Nous sommes là pour gagner - Meeting avec François Ruffin
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 89 %Attaque 7 %Défensif 4 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:04Locuteur 6Promesse
« On va proposer un statut pour les travailleurs et les travailleuses essentielles. »
- 7:44Locuteur 5Chiffre
« Sur les plus de 100 000 signatures de la campagne Nous Présidents, il est probablement le premier à avoir signé. »
- 16:43PrésentateurFait
« Figurez-vous qu'on ne trouve plus de soudeur en France. »
- 19:32Locuteur 10Chiffre
« Je fais partie des 12 millions de aidants familiaux. »
- 41:32Locuteur 1Chiffre
« il y a 12 millions de personnes en situation de handicap. »
- 41:36Locuteur 1Chiffre
« il y a 11, 12 millions de proches aidants. »
- 44:50Locuteur 1Fait
« 'ai écouté hier à la radio Claire Hédon, la défenseure des droits, qui nous expliquait, qui vient de sortir un livre et qui parle de la question du droit. »
- 46:32Locuteur 1Fait
« Claire Hédon parlait, citait Victor Hugo avec cette question d'éradiquer la misère, pas de l'abaisser, pas de l'atténuer, de l'éradiquer. »
- 46:50Locuteur 1Fait
« la question d'éradiquer, non seulement, elle est possible et on a quelques idées de contre qui on doit lutter aujourd'hui pour permettre d'éradiquer cette misère »
- 51:29Locuteur 7Chiffre
« Dans le même sondage, celui que je vous parlais, il y a 78% des gens de sympathisants de gauche qui demandent cette primaire. »
- 51:37Locuteur 7Fait
« elle aura lieu le 11 octobre prochain. »
- 52:06Locuteur 7Fait
« si nous continuons sur le chemin de la désunion. La défaite est assurée en 2027. »
- 55:12Locuteur 7Fait
« Le favori, c'est l'extrême droite. »
- 55:21Locuteur 7Fait
« La vraie bataille, c'est de démontrer qu'on peut gagner au deuxième tour, qu'on a une chance face à l'extrême droite. »
- 1:05:15Locuteur 4Chiffre
« en 13 jours, en 13 jours, nous avons rassemblé 100 000 soutiens dans le pays. »
- 1:05:26Locuteur 4Chiffre
« 10 000 volontaires, 10 000 personnes qui ont dit « En plus, je m'engage dans la campagne. » »
- 1:13:24Locuteur 4Chiffre
« Un geyser, 400 000 signatures en 24 heures »
- 1:13:29Locuteur 4Fait
« en quatre jours, en quatre jours à faire l'union. »
- 1:16:44Locuteur 4Promesse
« nous allons nous mettre pleinement au service des listes de gauche qui peuvent gagner dans trois semaines. »
- 1:20:06Locuteur 4Promesse
« nous portons une proposition de loi sur les vacances pour tous. »
- 1:21:23Locuteur 4Fait
« Depuis un demi-siècle, ça se faisait déjà dans les caisses de solidarité, dans des mutuelles, dans des fédérations de travailleurs. »
- 1:27:52Locuteur 4Fait
« Ils disent il faut relever les tarifs douaniers de 30% sur tout ce qui vient de Chine. »
- 1:28:05Locuteur 4Promesse
« Ce qu'il nous faut, ce que nous proposons et depuis des années et des années, c'est d'identifier les 100 produits. »
- 1:29:40Locuteur 4Fait
« Pour rappel, le retour d'un ISF, il vote contre. »
- 1:30:11Locuteur 4Fait
« Elle, qui n'arrive pas à se faire réélire, la voilà récompensée. »
- 1:34:17Locuteur 4Fait
« C'est un article des Echos qui dit le dividende est roi. »
- 1:35:17Locuteur 4Promesse
« Pour elles, pour eux, nous bâtirons le statut des travailleurs essentiels avec salaire, horaire, carrière. »
- 1:35:37Locuteur 4Promesse
« Nous encadrerons les loyers, pas seulement dans les zones tendues, parce que c'est partout dans le pays désormais. »
- 1:41:02Locuteur 4Promesse
« Toutes et tous égaux devant l'éducation, devant la santé, devant la justice, devant la police. »
Temps de parole
- Locuteur 436 %
- Locuteur 713 %
- ?10 %
- Présentateur10 %
- Locuteur 18 %
- Locuteur 97 %
- Locuteur 63 %
- Locuteur 103 %
- Locuteur 83 %
- Locuteur 23 %
- Locuteur 53 %
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C'est bon, on attaque les marines, on attaque les... Macron, maintenant on va vous dire ce qu
'on
va proposer. On va proposer un statut pour les travailleurs et les travailleuses essentielles. Et pour ça, je vais appeler Céline, qui est infirmière à Arras.
Et
pour ça, pour chanter avec nous, je vais appeler Hervé, qui est libreur à Arras. Essentiel,
ménage aux camionnais.
Groupe, prendre peut-être un peu le refrain. Essentiel.
Merci pour cet accueil, merci pour la musique. On est en train de clôturer cette première journée du Parlement debout. Et cette première journée, c'est véritablement une nouvelle étape après la création du parti au mois de juin dernier. Aujourd'hui, on a des référents dans la majorité du territoire. On a des délégués qui sont venus d'un petit peu partout aujourd'hui nous rejoindre à Paris. Et on a un pied qui vient d'arriver sur la scène. Merci.
Et
la première chose qu'on voulait faire pendant cette dernière partie de la journée, c'est de mettre la lumière sur une innovation politique, sur les référents métiers.
C
'est des... Ouais, il y avait un wouhou ici, on peut y aller, sur les référents métiers.
La
réalité de leur métier, dans la réalité de leur passion. Et c'est par ce prisme qu'ils s'engagent en politique, dans le militantisme.
Et pour en parler, qui pour l'incarner de mieux que Sébastien Jumel ? Sébastien Jumel est un copain, un camarade communiste de longue date. Sur les plus de 100 000 signatures de la campagne Nous Présidents, il est probablement le premier à avoir signé.
Il
confirme.
Ancien maire de Dieppe, ancien député aujourd'hui, président de l'agglomération, c'est l'un des artisans principaux de cette campagne que nous lançons. C'est le porte-parole de François Ruffin. Mesdames et messieurs, faites un maximum de bruit pour accueillir Sébastien
Jumel
!
Chers amis, chers camarades, que de chemin parcouru depuis le séisme politique provoqué dans l'extrême brillante solitude du pouvoir
par
Emmanuel Macron en déliquescence
?
Quel chemin parcouru
depuis
Flix Secours,
où
nous avons fait un choix
encore
un peu sonné
de
ne pas subir l'histoire
et
de la reprendre en main
? Que
de chemin parcouru
depuis
la marbrerie de Montreuil,
où
dans une salle comble,
avec
une énergie incroyable,
François
dessinait déjà
le
visage de notre France.
Une
France qui protège,
une
France qui prend soin,
une
France qui n'oublie personne.
Le
moment où il avait dit clairement,
ou
peut-être même trop timidement,
le
moment venu,
je
ne me cacherai pas.
Depuis, en
juin d'abord, dans cette salle,
nous
avons posé une première pierre déterminante.
Nous
avons acté que Picardie debout n'était pas simplement un territoire de lutte et de résistance,
mais
que Picardie debout devenait un symbole,
un
état d'esprit.
Et
ce jour-là, dans la salle MAS à Paris, nous avons ensemble décidé
d
'élargir l'horizon.
De
Picardie debout, nous sommes passés à debout partout, à debout par tous les bouts. Aujourd'hui,
la
réunion initiée ce matin du Parlement
marque
une nouvelle étape.
Nos
groupes locaux
maillent
chaque jour un peu plus de nouveaux territoires.
Nos
groupes thématiques,
aux
côtés de Sophie, aux côtés de Zélie, nourrissent chaque jour un peu plus
le
programme d'Avenir Partagé.
Les
groupes métiers,
et
nous en avons eu tout à l'heure une démonstration joyeuse, incarnent chaque jour un peu plus
notre
vocation à porter la voix des invisibles et de ceux qui font tourner le pays en travaillant.
Notre
marqueur est clair.
Ils
ont l'argent, nous avons les gens.
Nous
avons désormais une équipe nationale qui se structure,
qui
s'élargit. qui s'organisent,
des
élus
et
des futurs élus
qui
s'organisent, qui se structurent, qui collaborent ensemble des réponses pour changer la vie des gens, des experts, des militants, des engagés. Peu à peu,
nous
passons en mode campagne.
Le
moment est venu, et je le dis avec force, le moment est venu de ne plus se cacher, et
le
moment est venu, et François l'a dit clairement ce matin, d'entrer en campagne autour de François Ruffin.
Évidemment, avec
la primaire comme tremplin, mais pas comme horizon,
avec
la primaire comme outil de débordement, de mobilisation populaire. François, il
y a
quelques semaines, je ne me souviens plus bien où,
avait
emprunté
le
site de Corneille.
Nous
partîmes 500, mais par un prompt renfort, nous nous vîmes 5000 en arrivant au port. Ça cause à l'élu maritime que je suis.
Eh
bien, en 15 jours,
avec
plus de 100 000 soutiens
clairs
et nets,
la
prophétie poétique
se
réalise.
Mais
je le dis, ce n'est qu'un début, et il vous appartient de faire prospérer, de faire amplifier ces 100 000 soutiens qui doivent devenir des engagés
sur
le terrain, des ambassadeurs
de
cette belle campagne joyeuse.
Dans
chaque territoire,
dans
chaque quartier,
dans
chaque lieu de travail, soyez les ambassadeurs de ceux qui ne se résignent pas d'être dans un pays qui marche sur la tête.
Soyez
les ambassadeurs de ceux qui portent des solutions avec les gens
pour
remettre
le
pays à plat, pour remettre le pays à l'endroit.
Faites
-vous aimer
plutôt
que détester.
En
convaincant
par
la bienveillance
et
la solidité de notre projet.
En
mettant l'accent sur ce qui nous rassemble
plutôt
que sur ce qui divise.
Sans
jamais,
sans
jamais se recroqueviller sur nous-mêmes. En ouvrant grand les bras
à
tous ceux, et ils sont nombreux au bout du compte,
à
avoir le cœur à gauche.
à
celles et ceux que la politique a trop souvent abandonnés, abîmés, humiliés, et même méprisés. Dites-leur, pardon, venez
comme
vous êtes,
avec
votre histoire,
avec
vos colères,
avec
vos beaux rêves, avec votre dignité.
A
propos d'histoire de colère, de rêves,
de
dignité, je veux terminer ce propos
en
vous livrant une part de mon intimité.
J
'ai trois objets qui ne me quittent jamais,
quelles
que soient les responsabilités que j'exerce.
D
'abord,
j
'ai la chance d'être le fils d'un métallo-anarcho-syndicaliste.
