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Podcast / conversationyoutube.com· 8 mars 2026 93 minComplaisantFond programmatiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiLogementAgriculture & alimentation

Table ronde avec Marine Le Pen : l'intégralité de ses échanges avec les acteurs économiques

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 73 %Attaque 19 %Défensif 8 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:43OuverteRéponse directe

    Est-ce que le travail paye dans notre pays et comment résoudre les choses ?

  • 6:57OuverteRéponse directe

    Quelle est votre position sur le zéro artificialisation net (loi Zan) et comment relancer le marché immobilier ?

  • 27:58OuverteRéponse directe

    Comment mettre fin au libre-échange non régulé qui impacte l'agriculture ?

  • 45:11OuverteRéponse directe

    Comment protéger les artisans français contre le dumping étranger via les plateformes ?

  • 55:58OuverteRéponse directe

    Comment faire baisser la pression fiscale sur les entrepreneurs locaux ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 22:52Fait
    « La filière viticole se sent souvent assimilée au problème d'alcoolisme. »
  • 58:09Marine Le PenFait
    « il y a un énorme problème euh d'augmentation massive et générale de la pression fiscale »
  • 58:54Marine Le PenFait
    « la désertification, elle devient de plus en plus importante. Pourquoi ? parce que il y a 30 40 ans, on a dit nos gouvernants ont dit "Bon, on fait plus d'aménagement du territoire, ça sert à rien, on va laisser le marché aménager le territoire." »
  • 1:00:22Marine Le PenFait
    « tout ça est un vieux vieux souvenir. Donc c'est une régression à laquelle nous avons été nous avons été confrontés. »
  • 1:01:40Marine Le PenFait
    « on se retrouve avec des dépenses qui sont absolument considérables et des services rendus au publics qui sont en train de s'effondrer »
  • 1:02:23Marine Le PenPromesse
    « il faut recréer de la croissance. Pour retrouver de la croissance, il faut euh évidemment euh euh mettre en œuvre tout ce dont on a parlé d'ailleurs tout à l'heure »
  • 1:03:05Marine Le PenFait
    « notre système de retraite par répartition auquel nous sommes tous très attachés est en déficit majeur »
  • 1:03:48Marine Le PenChiffre
    « le premier emploi réel est à 27 ans chers amis. 27 ans »
  • 1:04:30Marine Le PenChiffre
    « 40 % des gens qu'on a sondé, hein, des Français, ils disent que leur salaire nominal n'a pas bougé depuis 2022 »
  • 1:05:15Marine Le PenChiffre
    « ils ont perdu 14 % de pouvoir d'achat »
  • 1:05:58Marine Le PenFait
    « les allègements de charge sur les bas salaires, ça a aggravé la situation parce qu'alors du coup ça une espèce de trappe à bas salaire »
  • 1:09:32Marine Le PenChiffre
    « la part des salariés au SMIC, j'ai regardé ça avant de venir a augmenté de 50 % entre 94 et 2025 »
  • 1:11:00Marine Le PenFait
    « écraser les salaires comme on fait nos dirigeants par l'intermédiaire de cette forme d'ubérisation, c'est en réalité entraîner des problématiques à n'en plus finir sur tout le reste en fait de la société »
  • 1:12:28Marine Le PenFait
    « un coup c'est parce que ça prend trop de place, un coup c'est parce que ça fait trop de bruit, un coup c'est parce que ça sent pas bon, un coup il y a toujours une bonne excuse pour empêcher un projet industriel de se monter »
  • 1:13:53Marine Le PenPromesse
    « il faut réindustrialiser massivement notre pays »
  • 1:14:36Marine Le PenFait
    « le prix de l'électricité augmente considérablement, nos commerçants, nos artisans, nos industriels et bien se retrouvent pendu »
  • 1:16:06Marine Le PenPromesse
    « l'idée c'est de rendre les Français propriétaires de la maison France »
  • 1:18:16Marine Le PenFait
    « subis comme tous mes collègues les hausses des charges, les nouvelles taxes qui apparaissent sans arrêt, les coûts des matières premières, de l'énergie »
  • 1:19:41Marine Le PenPromesse
    « nous réclamons à corps et à cri euh que la TVA sur les énergies soit à 55 »
  • 1:20:26Marine Le PenPromesse
    « la TVA à zéro sur un panier de première nécessité »
  • 1:21:53Marine Le PenFait
    « les aides soient lisibles et soient simples parce que là faut quasiment prendre un avocat pour pouvoir remplir l'intégralité des documents »
  • 1:23:15Marine Le PenFait
    « la prime rénove, bon ça fonctionne pas, ça a été une trappe à fraude absolument considérable »
  • 1:23:59Marine Le PenPromesse
    « ceux qui brûlent qui casse qui détruisent en fait c'est eux de payer plus d'impôts »
  • 1:27:52Marine Le PenFait
    « on monte le rocher, il redescend, on remonte le rocher, il redescend »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 1,1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Bien donc chers élus, chers Marine, chers acteurs de notre économie locale, mesdames messieurs, bonjour et merci d'être présent. Je suis je suis très heureuse de vous accueillir pour cette table ronde qui est consacrée donc à l'économie locale en plus dans un lieu emblématique de Bour Saintandiol, le palais des évêques qui est un véritable joyau de notre patrimoine architectural et culturel. Cher Marine, je suis honorée de de t'accueillir en Ardèche. Merci beaucoup pour ton soutien qui m'est précieux. Je sais combien tu es attaché à nos territoires ruraux, combien tu es attentive aussi aux nombreuses problématiques que peuvent rencontrer nos acteurs économiques et donc merci beaucoup.

0:45
Non speech

[applaudissements]

0:47
Locuteur

Alors

0:50
Non speech

[applaudissements]

0:52
Locuteur

commerçante durant de très nombreuses années, j'ai appris une chose essentielle. c'est que derrière chaque commerce, chaque entreprise, chaque exploitation agricole, ben il y a des sacrifices, du travail, des risques, mais surtout aussi des femmes et des hommes qui ben qui font vivre notre territoire. Et donc une ville qui soutient pas ses commerces, qui soutient pas ses entreprises, c'est une ville qui peu à peu s'éteint. Donc je vais en profiter ici pour dire que je suis très attachée à l'économie locale et que cet axe là aura bien sûr une place importante dans le projet que l'on porte pour notre commune car je souhaite faire de Bourse Saintandol une ville attractive et dynamique.

Donc merci encore à tous et je vais laisser la parole à Andrea Cotara qui est le modérateur du jour.

1:36
Non speech

[applaudissements]

1:41
Locuteur

Merci beaucoup Céline ce que tu réussis à faire ici dans ta ville à Bourseintandé. Réunir des acteurs économiques locaux qui ont beaucoup de choses à dire. Je tiens à le préciser. Réunir des députés d'Ardèche et des députés de département limitrov. Réunir un maire, réunir des conseillers régionaux pour ta ville et pour l'économie de proximité. C'est ce que n'a pas réussi à faire la mer d'extrême gauche sortante en 6 ans de pouvoir. Donc je te souhaite de libérer cette ville le 15 mars prochain si tes habitants le souhaitent.

2:11
Non speech

[applaudissements]

2:15
Locuteur

Merci beaucoup à Marine Le Pen de d'imposer un thème, le thème du travail. Euh j'ai discuté avec chacun d'entre vous, viticulteur, chaudronier, ingénieur, euh euh cordonnier, restaurateur et cetera. Il y a une chose qui revient à chaque fois. Est-ce que le travail paye dans notre pays et comment résoudre les choses ? Je remercie madame la présidente Le Pen d'être ici pour pouvoir lui poser des questions et faire en sorte qu'ensemble on trouve un chemin et un espoir pour notre pays.

2:43
Non speech

[applaudissements]

2:46
Locuteur

Sans transition, comme disent certains, je vais donner la parole à à François Rochet. François a 56 ans, il est à la fois promoteur immobilier local, à la fois ingénieur en intelligence artificielle. Tu as fait le choix d'être à Bourseandéol pour vivre mais tu travailles à Paris. Donc ça t'a donné une vision finalement d'une France à deux vitesses, norme, construction, euh obstacle d'urbanisme. Je te laisse la parole.

3:14
Non speech

[applaudissements]

3:17
Locuteur

Euh merci. Merci euh madame Le Pen et monsieur Cotarc de m'avoir invité et d'avoir l'occasion de s'exprimer. C'est assez rare. Donc effectivement, j'ai une double casquette. Je vais brièvement parler de deux thématiques, l'immobilier et l'intelligence artificielle au niveau des territoires. Bien entendu, euh sur l'immobilier, je suis donc je construis des logements et les commerces dans une ville de 7000 habitants, pas à Paris, pas à Lyon, mais j'ai choisi de le faire ici. Alors, ça a des avantages, c'est qu'on permet, on crée de l'emploi, on permet à des gens de se loger, mais les inconvénients aussi, c'est comprendre réel risque financier.

Alors, j'ai essayé de en faisant très rapidement de voir quel de constater les problèmes majeurs que j'ai pu rencontrer au niveau de l'immobilier ces dernières années. Le premier, c'est que on étouffe sous les normes de construction. Là, on a la RE 2020, la loi Zane, on a les délis administratifs, le 1000 feuille aussi administratif qui fait que c'est très difficile de faire de la VEFA. Alors, la VEFA, c'est de la vente en futur état d'achèvement. Ce sont des logements neufs. Euh et c'est vraiment un acte de foi économique hein de faire de la VFA ici parce qu'on a des banquiers frileux, des acteurs modestes.

Euh on a aussi pas toujours de très bonnes relations avec le reste des élus et euh c'est vraiment une gageur. Et pourtant c'est un levier essentiel, je pense pour l'attractivité résidentielle d'une ville d'avoir de la construction neuve. une ville où on ne construit plus, c'est surtout les petites villes, c'est une ville qui meurt. Euh donc on en arrive à un paradoxe français, [grognement] on manque de logement et en même temps on empêche de construire. Ça c'est le premier constat que je ferai sur l'immobilier. Rapidement, je mets ma deuxième casquette, je suis ingénieur et docteur en intelligence artificielle. Et là le constat, c'est que la France est en train de rater un virage.

Alors pas à Paris ou dans les grandes villes, mais plutôt dans les territoires. En Chine, on forme des millions d'habitants à LIA, même dans les provinces rurales, dans une ville de 7000 habitants qui va former les artisans, les agents immobiliers, les employés municipaux aux outils de l'IA. On est en train, il faudrait une politique de diffusion territoriale de ces outils et parce que l'IA pour être un véritable levier, alors je vais reprendre l'exemple de l'immobilier, on pourrait avoir de l'aide pour la gestion des chantiers, l'optimisation, la simulation énergétique, les Est-ce qu'il y a encore le PLU ? Bah oui, la gestion du PLU ici, c'est un cas un peu complexe.

Et enfin les euh euh qu'est-ce qu'on pourrait faire d'autre avec Lia sur les chantiers ? Oui, ça ça sera tout. Je vais terminer là. En tout cas, je voudrais pas qu'on aille vers que l'IA soit une nouvelle fracture, enfin une source, un facteur de fracture territorial. C'està-dire qu'on se retrouve avec une France, comme tu le disais Andrea, à deux vitesses avec d'un côté les métropoles et les GFAM et puis de l'autre côté les territoires un peu sous-dotés.

Euh je con je vais conclure, je vais vite, je je conclurai qu'en fait la la je pense pas que la France et vraiment besoin de nouvelles lois sur le logement, mais elle a besoin de laisser construire ceux qui construisent et elle a besoin de permettre au territoire d'avoir accès aux outils du siècle comme l'IA pour permettre aux gens qui ont envie de vivre dans une petite ville que ça soit un choix d'y rester et pas une relégation rapidement. J'aurais une petite question pour madame Le Pen qui ne concerne pas l'IA. Pas d'inquiétude. Pourtant ça va être un entout majeur sur je pense les prochaines élections hein.

