont à l'étranger comme dans n'importe quelle multinationale donc il n'y a pas de solution miracle mais en tout cas la méthode du tout répressif est seulement répressif ça ne fonctionne pas la méthode du tout répressif il y avait aussi la question des amendes forfaitaires contre les consommateurs de stupéfiants Lorraine toi tu as vu que ça représentait qu'on avait un taux de recouvrement des amendes de 30% ça veut dire quoi ?

1:24:00
Locuteur 10

effectivement c'est à dire que les personnes à qui on met des amendes pour consommation finalement il n'y a que 30% qui sont remboursées aujourd'hui donc on est en fait pareil dans le tout répressif qui en fait se révèle finalement inefficace en tout cas de mon point de vue et en fait pour moi ça représente comment le gouvernement gère cette question-là en fait du trafic de stupéfiants y compris justement dans les quartiers populaires parce que voilà on met du répressif on met du répressif on met du répressif et là on est encore une fois dans un contexte où on va encore faire des coupes budgétaires on est encore en train de nous dire que les quartiers populaires ça coûte un pognon de dingue etc qu'on est gonflé aux subventions etc je peux vous dire que ce n'est absolument pas le cas et que les associations galèrent à trouver des financements que ce soit pour la nourriture que ce soit pour le culturel enfin vraiment on galère dans tous les domaines mais en fait voilà pour moi c'est vraiment un truc où bah voilà pour montrer qu'on est efficace pour montrer qu'on a des gros muscles etc en tant qu'état bah on montre ça mais on parle pas du fond du problème qui est effectivement bah social en fait

1:25:15
Présentateur

Malek c'était quoi le plan du gouvernement sur le narcotrafic jusqu'à maintenant est-ce que les opérations Placnet XXL c'est terminé c'est un échec ça marche pas c'est de la com alors il faut prendre étape par étape et il y a maintenant 4 ans 2020 on nous annonce donc les amendes forfaitaires aujourd'hui on peut faire le constat c'est un échec ça marche pas on nous a donc annoncé des opérations Placnet XXL on en avait parlé dans Backseat c'était plus des op de communication plus qu'autre chose parce que ça permettait aux préfectures de faire de belles vidéos avec de belles musiques très choc des titans on l'avait vu ici en plateau pour dire bah voilà on est allé dans telle ville on y est allé avec tant de flics on a chopé tant de gars sauf que la réalité c'est que ça changeait pas le quotidien et que ça éradiquait pas le trafic à un moment bon pas avec le gouvernement Barnier j'en fais le constat et pas avec Bruno Retailleau mais à un moment il va falloir arrêter de se dire que ce truc très français de oui on a tout le temps raison il faut continuer dans le tout répressif et ça va finir par marcher il faut regarder un peu ce que font nos voisins il faut peut-être ouvrir des réflexions des expérimentations voir aussi qu'il y a peut-être d'autres solutions qui sont possibles parce que bah parce que sinon à un moment on fera aussi ce constat de dire que l'Etat a abandonné le tout répressif en réalité pour moi c'est que c'est que des effets d'annonce je ne peux pas croire qu'ils font de véritables ambitions dans la lutte contre le contre le contre le trafic de drogue et même dans la sémantique on employait quand à l'annonce des des opérations des opérations on ne parlait pas de narcotrafic là le mot narcotrafic c'est aussi une victoire de Bruno Retailleau qui employait ce terme avant au Sénat Bruno Retailleau c'était narco-racaille un narco-racaille mais Gérald Darmanin parlait de trafic de drogue la drogue c'est de la merde le trafic de drogue voilà ah narcotrafic c'est un mot narcotrafic là c'est tout nouveau c'est brand new t'es à Bogota ça vient de alors non puisqu'on est sur la sémantique parce qu'elle joue un rôle important Bruno Retailleau a utilisé un mot qui a fait fureur qui a bien marché c'est le mot de mexicanisation la France serait en voie de mexicanisation je suis certain qu'il a sorti ce mot à cause de la série Narcos à cause du fait non mais blague à part qui se passe en Colombie en plus le fait qu'il y ait eu des documentaires qui soient sortis et des séries qui soient sortis sur des narcotrafiquants d'Amérique latine que beaucoup d'Européens ont vu on a tous vu ça sur Netflix quand bien même on n'a pas vu la série on sait qu'elle existe ça crée un imaginaire et quand lui il parle de mexicanisation ça fait flipper tout le monde mais il a eu cette phrase aussi qui est hallucinante même si qui est un sophisme assez dingue chaque sniffer quand on tire sur lui en gros quand on fume un joint ou qu'on sniffe un rail de coke on met une balle dans la tête de l'enfant de 5 ans c'est littéralement la phrase

1:28:07
Locuteur 7

sur France interne

1:28:08
Présentateur

oui d'accord c'est l'extension il y a du sang dans votre bédo qu'on connaissait déjà il va un peu plus loin c'est vous qui tirez la balle d'accord non mais sur la mexicanisation enfin je veux dire là il y a une question de proportion je veux dire le Mexique est effectivement un pays gangréné par la drogue et le narcotrafic ça atteint des proportions au Mexique qui n'existent pas en France encore j'espère pas mais enfin voilà les politiciens sont à la main des cartels au Mexique la lutte contre le trafic de drogue au Mexique c'est l'armée qui l'amène et la moitié des soldats ont envie de se barrer de l'armée pour rejoindre les narcotraffiquants qui les payent mieux c'est ça la situation rendez-vous le niveau de gangrène du problème au Mexique et à un stade qui est sans commune mesure avec la France même s'il ne s'agit pas de remettre en cause le fait qu'en France ça progresse notamment un truc qui a quand même vraiment marqué les esprits c'est à quel point le trafic de drogue est de plus en plus présent et fait de plus en plus de ravages dans des villes moyennes qui jusqu'à présent étaient assez épargnées Marseille bon d'accord on sait ça fait des décennies le milieu marseillais etc ça a toujours un peu existé là on parle de Valence on parle de Grenoble on parle de mairie y compris d'ailleurs avec des élus de gauche y compris proches de la France insoumise qui disent il faut arrêter le trafic de drogue ça ne va plus du tout qui s'explique aussi par les positions géographiques de celles tu parles de Valence et de Grenoble en fait ce sont des portes ouvertes qui sont les lieux d'arrivée aussi de plein de pays européens en fait ça peut contre l'Italie la Suisse l'Allemagne en fait on n'est pas loin en fait c'est des zones qui deviennent des plaques tournantes de la drogue et surtout aussi en fait c'est des guerres de réseaux qui sont menées dans certaines villes qui vont en conquête il y avait eu ce cas je crois que c'était à Nîmes il y avait eu un gamin qui était mort il y a quelques mois et en fait c'était des gangs qui ne venaient pas du tout de Nîmes ils venaient de Marseille tous et en fait ils exportaient la guerre des gangs à Marseille mais dans d'autres villes parce qu'en fait l'idée c'est d'aller comme dans un c'est terrible la comparaison la comparaison n'est pas raison mais c'est comme dans un dans un jeu de société où on veut en jeu vidéo on veut aller conquérir le territoire voisin et bien ça se joue dans l'échelle d'une ville mais ça se joue aussi de ville en ville d'accord et puis il y a aussi ça c'était des enquêtes qui étaient parues après le Covid sur la drogue dans les zones rurales l'explosion de la consommation de drogue avec des drogues qui sont livrées par la poste avec des dealers qui se déplacent aussi ça c'était le phénomène le célèbre phénomène d'ubérisation du trafic de drogue donc voilà il y a une mutation du trafic de drogue il y a l'état qui essaye de répondre à ça et ça pose un milliard de questions on avait aussi envie d'en parler Malek derrière tout ça il y a aussi une guerre qui est un peu historique et structurante entre le ministre de l'Intérieur et le ministre de la Justice c'est une guerre qui a toujours existé mais si je prends le couple donc place Vendôme et le lieu où se situe la chancellerie le ministère de la Justice place Beauvau où se trouve le ministère de l'Intérieur si je prends l'ancien duo d'Armanin du pont Moretti ils avaient finalement appris à cohabiter et ça se passait finalement plutôt bien entre les deux là dès l'arrivée du gouvernement Barnier on a vu que ça Bruno Retailleux il s'est pas gêné il a pris les gants et il a tout de suite dit le problème de la France c'est la justice les flics font travail c'est la justice qui merde Migo avait rétorqué dans la minute en disant que la justice faisait son travail on avait eu dans la presse des petites indiscrétions qui nous disaient que cette idée de parquet spécialisé Migo n'en était pas fan comme beaucoup de magistrats d'ailleurs et là on voit qu'un arbitrage a été donné et que Migo la pose sur la photo avec Retailleux quand il fait cette annonce d'un nouveau parquet spécialisé donc voilà c'est la défaite de Migo et on voit que Retailleux comme sur plein de trucs est en train de gagner cette guerre là il me fait penser vraiment à Darmanin quand il est arrivé à Beauvau à Sarkozy le ministre de l'Intérieur omniprésent voilà on voit qui lead aujourd'hui dans le gouvernement Barnier petite infos je n'ai que des oublis je suis désolé c'est pas grave t'inquiète on va m'oubler pendant ce temps là

1:32:06
Locuteur 10

je voulais juste du coup insister sur le fait que le ministère de l'Intérieur et le ministère de la Justice d'ailleurs c'est des ministères régaliens ce sont des ministères hyper clés mais pour moi c'est vraiment représentatif de la droitisation qu'on a au niveau du gouvernement depuis les quinquennats successifs de Macron dont celui en cours si le ministère de l'Intérieur gagne qui est connu pour être justement celui qui est le plus répressif c'est pas pour rien