Et
figurez-vous qu'à chaque fois qu'il y avait un plan social dans une boîte et qu'il luttait avec les siens,
quand
la lutte se passait mal,
comme
un symbole de dignité retrouvée, il piquait le bureau du taulier.
Et
donc, j'ai dans mon bureau, à l'agglo,
le
bureau du patron des chantiers navals du Havre,
comme
un trophée qui ne me quitte jamais.
Je
ne suis pas venu avec ce bureau, il est trop lourd, c'est un beau bureau. Vous savez, les bourgeois ont des beaux meubles, solides, lourds, avec du beau bois. Il est désormais revenu à ceux qui l'ont, d'une certaine manière, fabriqué, avec l'héritage de ceux qui l'ont fabriqué.
Et
puis, j'ai deux autres objets qui ne me quittent jamais. Le premier, c'est
un
casque de pompier.
J
'étais maire,
j
'avais la chance d'avoir comme commandant du service d'incendie et de secours une femme. Et oui, cette profession se féminise.
Et
un jour, puisqu'on avait établi des relations de confiance, le maire et les pompiers, c'est une relation de proximité permanente,
je
lui livre que, môme, je rêvais d'être pompier.
Et
bien, figurez-vous que lorsqu'elle a été nommée lieutenant-colonel et qu'elle a dû quitter Dieppe,
elle
m'a offert ce casque
qui
désormais incarne mon attachement, mais je crois pouvoir dire notre attachement, à la République qui protège, à la République qui prend soin.
Enfin,
ce symbole doit être au cœur
des
combats
que
nous menons.
Et
puis, je vous ai dit que j'étais fils de métallo, mon père était chaudronnier soudeur.
Et
il y a quelques mois,
j
'étais député, et
on
décide
de
se battre pour créer une école de soudure à Dieppe. Figurez-vous qu'on ne trouve plus de soudeur en France.
On
ne trouve plus de soudeur en France parce que, dans les années 70, au moment où il s'est agi de laminer
la
sidérurgie, au moment où, déjà, on renonçait à la souveraineté industrielle, au Made in France possible, au Made in France souhaitable, on expliquait aux soudeurs,
votre
boulot n'a plus d'avenir, allez au Chomdu, on n'a plus besoin de vous.
30
ans après, 40 ans après, j'inaugurais une école de soudure. J'essayais, d'ailleurs, de souder à l'arc, et je mesurais que je n'avais pas
l
'intelligence des mains
que
mon père avait,
lui. Et
ce casque, donc, symbolise le combat que nous devons mener
pour
incarner la France qui travaille,
pour
porter un projet de renouveau de la souveraineté industrielle, et pour que, dans les campagnes, on dise à tous ceux qui ont été humiliés, abandonnés,
avec
les plans sociaux et les cicatrices humaines et territoriales qui vont avec,
que
nous allons porter fort la dignité de ceux qui bossent, qui vont au charbon et qui font tourner le pays, y compris pendant la crise Covid.
Si
la campagne incarne ça,
si
nous le faisons avec générosité,
si
nous le faisons comme tout à l'heure avec la fanfare, avec joie, si nous l'incarnons,
si
nous le faisons avec
un
chef de file
qui
embrasse large,
qui
embrasse la France en entier et pas à moitié, alors, moi, je vous le dis, les 100 000 vont faire des petits
et
à la fin, c'est nous qu'on va gagner.
Les
symboles, c'est bien,
mais
les humains, pour les incarner, c'est encore mieux.
J
'aimerais laisser la parole aux camarades qui incarnent ça dans les responsabilités qui sont les leurs. Françoise Charpentier est une militante associative engagée dans le soutien des aidants et aux soignants
à
domicile. Elle est la fondatrice du groupe Aidant Debout. Je vous demande de l'applaudir très fort.
Bonjour. Alors,
je m'appelle Françoise.
Je
viens de Bretagne.
Je
suis venue ici vous parler d'un métier qui n'en est pas vraiment un.
Je
fais partie des 12 millions
de
aidants familiaux.
J
'ai été aidante de ma mère qui est devenue au fil du temps plus dépendante.
Ça
m'a permis d'avoir des échanges avec des aides à domicile, des infirmières, des médecins.
J
'ai alors créé l'association Union du personnel soignant à domicile et des aidants
afin
de défendre leurs droits.
Je
me suis engagée
avec
François Ruffin
parce
qu'il défend les travailleurs précaires, les petits paysans, les soignants,
parce
qu'il a mis en lumière ses combats à
l
'Assemblée nationale. Ainsi, il a défendu les femmes de ménage qui travaillent,
parce
qu'il relie la politique à la vie quotidienne des gens,
parce
qu'il plaide pour une écologie non punitive,
parce
qu'il a une politique sincère et proche des gens,
parce
qu'il a une ligne politique qui repose sur la critique du capitalisme financier et des multinationales,
parce
qu'il incarne pour moi une alternative à la politique traditionnelle,
parce
qu'il permet d'être mieux informé de nos droits et d'améliorer nos conditions de travail.
D
'ailleurs, beaucoup d'avancées sociales sont issues de nos luttes syndicales.
C
'est dans ce cadre
que
la CGT a soutenu les salariés de l'agence d'aide à domicile
d
'Estia, pour ne pas la nommer,
qui
luttent pour faire valoir leurs droits, ce qui nous a valu la visite de François sur place à Lorient.
Pour
finir, je voudrais vous lire une lettre de Rachel,
qui
est l'une d'elles, et que François est venu soutenir.
Et
puis, je voudrais aussi parler de Rachel, Ludivine, Angélique,
et
plein d'autres. Et je leur ai promis de parler d'elle, de transmettre un message. Je vous lis donc une lettre qu'elle a écrite.
Mes
collègues, je voulais prendre un moment pour vous parler de quelque chose qui me tient à cœur. Chaque jour, nous travaillons ensemble, côte à côte, et nous partageons des moments de joie et de difficulté.
Mais
je sais que pour certaines, la réalité est encore plus difficile.
Je
veux vous rappeler que derrière chaque visage, il y a une histoire des luttes et des sacrifices. Certaines travaillent avec douleur, avec des fins de mois difficiles,
avec
des inquiétudes pour l'avenir.
Mais
malgré tout, nous sommes là.
Nous
donnons le meilleur de nous-mêmes.
Et
c'est cela qui nous rend fortes.
Je
veux vous demander, chers collègues,
de
prendre un moment pour penser à celles qui sont autour de nous, qui souffrent en silence. Soyons présentes, soyons solidaires, syndiquez-vous
et
soyez là à la prochaine grève. Ensemble,
on
est intouchables.
Et
je termine par ces mots.
Il
faudra se rappeler que notre pays tout entier repose sur ces femmes et ces hommes que notre économie reconnaît s'est rémunérée si mal.
Emmanuel
Macron.
On
nous saurons lui rappeler.
Et
à la fin, c'est nous qu'on va. Merci.
Dès
les premiers mots qu'il prononcera, vous n'aurez pas de doute sur sa ville de cœur.
Il
est engagé de longue date.
Il
a dénoncé publiquement les conditions de travail imposées par des grands groupes de livraison. Il est délégué debout
à
Marseille dans les bouches du Rhône. Hervé Street.
Merci.
Mes
amis, quel bonheur d'être parmi vous.
Il
y a quelques années, effectivement, FEDEX me demandait de me coucher,
de
me taire,
de
me soumettre.
Mais
on ne se couche pas quand on a la dignité pour boussole.
Alors,
j'ai choisi un autre chemin,
celui
de la lutte, de la résistance,
de
l'insoumission face à FEDEX et au multinational du transport.
Et
c'est sur ce chemin qu'en 2023, je rencontre François pour la première fois
devant
l'Assemblée nationale.
Un
échange, un regard, une conviction partagée, on ne lâche rien.
Je
n'imaginais pas qu'un an plus tard, il me demanderait de coordonner Marseille et les Bouches-du-Rhône.
Mais
me voilà, debout, à vos côtés.
Le
temps de prendre la route est venu.
Avec
le groupe, nous parcourons le département, arpentons les quartiers, discutons sur les marchés, dans les cafés, au pied des immeubles.
Et
partout, la même chose.
De
l'enthousiasme, de la détermination,
une
soif de justice, une envie d'en finir avec la résignation.
Je
pense à Julien, à Delphine qui sont là, à Pierre, à Mathieu, à Scott, à Emilia, à Jean-Paul, à tous les amis qui sont venus de Marseille.
Et
à toutes celles et tous ceux qui, chaque mois, nous rejoignent, toujours plus nombreux dans un cadre désormais structuré, organisé, vivant.
Ce
que nous vivons, ce n'est pas une simple organisation. C'est une dynamique, une force collective qui grandit,
une
confiance qui s'installe,
un
mouvement populaire qui s'ancre et qui avance.
Et
ce que nous construisons, mes amis, ce n'est pas une aventure personnelle.
C
'est l'histoire d'un peuple qui se relève. Partout où nous allons, nous entendons la même chose.
On
n'en peut plus.
Mais
derrière cette fatigue, il y a une étincelle. Derrière la colère, il y a une espérance. Des travailleurs qui veulent vivre dignement de leur salaire.
Des
jeunes qui refusent un avenir de précarité.
Des
retraités qui ne veulent plus compter chaque centime. Des quartiers qu'on a trop longtemps ignorés et qui demandent simplement le respect.
Et
nous, nous faisons quoi
?
Nous organisons cette colère. Nous transformons cette espérance en action.
nous
transformons l'enthousiasme en force collective.
Nous
frappons aux portes, nous débattons, nous convainquons, nous structurons.
Et
surtout, nous redonnons confiance.
Parce
que la plus grande victoire du système, ce n'est pas l'injustice, c'est la résignation.
Et
ça, mes amis, nous sommes en train de la faire reculer.
À
Marseille, dans les Bouches-du-Rhône, quelque chose se lève. Un mouvement populaire ancré dans le réel.
Un
mouvement qui parle aux travailleurs, aux invisibles, à celles et ceux qu'on n'invite jamais sur les plateaux télé.
Nous
ne sommes pas là pour commenter le monde.
Nous
sommes là pour le changer. Alors oui, le chemin est long, ils sont puissants.
Mais
nous, nous sommes nombreux.
Et
quand le peuple se met en mouvement, plus rien ne l'arrête. Alors je vous le dis, continuons, amplifions, organisons-nous encore plus fort.
Parce
que ce que nous avons commencé ici, à Marseille, dans les Bouches-du-Rhône et partout en France,
ce
n'est que le début.
Et
l'histoire, mes amis, c'est nous qui allons l'écrire.
Et
à la fin, c'est nous qu
'on
va. Merci. Et merci à François et merci à toutes et tous.
Elle
est depuis trois empiles,
donc
avant l'heure, membre de Debout.
Elle
est hyperactive.
Elle
met son intelligence, son expertise
au
service de la formation et de la transmission.
