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InterviewTélé Matin - France Télévisions· 2 juin 2026 10 minContradictoireActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalImmigration & asileInstitutions & élections

Jean-Noël Barrot défend le rôle de la France au Liban

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Quelle est la situation ce matin au Liban ?

  • 0:43FerméeRéponse partielle

    Les armes se sont-elles tues suite à ce coup de fil ?

  • 1:28OuverteRéponse directe

    Le président de la République s'est entretenu avec le président Trump dimanche. Vous confirmez que la situation est relativement calme ce matin ?

  • 2:11RelanceRéponse partielle

    Vous avez parlé de l'influence de la France. Si B.Nétanyahou s'est retenu de cette offensive, c'est davantage pour faire plaisir à D.Trump qu'E.Macron ?

  • 2:54OuverteRéponse directe

    Même incertitude dans le Golfe... Suspension des négociations, a dit l'Iran. Qui dit la vérité ?

  • 3:38RelanceRéponse directe

    L'Iran dit que les exigences américaines ne sont pas possibles et que l'imminence de cet accord est démentie. L'imminence de cet accord, c'est ce que nous appelons de nos voeux ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:43J.-N.BarrotFait
    « Nous reconnaissons le droit d'Israël à la légitime défense, y compris face aux attaques inacceptables du Hezbollah, mais rien ne peut justifier la poursuite des opérations militaires et l'occupation prolongée d'Israël dans la profondeur du territoire libanais. »
  • 1:28J.-N.BarrotFait
    « C'est la raison pour laquelle nous avons appelé à un cessez-le-feu, que le Hezbollah cesse d'attaquer Israël, qu'Israël cesse d'attaquer le Liban, et que ce dialogue qui s'est engagé pour la 1re fois depuis si longtemps entre le gouvernement israélien et le gouvernement libanais puisse se poursuivre. »
  • 2:11J.-N.BarrotFait
    « Des coups de fil ont été passés... Nous avons participé. »
  • 2:54J.-N.BarrotFait
    « Il est hors de question que le Liban soit une victime expiatoire d'un accord qui peine à se conclure entre l'Iran et les Etats-Unis. »
  • 3:38J.-N.BarrotFait
    « Cette situation ne fait que des perdants, à commencer par l'Iran et les Etats-Unis, jusqu'à nous, qui subissons de plein fouet les conséquences de cette guerre que nous n'avons pas choisie. »
  • 4:22J.-N.BarrotFait
    « Parce que nous reconnaissons le droit d'Israël, comme de tout Etat, à se défendre contre les agressions dont il est victime, en particulier les agressions menées par des groupes comme le Hezbollah. »
  • 5:05J.-N.BarrotFait
    « Cependant, en pleine cohérence avec les décisions que nous avons prises par le passé, nous avons indiqué que seuls les matériels défensifs pourraient être exposés. »
  • 5:48J.-N.BarrotFait
    « Ce qui est clair, c'est que chacun est libre de sa ligne éditoriale. »
  • 6:29J.-N.BarrotFait
    « Il y a un Etat de droit, en France. On n'expulse pas les gens sur la base d'opinions. »
  • 7:11J.-N.BarrotFait
    « Au MoDem, nous considérons qu'il est indépendant et qu'il est libre de ses alliances. »
  • 7:55J.-N.BarrotFait
    « Je refuse que le débat présidentiel soit confisqué par madame Le Pen et par monsieur Bardella d'un côté, et monsieur Mélenchon de l'autre. »
  • 8:39J.-N.BarrotFait
    « Il parle sans doute d'une actualité européenne, d'une directive... »
  • 9:18J.-N.BarrotFait
    « Hier soir, un accord a été trouvé au niveau européen pour permettre à l'Europe de mieux prendre en compte cette immigration irrégulière. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

- D.Thévenot: Merci. - M.Lauqué: Place à la politique et aux 4V avec G.Bornstein et le ministre des Affaires étrangères, J.-N.Barrot. Bonjour à tous les deux. - G.Bornstein: Bonjour. Incertitude au Liban. J'espère que vous allez nous permettre d'y voir plus clair. B.Nétanyahou, le Premier ministre israélien, menace Beyrouth, et D.Trump l'engueule. Il lui ordonne d'arrêter son offensive. Quelle est la situation ce matin au Liban? - J.-N.Barrot: Nous reconnaissons le droit d'Israël à la légitime défense, y compris face aux attaques