1:32:41
Présentateur

j'ai retrouvé ce que je voulais dire il y avait une proposition de loi qui avait été adoptée il y a quelques années qui avait été déposée par Aurélien Pradier sur la création de tribunaux spécialisés contre les violences sexistes et sexuelles comme en Espagne là il y a des assos féministes qui nous disent ok vous voulez créer un parquet spécialisé contre le narcotrafic vous nous avez dit à moult reprises que les violences faites aux femmes étaient une priorité nationale vous avez toujours refusé la création d'un parquet de tribunaux spécifiques comme ça peut se faire en Espagne où est-ce que vous placez réellement vos priorités et on a aussi un enjeu j'ai vu qu'il y en a dans le chat qui l'ont dit effectivement de considérer le trafic de drogue aussi comme un problème de santé publique et c'est notamment le cas pour les plus jeunes je pense que c'est la consommation de cannabis qui fait des ravages sur les cerveaux en cours de formation donc les cerveaux des plus jeunes et c'est la question aussi de l'addiction tout simplement la question de la question d'addiction Usul dit quelque chose de très important dans le chat il ne faut pas se rappeler ils ont démantelé la police judiciaire il y a eu cette réforme de la police judiciaire où aujourd'hui ok il y a alors c'est le vrai débat

1:33:43
Locuteur 7

il y a toujours une PJ

1:33:44
Présentateur

comment ?

il y a toujours une PJ il y a toujours une PJ mais on lui a donné beaucoup moins de moyens d'accord Bruno Retailleau arrête pas de dire oui mais il y a des flics sur le terrain on a du bleu sur le terrain oui c'est vrai il y a beaucoup plus de flics sur le terrain mais par contre il y a beaucoup moins de flics qui enquêtent et puis il y a la PJ et il y a surtout la police de proximité qui a été une police justement au plus proche des citoyens dans tous les quartiers qui aujourd'hui n'est plus là et donc ça aussi ça pose un manque la Sarkozy qui l'a supprimé la police de proximité c'était assez central d'ailleurs dans sa manière d'envisager le rôle du ministre de l'intérieur et de la police et de son rapport avec la population la police de proximité pour le dire simplement c'était un truc de gauche un truc qui avait été pensé par Chox Chevènement Daniel Vaillant enfin voilà c'était les grands ministres de l'intérieur de gauche qui avaient mis en place des policiers qui avaient pour mission d'aller faire du lien avec les habitants et notamment ils passaient du temps à discuter avec les gardiens d'immeubles avec les maires de famille avec les commerçants qui sont les sources de formation énormes ils jouaient au foot avec les jeunes notamment ils ont organisé des matchs amicaux où la police jouait avec les jeunes du quartier au foot etc ça permettait d'apaiser tout le monde et ça Nicolas Sarkozy effectivement quand il est devenu ministre de l'intérieur il avait fait une très célèbre conférence de presse dans laquelle il avait dit un policier c'est pas payé à jouer au foot et c'était sa manière de mettre fin il a mis fin à la police de proximité chers amis on continuera à suivre évidemment l'avancée de ce dossier dans le reste de l'actualité cette semaine on a appris mais sans surprise que l'Assemblée nationale a rejeté le projet de loi de finance pour 2025 le texte est donc actuellement étudié par le Sénat qui examine le texte d'origine du gouvernement et il n'y a absolument aucun doute sur le fait que le gouvernement utilisera l'article 49.3 lors du retour du texte à l'Assemblée ce qui devrait mettre fin à ce faux suspense le gouvernement a la liberté d'engager sa responsabilité sur le texte qu'il veut donc il pourra garder ou pas des amendements qui sont ceux du Sénat qui sont ceux de certains députés qui ont fait voter des trucs ou alors à l'inverse ça va être la douche froide et on va apprendre beaucoup de mauvaises nouvelles budgétaires on verra ça de toute façon on étudiera on regardera ça dans ce contexte sur le plateau de Baxi chers amis nous allons marquer une pause avant de retrouver notre invité politique dans la deuxième partie de cette émission il s'agira du député européen spécialiste de la géopolitique Bernard Guetta qui nous a fait l'amitié d'accepter notre invitation on va parler avec lui évidemment des sujets chauds de la géopolitique du moment le conflit israélo-pessinien le conflit ukrainien l'élection de Donald Trump et puis un peu son point de vue aussi sur la politique de Michel Barnier ça nous intéresse petite pause 10 minutes on se retrouve après la pause merci les amis à tout à l'heure bonsoir à toutes et à tous bienvenue sur Baxi bonsoir bonsoir le public merci d'être là vous êtes extraordinaire quel plaisir de vous retrouver chaque jeudi merci d'être avec nous dans cette émission exceptionnelle chers amis deuxième partie d'émission ça va toujours autour du plateau tout roule ça va ouais parfait je voulais juste dire à ma famille qui attend je suis bien arrivé à Paris papa maman voilà il est là c'est bon il est là il est avec nous on le nourrit bien rassurez-vous avec une surprise avant de retrouver la surprise de quoi

1:36:59
Locuteur 10

c'est quand la surprise

1:37:00
Présentateur

la surprise c'est la soupe c'est la soupe

1:37:02
Locuteur 10

ah d'accord oh la déception ah moi je m'attendais un happening des gens sans plateau et tout en fait tu vas acheter

1:37:10
Présentateur

tes grands-parents et tu manges de la soupe voilà d'accord ok ça fait plaisir de vous avoir en tout cas autour du plateau chers amis toujours un bonheur bonjour le chat bonjour ceux qui nous regardent sur Twitch bonjour à celles et à ceux qui nous regardent en replay sur Youtube ou en podcast chers amis avant de retrouver et de recevoir notre invité politique l'eurodéputé Bernard Guetta nous allons retrouver une chronique que vous attendez toutes et tous c'est parti pour la vie d'Adèle incroyable salut Adèle

1:37:40
Locuteur 9

je pense à la surprise ratée avant c'est la la des sauces la des soupes

1:37:48
Présentateur

bon le nul

1:37:49
Locuteur 9

ça n'avait aucun intérêt t'as vu on s'est habillé pareil vous vous êtes téléphoné c'est trop mignon nous on est en gris team gris ah ouais nous on est en gris il y a vraiment deux équipes et tout c'est sympa voilà c'était le moment chiffon c'était passionnant c'était super ça va ? ça va et toi Adèle ?

moi ça va super ça va super j'ai envie de vous parler de cette grosse période pour la littérature politique en ce moment tout le monde sort son bouquin Elisabeth Borne Sébastien Lecornu Jordan Bardella elle a pris cher la bibliothèque rose en 2024 bon alors Jordan il n'est pas content parce qu'il voulait sa pub avec sa trombie en 4x3 dans tous les panneaux d'affichage des gares mais pas de bol la règle en France est pourtant très simple les contenus politiques c'est pas dans les services publics voilà j'essayais de faire un slogan donc je vous explique dans les gares Guillaume Musso oui Mein Kampf non non mais c'est assez simple je fais pas un lien spécifique pas du tout on peut prendre pareil pour le petit livre rouge de Mao Tse Tung c'est non alors que la littérature érotique de Marlène Schiappa c'est oui voilà mais Jordan pourtant il dit que c'est de la censure et que ça bafoue la liberté d'expression et il a d'ailleurs publié un petit clip sur son Instagram en ce sens

1:39:01
Locuteur 5

Jordan Bardella interdit de publicité dans les gares c'est quoi la prochaine étape ? ils vont brûler mes livres ? c'est une bonne idée

1:39:12
Locuteur 9

je l'ai un peu raconté c'est pas moi qui ai choisi l'exemple de brûler des livres c'est marrant c'est lui-même c'est bizarre de se dire j'allais direct comme ça sur l'autodafé bon enfin bref la question la question c'est donc est-ce que ce livre de Jordan Bardella est un ouvrage politique ou pas ? je reformule est-ce que le livre du président en exercice d'un parti politique est politique ?

moi ça me paraissait évident mais vous devez et ben non vous avez raison on sait pas on sait pas il y a une flopée de juristes sur le coup alors attends c'est vrai ça peut peut-être être un recueil de poèmes un roman une fiction exactement peut-être qu'il parle de renflement brun lui-même on sait pas même si bon du coup choisir l'objectif brun c'est un peu risqué mais est-ce que c'est politique ?

alors menons l'enquête telle Sherlock Holmes je me saisis de ma pipe je sais pas si j'arrive bien je démarre mon investigation j'ai commencé ouais c'était un peu nul on enchaîne donc j'ai commencé pardon mon investigation sur Instagram en me disant peut-être qu'il y aurait des indices donc on est parti chercher la vidéo autopromo du bouquin je me suis dit quand même c'est là où on pouvait trouver la meilleure réponse donc attention ça démarre

1:40:23
Locuteur 7

j'ai longtemps hésité j'ai longtemps hésité à écrire ce livre oh là là l'exigence de transparence est constitutive de notre époque

1:40:28
Locuteur 9

attends on revient en arrière parce que j'aimerais qu'on revoie la deuxième seconde de cette vidéo ah oui un meeting politique avec des drapeaux voilà c'est politique à faire résolu ça valait vraiment le coup de mettre des jouets sur le cou ceci dit c'est très malin parce que 581 lieux d'affichage à travers les gares ça coûte des soussous et est-ce que les panneaux ça marche je sais pas sur le périphérique il y a des panneaux qui affichent 50 km heure est-ce que ça marche je sais pas alors que 3 semaines de polémiques sur les plateaux télé et radio et bien c'est très efficace et gratuit voilà donc toujours chercher à qui profite le crime non je vais vraiment arrêter ça marche c'est si garde-la garde-la

1:41:07
Présentateur

je t'en supplie je t'en supplie garde-la mais je ferme les yeux moi j'ai Sherlock comme son face

1:41:11
Locuteur 9

merci Emilio c'est sympa donc en parlant de crime François Hollande s'est attaqué brutalement au monde digital oui c'était un peu sans transition

1:41:19
Locuteur 6

je suis très heureux de vous annoncer que je lance un podcast un président devrait écouter ça

1:41:27
Locuteur 10

le visuel s'il vous plaît

1:41:29
Présentateur

non mais un président devrait remettre sa cravate droite ça fait 10 ans qu'on lui dit à un moment une concurrence Malek

1:41:35
Locuteur 9

il a lancé un podcast ce qu'un président devrait entendre mais peut-être qu'il devrait surtout faire ce qu'un podcasteur ne devrait pas faire cette petite démarche Bernard de la Villiardaire le son tout pourri la cravate pas droite c'est pas possible alors pourquoi ce podcast François Hollande nous explique sur France Info que c'est pour je le cite toucher les personnes qui ne viendraient pas nécessairement m'écouter lorsque je fais des réunions ou des conférences alors que les confs de François Hollande elles sont bien regardez ce qu'il a publié aujourd'hui sur Instagram

