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InterviewNicolas Dupont-Aignan (sur YouTube)· 10 mars 2024 46 minContradictoireActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalInstitutions & électionsÉconomie & entreprises

La France est en danger ! N. Dupont-Aignan sur Radio J • 10/03/2024

Au micro : Frédéric Aziza Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 29 %Attaque 51 %Défensif 19 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 74 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:28OuverteÉludée

    Le risque d'une dislocation de l'Europe et d'un affaiblissement de la France avec le RN et ses alliés au Parlement européen n'est-il pas réel ?

  • 0:36OuverteRéponse partielle

    Quelle réponse apporter à la barbarie de Poutine, la soumission ou le soutien sans aucune limite à l'Ukraine prônée par Emmanuel Macron ?

  • 0:45FerméeRéponse directe

    Est-ce que vous dites comme Éric Zemmour qu'Emmanuel Macron ne veut pas faire peur à Poutine aux Français ?

  • 2:49OuverteRéponse directe

    La guerre de Poutine en Ukraine met-elle en danger la paix du monde ?

  • 8:13OuverteÉludée

    Un point d'histoire : le parallèle entre Poutine et Hitler est-il saisissant ?

  • 9:08RelanceRéponse partielle

    Qu'est-ce que vous en pensez de cette comparaison ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:14Nicolas Dupont-AignanFait
    « Macron veut faire peur aux Français, c'est sûr. »
  • 3:51Nicolas Dupont-AignanFait
    « On a appris par le New York Times tout récemment, l'installation de base de la CIA aux portes de la Russie, côté ukrainien, dès 2014. »
  • 4:13Nicolas Dupont-AignanFait
    « Les accords de Minsk qui avaient été faits par François Hollande, Mme Merkel, Poutine et la Biélorussie prévoyaient l'autonomie du Donbass, l'arrêt des hostilités au Donbass. »
  • 4:37Nicolas Dupont-AignanFait
    « Dès 2008, c'est-à-dire la neutralité de l'Ukraine. Le retrait des bases de l'OTAN à partir de 2014. »
  • 4:59Nicolas Dupont-AignanFait
    « Les Ukrainiens et les Russes ont signé un accord à Istanbul fin mars 2022. »
  • 5:40Nicolas Dupont-AignanChiffre
    « Les premiers vainqueurs de cette guerre, ce sont les États-Unis, qui vendent leur gaz quatre fois plus cher, qui asphyxient l'économie allemande et l'économie française. »
  • 9:21Nicolas Dupont-AignanFait
    « Poutine n'a aucun projet d'extermination comme l'avait Hitler. Et c'est une insulte à toutes les victimes de la Shoah de comparer Hitler et Poutine. »
  • 10:31Nicolas Dupont-AignanFait
    « Les Occidentaux, à la chute du mur de Berlin, ont promis de ne pas avancer l'OTAN jusqu'aux frontières russes. Ils l'ont fait en incluant la Pologne et les États baltes. »
  • 12:11Nicolas Dupont-AignanFait
    « Je ne crois pas que les Russes soient des enfants de cœur, je suis équilibré dans ce conflit tout au contraire. »
  • 14:07Nicolas Dupont-AignanChiffre
    « Les trois quarts des Français ne veulent surtout pas envoyer des troupes en Ukraine. »
  • 16:50Nicolas Dupont-AignanFait
    « Emmanuel Macron distribue des milliards à l'Ukraine sans aucune cohérence. »
  • 23:50Nicolas Dupont-AignanFait
    « Emmanuel Macron, tout seul, étant le parapluie nucléaire, il est présent à la République, chef des armées. Il n'a pas à étendre le parapluie nucléaire à d'autres pays qui ne sont pas membres de l'OTAN. »
  • 36:55PrésentateurFait
    « Beaucoup de Français apprécient ma position sage pour la paix. »
  • 39:14PrésentateurFait
    « Marine Le Pen n'est plus d'extrême droite et n'a jamais été d'extrême droite d'ailleurs. »
  • 40:20PrésentateurFait
    « Ce qui est en cause, c'est la disparition de la France par la faillite financière. »
  • 41:12PrésentateurFait
    « J'ai dans ma circonscription un soldat franco-israélien qui est décédé. »
  • 41:42PrésentateurFait
    « Il faut faire la guerre au Hamas, mais il faut récupérer les otages premièrement. »
  • 43:38PrésentateurFait
    « C'est abominable, mais c'est le résultat d'une faiblesse que nous payons depuis des années. »
  • 44:58PrésentateurFait
    « Ils ont soutenu des antisémites. »

Temps de parole

  • Présentateur67 %
  • Présentateur 218 %
  • ?16 %

≈ 67,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:05
Présentateur

Radio-J. Le forum Radio-J. Frédéric Aziza. Radio-J.

0:11
Locuteur

Radio

0:12
Présentateur

-J.

0:13
Locuteur

Bonjour

0:14
Présentateur

à tous et bienvenue au forum Radio-J dont vous êtes l'invité, Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour. Bonjour Frédéric Aziza. Alors Gabriel Attal et la tête de liste de renaissance Valérie Ayet ont donc lancé hier la campagne européenne de la majorité en sonnant la charge contre le clan Le Pen. Le risque pointé par le Premier ministre d'une dislocation de l'Europe et de l'affaiblissement de la France avec le RN et ses alliés au Parlement européen n'est-il pas réel ? Et puis au-delà, quelle réponse apporter à la barbarie de Poutine, la soumission ou le soutien sans aucune limite à l'Ukraine prônée par Emmanuel Macron ?

Et justement pour commencer Nicolas Dupont-Aignan, est-ce que vous dites comme Éric Zemmour qui s'exprime aujourd'hui dans le JDD qu'Emmanuel Macron ne veut pas faire peur à Poutine

0:54
Locuteur

mais

0:55
Présentateur

aux Français

0:56
Locuteur

?

0:58
Présentateur

Tellement de questions en une question. Bonjour à tous.

1:01
Locuteur

D

1:01
Présentateur

'abord la première chose c'est que j'ai trouvé assez pathétique

1:04
Locuteur

le

1:05
Présentateur

discours du Premier ministre de

1:07
Locuteur

la France. Mais ça on va en parler. Je vais vous poser une question.

1:09
Présentateur

Non, la question c'est la question Zemmour. Est-ce que Macron veut faire peur aux Français et pas à Poutine

1:14
Locuteur

?

1:14
Présentateur

Je pense que Macron veut faire peur aux Français, c'est sûr. Maintenant, ce qui est beaucoup plus grave encore,

1:21
Locuteur 3

c

1:22
Présentateur

'est qu'il décrédibilise complètement la parole de la France dans le monde entier. Pourquoi ? Parce que ses paroles sont folles. Et je voyais encore un article qui était ce matin en Australie, vous voyez, ce qui m'a été envoyé par des gens qui y vivent. Il est complètement incohérent.

1:40
Locuteur

D

1:40
Présentateur

'un narcissisme, je dirais, pathologique. Mais l'Australie c'est pas en Europe. Non mais bien sûr. Ce que je veux dire c'est que dans le monde entier,

1:46
Locuteur

la

1:46
Présentateur

parole de la France est discréditée. Par des prises de positions hasardeuses, excessives, délirantes, incohérentes

1:56
Locuteur

et

1:57
Présentateur

que c'est très grave pour mon pays que j'aime. Ça c'est le premier point. Deuxième point, il met en danger les Français.

2:03
Locuteur

Il

2:04
Présentateur

les engage dans un conflit contre la Russie, dont d'ailleurs nous n'avons absolument pas les moyens.

2:12
Locuteur

Et

2:12
Présentateur

ce faisant,

2:13
Locuteur

de

2:14
Présentateur

surcroît,

2:15
Locuteur

il empêche

2:16
Présentateur

de surcroît, il empêche

2:18
Locuteur

l

2:19
Présentateur

'aboutissement d'une voie de paix

2:20
Locuteur

qui

2:21
Présentateur

est indispensable si on veut assurer la prospérité et la survie du continent européen au XXIe siècle, coincé entre la Chine d'un côté et les États-Unis de

2:31
Locuteur

l'autre.

2:32
Présentateur

Donc vous voyez bien

2:33
Locuteur

que

2:33
Présentateur

ce sont des affaires graves, qui ne souffrent pas de la polémique.

2:37
Locuteur

Et

2:38
Présentateur

je reviens là-dessus parce que c'était tout à fait symbolique. Le meeting hier du Premier ministre

2:44
Locuteur

et de Mala Maillé était pathétique.

2:47
Présentateur

On va parler de ça.

2:48
Locuteur

Pour la France et sa vie politique.

2:49
Présentateur

D'abord, la guerre de Poutine en Ukraine. Est-ce qu

2:51
Locuteur

'elle

2:51
Présentateur

met pas en danger la paix du monde

2:52
Locuteur

? La

2:54
Présentateur

paix du monde est en danger.

2:56
Locuteur

J

2:56
Présentateur

'ai condamné

2:57
Locuteur

à

2:58
Présentateur

l'époque, bien évidemment, l'intervention russe en Ukraine. Pour autant, j'ai toujours proposé une voie de paix qui était possible.

3:07
Locuteur

Pour

3:07
Présentateur

une raison très simple,

3:09
Locuteur

et

3:09
Présentateur

je me permets, si vous m'accordez une minute, de dire que quand on ne connaît pas l'histoire et la géographie,

3:16
Locuteur

on

3:17
Présentateur

ne peut pas être un bon chef d'État. L'histoire de l'Ukraine montre qu'il y a toujours eu une partie russe, puisque cet État date de 1991,

3:26
Locuteur

et

3:27
Présentateur

une partie qui était rattachée à l'Austro-Hongrie,

3:30
Locuteur

l

3:30
Présentateur

'Empire Austro-Hongrois et

3:31
Locuteur

la Pologne.

3:32
Présentateur

Tout ça a évolué depuis la guerre. Mais écoutez,

3:35
Locuteur

est

3:36
Présentateur

-ce qu'on peut être sérieux sur un conflit fondamental ? Il y a une histoire,

3:41
Locuteur

il

3:41
Présentateur

y a une géographie,

3:42
Locuteur

et

3:43
Présentateur

vous savez très bien que cette agression que j'ai condamnée répondait aussi à une déstabilisation qui avait été faite par l'OTAN. On a appris par le New York Times tout récemment, l'installation de base de la CIA aux portes de la Russie, côté ukrainien, dès 2014. C

3:59
Locuteur

'est la

3:59
Présentateur

faute aux Etats-Unis et

4:01
Locuteur

pas aux Russies

4:01
Présentateur

? C'était tort partagé.

