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Discours / meetingDebout!· 15 février 2026 105 minAutoproduitFond programmatiqueSolidarités & familleInstitutions & électionsTravail & emploiÉconomie & entreprises

Nous sommes là pour gagner - Meeting avec François Ruffin

Source d'origine 10 locuteurs

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 89 %Attaque 7 %Défensif 4 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:04Locuteur 6Promesse
    « On va proposer un statut pour les travailleurs et les travailleuses essentielles. »
  • 7:44Locuteur 5Chiffre
    « Sur les plus de 100 000 signatures de la campagne Nous Présidents, il est probablement le premier à avoir signé. »
  • 16:43PrésentateurFait
    « Figurez-vous qu'on ne trouve plus de soudeur en France. »
  • 19:32Locuteur 10Chiffre
    « Je fais partie des 12 millions de aidants familiaux. »
  • 41:32Locuteur 1Chiffre
    « il y a 12 millions de personnes en situation de handicap. »
  • 41:36Locuteur 1Chiffre
    « il y a 11, 12 millions de proches aidants. »
  • 44:50Locuteur 1Fait
    « 'ai écouté hier à la radio Claire Hédon, la défenseure des droits, qui nous expliquait, qui vient de sortir un livre et qui parle de la question du droit. »
  • 46:32Locuteur 1Fait
    « Claire Hédon parlait, citait Victor Hugo avec cette question d'éradiquer la misère, pas de l'abaisser, pas de l'atténuer, de l'éradiquer. »
  • 46:50Locuteur 1Fait
    « la question d'éradiquer, non seulement, elle est possible et on a quelques idées de contre qui on doit lutter aujourd'hui pour permettre d'éradiquer cette misère »
  • 51:29Locuteur 7Chiffre
    « Dans le même sondage, celui que je vous parlais, il y a 78% des gens de sympathisants de gauche qui demandent cette primaire. »
  • 51:37Locuteur 7Fait
    « elle aura lieu le 11 octobre prochain. »
  • 52:06Locuteur 7Fait
    « si nous continuons sur le chemin de la désunion. La défaite est assurée en 2027. »
  • 55:12Locuteur 7Fait
    « Le favori, c'est l'extrême droite. »
  • 55:21Locuteur 7Fait
    « La vraie bataille, c'est de démontrer qu'on peut gagner au deuxième tour, qu'on a une chance face à l'extrême droite. »
  • 1:05:15Locuteur 4Chiffre
    « en 13 jours, en 13 jours, nous avons rassemblé 100 000 soutiens dans le pays. »
  • 1:05:26Locuteur 4Chiffre
    « 10 000 volontaires, 10 000 personnes qui ont dit « En plus, je m'engage dans la campagne. » »
  • 1:13:24Locuteur 4Chiffre
    « Un geyser, 400 000 signatures en 24 heures »
  • 1:13:29Locuteur 4Fait
    « en quatre jours, en quatre jours à faire l'union. »
  • 1:16:44Locuteur 4Promesse
    « nous allons nous mettre pleinement au service des listes de gauche qui peuvent gagner dans trois semaines. »
  • 1:20:06Locuteur 4Promesse
    « nous portons une proposition de loi sur les vacances pour tous. »
  • 1:21:23Locuteur 4Fait
    « Depuis un demi-siècle, ça se faisait déjà dans les caisses de solidarité, dans des mutuelles, dans des fédérations de travailleurs. »
  • 1:27:52Locuteur 4Fait
    « Ils disent il faut relever les tarifs douaniers de 30% sur tout ce qui vient de Chine. »
  • 1:28:05Locuteur 4Promesse
    « Ce qu'il nous faut, ce que nous proposons et depuis des années et des années, c'est d'identifier les 100 produits. »
  • 1:29:40Locuteur 4Fait
    « Pour rappel, le retour d'un ISF, il vote contre. »
  • 1:30:11Locuteur 4Fait
    « Elle, qui n'arrive pas à se faire réélire, la voilà récompensée. »
  • 1:34:17Locuteur 4Fait
    « C'est un article des Echos qui dit le dividende est roi. »
  • 1:35:17Locuteur 4Promesse
    « Pour elles, pour eux, nous bâtirons le statut des travailleurs essentiels avec salaire, horaire, carrière. »
  • 1:35:37Locuteur 4Promesse
    « Nous encadrerons les loyers, pas seulement dans les zones tendues, parce que c'est partout dans le pays désormais. »
  • 1:41:02Locuteur 4Promesse
    « Toutes et tous égaux devant l'éducation, devant la santé, devant la justice, devant la police. »

Temps de parole

  • Locuteur 436 %
  • Locuteur 713 %
  • ?10 %
  • Présentateur10 %
  • Locuteur 18 %
  • Locuteur 97 %
  • Locuteur 63 %
  • Locuteur 103 %
  • Locuteur 83 %
  • Locuteur 23 %
  • Locuteur 53 %

≈ 85 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur 6

C'est bon, on attaque les marines, on attaque les... Macron, maintenant on va vous dire ce qu

0:04
Locuteur

'on

0:04
Locuteur 6

va proposer. On va proposer un statut pour les travailleurs et les travailleuses essentielles. Et pour ça, je vais appeler Céline, qui est infirmière à Arras.

0:17
Locuteur

Et

0:17
Locuteur 6

pour ça, pour chanter avec nous, je vais appeler Hervé, qui est libreur à Arras. Essentiel,

2:39
Locuteur 2

ménage aux camionnais.

5:57
Locuteur 7

Groupe, prendre peut-être un peu le refrain. Essentiel.

6:40
Locuteur 5

Merci pour cet accueil, merci pour la musique. On est en train de clôturer cette première journée du Parlement debout. Et cette première journée, c'est véritablement une nouvelle étape après la création du parti au mois de juin dernier. Aujourd'hui, on a des référents dans la majorité du territoire. On a des délégués qui sont venus d'un petit peu partout aujourd'hui nous rejoindre à Paris. Et on a un pied qui vient d'arriver sur la scène. Merci.

7:09
Locuteur

Et

7:09
Locuteur 7

la première chose qu'on voulait faire pendant cette dernière partie de la journée, c'est de mettre la lumière sur une innovation politique, sur les référents métiers.

7:18
Locuteur

C

7:18
Locuteur 7

'est des... Ouais, il y avait un wouhou ici, on peut y aller, sur les référents métiers.

7:23
Locuteur

La

7:28
Locuteur 7

réalité de leur métier, dans la réalité de leur passion. Et c'est par ce prisme qu'ils s'engagent en politique, dans le militantisme.

7:35
Locuteur 5

Et pour en parler, qui pour l'incarner de mieux que Sébastien Jumel ? Sébastien Jumel est un copain, un camarade communiste de longue date. Sur les plus de 100 000 signatures de la campagne Nous Présidents, il est probablement le premier à avoir signé.

7:54
Locuteur

Il

7:55
Locuteur 5

confirme.

7:58
Locuteur 7

Ancien maire de Dieppe, ancien député aujourd'hui, président de l'agglomération, c'est l'un des artisans principaux de cette campagne que nous lançons. C'est le porte-parole de François Ruffin. Mesdames et messieurs, faites un maximum de bruit pour accueillir Sébastien

8:12
Locuteur

Jumel

8:13
Locuteur 7

!

8:29
Présentateur

Chers amis, chers camarades, que de chemin parcouru depuis le séisme politique provoqué dans l'extrême brillante solitude du pouvoir

8:43
Locuteur

par

8:44
Présentateur

Emmanuel Macron en déliquescence

8:47
Locuteur

?

8:48
Présentateur

Quel chemin parcouru

8:50
Locuteur

depuis

8:51
Présentateur

Flix Secours,

8:53
Locuteur

où

8:54
Présentateur

nous avons fait un choix

8:55
Locuteur

encore

8:57
Présentateur

un peu sonné

8:58
Locuteur

de

8:59
Présentateur

ne pas subir l'histoire

9:00
Locuteur

et

9:01
Présentateur

de la reprendre en main

9:02
Locuteur

? Que

9:03
Présentateur

de chemin parcouru

9:05
Locuteur

depuis

9:06
Présentateur

la marbrerie de Montreuil,

9:09
Locuteur

où

9:10
Présentateur

dans une salle comble,

9:11
Locuteur

avec

9:12
Présentateur

une énergie incroyable,

9:16
Locuteur

François

9:16
Présentateur

dessinait déjà

9:17
Locuteur

le

9:19
Présentateur

visage de notre France.

9:21
Locuteur

Une

9:21
Présentateur

France qui protège,

9:23
Locuteur

une

9:23
Présentateur

France qui prend soin,

9:25
Locuteur

une

9:26
Présentateur

France qui n'oublie personne.

9:28
Locuteur

Le

9:29
Présentateur

moment où il avait dit clairement,

9:32
Locuteur

ou

9:33
Présentateur

peut-être même trop timidement,

9:35
Locuteur

le

9:36
Présentateur

moment venu,

9:37
Locuteur

je

9:38
Présentateur

ne me cacherai pas.

9:41
Locuteur

Depuis, en

9:42
Présentateur

juin d'abord, dans cette salle,

9:44
Locuteur

nous

9:45
Présentateur

avons posé une première pierre déterminante.

9:50
Locuteur

Nous

9:50
Présentateur

avons acté que Picardie debout n'était pas simplement un territoire de lutte et de résistance,

9:57
Locuteur

mais

9:57
Présentateur

que Picardie debout devenait un symbole,

10:01
Locuteur

un

10:01
Présentateur

état d'esprit.

10:03
Locuteur

Et

10:03
Présentateur

ce jour-là, dans la salle MAS à Paris, nous avons ensemble décidé

10:08
Locuteur

d

10:09
Présentateur

'élargir l'horizon.

10:10
Locuteur

De

10:11
Présentateur

Picardie debout, nous sommes passés à debout partout, à debout par tous les bouts. Aujourd'hui,

10:21
Locuteur

la

10:24
Présentateur

réunion initiée ce matin du Parlement

10:28
Locuteur

marque

10:29
Présentateur

une nouvelle étape.

10:31
Locuteur

Nos

10:32
Présentateur

groupes locaux

10:33
Locuteur

maillent

10:34
Présentateur

chaque jour un peu plus de nouveaux territoires.

10:39
Locuteur

Nos

10:39
Présentateur

groupes thématiques,

10:41
Locuteur

aux

10:41
Présentateur

côtés de Sophie, aux côtés de Zélie, nourrissent chaque jour un peu plus

10:45
Locuteur

le

10:47
Présentateur

programme d'Avenir Partagé.

10:49
Locuteur

Les

10:50
Présentateur

groupes métiers,

10:51
Locuteur

et

10:52
Présentateur

nous en avons eu tout à l'heure une démonstration joyeuse, incarnent chaque jour un peu plus

10:59
Locuteur

notre

11:00
Présentateur

vocation à porter la voix des invisibles et de ceux qui font tourner le pays en travaillant.

11:08
Locuteur

Notre

11:08
Présentateur

marqueur est clair.

11:10
Locuteur

Ils

11:11
Présentateur

ont l'argent, nous avons les gens.

11:15
Locuteur

Nous

11:15
Présentateur

avons désormais une équipe nationale qui se structure,

11:18
Locuteur

qui

11:19
Présentateur

s'élargit. qui s'organisent,

11:21
Locuteur

des

11:22
Présentateur

élus

11:22
Locuteur

et

11:24
Présentateur

des futurs élus

11:25
Locuteur

qui

11:27
Présentateur

s'organisent, qui se structurent, qui collaborent ensemble des réponses pour changer la vie des gens, des experts, des militants, des engagés. Peu à peu,

11:37
Locuteur

nous

11:39
Présentateur

passons en mode campagne.

11:42
Locuteur

Le

11:42
Présentateur

moment est venu, et je le dis avec force, le moment est venu de ne plus se cacher, et

11:48
Locuteur

le

11:49
Présentateur

moment est venu, et François l'a dit clairement ce matin, d'entrer en campagne autour de François Ruffin.

12:05
Locuteur

Évidemment, avec

12:06
Présentateur

la primaire comme tremplin, mais pas comme horizon,

12:09
Locuteur

avec

12:10
Présentateur

la primaire comme outil de débordement, de mobilisation populaire. François, il

12:18
Locuteur

y a

12:18
Présentateur

quelques semaines, je ne me souviens plus bien où,

12:21
Locuteur

avait

12:22
Présentateur

emprunté

12:22
Locuteur

le

12:24
Présentateur

site de Corneille.

12:26
Locuteur

Nous

12:27
Présentateur

partîmes 500, mais par un prompt renfort, nous nous vîmes 5000 en arrivant au port. Ça cause à l'élu maritime que je suis.

12:36
Locuteur

Eh

12:36
Présentateur

bien, en 15 jours,

12:38
Locuteur

avec

12:38
Présentateur

plus de 100 000 soutiens

12:40
Locuteur

clairs

12:41
Présentateur

et nets,

12:43
Locuteur

la

12:43
Présentateur

prophétie poétique

12:44
Locuteur

se

12:45
Présentateur

réalise.

12:46
Locuteur

Mais

12:47
Présentateur

je le dis, ce n'est qu'un début, et il vous appartient de faire prospérer, de faire amplifier ces 100 000 soutiens qui doivent devenir des engagés

12:55
Locuteur

sur

12:57
Présentateur

le terrain, des ambassadeurs

13:00
Locuteur

de

13:01
Présentateur

cette belle campagne joyeuse.

13:02
Locuteur

Dans

13:05
Présentateur

chaque territoire,

13:06
Locuteur

dans

13:07
Présentateur

chaque quartier,

13:09
Locuteur

dans

13:09
Présentateur

chaque lieu de travail, soyez les ambassadeurs de ceux qui ne se résignent pas d'être dans un pays qui marche sur la tête.

13:18
Locuteur

Soyez

13:19
Présentateur

les ambassadeurs de ceux qui portent des solutions avec les gens

13:22
Locuteur

pour

13:23
Présentateur

remettre

13:23
Locuteur

le

13:25
Présentateur

pays à plat, pour remettre le pays à l'endroit.

13:29
Locuteur

Faites

13:30
Présentateur

-vous aimer

13:30
Locuteur

plutôt

13:32
Présentateur

que détester.

13:32
Locuteur

En

13:34
Présentateur

convaincant

13:34
Locuteur

par

13:35
Présentateur

la bienveillance

13:36
Locuteur

et

13:37
Présentateur

la solidité de notre projet.

13:39
Locuteur

En

13:40
Présentateur

mettant l'accent sur ce qui nous rassemble

13:42
Locuteur

plutôt

13:43
Présentateur

que sur ce qui divise.

13:45
Locuteur

Sans

13:45
Présentateur

jamais,

13:46
Locuteur

sans

13:47
Présentateur

jamais se recroqueviller sur nous-mêmes. En ouvrant grand les bras

13:50
Locuteur

à

13:51
Présentateur

tous ceux, et ils sont nombreux au bout du compte,

13:54
Locuteur

à

13:55
Présentateur

avoir le cœur à gauche.

13:57
Locuteur

à

13:58
Présentateur

celles et ceux que la politique a trop souvent abandonnés, abîmés, humiliés, et même méprisés. Dites-leur, pardon, venez

14:10
Locuteur

comme

14:11
Présentateur

vous êtes,

14:12
Locuteur

avec

14:13
Présentateur

votre histoire,

14:14
Locuteur

avec

14:15
Présentateur

vos colères,

14:15
Locuteur

avec

14:16
Présentateur

vos beaux rêves, avec votre dignité.

14:21
Locuteur

A

14:21
Présentateur

propos d'histoire de colère, de rêves,

14:24
Locuteur

de

14:25
Présentateur

dignité, je veux terminer ce propos

14:28
Locuteur

en

14:29
Présentateur

vous livrant une part de mon intimité.

14:32
Locuteur

J

14:33
Présentateur

'ai trois objets qui ne me quittent jamais,

14:35
Locuteur

quelles

14:36
Présentateur

que soient les responsabilités que j'exerce.

14:39
Locuteur

D

14:40
Présentateur

'abord,

14:40
Locuteur

j

14:40
Présentateur

'ai la chance d'être le fils d'un métallo-anarcho-syndicaliste.

14:45
Locuteur

Et

14:46
Présentateur

figurez-vous qu'à chaque fois qu'il y avait un plan social dans une boîte et qu'il luttait avec les siens,

14:52
Locuteur

quand

14:52
Présentateur

la lutte se passait mal,

14:55
Locuteur

comme

14:55
Présentateur

un symbole de dignité retrouvée, il piquait le bureau du taulier.