C'est un un enjeu national, ça va être un bouleversement social le rapport au travail puisque c'était le thème ça va mais bon c'est pour plutôt un débat pour le prochain gouvernement. Donc ma question rapide sera sur l'immobilier. Quelle est votre position sur le zéro artification net la fameuse loi Zan ? Et quelle serait comment envisageriez-vous de traiter la question de la réglementation de de la construction en France afin de relancer le marché immobilier ? Merci pour cette question parce que le logement c'est un c'est un élément absolument essentiel et en fait transversal. Bon, on sait qu'il manque 1,2 million de logements en France.

Euh on sait également euh que euh c'est à peu près 30 % euh de de des dépenses contraintes des Français. Et quand je dis 30 %, c'est euh propriétaire et locataires euh inclus, hein. Si on prend les locataires, c'est souvent plus important que cela dans le budget. On sait très bien que l'aggravation des dépenses contraintes, par définition, a évidemment un effet sur le pouvoir d'achat. et le pouvoir d'achat, ça a un effet sur l'ensemble des commerçants parce que ces gens qui ont un pouvoir d'achat qui baisse, ce sont vos clients en fait hein. Euh donc ça évidemment tout ça c'est l'économie c'est vraiment circulaire.

Quand à un moment donné il y a quelque chose qui bloque, tout le reste tout le reste bloque. Donc nous nous sommes extrêmement opposés à l'ensemble des normes qui ont été votées et qui ont entraîné d'abord une explosion des charges et puis une difficulté majeure plongeant en fait là à France dans la pire crise en fait de l'immobilier depuis 45 ans. à l'Assemblée nationale, vous le savez, on s'est opposé aux EDFE, on s'est opposé aux annes, on s'est opposé au lois élan, on s'est opposé à au DPE. Euh là là encore, on est en train timidement de revenir dessus mais on va jamais au bout du chemin, hein.

Et et donc la première des choses, je pense qu'il faudrait faire en 2027, c'est une ordonnance de libération de l'économie. Voilà, une grande ordonnance de libération euh de l'économie, c'est-à-dire que l'ensemble de ces mesures qui n'apportent pas un bénéfice euh dans la vie quotidienne de nos compatriotes, mais qui au contraire ont été un élément en fait d'aggravation euh de leur situation et d'aggravation euh du euh du secteur euh doivent euh euh être euh supprimé parce que il y a absolument aucune raison euh de supporter en fait ces mesures qui sont des mesures idéologiques et qui répondent à aucun besoin. véritablement. Donc ça ça me paraît être la première des choses.

La deuxième des choses pour répondre à votre sujet sur l'immobilier, je crois que il faut clairement qu'il y ait une mobilisation en fait du foncier public et paraplique constructible. Qu'est-ce que je veux dire par là ? Il y a alors évidemment dans les endroits où il y a pas où c'est pas tendu, bon à la limite on arrive à trouver des terrains mais dans les endroits qui sont tendus on narrive plus à trouver de terrain. Ça veut dire que tout ça augmente les prix de manière considérable. Or l'État a des terrains beaucoup et et ne serait-ce que par exemple la SNCF, j'ai regardé, elle possède des 30000 hectares de fonciers valorisables, rien que pour la SNCF.

Donc, ce serait quoi l'idée que nous avons euh euh à laquelle nous avons réfléchi et que nous allons mettre pour la campagne de 2027 sur le papier ? L'idée, c'est de dire bah écoutez voilà, la SNCF ou l'État, bon l'État va mettre à disposition un terrain pour un promoteur avec un bail amphithéotique de 50 ans peut-être. Euh le promoteur va construire l'idée c'est aussi de qu'il s'engage lui-même à mettre en location euh les euh logement à un prix qui soit abordable parce queil s'agit pas qu'il ait le bénéfice de pas payer le terrain bien sûr et qu'il en profite pour augmenter ses marges. C'est pas l'objectif hein.

Faut que tout le monde vive, mais il faut aussi que les Français puissent avoir évidemment un logement abordable. et 40 50 ans après ça tout ça ça fera l'objet de discussion et bien l'État devient redevient propriétaire du bâti voilà de ce qui a été construit puisqu'il est déjà propriétaire du terrain. C'est évidemment un avantage considérable parce que ça permet au promoteur de faire sortir si vous voulez de terre des logements sans le coût du terrain. Or le coût du terrain selon les endroits, c'est 30 voire 40 % du coût global de l'opération de construction.

Donc ça ça me paraît être une idée un peu nouvelle qui permet à l'État de ne pas se démunir puisqu'il reste propriétaire encore une fois de de la terre mais de lancer un vrai mouvement de construction qui est aujourd'hui évidemment particulièrement nécessaire. Et dans les endroits qui sont très tendus comme les grandes villes, il faut faciliter la conversion des bureaux en logement. Alors voilà le type de on a tout transformé les logements en bureau, on a dit "Regardez, c'est génial, il faut tout transformer en bureau, ça va être extraordinaire." Bon ben c'est parfait. Et donc il y a 5,6 millions de mètres carrés [grognement] qui sont des bureaux inoccupés.

Ce qui est le le problème de notre pays si vous voulez, c'est qu'il y a pas de souplesse. En fait, on a l'impression qu'il y a une forme de rigidité administrative telle que quand on prend une décision, même si au bout de 2 ans, on se rend compte qu'en réalité, c'est aller trop loin ou c'est pas une bonne décision, et bien on ne revient pas dessus et on empile encore des législations qui visent à empêcher les effets négatifs de celles qu'on vient de voter. Oui. Non mais c'est comme ça tout le temps. Sauf qu'à un moment, on se retrouve avec ça de code et avec des acteurs économiques qui n'en peuvent plus, qui arrivent plus en réalité à faire face à ça.

Et tout ça, c'est un surenchérissement des coûts. Enfin, je veux dire Jordan a raison, il le dit très souvent, il parle de l'impôt papier. Et l'impôt papier, c'est toutes les charges supplémentaires qui pèsent sur les acteurs économiques et qui sont la conséquence en fait de la multiplication des textes des obligations administratives et qui évidemment pèse aussi parce qu'il faut des gens pour les traiter tout ça. Et ça c'est du temps, c'est du temps de travail. Si c'est pas le temps de travail du chef d'entreprise, c'est le temps de travail de la personne qui l'a embauché pour le faire.

Bon, donc c'est un c'est un impôt supplémentaire qui a pas le nom d'impôt mais qui en réalité revient euh à un impôt supplémentaire. Donc ça me paraît être l'urgence le logement. Je pense que c'est vraiment c'est une vraie vraie urgence auxquelle il faut évidemment répondre. Je vais quand même répondre sur Lia parce que euh vous avez parfaitement raison de dire que là encore euh il y a toujours un retard à l'allumage quoi. C'est quand même assez étonnant. C'est-à-dire que bah dans 10 ans, on va se dire "Ah quand même là, il y a un problème, il y a quand même un différentiel.

Euh même si honnêtement euh euh vous vous subodorez que dans les grandes villes les choses se passent mieux ou dans beaucoup d' C'est pas vrai hein. Bon aujourd'hui L en France elle est considérée soit comme un un vecteur ludique hein euh soit comme une raison de craindre l'avenir la perte des emplois et cetera. Donc il faut vraiment, et ça c'est le rôle des pouvoirs publics je crois, c'est de détecter les endroits, les manières, les moyens pour que l'intelligence artificielle vienne d'abord au soutien d'une augmentation de l'efficacité des politiques publiques déjà parce que la police ne s'en sert pas, la santé s'en sert très peu.

Or, on voit bien qu'il y a là des capacités d'avoir pour le même prix en quelque sorte un meilleur service rendu au public. Et pour l'instant, je ne vois véritablement pas d'élan d'envie de pouvoir aller dans ce sens-là. Et puis il y a tout le phénomène de la formation [grognement] euh qu'on a euh très assez peu fait pour les nouvelles technologies, notamment pour les personnes âgées qui font que beaucoup de personnes âgées sont aujourd'hui complètement perdues en fait alors même que l'État a tendance à numériser, à faire tout passer par internet, à supprimer les guichets, à supprimer l'humain. Oui, d'accord. Mais si les gens ne maîtrisent pas cela, ça pose un problème.

Et puis aussi un homme averti en vaux. Et je pense que avec l'IA, il y a aussi euh des risques parce que il y a des risques, on le sait très bien, il y a aussi des risques de fraude et là l'État est parfaitement dans son rôle lorsqu'il va former l'ensemble de nos compatriotes à détecter les fraudes qui peuvent être appuyées en réalité sur l'IA. Donc améliorer la compétitivité de nos entreprises. Oui, bien sûr, évidemment, il s'agit pas de remplacer les gens. Il s'agit que dans un temps précis, on puisse faire mieux plus vite et plus vite en France, c'est plutôt pas mal parce que tout prend quand même énormément de temps.

On peut être d'accord avec ça hein et je sais pas au constructeur que vous êtes que je vais le dire, mais le problème c'est que euh vous voyez, typiquement vous parlez des ventes d'appartements sur plan et cetera, bah c'est ce concept qui est un bon concept ne rencontre pas en fait le succès qui mérite précisément parce que les retards qui parfois sont enregistrés et qui sont le fait de multiplication des recours des des problèmes administratifs des tripliques attaques qui ont pas été signé au bon endroit et cetera et cetera, mais en fait est un un inconvé devient un inconvénient et casse un peu les les chances de ce type de de programme.

Donc l'A je suis je partage tout à fait votre votre avis et et encore une fois moi comme responsable politique, je m'intéresse [grognement] surtout à à l'amélioration des politiques publiques grâce grâce à l'IA et le logement. Sachez que nous allons faire un un élément très important de du programme de 2027 parce que ça devient euh vraiment un problème majeur et je parle en fait de du pourcentage euh du poids dans les dépenses contraintes, mais je ne parle même pas de ceux qui ne peuvent plus avoir accès au logement en fait.

Quand on vous demande trois fois de de gagner trois fois le prix d'un du loyer, ben il y a beaucoup de gens en réalité qui n'arrive pas à gagner à montrer facialement trois fois le prix du loyer. Donc là aussi, il y a peut-être des choses à faire pour que l'accès au logement soit facilité, mais que les potentiellement gens qui sont de mauvaise foi et qui se maintiennent parce que là aussi évidemment ça joue, qui se maintiennent de manière parfaitement illégale dans des biens qui ne leur appartiennent pas ne puissent pas bénéficier de leur fraude pendant 2 ans 3 ans par voire même parfois 4 ans parce que ça aussi dans l'acte d'achat d'un bien immobilier, il est évident que ça joue.

Tout le monde n'achète pas son bien pour y vivre. Il y a des gens qui achètent leurs biens pour en faire un investissement, mais pour qu'il soit rentable, il faut évidemment qu'il y ait des locataires. Or, aujourd'hui, les propriétaires sont tétanisés, terrorisés en fait par le fait de faire accéder à un locataire qui pourrait être potentiellement de mauvaise foi dans leur bien. Vous le savez également que dans le domaine des moyens de réconcilier les Français avec l'investissement immobilier, faut aussi supprimer l'impôt sur la fortune immobilière qui est une absurdité et qui est une absurdité idéologique.

On a mis un impôt sur la fortune immobilière plutôt que de mettre un impôt sur la fortune financière comme nous nous le souhaitions parce qu'en fait dans l'esprit d'Emmanuel Macron et du gouvernement tout ce qui est en racine doit être combattu. Voilà. Alors le fait d'être propriétaire de pierre ça enracine les Français. Et donc il ne faut pas que ils s'enracinent. Il faut donc qu'il soit qu'il ne soi pas propriétaires. S'ils sont propriétaires, on va euh les euh taxer. Donc on va en faire des locataires qui vont être mobiles. Ça c'est la grande phrase hein euh de d'Emmanuel Macron. La mobilité, il faut être mobile. Vous êtes des pions, vous êtes attachés à rien.

