Retraites : Macron nous prend pour des idiots
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 70 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteÉludée
Est-ce que vous avez eu la sensation que le chef de l'État avait voulu enjamber la question des retraites ?
- 2:00RelanceRéponse directe
À quel moment a-t-on voté exactement cette réforme des retraites ?
- 4:00OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'on peut vraiment parler d'autre chose après trois mois de crispation ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Est-ce que quand vous rentrez en circonscription vous avez la sensation qu'un fossé s'est creusé entre le président et vos électeurs ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Comment poursuivre les réformes aujourd'hui ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00Antoine LéomanFait
« à aucun moment les députés de l'Assemblée nationale n'ont pas eu la possibilité de voter sur cette réforme des retraites »
- 4:00Marie LebecFait
« ce n'est jamais une réforme qui est facile à conduire et que c'est normal qu'elle crée des tensions »
- 8:00Marie LebecFait
« on est dans une logique de majorité relative »
- 10:00Antoine LéomanFait
« Emmanuel Macron n'a pas pu se rendre au stade de France »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
20h et 45 minutes édition spéciale sur RTL on refait la locution des manuels Macron un peu plus de 48 heures après la promulgation de la réforme des retraites après trois mois de bataille après trois mois de grève de manif le président a tenter ce soir de renouer le dialogue avec les Français face à face maintenant sur RTL pour vous aider à vous faire un avis de député la député Renaissance Marie Lebec et le député assimilue Antoine léoman est-ce que vous vous avez eu la sensation que le chef de l'État avait voulu enjamber en quelque sorte cette question des retraites complètement il en a parlé que quelques minutes et la seule chose qu'il a dit de juste c'est quand il a dit cette réforme est-elle acceptée non donc ça ça changera pas a priori et quelque part il y a une contradiction non à propos du président de la République puisque il dit à un moment donné que la confiance dans les institutions diminue parce que les Français ont l'impression que voté ne serait plus décidés mais à quel moment a-t-on voté exactement cette réforme des retraites à aucun moment les députés de l'Assemblée nationale n'ont pas eu la possibilité de voter sur cette réforme des retraites le président de la République a décidé d'écraser l'Assemblée nationale avec un 49 et donc cette réforme est illégitime et c'est la raison pour laquelle elle est contestée le fait qu'elle soit constitutionnelle n'empêche pas le fait qu'elle soit illégitime au regard de nos institutions et au regard du fait que les Françaises et les Français lui disent sur tous les tons y compris ce soir avec des casseroles un peu partout en France que ils ne veulent pas de cette réforme des retraites donc soit Emmanuel Macron finit par comprendre qu'il ne peut plus gouverner le pays dans ces conditions-là soit il s'acharne et alors son voeux pieux de avoir terminé tout ça tranquillement le 14 juillet il va se transformer en une énorme manifestation le 14 juillet à Paris sans doute parce que les Françaises et les Français ne comptent pas arrêter de se mobiliser vous l'avez entendu dans la bouche des syndicats donc et bien nous sommes dans une situation de blocage institutionnel dont le seul et unique responsable est Emmanuel Macron qui s'acharne Barry le bec il y avait la volonté chez Manuel Macron vous l'avez dit de fixer un cap de parler aussi d'autres choses ce soir mais est-ce qu'on peut vraiment parler d'autre chose après trois mois de crispation alors que l'opinion publique mais encore majoritairement et on a battu des records là dans le dernier sondage Harry s'interactif d'un popularité de la réforme même après sa promulgation et ce qu'on peut vraiment passer à autre chose mais je crois que c'est pas tant passer à autre chose que de rappeler que il y a encore beaucoup d'enjeux qui traversent notre pays et c'est indispensable en fait que l'on puisse conduire ces réformes et la main qui est tendue au syndicat et peut-être certains la saisiront demain peut-être dans quelques semaines pour pour d'autres après le 1er mai c'est aussi de dire au syndicat vous avez certes mener un combat sur la vente de retraite je crois pas qu'on arrivera à se réunir sur ce combat là mais il y a la question des salaires qui est un enjeu majeur la question de la réindustrialisation de notre pays et ça la transformation de notre industrie la question de la santé et de l'école notamment pour des syndicats qui sont représentatifs dans la fonction publique et tous ces sujets là on peut les traiter ensemble et travailler ensemble et puis il y a la légitimité des syndicats à