0:43

inacceptables du Hezbollah, mais rien ne peut justifier la poursuite des opérations militaires et l'occupation prolongée d'Israël dans la profondeur du territoire libanais. C'est la raison pour laquelle nous avons appelé à un cessez-le-feu, que le Hezbollah cesse d'attaquer Israël, qu'Israël cesse d'attaquer le Liban, et que ce dialogue qui s'est engagé pour la 1re fois depuis si longtemps entre le gouvernement israélien et le gouvernement libanais puisse se poursuivre. Des réunions sont prévues cette semaine à Washington pour aller vers la restauration de l'autorité de l'Etat libanais... - G.Bornstein: Les armes se sont-elles tues suite à ce coup de fil? - J.-N.Barrot: Des coups de fil ont été passés... Nous avons participé.

1:28

Le président de la République s'est entretenu avec le président Trump dimanche. J'ai moi-même échangé avec mes homologues iranien et américain hier, car il est hors de question que le Liban soit une victime expiatoire d'un accord qui peine à se conclure entre l'Iran et les Etats-Unis. Nous voulons que les discussions prévues cette semaine entre le gouvernement israélien et le gouvernement libanais puissent se tenir dans les meilleures conditions. Ca n'aurait pas pu être le cas si Israël avait mis à exécution ses menaces, c'est-à-dire des frappes. - G.Bornstein: Vous confirmez que la situation

2:11

est relativement calme ce matin? - J.-N.Barrot: J'ai lu les déclarations des responsables des autorités israéliennes, et je comprends qu'à ce stade, ces frappes n'ont pas lieu. - G.Bornstein: Vous avez parlé de l'influence de la France. Si B.Nétanyahou s'est retenu de cette offensive, c'est davantage pour faire plaisir à D.Trump qu'E.Macron. - J.-N.Barrot: J'entends des voix, notamment en France, qui dénoncent une supposée inaction de la France au Liban, mais c'est oublier que c'est bien la France qui a appelé, face à cette escalade, à une réunion d'urgence du Conseil de sécurité.

2:54

Bien avant ça, c'est la France qui, la première, s'est tenue près du peuple et des autorités libanaises en apportant une aide d'urgence et un soutien militaire avec une quarantaine de véhicules blindés. Ceux qui dénoncent l'inaction de la France insultent la mémoire des Casques bleus français, qui ont donné leur vie au sein du contingent français de la force des Casques bleus au Liban, qui contribuent à faire baisser la pression sur place. - G.Bornstein: Même incertitude dans le Golfe... Suspension des négociations, a dit l'Iran. Qui dit la vérité? - J.-N.Barrot: L'Iran et les Etats-Unis doivent tout faire pour conclure l'accord.

3:38

La situation est soutenable. Elle ne fait que des perdants, à commencer par les Etats-Unis et l'Iran. - G.Bornstein: L'Iran dit que les exigences américaines ne sont pas possibles et que l'imminence de cet accord est démentie. - J.-N.Barrot: L'imminence de cet accord, c'est ce que nous appelons de nos voeux. Cette situation ne fait que des perdants, à commencer par l'Iran et les Etats-Unis, jusqu'à nous, qui subissons de plein fouet les conséquences de cette guerre que nous n'avons pas choisie. Nous appelons les 2 parties à se mettre d'accord pour que ce détroit d'Ormuz puisse rouvrir, que la circulation maritime puisse reprendre et que la circulation des hydrocarbures et des engrais,

4:22

bref, que la marchandise puisse reprendre son cours normal. - G.Bornstein: Israël ne pourra présenter que des armes de défense au salon de l'armement. Pourquoi ne pas interdire les armes israéliennes? - J.-N.Barrot: Parce que nous reconnaissons le droit d'Israël, comme de tout Etat, à se défendre contre les agressions dont il est victime, en particulier les agressions menées par des groupes Comme le Hezbollah, les agressions dont Israël a été la victime depuis

5:05

l'Iran. Cependant, en pleine cohérence avec les décisions que nous avons prises par le passé, nous avons indiqué que seuls les matériels défensifs pourraient être exposés. - G.Bornstein: Vous avez dit de la chroniqueuse prorusse du groupe Bolloré, madame Fedorova, que c'était "une propagandiste patentée qui sert la soupe de V.Poutine". C'est une journaliste comme les autres? - J.-N.Barrot: Ce qui est clair, c'est que chacun est libre de sa ligne éditoriale.