On vous prend, on vous déplace et il faut que vous vous déplaciez parce qu'on vous a dit qu'il fallait vous déplacer. Poin c'est tout. Et c'est tellement plus facile de faire déplacer un locataire que de faire déplacer un propriétaire. Du coup, on taxe de manière extrêmement lourde l'impôt sur la fortune immobilière et c'est une manière de refuser ce qui nous tient à cœur en ce qui nous concerne, c'est-à-dire la transmission patrimoniale. On on les pierres un bien immobilier, c'est pas uniquement une valeur. D'accord ? On la voit pas seulement dans ce qui a de valorisable. C'est une maison, une maison qui a une histoire.

C'est souvent une maison de famille, voilà, que dont dont on a hérité de ses parents et qu'on a envie de transmettre à ses enfants pour qu'il y ait euh pour que la famille puisse retrouver et conserver son identité au travers euh de ce foyer. Et tout cela a été balayé d'un verre de main. Donc je veux dire, on a vraiment ce que je je terminerai, je conclurerai, on dirait que en disant que on a vraiment de manière conscientieuse et presque scientifique mis en place l'intégralité des éléments pour générer la crise majeure de l'immobilier que nous vivons aujourd'hui euh dans notre pays et qui va coûter, vous avez eu raison de le rappeler d'ailleurs, énormément d'emplois.

Du coup, désolé, je réponds, je vous je vous réponds un peu évidemment, c'est un peu frustrant, je vous réponds un peu rapidement mais comme vous êtes nombreux, il faut que je prenne le temps pour répondre à tout le monde, quoi. Merci beaucoup Marine Le Pen. Merci beaucoup Roland. Euh Roland n'importe François, je donne la parole à Roland parce que Marine Le Pen vient à l'instant de parler d'ancrage et d'enracinement. Roland Terrasse et d'ailleurs Gill Pradal juste après. Vous allez poser vos questions l'un après l'autre pour pouvoir faire en sorte que Marine y réponde.

Roland Terras, il a 52 ans, il travaille la vigne, la terre et il est ancré ici dans son domaine du château Roche Colombe depuis 100 ans. Il va vous parler, vous poser la question sur la viabilité économique de sa profession, la viticulture. Et je poserai la question aussi euh tout à l'heure je donnerai la parole à monsieur Gilles Pradal qui lui aussi est dans la même filière, la même profession des vins puisque les vins l'encinement l'Ardèche c'est quelque chose qui fait la fierté de notre territoire. Donc vous faites vivre nos produits, vous faites vivre les produits qui nous donnent de la fierté. Encore faut-il que vous puissiez vous vivre de votre travail.

Roland Terrasse, je vous donne la parole. Merci. [applaudissements] Oui. Donc tout d'abord, je suis là pour représenter la filière Visico Ardéchoise du canton de Bourseandéol. Donc je parle au nom de nombreux vignerons. Voilà. Donc euh je vais la faire courte parce que je suis un très mauvais orateur. Euh j'avais de nombreux sujets à aborder mais bon Andrea a demandé de de la faire courte. Mais je voudrais quand même m'inscrire en faux par rapport au sujet qui a été abordé tout à l'heure, au sujet de développement économique et pour l'habitat. Voilà, parce que ça se [grognement][raclement de gorge] fait toujours au détriment des agriculteurs l'emprise sur l'offencier agricole.

Donc pour nous c'est quelque chose c'est un trésor pour nous parce que c'est c'est notre terre nourricière, faut jamais l'oublier qu'on voilà qu'on c'est ce qui nous fait vivre et qui fait vivre tout le monde l'agriculture parce que sans agriculture il y aurait pas de vie sur terre. Voilà. Donc voilà euh un des sujets qui me paraît important à aborder euh voilà parce qu'on est en ce moment on subit de plein fouet la déconsommation de la du vin particulièrement en France. D'autres pays s'en sortent mieux que nous pour prendre l'Italie par exemple qui est juste à côté de nous mais qui n'ont même pas qui n'ont pas les mêmes contraintes.

Une des contraintes que l'on a nous c'est la politique de stigmatisation euh de la viticulture. Voilà. parce que depuis plusieurs années, la filière viticole se sent souvent assimilée au problème d'alcoolisme. Voilà. Or, le vin, c'est aussi un produit culturel, gastronomique, un certain art de vivre à la française qui fait que voilà, on a souvent parlé du French Paradoxe ou des choses comme ça qui pourtant paraît c'est bénéfique parce que on c'est là c'est endroits où on avait le taux de d'espérance de vie le plus le plus élevé quoi. Donc je pense pas que ce soit si mauvais que ça. Voilà.

Euh ce qu'il faudrait peut-être faire, c'est pouvoir prom promouvoir une culture euh de la consommation responsable plutôt que punitive. Voilà, parce que on finance quand même des instituts, voilà, pour nous critiquer, quoi. Défendre la place du vin et de la gastronomie française. Voilà. Euh je voudrais juste faire une petite anecdote. Il y a 2 ans, on a été invité à l'Assemblée à l'Assemblée nationale à l'hôtel de la Questure pour représenter les produits des choix. Voilà, parce qu'on avait des sélectionnés par notre député pour venir les représenter. Et on s'est retrouvé avec le gagnant de Top Chef qui était des choix cette année-là. Voilà.

Et il y a quelque chose qu'en fait que me choque parce que quand on voit toutes ces émissions de téléalité euh style Top Chef comme je vous disais, voilà, on a l'impression que enfin le la gastronomie pour tout boncurien qui qui se respecte, l'accord mai et haut, je ne le connais pas. Voilà, on ne parle toujours de la gastronomie mais dans les grands restaurants, le vin fait partie intégrante de la gastronomie. Or, ce n'est jamais euh abordé, quoi. Voilà, on est complètement stigmatisé et c'est ce qui nous empêche de de pouvoir communiquer là-dessus de façon responsable euh sur tous ces enjeux-là, quoi. Voilà.

Et je pense qu'il faudrait davantage associer la la filière aux décisions de santé publique et qui la concerne. Voilà. Et par là donc la première chose à faire, ce serait peut-être revoir et assouplir éventuellement la loi EV qui aujourd'hui nous nous menote complètement. et qui nous empêche de de communiquer simplement encore une façon une fois de façon raisonnable. Et l'idée n'est pas de nier les enjeux de santé publique mais d'éviter une approche qui fragilise toute une filière patrimoniale. Voilà. Donc euh après euh le deuxième sujet, je sais pas si on aura le temps, mais c'est le défi des renouvellements des générations. Voilà. Voilà.

Euh autre danger qui se profile, la disparation progressive de nombreux domaines faute de repreneur. Voilà, aujourd'hui on peut pas dire que ça incite les jeunes à venir s'installer quoi. Voilà, la villeur demande des investissements lourds, du foncier, du matériel plusieurs années avant de produire. Pour un jeune qui souhaite s'installer, la marche est souvent trop haute. Voilà. Donc, il faudrait peut-être simplifier et renforcer les dispos les dispositifs d'aide à l'installation quoi. Déjà parce que c'est quelque chose qui est hyper compliqué quoi. Enfin, je suis en plein dent parce que j'ai mon fils qui vient de me rejoindre sur l'exploitation.

Il est dans ces démarches là et on sait qu'on on attaque quelque chose. Voilà. Et peut-être alors voilà, on n'est pas là pour toujours faire des demandes quoi, mais peut-être créer des desations fiscal qui puisse faciliter l'installation des jeunes quoi. Voilà.

et par de et en plus je sais que ça vous tient à cœur mais encore on revient sur les droits de mutation des terres donc les dossiers de succession toutes ces choses là qui aujourd'hui deviennent très compliquées pour nous parce que euh souvent c'est ces terres que les jeunes ne peuvent pas reprendre sont sont reprises par des des grandes entreprises du voilà je veux prendre comme exemple par exemple LMH qui aujourd'hui se positionne sur des du foncier euh agricole et qui fait monter considérablement le prix du foncier. Et aujourd'hui les les le prix du foncier agricole est tellement haut dans certaines appellations que c'est impossible pour les jeunes de venir s'installer quoi. Voilà.

Donc euh ouais voilà je pas m'attarder parce que je vois qui me fait signe. Merci beaucoup Roland. Je sais que vous aviez énormément de choses à dire puisqu'on a échangé loy loyalim euh viabilité économique. Je donne tout de suite la parole à Gilles Pradal qui travaille aussi dans la même filière et lui il voulait aussi il a beaucoup de choses à dire aussi qui sont similaires mais vous az aussi parlé des du libre échange et de l'abaissement des barrières douanières dans le cadre de votre filière. Oui donc bonjour et merci pour l'invitation. Oui. Donc moi, je vais venir un complément un peu de de ce que dit mon confrère Roland, hein. Donc voilà, c'est vrai que c'est pas c'est pas évident.

On subit la crise viticle de plein fouet [grognement] et c'est vrai que la question, elle est simple et assez courte. Euh alors que la la politique commerciale relève aujourd'hui de l'Union européenne, euh que pouvez-vous réellement faire pour mettre fin au libre échange euh non régulé et voilà, aujourd'hui euh on est contre certains accords qui sont signés en ce moment même et voilà. Est-ce que comment on va pouvoir y revenir dessus ? et on nous avait vendu un petit peu la loi égalime comme quoi ça allait régler pas mal de choses au niveau au niveau de le de l'agriculture de manière générale et des habitud culture en particulier et au final le résultat n'est pas là quoi.

On est toujours la barrière d'ajustement et et souvent aussi l'agriculture [grognement] et un peu la monnaie d'échange de ces accords. Voilà ma question. Merci beaucoup. Merci beaucoup Gill. Je vous laisse la parole Marine. C'est extrêmement intéressant. Merci à vous deux. Vous voyez bien que les sujets sont en réalité incroyablement vaste. Donc on va essayer de les prendre un peu les uns après les autres.

D'abord, le seul moyen pour permettre une continuation des exploitations, [grognement] c'est évidemment de permettre aux jeunes d'en vivre, c'est-à-dire d'avoir un revenu qui soit correct parce que compte tenu du travail que ça demande et c'est ça va être difficile de faire baisser considérablement le temps de travail que ça nécessite, mais il faut au moins qu'il y ait le revenu en facial et ça n'est pas le cas. C'est de moins en moins le cas et donc évidemment ça devient compliqué et vous avez raison au-delà des aides à l'installation qui sont positives, encore faut-il qu'il y ait d'abord la suppression des obstacles à la transmission.

Bon euh or euh le gouvernement vient de décider aujourd'hui euh de remettre en cause la loi du trail. Bon c'est une absurdité, c'est une aberration. Évidemment qu'il faut tout faire pour que le l'exploitation euh qui est euh par définition euh viable puisse être transmise. Donc nous, on avait proposé une chose en 2022 et on maintiendra d'ailleurs en 2027.

euh c'est évidemment de supprimer l'intégralité des droits de mutation euh [grognement] sur les exploitations euh agricoles euh et sur les l'outil de travail d'ailleurs de manière générale avec une condition, c'est de continuer l'exploitation pendant au moins 10 ans parce que vous comprenez bien qu'on veut éviter les effets d'obè on perrait pas de mutation et puis après on partirait en ayant vendu je ne sais quel grande distribu ou grande société ou chinois quelconque le l'exploitation. Donc ça, on ne le souhaite pas. Donc là, je pense que pour le coup, c'est tout à fait justifié.

Voilà, il y a pas de droit de mutation mais ce qu'on vous demande c'est de continuer à à exploiter pendant 10 ans. Mais c'est évidemment vers là qu'il faut encore une fois aller pour permettre l'installation des jeunes. Mais et j'en viens à vous, il y a aussi la la macroéconomie. C'estàd que pour avoir un revenu euh encore faut-il qu'on soit pas soumis à la concurrence déloyale. Alors la concurrence desloyal plusieurs visages. D'abord elle prend le visage des accords de livre échange. Alors vous savez quand je vais au salon de l'agriculture chaque année chaque année c'est différent. Alors, un coup, je vois les éleveurs de de vola, ils sont très contents. Ah, ça marche très bien cette année.