Elle
met cette même intelligence au service de la réconciliation nécessaire
entre
fin du monde et fin du mois sur les questions écologistes.
Je
vous propose d'applaudir très fort Gwena La Trottin.
C
'est la première fois de ma vie que je m'exprime à un meeting politique. Alors quand on m'a proposé de prendre la parole aujourd'hui, je me suis d'abord dit je ne sais pas faire, désolée. Pourtant, j'ai l'habitude de parler devant mes équipes au boulot, la semaine.
Mais
en vous sachant de plus en plus nombreux ici, de semaine en semaine, de mois après mois, la marche semblait trop grande.
et
puis j'ai accepté de sortir de ma zone de confort,
d
'apprendre
parce
que je crois que c'est ce que nous avons toutes et tous en commun ici,
d
'apprendre en faisant, de grandir ensemble.
C
'est la raison profonde de mon engagement ici au Cosset de François Ruffin.
Comme
beaucoup ici, ta parole a résonné en moi, ton attention à nos vies, à nos conditions de travail et d'existence,
ta
volonté de faire le lien sans opposer, tes films drôles, malins et sensibles en même temps.
Et
puis j'ai découvert un gros bosseur.
Je
me suis dit, là, il y a quelqu'un qui se bouge, il mérite que je sorte de ma vie bien réglée.
Je
me suis dit, si je m'engage auprès de lui, il en fera quelque chose.
Alors
je me suis mise à aider, emportée par des camarades, Clément, Gézabelle, Rémi, Françoise, quelques-uns d'abord, beaucoup ensuite, énormément maintenant.
Et
c'est un condensé de vie, le militantisme chez Debout. Parfois sous la pluie, trop tôt le matin, mais toujours dans la joie, grâce à vous, j'ai aidé alternativement à installer des chaises, servir des repas, écrire des notes sur l'agriculture ou les autoroutes, organiser des rufettes,
très
important, les rufettes, on ne trouve ça que chez nous, animer des réunions à Paris ou dans le Finistère, guider des voitures, faire du porte-à-porte et encore plein d'autres choses qu'il serait trop long à citer ici. Parfois, il faut le dire aussi, ça peut être dur de s'engager.
On
se demande parfois si on est utile. Parfois même, l'évocation de notre engagement nous vaut moquerie ou insulte.
Mais
avec des jours comme aujourd'hui et avec notre diversité qui saute aux yeux,
tous
les univers qui sont réunis ici, on sait qu'on fait ce qu'on doit faire,
qu
'on est là où on doit être et qu'on va continuer à faire ce qui doit être fait.
Que
chacune de nos actions individuelles compose une dynamique collective qui nous dépasse,
dont
la force, on le voit ici maintenant, nous porte nous et va largement nous déborder pour nous faire construire quelque chose de grand. Alors aujourd'hui,
dans
un mouvement qui a grandi en nombre et aussi en expérience,
en
capacité à faire et à construire, je suis fière d'aider à notre formation collective sur les idées.
pour
qu'elles soient portées par chacun d'entre nous au plus près des gens et de leurs préoccupations.
C
'est un très grand plaisir parce qu'avec tous nos profils, nos parcours de vie si riches et variés,
on
se forme et on s'apporte les uns aux autres
à
coups d'histoires, d'anecdotes et de bonnes infos.
Je
suis fière de savoir que tout ça nous aidera à gagner
pour
que ces idées n'en restent pas mais qu'elles deviennent de vraies actions qui changeront nos vies,
des
actions qui construiront un monde meilleur, un monde meilleur parce qu'on le mérite bien.
Merci
beaucoup !
Merci
Sébastien ! Merci Françoise ! Merci Hervé ! Merci Gwenola ! Vous pouvez encore les applaudir s'il vous plaît
!
Debout, c'est aussi un parti qui est en ordre de bataille pour les municipales qui approchent. À Debout, on a des candidats qui sont sur l'ensemble du territoire et aussi on soutient des listes citoyennes et on soutient des listes de gauche d'union qui transforment la vie des gens au quotidien.
Notre
prochaine intervenante, Agnès Bourget est maire de Rezé en Loire-Atlantique. C'est une maire debout pour sa ville, pour ses habitants, pour la planète. Je vous demande de l'accueillir chaleureusement. Agnès Bourget
!
Chers amis,
c
'est une grande joie de vous voir aujourd'hui aussi nombreuses et nombreux.
Et
si nous sommes réunis,
ce
n'est pas par habitude.
Ce
n'est pas non plus pour nous rassurer entre gens convaincus.
C
'est parce que nous sentons
toutes
et tous que quelque chose de décisif est en train de se jouer.
Le
temps politique s'est durci,
les
lignes se dessinent,
les
repères se brouillent.
Ici,
vous êtes multiples, multiples par vos parcours, vos histoires politiques, vos engagements. Certaines et certains d'entre vous militent depuis longtemps.
D
'autres sont engagés plus récemment
parce
qu'ils ont compris que rester spectateur ne suffisait plus.
Si
Debout existe, c'est aussi pour cela.
Parce
que nous refusons l'idée que la politique serait réservée à quelques-uns.
Parce
que nous croyons que l'engagement citoyen et l'action politique ne doivent pas être séparés.
Notre
époque nous demande de nous habituer.
De
nous habituer à l'abandon des plus fragiles, à la dégradation des services publics, à la brutalisation du débat démocratique, à l'idée que le progrès serait terminé.
Et
pourtant, vous êtes là.
Et
ce n'est pas un détail.
Ce
n'est ni de la naïveté, ni de la nostalgie. C'est de la lucidité.
La
lucidité de celles et ceux qui savent que renoncer ne protège jamais.
Dans
une époque troublée, il reste un lieu où la République ne se contente pas de mots.
Un
lieu où elle se vit, où elle se confronte au réel. Ce lieu, c'est la commune.
La
commune est le premier visage de la République. Souvent le dernier recours quand l'État se retire, quand les services publics deviennent lointains, impersonnels, quand il n'y a plus de guichets, plus d'interlocuteurs, plus de réponses claires.
Nous
sommes les urgentistes du quotidien, celles et ceux qui absorbent les chocs, qui tiennent quand tout vacille, qui empêchent la colère de se transformer en désespoir.
Mais
cette fonction essentielle est aujourd'hui sous pression. Manque de moyens, complexité administrative, injonction contradictoire, désengagement de l'État.
Et
pourtant, un fait demeure et il est fondamental.
La
confiance des habitantes et des habitants envers leurs élus locaux reste forte. Parce que nous sommes proches, parce que nous sommes accessibles, parce que nous sommes ancrés.
Mais
cette démocratie locale est fragile, menacée par la technocratie qui éloigne la décision du terrain, menacée par la centralisation qui affaiblit l'autonomie des communes, menacée par une complexité qui décourage l'engagement citoyen. Debout est né de cette lucidité-là, de l'idée que la démocratie ne peut pas être uniquement verticale, que le renouveau politique ne vient jamais d'en haut, qu'il vient des territoires, du quotidien, des communes.
C
'est à partir de là que nous devons penser l'avenir de la gauche. Soyons clairs.
La
gauche ne gagnera pas par des accords d'appareils. Elle ne gagnera pas par des stratégies déconnectées du réel. Elle gagnera que si elle se reconstruit depuis le terrain, depuis les collectivités, depuis celles et ceux qui tiennent.
Dans
son histoire, la gauche n'a avancé que lorsqu'elle a su dépasser ses divisions.
C
'est ainsi qu'elle a conquis des droits, élargis des libertés protégées les plus fragiles.
Aujourd
'hui, notre responsabilité collective est immense.
Face
à la montée des idées réactionnaires, face à l'extrême droite qui prospère sur nos divisions, nous n'avons plus le droit à l'éparpillement.
C
'est pourquoi, au sein de Debout, nous faisons le choix clair, le choix du rassemblement. Un rassemblement lisible, sincère, ancré dans la vie des gens.
Et
c'est dans cet esprit que nous affirmons l'importance de l'union autour de François Ruffin.
Pas
comme un ralliement par défaut, pas comme une logique d'appareil, mais comme un choix politique cohérent avec ce que nous sommes. François parle au pays réel. Il parle à celles et ceux qui travaillent, qui doutent, qui tiennent. Il ne sépare pas la justice sociale de la démocratie. Il ne sépare pas la dignité du quotidien. S'unir derrière lui, c'est faire passer l'essentiel avant le secondaire. C'est accepter que l'époque exige de la clarté et du courage.
Mais
cette union ne peut pas être uniquement nationale. Elle doit être territoriale. Elle doit s'appuyer sur les communes.
Quand
la gauche doute d'elle-même au niveau national, ce sont les communes qui lui rappellent pourquoi elle existe. Parce que c'est là que la politique se mesure concrètement. Dans une école, dans un quartier, dans un service public qui tient. Prendre soin des communes, ce n'est pas un sujet technique. C'est un choix profondément politique. C'est prendre soin de la République elle-même.
Nous
refusons une société qui trie, qui conditionne le respect au mérite, qui transforme la peur en projet politique.
Nous
affirmons qu'il n'y a pas de liberté réelle sans la capacité de choisir. Et qu'il n'y a pas d'émancipation possible quand il faut se battre pour se loger, se nourrir, se soigner, être respecté. Être de gauche aujourd'hui, ce n'est pas une incantation, ce n'est pas une nostalgie, c'est créer les conditions de l'espérance.
L
'espérance, c'est un jeune qui ne renonce pas avant d'avoir commencé. C'est une mère seule qui ne se sent pas abandonnée. C'est un élu local qui sait qu'il n'est pas seul à tenir. C'est cela que Debout veut porter. Depuis les communes, depuis les territoires, dans l'union.
Albert
Camus écrivait « La vraie générosité envers l'avenir consiste à tout donner au présent.
»
Alors donnons tout au présent, à ce rassemblement autour de François qui ouvre un chemin clair et courageux pour le pays. Soyons unis, soyons debout et ensemble, créons l'espérance. Merci.
Merci Agnès, on peut l'applaudir.
Alors
on vient de... On a parlé des élections municipales mais Debout également en ordre de bataille pour la campagne de la primaire et pour la campagne de la présidentielle.
Nous
avons lancé le nouveau Front Populaire en 2024. Nous avons lancé la primaire l'année dernière. Debout est présent à chaque grand rendez-vous de l'histoire de la gauche accompagné par des alliés venant de tous les partis.
On
va maintenant accueillir quelqu'un qui nous indique son périgord natal.
L
'histoire raconte que dans les couloirs de l'Assemblée nationale, il fait du trafic d'oie.
De
canards, pardon. Wouah !
On
va pas se mentir quand on l'a invité au Parlement debout, il a cru à une mauvaise blague mais il est bien là avec nous. La personne qu
'on
va accueillir, il a obtenu une grande victoire à l'Assemblée nationale.
Il
a fait voter le remboursement intégral des fauteuils roulants pour les personnes handicapées.