1:42:07
Locuteur 3

Ah mais ça

1:42:23
Locuteur 10

ça va détrôner le Be you Be proud of what you can do

1:42:27
Locuteur 9

Complètement je pense que si on avait le son si on avait vraiment bien entendu mais enfin vraiment oui c'est pourquoi il fait ça

1:42:33
Présentateur

on y va à ces conférences c'est bizarre quand même

1:42:34
Locuteur 9

c'est bizarre donc heureusement qu'il a fait ce podcast autre élément important quand même pour ce podcast comme il nous le précise pardon lui-même et je le cite à nouveau là c'est moi qui pose des questions ce n'est pas moi qui répond wow l'idée révolutionnaire des interviews wow mais où est-ce qu'il va chercher tout ça c'est dingue

1:43:00
Présentateur

modernité je voilà

1:43:01
Locuteur 9

je sais non mais il te suit je pense il te coût il est plus sur mon fauteuil un truc où je ne réponds pas moi-même à mes questions c'est fou bon alors on connaissait les journalistes qui entrent en politique Noël Mamère François Ruffin et Bernard Guetta que vous recevez ce soir mais les anciens présidents qui deviennent journalistes c'est plus rare c'est plus rare comme dans jamais arrivé François cultive la différence jamais les anciens présidents ne redeviennent députés en principe ni ne font des voix off de dessins animés

1:43:27
Présentateur

ça tourne là

1:43:28
Locuteur 9

mais non

1:43:30
Présentateur

oh wow moi c'est fun attends il a fait une voix off de dessins animés

1:43:33
Locuteur 9

il fait la voix off dans le dessin animé de Silex and the City le long métrage de Jules tiré de la BD la BD est trop bien en plus

1:43:41
Présentateur

avec Julie Gaillet je crois

1:43:43
Locuteur 9

exactement elle fait sa propre voix monsieur le président ça vous va d'incarner avec votre épouse une amie préhistorique dégueulasse pas de problème tant que c'est moi qui parle non apparemment c'était quand même ça ok

1:43:55
Présentateur

bon on ira voir ça

1:43:58
Locuteur 9

je ne fais pas nécessairement la pub je vous informe ce soir vous recevez Bernard Guetta député européen j'ai envie de dire on y arrive mais non mais c'est vrai c'est quoi il y a trois émissions un mois je ne sais plus on l'attendait avec une forte impatience puis la SNCF on a décidé autrement c'est fou parce que Bernard Guetta ses 50 ans de journalisme un prix Albert Londres une dizaine de livres 27 ans de matinale quotidienne sur France Inter alors il suffit d'une petite étincelle qui met le feu au moteur de la locomotive du TGV Est et voilà et le mec ne peut pas venir un petit peu déçu bloqué au Parlement européen alors Bernard Guetta qui a démarré son engagement politique à la Ligue Communiste Révolutionnaire et qui est devenu eurodéputé Renew en 2019 comme quoi même 30 ans de service public radiophonique ça ne te protège pas de la Startup Nation et c'est vrai que Bernard c'est son truc l'innovation la tech tu sens qu'il a pris le tournant numérique parce qu'il a un blog et non il est en avance il est en avance c'est son côté low tech low tech mais peut-être peut-être peut-être low tech mais pas low intellect parce que son site vous pouvez le voir est accessible en français en anglais en allemand en polonais en roumain et en magiard polyglotte Bernard polyglotte mais voilà Bernard c'est le genre de mec qui utilise des mots français que je ne connais pas pour dire hongrois c'est magiard voilà je pense que vous ne le connaissez pas non plus je cherchais c'est quoi ce pays hongrois

1:45:21
Présentateur

d'accord

1:45:21
Locuteur 9

donc Bernard Guetta est un érudit mais pas que il est aussi surtout connu pour sa façon de commenter la géopolitique comme personne

1:45:28
Locuteur 4

mime une fellation longuement longuement mais l'image était absolument mais incroyable incroyable les lèvres et tout ce que vous voulez Adèle

1:45:42
Locuteur 7

on est sûr de ça

1:45:43
Locuteur 9

ben non mais moi je n'ai jamais vu personne qui parlait avec autant de précision et de véhémence de politique américaine avec les lèvres et tout il est polyglotte il parle de Donald Trump dans le texte voilà je suis complètement rassurée je vous laisse entre deux bonnes mains pour parler géopolitique

1:46:00
Présentateur

merci beaucoup Adèle merci beaucoup c'est incroyable incroyable merci encore une fois Adèle pour cette chronique extraordinaire reprenez vos esprits chers amis sortez des silos et des feuilles nous allons recevoir sur le plateau de backseat notre invité politique l'eurodéputé Bernard Guetta mesdames et messieurs incroyable il y a Bernard Guetta enfin quel plaisir de vous accueillir sur le plateau de backseat comment allez-vous ?

au mieux super super tant mieux Bernard Guetta vous êtes eurodéputé du groupe Renew l'équivalent de Renaissance en France le groupe proche d'Emmanuel Macron bien entendu vous êtes à votre deuxième mandat de député européen vous avez été réélu lors des élections de juin dernier et Adèle l'a rappelé effectivement une longue carrière de journaliste correspondant pour Le Monde et chroniqueur pendant 27 ans sur France Inter vous avez été également directeur de la rédaction du Nouvel Observateur éditorialiste à l'Express et à Libération vous avez reçu de nombreux prix dont un prix Albert Londres c'était en 1981 longue carrière de journaliste et désormais politique vous vous définissez on l'a vu sur votre blog comme un journaliste politique politique journaliste comment on peut être les deux ?

il n'y a pas un problème

1:47:22
Locuteur 4

de posture ? mais écoutez quand un médecin devient député il reste médecin quand un syndicaliste devient eurodéputé c'était arrivé assez récemment il reste syndicaliste quand etc etc alors pourquoi est-ce qu'un journaliste ne resterait pas journaliste quand il devient eurodéputé alors je sais très bien pourquoi dans l'esprit de beaucoup de gens parce qu'on se dit ah bah non un journaliste ça doit être neutre a priori c'est l'idée qu'on peut en avoir oui oui mais des journalistes engagés vous n'en connaissez pas ? si bah oui je les préfère même

1:48:00
Présentateur

ne tourne pas ta tête à gauche vous voulez dire que vous êtes presque

1:48:02
Locuteur 4

moins hypocrite qu'eux en réalité vous allez jusqu'au bout de l'idée vous mais c'est pas une question d'hypocrisie j'ai toujours été engagé dans ma vie professionnelle de journaliste je vous donne deux exemples même peut-être un peu plus regardez dans les années 70 je faisais mes débuts au Nouvel Obs j'y ai créé vraiment créé parce que ça n'existait pas une rubrique dissidents des pays de l'Est où je les défendais je les défendais le moins qu'on puisse dire c'est que je n'étais pas neutre entre le KGB et les dissidents j'étais pour les dissidents j'étais pour les dissidents ensuite je me retrouve correspondant du monde en Europe centrale et puis arrive l'affaire Solidarité en Pologne le premier syndicat libre du monde communiste je n'étais pas neutre entre le pouvoir communiste et très vite la dictature du général Jaruzelski et le premier syndicat libre d'un pays communiste ensuite puis je m'arrêterai là ensuite je me retrouve correspondant à Moscou pendant les années de la perestroïka et de Gorbatchev j'ai tellement défendu Gorbatchev j'ai tellement défendu Gorbatchev que je suis entré en conflit avec ma rédaction et que je j'ai fini par partir en claquant la porte j'ai démissionné du monde pourquoi ?

parce qu'à l'époque l'idée mais vraiment une idée très commune très admise était qu'on ne revenait pas du communisme bon moi j'arrive en ça veut dire quoi ? comment ça on ne revient pas du communisme ça veut dire quoi ?

ah vous voyez ça vous étonne bah oui forcément il y a eu le mur de Berlin il n'y a plus de communisme bon à l'époque on pensait que mais vraiment on le pensait à gauche on le pensait à droite les meilleurs intellectuels le disaient tous une fois qu'on avait été c'était pour l'éternité ah c'était pour l'éternité d'accord alors certaines personnes disaient mais attendez même l'empire romain ça n'a pas duré pour l'éternité pourquoi est-ce que les régimes communistes les régimes soviétiques ça durerait pour l'éternité oh là là il est fou celui-là non non bien entendu que ça va durer pour l'éternité et quand Gorbatchev arrive au pouvoir et bien la plupart des gens pensent que très très vite il va tomber et qu'on va revenir au communisme et moi je défends la thèse que pas du tout c'est la fin du communisme enfin du communisme européen en tout cas de l'expérience soviétique du soviétisme du soviétisme si vous préférez d'ailleurs moi je préfère le mot soviétisme

1:50:38
Présentateur

Emilio toi t'en es revenu t'es journaliste à l'humanité ah ça va je vais rigoler non mais non Emilio toi tu as regardé il y a d'autres journalistes qui sont devenus politiques ouais mais déjà j'ai un point d'accord avec Bernard Guetta c'est que journalisme est neutre en général ça va pas ensemble et j'assume ma non neutralité de journaliste mais par contre il y a d'autres journalistes tu l'as dit on en a parlé en début d'émission il y a François Ruffin qui a été journaliste et qui est devenu député on a Philippe Ballard qui était aussi un ancien présentateur de LCI qui est devenu député du Rassemblement National il y a eu Noël Mamère Adèle en a parlé et vous Bernard Guetta c'est une question à laquelle j'ai vraiment pas de réponse c'est une question vraiment est-ce que vous avez vous avez eu la crainte et est-ce que vous l'avez toujours de faire du mal à la fois au journalisme et à la politique en passant du statut de celui qui pose les questions à celui qui y répond et de ce que ça disait de la collusion du débat public vous savez bien que aujourd'hui et les journalistes et les politiques n'ont pas bonne presse ils sont souvent mis dans le même sac et de participer à dénigrer les deux fonctions écoutez