4:03
Locuteur

Alors

4:03
Présentateur

attendez... Et ces torts, si je peux venir au bout, ces torts partagés aboutissent à un conflit désastreux pour l'Europe. Pourquoi je vous dis ça ? D'abord les torts partagés. Les accords de Minsk qui avaient été faits par François Hollande, Mme Merkel, Poutine et la Biélorussie prévoyaient l'autonomie du Donbass, l'arrêt des hostilités au Donbass. Et c'était le seul moyen d'apaiser les choses. Ces accords de Minsk n'ont pas été respectés par l'Ukraine avec la complicité de la France

4:31
Locuteur

et

4:32
Présentateur

de l'Allemagne. On a abouti à une situation inextricable. Il y avait une voie de paix possible. Cette voie de paix repose sur ce que Jacques Chirac avait demandé dès 2008. Dès 2008, c'est-à-dire la neutralité de l'Ukraine. Le retrait des bases de l'OTAN à partir de 2014, puisque l'OTAN s'était toujours engagée à ne jamais avancer en Ukraine. D'en faire une zone tampon, une zone neutre,

4:54
Locuteur

avec

4:55
Présentateur

un accord de sécurité globale. C'était tout à fait possible.

4:59
Locuteur

D

4:59
Présentateur

'ailleurs, les Ukrainiens et les Russes

5:01
Locuteur

ont

5:02
Présentateur

signé un accord à Istanbul fin mars 2022. Qui a été cassé par les Occidentaux, qui n'ont pas voulu de cet accord.

5:10
Locuteur

Et

5:10
Présentateur

le résultat de tout ça,

5:11
Locuteur

c

5:12
Présentateur

'est qu'on est parti dans une guerre

5:14
Locuteur

dont

5:15
Présentateur

les premières victimes d'abord sont les Ukrainiens. C'est un massacre.

5:18
Locuteur

Les

5:19
Présentateur

Russes, c'est un massacre. Deux peuples, frères, qui ont vécu ensemble pendant quatre siècles,

5:24
Locuteur

qui

5:24
Présentateur

se déchirent comme dans une guerre civile. Et

5:26
Locuteur

ensuite, je finis,

5:28
Présentateur

rassurez-vous, mais je veux que les auditeurs comprennent ce qui se passe. Et ensuite, c'est un affaiblissement de l'Europe monstrueux, parce que c'est la fin de la prospérité européenne. Car n'oubliez pas

5:40
Locuteur

que

5:41
Présentateur

les premiers vainqueurs de cette guerre, ce sont les Etats-Unis, qui vendent leur gaz quatre fois plus cher, qui asphyxient l'économie allemande et l'économie française, qui poussent la Russie dans les bras de la Chine, ce qui est une erreur géopolitique majeure, et qui font perdre à la France son influence en Afrique. Eh bien, je vous le dis très clairement, que quand on est un chef d'Etat français, dans cette circonstance où c'est l'avenir de l'Europe pour le XXIe siècle qui est en jeu, on doit apaiser les choses et non pas jeter de

6:10
Locuteur

l

6:10
Présentateur

'huile sur le feu. D'autant que la Russie est prête à cesser le

6:13
Locuteur

feu. Alors,

6:13
Présentateur

on précise des choses. Vous parliez de François Hollande tout à l'heure. Oui. Est-ce que,

6:17
Locuteur

dix

6:18
Présentateur

ans après, vous ne dites pas, il a eu raison

6:20
Locuteur

de

6:22
Présentateur

bloquer les ventes des frégates à la Russie

6:25
Locuteur

? Je

6:26
Présentateur

ne crois pas.

6:27
Locuteur

Pourquoi ? Ah bon

6:28
Présentateur

? Je ne crois pas.

6:29
Locuteur

Parce que ces frégates,

6:30
Présentateur

aujourd'hui, elles seraient servies

6:30
Locuteur

à attaquer et à combattre... François

6:34
Présentateur

Hollande a surtout eu tort. Prenons un peu de recul. Ah oui, on a pris du recul. François Hollande a sûrement eu tort de ne pas faire respecter les accords de Minsk par la partie

6:43
Locuteur

ukrainienne. Vous l'avez

6:44
Présentateur

dit, mais sur

6:44
Locuteur

les frégates... Et

6:45
Présentateur

je

6:45
Locuteur

vais vous dire une chose. Sur les

6:46
Présentateur

frégates, elle a utilisé. Ce n

6:47
Locuteur

'était pas des frégates, c

6:48
Présentateur

'était des navires de transport de troupes. Sur les Mistrales. Non, ce n'était pas des frégates. Qu'importe. Moi, je pense

6:55
Locuteur

que

6:56
Présentateur

si on avait eu Jacques Chirac, François Mitterrand, même Nicolas Sarkozy,

7:00
Locuteur

on

7:01
Présentateur

n'aurait pas eu ce conflit. Et c'est la différence,

7:04
Locuteur

je

7:04
Présentateur

pèse mes mots, entre de grands chefs d'État

7:07
Locuteur

qui

7:08
Présentateur

défendaient l'indépendance de la France et l'intérêt du continent européen face à des chefs d'État qui étaient plutôt des gouverneurs d'États américains en Europe. La soumission de François Hollande et d'Emmanuel Macron aux intérêts américains

7:22
Locuteur

a

7:23
Présentateur

mené l'Europe dans le mur. Et si on avait eu un président de la République qui n'est pas pro-russe, je ne demande pas d'être pro-russe, contrairement à ce qu'on dit. Je demande d'être équilibré parce que l'avenir de l'Europe dépendra de la paix en Ukraine. Et cette paix, contrairement à ce que j'entends partout, elle est tout à fait possible. La Russie est épuisée, épuisée, elle est en difficulté à cause des sanctions. Et l'Ukraine est morte.

7:48
Locuteur

On

7:48
Présentateur

a tué un peuple en livrant des armes. C'est peut-être la Russie qui l'a tuée. Mais

7:52
Locuteur

la Russie a sa part de responsabilité, mais bien évidemment.

7:55
Présentateur

Mais attendez,

7:57
Locuteur

quand

7:58
Présentateur

il y a une guerre, il y a deux solutions. Soit on souffle sur les braises et la guerre nous échappe

8:03
Locuteur

et

8:04
Présentateur

dévore les hommes et les peuples. Soit on regarde objectivement les choses et on essaye d'être voie

8:09
Locuteur

de paix. Alors on

8:09
Présentateur

avance, vous parliez d'histoire et de géographie tout à l'heure.

8:12
Locuteur

Ça me paraît important. Un

8:13
Présentateur

point d'histoire Nicolas Dupoignan. Quand Adolf Hitler prend l'Autriche puis la région des Sudètes en 1938 pour justifier ses annexions, il invoque,

8:20
Locuteur

comme

8:21
Présentateur

Poutine aujourd'hui, s'agissant de l'Ukraine et en 2014 la Crimée, la communauté de culture et de sang des habitants. À l'époque,

8:27
Locuteur

1938,

8:29
Présentateur

le reste de l'Europe reste passif jusqu'à se féliciter d'avoir gagné la paix après avoir signé les accords de Munich en 1938 avec l'Allemagne. Accords qui cèdent aux nazis les Sudètes. On connaît la suite. Partant de là, est-ce que le parallèle entre Poutine et Hitler n'est pas saisissant

8:45
Locuteur

? Non, il est totalement faux. Poutine, le

8:48
Présentateur

nouvel Hitler. Il est totalement faux. Ce parallèle est un narratif pour nous emmener dans une guerre complètement délirante. Vous

8:56
Locuteur

n'avez pas de

8:57
Présentateur

comparaison

8:57
Locuteur

entre les deux stratégies ? Non, absolument pas. Et je vais

8:59
Présentateur

vous expliquer pourquoi.

9:00
Locuteur

D'ailleurs, il y en a un ce matin

9:01
Présentateur

qui l'a dit très bien, c'est Arnaud Klersfeld, qui a fait un très bon tweet,

9:05
Locuteur

qui

9:06
Présentateur

explique très bien l'absurdité

9:07
Locuteur

de cette comparaison. Qu'est-ce que vous en pensez

9:08
Présentateur

? Frédéric Aziza. Moi, je veux bien venir à une

9:13
Locuteur

interview, si vous me

9:13
Présentateur

laissez finir une phrase. Oui, non, mais c'est bien de citer les gens, mais vous, je veux

9:16
Locuteur

savoir ce que vous

9:16
Présentateur

en pensez. Mais je vais vous répondre. D'accord

9:19
Locuteur

?

9:21
Présentateur

Première chose, Poutine n'a aucun projet d'extermination comme l'avait Hitler.

9:26
Locuteur

Et

9:26
Présentateur

c'est une insulte à toutes les victimes de la Shoah

9:29
Locuteur

de

9:30
Présentateur

comparer Hitler et Poutine. Et ça me fait penser à tous ces gens qui mettent la Shoah à toutes les sauces, et qui, ce faisant, portent atteinte à la dignité des victimes

9:40
Locuteur

de la Shoah. Ça

9:40
Présentateur

veut dire quoi, mettre la Shoah à toutes les sauces ?

9:42
Locuteur

Ça veut dire que tous les gens qui

9:43
Présentateur

font des parallèles historiques... Vous parlez des juifs qui parlent de la Shoah souvent ? Non, pas du tout. Je parle de ceux, justement, qui, en créant des amalgames, nient ce qui s'est passé de monstrueux dans l'histoire et de barbarie. Donc, quand on se trompe d'analogie, en fait, on minore ce qui s'est passé. Alors, Hitler,

10:01
Locuteur

Poutine.

10:01
Présentateur

Donc, rien à voir, il n'y

10:02
Locuteur

a

10:02
Présentateur

pas du tout de volonté d'extermination de personne.

10:05
Locuteur

Deuxième

10:06
Présentateur

point, Poutine n'a jamais voulu annexer aucun territoire

10:11
Locuteur

occidental, ni la Pologne.

10:14
Présentateur

Non, attendez. L

10:15
Locuteur

'Ukraine, l

10:17
Présentateur

'Ukraine a été russe jusqu'en 1991. C'était une république soviétique. Arrêtons de raconter

10:26
Locuteur

n'importe quoi.