15:01
Locuteur

Et

15:01
Présentateur

donc, j'ai dans mon bureau, à l'agglo,

15:04
Locuteur

le

15:04
Présentateur

bureau du patron des chantiers navals du Havre,

15:08
Locuteur

comme

15:08
Présentateur

un trophée qui ne me quitte jamais.

15:13
Locuteur

Je

15:13
Présentateur

ne suis pas venu avec ce bureau, il est trop lourd, c'est un beau bureau. Vous savez, les bourgeois ont des beaux meubles, solides, lourds, avec du beau bois. Il est désormais revenu à ceux qui l'ont, d'une certaine manière, fabriqué, avec l'héritage de ceux qui l'ont fabriqué.

15:29
Locuteur

Et

15:29
Présentateur

puis, j'ai deux autres objets qui ne me quittent jamais. Le premier, c'est

15:32
Locuteur

un

15:34
Présentateur

casque de pompier.

15:37
Locuteur

J

15:38
Présentateur

'étais maire,

15:39
Locuteur

j

15:39
Présentateur

'avais la chance d'avoir comme commandant du service d'incendie et de secours une femme. Et oui, cette profession se féminise.

15:47
Locuteur

Et

15:47
Présentateur

un jour, puisqu'on avait établi des relations de confiance, le maire et les pompiers, c'est une relation de proximité permanente,

15:55
Locuteur

je

15:56
Présentateur

lui livre que, môme, je rêvais d'être pompier.

15:59
Locuteur

Et

16:00
Présentateur

bien, figurez-vous que lorsqu'elle a été nommée lieutenant-colonel et qu'elle a dû quitter Dieppe,

16:05
Locuteur

elle

16:06
Présentateur

m'a offert ce casque

16:07
Locuteur

qui

16:08
Présentateur

désormais incarne mon attachement, mais je crois pouvoir dire notre attachement, à la République qui protège, à la République qui prend soin.

16:16
Locuteur

Enfin,

16:16
Présentateur

ce symbole doit être au cœur

16:19
Locuteur

des

16:20
Présentateur

combats

16:20
Locuteur

que

16:21
Présentateur

nous menons.

16:26
Locuteur

Et

16:27
Présentateur

puis, je vous ai dit que j'étais fils de métallo, mon père était chaudronnier soudeur.

16:31
Locuteur

Et

16:32
Présentateur

il y a quelques mois,

16:34
Locuteur

j

16:35
Présentateur

'étais député, et

16:36
Locuteur

on

16:37
Présentateur

décide

16:37
Locuteur

de

16:38
Présentateur

se battre pour créer une école de soudure à Dieppe. Figurez-vous qu'on ne trouve plus de soudeur en France.

16:46
Locuteur

On

16:46
Présentateur

ne trouve plus de soudeur en France parce que, dans les années 70, au moment où il s'est agi de laminer

16:53
Locuteur

la

16:54
Présentateur

sidérurgie, au moment où, déjà, on renonçait à la souveraineté industrielle, au Made in France possible, au Made in France souhaitable, on expliquait aux soudeurs,

17:04
Locuteur

votre

17:05
Présentateur

boulot n'a plus d'avenir, allez au Chomdu, on n'a plus besoin de vous.

17:10
Locuteur

30

17:11
Présentateur

ans après, 40 ans après, j'inaugurais une école de soudure. J'essayais, d'ailleurs, de souder à l'arc, et je mesurais que je n'avais pas

17:18
Locuteur

l

17:19
Présentateur

'intelligence des mains

17:20
Locuteur

que

17:21
Présentateur

mon père avait,

17:22
Locuteur

lui. Et

17:25
Présentateur

ce casque, donc, symbolise le combat que nous devons mener

17:29
Locuteur

pour

17:29
Présentateur

incarner la France qui travaille,

17:31
Locuteur

pour

17:32
Présentateur

porter un projet de renouveau de la souveraineté industrielle, et pour que, dans les campagnes, on dise à tous ceux qui ont été humiliés, abandonnés,

17:41
Locuteur

avec

17:41
Présentateur

les plans sociaux et les cicatrices humaines et territoriales qui vont avec,

17:46
Locuteur

que

17:46
Présentateur

nous allons porter fort la dignité de ceux qui bossent, qui vont au charbon et qui font tourner le pays, y compris pendant la crise Covid.

18:00
Locuteur

Si

18:00
Présentateur

la campagne incarne ça,

18:03
Locuteur

si

18:03
Présentateur

nous le faisons avec générosité,

18:06
Locuteur

si

18:06
Présentateur

nous le faisons comme tout à l'heure avec la fanfare, avec joie, si nous l'incarnons,

18:11
Locuteur

si

18:11
Présentateur

nous le faisons avec

18:12
Locuteur

un

18:13
Présentateur

chef de file

18:15
Locuteur

qui

18:15
Présentateur

embrasse large,

18:16
Locuteur

qui

18:16
Présentateur

embrasse la France en entier et pas à moitié, alors, moi, je vous le dis, les 100 000 vont faire des petits

18:24
Locuteur

et

18:25
Présentateur

à la fin, c'est nous qu'on va gagner.

18:37
Locuteur

Les

18:38
Présentateur

symboles, c'est bien,

18:40
Locuteur

mais

18:40
Présentateur

les humains, pour les incarner, c'est encore mieux.

18:43
Locuteur

J

18:44
Présentateur

'aimerais laisser la parole aux camarades qui incarnent ça dans les responsabilités qui sont les leurs. Françoise Charpentier est une militante associative engagée dans le soutien des aidants et aux soignants

18:56
Locuteur

à

18:57
Présentateur

domicile. Elle est la fondatrice du groupe Aidant Debout. Je vous demande de l'applaudir très fort.

19:04
Locuteur

Bonjour. Alors,

19:23
Locuteur 10

je m'appelle Françoise.

19:24
Locuteur

Je

19:24
Locuteur 10

viens de Bretagne.

19:26
Locuteur

Je

19:27
Locuteur 10

suis venue ici vous parler d'un métier qui n'en est pas vraiment un.

19:32
Locuteur

Je

19:32
Locuteur 10

fais partie des 12 millions

19:33
Locuteur

de

19:34
Locuteur 10

aidants familiaux.

19:37
Locuteur

J

19:37
Locuteur 10

'ai été aidante de ma mère qui est devenue au fil du temps plus dépendante.

19:42
Locuteur

Ça

19:43
Locuteur 10

m'a permis d'avoir des échanges avec des aides à domicile, des infirmières, des médecins.

19:49
Locuteur

J

19:49
Locuteur 10

'ai alors créé l'association Union du personnel soignant à domicile et des aidants

19:54
Locuteur

afin

19:55
Locuteur 10

de défendre leurs droits.

19:58
Locuteur

Je

19:59
Locuteur 10

me suis engagée

20:00
Locuteur

avec

20:01
Locuteur 10

François Ruffin

20:03
Locuteur

parce

20:04
Locuteur 10

qu'il défend les travailleurs précaires, les petits paysans, les soignants,

20:07
Locuteur

parce

20:08
Locuteur 10

qu'il a mis en lumière ses combats à

20:10
Locuteur

l

20:10
Locuteur 10

'Assemblée nationale. Ainsi, il a défendu les femmes de ménage qui travaillent,

20:15
Locuteur

parce

20:16
Locuteur 10

qu'il relie la politique à la vie quotidienne des gens,

20:21
Locuteur

parce

20:21
Locuteur 10

qu'il plaide pour une écologie non punitive,

20:24
Locuteur

parce

20:24
Locuteur 10

qu'il a une politique sincère et proche des gens,

20:28
Locuteur

parce

20:29
Locuteur 10

qu'il a une ligne politique qui repose sur la critique du capitalisme financier et des multinationales,

20:36
Locuteur

parce

20:37
Locuteur 10

qu'il incarne pour moi une alternative à la politique traditionnelle,

20:47
Locuteur

parce

20:47
Locuteur 10

qu'il permet d'être mieux informé de nos droits et d'améliorer nos conditions de travail.

20:53
Locuteur

D

20:53
Locuteur 10

'ailleurs, beaucoup d'avancées sociales sont issues de nos luttes syndicales.

20:58
Locuteur

C

20:59
Locuteur 10

'est dans ce cadre

21:00
Locuteur

que

21:00
Locuteur 10

la CGT a soutenu les salariés de l'agence d'aide à domicile

21:04
Locuteur

d

21:05
Locuteur 10

'Estia, pour ne pas la nommer,

21:07
Locuteur

qui

21:07
Locuteur 10

luttent pour faire valoir leurs droits, ce qui nous a valu la visite de François sur place à Lorient.

21:14
Locuteur

Pour

21:15
Locuteur 10

finir, je voudrais vous lire une lettre de Rachel,

21:19
Locuteur

qui

21:19
Locuteur 10

est l'une d'elles, et que François est venu soutenir.

21:26
Locuteur

Et

21:27
Locuteur 10

puis, je voudrais aussi parler de Rachel, Ludivine, Angélique,

21:32
Locuteur

et

21:33
Locuteur 10

plein d'autres. Et je leur ai promis de parler d'elle, de transmettre un message. Je vous lis donc une lettre qu'elle a écrite.

21:40
Locuteur

Mes

21:41
Locuteur 10

collègues, je voulais prendre un moment pour vous parler de quelque chose qui me tient à cœur. Chaque jour, nous travaillons ensemble, côte à côte, et nous partageons des moments de joie et de difficulté.

21:54
Locuteur

Mais

21:55
Locuteur 10

je sais que pour certaines, la réalité est encore plus difficile.

21:59
Locuteur

Je

22:00
Locuteur 10

veux vous rappeler que derrière chaque visage, il y a une histoire des luttes et des sacrifices. Certaines travaillent avec douleur, avec des fins de mois difficiles,

22:09
Locuteur

avec

22:10
Locuteur 10

des inquiétudes pour l'avenir.

22:13
Locuteur

Mais

22:13
Locuteur 10

malgré tout, nous sommes là.

22:15
Locuteur

Nous

22:15
Locuteur 10

donnons le meilleur de nous-mêmes.

22:17
Locuteur

Et

22:17
Locuteur 10

c'est cela qui nous rend fortes.

22:19
Locuteur

Je

22:20
Locuteur 10

veux vous demander, chers collègues,

22:22
Locuteur

de

22:22
Locuteur 10

prendre un moment pour penser à celles qui sont autour de nous, qui souffrent en silence. Soyons présentes, soyons solidaires, syndiquez-vous

22:32
Locuteur

et

22:33
Locuteur 10

soyez là à la prochaine grève. Ensemble,

22:39
Locuteur

on

22:39
Locuteur 10

est intouchables.

22:42
Locuteur

Et

22:42
Locuteur 10

je termine par ces mots.

22:44
Locuteur

Il

22:45
Locuteur 10

faudra se rappeler que notre pays tout entier repose sur ces femmes et ces hommes que notre économie reconnaît s'est rémunérée si mal.

22:53
Locuteur

Emmanuel

22:54
Locuteur 10

Macron.

22:55
Locuteur

On

22:56
Locuteur 10

nous saurons lui rappeler.

22:58
Locuteur

Et

22:59
Locuteur 10

à la fin, c'est nous qu'on va. Merci.

23:15
Locuteur

Dès

23:15
Présentateur

les premiers mots qu'il prononcera, vous n'aurez pas de doute sur sa ville de cœur.

23:21
Locuteur

Il

23:21
Présentateur

est engagé de longue date.

23:23
Locuteur

Il

23:23
Présentateur

a dénoncé publiquement les conditions de travail imposées par des grands groupes de livraison. Il est délégué debout

23:31
Locuteur

à

23:32
Présentateur

Marseille dans les bouches du Rhône. Hervé Street.

23:41
Locuteur 2

Merci.

23:44
Locuteur

Mes

23:45
Locuteur 2

amis, quel bonheur d'être parmi vous.

23:48
Locuteur

Il

23:48
Locuteur 2

y a quelques années, effectivement, FEDEX me demandait de me coucher,

23:52
Locuteur

de

23:53
Locuteur 2

me taire,

23:54
Locuteur

de

23:54
Locuteur 2

me soumettre.

23:56
Locuteur

Mais

23:56
Locuteur 2

on ne se couche pas quand on a la dignité pour boussole.

24:00
Locuteur

Alors,

24:01
Locuteur 2

j'ai choisi un autre chemin,

24:03
Locuteur

celui

24:03
Locuteur 2

de la lutte, de la résistance,

24:05
Locuteur

de

24:06
Locuteur 2

l'insoumission face à FEDEX et au multinational du transport.

24:10
Locuteur

Et

24:11
Locuteur 2

c'est sur ce chemin qu'en 2023, je rencontre François pour la première fois

24:14
Locuteur

devant

24:15
Locuteur 2

l'Assemblée nationale.

24:17
Locuteur

Un

24:17
Locuteur 2

échange, un regard, une conviction partagée, on ne lâche rien.

24:22
Locuteur

Je

24:22
Locuteur 2

n'imaginais pas qu'un an plus tard, il me demanderait de coordonner Marseille et les Bouches-du-Rhône.

24:27
Locuteur

Mais

24:27
Locuteur 2

me voilà, debout, à vos côtés.

24:30
Locuteur

Le

24:30
Locuteur 2

temps de prendre la route est venu.

24:32
Locuteur

Avec

24:33
Locuteur 2

le groupe, nous parcourons le département, arpentons les quartiers, discutons sur les marchés, dans les cafés, au pied des immeubles.

24:40
Locuteur

Et

24:41
Locuteur 2

partout, la même chose.

24:42
Locuteur

De

24:42
Locuteur 2

l'enthousiasme, de la détermination,

24:45
Locuteur

une

24:46
Locuteur 2

soif de justice, une envie d'en finir avec la résignation.

24:50
Locuteur

Je

24:51
Locuteur 2

pense à Julien, à Delphine qui sont là, à Pierre, à Mathieu, à Scott, à Emilia, à Jean-Paul, à tous les amis qui sont venus de Marseille.

24:58
Locuteur

Et

24:59
Locuteur 2

à toutes celles et tous ceux qui, chaque mois, nous rejoignent, toujours plus nombreux dans un cadre désormais structuré, organisé, vivant.

25:07
Locuteur

Ce

25:07
Locuteur 2

que nous vivons, ce n'est pas une simple organisation. C'est une dynamique, une force collective qui grandit,

25:13
Locuteur

une

25:13
Locuteur 2

confiance qui s'installe,

25:15
Locuteur

un

25:15
Locuteur 2

mouvement populaire qui s'ancre et qui avance.

25:20
Locuteur

Et

25:20
Locuteur 2

ce que nous construisons, mes amis, ce n'est pas une aventure personnelle.

25:24
Locuteur

C

25:24
Locuteur 2

'est l'histoire d'un peuple qui se relève. Partout où nous allons, nous entendons la même chose.

25:30
Locuteur

On

25:30
Locuteur 2

n'en peut plus.

25:32
Locuteur

Mais

25:32
Locuteur 2

derrière cette fatigue, il y a une étincelle. Derrière la colère, il y a une espérance. Des travailleurs qui veulent vivre dignement de leur salaire.

25:41
Locuteur

Des

25:42
Locuteur 2

jeunes qui refusent un avenir de précarité.

25:45
Locuteur

Des

25:46
Locuteur 2

retraités qui ne veulent plus compter chaque centime. Des quartiers qu'on a trop longtemps ignorés et qui demandent simplement le respect.

25:53
Locuteur

Et

25:53
Locuteur 2

nous, nous faisons quoi

25:55
Locuteur

?

25:56
Locuteur 2

Nous organisons cette colère. Nous transformons cette espérance en action.

26:00
Locuteur

nous

26:01
Locuteur 2

transformons l'enthousiasme en force collective.

26:04
Locuteur

Nous

26:04
Locuteur 2

frappons aux portes, nous débattons, nous convainquons, nous structurons.

26:08
Locuteur

Et

26:09
Locuteur 2

surtout, nous redonnons confiance.

26:11
Locuteur

Parce

26:12
Locuteur 2

que la plus grande victoire du système, ce n'est pas l'injustice, c'est la résignation.

26:16
Locuteur

Et

26:17
Locuteur 2

ça, mes amis, nous sommes en train de la faire reculer.

26:20
Locuteur

À

26:20
Locuteur 2

Marseille, dans les Bouches-du-Rhône, quelque chose se lève. Un mouvement populaire ancré dans le réel.

26:26
Locuteur

Un

26:26
Locuteur 2

mouvement qui parle aux travailleurs, aux invisibles, à celles et ceux qu'on n'invite jamais sur les plateaux télé.

26:32
Locuteur

Nous

26:32
Locuteur 2

ne sommes pas là pour commenter le monde.

26:34
Locuteur

Nous

26:34
Locuteur 2

sommes là pour le changer. Alors oui, le chemin est long, ils sont puissants.