1:51:43
Locuteur 4

je ne crois pas que ce soit ce que je je ne sais pas non non vraiment je ne me pose pas du tout cette question quand quand on m'a proposé parce que c'est les macroniens ou nistes je ne sais pas comment il faut dire qui me l'ont proposé de devenir député européen j'ai tout de suite accepté je n'ai pas quitté France Inter pour devenir député européen c'est une idée qui est c'est l'idée que j'avais ça s'est passé comment vous vous êtes fait virer non non pas du tout écoutez ça faisait 27 ans que je faisais cette chronique j'en avais marre j'aurais dû arrêter plus tôt d'ailleurs ça se comprend un an plus tôt vous savez pourquoi j'en avais marre parce que j'avais plus peur c'est à dire que le soir au moment d'écrire ma chronique du lendemain matin je n'avais plus jamais la trouille la trouille de la trouille de ne pas savoir de ne pas savoir trouver un sujet de ne pas savoir quoi dire d'être mauvais quoi

1:52:42
Locuteur

bon

1:52:43
Locuteur 4

et là j'en étais arrivé au stade où même s'il n'y avait pas un truc qui s'imposait véritablement dans l'actualité je savais toujours faire une chronique plus générale plus je ne sais pas quoi je savais faire je savais faire et quand on n'a plus peur dans un job dans un job d'artisan comme dans un job d'universitaire ou un job en l'occurrence de journaliste et bien c'est pas bon et donc je voulais arrêter puis je l'ai fait et je l'ai fait avec un projet qui était de faire un tour du monde en 10 livres et j'ai commencé j'ai fait un premier livre et puis à ce moment là pendant que je faisais l'enquête on m'a proposé de devenir député européen qui vous propose quelqu'un de l'entourage de Macron

1:53:40
Présentateur

donc il démarchait des journalistes quand même non mais c'est intéressant

1:53:43
Locuteur 6

non

1:53:44
Présentateur

il y a eu Louis Senior aussi par exemple il y a eu Laurent Saïm des journalistes passés en Macronie vous n'êtes pas le seul vous n'étiez pas même le premier Laurent Saïm on a eu Louis Senior qui était en ancien de CNews

1:53:56
Locuteur 4

non mais comprenez une chose on ne propose pas de devenir député à l'Assemblée Nationale ou sénateur on propose de devenir député européen pourquoi est-ce qu'on vous le propose ?

parce qu'il y avait 27 ans qu'un matin sur deux je disais ma conviction abstenue qui reste ma conviction aujourd'hui que rien n'est plus important que l'affirmation de l'unité européenne rien n'est plus important que l'affirmation de l'unité européenne et bon j'étais connu comme un journaliste qui défendait l'idée même l'idéal de l'unité européenne c'est pour ça qu'on me le propose bon et quand on me le propose je me dis bah oh là là j'étais parti pour le deuxième bouquin de la série de 10 je me dis enfin ça fait quoi grosso modo trois décennies que tu dis ça tous les matins et on te propose d'aller te battre au parlement européen là-dessus et tu dis non non il y a quelque chose qui colle pas et puis il y avait une dimension plus personnelle c'est que ça me fascinait d'avoir une troisième vie j'avais été journaliste de presse écrite j'avais été journaliste de radio et devenir député ça me plaisait beaucoup mais tout de suite j'ai dit mais je n'arrête pas le journalisme alors évidemment le journalisme que je n'ai pas arrêté ce n'était c'est pas du reportage je ne peux pas faire du reportage en étant député européen en revanche être éditorialiste ce qui est un des métiers du journaliste parce que le journaliste c'est plusieurs métiers en vérité ben oui je pouvais d'ailleurs c'est ce que je faisais depuis déjà très longtemps et donc j'ai continué à le faire et j'ai continué à le faire dans des conditions qui me plaisent beaucoup vous avez un peu ironisé gentiment tout à l'heure mais j'écris chaque semaine dans cinq journaux européens différents en Pologne en Hongrie en Roumanie j'écris dans la presse russe en exil et alors comprenez-moi vous parlez pas ces langues-là je ne parle aucune de ces langues non non non le français je ne parle aucune le français je le bafouille mais non je ne parle aucune de ces langues mais en revanche j'ai constitué une équipe au parlement européen avec un polonais un hongrois une roumaine il y a une française pour sauver l'honneur mais c'est comme ça que je me débrouille bon le russe je le parle un peu puisque j'étais correspondant à Moscou etc et véritablement aujourd'hui je je me bats avec les les instruments les armes du journalisme je me bats pour défendre ma conviction européenne on va

1:56:36
Présentateur

on va en parler de cette conviction européenne avec le premier sujet qu'on voulait aborder avec vous c'est l'élection de Donald Trump la réélection si je puis dire réélection surprise pour l'interrogation on peut en parler on a un tweet que vous avez publié qui nous a interpellé dans lequel vous dites que l'élection de Trump finalement ça pourrait être une belle opportunité pour l'union européenne qu'est-ce que vous avez voulu dire par là ? en quoi ça peut être une bonne nouvelle l'élection de Trump ?

1:57:05
Locuteur 4

non c'est pas une bonne nouvelle c'est une occasion à ne pas rater pour l'union européenne et regardez je vous explique quand j'arrive au parlement européen il y a 5 ans le premier mandat je connais beaucoup de gens que j'ai connus comme journaliste puisqu'il y a beaucoup de gens d'Europe centrale c'était mon terrain favori comme journaliste et ces gens d'Europe centrale tous de gauche de droite du centre et d'ailleurs etc ils étaient tous complètement atlantistes pourquoi ?

parce qu'ils avaient une trouille phénoménale bien avant l'invasion de l'Ukraine une trouille phénoménale de la Russie et donc pour eux le seul parapluie la seule protection possible c'était les Etats-Unis et donc ils étaient complètement atlantistes et j'arrive et je leur dis on commence à bavarder et à la stupeur ils me disent mais tu sais finalement Bernard votre idée à vous les français d'une défense commune européenne elle n'est pas si mauvaise il faudrait fouiller pourquoi ils me disaient ça ? Pourquoi est-ce qu'ils avaient basculé ? Parce qu'il y a eu Trump Exactement

1:58:20
Présentateur

parce qu'il y avait eu Trump qui avait je rappelle remis en cause publiquement la participation des Etats-Unis à l'OTAN

1:58:26
Locuteur 4

Exactement et il avait même dit textuellement dans un de ses meetings de campagne de 2016 pas de cette campagne là il avait dit textuellement mais si l'un des pays baltes est attaqué on se doutait bien que c'était pas par les martiens bon mais par les russes si l'un des pays baltes était attaqué avant de voler à son secours comme l'alliance atlantique l'OTAN oblige les Etats-Unis avant de voler à son secours il faudra vérifier qu'il soit bien à jour de ses contributions militaires et financières à l'alliance atlantique pof ce jour-là mais tous les pays baltes tous les pays sortis du bloc soviétique de l'empire soviétique ont réalisé que le parapluie américain c'était pas une donnée éternelle pas plus que le communisme ne l'avait été et ils ont commencé à évoluer et quand Trump commence sa deuxième campagne électorale celle-là celle qui le ramène hélas au pouvoir et bien le tournant est déjà pris dans l'Union Européenne on a déjà décidé que dans la prochaine commission il y aurait un commissaire à la défense c'est tout à fait nouveau ça n'existait pas avant parce que tout simplement l'Union Européenne ne pensait pas tout simplement qu'elle avait besoin

1:59:47
Présentateur

c'est critiqué aussi d'ailleurs dans le paysage politique un commissaire de la guerre un commissaire de la guerre est-ce que c'est vraiment le rôle de l'Union Européenne qui est d'abord une union économique

1:59:57
Locuteur 4

non non mais c'est vrai vous avez tout à fait raison le rôle de l'Union Européenne c'est de laisser Poutine l'envahir non bien sûr bah si écoutez bah si non bah si moi c'est ce que je vous réponds

2:00:09
Présentateur

on est face à une mutation je me moque de vous vous avez bien raison je me moque de vous aussi c'est le jeu mais non mais on est face à une mutation de l'Union Européenne qui de plus en plus se dote des apparets d'une union militaire et stratégique c'est nouveau on peut en discuter

2:00:21
Locuteur 4

on peut poser ça à plein on peut d'accord alors discutons-en ce qui est nouveau fondamentalement c'est pas qu'on réagisse qu'on commence à réagir bien trop timidement à mes yeux d'ailleurs c'est que Vladimir Poutine a envahi un pays qu'il veut annexer non seulement il veut l'annexer mais il dit que ce pays n'existe pas que ce pays c'est la Russie et il le dit pourquoi ?

parce que l'Ukraine a été avant même d'être une république soviétique de l'union des républiques socialistes soviétiques l'URSS était partie intégrante de l'empire des Tsars et ce que veut monsieur Poutine ce n'est pas reconstituer l'union soviétique non c'est la grande Russie c'est reconstituer l'empire des Tsars qui était beaucoup plus étendu que ne l'était l'union soviétique écoutez cet homme est une menace très sérieuse si on ne la prend pas au sérieux si on le laisse annexer l'Ukraine l'intégrer à la fédération de Russie qui est toujours une fédération la Russie l'intégrer à la fédération de Russie mais après il dira que les deux tiers ce qui est vrai de la Pologne appartenait à l'empire des Tsars que la Finlande appartenait à l'empire des Tsars que la Géorgie que la Moldavie etc.

et on l'arrête ou on ne l'arrête pas Malek il vaut mieux l'arrêter Malek tu avais une question

2:01:49
Présentateur

Bernard Guetta je voulais avoir votre avis votre regard une des premières annonces de Donald Trump élu ça a été l'annonce de Elon Musk de l'entrée de Elon Musk dans l'administration Trump qu'est-ce que cela dit selon vous qu'est-ce que cela dit des relations entre l'Europe et les Etats-Unis sur le second mandat qui va s'ouvrir de la tonalité qu'est-ce que l'entrée d'une personnalité aussi controversée qu'Elon Musk qu'est-ce que cela dit selon vous

2:02:15
Locuteur 4

vous posez la question au député qui a empêché qu'Elon Musk soit l'un des trois lauréats enfin pas lauréats l'une des trois personnalités retenues pour le prix Sakharov parce que Elon Musk avait été proposé par les extrêmes droite c'est pas vrai si et notamment par le rassemblement national vous pouvez rappeler ce que c'est que le prix Sakharov alors le prix Sakharov c'est le prix des droits de l'homme que l'on décerne que le parlement pas l'union européenne le parlement spécifiquement décerne chaque année à un défenseur des droits de l'homme ou à une victime d'une dictature d'un régime policier ou militaire et monsieur Mariani député du rassemblement national propose au nom de son groupe pas seulement au nom du rassemblement national au nom du groupe politique du parlement auquel appartient le rassemblement national la candidature d'Elon Musk en disant quoi ?