5:48

Elle ne se cache pas de servir de relais à l'information... - G.Bornstein: Ca s'appelle une influenceuse à la solde du Kremlin. Pourquoi n'est-elle pas expulsée? - J.-N.Barrot: Il y a un Etat de droit, en France. On n'expulse Pas les gens sur la base d'opinions. Il y a un certain nombre de critères qui peuvent déterminer s'il y a un trouble à l'ordre public. C'est ce qui fait la différence entre la France et la Russie, où on ne s'embarrasse pas de telles précautions pour envoyer ceux qu'on identifie comme des opposants politiques

6:29

au goulag, notamment. Il existe une droite, dans notre pays, une gauche et un centre. Au MoDem, nous considérons qu'il est indépendant et qu'il est libre de ses alliances. - G.Bornstein: Le centre, c'est le MoDem ou le centre comme concept philosophique? - J.-N.Barrot: C'est un courant ancien de la vie politique française qui a beaucoup de choses à dire et qui, dans les semaines qui viennent, va s'enfermer dans sa singularité. - G.Bornstein: Ca veut dire présenter un candidat? - J.-N.Barrot: Ca veut dire poser un diagnostic sur l'état du pays, ce dont il a besoin pour se projeter avec enthousiasme vers l'avenir. Quant à la question du candidat, il ne faut pas se fixer là-dessus. C'est pas parce qu'on en a un ou qu'on n'en a pas qu'on doit se taire. - G.Bornstein: Vous n'êtes convaincu ni par E.Philippe ni par G.Attal? - J.-N.Barrot: Ca veut dire que nous avons des choses à dire. Nous n'allons pas nous taire parce que nous n'avons pas encore de candidat... - G.Bornstein: Qui est, pour vous, le ou la meilleure pour éviter

7:55

le tête-à-tête entre J.-L.Mélenchon et J.Bardella? - J.-N.Barrot: Cette question viendra en temps utile. Je refuse que le débat présidentiel soit confisqué par madame Le Pen et par monsieur Bardella d'un côté, et monsieur Mélenchon de l'autre. Il y a des questions et des sujets que je veux voir posés, comme le sacrifice de la jeunesse, le déclin du civisme... Voilà autant de questions dont je souhaite qu'elles puissent être au centre du débat présidentiel. - G.Bornstein: Il y a aussi la question de l'immigration. En parlant des incidents et des violences urbaines après la victoire du PSG, B.Retailleau a dit que ça ne se résoudrait pas sans s'attaquer au désordre migratoire.

8:39

Il fait un lien entre ces violences et l'immigration. - J.-N.Barrot: Il parle sans doute d'une actualité européenne, d'une directive... - G.Bornstein: C'est pas ce que disait B.Retailleau. - J.-N.Barrot: Eh bien, c'est ce que je dis. Face à une situation dans laquelle nous ne parvenions plus à garder le contrôle et à maîtriser l'immigration irrégulière, nous avons pris un certain nombre de lois européennes. C'est un sujet qui ne peut être traité qu'au niveau national.

9:18

- G.Bornstein: Vous ne reprenez pas ses mots? - J.-N.Barrot: Je dis qu'hier soir, un accord a été trouvé au niveau européen pour permettre à l'Europe de mieux prendre en compte cette immigration irrégulière. - G.Bornstein: Votre actuel collègue, G.Darmanin, propose un moratoire sur l'immigration. Est-ce une bonne idée? - J.-N.Barrot: Il y a d'autres façons de répondre à ce que peuvent être les besoins de la France...