organiser ces manifestations mais il y a aussi la légitimité du président de la République qu'il a obtenu par son élection à l'été dernier pour aussi mettre en oeuvre le programme sur lequel il a été élu et ça c'est important que nous l'impression d'ailleurs qu'il redonnait son programme de campagne en quelque sorte Emmanuel Macron ce soir oui mais encore une fois on est aussi dans un moment où les actualités sont chênes et c'est pas absurdes pour le président de la République de montrer qu'il y a une cohérence dans la politique que l'on engage et cette cohérence on l'a depuis 5 ans elle a donné un certain nombre de résultats notamment en matière économique qu'il a tenu à rappeler les chantiers qu'il tenait encore à conduire sur les sujets et aussi les nouvelles difficultés qui se sont agrégées et que nos compatriotes connaissent notamment depuis quelques mois par exemple avec la crise de l'énergie qui a eu un impact très fort sur l'emploi d'achat vous avez parlé de votre circonscription tout à l'heure est-ce que quand vous rentrez en circonscription vous avez la sensation qu'un fossé c'est creusé aujourd'hui entre le président et vos électeurs bon moi j'ai une circonscription qui est plutôt assez macroniste puisque j'étais plutôt bien élu en donc il y a plutôt un soutien à la réforme des retraites c'est indéniable après j'échange avec avec mes collègues donc on a bien conscience que ce n'est jamais une réforme qui est facile à conduire et que c'est normal qu'elle crée des tensions c'est normal qu'elle crée des crispations je voudrais quand même rappeler peut-être à ceux qui défendent bec et ongles le système d'aujourd'hui c'est qu'il est aussi extrêmement inégalitaire et que donc cette réforme elle est peut-être pas parfaite mais elle permet de résoudre un certain nombre d'inégalités ensuite cette réforme elle est importante mais ce n'est pas non plus l'intégralité de notre quinquennat qui se joue sur cette réforme nous pensons qu'il y a d'autres combats que nous devons mener pour les quatre années qu'il reste Antoine le moment dans votre circonscription alors là on est plus dans les Yvelines avec Marine Le Bec mais dans l'Essonne pour vous est-ce que vous avez cette sensation quand vous retournez voir vos électeurs qu'un fossé c'est creuser c'est Emmanuel Macron et le reste du bien de la population oui et il y a énormément de de colère et effectivement la question du pouvoir d'achat elle est centrée et la question des salaires et les centrales mais précisément c'est la raison pour laquelle on peut dire qu'Emmanuel Macron a pris le problème même à l'envers parce que qu'est-ce qui se passe quand on obtient une augmentation des salaires et bien précisément on obtient une augmentation aussi de l'argent qui arrive par les cotisations et donc l'un des moyens de financer le système de retraite de manière efficace et de résoudre la question du pouvoir d'achat c'est de lutter pour l'augmentation des salaires or le président de la République il a un outil ça s'appelle les décrets il peut augmenter le SMIC il peut décider par décret d'augmenter le SMIC donc si il veut faire quelque chose pour le pouvoir d'achat il commence par là et puis ensuite s'il veut faire autre chose il y a la question du blocage des prix qui est aussi faire en sorte que ce ne soit plus seulement le marché qui joue et le blocage des prix c'est quelque chose qui existe par exemple sur l'île de la Réunion qui a un département français le prix de l'essence est bloqué et c'est des décisions qui sont des décisions prises par la préfecture donc on a vraiment l'impression premièrement qui prend les choses à l'envers et deuxièmement qu'en plus il prend les gens pour des imbéciles parce que nous nous n'avons cessé de proposer des modes de financement alternatif c'est d'ailleurs la raison pour laquelle on n'a pas on n'est pas arrivé jusqu'au moment où on était censé débattre de l'âge de la retraite et c'est la raison pour laquelle les macronistes ne voulaient pas qu'on parle de ça nous n'avons cess proposer des modes de financement alternatif avec la mise à contribution de ceux qui dans les années précédentes ont réalisé des super profits notamment pourquoi on demanderait à 67 millions de français et de faire des efforts et qu'on laisserait quelques-uns en mettre plein les poches sans rien dire pourquoi est-ce que par 49-3 cet hiver est manuel Macron a fait encore 8 milliards d'euros de cadeaux fiscaux aux entreprises avec la suppression de la CVAE et que le lendemain on vient demander à 67 millions de Français de faire tous les efforts sur leur dos ça n'est pas normal c'est un problème de partage de la richesse il y a un problème de partage de richesse et d'ailleurs c'est ce que disait aussi à votre micro tout à l'heure monsieur Lescure Marie la député Renaissance le président a fixé trois chantiers et pour les 100 jours à venir