Vraiment, on est content, hein. Alors, l'année d'après, oui, c'est dramatique, on va tous mourir. Euh les éleveurs beauvins, c'est pareil. Un coup ça va, un coup ça va pas. Euh et les seuls qui étaient à peu près stables, c'était les véticulteurs. Ils étaient toujours contents et puis là, ils le sont plus.

Bon ce que je c'est que je leur ai dit à tous d'ailleurs je leur ai dit à un moment donné il faut comprendre que vous ne bien sûr vous défendez votre filière et on peut comprendre ça mais de manière générale au-delà de votre filière c'est l'ensemble de l'agriculture française qu'il faut défendre et le seul moyen de défendre l'ensemble de l'agriculture française c'est d'essayer de faire en sorte de mettre en place une exception agriculturelle c'est-à-dire sortir l'agriculture des accords de libre échange. On nous a dit pendant des années, c'est pas possible. D'ailleurs, c'est la phrase préférée de nos adversaires. Dès qu'on dit quelque chose, c'est pas possible. Ah bon ? Bah merci, au revoir.

Puis en réalité, ah bah tiens, avec l'Inde, c'est possible. C'est drôle, il y a eu un accord de libre échange qui a été signé avec l'Inde et il y a pas l'agriculture dedans. C'est donc possible. Bon, il faut sortir l'agriculture parce que le l'agriculture et vous avez raison, ça n'est pas un bien comme un autre. Euh la nourriture, la capacité d'autosuffisance de notre pays, c'est quelque chose qui va au-delà au-delà si vous voulez d'un bien classique. Euh ça touche à notre souveraineté, ça touche à notre euh santé quand même hein euh parce que la qualité euh des produits euh français est est sans commune mesure.

Voilà, même quand ils sont pas bio, excusez-moi de le dire, mais dans un moment, voilà hein, même quand ils sont pas bio, ils sont d'une qualité supérieure et parfois supérieure au bio qui est importé. Donc il faut à tout prix éviter euh cette concurrence déloyale.

Et et le problème si vous voulez c'est que je vous disais ça pour les filières parce que parfois une filière me dit bah oui mais alors et moi j'ai rencontré les viculteurs mondial Mercosure c'est quand même bien parce que dans sur 8 années là on va avoir zéro droit de douane sur l'Amérique enfin les pays donc du Mercosur et et donc on en a besoin parce que le marché américain se ferme parce que ça devient compliqué en Chine aussi pour le cognac et cetera. Bon, OK, très bien. Mais mais ça empêche pas de passer des accords ça empêche pas de passer des accords commerciaux.

Le fait qu'il y ait pas d'accord de libre échange fait notre problème à nous aujourd'hui c'est que c'est où l'accord de libre échange ou rien où on commerce pas mais enfin pendant des décennies je veux dire on a commercé avec des pays et on discutait filière par filière précisément pour avoir ce qu'on appelle un protectionnisme intelligent et pas un protectionnisme aveugle. Le protectionnisme aveugle consistant à mettre des droits d' sur ce qu'on fabrique pas. Ça aucun intérêt. Bon non mais on l'a fait hein. On l'a fait hein. C'est on a quand même mené une guerre énergétique alors qu'on a pas d'énergie hein. Donc rigolez pas. Vlenn elle le fait. Bon donc c'est ça l'idée en fait.

Ça n'empêche pas de négocier. Nous avons des tas de choses à importer et à exporter. On discute avec les pays. Pourquoi là on se retrouve dans une situation extrêmement difficile ? c'est qu'en ayant pas la maîtrise de notre politique commerciale, l'Union européenne ayant la politique de la de la maîtrise de la politique commerciale, qu'est-ce qui se passe exactement ? Bah, par exemple, avec les États-Unis, nous n'avons pas de déficit ou d'excédent de la balance commerciale avec les États-Unis. La France et les États-Unis ont une balance qui est équilibrée. Ça veut dire qu'en réalité, nous on aurait dû avoir zéro droit de douane en fait supplémentaire.

Sauf que comme nous sommes dans l'Union européenne et que l'Union européenne elle elle a un excédent par rapport aux États-Unis, bah qu'est-ce qui se passe ? Et bien madame Van Derleyen qui est allemande, je dis parce que maintenant elle le fait enfin ça se voit tellement que un moment on peut pas ça peut pas nous échapper. Comme elle est allemande et bien elle négocie l'exportation des voitures allemandes en sacrifiant l'agriculture française. Voilà, c'est cela qui est en train de se passer.

Donc si nous avions la maîtrise, effectivement nous ne serions pas dans cette situation et nous pourrions négocier pays à pays pour voir quelles sont les filières où l'on peut exporter sans nuire au pays en question et quelles sont les filières dont nous pouvons accepter les importations sans nuire à notre propre pays. C'est le principe même d'ailleurs du commerce qui a été mis à par ces accords de libre échange qui en plus s'accumulent. Ils ont dit "Mais cet accord de libre échange, regardez celui-là, il est pas mal." Non mais d'accord mais plus plus plus on est quasiment dans le cadre d'un accord de libre échange avec le monde entier au moment où on se parle.

Enfin, je veux dire ça devient délirant. Ça n'a d'ailleurs plus de sens en réalité. Bon, on y reviendra parce [grognement] que l'Union européenne évidemment c'est un combat qu'au Parlement européen nous menons un combat que nous avons réussi déjà à obtenir des euh des victoires parce que les majorités ne sont pas exactement les mêmes lors de ce mandat qu'elles étaient lors du mandat précédent. Or 2027, c'est une année qui est incroyablement importante sur le plan électoral. Je parle pas pour ma paroisse seulement. France, Espagne, Pologne, Italie. Ça c'est les grands enjeux électoraux de 2027. Ça veut dire qu'en réalité, on peut créer une nouvelle majorité au conseil.

Donc on peut tout à fait avoir une influence de main extrêmement importante sur la politique commerciale de l'Union européenne dans l'attente d'obtenir l'extraction de l'agriculture de cela. Pour le reste, vous le savez, euh on a euh encore une fois, on s'est battu beaucoup pour arrêter les surtransposition, c'est-à-dire les les décisions d'interdiction que la France prend seule et qui mettent très souvent nos agriculteurs dans une situation terriblement difficile. Et vraiment, le dossier de la CTAPRIDE prend franchement est un exemple majeur.

C'est-à-dire que entre le principe de précaution [grognement] et les campagnes de presse qui sont faites sans aucun socle scientifique, on en on en arrive à à un conseil concier qui dit "Ah, bon alors là tous les scientifiques nous disent qu'il y a pas de problème, mais comme il y a quand même eu un vrai débat, un grand débat dans la société, un débat complètement artificiellement monté par ailleurs hein, bah dans le doute bah c'est non." D'accord. dans le doute c'est non mais c'est en fait donc c'est non à tout quoi. Et avec des décisions telles que celle-là, bah c'est non à l'endive, c'est non à la betterave, c'est non à la noisette, c'est non au ceris et et c'est non.

Alors même que l'ensemble de nos concurrents, de vos concurrents d'ailleurs par ailleurs utilise des moyens. Alors, qu'il existe des normes de protection de la santé des Français, je tiens à le dire parce que parfois mes propos sont déformés mais c'est pas volontaire. bien sûr [grognement] qu'il existe des normes de protection de la santé de nos consommateurs. Oui, ces normes peuvent être bonnes lorsqu'elles apportent une plusvalue à nos produits.

Mais lorsque on se tire une balle dans le pied, on se lit les mains dans le dos, on se met un bandeau et on vous dit "Allez, maintenant faut courir le 100 m face à un type qui en plus a potentiellement 30 ans de moins que vous, ça devient compliqué quoi." Voilà. Bon, donc ça, nous ne le souhaitons pas. Donc voilà, nous voulons vraiment et alléger les les charges inutiles ou les normes inutile qui pèse sur notre pays, supprimer [grognement] limiter au maximum la concurrence des loyales qui est la conséquence de d'une des différences de salaires.

Mais pas seulement, enfin je veux dire différence de salaire, on va pas pouvoir agir dessus mais en revanche tout le reste on peut quand même agir dessus. Et puis la fraude, je j'en reviens à la fraude parce que la fraude, c'est un sujet majeur pour les industriels et pour les agriculteurs dont personne ne parle jamais en fait. C'estàd la fraude aux importations parce que il y a énormément de produits euh ou de euh de productions qui sont importées dans notre pays et qui sont frauduleux en ce sens que ils indiquent qu'il respectent des normes qu'il ne respectent pas. Donc il faut régler ce problème là.

Alors, on nous dit "Ah mais regardez, on va doubler les contrôles de ce qui rentre en France." Alors, comme on est à 2 % ça, on va arriver vite à 4 %. On va pas régler le problème à mon avis. Bon, donc moi, j'ai réfléchi à quelque chose, mais cette chose sur lequel nous sommes en train de travailler, c'est de mettre en place une responsabilité du dernier vendeur. C'est le dernier vendeur qui est responsable de ce qui vend. Si sa chaîne d'approvisionnement est une chaîne frauduleuse, c'est tant pis pour lui. Il faut qu'il trouve une chaîne d'approvisionnement qui soit une chaîne loyale et qui ne soit pas frauduleuse.

Et si c'est sa centrale d'achat qui a commis une fraude, et ben il se retourne contre sa centrale d'achat. C'est son problème. Mais moi, je ne vois que cette manière là en réalité pour vous permettre à vous d'abord d'être en quelque sorte des contrôleurs parce que c'est pas avec les contrôleurs de la DGCRF qu'on va pouvoir faire quelque chose he je vous dis tout honnête ça baisse d'année en année hein. Donc bon [grognement] donc il faut que chacun en réalité des producteurs qu'il soi industriel ou qu'il soi agriculteur puisse être en lui-même en quelque sorte un contrôleur. Vous savez très bien quand il y a des trucs qui sont frolatés qu'il y a des trucs qui respectent pas les normes.

vous êtes les premiers à le savoir et il faut que celui qui vend soit responsable. Voilà. Euh c'est vrai encore une fois pour les productions agricoles, 25 % d'importation frauduleuse selon un rapport sénatorial, 25 % d'importation alimentaire frauduleuse, c'est beaucoup 25 % hein. Voilà. Et c'est autant qui en réalité rentre directement en compétition de manière profondément déloyale avec euh nos producteurs et nos industriels parce que est évident que si vous respectez pas les mêmes nombres de sécurité bah le produit coûte moins cher. Alors du coup vous pouvez le vendre moins cher sur le marché. Je termine juste une phrase. Je vois tu t'agites. Tu as raison [rires] Andrea.

Juste une phrase pour vous dire que euh la reconquête du marché intérieur est un élément fondamental et ça va évidemment passer par le fait de revoir un certain nombre de lois. La loi Evain, elle a quoi là maintenant ? 40 ans hein. Je pense ça doit être 40 ans. Elle doit avoir 40 ans. Bon, ne pas être capable de revoir une loi au bout de 40 ans, je pense qu'on peut la revoir. Voilà, ça [grognement] veut pas dire qu'il faut la supprimer mais ça veut dire qu'il faut revoir les conditions dans lesquelles on peut peut-être autoriser une communication que soit une communication raisonnée raisonnable étant entendu que l'abus de tout tu hein. Même l'abus d'eau.

Si vous buvez 10 L par jour, vous allez mourir. Bon, d'eau par jour. Non, mais je veux dire l'abus de tout tue. L'abus de sucre tue, l'abus de tout tue. Donc à un moment euh associer le vin exclusivement à la maladie euh qui est la conséquence de son abus, c'est bien sûr une forme de déloyauté à l'égard de ce qui constitue un élément essentiel de notre identité gastronomique et vous avez parfaitement raison. Mais si dans Top Chef il y a pas de vin, c'est parce que c'est interdit par la loi 20. Donc tout est voyez tout cela est interdit euh par euh la par la loi 20 euh et même dans des euh cantines collectives, il y a un débat, il y a un sujet parfois hein sur la présence de vin et cetera.