en disant qu'il défend la liberté d'expression en disant qu'il défend la liberté d'expression ça a dû faire réagir le journaliste que vous êtes je m'en suis couvert d'urticaire et s'il avait été Elon Musk retenu parmi les trois premiers retenus pour le prix Sakharov et bien il n'aurait pas reçu le prix mais il aurait été invité parce que les trois premiers sur la liste sont invités à la remise du prix vous imaginez Elon Musk débarquant au parlement européen

2:03:59
Locuteur 7

en grande pompe

2:04:01
Locuteur 4

en grande pompe évidemment toutes les caméras auraient été sur lui et pas sur le défenseur des droits de l'homme qui aurait reçu le prix et ce mec là c'est un type qui a craché littéralement sur l'union européenne en dénonçant la réglementation introduite par l'union européenne sur le net réglementation excellente probablement insuffisante d'ailleurs mais enfin quand même au moins elle existe il n'y en a pas d'autres au monde il n'y en a pas d'autres au monde

2:04:33
Présentateur

Emilio je crois que la nomination d'Elon Musk a fait réagir en France aussi justement vous vous attaquez à raison Elon Musk mais dans votre parti d'autres se sont plutôt félicités de le voir arriver à un ministère de Donald Trump c'est le cas de Guillaume Casbarian l'actuel ministre qui je vous le traduis c'était en anglais je me réjouis de partager avec vous les meilleures pratiques pour faire face à l'excès de bureaucratie réduire les lourdeurs administratives et repenser les organisations publiques au bénéfice de l'efficacité des agents publics Elon Musk c'est un libertarien comme Donald Trump on a des collègues enfin vos collègues qui le félicitent qu'est-ce que vous en pensez vous

2:05:13
Locuteur 4

non non pas vos collègues ce monsieur ce monsieur qui est ministre qui est dans le même parti qui est ministre et qui est de votre parti qui est chez Renaissance avec vous non pas chez moi je n'appartiens pas à Renaissance je n'appartiens à aucun parti politique je suis un électron libre dans la majorité qui est devenue une minorité présidentielle je suis mais je suis un électron libre je n'appartiens à aucun de ces partis cela étant revenons à ce ministre je n'ai qu'un conseil à lui donner démissionner

2:05:43
Bernard Guetta

c'est clair non non mais ça oui

2:05:50
Présentateur

c'est assez clairement ça je comprends tout à fait Lorraine tu te demandes ce que cette nomination les réactions en France disent de l'état du débat public chez nous

2:05:59
Locuteur 10

oui parce qu'en fait Elon Musk qui est maintenant préférateur de X Twitter actuellement et qui on le sait est un est un des réseaux sociaux où on parle le plus de politique je pense et qui enfin les enquêtes sont en train d'être faites mais apparemment ça aurait notamment joué un jeu dans la réélection de Donald Trump en tant que député européen qu'est-ce que vous pensez que cette nomination enfin est-ce que vous pensez que cette nomination peut avoir un effet sur nous notre débat public aujourd'hui puisque tous les politiques enfin la majorité des politiques utilisent X aujourd'hui par exemple

2:06:40
Locuteur 4

oui moi-même je le fais depuis la rentrée de septembre je ne le faisais pas avant je le fais depuis la rentrée de septembre parce que moi l'équipe m'a dit mais comment vous ne pouvez pas être ne pas être sur les réseaux sociaux etc etc bon alors finalement je m'y suis mis avec des petites visios comme ça qu'on fait d'une minute trente je ne sais pas si je vais y rester je ne vais probablement pas y rester parce que par exemple un des journaux qui est une de mes bibles chaque matin le Guardian britannique le Guardian britannique a dit qu'il se retirait de X et je pense qu'ils ont raison de le faire il y a un journal espagnol qui vient de faire la même chose je ne sais plus lequel c'est mais aussi un des grands titres de la presse espagnole je ne sais pas en France c'était le cas de quotidien aussi le média de Yann Barthès sur TMC

2:07:30
Présentateur

c'est très bien

2:07:31
Locuteur 4

oui oui oui le Guardian effectivement

2:07:33
Présentateur

et un certain nombre de journalistes appellent à quitter X

2:07:35
Locuteur 4

avant l'investiture oui oui non mais je pense que je vais être amené à le faire parce que il n'est plus possible ce serait comme aller sur CNews moi je ne vais pas sur CNews alors maintenant aller sur sur X comme on dit ou X en anglais c'est rigolo X en anglais bon n'envoyez pas pourtant j'essayais c'est raté bon enfin bref bah écoutez il y a il y a des endroits où on va comme chez vous un peu prudemment mais enfin bon on y va non on est très sympa mais ouais enfin apparemment je ne sais pas on va voir il reste 40 minutes c'est pas notre job

2:08:24
Présentateur

on n'est pas politique on n'est que journaliste oh là là ouais ouais ça va ça va je la connais celle là je la connais parlons d'un autre dossier qui est un dossier chaud qui est en train d'être traité également à sa manière par Donald Trump c'est le dossier israélien oui la question de la guerre déclenchée après les attentats du 7 octobre par Benyamin Netanyahou Benyamin Netanyahou qui s'est déjà entretenu à trois reprises avec Donald Trump Donald Trump au cours de sa campagne s'est tenu relativement éloigné de ce sujet il a assez peu abordé qu'est-ce que vous y voyez c'est une gêne de sa part une incapacité à apporter une solution

2:08:57
Locuteur 4

non il a tout simplement constaté que incapacité à apporter une solution oui ça certainement en tout cas une bonne solution mais pendant la campagne il a constaté que les américains d'origine de pays arabes se détachaient du parti démocrate et se détachaient du parti démocrate notamment dans un état qui était vraiment pivot fondamental la Pennsylvanie et donc il s'est dit bon mais si je dis quoi que ce soit je vais ramener ou renvoyer ces électeurs-là vers les démocrates surtout pas donc je ne moufte pas et effectivement il n'a pas moufté ou pratiquement pas sur la guerre actuelle du Proche-Orient et je crois que c'est pour des raisons de politique intérieure c'est-à-dire ?

c'est ce que je viens de vous dire s'attacher ou en tout cas détacher du parti démocrate des électeurs venus enfin anciennement de pays arabes américains forcément puisqu'ils sont électeurs mais qui vraiment lâchaient le parti démocrate à cause de la politique ou de la non-politique de Joe Biden

2:10:18
Présentateur

mais comment est-ce que vous voyez la suite des événements sur le dossier israélien parce qu'on a l'impression que le gouvernement de Benjamin Netanyahou est parti dans un jusqu'au boutisme et une guerre totale de territoire

2:10:28
Locuteur 4

c'est pas une impression c'est une réalité

2:10:30
Présentateur

donc on est d'accord mais c'est quoi la fin de l'histoire en fait ça se passe comment parce que j'ai énormément de mal à imaginer une conférence internationale sur la paix par exemple

2:10:38
Locuteur 4

ah non ça c'est pas du tout à l'ordre du jour

2:10:40
Présentateur

voilà non mais c'est ça

2:10:40
Locuteur 4

ce n'est malheureusement pas du tout à l'ordre du jour j'ai grandi avec les accords d'Oslo c'est ça que je veux dire

2:10:46
Présentateur

moi aussi voilà vous plus que moi d'ailleurs vous voulez dire quoi exactement vous êtes un très grand journaliste de géopolitique donc vous avez mieux lu que moi c'est ça que je voulais dire c'est ce que j'avais compris ouais ouais forcez pas forcez pas je blague à part les plus jeunes de ceux qui nous regardent ne savent pas ce que c'est que les accords d'Oslo ils n'ont jamais vu une poignée de main aussi historique

2:11:12
Locuteur 4

les accords d'Oslo c'était les premiers accords de paix entre les israéliens et les palestiniens ça aurait pu marcher parce que franchement c'était pas mal c'était évidemment pas parfait ça n'est jamais parfait mais franchement c'était pas mal c'était assez équitable c'était bien c'était bien et puis ça n'a pas marché pourquoi parce que les extrémistes israéliens ont assassiné monsieur Yitzhak Rabin qui était le principal artisan de ces accords et que le Hamas a lancé une campagne d'attentat dans les autobus des grandes villes israéliennes il faisait monter des kamikazes avec les vous savez les ceintures de machin etc les ceintures de clous et tout ça tout le bus sautait il y avait 30 morts etc à chaque fois et donc des deux côtés vous avez eu les salauds les connards les salauds et les connards donc l'extrême droite israélienne d'un côté et le Hamas de l'autre et le Hamas de l'autre qui ont fait capoter les accords d'Oslo moyennant quoi

2:12:18
Présentateur

aujourd'hui les deux sont au pouvoir l'un en Israël et l'autre en Palestine ben exactement surtout du côté de Gaza en Gaza donc je repose ma question c'est quoi la suite de l'histoire selon la journaliste

2:12:29
Locuteur 4

la suite de l'histoire des ministres les plus abominables les plus épouvantables du gouvernement Nathalie Aoubou la disent je ne sais pas si c'est ce qui va se passer mais c'est possible ils disent que ça sera l'annexion de la Cisjordanie probablement pas d'ailleurs l'annexion de la totalité de la Cisjordanie mais des deux tiers ou quelque chose comme ça et puis après qu'est-ce qui se passe et là moi je ne sais pas parce que si les Israéliens annexent deux tiers de la Cisjordanie que deviennent les Palestiniens alors il y a deux solutions les Palestiniens qui vivent en Cisjordanie il y a deux solutions ou bien ils deviennent citoyens israéliens vous savez qu'il y a des Arabes palestiniens qui sont citoyens israéliens bon ou bien ils deviennent citoyens israéliens et auquel et auquel cas il y a de sérieuses questions à se poser pour ces imbéciles de l'extrême droite israéliennes parce qu'ils peuvent voter parce qu'ils peuvent voter exactement donc je crains qu'il ne soit plus probable qu'il ne soit poussé vers la Jordanie c'est ça bon s'ils sont poussés vers la Jordanie ça signifie très probablement que la Jordanie comment dire ça devient extrêmement instable devient extrêmement instable et ça signifie qu'il y a une extension du conflit en dehors des frontières d'Israël et que absolument rien n'est résolu