et sans doute pour la suite du quinquennat travail justice progrès la question c'est comment poursuivre les réformes aujourd'hui il y a ce nouveau pacte de la vie au travail c'est son jour d'action on veut accélérer les réformes d'Isa Elizabeth borne il y a quelques jours mais comment le dialogue social semble quasi impossible quand on entend Laurent c'est l'une ça c'est pas c'est pas su de solidaire le dialogue social semble quasiment impossible avec les syndicats en tout cas là l'instant T et on se demande si vous aurez une majorité même au cas par cas sur les textes à l'Assemblée nationale vous savez c'est notre objectif on l'a fait depuis le début du mandat on est dans une logique de majorité relative donc ça nous impose des contraintes autres que celle qu'on peut connaître traditionnellement et donc on travaille à construire ces majorités ensuite pour les syndicats moi j'entends pas de porte fermée définitivement j'entends que il y a besoin d'un délai de décence comme dit Laurent Berger mais moi je crois que un moment les syndicats comme nous même si on a des points de vue différents même si on a des méthodes et des solutions différentes pour y arriver ce à quoi nous devrons c'est la réussite de notre pays la réussite collective de nos concitoyens et donc j'ai l'intime conviction que effectivement quand on va parler de la question des salaires quand on va parler de la pénibilité quand on va parler de l'emploi senior les partenaires sociaux reviendront autour de la table et ensuite ensuite il faut que chaque partie prenne ses responsabilités pardon mais quand vous j'entends à votre micro tout à l'heure la phrase d'érectionti pour dire que je le cite un déplore un catalogue de voeux pieces sans remise en cause voilà un catalogue de vieux que naît-il participé avec son groupe à au vote sur la réforme des retraite moi je vais pas m'excuser d'avoir utilisé enfin qu'on ait eu recours aux 49-3 quand des républicains qui ont fait campagne sur une réforme des retraites à 65 ans sont incapables d'assumer une réforme de retraite à 64 ans donc je pense qu'il faut que chacun nous nous sommes claire dans notre cap nous sommes clairs dans le projet que nous portons il peut susciter des désaccords mais je crois qu'il faut que chacun se pose la question des valeurs sur lesquelles il a fait campagne et ce qu'il a porté auprès de nos concitoyens pour terminer sur cette bataille des retraites elle n'est pas terminée on a entendu Laurent escur vous ce régime dans la rue le 1er mai il faut casser la baraque et disait Laurent Berger de la CFDT j'imagine que vous appelez aussi à des rassemblements mais est-ce qu'il n'y a pas du fatalisme dans votre camp alors que trois mois de manifestation n'ont pas permis de faire plier le gouvernement non je crois pas et il serait faux de dire que trois mois de contestation n'ont pas permis de faire plier le gouvernement puisque Charles III n'a pas pu se rendre en France Emmanuel Macron n'a pas pu se rendre au stade de France Emmanuel Macron a dû annuler un déplacement dans le Var Emmanuel Macron a repoussé Emmanuel Macron a repoussé sa loi sur l'immigration donc Emmanuel Macron n'arrive plus à gouverner le pays il est faux de dire qu'il n'y a eu aucun effet démobilisations sociales précisément c'est l'inverse il y a eu un énorme effet démobilisation sociale et l'unique point sur lequel Emmanuel Macron s'est arc-bouté en quelque part dégageant tout le reste de son agenda il y avait même un jour il y avait plus d'agenda du président de la République disponible sur le site c'est vous dire le flottement dans lequel on était mais il n'y aura pas d'arrêt de la contestation tant qu'il n'y aura pas de retrait de la réforme des retraites c'est une quasi certitude quand vous avez 93% des actifs qui sont opposés à un texte de loi il n'est pas possible de balayer ça d'un verre de la main parce que ça veut dire que chaque personne qui est au travail est opposé au texte de de loi d'Emmanuel Macron on ne peut pas gouverner contre le peuple et même je vais aller plus loin là on touche au principe fondamentaux de notre République l'article 2 de notre Constitution dit que le principe de la République c'est gouvernement du peuple par le peuple pour le peuple est-ce qu'il est en train de faire ça Emmanuel Macron est-ce qu'il est en train de gouverner par le peuple et pour le peuple non il est en train de gouverner contre le peuple donc la mobilisation de s'arrêtera pas et je peux vous dire que c'est pas les coups de matraque non plus qui nous feront arrêter de nous mobiliser parce que y compris cette cette utilisation partiale de la police et des forces policières ne fait pas cesser la mobilisation pour l'instant merci Marie le bec député Renaissance merci Antoine léoman député insoumis d'avoir été avec nous ce soir dans ce débrief de la locution des manuels Macron
Antoine Léaument