Un
tonnerre d'applaudissements, s'il vous plaît, pour accueillir le député de Dordogne, Sébastien, paye ta vie !
Il
faut arrêter d'applaudir parce que je vois mon temps qui défile.
Bon,
on a commencé avec François quand il a évoqué ce nom. J'étais quand même... On a parlé de blague mais en fait, pas tant que ça une blague et j'étais assez en colère parce qu'on se retrouve avec certaines personnes qui n'ont pas un support dans lequel ils peuvent se sentir inclus, embarqués dans un projet.
et
la gauche
n
'a pas été bonne depuis très très longtemps dans la manière dont elle a pu penser la question du handicap et dont elle a été en incapacité
de
pouvoir politiser la question du handicap parce qu'il est éminemment politique et si on regarde la définition du handicap, une société qui ne s
'est
pas rendue accessible génère du handicap et là, il y a bien quelque chose de politique et de sociétal.
On
pourrait penser que ça ne concerne pas tant de monde que ça
mais
il y a 12 millions de personnes en situation de handicap.
Ça
a été évoqué tout à l'heure,
il
y a 11, 12 millions
de
proches aidants.
Si
on y compte tous les travailleurs essentiels qui sont autour du handicap, ça embarque énormément de monde. Alors,
on
mesure la qualité d'une société à sa capacité à pouvoir accueillir et accompagner les plus vulnérables.
Et
je crois que c'est quelque chose et c'est ce projet, ce cap qui doit pouvoir nous aider et aujourd'hui, on n'est pas brillant.
Mais
le pire dans cette histoire, c'est que l'on est arrivé à accepter
que
certaines personnes, du fait de leur situation de santé, de leur handicap, n'auraient pas les mêmes droits que les autres.
Et
ça, dans un pays
qui
a pour fierté d'arborer un liberté, égalité, fraternité, c'est quelque chose qui est tout simplement impossible à accepter aujourd'hui. Et nous devons porter ce combat-là. Alors, je suis arrivé pendant ce jeu et je n
'ai
pas suivi tout depuis le départ avec ce assis debout. Bon, à l'Assemblée, j'ai déposé une proposition de loi qui a été adoptée à l'unanimité pour supprimer le vote assis le Vége. Mais je pense que ce sera important de pouvoir penser une manière dont ceux qui ne le peuvent pas, et on a eu ça pour les Jeux Olympiques, il y avait pour ceux qui le peuvent, une manière de pouvoir l'exprimer. Et effectivement, ce debout,
on
ne peut pas le dissocier de sa ponctuation et de son point d'exclamation. Et moi, je ne peux pas ne pas faire le lien avec le indignez-vous de Stéphane Essel.
mais
ça me fait penser également à ces paysans dans ma Dordogne qui, en Occitan, nous disent « Tiens-toi fier petit ».
Et
le « Tiens-toi fier petit », ce n
'est
pas celui de regarder de haut, d'être fier au bout, dans le sens d'être méprisant,
mais
c'est celui avec lequel on traverse les événements de la vie et puis on y reste là, droit, debout.
Et
c'est avec ça que l'on approche pas ces événements de la vie et puis souvent pas seuls. Mais c'est un élément, je crois, qui est aujourd'hui essentiel et qui nous renvoie à notre dignité. Parce qu'effectivement, sur la question de la dignité,
c
'est quelque chose qui est très intime, cette question-là. Elle est politique, mais elle est d'abord intime. Parce que quoi qu'il se passe dans notre vie, il y a quelque chose que l'on ne peut pas nous soustraire et c'est assurément cette question de la dignité. Et s'il y a quelque chose dont la société capitaliste le patriarcat, le validisme, le colonialisme ont voulu nous faire croire que certains corps n'auraient pas droit à cette dignité.
Et je crois qu'une des grandes victoires qu'il y a aujourd'hui, c'est que tout le monde peut se dire qu'à un moment, quoi qu'il se passe dans sa vie, et on l'a vu dans les sales périodes de l'histoire, il y a quelque chose de notre dignité qui ne peut pas nous être soustrait, qui ne peut pas nous être enlevée.
J
'ai écouté hier à la radio Claire Hédon, la défenseure des droits, qui nous expliquait, qui vient de sortir un livre et qui parle de la question du droit. Parce que c'est le droit.
Le
droit que l'on a toutes et tous d'avoir un accès à l'école, d'avoir accès aux services publics, d'avoir accès à la santé. Et toutes ces questions-là, ce sont celles, et c'est ce que j'évoquais tout à l'heure sur cette question, finalement, de cette égalité de droit, celle qui fait qu'elle nous embarque parce que cette question de l'égalité, elle est la manière dont nous, en tant qu'individu, on vient s'inscrire dans un projet qui nous dépasse plus grand que nous, notre société, ce qui vient faire lien social, mais également comment elle engage la société dans ce qu'elle doit aussi faire pour chacun et chacune de ses enfants. Et là, aujourd'hui, ce projet, ce projet de société,
que
l'on est là toutes et tous à vouloir et à devoir porter, à, je crois, cette question de la dignité comme boussole, c'est ce debout-là qui, même s'il va falloir, et vous l'avez entendu, l'aménager, je reviens là-dessus, mais moi, j'ai en tête et je l'ai depuis que j'ai été élu parce que j'en ai pris la mesure à ce moment-là, mais un enfant de 4-5 ans
qui
est en fauteuil roulant ou qui a un handicap, quel est son support d'imagination, le champ des possibles qu'aujourd'hui, on peut lui offrir quand une scène n
'est
pas accessible, quand un pupitre n'est pas adaptable et puis on pourrait faire une très, très longue liste là-dedans et je crois qu'aujourd'hui, nous devons ouvrir, exploser la question, justement, de ses limites, de ses perspectives pour pouvoir offrir à tous nos enfants cette question-là. Et Claire Hédon parlait, citait Victor Hugo avec
cette
question d'éradiquer la misère,
pas
de l'abaisser,
pas
de l'atténuer,
de
l'éradiquer.
Et
aujourd'hui, la question d'éradiquer, non seulement, elle est possible et on a quelques idées de contre qui on doit lutter aujourd'hui pour permettre d'éradiquer cette misère, mais je crois que c'est le chemin aussi
et
celui qui nous conduit à cette dignité qui nous est chère. Donc, bon, je crois que c'est la dernière minute, Sébastien, ben voilà, on va arriver à la dernière minute. François,
je
sais parmi tout ce que je viens d'évoquer,
ce
que tu portes, la sincérité de ces combats et c'est précisément pour ça que je suis à tes côtés.
C
'est quelque chose qui est essentiel. On y est quelques angles depuis quelques temps. On y est beaucoup d'autres et j'ai vu que les signatures, et en plus, je n'ai même pas signé encore, c'est absolument terrible. mais on a besoin aujourd'hui d'être toutes et tous très nombreux, de pouvoir faire vivre dans un premier temps cette primaire et ensuite de gagner. Parce que derrière,
ce
n
'est
pas juste dans cette perspective de enfin pouvoir gagner, mais c'est l'obligation que nous avons là toutes et tous de ce monde à ouvrir pour tout ce qui arrive là demain. Merci.
Merci
Sébastien. Merci. On va continuer tout de suite avec notre prochaine intervenante qui a un CV impressionnant. Elle est
décrite
comme l'ennemi juré de CNews,
de
Vincent Bolloré,
de
Cyril Hanouna
et
de Rachida Dati. Merci.
Elle
se bagarre depuis des années pour une loi de déconcentration des médias pour libérer la presse des puissances de l'argent.
Et
avec nous, elle travaille sur les mesures de la campagne. Elle rencontre les experts, elle rencontre les premiers concernés. Merci d'accueillir s'il vous plaît comme il se doit la députée du Val-de-Marne, Madame Sophie Taillet
-Pollant.
Bonjour et re-bonjour
à
tous et à toutes. Je suis vraiment ravie d'être là ce soir avec vous. La Saint-Valentin, c'est sympa de la passer à quelques centaines en fait, finalement. Vous qui êtes là, nombreuses, nombreux et qui allez continuer à accueillir les milliers de volontaires qui affluent pour participer à construire
cette
candidature, la candidature de François. On a du boulot, on a du pain sur la planche mais on aime ça parce que depuis le passage à TF1, c'est plus de 108 000 personnes qui ont rejoint la dynamique et le compteur continue à tourner.
Et
je suis sûre que la vidéo de ce meeting, de la prise de parole de François, ça va continuer à faire affluer les gens qui ont envie de s'engager parce que ça a été dit, c'est la résignation de notre pire ennemi.
C
'est une vraie performance, c'est une vraie performance dans la tonie un peu de la gauche mais moi, je ne
suis
pas très étonnée. Vous savez pourquoi
?
Parce que je sais depuis un moment déjà que François représente un espoir.
Il
est aujourd'hui le meilleur candidat pour rassembler la gauche en 2027.
Et
d'ailleurs, ce n
'est
pas moi qui le dit.
Ce
n
'est
pas moi qui le dit. Les gens interrogés par Ipsos la semaine dernière le disent très bien.
Vous
avez tous et toutes noté certainement que François est la première personnalité préférée des sympathisants de gauche. Ok ? Mais il est aussi dans le top 4 de chacune des familles qui composent la gauche. Les gauches peuvent être réconciliées par François Ruffin.
Alors,
je vais vous parler de la primaire de la gauche parce que je pense que
c
'est vraiment l'outil dont nous avons besoin et qu'il y a quelques personnes, deux, trois, par-ci, par-là qui n'ont pas envie que ça ait lieu. Évidemment, ça les mettrait certainement en difficulté.
Dans
le même sondage, celui que je vous parlais, il y a 78% des gens de sympathisants de gauche qui demandent cette primaire. Donc, c'est sûr, elle aura lieu le 11 octobre prochain. Je sais que vous avez touche déjà la date notée dans votre agenda. Voilà une belle raison d'agir
en
2026. Ce sera une belle année. mais c'est une belle raison pour continuer à rendre cette primaire incontournable.
Parce
que, parce que, nous le savons très bien et tous les sympathisants de gauche le savent aussi si nous continuons sur le chemin de la désunion. La défaite est assurée
en
2027.
Et
le pire est quasiment certain.
Je
connais un certain nombre de camarades, je les respecte beaucoup,
qui
se disent que finalement, c'est un peu foutu et qui travaille sur la construction de réseaux au cas où,
à
l'international et aussi en France. Vraiment, je comprends et j'admire cet engagement, mais moi, je ne m'y résous pas.
Je
ne m'y résous pas. Et à la place qui est la mienne, je consacre mon énergie, nous consacrons notre énergie à gagner pour gouverner en 2027.
Alors
la question,
c
'est comment faire, quel chemin emprunter ? Certains se disent que ça va être très facile en fait, parce qu'il suffit de passer le premier tour. C'est déjà pas si simple.