2:14:12
Locuteur 10

mais jusqu'à quand et jusqu'à où en fait et que fait l'Union Européenne pour régler ça

2:14:19
Présentateur

pour compléter la question de Lorraine on parlait des accords de Slo là on a une génération la nôtre qui se dit que font nos dirigeants que font ceux qui nous représentent jusqu'où ça va aller le conflit s'est déjà étendu au Liban

2:14:31
Locuteur 4

M. Borrell qui est le responsable de la diplomatie européenne pour encore quelques semaines puisqu'il y a un changement de majorité enfin un changement de commission en vérité propose ou appelle à une suspension des contacts entre Israël et l'Union Européenne mais quand vous me quand vous me disiez tout cela que fait l'Union Européenne mais la réponse est que font les autres pourquoi pourquoi l'Union Européenne spécifiquement parce que je vous retourne la question qu'est-ce qu'on peut faire qu'est-ce qu'on peut

2:15:13
Présentateur

envoyer des troupes Emilio non mais justement il se trouve qu'au mois de février Emmanuel Macron a accordé un entretien à l'humanité c'était au moment de Rafa Rafa qui est la ville frontière entre Gaza et l'Egypte c'est au moment du plus intense pilonnage qui a donné sur Emmanuel Macron à ce moment-là avait qualifié dans nos colonnes Rafa d'un point de rupture avec Benjamin Tanné il est allé

2:15:36
Locuteur 4

beaucoup plus loin depuis il est allé jusqu'à parler de barbarie

2:15:41
Présentateur

voilà justement mais ça reste du verbe même s'il y a eu la question des armes qui s'est posée et dans ce même entretien Emmanuel Macron se disait favorable à l'état à la reconnaissance de l'état palestinien mais il disait au bon moment je crois savoir que vous êtes favorable à cette reconnaissance est-ce que pour vous c'est le bon moment et pourquoi la France aujourd'hui ne reconnaît pas l'état palestinien

2:16:05
Locuteur 4

écoutez pendant la campagne pour les élections européennes j'ai été un jour interrogé dans une matinale de radio est-ce que vous êtes favorable à la reconnaissance par la France de la Palestine j'ai répondu oui évidemment et le plus tôt possible j'ai été démenti par l'Elysée ah non il ne parle pas en autre temps je me souviens oui et ça a duré huit jours ça a duré huit jours et ce qui était tout à fait extraordinaire c'est que je n'avais pas dit il faut le faire demain matin bon or la position de la diplomatie française depuis 25 ou 30 ans c'est qu'il faut reconnaître un état palestinien donc je n'avais fait que dire cela ça a fait tellement peur à l'Elysée à la campagne à tout le monde etc mais vraiment j'ai été démenti matin midi et soir pendant une semaine maintenant le président le dit je m'en félicite on n'est plus en campagne électorale il n'a plus il n'a plus de préoccupation électorale etc parce que pour toute la droite française pour toute la droite française aujourd'hui non j'exagère pour une très grande partie de la droite française aujourd'hui dire il faut reconnaître la Palestine c'est ah mon dieu reconnaître le Hamas le terrorisme ce qui n'est pas du tout le cas mais enfin bon et donc maintenant le président le dit je regrette qu'il ne l'ait pas dit plus tôt mais qu'il ne le fasse pas peut-être aussi je n'exclus pas qu'il le fasse je n'exclus pas qu'il le fasse

2:17:38
Présentateur

le torchon brûle en ce moment entre Benyamin Netanyahou et Emmanuel Macron ça ne m'a pas échappé ça ne m'a pas du tout échappé je voulais avoir votre commentaire votre point de vue est-ce que la France doit se battre rester ferme sur ses valeurs quitte à s'engueuler et arrêter de parler au téléphone avec le premier ministre israélien ou est-ce qu'au contraire le rôle de la France

2:17:58
Locuteur 4

l'autre jour j'ai été interrogé c'était sur LCI je crois après l'incident du gendarme français qui a été plaqué au sol par les flics israéliens et j'ai dit c'était très diplomatique mais c'était pas mal dit j'ai dit je n'aurais pas été choqué que le ministre reprenne l'avion je n'aurais pas été choqué que le ministre reprenne l'avion et je pense qu'il aurait dû le faire on peut

2:18:29
Présentateur

on peut et on doit maintenir des relations glaciales avec monsieur Netanyahou mais ossez le ton même si je comprends ce que vous nous dites même ossez le ton

2:18:36
Locuteur 4

mais non mais attention ossez le ton ça veut dire quoi je ne sais pas on ne fait le ton parce qu'après bon d'accord on osse le ton ça fait plaisir mais ça ne fait pas forcément avancer le schmilblick ce qu'il faudrait aujourd'hui c'est ce à quoi je travaille au parlement je vous en parlerai si ça marche c'est ce qui n'est pas encore prouvé il faudrait que l'Europe c'est à dire les 27 pays de l'Union Européenne ou en tout cas le plus grand nombre possible de pays de l'Union Européenne disent nous voulons aujourd'hui que des négociations européennes et des négociations en vue de la coexistence pacifique de deux états Israël et la Palestine or l'Union Européenne pas la France seule c'est ça qui est très important l'Union Européenne peut faire pression à la fois sur les Israéliens et sur les Palestiniens pourquoi ?

parce que c'est l'Union Européenne qui paye les salaires des fonctionnaires palestiniens c'est l'aide de l'Union Européenne pas du Hamas contrairement à ce que racontent ceux qui cherchent à justement à ce que racontent nos très sympathiques amis de l'extrême droite contrairement à ce qu'ils racontent c'est pas le Hamas c'est l'autorité palestinienne et les fonctionnaires l'autorité palestinienne d'autre part l'Union Européenne a un accord commercial avec Israël et je ne dis pas que cet accord commercial comment dire fasse tourner toute l'économie israélienne ils peuvent s'en passer mais difficilement difficilement et donc on a un moyen de pression sur les deux et on peut dire aux deux maintenant les copains vous retournez à la table autrement il n'y a plus d'aide à l'autorité palestinienne et il n'y a plus d'accord en tout cas l'accord commercial avec Israël est suspendu

2:20:36
Locuteur 10

et ça c'est fait ou pas en fait non pas du tout

2:20:39
Locuteur 4

non pas du tout mais pourquoi c'est pas fait pourquoi c'est pas fait parce que l'Union Européenne c'est 27 pays et que je pense qu'Emmanuel Macron aujourd'hui en tout cas ne serait pas hostile du tout à une politique de fermeté telle que je viens de vous la décrire en tout cas quelque chose d'approchant mais qu'il y a beaucoup de pays encore de l'Union Européenne qui ne seraient pas favorables à cela on ne pourrait pas y mettre un peu plus d'entrain si

2:21:09
Présentateur

parce que là si le go back to my plan go back to France aurait été mis en application par le ministre des affaires des affaires étrangères on avait une occasion pour le coup là de marquer le coup avec un acte

2:21:22
Locuteur 4

il l'a fait il l'a fait moi j'aurais bon écoutez il ne faut pas donner des conseils c'est idiot mais il l'a fait notre ministre il a été aussi ferme il a été aussi ferme que Chirac l'avait été

2:21:36
Présentateur

mais justement vous évoquez Chirac moi je vous trouve presque plus vilpiniste ou chiracien que macroniste sur les relations internationales est-ce que j'ai tort ?

2:21:47
Locuteur 4

vous pouvez prendre le temps qu'il vous faut je prends le temps qu'il me faut et je vais vous répondre très honnêtement je connais très bien Dominique de Villepas c'est un ami très proche parce que nous étions ensemble en poste à Washington lui à l'ambassade et moi comme correspondant du monde au début des années 80 et donc on se connait depuis cette époque là et on s'aime bien je crois pouvoir le dire je suis pas toujours d'accord avec Dominique de même que je ne suis pas toujours d'accord avec le président de la république c'est un peu facile comme réponse non pas du tout pourquoi c'est un peu facile c'est la réalité c'est votre en même temps à vous non oui enfin d'ailleurs oui si vous voulez non mais c'est pas une question d'en même temps je vous donne un exemple quand François Hollande a décidé d'arrêter la descente des mouvements djihadistes sur la capitale du Mali Dominique de Villepin a dit non non faut pas faire ça etc etc moi j'étais absolument pour et je ne regrette pas d'avoir été pour j'étais pas d'accord avec Dominique de Villepin là dessus il y a des sujets sur lesquels je ne suis pas d'accord avec Emmanuel Macron je vous rappelle que je ne suis pas un homme de parti je suis un homme libre indépendant je pense ce que je pense et je dis ce que je pense alors

2:23:09
Présentateur

je comprends je suis d'accord avec toi parlons également de la COP 29 sur les questions climatiques la France n'enverra finalement aucun ministre et elle a bien raison c'est ce que j'allais vous demander est-ce que c'est utile de boycotter un événement un événement sur le climat est-ce qu'on peut se permettre de prendre de retard attendez attendez

2:23:30
Locuteur 4

attendez quand le chef de l'état du pays hôte nous crache à la gueule parce que vraiment c'est ce qu'il a fait et nous crache à la gueule pour de mauvaises raisons parce que nous défendons les Arméniens et l'Arménie ben non on n'y va pas bien sûr que non cela étant nos fonctionnaires c'est dommage pour le climat non pas du tout parce que nos fonctionnaires sont là-bas et compte tenu la négociation simplement il n'y a pas de représentation politique de la république et c'est absolument normal j'aurais été navré mais vraiment navré que notre ministre soit là-bas

2:24:04
Présentateur

Lorraine tu voulais parler également des agriculteurs et des négociations avec le Mercosur

2:24:09
Locuteur 10

oui en fait les agriculteurs ont annoncé pour lundi une grande mobilisation de la FNSEA donc la fédération des exploitations agricoles en France et on sait que l'Union Européenne a un certain impact avec notamment la politique agricole commune vous c'est quoi votre position en fait sur les accords de libre-échange notamment le Mercosur sachant qu'il y a 600 parlementaires français qui ont écrit à von der Leyen pour lui demander de ne pas adopter cet accord de libre-échange