10:26
Présentateur

Non, mais ce qui s'est passé, et vous le savez très bien, et tous ceux qui connaissent l'histoire le savent très bien, c'est que les Occidentaux, à la chute du mur de Berlin, ont promis de ne pas avancer l'OTAN jusqu'aux frontières russes. Ils l'ont fait en incluant la Pologne et les États baltes.

10:43
Locuteur

C'est fait.

10:44
Présentateur

Là, c'est une fact-news.

10:45
Locuteur

Non, c'est pas une fact-news. C'est écrit. C'est écrit.

10:49
Présentateur

C'est pas une

10:50
Locuteur

fact-news,

10:52
Présentateur

c'est du complotisme. Et l'Ukraine, ancienne république soviétique, il y avait l'engagement

10:56
Locuteur

des Occidentaux. Non, mais c'est du complotisme, je suis désolé.

10:58
Présentateur

Il y avait l'engagement des Occidentaux. Jacques Chirac le premier, Gérard Schroeder le deuxième, les Américains modérés, l'Occident avait dit l'Ukraine est une ancienne république soviétique, nous n'avançons pas en Ukraine, nous en faisons une zone neutre. Les Occidentaux, les Américains néo-conservateurs les plus excités,

11:18
Locuteur

ont

11:19
Présentateur

avancé et surtout voulu séparer

11:21
Locuteur

l

11:22
Présentateur

'Europe occidentale, l'Allemagne notamment. De la Russie. Et c'est pas Poutine qui a fait sauter Gazprom et le gazoduc.

11:31
Locuteur

Croyez-moi. Ça veut dire que l'objectif...

11:33
Présentateur

On va vous dire que vous êtes un poutinophile.

11:35
Locuteur

J'en ai rien à faire parce

11:36
Présentateur

que je ne le suis pas. De premier plan. Et bien je ne le suis pas. Et tout

11:39
Locuteur

le monde le sait. Quand on vous entend,

11:39
Présentateur

on a cette impression. On peut dire ce qu'on veut. Moi je dis la vérité historique.

11:44
Locuteur

Non, je ne suis pas certain.

11:46
Présentateur

Et bien je vous dis mon point de vue. Et je

11:48
Locuteur

n'ai jamais

11:48
Présentateur

rencontré Poutine, je n'ai aucun intérêt en Russie. Je cherche simplement

11:54
Locuteur

la

11:55
Présentateur

prospérité de la France,

11:57
Locuteur

l

11:57
Présentateur

'équilibre de la France

11:58
Locuteur

et

11:59
Présentateur

l'avenir du continent européen. Et je vous dis

12:01
Locuteur

que

12:02
Présentateur

cette analogie est une analogie fausse historiquement, totalement fausse dans la réalité. Et si on parle

12:09
Locuteur

d

12:10
Présentateur

'Hitler, moi je n'ai pas envie non plus,

12:13
Locuteur

je

12:14
Présentateur

ne crois pas que les Russes soient des enfants de cœur, je suis équilibré dans ce conflit tout au contraire, mais je n'ai pas envie de soutenir un régime Zelensky qui honore Bandera

12:22
Locuteur

tous

12:23
Présentateur

les ans,

12:24
Locuteur

qui

12:24
Présentateur

a été le complice d'Hitler,

12:26
Locuteur

qui

12:26
Présentateur

a dans l'armée ukrainienne des croix gammées sur les uniformes, le bataillon Azov. Alors, je

12:32
Locuteur

rejoins à cet égard

12:33
Présentateur

la position d'Israël, qui est beaucoup plus modérée,

12:37
Locuteur

parce que si...

12:38
Présentateur

C'est très compliqué.

12:39
Locuteur

Non, c'est très simple.

12:40
Présentateur

Israël a été beaucoup plus modérée

12:42
Locuteur

dans ce conflit. Je ne comprends pas pourquoi vous parlez de la position d'Israël. J'en parle parce

12:44
Présentateur

que la Turquie, la Turquie,

12:46
Locuteur

je

12:46
Présentateur

peux parler d'un autre pays, la Turquie, Israël, deux pays proches de nous, ont eu une position sur ce conflit beaucoup plus intelligente, en disant,

12:56
Locuteur

nous

12:56
Présentateur

devons nous retirer un peu de ce conflit, c'est un conflit fratricide, une sorte de guerre civile, entre des peuples frères,

13:03
Locuteur

qui

13:03
Présentateur

ont vécu ensemble 400 ans, et notre rôle, ce n'est

13:06
Locuteur

pas d'en faire un conflit

13:08
Présentateur

absurde entre l'Ouest et la Russie, ce n'est pas de pousser la Russie dans les bras de la Chine, ce n

13:14
Locuteur

'est

13:14
Présentateur

pas de se fâcher avec le Sud global, notre enjeu est l'intérêt de la France, et moi je suis homme politique français, je suis là pour défendre l'intérêt des Français, l'intérêt de la France, c'est de trouver une voie de paix,

13:26
Locuteur

qui ne donnent ni raison à Poutine, ni raison aux Ukrainiens,

13:30
Présentateur

et qui permettent d'assurer la sécurité du continent,

13:34
Locuteur

pour

13:34
Présentateur

le 21ème siècle, et croyez-moi, ça vaut mieux

13:37
Locuteur

que

13:38
Présentateur

ces slogans de niveau de maternelle, utilisés par un Premier ministre, qui n'a ni culture, ni sens de l'histoire, ni volonté de paix, et qui font ça d'ailleurs, pour des raisons bassement électorales,

13:51
Locuteur

et je vais vous dire,

13:52
Présentateur

une dernière chose, Frédéric Aziza,

13:55
Locuteur

les

13:55
Présentateur

Français sont beaucoup plus fins,

13:58
Locuteur

et

13:58
Présentateur

sages, que ne le croient, M. Attal et M. Macron, ils ne tomberont pas dans les grosses ficelles, la preuve d'un sondage de ce matin, les trois quarts des Français, ne veulent surtout pas, envoyer des troupes en Ukraine, et tomber dans

14:13
Locuteur

cet engrenage

14:13
Présentateur

fou,

14:14
Locuteur

est-ce

14:14
Présentateur

qu'on s'est

14:15
Locuteur

mêlé de la guerre du Yémen, est

14:16
Présentateur

-ce qu'on a envoyé des troupes au Yémen, dans ce conflit fratricide

14:19
Locuteur

au Yémen, est-ce qu'on

14:21
Présentateur

envoie des troupes en Israël ? Non, par

14:23
Locuteur

rapport à ce

14:23
Présentateur

que vous venez de dire, est-ce que c'est bien vous comprendre que de dire que vous considérez que c'est les Ukrainiens et son président Zelensky qui sont les héritiers d'Hitler

14:31
Locuteur

?

14:32
Présentateur

On m

14:33
Locuteur

'a

14:33
Présentateur

dit que vous disiez ça, c'est vrai ou pas

14:34
Locuteur

?

14:34
Présentateur

Ce qui est sûr, c'est que ce ne sont pas les Russes qui honorent des alliés d'Hitler qui ont massacré des 50 000 Juifs et 40 000 Polonais, ce n'est pas les

14:45
Locuteur

Russes

14:46
Présentateur

qui ont donné le nom de la plus belle avenue de Kiev, du nom de Bandera.

14:50
Locuteur

Je ne sais

14:51
Présentateur

pas

14:51
Locuteur

si vous vous rendez compte.

14:52
Présentateur

La question que

14:53
Locuteur

je

14:53
Présentateur

vous pose,

14:53
Locuteur

c'est très simple. Est-ce que vous considérez que c'est

14:55
Présentateur

l'Ukraine et Zelensky qui sont les

14:57
Locuteur

héritiers d'Hitler ? On m'a dit

14:58
Présentateur

que vous disiez ça, je ne

14:59
Locuteur

sais

14:59
Présentateur

pas si c'est vrai ou

14:59
Locuteur

pas. Ce serait

15:00
Présentateur

excessif aussi. Je n'ai pas aimé, et j'ai contesté, quand Poutine a dit que l'Ukraine était remplie de néo-nazis. C'est excessif. Simplement,

15:11
Locuteur

quand

15:11
Présentateur

on reçoit à l'Assemblée nationale, je vais vous donner un exemple, parce que j'étais le seul député courageux dans cette affaire.

15:16
Locuteur

Quand

15:16
Présentateur

on reçoit à l'Assemblée nationale le président de la Rada, le Parlement utrélien, qui a fait un tweet deux mois avant pour dire qu'il honorait Bandera l'anniversaire de sa mort, quelqu'un qui a massacré 40 000 Juifs et 50 000 Polonais ou l'inverse, je ne

15:29
Locuteur

suis

15:29
Présentateur

pas très fier. Ça ne veut pas dire que j'approuve Poutine. Je ne suis pas fier de ce qu'a fait l'armée russe non plus. Je dis simplement qu'il n'y a pas les bons et les méchants.

15:39
Locuteur

Il

15:39
Présentateur

y

15:39
Locuteur

a

15:39
Présentateur

une guerre atroce,

15:40
Locuteur

une tragédie.

15:41
Présentateur

Qui sont les plus bons et les

15:42
Locuteur

plus méchants ?

15:42
Présentateur

Il n'y a

15:43
Locuteur

pas les plus bons. Je cherche la paix.

15:44
Présentateur

Je cherche la paix. Alors,

15:46
Locuteur

une

15:46
Présentateur

autre question.

15:46
Locuteur

Je

15:47
Présentateur

cherche, Frédéric Aziza,

15:49
Locuteur

je

15:49
Présentateur

crois être un des seuls hommes politiques,

15:52
Locuteur

en

15:52
Présentateur

tout cas parlementaires, à avoir inlassablement proposé une voie de paix équilibrée

15:57
Locuteur

qui

15:57
Présentateur

n'est ni pro-russe, ni pro-ukrainienne.

15:59
Locuteur

Et je pense que si j

16:00
Présentateur

'étais au pouvoir à la place d'Emmanuel Macron, on n'en serait pas là. Mais je ne sais pas si un jour vous le seriez. Peut-être.

16:06
Locuteur

Je

16:06
Présentateur

ne

16:06
Locuteur

suis

16:06
Présentateur

pas sûr. Je ne

16:06
Locuteur

suis

16:06
Présentateur

pas certain.