26:40
Locuteur

Mais

26:40
Locuteur 2

nous, nous sommes nombreux.

26:42
Locuteur

Et

26:42
Locuteur 2

quand le peuple se met en mouvement, plus rien ne l'arrête. Alors je vous le dis, continuons, amplifions, organisons-nous encore plus fort.

26:52
Locuteur

Parce

26:52
Locuteur 2

que ce que nous avons commencé ici, à Marseille, dans les Bouches-du-Rhône et partout en France,

26:57
Locuteur

ce

26:57
Locuteur 2

n'est que le début.

26:59
Locuteur

Et

26:59
Locuteur 2

l'histoire, mes amis, c'est nous qui allons l'écrire.

27:02
Locuteur

Et

27:03
Locuteur 2

à la fin, c'est nous qu

27:04
Locuteur

'on

27:04
Locuteur 2

va. Merci. Et merci à François et merci à toutes et tous.

27:19
Locuteur

Elle

27:20
Présentateur

est depuis trois empiles,

27:23
Locuteur

donc

27:23
Présentateur

avant l'heure, membre de Debout.

27:27
Locuteur

Elle

27:28
Présentateur

est hyperactive.

27:30
Locuteur

Elle

27:30
Présentateur

met son intelligence, son expertise

27:34
Locuteur

au

27:35
Présentateur

service de la formation et de la transmission.

27:38
Locuteur

Elle

27:39
Présentateur

met cette même intelligence au service de la réconciliation nécessaire

27:43
Locuteur

entre

27:44
Présentateur

fin du monde et fin du mois sur les questions écologistes.

27:47
Locuteur

Je

27:48
Présentateur

vous propose d'applaudir très fort Gwena La Trottin.

27:59
Locuteur

C

28:00
Locuteur 8

'est la première fois de ma vie que je m'exprime à un meeting politique. Alors quand on m'a proposé de prendre la parole aujourd'hui, je me suis d'abord dit je ne sais pas faire, désolée. Pourtant, j'ai l'habitude de parler devant mes équipes au boulot, la semaine.

28:14
Locuteur

Mais

28:14
Locuteur 8

en vous sachant de plus en plus nombreux ici, de semaine en semaine, de mois après mois, la marche semblait trop grande.

28:24
Locuteur

et

28:25
Locuteur 8

puis j'ai accepté de sortir de ma zone de confort,

28:28
Locuteur

d

28:29
Locuteur 8

'apprendre

28:29
Locuteur

parce

28:30
Locuteur 8

que je crois que c'est ce que nous avons toutes et tous en commun ici,

28:33
Locuteur

d

28:34
Locuteur 8

'apprendre en faisant, de grandir ensemble.

28:43
Locuteur

C

28:43
Locuteur 8

'est la raison profonde de mon engagement ici au Cosset de François Ruffin.

28:48
Locuteur

Comme

28:49
Locuteur 8

beaucoup ici, ta parole a résonné en moi, ton attention à nos vies, à nos conditions de travail et d'existence,

28:56
Locuteur

ta

28:56
Locuteur 8

volonté de faire le lien sans opposer, tes films drôles, malins et sensibles en même temps.

29:03
Locuteur

Et

29:03
Locuteur 8

puis j'ai découvert un gros bosseur.

29:05
Locuteur

Je

29:05
Locuteur 8

me suis dit, là, il y a quelqu'un qui se bouge, il mérite que je sorte de ma vie bien réglée.

29:11
Locuteur

Je

29:11
Locuteur 8

me suis dit, si je m'engage auprès de lui, il en fera quelque chose.

29:15
Locuteur

Alors

29:15
Locuteur 8

je me suis mise à aider, emportée par des camarades, Clément, Gézabelle, Rémi, Françoise, quelques-uns d'abord, beaucoup ensuite, énormément maintenant.

29:26
Locuteur

Et

29:26
Locuteur 8

c'est un condensé de vie, le militantisme chez Debout. Parfois sous la pluie, trop tôt le matin, mais toujours dans la joie, grâce à vous, j'ai aidé alternativement à installer des chaises, servir des repas, écrire des notes sur l'agriculture ou les autoroutes, organiser des rufettes,

29:42
Locuteur

très

29:42
Locuteur 8

important, les rufettes, on ne trouve ça que chez nous, animer des réunions à Paris ou dans le Finistère, guider des voitures, faire du porte-à-porte et encore plein d'autres choses qu'il serait trop long à citer ici. Parfois, il faut le dire aussi, ça peut être dur de s'engager.

29:58
Locuteur

On

29:58
Locuteur 8

se demande parfois si on est utile. Parfois même, l'évocation de notre engagement nous vaut moquerie ou insulte.

30:06
Locuteur

Mais

30:07
Locuteur 8

avec des jours comme aujourd'hui et avec notre diversité qui saute aux yeux,

30:11
Locuteur

tous

30:12
Locuteur 8

les univers qui sont réunis ici, on sait qu'on fait ce qu'on doit faire,

30:16
Locuteur

qu

30:17
Locuteur 8

'on est là où on doit être et qu'on va continuer à faire ce qui doit être fait.

30:27
Locuteur

Que

30:27
Locuteur 8

chacune de nos actions individuelles compose une dynamique collective qui nous dépasse,

30:32
Locuteur

dont

30:33
Locuteur 8

la force, on le voit ici maintenant, nous porte nous et va largement nous déborder pour nous faire construire quelque chose de grand. Alors aujourd'hui,

30:41
Locuteur

dans

30:41
Locuteur 8

un mouvement qui a grandi en nombre et aussi en expérience,

30:45
Locuteur

en

30:45
Locuteur 8

capacité à faire et à construire, je suis fière d'aider à notre formation collective sur les idées.

30:51
Locuteur

pour

30:52
Locuteur 8

qu'elles soient portées par chacun d'entre nous au plus près des gens et de leurs préoccupations.

30:57
Locuteur

C

30:57
Locuteur 8

'est un très grand plaisir parce qu'avec tous nos profils, nos parcours de vie si riches et variés,

31:02
Locuteur

on

31:03
Locuteur 8

se forme et on s'apporte les uns aux autres

31:05
Locuteur

à

31:05
Locuteur 8

coups d'histoires, d'anecdotes et de bonnes infos.

31:08
Locuteur

Je

31:09
Locuteur 8

suis fière de savoir que tout ça nous aidera à gagner

31:12
Locuteur

pour

31:12
Locuteur 8

que ces idées n'en restent pas mais qu'elles deviennent de vraies actions qui changeront nos vies,

31:17
Locuteur

des

31:17
Locuteur 8

actions qui construiront un monde meilleur, un monde meilleur parce qu'on le mérite bien.

31:22
Locuteur

Merci

31:29
Locuteur 7

beaucoup !

31:29
Locuteur

Merci

31:32
Locuteur 7

Sébastien ! Merci Françoise ! Merci Hervé ! Merci Gwenola ! Vous pouvez encore les applaudir s'il vous plaît

31:37
Locuteur

!

31:52
Locuteur 7

Debout, c'est aussi un parti qui est en ordre de bataille pour les municipales qui approchent. À Debout, on a des candidats qui sont sur l'ensemble du territoire et aussi on soutient des listes citoyennes et on soutient des listes de gauche d'union qui transforment la vie des gens au quotidien.

32:05
Locuteur

Notre

32:06
Locuteur 5

prochaine intervenante, Agnès Bourget est maire de Rezé en Loire-Atlantique. C'est une maire debout pour sa ville, pour ses habitants, pour la planète. Je vous demande de l'accueillir chaleureusement. Agnès Bourget

32:19
Locuteur

!

32:30
Locuteur 9

Chers amis,

32:32
Locuteur

c

32:32
Locuteur 9

'est une grande joie de vous voir aujourd'hui aussi nombreuses et nombreux.

32:37
Locuteur

Et

32:38
Locuteur 9

si nous sommes réunis,

32:40
Locuteur

ce

32:40
Locuteur 9

n'est pas par habitude.

32:42
Locuteur

Ce

32:42
Locuteur 9

n'est pas non plus pour nous rassurer entre gens convaincus.

32:46
Locuteur

C

32:46
Locuteur 9

'est parce que nous sentons

32:47
Locuteur

toutes

32:48
Locuteur 9

et tous que quelque chose de décisif est en train de se jouer.

32:53
Locuteur

Le

32:54
Locuteur 9

temps politique s'est durci,

32:55
Locuteur

les

32:56
Locuteur 9

lignes se dessinent,

32:58
Locuteur

les

32:58
Locuteur 9

repères se brouillent.

33:00
Locuteur

Ici,

33:01
Locuteur 9

vous êtes multiples, multiples par vos parcours, vos histoires politiques, vos engagements. Certaines et certains d'entre vous militent depuis longtemps.

33:10
Locuteur

D

33:11
Locuteur 9

'autres sont engagés plus récemment

33:13
Locuteur

parce

33:14
Locuteur 9

qu'ils ont compris que rester spectateur ne suffisait plus.

33:18
Locuteur

Si

33:19
Locuteur 9

Debout existe, c'est aussi pour cela.

33:22
Locuteur

Parce

33:22
Locuteur 9

que nous refusons l'idée que la politique serait réservée à quelques-uns.

33:26
Locuteur

Parce

33:27
Locuteur 9

que nous croyons que l'engagement citoyen et l'action politique ne doivent pas être séparés.

33:32
Locuteur

Notre

33:33
Locuteur 9

époque nous demande de nous habituer.

33:35
Locuteur

De

33:36
Locuteur 9

nous habituer à l'abandon des plus fragiles, à la dégradation des services publics, à la brutalisation du débat démocratique, à l'idée que le progrès serait terminé.

33:47
Locuteur

Et

33:47
Locuteur 9

pourtant, vous êtes là.

33:49
Locuteur

Et

33:50
Locuteur 9

ce n'est pas un détail.

33:52
Locuteur

Ce

33:52
Locuteur 9

n'est ni de la naïveté, ni de la nostalgie. C'est de la lucidité.

33:57
Locuteur

La

33:57
Locuteur 9

lucidité de celles et ceux qui savent que renoncer ne protège jamais.

34:02
Locuteur

Dans

34:03
Locuteur 9

une époque troublée, il reste un lieu où la République ne se contente pas de mots.

34:09
Locuteur

Un

34:09
Locuteur 9

lieu où elle se vit, où elle se confronte au réel. Ce lieu, c'est la commune.

34:15
Locuteur

La

34:15
Locuteur 9

commune est le premier visage de la République. Souvent le dernier recours quand l'État se retire, quand les services publics deviennent lointains, impersonnels, quand il n'y a plus de guichets, plus d'interlocuteurs, plus de réponses claires.

34:29
Locuteur

Nous

34:30
Locuteur 9

sommes les urgentistes du quotidien, celles et ceux qui absorbent les chocs, qui tiennent quand tout vacille, qui empêchent la colère de se transformer en désespoir.

34:40
Locuteur

Mais

34:41
Locuteur 9

cette fonction essentielle est aujourd'hui sous pression. Manque de moyens, complexité administrative, injonction contradictoire, désengagement de l'État.

34:49
Locuteur

Et

34:49
Locuteur 9

pourtant, un fait demeure et il est fondamental.

34:52
Locuteur

La

34:53
Locuteur 9

confiance des habitantes et des habitants envers leurs élus locaux reste forte. Parce que nous sommes proches, parce que nous sommes accessibles, parce que nous sommes ancrés.

35:04
Locuteur

Mais

35:05
Locuteur 9

cette démocratie locale est fragile, menacée par la technocratie qui éloigne la décision du terrain, menacée par la centralisation qui affaiblit l'autonomie des communes, menacée par une complexité qui décourage l'engagement citoyen. Debout est né de cette lucidité-là, de l'idée que la démocratie ne peut pas être uniquement verticale, que le renouveau politique ne vient jamais d'en haut, qu'il vient des territoires, du quotidien, des communes.

35:33
Locuteur

C

35:33
Locuteur 9

'est à partir de là que nous devons penser l'avenir de la gauche. Soyons clairs.

35:39
Locuteur

La

35:39
Locuteur 9

gauche ne gagnera pas par des accords d'appareils. Elle ne gagnera pas par des stratégies déconnectées du réel. Elle gagnera que si elle se reconstruit depuis le terrain, depuis les collectivités, depuis celles et ceux qui tiennent.

35:52
Locuteur

Dans

35:53
Locuteur 9

son histoire, la gauche n'a avancé que lorsqu'elle a su dépasser ses divisions.

35:57
Locuteur

C

35:58
Locuteur 9

'est ainsi qu'elle a conquis des droits, élargis des libertés protégées les plus fragiles.

36:05
Locuteur

Aujourd

36:05
Locuteur 9

'hui, notre responsabilité collective est immense.

36:08
Locuteur

Face

36:09
Locuteur 9

à la montée des idées réactionnaires, face à l'extrême droite qui prospère sur nos divisions, nous n'avons plus le droit à l'éparpillement.

36:16
Locuteur

C

36:17
Locuteur 9

'est pourquoi, au sein de Debout, nous faisons le choix clair, le choix du rassemblement. Un rassemblement lisible, sincère, ancré dans la vie des gens.

36:27
Locuteur

Et

36:28
Locuteur 9

c'est dans cet esprit que nous affirmons l'importance de l'union autour de François Ruffin.

36:43
Locuteur

Pas

36:43
Locuteur 9

comme un ralliement par défaut, pas comme une logique d'appareil, mais comme un choix politique cohérent avec ce que nous sommes. François parle au pays réel. Il parle à celles et ceux qui travaillent, qui doutent, qui tiennent. Il ne sépare pas la justice sociale de la démocratie. Il ne sépare pas la dignité du quotidien. S'unir derrière lui, c'est faire passer l'essentiel avant le secondaire. C'est accepter que l'époque exige de la clarté et du courage.

37:12
Locuteur

Mais

37:13
Locuteur 9

cette union ne peut pas être uniquement nationale. Elle doit être territoriale. Elle doit s'appuyer sur les communes.

37:20
Locuteur

Quand

37:21
Locuteur 9

la gauche doute d'elle-même au niveau national, ce sont les communes qui lui rappellent pourquoi elle existe. Parce que c'est là que la politique se mesure concrètement. Dans une école, dans un quartier, dans un service public qui tient. Prendre soin des communes, ce n'est pas un sujet technique. C'est un choix profondément politique. C'est prendre soin de la République elle-même.

37:42
Locuteur

Nous

37:42
Locuteur 9

refusons une société qui trie, qui conditionne le respect au mérite, qui transforme la peur en projet politique.

37:50
Locuteur

Nous

37:50
Locuteur 9

affirmons qu'il n'y a pas de liberté réelle sans la capacité de choisir. Et qu'il n'y a pas d'émancipation possible quand il faut se battre pour se loger, se nourrir, se soigner, être respecté. Être de gauche aujourd'hui, ce n'est pas une incantation, ce n'est pas une nostalgie, c'est créer les conditions de l'espérance.

38:12
Locuteur

L

38:13
Locuteur 9

'espérance, c'est un jeune qui ne renonce pas avant d'avoir commencé. C'est une mère seule qui ne se sent pas abandonnée. C'est un élu local qui sait qu'il n'est pas seul à tenir. C'est cela que Debout veut porter. Depuis les communes, depuis les territoires, dans l'union.

38:30
Locuteur

Albert

38:30
Locuteur 9

Camus écrivait « La vraie générosité envers l'avenir consiste à tout donner au présent.

38:36
Locuteur

»

38:37
Locuteur 9

Alors donnons tout au présent, à ce rassemblement autour de François qui ouvre un chemin clair et courageux pour le pays. Soyons unis, soyons debout et ensemble, créons l'espérance. Merci.

38:55
Locuteur 5

Merci Agnès, on peut l'applaudir.

39:04
Locuteur

Alors

39:04
Locuteur 5

on vient de... On a parlé des élections municipales mais Debout également en ordre de bataille pour la campagne de la primaire et pour la campagne de la présidentielle.

39:18
Locuteur

Nous

39:18
Locuteur 5

avons lancé le nouveau Front Populaire en 2024. Nous avons lancé la primaire l'année dernière. Debout est présent à chaque grand rendez-vous de l'histoire de la gauche accompagné par des alliés venant de tous les partis.

39:31
Locuteur

On

39:32
Locuteur 7

va maintenant accueillir quelqu'un qui nous indique son périgord natal.

39:35
Locuteur

L

39:35
Locuteur 7

'histoire raconte que dans les couloirs de l'Assemblée nationale, il fait du trafic d'oie.

39:40
Locuteur

De

39:41
Locuteur 7

canards, pardon. Wouah !