2:24:42
Locuteur 4

cet accord sera adopté et je le regrette mais il sera adopté parce qu'il y a une écrasante majorité au sein de l'Union Européenne aujourd'hui pour que nous signons et que ces accords entrent en vigueur il y a il y a d'excellents arguments pour l'accord oui il y a d'excellents arguments comme quoi le premier c'est que ces pays en voulant signer ces accords de libre-échange avec l'Union Européenne veulent échapper au tête à tête avec pardon veulent échapper au tête à tête avec les Etats-Unis et nous avons tout lieu de nous en féliciter nous avons tout lieu de nous en féliciter et veulent échapper à la pression formidable qu'exerce la Chine pour essayer de remplacer les Etats-Unis en Amérique latine et donc ils se tournent vers l'Europe et leur dire non c'est pas très malin en termes d'équilibre international mais d'un autre côté d'un autre côté nous savons et c'est pour ça que je m'oppose comme tant d'autres parlementaires français surtout français oui mais c'est pratiquement

2:26:05
Présentateur

c'est plus national que politique c'est ça c'est la France c'est parce que notre agriculture va en pâtir de cette affaire parce que notre agriculture va en pâtir

2:26:11
Locuteur 4

il y a une question climatique aussi notre agriculture va en pâtir peut-être pas autant qu'on le dit mais va en pâtir certainement et je pense qu'il faudrait poursuivre les négociations pour que le bœuf que l'on importerait mais il n'y a pas que le bœuf dans ces accords bien loin de là enfin que le bœuf qu'on importerait ne soit plus bourré d'antibiotiques et d'autres cochonneries que l'on refuse aujourd'hui en France et dans toute l'Union Européenne et dans toute l'Union Européenne donc il y a un vrai mais si vous voulez c'est pas si simple que ça parce que le Mercosur qui permettrait à ces pays d'échapper au tête-à-tête avec les Etats-Unis et de ne pas entrer dans un tête-à-tête avec la Chine je suis désolé c'est important mais c'est tout aussi important de défendre nos agriculteurs et donc je suis contre ça mais je suis contre sans beaucoup d'illusions parce que je pense je crains que cet accord ne s'impose peut-être avec des amendements peut-être avec des

2:27:24
Présentateur

on verra mais en tout cas on se dirige très probablement vers une crise agricole un an pile poil après la crise précédente avec des manifestations d'agriculteurs des tracteurs oui oui oui ça c'est l'hiver qu'on va probablement avoir

2:27:35
Locuteur 4

et c'est la complexité de la politique et c'est la complexité de de de presque chaque dossier je vous donne un autre exemple je suis véritablement parmi les gens nombreux d'ailleurs au Parlement européen qui ont une attitude très très ferme vis-à-vis de Vladimir Poutine mais c'est vrai que les sanctions que nous avons prises contre la Russie d'une certaine pas d'une certaine manière en partie se retournent contre nous tous dans l'Union européenne est-ce que pour ça il ne fallait pas prendre les sanctions bah non je crois qu'il fallait les prendre même si ça nous coûte même si ça nous coûte parce qu'autrement autrement c'était allez-y monsieur Poutine bouffez les Ukrainiens

2:28:25
Locuteur 10

et le climat en fait finalement aussi dans tout ça parce qu'il y a les intérêts commerciaux j'entends c'est normal mais là face notamment à l'élection de Donald Trump qui on le sait n'est pas très très fana des accords de Paris et qui va oui non mais ça les Européens les Européens

2:28:42
Locuteur 4

le défendent les Européens les défendent non non mais on va avoir avec Trump un énorme bras de fer et vous me posiez la question tout à l'heure à propos de ce tweet que j'avais envoyé sur l'effet positif etc mais véritablement je regarde véritablement la construction d'une défense commune va être je le pense pas seulement je l'espère je le pense être considérablement accéléré par la deuxième élection de Donald Trump véritablement véritablement je raconte une anecdote hier matin je remontais un couloir du Parlement le Parlement européen c'est comme l'aéroport de Roissy c'est aussi grand c'est aussi invraisemblable enfin bon moi je m'y perds toujours mais enfin bon et au bout de 5 ans et je croise un député que je connais bien autrichien un centriste qui appartient aussi au Coop Renew il me dit mais Bernard comme ça il me prend comme ça enfin Bernard est-ce que vous les français à la fin des fins vous seriez disposés à faire de votre force de dissuasion française nucléaire oui nucléaire une force de dissuasion européenne c'est une bonne question bah oui bonne question et je lui aurais répondu si ça ne tient qu'à moi oui et bien sûr et je pense que ça ça ne tient qu'à vous non hélas nommez-moi dictateur ça ira beaucoup mieux

2:30:25
Présentateur

on va la garder l'isoler celle-là je préviens je sais

2:30:29
Locuteur 4

je sais je sais Malek tu avais une question non non mais je lui ai dit je lui ai dit non mais je pense que oui évidemment que la France suivrait parce que si le parapluie américain se referme il faut une dissuasion nucléaire à l'Union Européenne or il y avait en Europe deux forces nucléaires la Britannique mais les Britanniques sont sorties de l'Union Européenne la Française les Français sont toujours dans l'Union Européenne alors il ne s'agit pas du tout de dire à nos partenaires voilà vous pouvez la prendre c'est vous non bien sûr c'est nous qui resterions maîtres de son usage mais il serait clair et Macron deux fois en tout cas une fois mais je crois deux la laisser entendre la laisser entendre que cette force de dissuasion française pourrait devenir une force contribuant à la dissuasion des ennemis de l'ensemble de l'Union Européenne

2:31:39
Présentateur

on avait des questions qu'on voulait vous poser aussi sur votre positionnement politique et la lecture que vous avez de la vie politique française vous avez été élu macroniste sur une liste Renew et vous siégez au sein du groupe Renew le macronisme ça a commencé en 2017 avec une promesse de dépassement et de gauche et de droite et ça termine avec un gouvernement Barnier sous le parapluie bienveillant de Marine Le Pen c'est particulier quand même cette évolution politique qu'est-ce que vous en pensez vous de cette aventure ?

2:32:08
Locuteur 4

sous le parapluie bienveillant de Marine Le Pen non moi je ne vous suis pas du tout en revanche jusqu'à sous le regard bienveillant je ne sais pas quoi de Marine Le Pen oui je suis d'accord avec vous oui je suis d'accord avec vous mais vous savez vous me posez la question moi pourquoi est-ce que j'ai rejoint la Macronie pas pour des raisons de politique intérieure parce que je me doute vous êtes un européen vous pensez en européen non non mais attendez attendez Macron le fameux discours de la Sorbonne je dis le fameux parce que véritablement ça a secoué toute l'Union Européenne mais vraiment toute l'Union Européenne ben moi je me reconnaissais dans chaque virgule de ce discours et j'attendais ce discours dans la bouche d'un président de la République depuis 25 ans à peu près donc oui pour moi pour moi c'était ça la raison fondamentale et c'est toujours pour ça parce que quand je regarde au Parlement Européen il y a un groupe de droite le Parti Populaire Européen et il y a un groupe qui s'appelle de la gauche social-démocrate qui s'appelle non social et démocrate c'est très curieux au Parlement Européen il ne s'appelle pas social-démocrate mais il s'appelle social et démocrate pour l'instant bon je ne serai certainement pas à l'aise à droite mais je ne serai pas à l'aise à gauche non plus et donc je reste je reste dans un groupe où il n'y a pas que les macronistes comprenez bien il n'y a pas que les macronistes oui Rignot c'est ben oui il y a beaucoup d'autres nationalités d'autres partis politiques etc forcément ça reste voilà de grands européens libéraux oui d'accord c'est là qu'on alors on va revenir sur la définition de libéral tout à l'heure mais moi c'est là que je me sens je dirais le moins mal

2:34:11
Présentateur

mais alors qu'est-ce que vous pensez de l'analyse qui est quand même assez répandue maintenant qui consiste à dire que finalement le macronisme ce n'est rien d'autre qu'une droite comme les autres non je pense que le macronisme il y a plusieurs droites

2:34:22
Locuteur 4

dont le macronisme je pense que le macronisme aujourd'hui c'est une addition de centres dans lequel il y a un centre droit dans lequel il y a un centre gauche et dans lequel il y a un centre centre et alors si vous me dites que c'est pas très clair tout ça ça ne l'a jamais été moi je vous rejoins sur le fait

2:34:46
Présentateur

qu'il y a toujours eu plusieurs centres en France il y a toujours eu

2:34:48
Locuteur 4

plusieurs centres en France moi j'ai toujours été plus ou moins un centriste j'ai voté longtemps depuis longtemps pour Bayrou notamment aux élections européennes évidemment

2:35:00
Présentateur

et alors du coup les auteurs qui parlent d'extrême centrisme pour parler du macronisme l'historien Pierre Cerna par exemple je cherchais c'est Pierre Cerna qui parle d'extrême centrisme en expliquant que c'est aussi une sorte d'absolu qui n'accepte rien d'autre que lui-même tout ce qui est trop à gauche est d'extrême gauche tout ce qui est trop à droite est d'extrême droite finalement la seule chose qui est acceptable c'est moi et c'est autoritaire c'est aussi ça la dénonciation d'un autoritarisme

2:35:27
Locuteur 4

mais vous avez vraiment le sentiment que la macronie aujourd'hui ce serait un ensemble cohérent qui parlerait d'une seule voix mais c'est tout le contraire alors je veux bien c'est un ensemble cohérent qui mène une politique c'est ça non non mais pas du tout les personnes qui le composent sont très diverses mais pas du tout pas du tout il y a un courant de gauche qui ne supporte pas ce gouvernement et qui le dit et qui le dit mais qui reste je le cherche encore non il existe pour moi c'est un mythe vous voulez me dire qu'il est impuissant oui il est oui oui bien sûr il est mais je veux dire par là que dans la macronie il y a des gens très divers d'abord il y a des partis très divers je vous le rappelle il y a le parti d'Edouard Philippe il y a le parti censément de Macron et il y a le Modem et puis il y a des électrons libres dans mon genre donc c'est pas une force cohérente mais toutes les forces ont toujours été comme ça