16:07
Locuteur

Moi,

16:07
Présentateur

je pense que les Français, un jour, se rendront compte qu'il faut élire des gens sages. Parce que quand il s'agit de la vie et de la mort de nos concitoyens, quand il s'agit de l'avenir d'une ville française qui peut être vitrifiée par une bombe nucléaire,

16:20
Locuteur

on

16:21
Présentateur

ne parle pas à

16:21
Locuteur

tort et à travers Frédéric Aziza. Vous pouvez être président de la

16:23
Présentateur

République

16:23
Locuteur

? Je

16:24
Présentateur

le pense, oui. Président de

16:25
Locuteur

la

16:25
Présentateur

République

16:25
Locuteur

?

16:26
Présentateur

En tout cas, je me propose aux Français. En 2027 ? Oui, on

16:29
Locuteur

verra.

16:30
Présentateur

Et bien, vous n'en savez rien. Non, mais je vous pose la question. Vous y croyez encore

16:33
Locuteur

? Ah,

16:34
Présentateur

mais je

16:34
Locuteur

défends mes convictions. Et je vais vous dire, Frédéric Aziza, plus le

16:40
Présentateur

pays s'enfonce dans la faillite financière et dans la guerre,

16:44
Locuteur

plus

16:45
Présentateur

je me bats

16:45
Locuteur

et

16:46
Présentateur

j'appelle les Français à réagir. Et je vais vous dire autre chose. Quand je vois

16:49
Locuteur

que

16:50
Présentateur

la France est en faillite, que les Français sont perclus d'impôts

16:54
Locuteur

et

16:54
Présentateur

qu'Emmanuel Macron distribue des milliards à l'Ukraine sans aucune cohérence,

17:00
Locuteur

mais

17:00
Présentateur

je dis que ça ne tourne pas rond,

17:02
Locuteur

je m'inquiète pour sa santé mentale.

17:04
Présentateur

Je vous reprécise la question. Vous croyez qu'un jour, en 2027, vous pouvez être président de la République ? En tout cas,

17:10
Locuteur

je le proposerai

17:11
Présentateur

aux Français, probablement, on verra dans ces quelques années, on n'en est pas là. Mais ce que je

17:16
Locuteur

vous dis...

17:17
Présentateur

Est-ce que vous le croyez ? Vous croyez possible d'être élu président de

17:19
Locuteur

la République

17:19
Présentateur

? Bien sûr, je le crois possible. Oui ? Pourquoi ça ne serait pas possible ? Il

17:22
Locuteur

y en a beaucoup d'ailleurs en France qui le croient possible. Beaucoup

17:24
Présentateur

en doute. Eh bien, peut-être. Sûrement vous. J'en doute un peu, oui. Eh bien, c'est votre droit. En attendant, je pense

17:33
Locuteur

que

17:33
Présentateur

quand on a des mauvais chefs d'État et des mauvais hommes politiques et que les situations ne sont pas troublées...

17:38
Locuteur

Mais en quoi vous seriez mieux que Emmanuel

17:39
Présentateur

Macron, par exemple ? Ah, parce que moi, je ne pense qu'un chef d'État doit ne pas parler... doit être économe de ses mots. Économe de ses mots.

17:50
Locuteur

Ne

17:50
Présentateur

doit pas parler à tort et à travers. Et doit être cohérent dans ses positions. Et ce qui est désastreux pour l'image de la France, c'est qu'aujourd'hui, Emmanuel Macron parle à tort et à travers, décrédibilise le pays et maintenant met en danger les Français.

18:06
Locuteur

Avouez que ça

18:07
Présentateur

fait beaucoup.

18:07
Locuteur

On va

18:07
Présentateur

parler d'Emmanuel Macron et

18:08
Locuteur

de ses déclarations sur

18:09
Présentateur

la

18:10
Locuteur

Russie de l'Ukraine. En tout cas, pour moi, modestement.

18:11
Présentateur

La défaite de l'Ukraine, ce serait un scénario catastrophe ou le meilleur des scénarios possibles

18:15
Locuteur

? Mais

18:16
Présentateur

il faut éviter la défaite de l'Ukraine. Il faut tout

18:19
Locuteur

faire pour que la Russie perde.

18:21
Présentateur

Mais

18:21
Locuteur

la

18:22
Présentateur

Russie ne perdra pas. Sauf si on rentre en guerre contre elle. Je veux rappeler que l'Ukraine ne fait pas partie de l'OTAN. Si la Russie avait attaqué la Pologne et les États baltes, j'aurais une position totalement différente.

18:35
Locuteur

Mais

18:36
Présentateur

là, les intérêts vitaux de la France ne sont pas menacés.

18:40
Locuteur

Et

18:40
Présentateur

j'ajoute que l'histoire et la géographie, je reviens dessus de l'Ukraine, méritent une solution d'apaisement. Et que les Russes seraient prêts à cesser le feu si on garantit la neutralité de l'Ukraine.

18:53
Locuteur

Enfin

18:54
Présentateur

quand même. Entre une guerre sur le continent, l'affaiblissement pour 50 ans de l'Europe occidentale et un statut de neutralité pour l'Ukraine.

19:03
Locuteur

Mon

19:04
Présentateur

choix est fait. Alors autre question.

19:07
Locuteur

Et

19:07
Présentateur

j'ajoute que ceux qui croient servir l'Ukraine

19:10
Locuteur

et

19:11
Présentateur

qui ont envoyé des armes pour faire massacrer les Ukrainiens, on parle d'un chiffre de 400 000 morts. Pour tuer un État, est-ce qu'ils ont rendu service à l'Ukraine ? Je

19:20
Locuteur

ne

19:20
Présentateur

sais pas de quoi vous parlez mais ce n

19:21
Locuteur

'est

19:21
Présentateur

pas grave.

19:21
Locuteur

La Russie, je vous parle de la

19:23
Présentateur

réalité. C

19:24
Locuteur

'est que

19:24
Présentateur

les morts en Ukraine sont bien plus élevées qu'on ne le dit. Ce n

19:27
Locuteur

'est

19:27
Présentateur

pas moi qui le dis, ce sont des Américains. La Russie a accentué, en tout cas vous parliez, dit que la France n'est pas en cause, a accepté son opération de déstabilisation de la société française dans la perspective des élections européennes. Comment répondre à cette menace russe et à la volonté de Poutine de déstabiliser non seulement la France mais aussi d'autres pays européens et les États-Unis avant les présidentielles du mois de novembre prochain

19:49
Locuteur

?

19:49
Présentateur

C'est un fantasme sans aucun doute complet. C

19:52
Locuteur

'est-à

19:52
Présentateur

-dire,

19:52
Locuteur

vous

19:52
Présentateur

savez...

19:53
Locuteur

C

19:53
Présentateur

'est les services de renseignement, les services

19:56
Locuteur

de sécurité

19:58
Présentateur

qui

19:58
Locuteur

l'indiquent et

19:59
Présentateur

qui l'ont découvert. Je pense que dans notre démocratie, de tous les côtés,

20:03
Locuteur

il

20:03
Présentateur

y

20:04
Locuteur

a

20:04
Présentateur

des déstabilisations.

20:05
Locuteur

Il y en a sans doute russe, il

20:06
Présentateur

y en a sans doute du côté russe, il y en a du côté américain, il y en a du côté chinois.

20:10
Locuteur

Français

20:10
Présentateur

? Les Français ne vont pas déstabiliser les Français.

20:14
Locuteur

Enfin, j'ose espérer. Quand vous dites, il y en a de tous les côtés. Mais je

20:16
Présentateur

veux dire que... Est-ce que la France essaie de déstabiliser d'autres pays ? Sans

20:19
Locuteur

aucun doute.

20:21
Présentateur

C

20:21
Locuteur

'est la loi du genre.

20:22
Présentateur

C'est pas légitime, c'est pas glorieux, mais ce que

20:25
Locuteur

je veux dire... Mais

20:25
Présentateur

autant que... Vous ne croyez pas... Attendez, je vous

20:27
Locuteur

posez des questions précises.

20:29
Présentateur

Vous ne croyez pas, puisqu'il y

20:30
Locuteur

a

20:30
Présentateur

eu des preuves, des preuves, des déstabilisations,

20:33
Locuteur

des informations... Ça veut dire quoi

20:34
Présentateur

déstabilisation ? À travers des sites par exemple.

20:36
Locuteur

Mais

20:36
Présentateur

attendez... On essaie de diffuser des fake news, de raconter... Écoutez, moi j'en ai pas vu, mais peut-être qu

20:42
Locuteur

'il

20:42
Présentateur

y en a.

20:43
Locuteur

Je n'en sais rien. Je n'ai pas les services secrets. Je n'ai pas les rapports des services secrets. Ça a été

20:46
Présentateur

constaté par les services de sécurité français.

20:49
Locuteur

En

20:49
Présentateur

tout cas, quand on cache des bases de la CIA pendant 4 ans, 6 ans, et qu'on accuse... Quand j'ai dit que les bases de l'OTAN avaient avancé en Ukraine, on m

21:00
Locuteur

'a

21:00
Présentateur

dit que j'ai fait une fake news.

21:02
Locuteur

Quand

21:02
Présentateur

le New York Times et les Américains le reconnaissent. Quand Robert Kennedy,

21:06
Locuteur

qui

21:07
Présentateur

est un homme que j'admire beaucoup. Robert Kennedy, candidat, ancien démocrate, candidat à la présidentielle américaine. Ex-candidat, oui. Non, pas ex-candidat. Il est candidat. Il est dans le processus électoral. Et Robert Kennedy dit des choses très sages. C'est un Américain. Il n

21:21
Locuteur

'est

21:21
Présentateur

pas suspecté d'être un agent

21:22
Locuteur

russe.

21:23
Présentateur

On dit que c'est un complotiste.

21:25
Locuteur

Non. Écoutez, il a

21:26
Présentateur

des millions d'Américains derrière lui. Quand il dit que... Quand il cite des responsables américains qui expliquent que les 170 milliards, 170 milliards, que les Américains et les Européens ont payé. C'est les impôts des Américains et des payés. Serve uniquement à acheter des armes américaines et à défendre des achats de terres ukrainiennes par BlackRock, il dit que derrière cette guerre, il y a surtout des intérêts financiers. Ce n

21:52
Locuteur

'est

21:52
Présentateur

pas moi qui le dis. Ce n'est pas Poutine. C'est un candidat à la présidentielle américain.

21:56
Locuteur

On revient en France. Oui, mais ça vous gêne peut-être. Non, non, mais ça ne me gêne pas. Ce que je veux dire... Non, non, non,

22:00
Présentateur

attendez. Je vous pose une question.