39:44
Locuteur

On

39:44
Locuteur 7

va pas se mentir quand on l'a invité au Parlement debout, il a cru à une mauvaise blague mais il est bien là avec nous. La personne qu

39:50
Locuteur

'on

39:50
Locuteur 7

va accueillir, il a obtenu une grande victoire à l'Assemblée nationale.

39:54
Locuteur

Il

39:54
Locuteur 7

a fait voter le remboursement intégral des fauteuils roulants pour les personnes handicapées.

39:59
Locuteur

Un

40:00
Locuteur 7

tonnerre d'applaudissements, s'il vous plaît, pour accueillir le député de Dordogne, Sébastien, paye ta vie !

40:06
Locuteur

Il

40:31
Locuteur 1

faut arrêter d'applaudir parce que je vois mon temps qui défile.

40:35
Locuteur

Bon,

40:35
Locuteur 1

on a commencé avec François quand il a évoqué ce nom. J'étais quand même... On a parlé de blague mais en fait, pas tant que ça une blague et j'étais assez en colère parce qu'on se retrouve avec certaines personnes qui n'ont pas un support dans lequel ils peuvent se sentir inclus, embarqués dans un projet.

40:56
Locuteur

et

40:57
Locuteur 1

la gauche

40:59
Locuteur

n

40:59
Locuteur 1

'a pas été bonne depuis très très longtemps dans la manière dont elle a pu penser la question du handicap et dont elle a été en incapacité

41:06
Locuteur

de

41:07
Locuteur 1

pouvoir politiser la question du handicap parce qu'il est éminemment politique et si on regarde la définition du handicap, une société qui ne s

41:15
Locuteur

'est

41:15
Locuteur 1

pas rendue accessible génère du handicap et là, il y a bien quelque chose de politique et de sociétal.

41:23
Locuteur

On

41:24
Locuteur 1

pourrait penser que ça ne concerne pas tant de monde que ça

41:27
Locuteur

mais

41:28
Locuteur 1

il y a 12 millions de personnes en situation de handicap.

41:32
Locuteur

Ça

41:32
Locuteur 1

a été évoqué tout à l'heure,

41:33
Locuteur

il

41:33
Locuteur 1

y a 11, 12 millions

41:36
Locuteur

de

41:36
Locuteur 1

proches aidants.

41:37
Locuteur

Si

41:38
Locuteur 1

on y compte tous les travailleurs essentiels qui sont autour du handicap, ça embarque énormément de monde. Alors,

41:48
Locuteur

on

41:48
Locuteur 1

mesure la qualité d'une société à sa capacité à pouvoir accueillir et accompagner les plus vulnérables.

41:57
Locuteur

Et

41:57
Locuteur 1

je crois que c'est quelque chose et c'est ce projet, ce cap qui doit pouvoir nous aider et aujourd'hui, on n'est pas brillant.

42:02
Locuteur

Mais

42:03
Locuteur 1

le pire dans cette histoire, c'est que l'on est arrivé à accepter

42:06
Locuteur

que

42:07
Locuteur 1

certaines personnes, du fait de leur situation de santé, de leur handicap, n'auraient pas les mêmes droits que les autres.

42:15
Locuteur

Et

42:15
Locuteur 1

ça, dans un pays

42:17
Locuteur

qui

42:17
Locuteur 1

a pour fierté d'arborer un liberté, égalité, fraternité, c'est quelque chose qui est tout simplement impossible à accepter aujourd'hui. Et nous devons porter ce combat-là. Alors, je suis arrivé pendant ce jeu et je n

42:41
Locuteur

'ai

42:41
Locuteur 1

pas suivi tout depuis le départ avec ce assis debout. Bon, à l'Assemblée, j'ai déposé une proposition de loi qui a été adoptée à l'unanimité pour supprimer le vote assis le Vége. Mais je pense que ce sera important de pouvoir penser une manière dont ceux qui ne le peuvent pas, et on a eu ça pour les Jeux Olympiques, il y avait pour ceux qui le peuvent, une manière de pouvoir l'exprimer. Et effectivement, ce debout,

43:05
Locuteur

on

43:06
Locuteur 1

ne peut pas le dissocier de sa ponctuation et de son point d'exclamation. Et moi, je ne peux pas ne pas faire le lien avec le indignez-vous de Stéphane Essel.

43:16
Locuteur

mais

43:16
Locuteur 1

ça me fait penser également à ces paysans dans ma Dordogne qui, en Occitan, nous disent « Tiens-toi fier petit ».

43:24
Locuteur

Et

43:24
Locuteur 1

le « Tiens-toi fier petit », ce n

43:26
Locuteur

'est

43:26
Locuteur 1

pas celui de regarder de haut, d'être fier au bout, dans le sens d'être méprisant,

43:32
Locuteur

mais

43:33
Locuteur 1

c'est celui avec lequel on traverse les événements de la vie et puis on y reste là, droit, debout.

43:41
Locuteur

Et

43:42
Locuteur 1

c'est avec ça que l'on approche pas ces événements de la vie et puis souvent pas seuls. Mais c'est un élément, je crois, qui est aujourd'hui essentiel et qui nous renvoie à notre dignité. Parce qu'effectivement, sur la question de la dignité,

43:58
Locuteur

c

43:58
Locuteur 1

'est quelque chose qui est très intime, cette question-là. Elle est politique, mais elle est d'abord intime. Parce que quoi qu'il se passe dans notre vie, il y a quelque chose que l'on ne peut pas nous soustraire et c'est assurément cette question de la dignité. Et s'il y a quelque chose dont la société capitaliste le patriarcat, le validisme, le colonialisme ont voulu nous faire croire que certains corps n'auraient pas droit à cette dignité.

Et je crois qu'une des grandes victoires qu'il y a aujourd'hui, c'est que tout le monde peut se dire qu'à un moment, quoi qu'il se passe dans sa vie, et on l'a vu dans les sales périodes de l'histoire, il y a quelque chose de notre dignité qui ne peut pas nous être soustrait, qui ne peut pas nous être enlevée.

44:50
Locuteur

J

44:50
Locuteur 1

'ai écouté hier à la radio Claire Hédon, la défenseure des droits, qui nous expliquait, qui vient de sortir un livre et qui parle de la question du droit. Parce que c'est le droit.

45:01
Locuteur

Le

45:02
Locuteur 1

droit que l'on a toutes et tous d'avoir un accès à l'école, d'avoir accès aux services publics, d'avoir accès à la santé. Et toutes ces questions-là, ce sont celles, et c'est ce que j'évoquais tout à l'heure sur cette question, finalement, de cette égalité de droit, celle qui fait qu'elle nous embarque parce que cette question de l'égalité, elle est la manière dont nous, en tant qu'individu, on vient s'inscrire dans un projet qui nous dépasse plus grand que nous, notre société, ce qui vient faire lien social, mais également comment elle engage la société dans ce qu'elle doit aussi faire pour chacun et chacune de ses enfants. Et là, aujourd'hui, ce projet, ce projet de société,

45:39
Locuteur

que

45:39
Locuteur 1

l'on est là toutes et tous à vouloir et à devoir porter, à, je crois, cette question de la dignité comme boussole, c'est ce debout-là qui, même s'il va falloir, et vous l'avez entendu, l'aménager, je reviens là-dessus, mais moi, j'ai en tête et je l'ai depuis que j'ai été élu parce que j'en ai pris la mesure à ce moment-là, mais un enfant de 4-5 ans

46:05
Locuteur

qui

46:05
Locuteur 1

est en fauteuil roulant ou qui a un handicap, quel est son support d'imagination, le champ des possibles qu'aujourd'hui, on peut lui offrir quand une scène n

46:13
Locuteur

'est

46:13
Locuteur 1

pas accessible, quand un pupitre n'est pas adaptable et puis on pourrait faire une très, très longue liste là-dedans et je crois qu'aujourd'hui, nous devons ouvrir, exploser la question, justement, de ses limites, de ses perspectives pour pouvoir offrir à tous nos enfants cette question-là. Et Claire Hédon parlait, citait Victor Hugo avec

46:38
Locuteur

cette

46:39
Locuteur 1

question d'éradiquer la misère,

46:42
Locuteur

pas

46:42
Locuteur 1

de l'abaisser,

46:44
Locuteur

pas

46:44
Locuteur 1

de l'atténuer,

46:45
Locuteur

de

46:46
Locuteur 1

l'éradiquer.

46:47
Locuteur

Et

46:47
Locuteur 1

aujourd'hui, la question d'éradiquer, non seulement, elle est possible et on a quelques idées de contre qui on doit lutter aujourd'hui pour permettre d'éradiquer cette misère, mais je crois que c'est le chemin aussi

46:59
Locuteur

et

47:00
Locuteur 1

celui qui nous conduit à cette dignité qui nous est chère. Donc, bon, je crois que c'est la dernière minute, Sébastien, ben voilà, on va arriver à la dernière minute. François,

47:13
Locuteur

je

47:14
Locuteur 1

sais parmi tout ce que je viens d'évoquer,

47:17
Locuteur

ce

47:17
Locuteur 1

que tu portes, la sincérité de ces combats et c'est précisément pour ça que je suis à tes côtés.

47:24
Locuteur

C

47:24
Locuteur 1

'est quelque chose qui est essentiel. On y est quelques angles depuis quelques temps. On y est beaucoup d'autres et j'ai vu que les signatures, et en plus, je n'ai même pas signé encore, c'est absolument terrible. mais on a besoin aujourd'hui d'être toutes et tous très nombreux, de pouvoir faire vivre dans un premier temps cette primaire et ensuite de gagner. Parce que derrière,

47:48
Locuteur

ce

47:48
Locuteur 1

n

47:48
Locuteur

'est

47:48
Locuteur 1

pas juste dans cette perspective de enfin pouvoir gagner, mais c'est l'obligation que nous avons là toutes et tous de ce monde à ouvrir pour tout ce qui arrive là demain. Merci.

48:08
Locuteur

Merci

48:08
Locuteur 5

Sébastien. Merci. On va continuer tout de suite avec notre prochaine intervenante qui a un CV impressionnant. Elle est

48:28
Locuteur

décrite

48:29
Locuteur 5

comme l'ennemi juré de CNews,

48:31
Locuteur

de

48:32
Locuteur 5

Vincent Bolloré,

48:33
Locuteur

de

48:33
Locuteur 5

Cyril Hanouna

48:34
Locuteur

et

48:35
Locuteur 5

de Rachida Dati. Merci.

48:42
Locuteur

Elle

48:42
Locuteur 5

se bagarre depuis des années pour une loi de déconcentration des médias pour libérer la presse des puissances de l'argent.

48:50
Locuteur

Et

48:50
Locuteur 7

avec nous, elle travaille sur les mesures de la campagne. Elle rencontre les experts, elle rencontre les premiers concernés. Merci d'accueillir s'il vous plaît comme il se doit la députée du Val-de-Marne, Madame Sophie Taillet

49:03
Locuteur

-Pollant.

49:17
Locuteur 7

Bonjour et re-bonjour

49:19
Locuteur

à

49:19
Locuteur 7

tous et à toutes. Je suis vraiment ravie d'être là ce soir avec vous. La Saint-Valentin, c'est sympa de la passer à quelques centaines en fait, finalement. Vous qui êtes là, nombreuses, nombreux et qui allez continuer à accueillir les milliers de volontaires qui affluent pour participer à construire

49:38
Locuteur

cette

49:38
Locuteur 7

candidature, la candidature de François. On a du boulot, on a du pain sur la planche mais on aime ça parce que depuis le passage à TF1, c'est plus de 108 000 personnes qui ont rejoint la dynamique et le compteur continue à tourner.

49:59
Locuteur

Et

50:00
Locuteur 7

je suis sûre que la vidéo de ce meeting, de la prise de parole de François, ça va continuer à faire affluer les gens qui ont envie de s'engager parce que ça a été dit, c'est la résignation de notre pire ennemi.

50:12
Locuteur

C

50:13
Locuteur 7

'est une vraie performance, c'est une vraie performance dans la tonie un peu de la gauche mais moi, je ne

50:18
Locuteur

suis

50:18
Locuteur 7

pas très étonnée. Vous savez pourquoi

50:20
Locuteur

?

50:21
Locuteur 7

Parce que je sais depuis un moment déjà que François représente un espoir.

50:25
Locuteur

Il

50:25
Locuteur 7

est aujourd'hui le meilleur candidat pour rassembler la gauche en 2027.

50:35
Locuteur

Et

50:35
Locuteur 7

d'ailleurs, ce n

50:36
Locuteur

'est

50:36
Locuteur 7

pas moi qui le dit.

50:38
Locuteur

Ce

50:39
Locuteur 7

n

50:39
Locuteur

'est

50:39
Locuteur 7

pas moi qui le dit. Les gens interrogés par Ipsos la semaine dernière le disent très bien.

50:45
Locuteur

Vous

50:45
Locuteur 7

avez tous et toutes noté certainement que François est la première personnalité préférée des sympathisants de gauche. Ok ? Mais il est aussi dans le top 4 de chacune des familles qui composent la gauche. Les gauches peuvent être réconciliées par François Ruffin.

51:13
Locuteur

Alors,

51:13
Locuteur 7

je vais vous parler de la primaire de la gauche parce que je pense que

51:16
Locuteur

c

51:17
Locuteur 7

'est vraiment l'outil dont nous avons besoin et qu'il y a quelques personnes, deux, trois, par-ci, par-là qui n'ont pas envie que ça ait lieu. Évidemment, ça les mettrait certainement en difficulté.

51:27
Locuteur

Dans

51:28
Locuteur 7

le même sondage, celui que je vous parlais, il y a 78% des gens de sympathisants de gauche qui demandent cette primaire. Donc, c'est sûr, elle aura lieu le 11 octobre prochain. Je sais que vous avez touche déjà la date notée dans votre agenda. Voilà une belle raison d'agir

51:46
Locuteur

en

51:47
Locuteur 7

2026. Ce sera une belle année. mais c'est une belle raison pour continuer à rendre cette primaire incontournable.

51:59
Locuteur

Parce

51:59
Locuteur 7

que, parce que, nous le savons très bien et tous les sympathisants de gauche le savent aussi si nous continuons sur le chemin de la désunion. La défaite est assurée

52:08
Locuteur

en

52:09
Locuteur 7

2027.

52:10
Locuteur

Et

52:10
Locuteur 7

le pire est quasiment certain.

52:13
Locuteur

Je

52:14
Locuteur 7

connais un certain nombre de camarades, je les respecte beaucoup,

52:16
Locuteur

qui

52:17
Locuteur 7

se disent que finalement, c'est un peu foutu et qui travaille sur la construction de réseaux au cas où,

52:23
Locuteur

à

52:24
Locuteur 7

l'international et aussi en France. Vraiment, je comprends et j'admire cet engagement, mais moi, je ne m'y résous pas.

52:29
Locuteur

Je

52:30
Locuteur 7

ne m'y résous pas. Et à la place qui est la mienne, je consacre mon énergie, nous consacrons notre énergie à gagner pour gouverner en 2027.

52:40
Locuteur

Alors

52:47
Locuteur 7

la question,

52:48
Locuteur

c

52:48
Locuteur 7

'est comment faire, quel chemin emprunter ? Certains se disent que ça va être très facile en fait, parce qu'il suffit de passer le premier tour. C'est déjà pas si simple.

53:00
Locuteur

Et

53:00
Locuteur 7

puis après, forcément, c'est gagné. On est face à l'extrême droite, donc il y aurait un réflexe républicain qui serait évident.

53:09
Locuteur

Mais

53:09
Locuteur 7

je crois que les gens qui y pensent ça se trompent.

53:13
Locuteur

Je

53:13
Locuteur 7

crois qu'aujourd'hui,

53:15
Locuteur

nous

53:16
Locuteur 7

ne pouvons pas compter sur une droite émiettée, sur un macronisme déliquescent qui se désunit pour être au second tour de l'élection présidentielle. D'abord, déjà, on n'est pas obligé de faire les mêmes bêtises que les autres.

53:31
Locuteur

Et

53:31
Locuteur 7

puis en plus, je crois qu'il

53:33
Locuteur

y a

53:33
Locuteur 7

un certain monsieur Lecornu qui est en train de bien bosser avec son petit pull, l'air de ne

53:37
Locuteur

pas

53:37
Locuteur 7

y toucher, et qu'on pourrait bien avoir finalement un candidat de l'extrême centre

53:42
Locuteur

qui

53:43
Locuteur 7

ne serait pas si faible que ça. Donc ce qu'il faut, c'est viser un score au premier tour qui soit le plus haut possible pour engager cette dynamique et la dynamique de la victoire ensuite. Mais bien sûr, le truc, ce n

53:58
Locuteur

'est

53:58
Locuteur 7

pas seulement de passer le premier tour et de se dire qu'après, la magie va opérer parce que la France serait à l'écart de cette immense vague internationale où on voit le fascisme se déverser. Non, on n'est pas forcément à l'écart, en tout cas, peut-être, j'espère en fait, mais on va faire en sorte que de toute façon, on n

54:15
Locuteur

'est

54:15
Locuteur 7

pas à se poser la question et que la personne qui arrive au second tour face à Bardella ou Le Pen puisse l'emporter et l'emporte. Et comment faire ? Eh bien, il faut rassembler.