2:36:21
Présentateur

oui oui je suis d'accord le parti socialiste a toujours eu plusieurs qu'est-ce qui vous fait tenir ensemble alors qu'est-ce qui vous fait tenir ensemble en fait oui c'est ça

2:36:28
Locuteur 4

écoutez pour moi je vous l'ai déjà dit 14 fois je vous le répète c'est l'Europe non mais ok c'est une bonne réponse non mais c'est c'est fondamental à mes yeux c'est fondamental

2:36:43
Présentateur

là où je vous rejoins c'est que c'est vrai qu'en 2017 Emmanuel Macron était le seul candidat à l'élection profondément européiste il y a le dire non mais pas européiste c'est péjoratif c'est péjoratif pro-Europe c'est pas européen il y avait Benoît Hamon aussi qui était très critique des traités on peut être pro-européen et critique de l'Union et critique de traités oui bien sûr trop peu bien sûr mais de qui vous parliez Benoît Hamon Benoît Hamon de Benoît Hamon oui c'est vrai qui a fait 6% oui oui je suis d'accord avec vous Malek t'avais une question sur l'hiver social oui parce que winter is coming l'hiver vient et apparemment il ne va pas être fameux on parlait des agriculteurs on a une grève annoncée de la SNCF il y a la communauté enseignante qui compte se mobiliser on a plusieurs syndicats qui appellent à une grande journée de grève le 5 décembre on a un gouvernement donc maintenant avant on avait et de gauche et de droite maintenant on a et de droite et de droite comment il s'annonce cet hiver ?

bien que j'entends vous nous l'avez dit la politique intérieure n'a pas été la première raison

2:37:42
Locuteur 4

non mais ça ne m'empêche pas de parler de politique intérieure exactement ça ne m'empêche pas d'en parler l'hiver ne s'annonce pas bien évidemment qu'il y aura des crises sociales je ne sais pas de quelle ampleur mais il y aura des crises sociales mais

2:37:59
Présentateur

que vous pouvez soutenir ou pas ? que vous pouvez soutenir des mouvements sociaux qui vous arrivent de soutenir ?

2:38:06
Locuteur 4

ça dépend lesquels je ne sais pas on va voir oui oui il y en a que je peux soutenir naturellement comme électron libre non en l'occurrence comme personne engagée non bien sûr bien sûr que oui mais ce que je voulais dire c'est que contrairement à ce que j'entends partout quand je reviens de Bruxelles parce que comprenez une chose je vis 4 jours par semaine à Bruxelles et je reviens là le jeudi soir ou le vendredi matin ça dépend des semaines à Bruxelles ou à Strasbourg naturellement puisqu'il y a deux sièges hélas du Parlement européen mais quand j'arrive à Paris j'ai toujours un peu de mal à comprendre j'ai toujours un peu de mal à comprendre et notamment une chose tout le monde ou à peu près tout le monde enterre Barnier moi je n'enterrerai pas Barnier si vite j'ai l'impression qu'il tient pas si mal qu'il est apprécié par énormément de gens en France à gauche à droite au centre et ailleurs parce que c'est oui ça ne se retrouve pas aux yeux dans les négociations sur le budget effectivement vous vivez à Bruxelles non non peut-être peut-être c'est l'impression que j'ai Lucie Castel pourrait faire le job selon vous laissez-moi terminer c'est l'impression que j'ai mais je sais à peine qui est Lucie Castel peu importe c'est la candidate de la gauche est-ce que la gauche selon vous est en mesure c'est la candidate de la gauche enfin racontez pas n'importe quoi mais non mais non pourquoi vous dites ça ?

mais parce qu'elle l'a été un mois ou un mois et demi mais Mélenchon a dit

2:39:51
Présentateur

lors des universités d'été de la France insoumise auxquelles j'ai cité j'étais dans l'amphi quand il a dit Lucie Castel restera notre candidate tant qu'à cette mandiature tiendra

2:39:59
Locuteur 4

parce que monsieur Mélenchon est le patron de toute la gauche française ?

2:40:03
Présentateur

non

2:40:03
Locuteur 4

c'est lui qui aurait été le plus susceptible de lui retirer son soutien donc la gauche tient franchement j'ai pas l'impression que madame Castel soit aujourd'hui la candidate de la gauche

2:40:14
Présentateur

est-ce que la gauche est en mesure de gouverner aujourd'hui dans le parlement vous pensez d'accord ? je suis assez d'accord avec vous Michel Barnier pour l'instant l'est mais il l'est

2:40:21
Locuteur 4

je vais vous expliquer non attendez est-ce que je peux terminer ? dites-moi est-ce que je peux terminer ? il me semble qu'au-delà de la politique du mécontentement des critiques etc beaucoup beaucoup de gens je répète à gauche à droite et au centre apprécient une dignité de cet homme apprécie une décence apprécie le fait tout simplement qu'il fasse le job bien ou mal mais il le fait et il le fait jusqu'à quand ?

2:40:51
Présentateur

quand Jean vous parlait tout à l'heure de regard bienveillant de Marine Le Pen c'est parce que je rappelle qu'il y a eu des consultations avant de nommer Michel Barnier et qu'en réalité c'est Marine Le Pen qui a décidé qui a en quelque sorte coopté Michel Barnier à Matignon en refusant Xavier Bertrand notamment qui était à la base un des noms

2:41:08
Locuteur 4

est-ce que je peux vous rappeler une chose que vous tous à Paris vous oubliez vous oubliez tous alors

2:41:16
Locuteur 7

on est à Paris je vous rappelle aussi que ça se passe en France mais d'accord d'accord d'accord

2:41:20
Locuteur 4

allez-y une chose très simple c'est que pour faire tomber le gouvernement Madame Le Pen devrait s'allier à la gauche Madame Le Pen n'a pas les voix suffisantes pour faire tomber le gouvernement elle l'a déjà fait

2:41:33
Présentateur

alors le passé elle le fera

2:41:34
Locuteur 4

c'est elle qui a en réalité

2:41:36
Présentateur

ah bon et la gauche va s'allier à Madame Le Pen non la gauche ne peut pas l'empêcher de voter de la motion elle peut voter une motion de censure de la gauche elle a le droit sur le bouton c'est ça en fait qu'il faut entendre

2:41:45
Locuteur 4

et la gauche va présenter une motion de censure que Madame Le Pen serait susceptible de voter oui et ben elle a bien tort

2:41:54
Présentateur

mais Marine Le Pen a déjà voté des motions alors elle a vraiment bien tort et elle n'en est pas comptable d'ailleurs Marine Le Pen a déjà voté des motions prétendument invotables oui oui

2:42:02
Locuteur 10

quand ça va dans son intérêt

2:42:03
Locuteur 4

et ben écoutez il y a toujours Charles de Corson et ben écoutez si la gauche fait ça si la gauche fait ça je ne me reconnais plus du tout dans cette gauche on verra on verra

2:42:14
Présentateur

c'est une super belle conclusion merci beaucoup Bernard Guetta d'avoir accepté notre invitation sur le plateau merci d'être venu je vous laisse quitter le plateau oui allez-y je vous en prie merci on arrive dans quelques minutes on conclut cette émission je me doutais qu'on aurait une discussion passionnée et passionnante avec Bernard Guetta c'était absolument passionnant très heureux de l'avoir eu sur le plateau de Baxit pour discuter de tous ces sujets chers amis on arrive à la fin de l'émission je vous rappelle que le 20 novembre à 19h nouvelle émission sur la chaîne Twitch d'Arte une émission produite par Arte qui s'appelle GeoGuessor EuroGuessor EuroGuessor on va parler d'Europe on sera avec Mama Paprika on sera avec Fibre Otsig on sera avec Map Assistant on va parler d'Europe on va faire du jeu de rôle on va faire du GeoGuessor justement ça va être incroyable la billetterie est ouverte le lien est dans le chat venez nous voir ce sera en direct de la Guetté Lyrique la semaine prochaine pas d'émission Baxit mais une émission spéciale réservée aux donateurs les personnes qui soutiennent Baxit vous aurez le lien les autres désolé c'est réservé aux VIP aux personnes qui nous soutiennent pour vous aussi soutenir cette émission Baxit et nous permettre de continuer à la produire les copains c'est quoi votre actu où est-ce qu'on vous retrouve tout ça tout ça Malek Instagram Twitter partout autour de moi mon podcast saison 2 le retour bientôt avec un nouveau décor avec plein de nouveaux invités avec des trucs trop cool nickel merci Malek Lorraine où est-ce qu'on te retrouve

2:43:37
Locuteur 10

là en fait je viens de cofonder un média qui s'appelle l'arène dans l'arène dans l'arène politique en gros qui est sur Youtube va être sur TikTok et Instagram notamment on va faire des formats très courts pour revenir sur des notions qu'est-ce que ça veut dire gauche droite machin etc et on aura du coup un podcast avec des invités où on parlera de culture populaire de rap enfin de plein plein plein plein de choses hyper intéressantes donc allez suivre ça ça sort très très prochainement et le premier épisode avec ma mère qui va nous parler de community organizing et comment elle a mobilisé les mamans à Clichy-sous-Bois

2:44:15
Présentateur

ta mère

2:44:16
Locuteur 10

ma mère ma vraie mère

2:44:18
Présentateur

maman d'accord t'es pas l'élue municipale voilà d'accord non on sait jamais ok d'accord trop bien Larène ça s'appelle c'est ça ok cool et bah merci beaucoup Lorraine on suivra ça Lorraine Larène il y a un moment

2:44:32
Locuteur 10

oui non mais c'est normal c'est ça un peu fait exprès

2:44:34
Présentateur

c'est carrément fait exprès Emilio cher ami où est-ce qu'on te retrouve comme d'habitude dans les colonnes de l'humanité de l'humanité magazine et bientôt donc sur la chaîne Twitch de l'humanité dont on lance la grande émission ça ira le 27 novembre trop bien merci beaucoup je vous retrouve demain pour un débrief de l'émission Backseat en direct sur ma chaîne Twitch merci à toutes et à tous d'avoir suivi cette émission c'est la grande émission c'est la grande émission c'est tout le monde

2:44:57
Locuteur

c'est la grande émission

BACKSEAT - S04E06 - Trump, une MENACE pour l'Europe ? avec Bernard Guetta — Bernard Guetta · Pourquijevote