Bon, donc il faut revenir à la raison, à la sagesse. Il faut aussi compter sur la raison et la sagesse de nos compatriote parce qu'il y a pas de raison que parce que il existe une addiction chez je sais pas, j'ai pas les chiffres, mettons 2 3 % de la population et bien 98 ou 97 % des autres soient en fait punis de ce fait. Donc je pense qu'il faut tranquillement, raisonnablement peut-être rediscuter sur les le périmètre de cette loi E20 qui là encore n'existe nulle part ailleurs. Voilà. Voilà, c'est toujours pareil. Nous, on fait toujours des trucs, c'est c'est en plus nous, on fait des choses qui sont complètement extraordinaires, extra tiré ordinaires et que les autres pays ne font pas.

Et puis euh alors j'ai beaucoup de évidemment de de choses à vous dire comme d'habitude, mais je vais essayer de placer ça dans mes futures interventions. Donc si je réponds à sujet, si je rajoute un truc à rien à voir, c'est parce que j'ai ça m'est revenu en fait. [grognement] J'ai essayé d'être complète en tout cas. Merci beaucoup Marine Le Pen et merci surtout à nos trois premiers intervenants. Je sais que vous aviez beaucoup de choses à dire Gill sur la précarité des viticulteurs puisque beaucoup ont un deuxième métier pour pouvoir survivre et faire vivre à la fois nos produits. Je vais donner maintenant la parole à Jérôme Leduc.

Alors contrairement aux trois premiers intervenants, vous vous êtes vous avez adhéré au Rassemblement national, je le dis alors c'est pas une tare mais je préfère être transparent vis-à-vis des uns et des autres. Contraement aux trois premiers intervenants, vous vous êtes de privat et non pas de bourse intendéol. Vous avez 42 ans, vous êtes cordonnier, vous faites des gravures, des ceintures, réparation de chaussures. Marine parlait à l'instant de la concurrence déloyale des traités de libre échange.

Euh vous, vous voulez parler de la concurrence déloyale que vous rencontrez notamment à travers les plateformes américaines et chinoises sur internet qui ont frappe et impacte l'économie de proximité, l'économie locale. Jérôme, je te donne la parole. Merci. Bah, bonjour. Déjà euh Cordonier, c'est un vieux métier. On est plus que 3000 en France et ça fait 21 ans que je fais ça. Et c'est vrai que de plus en plus, bah c'est dur avec les plateformes, c'est de plus en plus les agettes un peu partout et c'est vrai que bah on l'a directement en plein fouet parce que nous on le voit. Donc je vais aller assez vite parce que je sais qu'il y a beaucoup de monde derrière moi.

Donc c'est comment envisagez-vous de protéger les artisans français contre le demping étranger à commencer par les plateformes chinoises ou américaines ? Ça c'était ma question que je voulais vraiment vous poser. Est-ce que c'était une question qui vraiment qui est dans l'artisan cordonnier ? Moi je vois beaucoup de clés Amazon il viennent envahir bah les artisans comme moi. Voilà. Non mais c'est sûr on répare plus. On jette en fait on répare plus on jette.

Bon euh nous on a voté contre la taxe petit colis pour une raison très simple, c'est qu'en réalité tout ça et c'est pour la galerie parce que à partir du moment où ils ont des entrepôts logistiques géants en Europe hein, je crois qu'il y a 7400 m carr en Pologne. Bon bah du coup ils amènent en Pologne et puis après ça part de Pologne pour venir en France plutôt que de partir de Chine pour venir en France. Donc moi je veux dire voter des lois inefficaces, je commence à en avoir rat bol. Franchement, je vous le dis, tout ça pour faire plaisir en fait à un gouvernement qui dit "Ah, regardez, on lutte, on lutte." Non, mais vous luttez sur rien du tout.

D'abord, vous pouvez pas lutter, vous avez vous-même ouvert grand nos frontières, notamment euh aux vêtements chinois. Je veux dire, il y a quelques décennies, vous nous avez expliqué que c'était génial d'ouvrir grand les frontières et que euh ça allait avoir des répercussions extrêmement positives. Bon bah du coup, il y a plus de commerce de vêtements en France, bah sauf le haut de gamme. Ouais, d'accord. Ben d'abord d'abord excusez-moi de vous dire, je vais être un peu brutal hein. Enfin, il y a quelques années euh j'entendais moi des Français dire "Non, mais non, mais les Chinois, ils font des tongs, quoi. Bon, ils font des tongs.

Nous on fait de la chaussure de luxe ou on fait du vêtement de luxe." Ouais, c'est jusqu'au jour où les Chinois vont faire du vêtement de luxe, hein. Faut pas les prendre pour plus idiots qu'ils ne sont, hein. Je veux dire, ils ont des technologies, ils apprennent extrêmement vite les technologies quand ils les ont pas, ils viennent les chercher. quand on leur donne pas, il les prennent quand même. Donc [grognement] je veux dire, ils seront capables demain de faire ça. Bon, donc là, on voit bien que il y a une régulation nécessaire du commerce mondial, mais il y a aussi la valorisation du fabriqué en France. On sait pas valoriser.

Je veux dire déjà que par exemple nos militaires, nos policiers puissent avoir au pied des produits français, ça pourrait être pas mal, non ? Quand même, ce serait un début. Bah voilà, parce que après tout, on ne fait la publicité et on exporte au passage que ce qu'on utilise soi-même euh si l'armée avait pas acheté de rafale, on aurait pas vendu hein. Si on avait pas commencé à faire rouler les TGV en France et ben en réalité on les aurait vendu à personne. Bon c'est la reconquête du marché intérieur dont je parlais. Donc ça passe d'abord par une priorité de la commande publique.

Moi, je suis désolé mais moi je suis attaché à ce que nos pompiers, nos policiers, nos militaires puissent être habillés avec des choses qui sont fabriqués en France. Parce que d'abord c'est de la qualité, ça fait marcher les cordonniers quand nos militaires crapahut là. Après, il faut faut bien passer chez chez le gardonier, mais ça me paraît surtout être normal que ce qui sort de la poche de des contribuable français puisse retourner dans l'économie française. Bon, alors ça n'est ça n'est pas le cas. On s'est battu pendant longtemps d'ailleurs sur l'étiquetage de l'origine.

C'est la croix et la bannière parce que ça va totalement idéologiquement à l'inverse de ce que veut faire l'Union européenne. Donc voilà. Mais il faut, comme je disais tout à l'heure, évidemment mobiliser euh une enfin trouver une nouvelle majorité au conseil pour revoir un petit peu l'ensemble des règles de fonctionnement en fait de de du commerce parce que c'est un cercle vicieux si vous voulez. J'ai dit aussi à l'assemblée, je me suis un peu fâché. Bon, ça m'arrive rarement. C'est très très rare que je me fâche. Mais là, je me suis un petit peu fâché parce que les les les le gouvernement nous explique, regardez, c'est affreux.

Il y a des millions de de colis qui arrivent avec des produits affreusement dangereux. J'ai écouté de choses. S'ils sont dangereux, on les interdit, on les taxe pas. Non, mais d'accord parce que si vous voulez taxer des produits dangereux, vous faites donc de la gratte en fait sur des trucs qui peuvent être potentiellement dangereux pour nos compatriotes. C'est juste impossible. Et là, on retombe un peu sur la lutte contre la fraude.

C'est-à-dire que si on considère que l' immense majorité des produits qui sont importés de ces plateformes là représentent un danger en terme d'allergie, en terme de manipulation du produit pour les enfants et cetera, mais il faut agir parce que pardon de le dire un peu violemment mais il y a une partie quand même de ces produits de ces objets qui arrivent ou de ces vêtements. qui arrive de Chine que vous allez retrouver dans un certain nombre de magasins en bas de chez vous aussi hein. Il faut être cohérent. Faut être cohérent.

Je veux dire, je veux citer aucune grande enseigne, mais enfin je veux dire que si on chopait une enseigne et qu'on regardait tout ce qui est importé euh de Chine dans l'enseigne, je pense qu'on tomberait tous à la renverse. Bon, donc on peut pas en même temps appouvrir les gens, les mettre au chômage, écraser leur salaire et après leur dire "Bah ce que vous achetiez au magasin machin euh en bas de chez vous dans la rue, vous avez pas le droit de le commenter de le commander directement en Chine en le payant potentiellement 30 % moins cher." pas prendre aussi les consommateurs pour des poulets de l'année quoi ou [grognement] euh donc voilà.

Donc je pense qu'il y a vraiment tout un un un phénomène toute une logique à à revoir mais il faut rester cohérent et pas voter des lois qui sont uniquement des lois pour se donner bonne conscience. Et moi, je pense que la lutte contre la fraude, elle est essentielle. Voilà, elle est essentielle parce que si dans tout ce qui est importé en matière par exemple de chaussure, on s'aperçoit qu'il y en a 60 % qui en réalité ont un niveau de durabilité qui devrait d'ailleurs être noté en fait ou qui sont allergènes ou qui utilisent des produits qui sont dangereux pour la santé et cetera. Bah euh croyez-moi que la compétition va redevenir loyale.

Moi je suis pas contre la compétition hein, je suis pour l'économie de marché. J'ai zéro problème avec ça, mais je veux que la compétition, elle soit loyale. Or aujourd'hui, on ferme les yeux sur une compétition qui est déloyale. Et puis euh moi, je crois beaucoup au développement économique parce que la désertification n'a pas fait beaucoup de bien non plus, hein. À partir du moment où on est on assiste à une désertification, bah par définition, il y a un certain nombre de commerces qui ont des difficultés. on souhaite supprimer euh la CFE parce qu'on considère que elle c'est un un impôt qui pèse considérablement sur les commerçants, les PME, les TPE et cetera.

Euh et puis euh et puis euh [grognement] euh dans le cadre de la lutte contre la fraude, il faut aussi euh récupérer la TVR sur ces produits importés. Bah oui, parce que toutes ces grandes plateformes en réalité la plupart du temps, il y a pas de TVA. Donc quand quelqu'un vient dans un commerce français, il paye la TVA, mais s'il achète par internet, il y a une chance sur deux pour qu'il paye pas la TVA. Donc nous avons là encore réfléchi à un moyen de pouvoir percevoir la TVA, non pas en obligeant les plateformes à soumettre à la TVA parce qu'on y arrivera jamais.

Il y aura toujours des petits malins qui passeront euh, je veux dire au travers, mais au niveau du paiement par carte bancaire, puisque pour le coup, il y a un avantage, c'est que c'est un peu un concept contraint, c'est vous êtes obligé de payer avec votre carte pour pouvoir acheter sur internet. Voilà.

Or sur internet, il y [grognement] a une partie importante, non négligeable, même importante de la TVA qui s'évapore et toutes ces recettes supplémentaires pour l'État et bien ce sont des moyens pour pouvoir réaménager le territoire, recréer des bassins d'emploi, alléger les charges et les impôts des commerçants, des artisans et et aider à l'installation des jeunes agriculteurs et cetera et cetera. En tout cas, il y a aucune raison valable pour qu'on se laisse voler comme au coin d'un bois.

Je veux dire les fraudeur, il faut que ça devienne quelque chose qui soit ultra minoritaire et pour chasser et pas quelque chose d'admis, d'accepter parce qu'encore une fois derrière chaque fraude, il y a une concurrence déloyale à l'égard de nos propres compatriotes qui travaillent et et qui se donnent beaucoup de mal et qui contribuent beaucoup par leurs impôts. [grognement] Merci beaucoup Marine Le Pen et puis merci à Jérôme de maintenir cette profession et la vitalité de nos centre-ville et notre centrebourg. Alors je vais passer à Maria. Vous avez un parcours remarquable. On s'est au téléphone.

Vous me faites penser à ma mère parce que vous vous êtes arrivé du Portugal à 18 ans sans parler un mot de français. Ça vous a pas empêché d'être diplômé être soignante. Vous avez consacré votre vie à soigner et à aider les autres. Et puis à un moment donné de votre carrière, vous êtes dit "Bon, je vais me reconvertir". Pareil, vous avez passé des concours, vous avez réussi donc dans l'esthétique de soins, vous allez peut-être nous en parler et vous avez ouvert votre activité indépendante ici à Bourse Saint-Andéol.