54:25
Locuteur

Il

54:26
Locuteur 7

ne

54:26
Locuteur

faut

54:26
Locuteur 7

pas chercher à se faire détester. Il faut rassembler, rassembler, rassembler et élargir de plus en plus. Et la primaire, le 11 octobre, j'en profite pour ceux qui ne l'auraient pas noté, elle offre ce cadre de rassemblement progressif

54:41
Locuteur

qui

54:41
Locuteur 7

permet à chaque famille de la gauche

54:44
Locuteur

de

54:44
Locuteur 7

faire ses propositions, de montrer sa plus-value

54:47
Locuteur

et

54:47
Locuteur 7

en même temps

54:48
Locuteur

de

54:49
Locuteur 7

ne pas craindre d'empêcher le passage au second tour. Parce que les espoirs de passage en force, en mode façon,

54:56
Locuteur

ce

54:56
Locuteur 7

sera moi le plus fort, après, il y aura le vote utile et puis, laissez tomber, voilà, le truc de l'union par l'écrasement des gens, c'est jamais l'union. Et deuxièmement, ça peut très bien de ne pas marcher. Parce que c'est la première fois où à l'aube d'une élection présidentielle, le favori, c'est l'extrême droite. Le favori, c'est l'extrême droite. On se dit plus, finalement, celui qui arrive au deuxième tour, face aux fachos, il gagne forcément. Donc, la vraie bataille, c'est d'arriver au deuxième tour. Pas du tout ! La vraie bataille, c'est de démontrer qu'on peut gagner au deuxième tour, qu'on a une chance face à l'extrême droite.

Sinon, le vote utile, il sera sur une base beaucoup plus large que les fois d'avant. Ne rejouons pas les élections passées. Déjà parce que ça a été une cata.

55:36
Locuteur

Et

55:37
Locuteur 7

en plus, parce que là,

55:38
Locuteur

ce

55:38
Locuteur 7

sera encore différent et bien plus grave et bien plus difficile. Donc, il faut que nous purgions nos débats en notre sein, entre nous, par une belle primaire, une primaire populaire que nous allons travailler pour qu'elle soit la plus large possible et une primaire de débordement. Vous voyez, il

55:55
Locuteur

y

55:55
Locuteur 7

a Raphaël Glucksmann qui dit que

55:57
Locuteur

notre

55:57
Locuteur 7

primaire,

55:59
Locuteur

c

55:59
Locuteur 7

'est une volonté de ne pas choisir entre les deux pôles qui existent à gauche. Au contraire, en fait.

56:03
Locuteur

C

56:03
Locuteur 7

'est donner la parole aux gens pour qu'ils choisissent.

56:06
Locuteur

comme

56:07
Locuteur 7

ça,

56:07
Locuteur

on

56:08
Locuteur 7

est tranquille.

56:09
Locuteur

Les

56:09
Locuteur 7

gens font le choix. Bon, il me semble qu'il y a quelques élections passées. Il me semble qu'en 2022,

56:16
Locuteur

le

56:16
Locuteur 7

choix de la social-démocratie a rassemblé 1,75%. Mais on peut quand même se dire que ça vaut le coup de retrancher le débat entre nous avant de se présenter devant les électeurs de la France entière. Bon, M. Glucksmann, nous voulons de ce débat entre les deux lignes de gauche. Il n'y

56:32
Locuteur

en

56:32
Locuteur 7

a peut-être pas tant que ça, deux lignes différentes parce qu'il y a des postures aussi, on ne

56:36
Locuteur

va

56:36
Locuteur 7

peut-être pas se le cacher. Et nous voulons que ce soit le peuple de gauche qui tranche. Alors, évidemment, comme M. Glucksmann propose un débat entre le centre-gauche et la gauche du centre,

56:54
Locuteur

ça

56:54
Locuteur 7

ne nous réjouit pas. Mais, allez, venez, venez, venez, on va trancher entre nous, on va faire ça

56:59
Locuteur

dans

57:00
Locuteur 7

la famille. Quant à Boris Vallaud, il juge notre primaire pas suffisante. Mais il propose quoi ? Il propose la construction d'une coalition unie autour d'un projet.

57:09
Locuteur

En

57:10
Locuteur 7

fait, c'est quoi une coalition ? C'est un accord d'appareil

57:13
Locuteur

ou

57:14
Locuteur 7

de personnalités réunies à huis clos. Nous, on ne veut pas ça, nous.

57:18
Locuteur

On

57:18
Locuteur 7

veut

57:18
Locuteur

que ce

57:21
Locuteur 7

soit les gens qui choisissent. Les partis sont trop faibles aujourd'hui.

57:26
Locuteur

La

57:26
Locuteur 7

primaire, c'est l'irruption du peuple de gauche dans les affaires qui le concernent.

57:32
Locuteur

Que

57:33
Locuteur 7

le peuple tranche

57:34
Locuteur

et

57:37
Locuteur 7

il tranchera sur la base de propositions. Parce que oui, il

57:41
Locuteur

y

57:41
Locuteur 7

a différents projets,

57:42
Locuteur

il

57:42
Locuteur 7

y a différentes stratégies,

57:43
Locuteur

il

57:43
Locuteur 7

y a différentes priorités. Et ces priorités, celles que porte François, elles ont été travaillées en fonction de ce qu'on ressent, de ce que le peuple demande. Et d'abord, qui, si ce n'est François, portera la voix des travailleurs essentiels

57:58
Locuteur

s

57:59
Locuteur 7

'il n'est pas dans ce débat, si ça se fait à huis clos ? Moi, je vous le dis, il n'y

58:02
Locuteur

aura

58:02
Locuteur 7

personne pour le porter. Et c'est pour leur rendre cet hommage, cette dignité dont parlait Sébastien tout à l'heure et leur place dans la société et toute la valeur de leur travail que nous sommes là, réunis derrière François, à proposer le statut des travailleurs essentiels.

58:23
Locuteur

Alors,

58:24
Locuteur 7

ça a été dit, on est actuellement à l'ouvrage pour renforcer notre spécificité. La singularité des propositions que François porte s'affoisonne dans tous les sens. il y

58:33
Locuteur

a

58:33
Locuteur 7

les experts, il

58:34
Locuteur

y

58:34
Locuteur 7

a les salariés, les bénévoles,

58:37
Locuteur

les

58:37
Locuteur 7

gens qui savent aussi sur le terrain parce qu

58:39
Locuteur

'on

58:39
Locuteur 7

ne

58:39
Locuteur

va

58:39
Locuteur 7

pas faire les expertises loin du terrain.

58:43
Locuteur

Il

58:43
Locuteur 7

y aura des allers-retours avec les groupes métiers, par exemple. On ne

58:46
Locuteur

va

58:46
Locuteur 7

pas faire un programme santé sans demander leur avis à ceux qui soignent. On ne

58:50
Locuteur

va

58:50
Locuteur 7

pas faire un programme éducation sans demander leur avis à ceux qui éduquent. Et j'en passe, aider meilleurs parce que c'est notre façon de faire et c'est la raison pour laquelle vraiment je vous incite à construire, construire sans relâche ces groupes métiers. Ils sont notre spécificité et ils doivent être au cœur de la confection de ce projet.

59:08
Locuteur

Je

59:09
Locuteur 7

voulais aussi vous dire à quel point

59:11
Locuteur

mes

59:12
Locuteur 7

chers amis, mes chers camarades, nous sommes bien partis.

59:16
Locuteur

Et

59:16
Locuteur 7

je vous le dis, nous irons loin.

59:18
Locuteur

D

59:19
Locuteur 7

'ici le printemps,

59:20
Locuteur

par

59:20
Locuteur 7

notre travail quotidien, notre volonté indéboulonnable, nous aurons ancré la primaire dans le paysage politique, constituer des équipes pour l'organiser, mèneront tambour battant la campagne de François

59:33
Locuteur

jusqu

59:34
Locuteur 7

'à la victoire.

59:36
Locuteur

Que

59:45
Locuteur 7

j'ai entendu dire par-ci, par-là, qu'à la fin, c'est nous qu'on allait gagner. Merci beaucoup, encore beaucoup.

1:00:13
Locuteur

Alors,

1:00:14
Locuteur 5

nous présidents, vous l'avez vu sur le site, vous le voyez sur les affiches, nous présidents, ce n'est pas qu'un slogan, c'est une force qui se soulève. C'est une force qui demande quoi ? Qui demande l'abolition des privilèges. Et cette force, elle demande une reconnaissance aussi des travailleurs et travailleuses essentielles. En un mot, le pouvoir rendu au peuple.

1:00:37
Locuteur 7

110 000 soutiens. 110 000 soutiens. Et François le disait tout à l'heure, ce n

1:00:42
Locuteur

'est

1:00:42
Locuteur 7

pas un plafond,

1:00:43
Locuteur

c

1:00:43
Locuteur 7

'est un plancher. Est-ce que vous êtes prêtes et prêtes à faire exploser ce plafond

1:00:47
Locuteur

? Est

1:00:49
Locuteur 7

-ce que vous êtes prêtes à en parler à vos amis, à vos collègues, à vos familles pour faire exploser, pour aller chercher les centaines de milliers, pour aller chercher les millions

1:00:56
Locuteur

?

1:00:59
Locuteur 5

Maintenant, on va accueillir celui que vous attendez. Il est fondateur de Debout, il en est le président. C'est le premier politicien français à venir au JT TF1 avec une fiche de paye d'auxiliaire de vie.

1:01:12
Locuteur

Il

1:01:12
Locuteur 5

est le seul député au SMIC et bientôt président au SMIC.

1:01:17
Locuteur 7

Mesdames et messieurs, merci d'accueillir comme il se doit M. François

1:01:21
Locuteur 6

Ruffin !

1:01:53
Locuteur

Merci. Merci

1:01:58
Locuteur 4

à vous. Merci beaucoup à vous. Et bonjour les célibataires. Oui, parce que, je le dis toujours, il y a une part de mystère

1:02:13
Locuteur

à

1:02:14
Locuteur 4

se dire que des gens bloquent comme ça un week-end pour monter à Paris, aller installer des chaises, pour se réunir en formation, dans des réunions. mais alors, en plus, le jour de la Saint-Valentin. Je pense que vous avez confondu notre mouvement avec un groupe de rencontres. Pendant mes années à Fakir, il y a eu des couples Fakir et il y a eu des bébés Fakir. On verra bien s'il y a des couples debout et des bébés debout.

1:02:51
Locuteur

Mais

1:02:51
Locuteur 4

ça me va.

1:02:52
Locuteur

Ça

1:02:53
Locuteur 4

me va parce que je pense que la campagne doit être faite d'amour.

1:02:57
Locuteur

Elle

1:02:57
Locuteur 4

doit être une fête.

1:02:58
Locuteur

Et

1:02:59
Locuteur 4

je remercie six mois aujourd'hui les petites mains qui permettent qu'on soit réunis.

1:03:12
Locuteur

Qui

1:03:13
Locuteur 4

font que, voilà, tout ça ne se passe pas par la main invisible de marché. Tout ça ne se passe pas par la grâce de la Providence. Mais c'est parce qu'il y a des gens, des bénévoles et des salariés qui font. Je vais juste citer les gens qui, hier, sont passés au local pour remplir le camion. Il y avait Marie-France, Anne-Marie, James, Grégoire, Auré, Gérard, Karine, Gilles, Étienne, Denis. Merci à vous.

1:03:40
Locuteur

Je

1:03:41
Locuteur 4

vous le dis,

1:03:43
Locuteur

une

1:03:43
Locuteur 4

force se lève.

1:03:45
Locuteur

Une

1:03:46
Locuteur 4

force se lève. Vous êtes 500 aujourd'hui.

1:03:49
Locuteur

Mais

1:03:50
Locuteur 4

vous le savez, c'est des milliers de personnes qui auraient voulu venir. Pendant un petit instant, on a eu un problème de logiciel, on m'a dit, qui fait que ça a libéré les inscrits. Il y

1:03:59
Locuteur

a

1:03:59
Locuteur 4

des centaines de personnes qui se sont infiltrées pour pouvoir être là aujourd'hui. Mais sinon,

1:04:05
Locuteur

on

1:04:06
Locuteur 4

a dû bloquer le compteur.

1:04:08
Locuteur

C

1:04:09
Locuteur 4

'est une force qui se lève, une force qui est là pour desserrer l'étau, desserrer l'étau entre l'extrême droite et entre l'extrême argent qui, en plus, fusionne maintenant.

1:04:20
Locuteur

C

1:04:20
Locuteur 4

'est une force qui se lève et je suis très fier, moi, de voir qu'il y

1:04:24
Locuteur

a

1:04:24
Locuteur 4

des gens qui viennent de partout ici.

1:04:25
Locuteur

D

1:04:26
Locuteur 4

'Inde, de Corrèze, de Drôme, d'Essonne, de Gare, de Guyane, de Haute-Savoie, du Finistère, de Lotte, de Mayenne, de Oise, du Tarn.

1:04:33
Locuteur

Tous

1:04:33
Locuteur 4

les départements français sont désormais représentés. Bravo à vous.

1:04:43
Locuteur

Je

1:04:43
Locuteur 4

suis très fier aussi

1:04:45
Locuteur

pour

1:04:46
Locuteur 4

un mouvement travailliste, travailliste climatique que nous ayons fondé des groupes de métiers. Je salue les auxiliaires de vie debout, les assistantes maternelles debout, les profs debout, les paysans debout, les patrons debout, les policiers debout, les pompiers debout, les douaniers debout et j'en passe. Un grand merci à vous.

1:05:11
Locuteur

Vous

1:05:11
Locuteur 4

êtes 500 ici, mais vous le savez, en 13 jours, en 13 jours, nous avons rassemblé 100 000 soutiens dans le pays.

1:05:23
Locuteur

100

1:05:24
Locuteur 4

000 soutiens sur Internet, mais 10 000, 10 000 volontaires,

1:05:29
Locuteur

10

1:05:29
Locuteur 4

000 personnes qui ont dit « En plus, je m'engage dans la campagne.

1:05:32
Locuteur

je

1:05:33
Locuteur 4

viens pour donner pour

1:05:35
Locuteur

donner du

1:05:35
Locuteur 4

temps,

1:05:36
Locuteur

pour

1:05:36
Locuteur 4

donner de l'énergie, pour être bénévole à vos côtés dans la durée. »

1:05:42
Locuteur

10

1:05:42
Locuteur 4

000 personnes. Évidemment, pour nous, c'est une crise de croissance.

1:05:45
Locuteur

C

1:05:46
Locuteur 4

'est un souci pour un patron comme je suis aussi.

1:05:49
Locuteur

Et

1:05:49
Locuteur 4

on a des visios le soir au parti avec 400 militants en plus.

1:05:56
Locuteur

Comment

1:05:56
Locuteur 4

vous faites une visio à 400 ? Ben voilà.

1:05:59
Locuteur

C

1:05:59
Locuteur 4

'est par grande fournée et je le dis alors qu'on n'a même pas tout fait

1:06:03
Locuteur

pour

1:06:04
Locuteur 4

avoir ces 100 000 soutiens. On n'a presque rien fait. Je vous assure. Je suis passé aux 20 heures de TF1. Je n'ai pas consacré une seconde à dire « Je veux 100 000 soutiens. » Pourquoi ? Parce que je voulais parler de vous.

1:06:17
Locuteur

Je

1:06:17
Locuteur 4

voulais parler des gens. Je voulais parler du défi démographique, du défi climatique, du défi productif, des défis que la France avait à relever et pas partir sur comment on mènerait notre campagne. Mais je suis passé aux grandes gueules. Je n

1:06:29
Locuteur

'ai

1:06:29
Locuteur 4

pas parlé non plus des 100 000 signatures.

1:06:31
Locuteur

Je

1:06:32
Locuteur 4

suis passé au cas de vérité. Je n'ai pas parlé des 100 000 signatures. Il n'y a aucun grand média aujourd'hui où nous avons parlé des 100 000 soutiens.

1:06:39
Locuteur

C

1:06:39
Locuteur 4

'est juste les petits ruisseaux qui font maintenant une grande rivière d'espérance.