22:01
Locuteur

Non, mais je vous reviens là-dessus. Je crois que vous

22:02
Présentateur

définissez comme

22:03
Locuteur

bolide. Ce que je veux

22:03
Présentateur

dire, c'est que les fake news sont souvent des informations qui ne gênent Emmanuel Macron dans son narratif d'entrée en guerre. Moi, je veux bien qu'on dise tout et n'importe quoi. J'estime qu'on a le

22:18
Locuteur

droit... Il n'a pas parlé d'entrée en guerre.

22:19
Présentateur

Vous avez très bien ce qu'il a dit. Ah ben, quand... Excusez-moi. C'est de répondre à Poutine pour que justement, il ne continue pas à agresser...

22:27
Locuteur

Excusez-moi Frédéric Aziza. Et l'Ukraine et les autres... Excusez

22:29
Présentateur

-moi Frédéric Aziza. Moi, j'ai lu l'accord militaire

22:33
Locuteur

qu

22:33
Présentateur

'a signé Emmanuel Macron

22:34
Locuteur

le 16 février... Qui sera mis au vote

22:35
Présentateur

mardi à l'Assemblée. Qui sera mis au vote selon la mauvaise procédure d'ailleurs constitutionnelle, mais qu'importe, mardi. Je l'ai lu, cet accord. On pourrait être favorable à un accord de soutien en armement à l'Ukraine.

22:48
Locuteur

Je

22:49
Présentateur

n'ai pas été hostile au départ. En revanche, là,

22:51
Locuteur

on

22:52
Présentateur

change de nature. Ce n

22:53
Locuteur

'est

22:53
Présentateur

plus un accord de soutien à l'Ukraine. C'est un accord visant à bloquer la paix. Puisque dans cet accord soumis aux députés...

23:02
Locuteur

Donc la paix est possible aujourd'hui

23:03
Présentateur

? Oui, bien sûr. La paix, puisque dans cet accord militaire signé par la France, et je voterai contre, il y a

23:12
Locuteur

écrit l

23:14
Présentateur

'inscription de l'entrée dans l'OTAN de l'Ukraine.

23:17
Locuteur

L

23:18
Présentateur

'entrée de l'OTAN dans l'Ukraine bloquera la paix pour un siècle.

23:22
Locuteur

C'est une

23:23
Présentateur

folie. Je termine sur cet

23:25
Locuteur

accord. Oui, mais attendez.

23:27
Présentateur

Il y a des faits. Vous pouvez... Les auditeurs peuvent aller sur le site de

23:31
Locuteur

l'Élysée et lire l'accord.

23:32
Présentateur

Il y

23:32
Locuteur

a

23:32
Présentateur

un terme effrayant qui est dissuasion active. Ça veut dire quoi

23:36
Locuteur

? Et

23:38
Présentateur

Emmanuel Macron l'a dit à Stockholm. Ça veut dire que tous les présidents de la République ont gardé la force de la dissuasion française

23:45
Locuteur

pour

23:46
Présentateur

prévenir d'une attaque sur le sol français. Et lui, Emmanuel Macron, tout seul, étant le parapluie nucléaire... Il est présent à la République, chef des

23:54
Locuteur

armées. Il n'a pas à étendre le parapluie nucléaire à d'autres pays

23:57
Présentateur

qui ne sont pas membres de l'OTAN. Ça veut dire qu'il met en danger les citoyens français. Je pèse mes mots. On avance. Oui,

24:05
Locuteur

mais c'est très grave. Il faut que les Français le sachent. Laissez-moi vous poser des

24:06
Présentateur

questions pour expliquer ce que vous pensez. Vous

24:08
Locuteur

définissez

24:09
Présentateur

comme... C'est plutôt moi qui explique ce que je pense et vous,

24:11
Locuteur

vous

24:11
Présentateur

me posez des

24:11
Locuteur

questions. Je vous posez des questions. Si ça ne vous en dit pas, Frédéric Azizat. Pour

24:14
Présentateur

vous expliquer ce que vous pensez,

24:15
Locuteur

c'est

24:15
Présentateur

ça que j'ai dit. Vous définissez comme gaulliste. Est-ce que la stratégie du président Macron en disant non à Poutine n

24:21
Locuteur

'est

24:21
Présentateur

pas justement une stratégie gaullienne ? Non, c'est une stratégie

24:25
Locuteur

parce

24:25
Présentateur

que ce n

24:25
Locuteur

'est

24:25
Présentateur

pas un non-cohérent. Le général de Gaulle a toujours été d'une fermeté totale sur les intérêts vitaux de la France. Je vais vous donner un autre exemple, un parallèle historique. Alors, je vous repose

24:38
Locuteur

une autre question. Je ne peux pas répondre. Je ne peux pas expliquer ma réponse.

24:41
Présentateur

C'est lié à cette deuxième question. Alors, la réponse apportée à la barbarie de Poutine, c'est quoi ? C'est la soumission à la soumission au dictateur russe

24:49
Locuteur

ou

24:49
Présentateur

le soutien sans

24:50
Locuteur

aucune

24:50
Présentateur

limite à l

24:51
Locuteur

'Ukraine

24:51
Présentateur

? Je voudrais reprendre

24:52
Locuteur

deux faits. Si vous me permettez de faire une réponse argumentée,

24:55
Présentateur

parce que je pense que vos auditeurs sont cérébrés et ont envie de réponses argumentées.

25:01
Locuteur

Quand

25:02
Présentateur

Kennedy, en 1962, menace la Russie d'une réponse nucléaire parce que la Russie veut installer des missiles à Cuba, Khrushchev recule.

25:13
Locuteur

D

25:14
Présentateur

'accord

25:14
Locuteur

? La

25:15
Présentateur

situation d'Ukraine, c'est le parallèle exact.

25:17
Locuteur

L

25:17
Présentateur

'OTAN veut avancer et mettre des missiles et avancer l'armée et des bases à la frontière russe dans une zone pour laquelle Poutine estime, à juste raison, il

25:28
Locuteur

faut

25:28
Présentateur

être honnête, que c'est dans son environnement immédiat. Est-ce que vous voyez les Chinois et les Russes installer des missiles et des bases à la frontière américaine au Mexique

25:36
Locuteur

?

25:37
Présentateur

Personne ne le tolérerait. Aucun Américain. Donc, je reviens là-dessus, le général de Gaulle avait pris position pour les Américains parce que les Américains étaient menacés. Le général de Gaulle a toujours été clair et c'est pourquoi il a fait la force de dissuasion pour que la France ait une politique indépendante et ne dépendent pas justement d'une crise périphérique comme celle de l'Ukraine.

25:59
Locuteur

Alors, on avance. Donc,

26:00
Présentateur

je vous le dis là, c'est pourquoi Emmanuel Macron est tout sauf gaulliste, il s'agite, il met en danger les Français et il n'a même pas les moyens de sa

26:10
Locuteur

politique. D'ailleurs, je

26:10
Présentateur

remarque, il a été désavoué

26:12
Locuteur

par

26:12
Présentateur

toutes les chancelleries et même par les Américains qui l'ont trouvé grotesque. Alors, on avance et on revient en France. Mais je n'ai pas répondu, vous aviez posé une autre question. Excusez

26:21
Locuteur

-moi. Commission

26:21
Présentateur

ou soutien sur limite à l'Ukraine prônée par Emmanuel Macron

26:24
Locuteur

? Ce

26:26
Présentateur

n

26:26
Locuteur

'est

26:26
Présentateur

ni l'un ni l'autre. C'est une voie de paix qui passe par un plan de paix que j'avais défini le 7 mars 2022 que j'ai affiné qui serait premièrement un cessez-le-feu. Ensuite,

26:39
Locuteur

à

26:40
Présentateur

partir du moment où il y

26:40
Locuteur

a

26:40
Présentateur

cessez-le-feu,

26:41
Locuteur

on

26:42
Présentateur

stoppe les livraisons d'armes à l'Ukraine,

26:44
Locuteur

on

26:44
Présentateur

met des soldats de l'ONU autour des centrales nucléaires qui sont là-bas parce que je vous signale qu'on a un sacré danger nucléaire qui peut toucher tout le continent, Tchernobyl, on s'en souvient. On met des soldats de l'ONU. Ensuite, on met un référendum d'autodétermination pour le Donbass comme il était prévu

27:04
Locuteur

dans les accords de Minsk.

27:06
Présentateur

Et ensuite, on a le retrait des troupes

27:08
Locuteur

russes avec un statut de neutralité générale. Mais c'est très intéressant, excusez-moi, c'est fondamental. Vous n'êtes pas président de la République. Vous

27:14
Présentateur

n'êtes pas

27:14
Locuteur

président de la République. Non, mais en revanche,

27:17
Présentateur

excusez

27:17
Locuteur

-moi en

27:17
Présentateur

démocratie, on

27:18
Locuteur

a le droit... Mais vous l'avez déjà dit, de dire aux Français

27:21
Présentateur

qu'il y

27:21
Locuteur

a

27:21
Présentateur

d'autres voies possibles. Les Français ne peuvent juger ce qui se passe que s'ils savent s'il y a d

27:25
Locuteur

'autres voies. Non, mais vous dites ça depuis

27:26
Présentateur

des années,

27:26
Locuteur

on connaît votre... Et M.

27:27
Présentateur

Erdogan, M. Erdogan propose ça. Les Israéliens, à

27:31
Locuteur

un

27:31
Présentateur

moment, ont proposé ça. Les Chinois proposent un arbitrage et la France est absente.

27:37
Locuteur

La France a disparu.

27:39
Présentateur

On revient en France.

27:39
Locuteur

Comme puissance d

27:40
Présentateur

'équilibre. On revient en

27:41
Locuteur

France. Mais c'est très

27:41
Présentateur

important

27:42
Locuteur

pour l'influence française dans le monde. Il faut qu'on parle

27:43
Présentateur

de la situation en France. La thèse de Gabriel Attal et des dirigeants de la majorité, c'est que Marine Le Pen, Jordan Bardella et le Rassemblement National sont dans la main de Poutine. Le Premier ministre Attal a même jugé mardi à l'Assemblée, je ne

27:56
Locuteur

sais

27:56
Présentateur

pas si vous y étiez, qu'il y avait lieu de se demander si les troupes de Vladimir Poutine n'étaient pas déjà dans notre pays visant notamment... Non,

28:04
Locuteur

mais

28:04
Présentateur

non, pardon, Marine Le Pen.

28:05
Locuteur

Est

28:05
Présentateur

-ce que ça vous inspire

28:06
Locuteur

?