Vous avez rénové les locaux, vous avez changé les fenêtres, la façade, vous avez amélioré tout ça et puis rendu finalement de l'attractivité à tous les autres du centre-ville, mais euh vous avez eu de mauvaise surprise. Bonjour. Bonour. Donc je suis euh il a raconté un petit peu mon parcours. J'ai intégré l'école d'esthétique à 50 ans pour 1 an pour avoir un CP d'esthétique. À 54 ans, je suis partie à l'université de médecine à la Sorbon à Paris pour devenir socioesthéticienne, pour prendre soin des en oncologie et dans les soins palliatifs pour le bien-être et l'estime de soi pour les pour les personnes malades.

Et donc depuis ma mon diplôme à l'université de Paris, j'ai ouvert mon institut à Bantendol. Donc j'ai ouvert, j'ai travaillé depuis 4 ans et euh comme il dit, c'est vrai que ma ma en ville quand on fait des travaux, j'ai dû faire des travaux, aménager mes locaux et tout ça et ces dernières années en quoi en 10 ans, j'ai pris 1000 € de taxe foncière. Donc je suis à 2450 € à Bantendol dans une maison de ville. J'ai pas beso de terrain, j'ai pas de piscine, j'ai rien minimum de confort et je trouve que c'est un peu excessif. Bon, juste avec ça, après vous avez toutes les charges de l'entreprise qui se rajoutent voilà tout types de charge. Aussi l'électricité, aussi l'énergie.

sur la facture de 100 € vous avez 30 de de que vous avez consommé 60 taxes taxes taxes taxes. Voilà. Donc ma question donc je suis à B pourendol commerçante. Donc ma question c'est comment envisagez-vous de faire baisser la pression fiscale sur les entrepreneurs qui investissent dans nos petits villages aux petites communes. Voilà. Merci. Merci Maria. Alors [raclement de gorge] euh il y a un énorme problème euh d'augmentation massive et générale de la pression fiscale. Voilà le dire et ce problème est d'autant plus inadmissible que en contrepartie parce que c'est ça aussi le problème c'est que on paye des impôts, il y a une contrepartie. Donc c'est quoi la contrepartie ?

la contrepartie ne cesse de s'effondrer. Donc le niveau de l'école est catastrophique, le niveau de la santé se dégrade de manière considérable, le niveau de l'insécurité se dégrade de manière considérable. La justice est de plus en plus lente et et parfois de plus en plus imprévisible. Enfin, c'est-à-dire que tout ce qui relève en réalité des engagements de l'État, non seulement ne correspondent plus, mais sont inversement proportionnel à l'augmentation des charges qui pèsent sur les contribuables, qu'ils soient d'ailleurs des contribuables euh entreprises ou qu'il soi des contribuables privés. Donc ça c'est un problème qui qui est majeur.

Alors nous déjà si vous voulez on essaie toujours de lier c'est rare quand on fait une proposition sèche. Voyez par exemple bon on on veut supprimer la CFE parce que vraiment la CFE pour le coup elle crée un différentiel entre les petites entreprises et et les grandes qui est anormal. Mais par exemple pour la C3S, on lit, on veut supprimer la C3S mais dans les endroits à euh euh euh qui sont victimes par exemple de désertification, c'est dans les endroits qui doivent justement euh voir à nouveau des gens arriver bénéficier d'un d'un réaménagement du territoire et cetera. Or, la désertification, elle devient de plus en plus importante. Pourquoi ?

parce que il y a 30 40 ans, on a dit nos gouvernants ont dit "Bon, on fait plus d'aménagement du territoire, ça sert à rien, on va laisser le marché aménager le territoire." Bon bah le marché il fait partout pareil dans dans le monde entier hein, que ce soit en Afrique ou en France, il fait pareil. C'est le marché lui, il fait des grandes métropoles et un désert autour. Voilà. Bah, c'est exactement ce qu'a subi la France.

des grandes métropoles qui aspirent tout, les emplois, euh les transports où tout le monde est serré comme ça machin et puis après on passe 2 heures à faire des des le trajet pour rentrer chez soi parce que on n pas assez d'argent pour pouvoir habiter dans la grande métropole et puis tout le reste autour, c'est espèce de dortoir ou des déserts et et la France qui avait cette incroyable réussite justement d'avoir construit conçu un pays où où que vous vous aviez peu ou prou le même la même qualité d'accès au services public, la même quasiment qualité d'accès au transport, à la santé et cetera. Bon ben tout ça est un vieux vieux souvenir.

Donc c'est une régression à laquelle nous avons été nous avons été confrontés. Bon, d'abord pour faire baisser euh la fiscalité, il faut faire des économies sur le train de vie de l'État. Ouais, je sais, je dis des gros mots, c'est économie, c'est un truc, j'ai pas trouvé encore de trucs euh différents pour le dire, mais que quand on dit économie assemblée, vous regarde, c'était quoi des économies, il refusent d'en faire. Voilà, vous l'avez vu lors du dernier budget, il y a des économies massives à faire sur le train de vie détail.

Il y a d'abord des gaspillages mais il y a en plus des dépenses qui ne se justifient pas au regard des objectifs qui sont à notre et au regard de la situation financière qui est celle de notre pays. Parce que moi, si vous voulez se faire construire une piscine quand on en a les moyens, j'ai pas de problème moi avec ça, mais construire une piscine quand on en a pas les moyens, ça me pose un problème. Bon, l'état c'est ça en fait, il continue et c'est exactement ce qu'on disait tout à l'heure.

Donc il sédimente donc il y a une dépense, il crée une autre dépense puis après une autre dépense puis on dit "Mais du coup la première est-ce qu'elle est utile ?" Ah non mais il faut pas y toucher parce que vous savez ce qu'ils disent hein derrière chaque niche il y a un chien qui mort enfin je sais pas quoi. Bon bref donc ça sédimente ça sédimente ça sédimente et en réalité on se retrouve avec des dépenses qui sont absolument considérables et des services rendus au publics qui sont en train de s'effondrer. Donc c'est pas c'est pas normal. Et puis il y a un moment où de la fiscalité des entreprises dépend la compétitivité des entreprises.

Alors moi je je pense un peu à la différence de parfois je rencontre des chefs d'entreprise des pardon des représentants syndicaux des chefs d'entreprise qui me disent les charges les charges les charges les charges. Ça me fait penser à la à l'écation de Gaulle. Ils sautent sur leur chaises en disant les charges, les charges, les charges. Bon euh [grognement] mais au-delà de ça, c'est l'emploi, l'emploi, l'emploi. Moi, c'est ça surtout qui m'a qui qui est ma réponse en réalité, c'est que il faut alors je sais que tout le monde dit, il faut recréer de la croissance, mais à eux c'est il faut créer de la croissance. C'est c'est un petit peu comme il faut faire tomber la pluie quoi, voyez.

Bon, donc il s'adressent au ciel et ils disent on prie pour que la pluie tombe. Donc là, on prie pour qu'il y ait de la croissance. Nonant la croissance, elle se construit. C'est difficile de retrouver de la croissance dans un environnement dont il qu'ils ont fabriqué enfin qu'ils ont conçu comme un environnement de concurrence des loyales en plus. Donc il faut recréer de la croissance.

Pour retrouver de la croissance, il faut euh évidemment euh euh mettre en œuvre tout ce dont on a parlé d'ailleurs tout à l'heure, mais il faut aussi euh faire travailler les gens et notamment faire travailler les jeunes parce que notre système de retraite par répartition auquel nous sommes tous très attachés est en déficit majeur. et il est en déficit majeur parce que il n'y a pas assez d'activité en France et il n'y a pas assez de salaire correct. C'est-à-dire queon a subi un double effet qui est l'ubérisation, c'està-dire les tout petits petits salaires, hein.

Et dans le même temps [grognement] de cette ubérisation, un vieillissement de la population et des jeunes dont le premier emploi réel est à 27 ans chers amis. 27 ans. Alors, on a un désaccord avec la classe politique français. Il dit, il faut faire travailler les les personnes âgées et tout. Faut traviller jusqu'à 64 65 66. Enfin bon, c'est un concours là. Non obstant le fait que bon bah 55 en général ils se font virer hein ou à 60, ça c'est on nous répond pas quand on dit ça. On essaie bien de vouloir faire travailler les gens jusqu'à 65 mais si à 60 ils sont mis au chômage, ça paraît compliqué. En revanche, il y en a qui peuvent travailler, c'est les jeunes.

Et que le premier emploi soit à 27 ans en moyenne, c'est pas possible en fait. Voilà, il faut faire travailler les jeunes. Et faire travailler les jeunes, ça veut dire faire cotiser les jeunes parce qu'ils ont un emploi, donc ils vont cotiser et puis ils vont payer des impôts et puis tout ça si vous voulez ça va élargir la base parce que le problème c'est que les entreprises et les classes moyennes se retrouvent. C'est la pointe de de la pyramide. C'est que tout repose en fait sur les entreprises et sur les classes moyennes, hein. Les classes supérieures en général ont tous les moyens pour pouvoir échapper par l'optimisation et cetera.

Et puis il y a une grande partie des gens qui ont un salaire qui ne leur permet même pas de payer des impôts. Le problème des salaires est un problème majeur en France. He ça aussi ça va être un sujet de 2027. Le niveau des salaires en France est extrêmement bas. Enfin, je vous rappelle que 40 % des gens qu'on a sondé, hein, des Français, ils disent que leur salaire nominal n'a pas bougé depuis 2022. Bah, ça pose juste un problème, c'est que du coup, si leur salaire n'a pas bougé depuis 2022, ça veut donc dire qu'ils ont perdu 14 % de pouvoir d'achat. et les 14 % de pouvoir d'achat qu'ils ont perdu, bah c'est vous qui en subissez les conséquences.

C'est-à-dire tous ceux qui sont des acteurs de la vie économique. Parce que si vous avez 14 % de disons, mais je vais schématiser mais 14 % de clients en moins, fait beaucoup quand même hein. Ça devient compliqué hein. C'est probablement le niveau de votre marge en fait. La marge que vous faites, ça peut être ça. 14 15. Bon donc on voit bien quand je vous dis que c'est l'économie, c'est vraiment une logique. Il y a il y a à un moment donné une une logique vertueuse ou une logique vicieuse. Bah depuis des années, nous sommes dans une logique vicieuse. Donc nous voulons augmenter faire en sorte d'augmenter les salaires. On a fait un certain nombre de propositions sur ce sujet.

On va encore travailler le sujet pour 2027. On voit bien que les allègements de charge sur les bas salaires, ça a aggravé la situation parce qu'alors du coup ça une espèce de trappe à bas salaire. Ça veut dire que vous quand vous voulez chef d'entreprise augmenter un salarié de 1 € au-dessus de cette trappe ambasadaire, ça vous coûte tout de suite une fortune. Bah donc vous le faites pas ou vous le faites mais ça vous pend enf je dire tout ça est très pervers.

Vous imaginez parce qu'en fait on fait peser en réalité du coup sur le chef d'entreprise le refus d'augmentation de salaire mais l'augmentation de salaire est tellement énorme même si elle est minime que c'est aujourd'hui donc il faut revoir tout ça c'est une c'est une absurdité donc il faut relancer l'économie française dont on voit bien que elle est aujourd'hui totalement poussive alors on masque hein on dit non non il y a pas d'augmentation du chômage. Ah bah c'est sûr que quand vous avez tout le monde est étudiant jusqu'à 27 ans, c'est sûr que bah ceux-là ils rentrent pas dans les chiffres du chômage, ça les arrange bien.