1:06:47
Locuteur

Si

1:06:48
Locuteur 4

vous voulez.

1:06:50
Locuteur

Je

1:06:50
Locuteur 4

le dis, des choses, il y

1:06:52
Locuteur

a

1:06:52
Locuteur 4

la quantité.

1:06:53
Locuteur

Il

1:06:54
Locuteur 4

y a la quantité mais il

1:06:54
Locuteur

y

1:06:54
Locuteur 4

a la qualité aussi.

1:06:56
Locuteur

Ce

1:06:57
Locuteur 4

que je sens quand je vais à Saint-Omer,

1:06:59
Locuteur

quand

1:07:00
Locuteur 4

je vais à l'Orient, c'est que non seulement il y

1:07:02
Locuteur

a

1:07:02
Locuteur 4

des centaines de personnes qui sont là mais elles savent pourquoi elles sont là. Elles sont là pour le combat.

1:07:09
Locuteur

Elles

1:07:09
Locuteur 4

ne sont pas là pour moi. Elles sont là parce qu

1:07:12
Locuteur

'elles

1:07:13
Locuteur 4

ont vu un truc, elles ont vu l'espoir.

1:07:16
Locuteur

C

1:07:17
Locuteur 4

'est pour ça qu'elles sont là.

1:07:18
Locuteur

Parce

1:07:18
Locuteur 4

que c'est comme quand il

1:07:19
Locuteur

y

1:07:19
Locuteur 4

a une petite lumière qui s'allume au bout du tunnel. Même si la lumière est petite, les gens vont vers la lumière. Nous sommes aujourd'hui une force d'espoir. Spartacus disait je reviendrai et nous serons des millions. C'est parti pour nous.

1:07:45
Locuteur

Nous

1:07:45
Locuteur 4

devons revenir et être des millions. Alors,

1:07:49
Locuteur

nous

1:07:50
Locuteur 4

pourrions dire

1:07:51
Locuteur

on

1:07:51
Locuteur 4

y va tout seul.

1:07:52
Locuteur

On

1:07:53
Locuteur 4

pourrait dire ça. 100 000 soutiens, à gauche, il n

1:07:56
Locuteur

'y a

1:07:56
Locuteur 4

pas tant de personnes que ça qui savent le faire en 15 jours.

1:08:01
Locuteur

10

1:08:02
Locuteur 4

000 volontaires de plus qui s'ajoutent aux 8 000 qu'on avait déjà.

1:08:07
Locuteur

Quel

1:08:07
Locuteur 4

parti est aujourd'hui capable de mobiliser ça ? Il n'y

1:08:10
Locuteur

en

1:08:10
Locuteur 4

a pas tant que ça. Et demain, avec Guillaume en porteur

1:08:17
Locuteur

de

1:08:17
Locuteur 4

ça, nous aurons nos 500 maires après les élections municipales. Donc,

1:08:29
Locuteur

on

1:08:30
Locuteur 4

pourrait dire on y va tout seul pour faire notre tour de piste.

1:08:33
Locuteur

Ce

1:08:34
Locuteur 4

n

1:08:34
Locuteur

'est

1:08:34
Locuteur 4

pas le choix que nous faisons. à la place, nous disons primaire. Pourquoi nous disons primaire

1:08:40
Locuteur

?

1:08:41
Locuteur 4

Je suis passé à Nantes récemment

1:08:44
Locuteur

et

1:08:45
Locuteur 4

en visitant le lieu unique, l'ancienne usine Lue transformée en lieu culturel.

1:08:51
Locuteur

Je

1:08:51
Locuteur 4

discute avec les agents d'entretien, le chef d'équipe, Mohamed, qui me raconte d'abord que grâce à la mairie de Nantes, il est passé en travail en journée et que c'est comme ça qu'il a retrouvé sa famille. Voilà ce que nous voulons pour tous les travailleurs d'entretien du pays, c'est simplement qu'ils puissent retrouver leur famille.

1:09:14
Locuteur

Mais, une

1:09:16
Locuteur 4

fois qu'il n

1:09:17
Locuteur

'y

1:09:17
Locuteur 4

a plus les appareils photos, les caméras, il me prend dans un coin et presque, en se confiant, en chuchotant, il me dit

1:09:24
Locuteur

vous, la

1:09:26
Locuteur 4

gauche,

1:09:27
Locuteur

vous

1:09:27
Locuteur 4

êtes notre voix.

1:09:29
Locuteur

Pour

1:09:30
Locuteur 4

l'année prochaine, on a la boule au ventre. On a peur pour 2027. Alors, entendez-vous, entendez-vous. Voilà le message profond que nous adresse le peuple de gauche.

1:09:50
Locuteur

Nous

1:09:50
Locuteur 4

sommes là pour gagner.

1:09:52
Locuteur

Nous

1:09:52
Locuteur 4

sommes là pour le gagner et nous sommes là pour faire gagner les Françaises et les Français.

1:09:57
Locuteur

Nous

1:09:58
Locuteur 4

sommes là pas pour une candidature de témoignage, pas pour une candidature identitaire, pas pour mettre nos logos en bas des affiches. Nous sommes là pour gagner.

1:10:11
Locuteur

On

1:10:11
Locuteur 4

n'est pas là pour faire le score de Jean Lassalle, nous sommes là pour gagner.

1:10:19
Locuteur

On

1:10:20
Locuteur 4

n'est pas là pour faire le score de Anne Hidalgo, nous sommes là pour gagner.

1:10:25
Locuteur

Et

1:10:25
Locuteur 4

vous voyez, comme j'ai des camarades ici, je ne citerai pas le nom de tous ceux qui font des tours de piste et qui ne sont pas là pour gagner.

1:10:34
Locuteur

Mais

1:10:34
Locuteur 4

nous, nous sommes là pour gagner.

1:10:37
Locuteur

Nous

1:10:37
Locuteur 4

sommes là parce que, j'ai dit primaire, pourquoi ? Parce que je veux des millions.

1:10:41
Locuteur

C

1:10:42
Locuteur 4

'est bien qu'on soit 500 aujourd'hui,

1:10:43
Locuteur

c

1:10:43
Locuteur 4

'est bien qu'on soit des milliers, des centaines de milliers derrière, mais si on veut gagner, c'est en millions que ça se compte.

1:10:50
Locuteur

Il

1:10:50
Locuteur 4

nous faut des millions.

1:10:54
Locuteur

Et

1:10:54
Locuteur 4

moi,

1:10:55
Locuteur

je

1:10:56
Locuteur 4

leur demande à ceux qui ne veulent pas de cette primaire, de quoi ont-ils peur

1:11:00
Locuteur

?

1:11:01
Locuteur 4

De quoi ont-ils peur ?

1:11:03
Locuteur

Ils

1:11:04
Locuteur 4

ont peur de leurs électeurs.

1:11:07
Locuteur

Ils

1:11:08
Locuteur 4

ont peur du peuple de gauche.

1:11:11
Locuteur

Ils

1:11:11
Locuteur 4

ont peur

1:11:12
Locuteur

d

1:11:13
Locuteur 4

'une profonde aspiration unitaire du peuple de gauche. Voilà de quoi ils ont peur. Voilà de quoi ils se veulent l'obstacle.

1:11:21
Locuteur

Un

1:11:21
Locuteur 4

obstacle que nous, nous devons lever, que nous, nous devons faire sauter.

1:11:26
Locuteur

Cette

1:11:26
Locuteur 4

aspiration unitaire

1:11:28
Locuteur

qui

1:11:29
Locuteur 4

se mesure là, aujourd'hui,

1:11:31
Locuteur

dans

1:11:31
Locuteur 4

un sondage qui nous dit que 78%

1:11:34
Locuteur

des

1:11:35
Locuteur 4

sympathissants de gauche

1:11:36
Locuteur

veulent

1:11:37
Locuteur 4

une candidature commune et veulent une primaire. Et c'est autant vrai chez les socialistes que chez les insoumis que chez les communistes ou chez les écologistes. C'est vrai dans toutes les familles dans la gauche.

1:11:48
Locuteur

Mais

1:11:48
Locuteur 4

ce n'est pas d'aujourd'hui. C'est de toujours. Quand,

1:11:52
Locuteur

le

1:11:52
Locuteur 4

12 février 1934, quelques jours après la tentative de coup d'État fasciste au bord du Parlement, quand, place de la nation, deux cortèges, deux cortèges séparés, l'un de la CGT, l'autre de la CGTU,

1:12:07
Locuteur

c

1:12:08
Locuteur 4

'est-à-dire l'un socialiste et l'autre communiste, partent de manière séparée. C'est de la base, de la base que par ce cri simple, unité, unité, unité, les deux cortèges fusionnent et c'est le début du Front populaire.

1:12:31
Locuteur

Quand, le

1:12:32
Locuteur 4

9 juin 2024,

1:12:35
Locuteur

au

1:12:35
Locuteur 4

soir,

1:12:37
Locuteur

d

1:12:37
Locuteur 4

'une dissolution improvisée par Emmanuel Macron, et alors que Jordan Bardella est en train de préparer ses cartons pour Matignon, alors que les mêmes veulent nous, déjà, à la télé,

1:12:49
Locuteur

veulent

1:12:49
Locuteur 4

nous rejouer le match des deux gauches irréconciliables, les mêmes,

1:12:54
Locuteur

les

1:12:54
Locuteur 4

mêmes qui, aujourd'hui, veulent faire obstacle à la primaire,

1:12:57
Locuteur

quand

1:12:58
Locuteur 4

nous lançons,

1:12:59
Locuteur

quand

1:13:00
Locuteur 4

je lance, devant

1:13:02
Locuteur

mes

1:13:03
Locuteur 4

copains qui font un barbecue derrière, devant une salle des fêtes, perdue à Amiens,

1:13:08
Locuteur

ce

1:13:09
Locuteur 4

mot simple,

1:13:10
Locuteur

Front

1:13:11
Locuteur 4

populaire, disant au parti, soyez unis, arrêtez vos conneries, il n'y

1:13:17
Locuteur

a

1:13:17
Locuteur 4

rien d'un coup de génie,

1:13:18
Locuteur

c

1:13:19
Locuteur 4

'est simplement une évidence qui est énoncée là et qu'est-ce que ça produit ? Un geyser, 400 000 signatures en 24 heures, 400 000 signatures qui les contraignent, oui, en quatre jours, en quatre jours à faire l'union.

1:13:40
Locuteur

Voilà ce

1:13:42
Locuteur 4

que nous devons faire

1:13:44
Locuteur

contre

1:13:45
Locuteur 4

les petits marquis de la politique,

1:13:47
Locuteur

contre

1:13:48
Locuteur 4

les apparats chics, nous devons à nouveau faire cette pression pour obtenir l'union, l'union, l'union, l'union.

1:13:56
Locuteur

Et

1:13:57
Locuteur 4

je le dis, je joue la gagne,

1:13:59
Locuteur

nous

1:13:59
Locuteur 4

jouons la gagne. Il

1:14:00
Locuteur

n'y

1:14:00
Locuteur 4

a un copain qui m'a dit un truc sympa vendredi dernier, le jour où il y avait la fusion des listes debout partis communistes avec les écologistes et les socialistes,

1:14:12
Locuteur

il

1:14:13
Locuteur 4

y

1:14:13
Locuteur

a

1:14:13
Locuteur 4

un copain qui était à l'LCR ou NPA

1:14:15
Locuteur

et

1:14:16
Locuteur 4

je lui dis ben t'es là, t'es content ? Il dit ben oui, avec toi, j'ai appris à gagner.

1:14:21
Locuteur

Ça

1:14:22
Locuteur 4

m'a fait vachement plaisir.

1:14:26
Locuteur

J

1:14:26
Locuteur 4

'espère,

1:14:28
Locuteur

j

1:14:28
Locuteur 4

'espère être le aimé jacqué de la gauche.

1:14:33
Locuteur

Vous

1:14:33
Locuteur 4

savez, il y en a marre des perdants magnifiques qui vous expliquent qu'à 400 000 voix près, on y serait, qu'il nous manque juste 3%.

1:14:41
Locuteur

C

1:14:41
Locuteur 4

'est pas ça qu'on veut. On veut passer le premier tour et on veut gagner au deuxième tour. On veut gagner, gagner, gagner.

1:14:57
Locuteur

Alors, oui,

1:14:59
Locuteur 4

ça peut paraître un peu du délire.

1:15:01
Locuteur

Mais

1:15:01
Locuteur 4

déjà, quand j'étais à Fatir, vous savez, on vendait un millier d'exemplaires sur Amiens. Et pourtant, j'avais une perspective, c'est d'être majoritaire.

1:15:09
Locuteur

Pas

1:15:10
Locuteur 4

d'être un petit truc comme ça, je voulais être majoritaire.

1:15:14
Locuteur

Et,

1:15:15
Locuteur 4

avec Merci Patron,

1:15:17
Locuteur

il

1:15:18
Locuteur 4

y a 10 ans, quand on est avec l'éclure, c'est-à-dire les petits Davids ouvriers contre Bernard Arnault,

1:15:24
Locuteur

le

1:15:25
Locuteur 4

grand Goliath de l'argent, on en fête l'anniversaire de Merci Patron la semaine dernière, qu'avons-nous fait ?

1:15:31
Locuteur

Nous

1:15:32
Locuteur 4

avons gagné.

1:15:36
Locuteur

Face

1:15:36
Locuteur 4

à Bernard Scorsini, le premier flic de France, au tribunal de Paris, devant le tribunal correctionnel, qu'avons-nous fait ? Nous avons

1:15:44
Locuteur

gagné.

1:15:46
Locuteur 4

Face au Rassemblement National en 2017, dans la première circonscription de la Somme, qu'avons-nous fait ? Nous avons

1:15:51
Locuteur

gagné. En

1:15:53
Locuteur 4

2022, nous avons

1:15:54
Locuteur

gagné.

1:15:55
Locuteur 4

En 2024, nous avons

1:15:57
Locuteur

gagné.

1:15:58
Locuteur 4

Et en 2027, nous allons

1:15:59
Locuteur

gagné.

1:16:01
Locuteur 4

C'est bien. Eh bien, on va gagner dès cette année, on ne

1:16:23
Locuteur

va

1:16:23
Locuteur 4

même pas attendre l'année prochaine.

1:16:26
Locuteur

On

1:16:27
Locuteur 4

va gagner.

1:16:28
Locuteur

On

1:16:28
Locuteur 4

va gagner à Amiens,

1:16:29
Locuteur

on

1:16:29
Locuteur 4

va gagner à Saint-Etienne,

1:16:30
Locuteur

on

1:16:30
Locuteur 4

va gagner à Nîmes, on va gagner à Lorient, on va gagner aussi dans mon coin, à Rosière, en Sortaire, on va gagner pour les élections municipales. Nous allons gagner.

1:16:40
Locuteur

Je

1:16:40
Locuteur 4

me mets, nous allons nous mettre pleinement au service des listes de gauche qui peuvent gagner

1:16:46
Locuteur

dans

1:16:47
Locuteur 4

trois semaines. Déjà,

1:16:55
Locuteur

comme

1:16:55
Locuteur 4

ça, on prendra l'habitude de gagner. C'est une première chose.

1:16:59
Locuteur

Et

1:17:00
Locuteur 4

aussi, pour nous, les élections municipales, c'est une étape qui est importante. Pourquoi ? Parce que, pour les gens, il y a deux élus qui comptent vraiment. Il

1:17:08
Locuteur

y

1:17:08
Locuteur 4

a le président, tout en haut,

1:17:10
Locuteur

qu

1:17:10
Locuteur 4

'en général, on n'aime pas.

1:17:12
Locuteur

Et

1:17:12
Locuteur 4

il y a le maire, tout en bas, qui a porté de main, porté de câlin, porté de baffe aussi, mais qu'en général, on aime bien.

1:17:20
Locuteur

Dire

1:17:20
Locuteur 4

l'importance

1:17:22
Locuteur

du

1:17:22
Locuteur 4

maire.

1:17:23
Locuteur

D

1:17:25
Locuteur 4

'abord, la commune est un lieu de protection.

1:17:29
Locuteur

Quand

1:17:29
Locuteur 4

ça va mal,

1:17:31
Locuteur

quand

1:17:31
Locuteur 4

l'État se retire, il y a une porte qui reste ouverte, même quand le bistrot a fermé, c'est la porte de la mairie.

