La France est en danger ! N. Dupont-Aignan sur Radio J • 10/03/2024
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 29 %Attaque 51 %Défensif 19 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 74 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:28OuverteÉludée
Le risque d'une dislocation de l'Europe et d'un affaiblissement de la France avec le RN et ses alliés au Parlement européen n'est-il pas réel ?
- 0:36OuverteRéponse partielle
Quelle réponse apporter à la barbarie de Poutine, la soumission ou le soutien sans aucune limite à l'Ukraine prônée par Emmanuel Macron ?
- 0:45FerméeRéponse directe
Est-ce que vous dites comme Éric Zemmour qu'Emmanuel Macron ne veut pas faire peur à Poutine aux Français ?
- 2:49OuverteRéponse directe
La guerre de Poutine en Ukraine met-elle en danger la paix du monde ?
- 8:13OuverteÉludée
Un point d'histoire : le parallèle entre Poutine et Hitler est-il saisissant ?
- 9:08RelanceRéponse partielle
Qu'est-ce que vous en pensez de cette comparaison ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:14Nicolas Dupont-AignanFait
« Macron veut faire peur aux Français, c'est sûr. »
- 3:51Nicolas Dupont-AignanFait
« On a appris par le New York Times tout récemment, l'installation de base de la CIA aux portes de la Russie, côté ukrainien, dès 2014. »
- 4:13Nicolas Dupont-AignanFait
« Les accords de Minsk qui avaient été faits par François Hollande, Mme Merkel, Poutine et la Biélorussie prévoyaient l'autonomie du Donbass, l'arrêt des hostilités au Donbass. »
- 4:37Nicolas Dupont-AignanFait
« Dès 2008, c'est-à-dire la neutralité de l'Ukraine. Le retrait des bases de l'OTAN à partir de 2014. »
- 4:59Nicolas Dupont-AignanFait
« Les Ukrainiens et les Russes ont signé un accord à Istanbul fin mars 2022. »
- 5:40Nicolas Dupont-AignanChiffre
« Les premiers vainqueurs de cette guerre, ce sont les États-Unis, qui vendent leur gaz quatre fois plus cher, qui asphyxient l'économie allemande et l'économie française. »
- 9:21Nicolas Dupont-AignanFait
« Poutine n'a aucun projet d'extermination comme l'avait Hitler. Et c'est une insulte à toutes les victimes de la Shoah de comparer Hitler et Poutine. »
- 10:31Nicolas Dupont-AignanFait
« Les Occidentaux, à la chute du mur de Berlin, ont promis de ne pas avancer l'OTAN jusqu'aux frontières russes. Ils l'ont fait en incluant la Pologne et les États baltes. »
- 12:11Nicolas Dupont-AignanFait
« Je ne crois pas que les Russes soient des enfants de cœur, je suis équilibré dans ce conflit tout au contraire. »
- 14:07Nicolas Dupont-AignanChiffre
« Les trois quarts des Français ne veulent surtout pas envoyer des troupes en Ukraine. »
- 16:50Nicolas Dupont-AignanFait
« Emmanuel Macron distribue des milliards à l'Ukraine sans aucune cohérence. »
- 23:50Nicolas Dupont-AignanFait
« Emmanuel Macron, tout seul, étant le parapluie nucléaire, il est présent à la République, chef des armées. Il n'a pas à étendre le parapluie nucléaire à d'autres pays qui ne sont pas membres de l'OTAN. »
- 36:55PrésentateurFait
« Beaucoup de Français apprécient ma position sage pour la paix. »
- 39:14PrésentateurFait
« Marine Le Pen n'est plus d'extrême droite et n'a jamais été d'extrême droite d'ailleurs. »
- 40:20PrésentateurFait
« Ce qui est en cause, c'est la disparition de la France par la faillite financière. »
- 41:12PrésentateurFait
« J'ai dans ma circonscription un soldat franco-israélien qui est décédé. »
- 41:42PrésentateurFait
« Il faut faire la guerre au Hamas, mais il faut récupérer les otages premièrement. »
- 43:38PrésentateurFait
« C'est abominable, mais c'est le résultat d'une faiblesse que nous payons depuis des années. »
- 44:58PrésentateurFait
« Ils ont soutenu des antisémites. »
Temps de parole
- Présentateur67 %
- Présentateur 218 %
- ?16 %
≈ 67,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Radio-J. Le forum Radio-J. Frédéric Aziza. Radio-J.
Radio
-J.
Bonjour
à tous et bienvenue au forum Radio-J dont vous êtes l'invité, Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour. Bonjour Frédéric Aziza. Alors Gabriel Attal et la tête de liste de renaissance Valérie Ayet ont donc lancé hier la campagne européenne de la majorité en sonnant la charge contre le clan Le Pen. Le risque pointé par le Premier ministre d'une dislocation de l'Europe et de l'affaiblissement de la France avec le RN et ses alliés au Parlement européen n'est-il pas réel ? Et puis au-delà, quelle réponse apporter à la barbarie de Poutine, la soumission ou le soutien sans aucune limite à l'Ukraine prônée par Emmanuel Macron ?