Bon et puis il y a ceux qui sont en formation, bah ceuxl ils sont pas non plus dans les chiffres du chômage donc ça les arrange bien. Et puis euh il y a ceux qui sont euh encore une fois ce dans un certain nombre de processus divers et variés et donc ça les arrange bien aussi. Voilà. Donc on fait tout en fait pour faire baisser artificiellement le le taux de chômage. Mais [grognement] plus les gens plus il y a de gens en inactivité dans notre pays, plus moins il contribuent et moins il contribuent, plus ceux qui en réalité travaillent et entreprennent voi peser sur eux une charge qui est de plus en plus importante. Voilà.

Donc on ne fait pas on on n'organise pas l'importation de chômeurs pour être pas mal aussi parce qu'on en a déjà assez nous. Donc si on pouvait éviter de les importer euh ça pourrait être bien. On essaie d'éviter l'importation d'inactif ou alors euh sauf s'ils ont une petite fortune personnelle qui leur permet d'assumer leurs besoins. Mais non mais ça a l'air idiot vous voyez. Mais il y a un moment si vous voulez il faut vivre on peut pas vivre au-dessus de nos moyens. Là, on joue les généreux quand même dans toute une série de domaines. On joue les généreux, mais nous n'avons plus les moyens de jouer les généreux.

Ça veut dire que euh encore une fois, nos entreprises, nos contribuables sont écrasés et en plus notre dette augmente. On dirait que moi, non, mais on augmente pas la dette. Vous avez vu, on augmente les impôts mais pas la dette. Si si, on augmente les impôts et la dette. Et ça entraîne quoi ? Bah, des défaillances d'entreprises qui se multiplient. Donc on est extrêmement conscient que il faut évidemment alléger tout cela et pour cela et bien il faut remettre notre système de protection sociale à l'équilibre. Voilà, il faut le remettre à l'équilibre.

Et si on ne remet pas à l'équilibre, et bien et s'il y a un déficit d'une branche de notre système de protection sociale et bien on peut on peut d'ailleurs on peut décider, c'est un choix de société mais à ce moment-là il faut trouver des recettes qui permettent de combler ce système de protection mais pas uniquement en faisant peser tout ça sur le les entreprises et sur et sur le travail parce que sinon ça devient extrêmement compliqué.

Euh je voulais juste vous donner le taux parce que j'avais entendu un ancien premier ministre qui avait dit oui sont eux la smicardisation de la société et cetera ça faisait 8 ans hein qu'ils étaient au pouvoir mais c'est ça devait être de la responsabilité de je ne sais qui. Alors oui en effet parce que la part des salariés au SMIC, j'ai regardé ça avant de venir a augmenté de 50 % entre 94 et 2025. 50 % de plus de gens qui travaillent au SMIC.

les gens qui travaillent au SMIC et ben par définition euh ils pèsent autant que les autres et c'est pas un reproche du tout hein, au contraire hein parce que ils ont bien du bien du mérite euh ils pèse autant bien entendu euh sur le système de protection sociale et c'est normal sauf qu'il y a pas de charge en facial à côté hein [grognement] et et surtout on les met dans une situation où on ne peut pas augmenter leur salaire parce que si on augmente leur salaire à ce moment-là ça fait tout exploser. Mais le problème c'est qu'en terme de consommation ça agit sur l'économie de notre pays et en terme de cotisation ça agit évidemment sur l'équilibre de notre système de protection sociale.

Et en terme d'impôts, c'est par définition zéro. et tous les impôts qui ne vous voyez tout ça pour vous dire que quand je vous dis que c'est un un système qui se tient, c'est que écraser les salaires comme on fait nos dirigeants par l'intermédiaire de cette forme d'ubérisation, c'est en réalité entraîner des problématiques à n'en plus finir sur tout le reste en fait de la société, sur le fonctionnement même de notre économie. Donc, il faut reprendre les choses, je pense, euh exactement euh à l'inverse. Mais pour pouvoir agir là-dessus et pour faire baisser les charges et les impôts sur les entreprises, il faut donc créer de la richesse.

Ça aussi ça va être un gros mot, mais bon, pas pour le même euh machin de la richesse. Il faut créer de la richesse, créer de l'emploi. Il faut réindustrialiser notre pays parce que c'est là où il y a des salaires qui en réalité sont de bon niveau et l'industrie elle ne permet pas d'ubérisation. Donc il faut réindustrialiser massivement notre pays. Pour réindustrialiser massivement notre pays, il faut le vouloir. Faut le vouloir parce qu'idéologiquement aujourd'hui, vous êtes conscient que nos dirigeants sont soumis à une idéologie qui est l'idéologie de Ah non, mais les agriculteurs c'est des pollueurs et puis les industriels aussi c'est des pollues.

Alors, faut empêcher les industries de se monter et partout on voit des projets industriels qui tombent à l'eau. Enfin, un coup c'est parce que ça prend trop de place, un coup c'est parce que ça fait trop de bruit, un coup c'est parce que ça sent pas bon, un coup il y a toujours une bonne excuse pour empêcher un projet industriel de se monter. Je vous rappelle que je crois que c'était en Bretagne où [grognement] ils se sont hyper mobilisés là les écologistes contre une une usine de brioche. Bon là c'était pas l'odeur qui dérangeait a priori hein. Bon [grognement] ah non mais c'était l'eau. Il y avait trop d'utilisation d'eau.

Vous me direz que tout ce qui est tombé là dernièrement pour peu que on le gère on la gère l'eau. À mon avis il y avait de quoi faire fonctionner l'usine en question pendant 270 ans. Mais on n pas le droit de conserver l'eau. Voilà, on n pas le droit d'avoir une utilisation raisonnée de l'eau. C'est méchant. Voilà. Là aussi, non mais je veux dire à un moment, pardon, mais moi je veux bien tout ce qu'on veut, mais il va falloir arrêter les dingueries aussi.

arrêter les dingueries, c'est-à-dire arrêter toutes ces interdictions qui nous sont posées par des gens pour des raisons idéologiques qui sont absurdes absurdes et qui entraînent qui mettent nos agriculteurs dans des conditions qui sont absolument insupportables qui du coup font monter les prix des produits. Bah par définition, si la production est moins bonne et ben la rareté entraîne l'augmentation des prix donc ça fait augmenter les prix et j'en passe et des meilleurs. Donc il faut arrêter tout cela et il faut massivement mettre en place un plan de réindustrialisation. Pour réindustrialiser, il faut agir sur le prix de l'électricité.

Désolé mais je suis un peu longue mais à un moment donné faut être un peu complet. Quand le prix de l'électricité augmente considérablement, nos commerçants, nos artisans, nos industriels et bien se retrouvent pendu. Voilà. Or, nous avons investi, nous pas nous d'ailleurs, nos parents, nos grands-parents, nos arrières- grands-parents, j'en passé des meilleurs, ils ont investi pour avoir un parc nucléaire qui permettait une électricité pas chère, abondante et sûre. Et ben, on a réussi à se sortir de cet avantage. Non, on veut pas avoir un avantage par rapport aux autres, hein. Ça va pas.

On va aller se mettre entre les mains des Allemands qui vont nous fixer le prix de l'électricité sur le prix du gaz qu'on a pas. Super idée quand même. Quand même une idée extraordinaire. Donc on s'est retrouvé avec une explosion du prix de l'électricité. Sauf qu'une explosion du prix de l'électricité et bien euh ça a une conséquence directe sur notre industrie. [grognement] Donc je résume, si je peux résumer, réduction massive de la dépense publique, euh soutien à la réindustrialisation, euh modification euh des encore une fois des normes et des idéologies qui sont aujourd'hui très perverses dans notre pays.

Euh et puis faire travailler l'épargne des Français, ça j'ai oublié de vous en parler. Euh parce que pour que nos entreprises se développent, il faut investir et il faut leur permettre de d'avoir accès à l'investissement. Et pour leur permettre d'avoir accès à l'investissement, il faut mettre en place un fond d'investissement qu'on a euh de manière tout à fait impropre appelé un un fond souverain. C'est pas en fait un fond souverain, c'est pas du tout ça. Un fond souverain, c'est vous avez du gaz, vous avez de du pétrole, vous vendez le gaz et le pétrole et l'État en fait a un fond d'argent qu'il met. Bon, c'est pas du tout ça.

Là, l'idée c'est de rendre les Français propriétaires de la maison France. Donc on détecte des investissements dans dans des entreprises ou dans des filières qui fonctionnent. On connaît, on a tout ça, tout marche bien et on va aller investir l'argent des Français pour leur livrer des intérêts. C'est quand même pas mal parce que plutôt que de les donner au marché financier les intérêts, c'est bien de les rendre au français parce que tout ça c'est plus de pouvoir d'achat du coup hein, vous comprenez bien ? Là encore, on est dans le cercle vertueux dont je parlais dont je parlais tout à l'heure.

Et et quand on voit que l'IVRA verse 1,4 %, c'est pas très compliqué de trouver quand même des secteurs, des filières, des industries qui livrent des intérêts qui soient supérieurs à 1,4 %. Voilà. Donc euh je pense qu'avec tout ça, croyez-moi, euh la situation dans laquelle nous vivons n'est pas une fatalité, hein. Elle est la conséquence de mauvaises décisions politiques. Donc il faut toujours se dire ça parce que de bonnes décisions politiques vont pouvoir entraîner euh des résultats qui seront des résultats positifs. Merci [grognement] beaucoup Marine. Merci Maria.

Alors, deux dernières interventions et une dernière réponse de Marine Le Pen sur le travail qui doit payer monsieur Carpintero donc qui est restaurateur à privat, une ville marine où 17 commerces ont fermé en 1 an. 1 an, 12 mois, 17 commerces qui ont fermé en 1 an. Donc au niveau de l'économie de proximité, je pense qu'il y a d'énormes questions. Marine a un peu répondu à votre question, je vous laisserai la poser parce que globalement avec Bruno Duran qui est boulanger sur PriA, vous avez des questions euh relatives au pouvoir d'achat et puis ensuite nous irons nous restaurer. Euh donc je vous donne la parole. J'ai encore beaucoup. Merci. Alors moi je je vais la faire courte.

Euh, j'aimerais savoir vos propositions en fait pour pour redonner en fait le la valeur du travail et que le travail paye à nouveau en France. Alors, je j'en de Bonjour Marine Le Pen. Euh, je vois que vous avez pris vous avez des notes, des papiers. Je sors le mien aussi si ça vous ennuie pas. Euh voilà des chiffres qui sont par Ouais. Donc moi je suis commerçant depuis 16 ans, boulanger à Privat. Donc évidemment, je subis comme tous mes collègues les hausses des charges, les nouvelles taxes qui apparaissent sans arrêt, les coûts des matières premières, de l'énergie. Alors, on peut absorber une partie de ses charges. Tout le monde peut pas mais bon, on arrive quand même.

Tout le monde peut pas parce que la preuve des commerces ferme. Euh donc, mais moi ce qui m'a apparaît le plus inquiétant au-delà de ça, c'est le c'est le pouvoir d'achat des Français qui baisse inexorablement. Donc parce que si les gens ne consomment pas, ne dépensent pas, ben nous on travaille pas tout simplement. Donc j'aimerais savoir comment concrètement vous comptez rendre du pouvoir d'achat aux Français. Alors vos vos deux questions se se croisent et renvoie à l'évocation que j'expliquais tout à l'heure sur l'explosion des dépenses contraintes parce qu'en réalité il y a deux moyens de rendre du pouvoir d'achat.

On peut baisser l'imposition que subissent les gens, baisser les taxes et cetera et puis on peut baisser les dépenses contraintes. Donc ça passe par, je pense le logement dont on a parlé. Mais évidemment ça passe aussi par le prix de l'énergie. le prix d'énergie qui passe de plus en plus lourd aujourd'hui euh sur les foyers ainsi d'ailleurs que sur les entreprises. Donc vous le savez euh depuis 2022, nous réclamons à corps et à cri euh que la TVA sur les énergies soit à 55. Pourquoi ? Mais parce que l'énergie, c'est un bien de première nécessité. Voilà, c'est un bien de première nécessité. Pouvoir euh allumer la lumière, se chauffer et mettre de l'essence.

euh dans le véhicule pour aller travailler, c'est un bien de première nécessité ou pour aller emmener euh sa grand-mère euh à ses rendez-vous médicaux ou emmener ses enfants à l'école et particulièrement, il faut bien dire, dans la ruralité et c'est d'autant plus vrai avec la situation géopolitique que nous allons vivre. Donc nous réclamons à corps et à cri encore plus que nous ne le faisions d'habitude la nécessité pour le le l'État français de baisser la TVA à 55 sur l'énergie fu gaz électricité et carburant. Bah déjà ça, si vous voulez, ça va rendre quand même, quoi qu'on en dise, du pouvoir d'achat euh au aux Français.