1:17:40
Locuteur

Quand les

1:17:41
Locuteur 4

gilets jaunes sont détestés, moqués à la télé, méprisés par le président de la République, il y a une porte qui s'ouvre, où on peut y remplir des cahiers de doléances et des cahiers d'espérance, c'est la porte de la mairie, c'est le maire qui ouvre sa porte. Quand survient la crise de Covid,

1:18:01
Locuteur

c

1:18:02
Locuteur 4

'est le maire,

1:18:02
Locuteur

ses

1:18:03
Locuteur 4

adjoints, ses élus qui prennent des nouvelles des personnes âgées. Quand il y a le feu en banlieue, qui on appelle comme pompier ? Le maire, l'équipe municipale.

1:18:15
Locuteur

Oui,

1:18:16
Locuteur 4

la commune est importante comme espace

1:18:19
Locuteur

de

1:18:19
Locuteur 4

protection.

1:18:21
Locuteur

et

1:18:22
Locuteur 4

encore davantage si jamais le pire devait advenir dans notre pays.

1:18:27
Locuteur

Mais

1:18:27
Locuteur 4

c'est aussi un espace d'invention.

1:18:30
Locuteur

C

1:18:30
Locuteur 4

'est un espace d'invention.

1:18:33
Locuteur

Si

1:18:34
Locuteur 4

on veut, demain, que toutes les auxiliaires de vie du pays

1:18:39
Locuteur

aient

1:18:40
Locuteur 4

un statut, un revenu, des horaires et pas des petits bouts de boulot le matin et le soir, de pouvoir dire que Dieppe le fait déjà,

1:18:48
Locuteur

ça

1:18:48
Locuteur 4

nous aide.

1:18:50
Locuteur

Ça

1:18:50
Locuteur 4

rouvre un imaginaire, ça remet de l'air. Vous savez, quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle vert de boulot de l'air, on est dans ce temps d'étouffement, d'asphyxie politique dans lequel on a besoin de mettre de l'air,

1:19:02
Locuteur

de

1:19:02
Locuteur 4

l'imaginaire. La commune le fait

1:19:03
Locuteur

quand

1:19:04
Locuteur 4

elle vient inventer. Quand nous, nous portons à l'Assemblée nationale parce que je reçois des gamins du quartier nord d'un club de volets et qui, c'est parce que je vois, est-ce que tu peux rester derrière le pupille s'il te plaît ? Mais en fait, j'en ai vraiment pas envie, mais c'est pas.

1:19:23
Locuteur

Ouais,

1:19:23
Locuteur 4

j'ai des consignes. Quand je reçois des gamins à ma permanence d'un club de volets et où ils me disent, je leur demande qu'est-ce que vous allez faire cet été, ils partent pas en vacances. Il y en a qui sont du quartier nord, ils sont du quartier nord et il y

1:19:36
Locuteur

en

1:19:36
Locuteur 4

a qui ont la chance d'avoir des cousins à Argenteuil, à Bobigny, donc ils vont pouvoir aller d'une banlieue à l'autre. Je leur demande mais vous avez déjà vu la mer ? Non,

1:19:43
Locuteur

on

1:19:43
Locuteur 4

n'a jamais vu la mer alors qu

1:19:45
Locuteur

'ils

1:19:45
Locuteur 4

sont à 80 kilomètres de là. Comment on peut aimer notre pays

1:19:51
Locuteur

si on

1:19:52
Locuteur 4

peut pas en voir la diversité des paysages, la mer et la montagne ? Et donc nous portons avec les insoumis, avec les communistes, avec les écologistes, avec Génération,

1:20:02
Locuteur

avec

1:20:03
Locuteur 4

les socialistes, toute la famille de gauche rassemblée, nous portons une proposition de loi sur les vacances pour tous.

1:20:09
Locuteur

Ben

1:20:09
Locuteur 4

venir dire ça existe déjà. Regardez Poitiers le fait déjà. Regardez Trappes le fait déjà. Mais ça le rend évidemment beaucoup plus acceptable, beaucoup moins utopique pour les Français.

1:20:22
Locuteur

Je

1:20:22
Locuteur 4

crois que c'est comme ça qu

1:20:23
Locuteur

'on

1:20:24
Locuteur 4

doit porter ce qui n'est pas une contradiction mais qui est mené comme une contradiction entre est-ce que ça doit partir du haut ou est-ce que ça doit partir du bas

1:20:32
Locuteur

?

1:20:33
Locuteur 4

Vous savez, est-ce que c'est le petit colibri, les amaps

1:20:36
Locuteur

ou

1:20:37
Locuteur 4

bien est-ce que c'est le grand programme national qui tombe d'en haut ? Nous, nous croyons qu'il y a un dépassement de cette contradiction et que ça marche, ça marche à gauche quand nous mêlons les deux. Ambroise Croisa,

1:20:50
Locuteur

quand

1:20:50
Locuteur 4

à la libération, il porte son vaste plan de sécurité sociale

1:20:55
Locuteur

avec

1:20:56
Locuteur 4

les retraites, notamment, avec la sécu. Il vient proposer un truc, c'est quand même délirant. Il vient dire aux gens, vous allez aller chez le médecin mais vous serez remboursé et puis si vous êtes malade et que vous n'allez pas au boulot, vous serez quand même payé.

1:21:12
Locuteur

Mais

1:21:12
Locuteur 4

les Français, ils auraient dû dire mais il

1:21:13
Locuteur

est

1:21:13
Locuteur 4

timbré celui-là.

1:21:14
Locuteur

Qu

1:21:15
Locuteur 4

'est-ce qu

1:21:15
Locuteur

'il

1:21:15
Locuteur 4

nous raconte

1:21:16
Locuteur

?

1:21:17
Locuteur 4

Et pourquoi ils n'ont pas pensé ça

1:21:19
Locuteur

? Ils

1:21:20
Locuteur 4

n'ont pas pensé ça parce qu'au fond, ça existait déjà. Depuis un demi-siècle, ça se faisait déjà dans les caisses de solidarité, dans des mutuelles, dans des fédérations de travailleurs et du coup, ce que venait proposer Ambroise Croizat, c'est d'universaliser, c'est de généraliser,

1:21:36
Locuteur

c

1:21:36
Locuteur 4

'est de nationaliser, c'est de le rendre pour toutes et tous. Et donc, on doit s'appuyer toujours sur le déjà-là. Ça dit pour nous une conception du pouvoir.

1:21:45
Locuteur

Une

1:21:46
Locuteur 4

conception du pouvoir qui est que

1:21:47
Locuteur

tout

1:21:48
Locuteur 4

ne va pas tomber d'en haut mais qu'il doit y avoir de la place et beaucoup de place pour l'initiative. L'initiative des élus locaux, l'initiative des entrepreneurs, l'initiative des assos et que finalement, le rôle du politique là-haut est parfois moins d'inventer une société nouvelle que d'aider ce que la société a déjà dans le ventre, de l'aider à accoucher de ce que la société a déjà dans le ventre. Voilà ce qu'on nous veut faire. Ça dit aussi, je le dis, si demain, on a le meilleur, la plus sympa, humaniste, écologiste, féministe, antiraciste, tous les gentillistes que vous voulez qui se trouvent à l'Elysée.

1:22:35
Locuteur

Qu

1:22:36
Locuteur 4

'on a ses copains, ses copines

1:22:38
Locuteur

à

1:22:39
Locuteur 4

l'Assemblée et qui occupent les ministères.

1:22:42
Locuteur

Mais

1:22:42
Locuteur 4

que ça ne vient pas d'en bas, ça ne pousse pas d'en bas, il n

1:22:45
Locuteur

'y a

1:22:45
Locuteur 4

pas grand-chose qui se passera. Parce qu'en face, il y

1:22:47
Locuteur

aura

1:22:47
Locuteur 4

toujours le MEDEF qui viendra dire « je crois que ça ne

1:22:50
Locuteur

va

1:22:50
Locuteur 4

pas être possible

1:22:50
Locuteur

».

1:22:51
Locuteur 4

Il y aura la presse de Bernard Arnault, de Bolloré et compagnie qui viendra dire « je crois que ça ne

1:22:55
Locuteur

va

1:22:55
Locuteur 4

pas être possible ». Il y aura la Banque Centrale Européenne qui viendra dire « je crois que ça ne

1:22:59
Locuteur

va

1:22:59
Locuteur 4

pas être possible ». Il y aura la Commission Européenne, il y aura toutes les forteresses de l'ordre établi qui viendront dire « je crois que ça ne

1:23:05
Locuteur

va

1:23:05
Locuteur 4

pas être possible ». Donc,

1:23:06
Locuteur

il

1:23:07
Locuteur 4

faudra que le peuple soit là pour dire « nous, nous voulons que ça soit possible ». Donc, ça veut dire qu'on n'attend pas 2027 pour pousser. On n'attend pas 2027 pour prendre des initiatives. Et par exemple, quand je vois ce qu'a fait la fanfare debout, je vais vous renommer comme ça, pour moi, vous êtes la fanfare debout maintenant. Là, en prenant d'elle-même l'initiative de se dire « ben voilà, on va prendre des travailleurs essentiels et on va les faire passer pour chanter un refrain », j'étais ému, moi. J'étais ému à en pleurer.

1:23:34
Locuteur

J

1:23:34
Locuteur 4

'étais ému à en pleurer, fier.

1:23:36
Locuteur

« ben

1:23:36
Locuteur 4

voilà,

1:23:37
Locuteur

ce

1:23:37
Locuteur 4

qu'on attend de vous aussi au sein du parti, c'est de prendre des initiatives, de porter des choses nouvelles et ensuite de dire « voilà ce qu'on a essayé, ça a marché » et ensuite de les faire essaimer. Voilà, nous devons être... Alors, on se moquait de moi, Fakir, parce que je dis toujours « nous devons être des graines de l'espoir ». Voilà. Et on m'avait représenté avec une affiche où je jetais des graines comme ça avec marqué Truffaut au-dessus. Mais

1:23:58
Locuteur

c

1:23:58
Locuteur 4

'était pas le cinéaste, c'était le magasin de jardinage. Mais voilà. Je pense qu'au fond, si on a... 100 000 signatures, là, en 15 jours, c'est parce que c'est l'heure de la moisson.

1:24:09
Locuteur

Nous

1:24:10
Locuteur 4

avons beaucoup semé pendant 20 ans. Maintenant est venu aussi le temps de la moisson.

1:24:24
Locuteur

Le

1:24:25
Locuteur 4

monde, maintenant.

1:24:27
Locuteur

Après

1:24:27
Locuteur 4

la ville, le monde, le grand et vaste monde. Je veux dire, il y a beaucoup de monde

1:24:32
Locuteur

qui,

1:24:34
Locuteur 4

depuis quelques mois, vient pleurnicher dans ma manche

1:24:37
Locuteur

en

1:24:37
Locuteur 4

me disant « tu as vu comme c'est terrible

1:24:39
Locuteur

».

1:24:40
Locuteur 4

Trump, c'est vraiment terrible. Les USA, c'est vraiment terrible. L'Iran, c'est vraiment terrible. Oui, tout ça est vraiment terrible. Mais quand est-ce que, pour nous, le monde n'a pas été terrible ?

1:24:50
Locuteur

Pour

1:24:51
Locuteur 4

des militants qui sont soucieux de justice et de paix, quand est-ce que le monde n'est pas terrible

1:24:55
Locuteur

?

1:24:56
Locuteur 4

Et moi, je... Alors, peut-être que c'est parce que, conformément

1:25:01
Locuteur

à

1:25:02
Locuteur 4

le principe de Gramsci qui nous dit qu'il faut conjuguer le pessimisme de la lucidité à l'optimisme de la volonté, mais je vois dans le monde d'aujourd'hui une grande chance.

1:25:12
Locuteur

Oui,

1:25:13
Locuteur 4

Trump s'assied de lui-même sur le libre-échange. Trump s'assied de lui-même sur l'OTAN. Mais depuis quand, nous, nous avons été attachés à une mondialisation que nous n'avons jamais jugée heureuse

1:25:26
Locuteur

?

1:25:26
Locuteur 4

Depuis quand, nous, nous avons voulu cette fin de l'histoire libérale ? Depuis quand, nous avons voulu des USA superpuissances qui peuvent faire la loi partout et leur guerre partout

1:25:37
Locuteur

?

1:25:37
Locuteur 4

Depuis quand, nous avons souhaité que le libéralisme soit gravé dans le marbre pour l'éternité ? Jamais

1:25:43
Locuteur

! Ce

1:25:44
Locuteur 4

que nous avons devant nous, c'est un monde qui s'écroule et nous devons dire tant mieux. Tant mieux, tant mieux, tant mieux !

1:25:55
Locuteur

Dans

1:25:55
Locuteur 4

un temps comme le nôtre, il devrait y avoir une effervescence. Une effervescence à Bruxelles, une effervescence à l'Elysée, une effervescence à l'Assemblée, une effervescence dans les journaux. Ça devrait être de formidables débats d'idées avec des sociologues, des anthropologues, des travailleurs. Tout le monde, on devrait avoir une société en effervescence parce que devant ce monde qui s'écroule, nous devons réinventer un autre. À quoi nous assistons à l'inverse ? À une espèce de tétanie, d'agonie,

1:26:23
Locuteur

de

1:26:23
Locuteur 4

neurasthénie. Pourquoi

1:26:25
Locuteur

?

1:26:25
Locuteur 4

Parce que nous avons des hommes de l'ancien régime

1:26:30
Locuteur

qui

1:26:30
Locuteur 4

ne sont plus adaptés à notre temps. Je lis l'interview

1:26:33
Locuteur

de

1:26:34
Locuteur 4

Macron, là.

1:26:35
Locuteur

Je

1:26:35
Locuteur 4

ne

1:26:35
Locuteur

sais

1:26:35
Locuteur 4

pas si vous avez vu.

1:26:37
Locuteur

Une

1:26:37
Locuteur 4

interview de Macron dans le monde. C'est dire comment il est perdu. C'est sur le libre-échange, un thème qui m'est cher. D'abord, il dit

1:26:44
Locuteur

le

1:26:45
Locuteur 4

traité de libre-échange avec l'Inde, c'est formidable.

1:26:49
Locuteur

Et

1:26:49
Locuteur 4

deux lignes après, il dit il faut protéger notre industrie. Voilà le « en même temps

1:26:56
Locuteur

». Mais

1:26:57
Locuteur 4

c'est le «

1:26:57
Locuteur

en

1:26:57
Locuteur 4

même temps » d'un homme perdu qui ne sait plus ce qui doit passer parce que, évidemment, il est né pour le libre-échange et le voilà pris à contre-pied. Eh bien, nous, nous sommes adaptés à notre temps. Mais même quand je lis la note, alors tant mieux si ça arrive,

1:27:10
Locuteur

la

1:27:11
Locuteur 4

note qui a été rendue par le Haut-Commissariat au plan. La première phrase, c'est ça.

1:27:17
Locuteur

La

1:27:17
Locuteur 4

montée en puissance industrielle de la Chine consistue désormais un choc systémique. Désormais. Franchement, on aurait eu un ouvrier de chez Goudieur à la tête de Bercy ou du Haut-Commissariat au plan au gagné 25 ans.

1:27:48
Locuteur

Ils

1:27:49
Locuteur 4

ne sont pas adaptés à notre temps. Du coup, ce qu

1:27:50
Locuteur

'ils

1:27:50
Locuteur 4

proposent est nul. Ils proposent quoi ? Ils disent il faut relever les tarifs douaniers de 30% sur tout ce qui vient de Chine. Je ne suis pas d'accord.

1:27:58
Locuteur

Je

1:27:58
Locuteur 4

ne

1:27:58
Locuteur

suis

1:27:58
Locuteur 4

pas d'accord. Je pense que c'est vraiment des néophytes qui font ça. Comme ils ne savent pas faire, ils proposent n'importe quoi. Ce qu'il nous faut, ce que nous proposons et depuis des années et des années, c'est d'identifier les 100 produits. 100 produits sur les médicaments, sur les aliments, sur l'armement éventuellement, sur l'acier évidemment. Identifier 100 produits qu'on considère stratégiques et là, on met le paquet taxes frontières, barrières douanières, quotas d'importation, mais ça ne sert à rien d'arroser tous azimuts. Mais simplement, ils ne savent pas faire, ils ne l'ont pas pensé là où nous, ça fait deux décennies que nous y réfléchissons.

Nous avons deux décennies d'avance sur eux.

1:28:43
Locuteur

Nous

1:28:43
Locuteur 4

vivons en vérité

1:28:45
Locuteur

ce

1:28:46
Locuteur 4

temps que Gramsci caractérisait comme un temps de détachement de l'idéologie dominante. Concurrence, croissance, mondialisation, ces mots sont morts.