Et
puis après, forcément, c'est gagné. On est face à l'extrême droite, donc il y aurait un réflexe républicain qui serait évident.
Mais
je crois que les gens qui y pensent ça se trompent.
Je
crois qu'aujourd'hui,
nous
ne pouvons pas compter sur une droite émiettée, sur un macronisme déliquescent qui se désunit pour être au second tour de l'élection présidentielle. D'abord, déjà, on n'est pas obligé de faire les mêmes bêtises que les autres.
Et
puis en plus, je crois qu'il
y a
un certain monsieur Lecornu qui est en train de bien bosser avec son petit pull, l'air de ne
pas
y toucher, et qu'on pourrait bien avoir finalement un candidat de l'extrême centre
qui
ne serait pas si faible que ça. Donc ce qu'il faut, c'est viser un score au premier tour qui soit le plus haut possible pour engager cette dynamique et la dynamique de la victoire ensuite. Mais bien sûr, le truc, ce n
'est
pas seulement de passer le premier tour et de se dire qu'après, la magie va opérer parce que la France serait à l'écart de cette immense vague internationale où on voit le fascisme se déverser. Non, on n'est pas forcément à l'écart, en tout cas, peut-être, j'espère en fait, mais on va faire en sorte que de toute façon, on n
'est
pas à se poser la question et que la personne qui arrive au second tour face à Bardella ou Le Pen puisse l'emporter et l'emporte. Et comment faire ? Eh bien, il faut rassembler.
Il
ne
faut
pas chercher à se faire détester. Il faut rassembler, rassembler, rassembler et élargir de plus en plus. Et la primaire, le 11 octobre, j'en profite pour ceux qui ne l'auraient pas noté, elle offre ce cadre de rassemblement progressif
qui
permet à chaque famille de la gauche
de
faire ses propositions, de montrer sa plus-value
et
en même temps
de
ne pas craindre d'empêcher le passage au second tour. Parce que les espoirs de passage en force, en mode façon,
ce
sera moi le plus fort, après, il y aura le vote utile et puis, laissez tomber, voilà, le truc de l'union par l'écrasement des gens, c'est jamais l'union. Et deuxièmement, ça peut très bien de ne pas marcher. Parce que c'est la première fois où à l'aube d'une élection présidentielle, le favori, c'est l'extrême droite. Le favori, c'est l'extrême droite. On se dit plus, finalement, celui qui arrive au deuxième tour, face aux fachos, il gagne forcément. Donc, la vraie bataille, c'est d'arriver au deuxième tour. Pas du tout ! La vraie bataille, c'est de démontrer qu'on peut gagner au deuxième tour, qu'on a une chance face à l'extrême droite.
Sinon, le vote utile, il sera sur une base beaucoup plus large que les fois d'avant. Ne rejouons pas les élections passées. Déjà parce que ça a été une cata.
Et
en plus, parce que là,
ce
sera encore différent et bien plus grave et bien plus difficile. Donc, il faut que nous purgions nos débats en notre sein, entre nous, par une belle primaire, une primaire populaire que nous allons travailler pour qu'elle soit la plus large possible et une primaire de débordement. Vous voyez, il
y
a Raphaël Glucksmann qui dit que
notre
primaire,
c
'est une volonté de ne pas choisir entre les deux pôles qui existent à gauche. Au contraire, en fait.
C
'est donner la parole aux gens pour qu'ils choisissent.
comme
ça,
on
est tranquille.
Les
gens font le choix. Bon, il me semble qu'il y a quelques élections passées. Il me semble qu'en 2022,
le
choix de la social-démocratie a rassemblé 1,75%. Mais on peut quand même se dire que ça vaut le coup de retrancher le débat entre nous avant de se présenter devant les électeurs de la France entière. Bon, M. Glucksmann, nous voulons de ce débat entre les deux lignes de gauche. Il n'y
en
a peut-être pas tant que ça, deux lignes différentes parce qu'il y a des postures aussi, on ne
va
peut-être pas se le cacher. Et nous voulons que ce soit le peuple de gauche qui tranche. Alors, évidemment, comme M. Glucksmann propose un débat entre le centre-gauche et la gauche du centre,
ça
ne nous réjouit pas. Mais, allez, venez, venez, venez, on va trancher entre nous, on va faire ça
dans
la famille. Quant à Boris Vallaud, il juge notre primaire pas suffisante. Mais il propose quoi ? Il propose la construction d'une coalition unie autour d'un projet.
En
fait, c'est quoi une coalition ? C'est un accord d'appareil
ou
de personnalités réunies à huis clos. Nous, on ne veut pas ça, nous.
On
veut
que ce
soit les gens qui choisissent. Les partis sont trop faibles aujourd'hui.
La
primaire, c'est l'irruption du peuple de gauche dans les affaires qui le concernent.
Que
le peuple tranche
et
il tranchera sur la base de propositions. Parce que oui, il
y
a différents projets,
il
y a différentes stratégies,
il
y a différentes priorités. Et ces priorités, celles que porte François, elles ont été travaillées en fonction de ce qu'on ressent, de ce que le peuple demande. Et d'abord, qui, si ce n'est François, portera la voix des travailleurs essentiels
s
'il n'est pas dans ce débat, si ça se fait à huis clos ? Moi, je vous le dis, il n'y
aura
personne pour le porter. Et c'est pour leur rendre cet hommage, cette dignité dont parlait Sébastien tout à l'heure et leur place dans la société et toute la valeur de leur travail que nous sommes là, réunis derrière François, à proposer le statut des travailleurs essentiels.
Alors,
ça a été dit, on est actuellement à l'ouvrage pour renforcer notre spécificité. La singularité des propositions que François porte s'affoisonne dans tous les sens. il y
a
les experts, il
y
a les salariés, les bénévoles,
les
gens qui savent aussi sur le terrain parce qu
'on
ne
va
pas faire les expertises loin du terrain.
Il
y aura des allers-retours avec les groupes métiers, par exemple. On ne
va
pas faire un programme santé sans demander leur avis à ceux qui soignent. On ne
va
pas faire un programme éducation sans demander leur avis à ceux qui éduquent. Et j'en passe, aider meilleurs parce que c'est notre façon de faire et c'est la raison pour laquelle vraiment je vous incite à construire, construire sans relâche ces groupes métiers. Ils sont notre spécificité et ils doivent être au cœur de la confection de ce projet.
Je
voulais aussi vous dire à quel point
mes
chers amis, mes chers camarades, nous sommes bien partis.
Et
je vous le dis, nous irons loin.
D
'ici le printemps,
par
notre travail quotidien, notre volonté indéboulonnable, nous aurons ancré la primaire dans le paysage politique, constituer des équipes pour l'organiser, mèneront tambour battant la campagne de François
jusqu
'à la victoire.
Que
j'ai entendu dire par-ci, par-là, qu'à la fin, c'est nous qu'on allait gagner. Merci beaucoup, encore beaucoup.
Alors,
nous présidents, vous l'avez vu sur le site, vous le voyez sur les affiches, nous présidents, ce n'est pas qu'un slogan, c'est une force qui se soulève. C'est une force qui demande quoi ? Qui demande l'abolition des privilèges. Et cette force, elle demande une reconnaissance aussi des travailleurs et travailleuses essentielles. En un mot, le pouvoir rendu au peuple.
110 000 soutiens. 110 000 soutiens. Et François le disait tout à l'heure, ce n
'est
pas un plafond,
c
'est un plancher. Est-ce que vous êtes prêtes et prêtes à faire exploser ce plafond
? Est
-ce que vous êtes prêtes à en parler à vos amis, à vos collègues, à vos familles pour faire exploser, pour aller chercher les centaines de milliers, pour aller chercher les millions
?
Maintenant, on va accueillir celui que vous attendez. Il est fondateur de Debout, il en est le président. C'est le premier politicien français à venir au JT TF1 avec une fiche de paye d'auxiliaire de vie.
Il
est le seul député au SMIC et bientôt président au SMIC.
Mesdames et messieurs, merci d'accueillir comme il se doit M. François
Ruffin !
Merci. Merci
à vous. Merci beaucoup à vous. Et bonjour les célibataires. Oui, parce que, je le dis toujours, il y a une part de mystère
à
se dire que des gens bloquent comme ça un week-end pour monter à Paris, aller installer des chaises, pour se réunir en formation, dans des réunions. mais alors, en plus, le jour de la Saint-Valentin. Je pense que vous avez confondu notre mouvement avec un groupe de rencontres. Pendant mes années à Fakir, il y a eu des couples Fakir et il y a eu des bébés Fakir. On verra bien s'il y a des couples debout et des bébés debout.
Mais
ça me va.
Ça
me va parce que je pense que la campagne doit être faite d'amour.
Elle
doit être une fête.
Et
je remercie six mois aujourd'hui les petites mains qui permettent qu'on soit réunis.
Qui
font que, voilà, tout ça ne se passe pas par la main invisible de marché. Tout ça ne se passe pas par la grâce de la Providence. Mais c'est parce qu'il y a des gens, des bénévoles et des salariés qui font. Je vais juste citer les gens qui, hier, sont passés au local pour remplir le camion. Il y avait Marie-France, Anne-Marie, James, Grégoire, Auré, Gérard, Karine, Gilles, Étienne, Denis. Merci à vous.
Je
vous le dis,
une
force se lève.
Une
force se lève. Vous êtes 500 aujourd'hui.
Mais
vous le savez, c'est des milliers de personnes qui auraient voulu venir. Pendant un petit instant, on a eu un problème de logiciel, on m'a dit, qui fait que ça a libéré les inscrits. Il y
a
des centaines de personnes qui se sont infiltrées pour pouvoir être là aujourd'hui. Mais sinon,
on
a dû bloquer le compteur.
C
'est une force qui se lève, une force qui est là pour desserrer l'étau, desserrer l'étau entre l'extrême droite et entre l'extrême argent qui, en plus, fusionne maintenant.
C
'est une force qui se lève et je suis très fier, moi, de voir qu'il y
a
des gens qui viennent de partout ici.
D
'Inde, de Corrèze, de Drôme, d'Essonne, de Gare, de Guyane, de Haute-Savoie, du Finistère, de Lotte, de Mayenne, de Oise, du Tarn.
Tous
les départements français sont désormais représentés. Bravo à vous.
Je
suis très fier aussi
pour
un mouvement travailliste, travailliste climatique que nous ayons fondé des groupes de métiers. Je salue les auxiliaires de vie debout, les assistantes maternelles debout, les profs debout, les paysans debout, les patrons debout, les policiers debout, les pompiers debout, les douaniers debout et j'en passe. Un grand merci à vous.
Vous
êtes 500 ici, mais vous le savez, en 13 jours, en 13 jours, nous avons rassemblé 100 000 soutiens dans le pays.