Et et en plus euh et on voit d'ailleurs les conséquences, hein, c'est-à-dire les Français partent plus en vacances, enfin il y en a plein qui partent plus en vacances. Euh euh en réalité euh on calcule pas la part de ceux qui partent grâce en fait au comité d'entreprise ou grâce aux structures communales ou régionales. Mais si on retirait ça, je pense qu'il y aurait plus grand monde si vous voulez qui pourrait s'offrir en réalité des loisirs. De la même manière nous avons réclamé la TVA à zéro sur un panier de première nécessité. Voilà, sans produit de première nécessité euh qui euh devrait euh voir une TVA euh égale à é0.

Ça ce serait quelque chose qui rendrait évidemment du pouvoir d'achat et particulièrement du pouvoir d'achat euh au plus au plus modeste. Donc tout ça nous l'avons défendu à l'Assemblée nationale. Nous ce que nous souhaitons, si vous voulez pour les Français qui en ont besoin, c'est que les aides soient lisibles et soient simples parce que là faut quasiment prendre un avocat pour pouvoir remplir l'intégralité des documents pour pouvoir avoir droit en fait à une aide quand vous êtes dans la difficulté. Le problème, c'est qu'il y a beaucoup d'associations qui s'occupent de ça pour les étrangers. Il y en a pas beaucoup qui s'en occupent pour les Français, faut être honnête, hein.

Donc bah c'est vous, tant pis. Et puis bah qu'est-ce qui se passe ? Bah, il se passe que les gens qui qui travaillent et qui ont droit à une net, ben ils vont pas la chercher. Voilà, ils vont pas la chercher parce que c'est compliqué, [rires] parce que c'est trop difficile, parce que ça met trop de temps et bon bah tant pis, on laisse tomber. Euh donc euh c'est un peu là, il y a une forme de discrimination, si je puis me permettre, dans l'accès à ce que euh on peut euh à ce qu'on peut euh mettre en place. Donc euh il y a euh la baisse de TVA, il y a les économies d'énergie qui sont nécessaires mais pas avec euh ce qui a été fait là.

La prime la prime rénove, bon ça fonctionne pas, ça a été une trappe à fraude absolument considérable. Donc on est en train de réfléchir à à quelque chose d'autre qui soit en fait un un impôt négatif pour les ménages qui passeraient de du chauffage gaz fiule à un chauffage électrique ou à une pompe à chaleur parce que il faut qu'on arrive à être dépendant de ce qu'on produit. Truc fou. C'est-à-dire si possible pas de gaz et pas de fu pour le coup on n'est pas souverain.

Alors que l'électricité on peut très bien considérablement augmenter notre production nucléaire qui est encore une fois en plus une production propre et bas carbone pour pouvoir avoir une électricité et bénéficier de cet avantage concurrentiel. Je parle pour les entreprises aussi, cet avantage concurrentiel par rapport à un certain nombre de nos euh de nos voisins. Donc voilà, je pense que vraiment la réduction des dépenses contraintes, c'est quelque chose qui a été un sujet de préoccupation pour nous en 2022. Ça sera encore en 2027. Il y a toute une série de choses sur lequelles on peut agir euh en discussion avec les assurances, en discussion avec les mutuels.

Euh vous voyez, typiquement les assurances là, on vient de nous dire ben on va peut-être avoir une taxe supplémentaire euh sur les assurances pour payer quoi ? Bah pour payer les dégradations commises par les voyou quand ils ont envie de s'amuser et que il y a une émeute. Bah tiens voilà, il casse tout. Et ben comment on casse tout ? Ben qui va payer ? Ben à vous. Mais oui, mais le problème c'est que ça plus ça plus ça plus ça plus ça plus ça plus ça plus ça. Nous à l'Assemblée nationale nous avons dit non ceux qui brûlent qui casse qui détruisent en fait c'est eux de payer plus d'impôts.

Je veux dire un moment, je trouve le peuple français d'une patience et d'une gentillesse absolument inoué parce que je connais beaucoup de de de de peuples qui diraient "Non mais oh stop là, je veux dire commencez par faire votre boulot à vous hein puis après nous on fera le nôtre." Mais je veux dire il y a vraiment une forme de très grande passion chez les français. Il faut pas en abuser. Il faut pas en abuser. Euh et et ainsi on pourra quand même peut-être aller mieux et les uns et les autres et redonner le goût du travail à ceux qui n'en ont qui ne l'ont plus. Voilà ça aussi. Merci beaucoup Marine Le Pen et merci à tous d'avoir participé à cet événement.

1:25:20
Non speech

[applaudissements]

1:25:24
Locuteur

Je sais qu'il y a Kevin qui est chaudronier. Je sais qu'il y a des maçons aussi qui voulaient parler. Monsieur Pensier, je vous invite à à discuter au buffet déjeunatoire avec Marine Le Pen parce que je sais que votre vous avez un attachement Marine Le Pen avec un chaudrenier, je sais. Mais je regardais aussi tout à l'heure la tapisserie derrière là, un énorme échafaudage de constructeurs, de bâtisseurs qui vont chercher l'espoir et la libération. Ça me faisait penser un petit peu à l'événement qu'on vient de de vivre qui a deux objectifs. Le premier, c'est que les journalistes qui ont qui prenaient notes, le RN a un programme économique et a une vision sur le travail.

Ça c'est la première chose sur les plateaux de télévision, on en a plus qu'assez d'entendre que ce n'est pas le cas, vous le voyez encore aujourd'hui. Et la deuxième chose, c'est que je pense que cette construction, cette bâtise sera aussi le chemin un pour la victoire de Céline Porquet au 15 mars prochain et de la victoire de Marine Le Pen en 2027.

1:26:16
Non speech

[applaudissements]

1:26:19
Locuteur

Marine, souhaitez-vous quelques mots de conclusion ? [applaudissements] Euh, merci beaucoup à tous. La politique, c'est pas l'affaire de quelques-uns. Voilà, je voulais juste vous dire ça. La politique, c'est l'affaire de tous. Et en réalité, l'ensemble des des des idées, des espoirs que vous portez les uns et les autres qui participres activités économiques sont essentielles. Moi, ce qui me touche au-delà de ce qui me frappe, parce que ça ne me frappe plus, mais ça me touche, c'est le sentiment de démoralisation. Les gens sont démoralisés. Ils font les choses en disant "Bon, on tient, on tient mais on est démoralisé." Or euh moi je veux que vous retrouviez le sourire.

Je veux retrouver de la joie de vivre, de la joie de travailler, de la joie de produire. Et je n'en vois quasiment plus nulle part. Voilà. Je vois des gens qui sont soit en survie, soit écrasés par un sentiment d'injustice, celui dont je parlais récemment, soit vivant avec à au ventre la peur du lendemain. Nous ne pouvons pas être un peuple qui vit dans la peur, dans la la démotivation et et dans voilà le le sens du espèce de sens de sacrifice pour rien quoi. C'estcisif hein. On monte le rocher, il redescend, on remonte le rocher, il redescend, remonte le rocher. Ça ça rend absolument fou.

Donc moi, j'ai j'ai je moi ce que je souhaite pour le peuple français, pour les entrepreneurs euh de de France et tous ceux d'ailleurs qui travaillent, c'est qui retrouve euh c'est c'est qu'ils arrêtent d'avoir la peur du lendemain. Je veux qu'ils soient sûr du lendemain. Ça va être un sacré boulot parce que croyez-moi que la situation du pays est vraiment très mauvaise. Est vraiment très mauvaise. C'est que pour être candidaté à la présidentielle, faut être côtement fou [grognement] totalement convaincu. Heureusement que je suis totalement convaincu parce que là c'est un champ de ruine, faut être honnête.

Enfin, ils nous ont laissé avec tous leurs grandes leçons de moral, les [grognement] sachants. Oui, nous on sait les sachants. Vous vous êtes incompétent. Nous on est compétent. avec leurs compétences hein, ils ont réussi à mettre le pays profondément à genou et à attenter à cette joie de vivre qui est euh vraiment qui fait partie de l'identité française. Donc on va retrouver la joie de vive. Je dis pas que tout va être simple mais au moins on va reprendre la bonne direction parce que là chaque décision prise est une mauvaise décision.

Donc vous voyez, c'est ça qui participe aussi à la démoralisation des acteurs économiques dans notre pays et de ceux qui travaillent, c'est qu'ils ont sentiment que leurs efforts sont gâchés. Voilà, ne servment en réalité pas euh ni à améliorer leur propre situation, ni à améliorer la situation du pays dans son ensemble. Donc on va inverser cela et et moi je je viens vous porter un message d'espoir, c'est que malgré ce champ de ruine [grognement] et bien encore une fois tout ce qui fait souffrir ce qui ne fonctionne pas et la conséquence de décision politique dans une démocratie. C'est comme ça. D'accord ? Donc c'est pas un orage de grê hein. Tout ça c'est pas lié à un orage de grê.

Parfois il y a des orages de grê drôle. Mais c'est pas lié à un orage de grê. C'est pas de la malchance, ce sont des mauvaises décisions politiques qui entraînent en été une situation qui est de plus en plus compliquée, de plus en plus difficile. Donc les bonnes décisions politiques entraîneront évidemment une amélioration de la situation. Ça prendra le temps que ça prendra. Certaines des décisions auront des conséquences très rapides, d'autres auront des conséquences plus longues, notamment dans le domaine de l'éducation.

Parce que quand on a laissé le l'éducation s'effondrer comme on a laissé s'effondrer, ben on a en quelque sorte en partie seulement Dieu merci mais en partie sacrifier euh une ou deux générations hein à qui on n'a pas donné la chance de pouvoir accéder à la qualité en fait qui faisait notre spécificité française. Donc ça c'est un peu plus long mais il n'en demeure pas moins que il faut l'engager, il faut le mettre en œuvre et on ne peut pas attendre indéfiniment pour pour se faire.

Donc le changement, il commence par les municipales parce que c'est là les deux autres candidats, hein, les municipal, c'est pas le changement en 2027 parce que les grandes orientations, je vois bien les gens, ils sont comme ça, ils disent "Ah 2027, oui, d'accord." Mais d'avant 2027, il y a là les municipales parce que dans les municipalités aussi, il y a des choses à faire. Il y a des bonnes décisions à prendre. Il y a de la sagesse à mettre en œuvre, il y a du bon sens à mettre en en œuvre et je suis absolument convaincu euh que [grognement] euh nos nos candidat en seront euh la plus belle des démonstrations et puis il y a une prime au courage.

Et moi, je voudrais terminer mon propos en félicitant et en remerciant euh Cédine

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Locuteur

particulièrement parce que vous les entendez là tous dire "Ah, il faut que les femmes s'investissent en politique et tout, faut que les femmes s'investissent et puis quand elles s'investit, il tire dessus." La manière dont s'est comporté l'équipe adverse face à Céline, c'est une véritable honte. Ces gens devraient raser les murs parce que venir intimider une candidate déjà venir intimider un candidat mais venir intimider une candidate venir chercher à lui faire peur et donc chercher à la faire renoncer à son engagement pour le bien public, son engagement pour les autres. Mais ces gens devraient mourir de honte. Voilà. Et rien que pour ça, il y a beaucoup d'autres raisons.

Ses qualités, ça son énergie, ses compétences, ses ses idées, son imagination pour la ville, tout ça nécessite qu'elle soit élue. Mais la manière dont ils se sont comportés avec elle, rien que ça mériterait que eux soient battus.

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