1:28:56
Locuteur

Mais,

1:28:57
Locuteur 4

nous disait Gramsci,

1:28:58
Locuteur

dans

1:28:59
Locuteur 4

ce temps-là,

1:29:00
Locuteur

quand

1:29:01
Locuteur 4

la classe dirigeante n'est plus capable de diriger,

1:29:04
Locuteur

d

1:29:04
Locuteur 4

'entraîner par l'envie, par l'enthousiasme, par le désir, elle le fait comment ? Par la force de coercition.

1:29:12
Locuteur

Qu

1:29:12
Locuteur 4

'est Jordan Bardella

1:29:14
Locuteur

? C

1:29:15
Locuteur 4

'est Macron avec la force de coercition.

1:29:19
Locuteur

Voilà l

1:29:21
Locuteur 4

'avenir qui nous prépare, puisque c'est les nouveaux chouchous des médias,

1:29:26
Locuteur

c

1:29:27
Locuteur 4

'est le perroquet à la fois de Trump et du MEDEF,

1:29:32
Locuteur

c

1:29:33
Locuteur 4

'est l'alliance des puissances de l'argent et des puissances étrangères.

1:29:39
Locuteur

Pour

1:29:40
Locuteur 4

rappel, le retour d'un ISF, il vote contre. Une contribution sur les dividendes, il vote contre. Le relèvement de la plate-taxe, il vote contre. Une taxe de 2% sur les sans-fortunes, il vote contre. En finir avec les sociétés-écrans, il vote contre. Qui il protège ?

1:29:57
Locuteur

Il

1:29:58
Locuteur 4

protège les hommes de l'ancien régime

1:29:59
Locuteur

avec

1:30:00
Locuteur 4

leurs privilèges. Avec des privilèges,

1:30:04
Locuteur

un

1:30:05
Locuteur 4

monarque

1:30:06
Locuteur

qui

1:30:07
Locuteur 4

remet

1:30:08
Locuteur

comme

1:30:09
Locuteur 4

une charge à vie

1:30:10
Locuteur

à

1:30:11
Locuteur 4

ses amis, à Mme Amélie de Montchalin,

1:30:14
Locuteur

la

1:30:15
Locuteur 4

Cour des Comptes, sa présidence, pour une éternité. Elle,

1:30:18
Locuteur

qui,

1:30:19
Locuteur 4

en complice de Bruno Le Maire, a pendant toutes ces années mené le déficit public dans le fossé. Elle, qui n'arrive pas à se faire réélire, la voilà récompensée.

1:30:33
Locuteur

Mais

1:30:34
Locuteur 4

on avait déjà eu Richard Ferrand,

1:30:37
Locuteur

qui

1:30:38
Locuteur 4

n'avait échappé à la justice que par la prescription, nommé président du Conseil constitutionnel.

1:30:44
Locuteur

On

1:30:44
Locuteur 4

est dans un pays où on a un ancien président de la République, trois fois condamné, qui porte le bras électronique. On a une chef de l'opposition qui a distribué des emplois fictifs

1:30:55
Locuteur

à

1:30:56
Locuteur 4

sa soeur, à sa belle-soeur, à son chauffeur, au majordome de son père.

1:30:59
Locuteur

On

1:30:59
Locuteur 4

est dans un pays où on a comme secrétaire général Alexis Colère et 26 ministres pris dans des affaires.

1:31:09
Locuteur

C

1:31:09
Locuteur 4

'est le symptôme de quoi ? D'une élite qui se sert. Alors évidemment, quand on leur dit président au SMIC, tous les poudrés des plateaux télé,

1:31:18
Locuteur

ils

1:31:19
Locuteur 4

sont en syncope.

1:31:22
Locuteur

Parce

1:31:22
Locuteur 4

qu'il s'agit de maintenir leurs privilèges

1:31:24
Locuteur

et

1:31:25
Locuteur 4

de maintenir les privilèges fiscaux. Les privilèges fiscaux, vous avez des milliardaires qui échappent à l'impôt. Et finalement, l'affaire Epstein,

1:31:34
Locuteur

c

1:31:34
Locuteur 4

'est comme si on pouvait jeter un petit oeil par le trou de la serrure qui nous permet de voir le monde des riches. Moi, j'ai essayé comme reporter d'aller voir les riches, vous savez. C'est pas facile. Il faut des codes et des digicodes. Alors je suis allé au Polo Club de Meugev. Mais France Inter n'était pas très content parce que quand je ramenais mes notes, c'était un peu cher pour le service public.

1:31:58
Locuteur

Je

1:31:58
Locuteur 4

suis allé au Monaco Yacht Show où il y avait notamment un yacht qui s'appelait le limitless,

1:32:02
Locuteur

le

1:32:03
Locuteur 4

sans limite.

1:32:04
Locuteur

Et

1:32:04
Locuteur 4

je pense que ce nom-là

1:32:05
Locuteur

dit

1:32:06
Locuteur 4

tout de la psychologie des ultra-vega-riches.

1:32:11
Locuteur

D

1:32:11
Locuteur 4

'une classe qui

1:32:13
Locuteur

se

1:32:14
Locuteur 4

croit au-dessus des lois

1:32:16
Locuteur

et

1:32:17
Locuteur 4

qui, là, peut se servir des femmes et des enfants comme deux proies, qui considère qu'avec l'argent

1:32:26
Locuteur

qu'avec l

1:32:26
Locuteur 4

'argent,

1:32:27
Locuteur

on

1:32:27
Locuteur 4

peut effacer ses péchés, eh bien, nous, nous sommes là pour dire que nous allons leur remettre une limite, qu'il nous faut une nouvelle abolition des privilèges.

1:32:49
Locuteur

Et

1:32:49
Locuteur 4

pendant ce temps, qui tient le pays debout

1:32:52
Locuteur

? Un

1:32:53
Locuteur 4

pays qui ne tient pas par en haut, pas par l'Assemblée, pas par l'Elysée, pas par les PDG, mais qui tient par en bas par les nouveaux serfs, par les paysans, toujours, les agriculteurs qui portent sur leur dos à la fois la grande distribution et l'industrie agroalimentaire,

1:33:09
Locuteur

par

1:33:10
Locuteur 4

les caristes, les caissières, les soignants, les enseignants qui font tourner nos usines,

1:33:14
Locuteur

nos

1:33:14
Locuteur 4

écoles, nos bureaux, nos hôpitaux. Comment sont-ils récompensés ? Eux avec qui on avait promis reconnaissance et rémunération, à l'inverse, ils sont rationnés. C'était deux usines où je passe, là. Pourtant,

1:33:28
Locuteur

c

1:33:28
Locuteur 4

'est des couples d'ouvriers qui travaillent ensemble. Et l'homme, la femme me disent mais comment on va payer des études à nos gamins

1:33:35
Locuteur

? Comment

1:33:37
Locuteur 4

on va leur permettre d'aller à la ville et d'avoir,

1:33:42
Locuteur

s

1:33:43
Locuteur 4

'il y a une école à payer, comment on va faire ça

1:33:44
Locuteur

? C

1:33:48
Locuteur 4

'est cette inquiétude qui est devenue une certitude.

1:33:51
Locuteur

Nous

1:33:51
Locuteur 4

vivons moins bien que nos parents et ça sera pire pour nos enfants. Pourquoi

1:33:57
Locuteur

?

1:33:58
Locuteur 4

Pourquoi ?

1:33:59
Locuteur

Parce

1:33:59
Locuteur 4

que depuis 40 ans, nos seigneurs, comme au CER d'hier, ont décrété une chose,

1:34:05
Locuteur

que

1:34:05
Locuteur 4

le travail n'est pas une richesse mais qu'elle est pour eux un coût. Le coût du travail. Un coût qu'il faut donc réduire, diminuer, écraser, tandis que pour eux, les dividendes explosent. C'est un article des Echos qui dit le dividende est roi. Voilà qui sont les rois dans notre pays. Voilà qui sont les monarques, ce sont les actionnaires.

1:34:33
Locuteur

Pourquoi des

1:34:34
Locuteur 4

travailleurs écrasés

1:34:35
Locuteur

par

1:34:36
Locuteur 4

un marché de

1:34:36
Locuteur

l

1:34:36
Locuteur 4

'immobilier à la solde des rentiers, par des loyers qui ont doublé, par le logement qui grève 30, 40, 50 % de leur budget

1:34:45
Locuteur

? Pour

1:34:46
Locuteur 4

eux, pour elles, nous ferons note simplement l'article 1er de la Déclaration des droits de l'homme de 1789. Les distinctions sociales ne peuvent reposer que sur l'utilité commune.

1:35:03
Locuteur

Qui

1:35:03
Locuteur 4

est le plus utile ? Le trader ou le livreur, le publicitaire ou l'infirmière.

1:35:10
Locuteur

Pour

1:35:10
Locuteur 4

elles, pour eux, nous remettrons la société à l'endroit.

1:35:14
Locuteur

Les

1:35:14
Locuteur 4

derniers seront les premiers. Pour elles, pour eux, nous bâtirons le statut des travailleurs essentiels avec salaire, horaire, carrière pour que tous les habitants de notre pays puissent vivre de leur travail, bien en vivre et non pas en survivre.

1:35:34
Locuteur

Pour

1:35:34
Locuteur 4

elles, pour eux, nous encadrerons les loyers,

1:35:37
Locuteur

pas

1:35:38
Locuteur 4

seulement dans les zones tendues, parce que c'est partout dans le pays désormais, c'est tout le pays qui est une zone tendue. Et nous encadrerons les loyers parce qu'aujourd'hui, cette zone tendue, elle profite au rentier de l'immobilier. Pour elles, pour eux, nous tournerons la page de l'ancien régime. Mais l'expression convient pas.

1:36:07
Locuteur

Je

1:36:08
Locuteur 4

me trompe.

1:36:08
Locuteur

C

1:36:09
Locuteur 4

'est pas une page qui est éternée,

1:36:11
Locuteur

comme

1:36:11
Locuteur 4

si on était assis dans un fauteuil au coin du feu à lire un livre d'histoire.

1:36:17
Locuteur

C

1:36:18
Locuteur 4

'est un combat que nous avons à mener.

1:36:20
Locuteur

Parce

1:36:20
Locuteur 4

que les seigneurs,

1:36:22
Locuteur

les

1:36:23
Locuteur 4

maîtres de l'argent, les maîtres du sol et du sous-sol,

1:36:26
Locuteur

les

1:36:27
Locuteur 4

maîtres de l'informatique, les maîtres du numérique, ils ne vont pas se laisser faire.

1:36:31
Locuteur

C

1:36:31
Locuteur 4

'est un combat à mener et que nous devons gagner, que nous devons gagner dans la rue et dans les urnes. Nous devons réveiller l'envie d'avoir envie, ramumer le feu et pour ça, et pour ça, et pour ça, et pour ça. Simone Veil, la philosophe, disait « Il ne suffit pas d'éviter de souffrance,

1:36:49
Locuteur

il

1:36:50
Locuteur 4

faut vouloir la joie.

1:36:52
Locuteur

»

1:36:52
Locuteur 4

Alors on me dit toujours que la joie,

1:36:53
Locuteur

j

1:36:53
Locuteur 4

'en parle beaucoup, mais je ne l'incarne pas toujours. Alors,

1:37:06
Locuteur

quelle

1:37:07
Locuteur 4

est la joie que nous voulons

1:37:08
Locuteur

? Quel

1:37:09
Locuteur 4

est l'espoir que nous ouvrons

1:37:10
Locuteur

? Notre

1:37:12
Locuteur 4

France, c'est une république où les liens priment sur les biens,

1:37:16
Locuteur

où

1:37:17
Locuteur 4

l'homme et la femme ne sont pas que des producteurs et des consommateurs, où, comme disait Jean Jaurès, nous aurons la vie large, faites bien sûr de travail, d'efforts, mais aussi de musique, de poésie, de repos, de sport, de bricolage, de grand air, de montagne et de mer. Notre France, c'est une république qui remplace la concurrence par l'entraide, la mondialisation par la protection.

1:37:48
Locuteur

Une

1:37:48
Locuteur 4

république qui remet la technologie à sa place pour alléger nos peines et non pour en ajouter, non pour aliéner, non pour se couper de l'humanité. Notre France, c'est une république où la démocratie est prise au sérieux.

1:38:05
Locuteur

Le

1:38:06
Locuteur 4

pouvoir au peuple

1:38:07
Locuteur

et

1:38:07
Locuteur 4

non le pouvoir sans le peuple, voire contre le peuple. Une république où le peuple reprend le pouvoir avec des états généraux, des cahiers de doléances, des assemblées populaires et avec ce nouvel outil entre ses mains, le RIC, le référendum d'initiative citoyenne. Notre France, c'est une république où les hirondelles font le printemps,

1:38:30
Locuteur

où

1:38:31
Locuteur 4

nos enfants peuvent les contempler dans le ciel et à leur

1:38:34
Locuteur

vol

1:38:35
Locuteur 4

bas, devenir l'orage qui approche. Notre France, c'est une république qui rompt avec le tout jetable, qui a des ateliers de réparation, de mécanique, d'électronique, d'informatique dans tous les quartiers, dans tous les cantons. Notre France, c'est une république qui protège les enfants, qui les protège des écrans et des violents, qui voient dans nos gamins non une nuisance à exclure des wagons de train,

1:39:01
Locuteur

mais

1:39:01
Locuteur 4

dans leurs cris, dans leurs rires, notre avenir. Notre France, c'est une république dont la voix dans le monde est respectée car respectable,

1:39:19
Locuteur

qui

1:39:19
Locuteur 4

traite les peuples d'égal à égal et qui, pour le droit international, prévaut partout sans deux points et deux mesures, en Ukraine, en Palestine aussi ou au Congo. Notre France,

1:39:36
Locuteur

c

1:39:36
Locuteur 4

'est une fierté,

1:39:37
Locuteur

une

1:39:38
Locuteur 4

fierté cumulée, une fierté de métier, une fierté régionale, une fierté nationale, fierté de notre langue, fierté de nos paysages, fierté de nos patrimoines, fierté de notre histoire, avec ses pages d'ombre, mais avec ses chapitres de lumière.

1:39:56
Locuteur

Notre

1:39:57
Locuteur 4

France,

1:39:58
Locuteur

c

1:39:59
Locuteur 4

'est une république où Gisèle Pellicot est un emblème et de pardieu, Morondini, pour PPDA, des parias. Notre France, c'est une république où le handicap n'exclut pas ni de l'école ni du travail, n'est pas synonyme de vie diminuée et de pauvreté, mais de dignité. Notre France, c'est une république où le racisme n'est pas encouragé à longueur de journée sur les chaînes de télé, mais combattu du sommet de l'État jusqu'au moindre clocher. Notre France, c'est une république avec cette chose simple. Quelle que soit

1:40:45
Locuteur

notre

1:40:46
Locuteur 4

origine, quelle que soit notre religion, quelle que soit notre habitation, quelle que soit notre couleur de peau,

1:40:53
Locuteur

qu

1:40:53
Locuteur 4

'on vive tous et toutes égaux. Toutes et tous égaux

1:40:57
Locuteur

devant

1:40:58
Locuteur 4

l'éducation, devant la santé, devant la justice, devant la police. Voilà pourquoi on se bat.

1:41:03
Locuteur

Pour

1:41:04
Locuteur 4

cette aspiration qui est née avec la grande révolution de 1789,

1:41:08
Locuteur

qui

1:41:08
Locuteur 4

est passée par le Front populaire, puis par le CNR, que nous avons inscrit au fronton de l'héomérie, liberté, égalité, fraternité. Voilà notre idéal, jamais rogné, dont nous maintenons la flamme allumée, dont il faut faire une réalité.

1:41:38
Locuteur

L

1:41:38
Locuteur 4

'histoire n'est pas écrite.

1:41:40
Locuteur

Il

1:41:41
Locuteur 4

nous reste 421 jours. Oui, je veuille avec à l'esprit un compte à rebours.

1:41:48
Locuteur

Et

1:41:48
Locuteur 4

il n'y a pas de fatalité, nous pouvons l'emporter.

1:41:52
Locuteur

Nous

1:41:52
Locuteur 4

sommes une force.

1:41:54
Locuteur

Nous

1:41:55
Locuteur 4

sommes une force, une force naissante, une force souterraine, une force à organiser, une force à faire éclater au grand jour. Nous sommes une force d'espoir,

1:42:05
Locuteur

mais

1:42:05
Locuteur 4

aussi, en cette Saint-Valentin, une force d'amour. Pendant l'année qui vient, pendant ces 421 jours, nous devons nous faire aimer, nous devons faire aimer nos idées. Et si on fait ça, si on fait ça, à la fin, c'est nous qu'on va ?

1:42:20
Locuteur

Merci à

1:42:21
Locuteur 4

vous !

1:42:21
Locuteur

Merci à vous ! Merci à vous !