28:06
Présentateur

Mais je vais vous dire, beaucoup... D'abord, c'est tellement grotesque qu'il

28:09
Locuteur

n'y a

28:09
Présentateur

pas un Français qui peut croire que c'est fable. Mais surtout, c'est grave

28:13
Locuteur

du

28:14
Présentateur

point de vue du Premier ministre. Parce que ce qui était intéressant dans le discours du Premier ministre hier et de Mme Haillet... Donc Haillet, le lancement de la campagne. Oui, c'est que... C'est quand même inquiétant pour eux de se dire qu'ils ont la majorité à l'Assemblée, minorité relative, enfin, ils sont au pouvoir.

28:31
Locuteur

Et

28:31
Présentateur

qu'ils n'ont parlé que des autres,

28:34
Locuteur

que de leurs opposants. C'est une stratégie de campagne de dire... Non, mais ça veut dire... Attendez...

28:37
Présentateur

Est-ce que c'est une mauvaise stratégie ?

28:40
Locuteur

Très mauvaise, ça veut dire qu'en fait... Renaissance majorité

28:42
Présentateur

contre Le Pen. Ça veut dire qu'en fait, ils ne pensent plus rien par eux-mêmes.

28:45
Locuteur

Ils

28:45
Présentateur

n'ont plus de projet à défendre. Ils sont d'ailleurs... Ils se comportent comme s'ils étaient dans l'opposition et qu'ils ne gouvernaient pas depuis sept ans. J'avoue

28:55
Locuteur

que

28:56
Présentateur

c'est athée étrange. Et que les Français doivent se poser une question en se disant tiens, c'est bizarre.

29:00
Locuteur

On

29:01
Présentateur

pensait qu'ils étaient au pouvoir.

29:02
Locuteur

Et

29:03
Présentateur

ils se comportent comme s'ils étaient dans l'opposition et qu

29:05
Locuteur

'ils

29:05
Présentateur

avaient déjà perdu. Alors, on le sait qu'ils ont perdu la confiance des Français. On sait qu'ils pataugent,

29:11
Locuteur

qui

29:11
Présentateur

sont en train de nous précipiter vers une faillite financière.

29:14
Locuteur

Et

29:14
Présentateur

c'est ça, ça m'inquiète énormément. Qui n'ont aucune solution. Qui sont d'une immaturité crasse. Vous savez, M. Ferrand, d'après les échos, mais je pense que c'est assez vrai, s'inquiétait beaucoup de la nomination de M. Attal à Matignon. Hier soir, on a eu la preuve de l'immaturité totale du Premier ministre. Il n

29:33
Locuteur

'est

29:33
Présentateur

pas Premier ministre. Il est quoi

29:34
Locuteur

? Je

29:36
Présentateur

ne sais pas ce qu'il est. Il pourrait

29:38
Locuteur

être

29:38
Présentateur

chef... Il aurait fallu qui à Matignon ? Marine Le Pen ? Vous-même ? Il faudrait qu'il y ait des élections. Deux choses. Il y

29:50
Locuteur

a

29:50
Présentateur

une crise politique majeure. Si je regarde les choses telles que je les vois et comme beaucoup de Français les voient, ce n

29:56
Locuteur

'est

29:56
Présentateur

pas moi qui ai enlevé Mme Borne. C'est M. Macron qui a jugé au bout de 21, 49, 3 que Mme Borne n'était pas en capacité de gouverner.

30:06
Locuteur

Il

30:06
Présentateur

a nommé quelqu'un qui n'a aucune expérience,

30:11
Locuteur

qui

30:11
Présentateur

récide des éléments de langage sans doute écrits par McKinsey et qui ne gouvernent plus.

30:17
Locuteur

Il

30:17
Présentateur

n

30:17
Locuteur

'y

30:17
Présentateur

a plus rien qui se passe à l'Assemblée.

30:19
Locuteur

Il

30:19
Présentateur

n

30:19
Locuteur

'y a

30:19
Présentateur

plus de projet de loi. Il

30:20
Locuteur

n'y a

30:20
Présentateur

plus rien. Et leur seul discours, c'est méchant Poutine, méchant RN. Est-ce que vous croyez que la France va

30:28
Locuteur

pouvoir continuer ? C'est gentil Poutine, gentil

30:29
Présentateur

RN pour vous ? Non. Mais on n'est pas dans une bande dessinée.

30:33
Locuteur

Non,

30:33
Présentateur

mais c'est vous qui prenez ces... Mais moi, je regarde ce qu'ils disent. Je dis qu'il reste trois ans que la France a un déficit budgétaire qui explose.

30:42
Locuteur

Les

30:43
Présentateur

finances publiques du pays ne sont pas maîtrisées. Nous avons le plus fort taux d'impôts du monde. L'immigration n'est pas maîtrisée. L'insécurité n'est pas maîtrisée. Et je me dis

30:54
Locuteur

qu

30:54
Présentateur

'il faudrait peut-être être

30:55
Locuteur

sérieux. C

30:56
Présentateur

'est ce qui vous

30:57
Locuteur

conduit. C'est pourquoi j

30:57
Présentateur

'ai demandé qu'il y ait une dissolution de nouvelles élections législatives parce que je pense... Et là, je ne suis pas en accord avec Marine Le Pen. Marine Le Pen pense, d'après ce que j'ai compris, j'écoute ses déclarations, qu'il faut attendre 2027. Mais moi, je pense que le pays

31:13
Locuteur

ne

31:13
Présentateur

peut pas continuer comme

31:14
Locuteur

ça encore trois ans.

31:15
Présentateur

C'est la situation du pays que vous constatez qui vous fait dire je peux être président de la République

31:20
Locuteur

? Mais

31:21
Présentateur

ça m'intéresse

31:22
Locuteur

de savoir ce que vous pensez.

31:23
Présentateur

Ma petite personne n'est pas en

31:24
Locuteur

jeu. Oui, mais

31:24
Présentateur

vous en avez

31:24
Locuteur

parlé.

31:25
Présentateur

Oui, en tout cas, ce qui me fait dire

31:27
Locuteur

qu

31:28
Présentateur

'il faut des gens sérieux qui gouvernent la France...

31:29
Locuteur

Et vous êtes sérieux

31:30
Présentateur

? Ah oui. Et ce

31:31
Locuteur

qui me fait dire... Vous pourriez gouverner la France ? Oui. Et ce qui me fait dire... Très clair. Des

31:36
Présentateur

idées de personnalité qui pourraient gouverner...

31:37
Locuteur

Regardez mon projet

31:38
Présentateur

présidentiel de 2022... Vous avez fait combien ? 2%, oui. Oui, oui, bien sûr. 2% ? Eh bien oui, bien sûr. 2%, c

31:46
Locuteur

'est bien triste. C'est pas la majorité.

31:47
Présentateur

Non. C'est pas avec ça qu

31:48
Locuteur

'on gouverne. Mais regardez au

31:50
Présentateur

-delà de ma personne. Je dis qu'il faut une dissolution. Et j'ai toujours proposé une coalition. Je pense que les Français sont mûrs aujourd'hui en cas de dissolution pour élire une nouvelle majorité allant des républicains qui ne sont pas macronistes à Debout la France au Rassemblement National pour qu'on

32:08
Locuteur

sauve le pays. Avec des mots

32:10
Présentateur

aussi.

32:10
Locuteur

Pourquoi

32:11
Présentateur

pas ? Une grande alliance

32:13
Locuteur

pour

32:13
Présentateur

qu'on sauve le pays avant qu'il s'enfonce dans un gouffre.

32:17
Locuteur

Alors, avant... Est

32:18
Présentateur

-ce que la seule question que je pose aux Français qui m'écoutent,

32:21
Locuteur

est

32:21
Présentateur

-ce qu'ils ont le sentiment honnêtement, en conscience,

32:24
Locuteur

qu

32:24
Présentateur

'on peut continuer 3 ans

32:26
Locuteur

dans

32:26
Présentateur

cet état d'amateurisme et de légèreté

32:29
Locuteur

? Alors,

32:29
Présentateur

avant une éventuelle...

32:29
Locuteur

Je ne crois pas.

32:30
Présentateur

Après,

32:31
Locuteur

excusez-moi, j'ai fini ma phrase,

32:32
Présentateur

mon raisonnement. Frédéric Aziza. Si les Français ont l'occasion d'une dissolution, estiment que Marine Le Pen, Dupont-Aignan, Ciotti ne sont pas capables de gouverner et veulent gouverner avec un François Bayrou, avec un Emmanuel Macron...

32:47
Locuteur

Vous savez, il y a des

32:48
Présentateur

élections, le mandat de député, c'est 5 ans, le mandat de président de

32:51
Locuteur

la

32:51
Présentateur

République,

32:52
Locuteur

c'est 5 ans. Mais est-ce que vous croyez... Il faut

32:53
Présentateur

respecter les échéances

32:54
Locuteur

électroes ? Je vais vous donner un exemple.

32:55
Présentateur

Je peux vous donner un exemple. Je ne

32:57
Locuteur

suis

32:57
Présentateur

pas chargé de conseiller Emmanuel Macron. Mais si Emmanuel Macron avait nommé François Bayrou Premier ministre, ce n

33:02
Locuteur

'est

33:02
Présentateur

pas du tout ma tasse de thé. Mais on aurait eu un homme sérieux qui a une expérience politique et qui, dans un moment difficile pour la France, aurait apporté, peut-être, un peu de sérieux. Ce

33:14
Locuteur

qui me désole... Il nous reste 10 minutes, plein de questions. Ce qui me désole...

33:17
Présentateur

On peut être, Frédéric Aziza,

33:19
Locuteur

on

33:19
Présentateur

peut être un opposant politique

33:21
Locuteur

et

33:22
Présentateur

savoir, bien sûr, qu'ils ont été élus pour 5 ans. Mais espérer

33:26
Locuteur

que

33:26
Présentateur

le pays, malgré tout, soit gouverné sérieusement.

33:29
Locuteur

Or là, tous les Français voient qu'il n'est pas gouverné parce qu

33:32
Présentateur

'on ne

33:32
Locuteur

va

33:32
Présentateur

pas pouvoir y arriver. Il nous reste 12 minutes. Alors je vais

33:36
Locuteur

répondre plus brièvement.