100
000 soutiens sur Internet, mais 10 000, 10 000 volontaires,
10
000 personnes qui ont dit « En plus, je m'engage dans la campagne.
je
viens pour donner pour
donner du
temps,
pour
donner de l'énergie, pour être bénévole à vos côtés dans la durée. »
10
000 personnes. Évidemment, pour nous, c'est une crise de croissance.
C
'est un souci pour un patron comme je suis aussi.
Et
on a des visios le soir au parti avec 400 militants en plus.
Comment
vous faites une visio à 400 ? Ben voilà.
C
'est par grande fournée et je le dis alors qu'on n'a même pas tout fait
pour
avoir ces 100 000 soutiens. On n'a presque rien fait. Je vous assure. Je suis passé aux 20 heures de TF1. Je n'ai pas consacré une seconde à dire « Je veux 100 000 soutiens. » Pourquoi ? Parce que je voulais parler de vous.
Je
voulais parler des gens. Je voulais parler du défi démographique, du défi climatique, du défi productif, des défis que la France avait à relever et pas partir sur comment on mènerait notre campagne. Mais je suis passé aux grandes gueules. Je n
'ai
pas parlé non plus des 100 000 signatures.
Je
suis passé au cas de vérité. Je n'ai pas parlé des 100 000 signatures. Il n'y a aucun grand média aujourd'hui où nous avons parlé des 100 000 soutiens.
C
'est juste les petits ruisseaux qui font maintenant une grande rivière d'espérance.
Si
vous voulez.
Je
le dis, des choses, il y
a
la quantité.
Il
y a la quantité mais il
y
a la qualité aussi.
Ce
que je sens quand je vais à Saint-Omer,
quand
je vais à l'Orient, c'est que non seulement il y
a
des centaines de personnes qui sont là mais elles savent pourquoi elles sont là. Elles sont là pour le combat.
Elles
ne sont pas là pour moi. Elles sont là parce qu
'elles
ont vu un truc, elles ont vu l'espoir.
C
'est pour ça qu'elles sont là.
Parce
que c'est comme quand il
y
a une petite lumière qui s'allume au bout du tunnel. Même si la lumière est petite, les gens vont vers la lumière. Nous sommes aujourd'hui une force d'espoir. Spartacus disait je reviendrai et nous serons des millions. C'est parti pour nous.
Nous
devons revenir et être des millions. Alors,
nous
pourrions dire
on
y va tout seul.
On
pourrait dire ça. 100 000 soutiens, à gauche, il n
'y a
pas tant de personnes que ça qui savent le faire en 15 jours.
10
000 volontaires de plus qui s'ajoutent aux 8 000 qu'on avait déjà.
Quel
parti est aujourd'hui capable de mobiliser ça ? Il n'y
en
a pas tant que ça. Et demain, avec Guillaume en porteur
de
ça, nous aurons nos 500 maires après les élections municipales. Donc,
on
pourrait dire on y va tout seul pour faire notre tour de piste.
Ce
n
'est
pas le choix que nous faisons. à la place, nous disons primaire. Pourquoi nous disons primaire
?
Je suis passé à Nantes récemment
et
en visitant le lieu unique, l'ancienne usine Lue transformée en lieu culturel.
Je
discute avec les agents d'entretien, le chef d'équipe, Mohamed, qui me raconte d'abord que grâce à la mairie de Nantes, il est passé en travail en journée et que c'est comme ça qu'il a retrouvé sa famille. Voilà ce que nous voulons pour tous les travailleurs d'entretien du pays, c'est simplement qu'ils puissent retrouver leur famille.
Mais, une
fois qu'il n
'y
a plus les appareils photos, les caméras, il me prend dans un coin et presque, en se confiant, en chuchotant, il me dit
vous, la
gauche,
vous
êtes notre voix.
Pour
l'année prochaine, on a la boule au ventre. On a peur pour 2027. Alors, entendez-vous, entendez-vous. Voilà le message profond que nous adresse le peuple de gauche.
Nous
sommes là pour gagner.
Nous
sommes là pour le gagner et nous sommes là pour faire gagner les Françaises et les Français.
Nous
sommes là pas pour une candidature de témoignage, pas pour une candidature identitaire, pas pour mettre nos logos en bas des affiches. Nous sommes là pour gagner.
On
n'est pas là pour faire le score de Jean Lassalle, nous sommes là pour gagner.
On
n'est pas là pour faire le score de Anne Hidalgo, nous sommes là pour gagner.
Et
vous voyez, comme j'ai des camarades ici, je ne citerai pas le nom de tous ceux qui font des tours de piste et qui ne sont pas là pour gagner.
Mais
nous, nous sommes là pour gagner.
Nous
sommes là parce que, j'ai dit primaire, pourquoi ? Parce que je veux des millions.
C
'est bien qu'on soit 500 aujourd'hui,
c
'est bien qu'on soit des milliers, des centaines de milliers derrière, mais si on veut gagner, c'est en millions que ça se compte.
Il
nous faut des millions.
Et
moi,
je
leur demande à ceux qui ne veulent pas de cette primaire, de quoi ont-ils peur
?
De quoi ont-ils peur ?
Ils
ont peur de leurs électeurs.
Ils
ont peur du peuple de gauche.
Ils
ont peur
d
'une profonde aspiration unitaire du peuple de gauche. Voilà de quoi ils ont peur. Voilà de quoi ils se veulent l'obstacle.
Un
obstacle que nous, nous devons lever, que nous, nous devons faire sauter.
Cette
aspiration unitaire
qui
se mesure là, aujourd'hui,
dans
un sondage qui nous dit que 78%
des
sympathissants de gauche
veulent
une candidature commune et veulent une primaire. Et c'est autant vrai chez les socialistes que chez les insoumis que chez les communistes ou chez les écologistes. C'est vrai dans toutes les familles dans la gauche.
Mais
ce n'est pas d'aujourd'hui. C'est de toujours. Quand,
le
12 février 1934, quelques jours après la tentative de coup d'État fasciste au bord du Parlement, quand, place de la nation, deux cortèges, deux cortèges séparés, l'un de la CGT, l'autre de la CGTU,
c
'est-à-dire l'un socialiste et l'autre communiste, partent de manière séparée. C'est de la base, de la base que par ce cri simple, unité, unité, unité, les deux cortèges fusionnent et c'est le début du Front populaire.
Quand, le
9 juin 2024,
au
soir,
d
'une dissolution improvisée par Emmanuel Macron, et alors que Jordan Bardella est en train de préparer ses cartons pour Matignon, alors que les mêmes veulent nous, déjà, à la télé,
veulent
nous rejouer le match des deux gauches irréconciliables, les mêmes,
les
mêmes qui, aujourd'hui, veulent faire obstacle à la primaire,
quand
nous lançons,
quand
je lance, devant
mes
copains qui font un barbecue derrière, devant une salle des fêtes, perdue à Amiens,
ce
mot simple,
Front
populaire, disant au parti, soyez unis, arrêtez vos conneries, il n'y
a
rien d'un coup de génie,
c
'est simplement une évidence qui est énoncée là et qu'est-ce que ça produit ? Un geyser, 400 000 signatures en 24 heures, 400 000 signatures qui les contraignent, oui, en quatre jours, en quatre jours à faire l'union.
Voilà ce
que nous devons faire
contre
les petits marquis de la politique,
contre
les apparats chics, nous devons à nouveau faire cette pression pour obtenir l'union, l'union, l'union, l'union.
Et
je le dis, je joue la gagne,
nous
jouons la gagne. Il
n'y
a un copain qui m'a dit un truc sympa vendredi dernier, le jour où il y avait la fusion des listes debout partis communistes avec les écologistes et les socialistes,
il
y
a
un copain qui était à l'LCR ou NPA
et
je lui dis ben t'es là, t'es content ? Il dit ben oui, avec toi, j'ai appris à gagner.
Ça
m'a fait vachement plaisir.
J
'espère,
j
'espère être le aimé jacqué de la gauche.
Vous
savez, il y en a marre des perdants magnifiques qui vous expliquent qu'à 400 000 voix près, on y serait, qu'il nous manque juste 3%.
C
'est pas ça qu'on veut. On veut passer le premier tour et on veut gagner au deuxième tour. On veut gagner, gagner, gagner.
Alors, oui,
ça peut paraître un peu du délire.
Mais
déjà, quand j'étais à Fatir, vous savez, on vendait un millier d'exemplaires sur Amiens. Et pourtant, j'avais une perspective, c'est d'être majoritaire.
Pas
d'être un petit truc comme ça, je voulais être majoritaire.
Et,
avec Merci Patron,
il
y a 10 ans, quand on est avec l'éclure, c'est-à-dire les petits Davids ouvriers contre Bernard Arnault,
le
grand Goliath de l'argent, on en fête l'anniversaire de Merci Patron la semaine dernière, qu'avons-nous fait ?
Nous
avons gagné.
Face
à Bernard Scorsini, le premier flic de France, au tribunal de Paris, devant le tribunal correctionnel, qu'avons-nous fait ? Nous avons
gagné.
Face au Rassemblement National en 2017, dans la première circonscription de la Somme, qu'avons-nous fait ? Nous avons
gagné. En
2022, nous avons
gagné.
En 2024, nous avons
gagné.
Et en 2027, nous allons
gagné.
C'est bien. Eh bien, on va gagner dès cette année, on ne
va
même pas attendre l'année prochaine.
On
va gagner.
On
va gagner à Amiens,
on
va gagner à Saint-Etienne,
on
va gagner à Nîmes, on va gagner à Lorient, on va gagner aussi dans mon coin, à Rosière, en Sortaire, on va gagner pour les élections municipales. Nous allons gagner.
Je
me mets, nous allons nous mettre pleinement au service des listes de gauche qui peuvent gagner
dans
trois semaines. Déjà,
comme
ça, on prendra l'habitude de gagner. C'est une première chose.
Et
aussi, pour nous, les élections municipales, c'est une étape qui est importante. Pourquoi ? Parce que, pour les gens, il y a deux élus qui comptent vraiment. Il
y
a le président, tout en haut,
qu
'en général, on n'aime pas.
Et
il y a le maire, tout en bas, qui a porté de main, porté de câlin, porté de baffe aussi, mais qu'en général, on aime bien.
Dire
l'importance
du
maire.
D
'abord, la commune est un lieu de protection.
Quand
ça va mal,
quand
l'État se retire, il y a une porte qui reste ouverte, même quand le bistrot a fermé, c'est la porte de la mairie.
Quand les
gilets jaunes sont détestés, moqués à la télé, méprisés par le président de la République, il y a une porte qui s'ouvre, où on peut y remplir des cahiers de doléances et des cahiers d'espérance, c'est la porte de la mairie, c'est le maire qui ouvre sa porte. Quand survient la crise de Covid,
c
'est le maire,
ses
adjoints, ses élus qui prennent des nouvelles des personnes âgées. Quand il y a le feu en banlieue, qui on appelle comme pompier ? Le maire, l'équipe municipale.