33:37
Présentateur

Avant une éventuelle dissolution, il

33:38
Locuteur

y

33:38
Présentateur

a les élections européennes. Et d'abord, une précision sur... C'est lié aux élections européennes par rapport au Rassemblement national. Est-ce que vous considérez comme un certain nombre de politiques, de la majorité, de dirigeants politiques à tal et compagnie, de commentateurs, d'analystes, que le Rassemblement national est le parti de Poutine en France ? Mais non, mais c'est grotesque.

34:02
Locuteur

C

34:02
Présentateur

'est grotesque. Il n

34:02
Locuteur

'y

34:02
Présentateur

a pas de parti poutiniste

34:04
Locuteur

en France en Rassemblement national ? Mais bien sûr que

34:06
Présentateur

non. Vous

34:07
Locuteur

-même

34:07
Présentateur

non

34:08
Locuteur

? Pas

34:09
Présentateur

du tout. C'est une insulte. C'est une insulte. Mais c'est une insulte

34:13
Locuteur

tellement

34:13
Présentateur

excessive que les Français ne seront pas dupes. Alors autre chose, les élections européennes. A priori, vous avez annoncé que Debout la France,

34:23
Locuteur

votre parti...

34:23
Présentateur

Debout la France à 99% sera présent. 99% ?

34:27
Locuteur

Oui,

34:28
Présentateur

parce que nous devons

34:28
Locuteur

trancher dans la semaine qui vient,

34:30
Présentateur

bientôt. Je veux être très franc avec vous.

34:34
Locuteur

99

34:34
Présentateur

% ? Donc c'est fait, quoi ? Non, c'est jamais fait. Mais sur cette élection, j'espérais, voilà, je vais être très franc, j'espérais qu'on puisse rassembler des souverainistes, des patriotes,

34:47
Locuteur

pour

34:48
Présentateur

éviter une dispersion des listes. Par exemple, Florian Philippot ? Par exemple, Florian Philippot, par exemple, Jean Lassalle, par exemple, des personnalités

34:55
Locuteur

que j'aime bien. Qu'est-ce que vous avez dit

34:56
Présentateur

Philippot qui est quand même... qui est quand même... C'est compliqué, c'est complexe. Complotiste,

35:01
Locuteur

Mais complotiste, ça veut dire

35:02
Présentateur

quoi ? Non,

35:03
Locuteur

bah

35:03
Présentateur

arrêtez. Ah, raciste

35:04
Locuteur

? Jamais. Enfin, attendez, Philippot n'a jamais eu un propos raciste. Jamais.

35:08
Présentateur

Et je n'irai jamais, tout le monde me connaît, avec quelqu'un qui a le moindre propos raciste, jamais de ma vie. Bref, moi j'espérais,

35:16
Locuteur

j

35:16
Présentateur

'espérais rassembler plusieurs listes pour éviter une dispersion. Ça ne fonctionne pas. Je regrette que Marion Maréchal et Bardella ne soient pas entendus. Je regrette que... Et surtout qu

35:28
Locuteur

'ils

35:28
Présentateur

ne veuillent pas de vous. Mais non, contrairement

35:30
Locuteur

à

35:32
Présentateur

ce qui a été écrit ici ou là, il en a

35:34
Locuteur

été

35:34
Présentateur

question à un moment s'il y avait eu une grande union patriote. Ça n'a pas abouti. Alors, votre liste, elle

35:40
Locuteur

verra le jour ou pas ? il y a

35:41
Présentateur

dans les sondages, je voyais ce matin encore 3% des Français qui estiment vouloir voter pour nous. Ça prouve qu'il y a des Français qui apprécient, peut-être qu

35:49
Locuteur

'ils

35:49
Présentateur

ne

35:49
Locuteur

sont

35:49
Présentateur

pas nombreux, vous le direz, mais moi je pense qu'il y

35:51
Locuteur

en

35:51
Présentateur

a de plus en plus, qui apprécient la sagesse de nos propositions sur l'Europe et sur la paix. Et donc, il est probable que nous aurons une liste mais nous déciderons dans les jours qui viennent et je vous le dirai le moment venu.

36:03
Locuteur

Donc,

36:03
Présentateur

mais vous dites 99% de chance...

36:05
Locuteur

95 !

36:06
Présentateur

Bon,

36:07
Locuteur

95,

36:07
Présentateur

combien ça coûte une campagne

36:08
Locuteur

?

36:09
Présentateur

Ça coûte de l'argent et c'est pour

36:10
Locuteur

ça d'ailleurs... C'est vrai que ça

36:11
Présentateur

coûte 700 000 euros ? En plus.

36:12
Locuteur

Et vous les avez ? Pas encore et

36:14
Présentateur

nous faisons appel à nos donateurs et d'ailleurs, s'il

36:16
Locuteur

y

36:16
Présentateur

en a qui m'écoutent et qui veulent nous aider, ils peuvent aller sur le

36:19
Locuteur

site de Debout la France. Vous me permettez de faire un appel aux dons. Il vous manque combien

36:22
Présentateur

? Oh, il manque un peu plus de la moitié. C'est-à-dire ? Le budget d'une campagne, pour

36:29
Locuteur

vous, c'est combien ? Le budget

36:29
Présentateur

d'une campagne, nous, nous faisons des campagnes modestes.

36:31
Locuteur

Oui, mais c'est combien ?

36:32
Présentateur

Modeste ou pas, c'est combien ? C'est un petit million d'euros. Il

36:35
Locuteur

vous manque 500 000 euros ? Nous avons déjà une

36:36
Présentateur

bonne somme. Il vous manque 500 000 euros ? Il manque un peu moins. Et d'ici la fin de la semaine, vous pensez que vous allez les

36:41
Locuteur

trouver ?

36:41
Présentateur

Ça ne

36:41
Locuteur

sera

36:41
Présentateur

pas d'ici la fin de la semaine, mais nous pouvons avoir... Nous voyons bien, nous avons beaucoup de dons en ce moment. Et vous savez,

36:47
Locuteur

au

36:47
Présentateur

-delà de ces questions matérielles,

36:50
Locuteur

ce

36:50
Présentateur

qui me réjouit, quelque part,

36:54
Locuteur

c

36:54
Présentateur

'est que beaucoup de Français apprécient ma position sage pour la paix et se disent, tiens, enfin, il y a quelqu'un qui peut-être peut donner un discours

37:05
Locuteur

différent. Comment

37:06
Présentateur

vous pouvez dire ça ?

37:07
Locuteur

Je le dis parce que je vois

37:08
Présentateur

bien le nombre d'appels que j'ai, je vois bien les dons

37:10
Locuteur

que nous recevons. C'est-à-dire qu'ils vous appellent directement ? Je vois

37:12
Présentateur

bien... Mais non, on a un parti, on a

37:13
Locuteur

des

37:13
Présentateur

adhésions, on

37:14
Locuteur

n'a jamais eu autant

37:15
Présentateur

d'adhésions. Ils demandent à vous parler, ils vous disent, vous êtes le meilleur ? Mais j'aimais ça, ce n

37:18
Locuteur

'est

37:18
Présentateur

pas ça. Quand on voit dans un parti politique, c'est comme une radio, si vous voyez qu'il y

37:22
Locuteur

a

37:22
Présentateur

beaucoup d'auditeurs qui vous appellent, vous vous dites, mon émission a été bonne. Eh bien, moi, je vous dis qu'il

37:27
Locuteur

y a

37:27
Présentateur

de plus en plus de gens qui rejoignent debout la France et qui aiment

37:30
Locuteur

ce patriotisme humaniste. Parce que vous dites ça avant chaque élection,

37:32
Présentateur

et après les résultats, c'est entre 1 et 2%.

37:34
Locuteur

Eh bien, peut-être.

37:34
Présentateur

Mais moi, je le pense, donc je le dis.

37:36
Locuteur

Vous avez raison de le dire et de le penser de le dire. En

37:39
Présentateur

démocratie, juste un point, Frédéric Aziza. La démocratie, c'est le pluralisme. Bien sûr. Voilà. Donc, s'il

37:47
Locuteur

y

37:47
Présentateur

a des Français qui votent pour nous et qui nous soutiennent, c'est parce qu'ils estiment qu'on a un discours différent des autres.

37:53
Locuteur

Moi, je

37:53
Présentateur

suis un patriote républicain humaniste, je suis un gaulliste, j'ai cette spécificité, eh bien, je la défends.

38:00
Locuteur

Voilà. Et je la

38:01
Présentateur

défendrai jusqu'à ma mort.

38:02
Locuteur

Si

38:02
Présentateur

vous n'arrivez pas, vous n'allez pas jusqu'au bout, vous ne présentez pas de liste... Je

38:09
Locuteur

n

38:09
Présentateur

'envisage pas cette

38:09
Locuteur

hypothèse.

38:10
Présentateur

Bon, si, si,

38:12
Locuteur

on se reverra.

38:13
Présentateur

Non, mais qui vous soutiendrait ?

38:14
Locuteur

Jordan Bardella ou

38:15
Présentateur

Marion Maréchal ? Écoutez, il y aura un choix debout la France pour tous les Français qui veulent un patriotisme gaulliste, raisonnable, avec une vision de l'Europe, des nations,

38:26
Locuteur

c

38:27
Présentateur

'est

38:27
Locuteur

-à-dire... C'est-à-dire, vous imaginez, vous

38:29
Présentateur

imaginez, vous imaginez, De Gaulle et les Gaullistes s'alliés

38:32
Locuteur

avec

38:33
Présentateur

Marine Le Pen, avec Jordan Bardella ou avec Éric Zembo, vous imaginez ça, vraiment ? Vraiment

38:37
Locuteur

?

38:38
Présentateur

Vraiment ? De Gaulle s'alliait avec l'extrême droite ?

38:41
Locuteur

Vous l'imaginez ? Ce n'est plus l'extrême droite. Et d'ailleurs, vous êtes considéré,

38:43
Présentateur

quelque part, comme faisant partie de l'extrême droite aujourd'hui. le Conseil d'État, j'ai fait un procès au ministère de

38:48
Locuteur

l

38:48
Présentateur

'Intérieur qui m'avait classé extrême droite de toute ma vie. Je n'ai jamais été d'extrême droite. Et le Conseil d'État, qui n'est pas une organisation qui m'est favorable, a demandé

38:58
Locuteur

au ministère de l'Intérieur de

38:59
Présentateur

corriger. Arrêter avec cette espèce d'insulte permanente ou de caricature

39:05
Locuteur

d'extrême droite...

39:13
Présentateur

Marine Le Pen n'est plus d'extrême droite et n'a jamais été d'extrême droite d'ailleurs.

39:17
Locuteur

Elle

39:17
Présentateur

-même n'est pas son père. S'il y a autant de Français, des millions de

39:21
Locuteur

Français... Je parle

39:22
Présentateur

de De Gaulle. Écoutez, personne ne peut faire parler De Gaulle. Mais vous le faites

39:25
Locuteur

parler. Moi, je défends

39:27
Présentateur

une vision... Je n

39:28
Locuteur

'ai

39:28
Présentateur

jamais fait parler De Gaulle. Jamais. Je défends une vision d'indépendance de la France, de coopération des États,

39:36
Locuteur

d

39:36
Présentateur

'un rôle de la France dans le monde de paix, de justice qui me paraît manquer dans la vie politique

39:42
Locuteur

française. Alors, une autre... Donc, je le défends. Laissez-moi au moins le défendre. Si vous m'invitez, c'est que vous considérez que je le défends correctement.

39:47
Présentateur

On se souvient de votre alliance avec Marine Le Pen.

39:49
Locuteur

Mais je l'assume totalement. Attendez,

39:50
Présentateur

à la présentielle, je n

39:51
Locuteur

'ai

39:51
Présentateur

pas fini de poser la question. De 2017, est-ce que vous dites aujourd'hui Marine Le Pen,

39:54
Locuteur

c

39:54
Présentateur

'est fini, jamais plus d'alliance avec elle ou vous dites pourquoi pas

39:58
Locuteur

? Je

39:58
Présentateur

dis qu'il faudra que tous les patriotes s'unissent. Je préférerais bien sûr être en tête et qu'elle me soutienne. Ce n

40:05
Locuteur

'est

40:05
Présentateur

pas le cas. Aujourd'hui, je

40:06
Locuteur

suis lucide. Mais vous dites pourtant que je n'ai pas fait dans la vie politique.

40:09
Présentateur

Je dis que tous les patriotes doivent s'entendre pour l'intérêt supérieur de la France et pour éviter que la France disparaisse. Car aujourd'hui, ce qui est en cause, c'est la disparition de la France par la faillite financière.

40:23
Locuteur

Il

40:23
Présentateur

va falloir redresser.

40:24
Locuteur

J

40:24
Présentateur

'ai écrit un livre.

40:25
Locuteur

On n'a pas le temps. On

40:26
Présentateur

n

40:26
Locuteur

'a

40:26
Présentateur

pas le temps de parler

40:27
Locuteur

de la faillite de la France. Non, non, parce qu'il nous reste

40:27
Présentateur

4 minutes et vous en avez déjà parlé.

40:29
Locuteur

Et des impôts et de l'économie qui s'effondre. Ce n'est pas l'économie russe qui s'effondre, comme avait dit le maire. C'est l'économie française. 3 minutes,

40:36
Présentateur

quelques questions.

40:37
Locuteur

Excusez-moi, les Français payent des impôts. Une

40:38
Présentateur

statue de Simone Weil a été vandalisée à La Rochelle ce week-end. Une néglation revendiquée par l'Action française. Est-ce que vous pointez cet extrémisme, cette extrême droite anti-VG et antisémite ? Totalement. Vous savez très bien qui je suis et j'ai toujours combattu le racisme l'antisémitisme toujours, toute ma vie. Alors, dernière partie de cette émission, il reste 3 minutes, c'est la guerre entre Israël et le Hamas à Gaza. Qu'est-ce que ça vous inspire

41:09
Locuteur

? Une

41:10
Présentateur

tragédie. D'abord, je pense aux otages. Vous savez, j'ai dans ma circonscription un soldat franco-israélien qui est décédé et je sais de quoi je parle. Donc, moi j'ai, après le massacre du 7 octobre, été et réagi très fortement. les otages, les otages, les otages, il y

41:30
Locuteur

a

41:30
Présentateur

des manifestations en Israël, la priorité, c'est de libérer les otages. Et ça, c'est une pensée quotidienne pour moi.

41:37
Locuteur

Le deuxième

41:38
Présentateur

point, le deuxième point,

41:39
Locuteur

c

41:40
Présentateur

'est que il faut faire la guerre au Hamas,

41:42
Locuteur

mais

41:43
Présentateur

il faut récupérer les otages premièrement et ensuite, il faut, à toute action militaire qui peut être légitime contre les terroristes, et je les ai toujours appelés terroristes, une perspective de paix qui passe par la perspective d'un État palestinien dirigé par des gens respectables. Et le grand tort de Netanyahou, c'est qu'à force d'avoir favorisé le Hamas, ne pas vouloir deux États, il a abouti à la situation actuelle.

42:11
Locuteur

Il

42:12
Présentateur

est Premier ministre, il fait son boulot, maintenant,

42:15
Locuteur

tant

42:16
Présentateur

qu'il n'y aura pas, parallèlement à l'action militaire, une perspective de paix,

42:21
Locuteur

et

42:21
Présentateur

bien je crains qu'Israël perde

42:24
Locuteur

non

42:25
Présentateur

pas seulement son âme, mais mette en danger sa survie. C'est un peu ce qu

42:28
Locuteur

'a dit le

42:29
Présentateur

Président Biden hier soir. Ben écoutez, voyez,

42:32
Locuteur

c'est ce que

42:32
Présentateur

dit Jacques Attali avec des mots beaucoup plus forts, mais c'est ma position, j'ai toujours été clair sur la défense du droit d'Israël à vivre en paix, mais j'ai toujours dit que même s'il fallait une action militaire forte, il fallait une perspective

42:47
Locuteur

de paix. Il n'y a pas d'issue Frédéric Aziza

42:49
Présentateur

sans

42:50
Locuteur

perspective de paix.

42:50
Présentateur

Il

42:51
Locuteur

y a eu

42:51
Présentateur

une guerre entre Israël et le Hamas avec ses conséquences en France. Ainsi vendredi, des féministes juives des collectifs Nous vivons et nos silences ont dû être exfiltrés de la manifestation parisienne organisée à l'occasion de la journée internationale des droits des femmes après avoir été agressées, insultées, même traitées, je cite, de sales juives, de sales putes, alors qu'elles étaient venues dénoncer les viols du Hamas du 7 octobre. Des agressions justifiées aussi par un certain nombre de députés dont LFI, comme Antoine Léomant, et aussi des militants d'extrême-gauche et des féministes. Qu'est-ce que ça vous inspire ?

Et puis, question collatérale, est-ce que le procès en antisémitisme fait à Jean-Luc Mélenchon et à ses amis de LFI comme Manuel Bompard, Mathilde Panneau, Émeric Aron, David Guiraud, Antoine Léomant sont justifiés

43:37
Locuteur

? D

43:38
Présentateur

'abord, c'est abominable,

43:39
Locuteur

mais

43:40
Présentateur

c'est le résultat d'une faiblesse. Donc sur les féministes. Bien sûr, c'est une honte, c'est abominable,

43:45
Locuteur

mais

43:46
Présentateur

c'est le résultat d'une faiblesse que nous payons depuis des années. Je combats cette politique migratoire folle

43:54
Locuteur

qui

43:55
Présentateur

continue. Et c'est là le problème,

43:57
Locuteur

c'est cette politique migratoire folle

43:58
Présentateur

qui aboutit à nourrir et cette faiblesse vis-à-vis des frères musulmans, vis-à-vis... Vous

44:05
Locuteur

savez... Il

44:06
Présentateur

nous reste deux minutes, une minute. Quand j'ai combattu tout ça, pardonnez-moi, c'est pas vous, personnellement,

44:13
Locuteur

mais

44:13
Présentateur

on nous traitait d'extrême droite. Donc

44:15
Locuteur

si

44:15
Présentateur

vous

44:15
Locuteur

voulez... Vous n

44:16
Présentateur

'avez pas répondu sur

44:16
Locuteur

les féministes. Donc si vous voulez... Sur les féministes,

44:18
Présentateur

c

44:18
Locuteur

'est

44:18
Présentateur

des fausses féministes. Elles sont d'abord racistes et antisémites avant d'être féministes.

44:24
Locuteur

Et le

44:24
Présentateur

mouvement... Attendez, ce qui est très grave, c'est qu'on a laissé gangréner les milieux universitaires, les milieux féministes, les milieux médiatiques par des gens antisémites qui veulent la destruction de la France républicaine et que toutes les personnes comme moi qui pendant des années ont lutté, on nous a traité d'extrême

44:45
Locuteur

droite. Est-ce que le procès... Est-ce que le procès en

44:48
Présentateur

antisémitis fait des gens qui sont en chant est pour vous justifié

44:52
Locuteur

? En

44:54
Présentateur

tout cas,

44:56
Locuteur

ils

44:56
Présentateur

ont soutenu des antisémites. Voilà.

44:59
Locuteur

Alors est-ce que... Dernière question. Pour conclure, ils ont soutenu des antisémites. Dans moins de

45:01
Présentateur

100 jours les Jeux Olympiques, faut-il craindre pour leur sécurité, comme cela semble être le cas de Gérald Darman, qui évoque dans le JDD une menace islamiste, la menace d'émeute, l'action de la gauche radicale ou celle de l'ultra-droite

45:14
Locuteur

? Moi,

45:15
Présentateur

en tout cas,

45:15
Locuteur

je

45:15
Présentateur

voudrais que... Même si j'ai des désaccords, au-delà des désaccords politiques, je veux qu'il

45:20
Locuteur

y ait

45:20
Présentateur

un moment de rassemblement. On n'a pas eu les Jeux Olympiques

45:22
Locuteur

depuis un

45:24
Présentateur

siècle. Il y a un moment où il faut prendre de la hauteur. Ces Jeux Olympiques, c'est un moment de concorde.

45:30
Locuteur

On

45:31
Présentateur

n'a pas eu de Jeux Olympiques depuis un siècle. La France a une image détestable dans le monde. Suite à tout ce qui s'est passé en France, moi, je veux une trêve des Jeux Olympiques. Et en tout cas, moi, je ne mettrai pas d'huile sur le feu. Merci en tout cas, Nicolas Dupont-Aignan, d'avoir répondu

45:43
Locuteur

à

45:43
Présentateur

notre invitation. Bonne fin d'après-midi sur Radio-J et à dimanche prochain. Pas dimanche prochain, je ne serai pas là,

45:48
Locuteur

mais je vous écouterai. C'est à nos yeux. Comme d'habitude. À

45:52
Présentateur

dimanche prochain. Merci.

45:52
Locuteur

À

45:52
Présentateur

bientôt.