Oui,
la commune est importante comme espace
de
protection.
et
encore davantage si jamais le pire devait advenir dans notre pays.
Mais
c'est aussi un espace d'invention.
C
'est un espace d'invention.
Si
on veut, demain, que toutes les auxiliaires de vie du pays
aient
un statut, un revenu, des horaires et pas des petits bouts de boulot le matin et le soir, de pouvoir dire que Dieppe le fait déjà,
ça
nous aide.
Ça
rouvre un imaginaire, ça remet de l'air. Vous savez, quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle vert de boulot de l'air, on est dans ce temps d'étouffement, d'asphyxie politique dans lequel on a besoin de mettre de l'air,
de
l'imaginaire. La commune le fait
quand
elle vient inventer. Quand nous, nous portons à l'Assemblée nationale parce que je reçois des gamins du quartier nord d'un club de volets et qui, c'est parce que je vois, est-ce que tu peux rester derrière le pupille s'il te plaît ? Mais en fait, j'en ai vraiment pas envie, mais c'est pas.
Ouais,
j'ai des consignes. Quand je reçois des gamins à ma permanence d'un club de volets et où ils me disent, je leur demande qu'est-ce que vous allez faire cet été, ils partent pas en vacances. Il y en a qui sont du quartier nord, ils sont du quartier nord et il y
en
a qui ont la chance d'avoir des cousins à Argenteuil, à Bobigny, donc ils vont pouvoir aller d'une banlieue à l'autre. Je leur demande mais vous avez déjà vu la mer ? Non,
on
n'a jamais vu la mer alors qu
'ils
sont à 80 kilomètres de là. Comment on peut aimer notre pays
si on
peut pas en voir la diversité des paysages, la mer et la montagne ? Et donc nous portons avec les insoumis, avec les communistes, avec les écologistes, avec Génération,
avec
les socialistes, toute la famille de gauche rassemblée, nous portons une proposition de loi sur les vacances pour tous.
Ben
venir dire ça existe déjà. Regardez Poitiers le fait déjà. Regardez Trappes le fait déjà. Mais ça le rend évidemment beaucoup plus acceptable, beaucoup moins utopique pour les Français.
Je
crois que c'est comme ça qu
'on
doit porter ce qui n'est pas une contradiction mais qui est mené comme une contradiction entre est-ce que ça doit partir du haut ou est-ce que ça doit partir du bas
?
Vous savez, est-ce que c'est le petit colibri, les amaps
ou
bien est-ce que c'est le grand programme national qui tombe d'en haut ? Nous, nous croyons qu'il y a un dépassement de cette contradiction et que ça marche, ça marche à gauche quand nous mêlons les deux. Ambroise Croisa,
quand
à la libération, il porte son vaste plan de sécurité sociale
avec
les retraites, notamment, avec la sécu. Il vient proposer un truc, c'est quand même délirant. Il vient dire aux gens, vous allez aller chez le médecin mais vous serez remboursé et puis si vous êtes malade et que vous n'allez pas au boulot, vous serez quand même payé.
Mais
les Français, ils auraient dû dire mais il
est
timbré celui-là.
Qu
'est-ce qu
'il
nous raconte
?
Et pourquoi ils n'ont pas pensé ça
? Ils
n'ont pas pensé ça parce qu'au fond, ça existait déjà. Depuis un demi-siècle, ça se faisait déjà dans les caisses de solidarité, dans des mutuelles, dans des fédérations de travailleurs et du coup, ce que venait proposer Ambroise Croizat, c'est d'universaliser, c'est de généraliser,
c
'est de nationaliser, c'est de le rendre pour toutes et tous. Et donc, on doit s'appuyer toujours sur le déjà-là. Ça dit pour nous une conception du pouvoir.
Une
conception du pouvoir qui est que
tout
ne va pas tomber d'en haut mais qu'il doit y avoir de la place et beaucoup de place pour l'initiative. L'initiative des élus locaux, l'initiative des entrepreneurs, l'initiative des assos et que finalement, le rôle du politique là-haut est parfois moins d'inventer une société nouvelle que d'aider ce que la société a déjà dans le ventre, de l'aider à accoucher de ce que la société a déjà dans le ventre. Voilà ce qu'on nous veut faire. Ça dit aussi, je le dis, si demain, on a le meilleur, la plus sympa, humaniste, écologiste, féministe, antiraciste, tous les gentillistes que vous voulez qui se trouvent à l'Elysée.
Qu
'on a ses copains, ses copines
à
l'Assemblée et qui occupent les ministères.
Mais
que ça ne vient pas d'en bas, ça ne pousse pas d'en bas, il n
'y a
pas grand-chose qui se passera. Parce qu'en face, il y
aura
toujours le MEDEF qui viendra dire « je crois que ça ne
va
pas être possible
».
Il y aura la presse de Bernard Arnault, de Bolloré et compagnie qui viendra dire « je crois que ça ne
va
pas être possible ». Il y aura la Banque Centrale Européenne qui viendra dire « je crois que ça ne
va
pas être possible ». Il y aura la Commission Européenne, il y aura toutes les forteresses de l'ordre établi qui viendront dire « je crois que ça ne
va
pas être possible ». Donc,
il
faudra que le peuple soit là pour dire « nous, nous voulons que ça soit possible ». Donc, ça veut dire qu'on n'attend pas 2027 pour pousser. On n'attend pas 2027 pour prendre des initiatives. Et par exemple, quand je vois ce qu'a fait la fanfare debout, je vais vous renommer comme ça, pour moi, vous êtes la fanfare debout maintenant. Là, en prenant d'elle-même l'initiative de se dire « ben voilà, on va prendre des travailleurs essentiels et on va les faire passer pour chanter un refrain », j'étais ému, moi. J'étais ému à en pleurer.
J
'étais ému à en pleurer, fier.
« ben
voilà,
ce
qu'on attend de vous aussi au sein du parti, c'est de prendre des initiatives, de porter des choses nouvelles et ensuite de dire « voilà ce qu'on a essayé, ça a marché » et ensuite de les faire essaimer. Voilà, nous devons être... Alors, on se moquait de moi, Fakir, parce que je dis toujours « nous devons être des graines de l'espoir ». Voilà. Et on m'avait représenté avec une affiche où je jetais des graines comme ça avec marqué Truffaut au-dessus. Mais
c
'était pas le cinéaste, c'était le magasin de jardinage. Mais voilà. Je pense qu'au fond, si on a... 100 000 signatures, là, en 15 jours, c'est parce que c'est l'heure de la moisson.
Nous
avons beaucoup semé pendant 20 ans. Maintenant est venu aussi le temps de la moisson.
Le
monde, maintenant.
Après
la ville, le monde, le grand et vaste monde. Je veux dire, il y a beaucoup de monde
qui,
depuis quelques mois, vient pleurnicher dans ma manche
en
me disant « tu as vu comme c'est terrible
».
Trump, c'est vraiment terrible. Les USA, c'est vraiment terrible. L'Iran, c'est vraiment terrible. Oui, tout ça est vraiment terrible. Mais quand est-ce que, pour nous, le monde n'a pas été terrible ?
Pour
des militants qui sont soucieux de justice et de paix, quand est-ce que le monde n'est pas terrible
?
Et moi, je... Alors, peut-être que c'est parce que, conformément
à
le principe de Gramsci qui nous dit qu'il faut conjuguer le pessimisme de la lucidité à l'optimisme de la volonté, mais je vois dans le monde d'aujourd'hui une grande chance.
Oui,
Trump s'assied de lui-même sur le libre-échange. Trump s'assied de lui-même sur l'OTAN. Mais depuis quand, nous, nous avons été attachés à une mondialisation que nous n'avons jamais jugée heureuse
?
Depuis quand, nous, nous avons voulu cette fin de l'histoire libérale ? Depuis quand, nous avons voulu des USA superpuissances qui peuvent faire la loi partout et leur guerre partout
?
Depuis quand, nous avons souhaité que le libéralisme soit gravé dans le marbre pour l'éternité ? Jamais
! Ce
que nous avons devant nous, c'est un monde qui s'écroule et nous devons dire tant mieux. Tant mieux, tant mieux, tant mieux !
Dans
un temps comme le nôtre, il devrait y avoir une effervescence. Une effervescence à Bruxelles, une effervescence à l'Elysée, une effervescence à l'Assemblée, une effervescence dans les journaux. Ça devrait être de formidables débats d'idées avec des sociologues, des anthropologues, des travailleurs. Tout le monde, on devrait avoir une société en effervescence parce que devant ce monde qui s'écroule, nous devons réinventer un autre. À quoi nous assistons à l'inverse ? À une espèce de tétanie, d'agonie,
de
neurasthénie. Pourquoi
?
Parce que nous avons des hommes de l'ancien régime
qui
ne sont plus adaptés à notre temps. Je lis l'interview
de
Macron, là.
Je
ne
sais
pas si vous avez vu.
Une
interview de Macron dans le monde. C'est dire comment il est perdu. C'est sur le libre-échange, un thème qui m'est cher. D'abord, il dit
le
traité de libre-échange avec l'Inde, c'est formidable.
Et
deux lignes après, il dit il faut protéger notre industrie. Voilà le « en même temps
». Mais
c'est le «
en
même temps » d'un homme perdu qui ne sait plus ce qui doit passer parce que, évidemment, il est né pour le libre-échange et le voilà pris à contre-pied. Eh bien, nous, nous sommes adaptés à notre temps. Mais même quand je lis la note, alors tant mieux si ça arrive,
la
note qui a été rendue par le Haut-Commissariat au plan. La première phrase, c'est ça.
La
montée en puissance industrielle de la Chine consistue désormais un choc systémique. Désormais. Franchement, on aurait eu un ouvrier de chez Goudieur à la tête de Bercy ou du Haut-Commissariat au plan au gagné 25 ans.
Ils
ne sont pas adaptés à notre temps. Du coup, ce qu
'ils
proposent est nul. Ils proposent quoi ? Ils disent il faut relever les tarifs douaniers de 30% sur tout ce qui vient de Chine. Je ne suis pas d'accord.
Je
ne
suis
pas d'accord. Je pense que c'est vraiment des néophytes qui font ça. Comme ils ne savent pas faire, ils proposent n'importe quoi. Ce qu'il nous faut, ce que nous proposons et depuis des années et des années, c'est d'identifier les 100 produits. 100 produits sur les médicaments, sur les aliments, sur l'armement éventuellement, sur l'acier évidemment. Identifier 100 produits qu'on considère stratégiques et là, on met le paquet taxes frontières, barrières douanières, quotas d'importation, mais ça ne sert à rien d'arroser tous azimuts. Mais simplement, ils ne savent pas faire, ils ne l'ont pas pensé là où nous, ça fait deux décennies que nous y réfléchissons.
Nous avons deux décennies d'avance sur eux.
Nous
vivons en vérité
ce
temps que Gramsci caractérisait comme un temps de détachement de l'idéologie dominante. Concurrence, croissance, mondialisation, ces mots sont morts.
Mais,
nous disait Gramsci,
dans
ce temps-là,
quand
la classe dirigeante n'est plus capable de diriger,
d
'entraîner par l'envie, par l'enthousiasme, par le désir, elle le fait comment ? Par la force de coercition.
Qu
'est Jordan Bardella
? C
'est Macron avec la force de coercition.
Voilà l
'avenir qui nous prépare, puisque c'est les nouveaux chouchous des médias,
c
'est le perroquet à la fois de Trump et du MEDEF,
c
'est l'alliance des puissances de l'argent et des puissances étrangères.
Pour
rappel, le retour d'un ISF, il vote contre. Une contribution sur les dividendes, il vote contre. Le relèvement de la plate-taxe, il vote contre. Une taxe de 2% sur les sans-fortunes, il vote contre. En finir avec les sociétés-écrans, il vote contre. Qui il protège ?
Il
protège les hommes de l'ancien régime
avec
leurs privilèges. Avec des privilèges,
un
monarque
qui
remet
comme
une charge à vie
à
ses amis, à Mme Amélie de Montchalin,
la
Cour des Comptes, sa présidence, pour une éternité. Elle,
qui,
en complice de Bruno Le Maire, a pendant toutes ces années mené le déficit public dans le fossé. Elle, qui n'arrive pas à se faire réélire, la voilà récompensée.
Mais
on avait déjà eu Richard Ferrand,
qui
n'avait échappé à la justice que par la prescription, nommé président du Conseil constitutionnel.
On
est dans un pays où on a un ancien président de la République, trois fois condamné, qui porte le bras électronique. On a une chef de l'opposition qui a distribué des emplois fictifs
à
sa soeur, à sa belle-soeur, à son chauffeur, au majordome de son père.
On
est dans un pays où on a comme secrétaire général Alexis Colère et 26 ministres pris dans des affaires.
C
'est le symptôme de quoi ? D'une élite qui se sert. Alors évidemment, quand on leur dit président au SMIC, tous les poudrés des plateaux télé,
ils
sont en syncope.
Parce
qu'il s'agit de maintenir leurs privilèges
et
de maintenir les privilèges fiscaux. Les privilèges fiscaux, vous avez des milliardaires qui échappent à l'impôt. Et finalement, l'affaire Epstein,
c
'est comme si on pouvait jeter un petit oeil par le trou de la serrure qui nous permet de voir le monde des riches. Moi, j'ai essayé comme reporter d'aller voir les riches, vous savez. C'est pas facile. Il faut des codes et des digicodes. Alors je suis allé au Polo Club de Meugev. Mais France Inter n'était pas très content parce que quand je ramenais mes notes, c'était un peu cher pour le service public.
Je
suis allé au Monaco Yacht Show où il y avait notamment un yacht qui s'appelait le limitless,
le
sans limite.
Et
je pense que ce nom-là
dit
tout de la psychologie des ultra-vega-riches.
D
'une classe qui
se
croit au-dessus des lois
et
qui, là, peut se servir des femmes et des enfants comme deux proies, qui considère qu'avec l'argent
qu'avec l
'argent,
on
peut effacer ses péchés, eh bien, nous, nous sommes là pour dire que nous allons leur remettre une limite, qu'il nous faut une nouvelle abolition des privilèges.
Et
pendant ce temps, qui tient le pays debout
? Un
pays qui ne tient pas par en haut, pas par l'Assemblée, pas par l'Elysée, pas par les PDG, mais qui tient par en bas par les nouveaux serfs, par les paysans, toujours, les agriculteurs qui portent sur leur dos à la fois la grande distribution et l'industrie agroalimentaire,
par
les caristes, les caissières, les soignants, les enseignants qui font tourner nos usines,
nos
écoles, nos bureaux, nos hôpitaux. Comment sont-ils récompensés ? Eux avec qui on avait promis reconnaissance et rémunération, à l'inverse, ils sont rationnés. C'était deux usines où je passe, là. Pourtant,
c
'est des couples d'ouvriers qui travaillent ensemble. Et l'homme, la femme me disent mais comment on va payer des études à nos gamins
? Comment
on va leur permettre d'aller à la ville et d'avoir,
s
'il y a une école à payer, comment on va faire ça
? C
'est cette inquiétude qui est devenue une certitude.
Nous
vivons moins bien que nos parents et ça sera pire pour nos enfants. Pourquoi
?
Pourquoi ?
Parce
que depuis 40 ans, nos seigneurs, comme au CER d'hier, ont décrété une chose,
que
le travail n'est pas une richesse mais qu'elle est pour eux un coût. Le coût du travail. Un coût qu'il faut donc réduire, diminuer, écraser, tandis que pour eux, les dividendes explosent. C'est un article des Echos qui dit le dividende est roi. Voilà qui sont les rois dans notre pays. Voilà qui sont les monarques, ce sont les actionnaires.
Pourquoi des
travailleurs écrasés
par
un marché de
l
'immobilier à la solde des rentiers, par des loyers qui ont doublé, par le logement qui grève 30, 40, 50 % de leur budget
? Pour
eux, pour elles, nous ferons note simplement l'article 1er de la Déclaration des droits de l'homme de 1789. Les distinctions sociales ne peuvent reposer que sur l'utilité commune.
Qui
est le plus utile ? Le trader ou le livreur, le publicitaire ou l'infirmière.
Pour
elles, pour eux, nous remettrons la société à l'endroit.
Les
derniers seront les premiers. Pour elles, pour eux, nous bâtirons le statut des travailleurs essentiels avec salaire, horaire, carrière pour que tous les habitants de notre pays puissent vivre de leur travail, bien en vivre et non pas en survivre.
Pour
elles, pour eux, nous encadrerons les loyers,
pas
seulement dans les zones tendues, parce que c'est partout dans le pays désormais, c'est tout le pays qui est une zone tendue. Et nous encadrerons les loyers parce qu'aujourd'hui, cette zone tendue, elle profite au rentier de l'immobilier. Pour elles, pour eux, nous tournerons la page de l'ancien régime. Mais l'expression convient pas.
Je
me trompe.
C
'est pas une page qui est éternée,
comme
si on était assis dans un fauteuil au coin du feu à lire un livre d'histoire.
C
'est un combat que nous avons à mener.
Parce
que les seigneurs,
les
maîtres de l'argent, les maîtres du sol et du sous-sol,
les
maîtres de l'informatique, les maîtres du numérique, ils ne vont pas se laisser faire.
C
'est un combat à mener et que nous devons gagner, que nous devons gagner dans la rue et dans les urnes. Nous devons réveiller l'envie d'avoir envie, ramumer le feu et pour ça, et pour ça, et pour ça, et pour ça. Simone Veil, la philosophe, disait « Il ne suffit pas d'éviter de souffrance,
il
faut vouloir la joie.
»
Alors on me dit toujours que la joie,
j
'en parle beaucoup, mais je ne l'incarne pas toujours. Alors,
quelle
est la joie que nous voulons
? Quel
est l'espoir que nous ouvrons
? Notre
France, c'est une république où les liens priment sur les biens,
où
l'homme et la femme ne sont pas que des producteurs et des consommateurs, où, comme disait Jean Jaurès, nous aurons la vie large, faites bien sûr de travail, d'efforts, mais aussi de musique, de poésie, de repos, de sport, de bricolage, de grand air, de montagne et de mer. Notre France, c'est une république qui remplace la concurrence par l'entraide, la mondialisation par la protection.
Une
république qui remet la technologie à sa place pour alléger nos peines et non pour en ajouter, non pour aliéner, non pour se couper de l'humanité. Notre France, c'est une république où la démocratie est prise au sérieux.
Le
pouvoir au peuple
et
non le pouvoir sans le peuple, voire contre le peuple. Une république où le peuple reprend le pouvoir avec des états généraux, des cahiers de doléances, des assemblées populaires et avec ce nouvel outil entre ses mains, le RIC, le référendum d'initiative citoyenne. Notre France, c'est une république où les hirondelles font le printemps,
où
nos enfants peuvent les contempler dans le ciel et à leur
vol
bas, devenir l'orage qui approche. Notre France, c'est une république qui rompt avec le tout jetable, qui a des ateliers de réparation, de mécanique, d'électronique, d'informatique dans tous les quartiers, dans tous les cantons. Notre France, c'est une république qui protège les enfants, qui les protège des écrans et des violents, qui voient dans nos gamins non une nuisance à exclure des wagons de train,
mais
dans leurs cris, dans leurs rires, notre avenir. Notre France, c'est une république dont la voix dans le monde est respectée car respectable,
qui
traite les peuples d'égal à égal et qui, pour le droit international, prévaut partout sans deux points et deux mesures, en Ukraine, en Palestine aussi ou au Congo. Notre France,
c
'est une fierté,
une
fierté cumulée, une fierté de métier, une fierté régionale, une fierté nationale, fierté de notre langue, fierté de nos paysages, fierté de nos patrimoines, fierté de notre histoire, avec ses pages d'ombre, mais avec ses chapitres de lumière.
Notre
France,
c
'est une république où Gisèle Pellicot est un emblème et de pardieu, Morondini, pour PPDA, des parias. Notre France, c'est une république où le handicap n'exclut pas ni de l'école ni du travail, n'est pas synonyme de vie diminuée et de pauvreté, mais de dignité. Notre France, c'est une république où le racisme n'est pas encouragé à longueur de journée sur les chaînes de télé, mais combattu du sommet de l'État jusqu'au moindre clocher. Notre France, c'est une république avec cette chose simple. Quelle que soit
notre
origine, quelle que soit notre religion, quelle que soit notre habitation, quelle que soit notre couleur de peau,
qu
'on vive tous et toutes égaux. Toutes et tous égaux
devant
l'éducation, devant la santé, devant la justice, devant la police. Voilà pourquoi on se bat.
Pour
cette aspiration qui est née avec la grande révolution de 1789,
qui
est passée par le Front populaire, puis par le CNR, que nous avons inscrit au fronton de l'héomérie, liberté, égalité, fraternité. Voilà notre idéal, jamais rogné, dont nous maintenons la flamme allumée, dont il faut faire une réalité.
L
'histoire n'est pas écrite.
Il
nous reste 421 jours. Oui, je veuille avec à l'esprit un compte à rebours.
Et
il n'y a pas de fatalité, nous pouvons l'emporter.
Nous
sommes une force.
Nous
sommes une force, une force naissante, une force souterraine, une force à organiser, une force à faire éclater au grand jour. Nous sommes une force d'espoir,
mais
aussi, en cette Saint-Valentin, une force d'amour. Pendant l'année qui vient, pendant ces 421 jours, nous devons nous faire aimer, nous devons faire aimer nos idées. Et si on fait ça, si on fait ça, à la fin, c'est nous qu'on va ?
Merci à
vous !
Merci à vous ! Merci à vous !