Et justement pour commencer Nicolas Dupont-Aignan, est-ce que vous dites comme Éric Zemmour qui s'exprime aujourd'hui dans le JDD qu'Emmanuel Macron ne veut pas faire peur à Poutine
mais
aux Français
?
Tellement de questions en une question. Bonjour à tous.
D
'abord la première chose c'est que j'ai trouvé assez pathétique
le
discours du Premier ministre de
la France. Mais ça on va en parler. Je vais vous poser une question.
Non, la question c'est la question Zemmour. Est-ce que Macron veut faire peur aux Français et pas à Poutine
?
Je pense que Macron veut faire peur aux Français, c'est sûr. Maintenant, ce qui est beaucoup plus grave encore,
c
'est qu'il décrédibilise complètement la parole de la France dans le monde entier. Pourquoi ? Parce que ses paroles sont folles. Et je voyais encore un article qui était ce matin en Australie, vous voyez, ce qui m'a été envoyé par des gens qui y vivent. Il est complètement incohérent.
D
'un narcissisme, je dirais, pathologique. Mais l'Australie c'est pas en Europe. Non mais bien sûr. Ce que je veux dire c'est que dans le monde entier,
la
parole de la France est discréditée. Par des prises de positions hasardeuses, excessives, délirantes, incohérentes
et
que c'est très grave pour mon pays que j'aime. Ça c'est le premier point. Deuxième point, il met en danger les Français.
Il
les engage dans un conflit contre la Russie, dont d'ailleurs nous n'avons absolument pas les moyens.
Et
ce faisant,
de
surcroît,
il empêche
de surcroît, il empêche
l
'aboutissement d'une voie de paix
qui
est indispensable si on veut assurer la prospérité et la survie du continent européen au XXIe siècle, coincé entre la Chine d'un côté et les États-Unis de
l'autre.
Donc vous voyez bien
que
ce sont des affaires graves, qui ne souffrent pas de la polémique.
Et
je reviens là-dessus parce que c'était tout à fait symbolique. Le meeting hier du Premier ministre
et de Mala Maillé était pathétique.
On va parler de ça.
Pour la France et sa vie politique.
D'abord, la guerre de Poutine en Ukraine. Est-ce qu
'elle
met pas en danger la paix du monde
? La
paix du monde est en danger.
J
'ai condamné
à
l'époque, bien évidemment, l'intervention russe en Ukraine. Pour autant, j'ai toujours proposé une voie de paix qui était possible.
Pour
une raison très simple,
et
je me permets, si vous m'accordez une minute, de dire que quand on ne connaît pas l'histoire et la géographie,
on
ne peut pas être un bon chef d'État. L'histoire de l'Ukraine montre qu'il y a toujours eu une partie russe, puisque cet État date de 1991,
et
une partie qui était rattachée à l'Austro-Hongrie,
l
'Empire Austro-Hongrois et
la Pologne.
Tout ça a évolué depuis la guerre. Mais écoutez,
est
-ce qu'on peut être sérieux sur un conflit fondamental ? Il y a une histoire,
il
y a une géographie,
et
vous savez très bien que cette agression que j'ai condamnée répondait aussi à une déstabilisation qui avait été faite par l'OTAN. On a appris par le New York Times tout récemment, l'installation de base de la CIA aux portes de la Russie, côté ukrainien, dès 2014. C
'est la
faute aux Etats-Unis et
pas aux Russies
? C'était tort partagé.
Alors
attendez... Et ces torts, si je peux venir au bout, ces torts partagés aboutissent à un conflit désastreux pour l'Europe. Pourquoi je vous dis ça ? D'abord les torts partagés. Les accords de Minsk qui avaient été faits par François Hollande, Mme Merkel, Poutine et la Biélorussie prévoyaient l'autonomie du Donbass, l'arrêt des hostilités au Donbass. Et c'était le seul moyen d'apaiser les choses. Ces accords de Minsk n'ont pas été respectés par l'Ukraine avec la complicité de la France
et
de l'Allemagne. On a abouti à une situation inextricable. Il y avait une voie de paix possible. Cette voie de paix repose sur ce que Jacques Chirac avait demandé dès 2008. Dès 2008, c'est-à-dire la neutralité de l'Ukraine. Le retrait des bases de l'OTAN à partir de 2014, puisque l'OTAN s'était toujours engagée à ne jamais avancer en Ukraine. D'en faire une zone tampon, une zone neutre,
avec
un accord de sécurité globale. C'était tout à fait possible.
D
'ailleurs, les Ukrainiens et les Russes
ont
signé un accord à Istanbul fin mars 2022. Qui a été cassé par les Occidentaux, qui n'ont pas voulu de cet accord.
Et
le résultat de tout ça,
c
'est qu'on est parti dans une guerre
dont
les premières victimes d'abord sont les Ukrainiens. C'est un massacre.
Les
Russes, c'est un massacre. Deux peuples, frères, qui ont vécu ensemble pendant quatre siècles,
qui
se déchirent comme dans une guerre civile. Et
ensuite, je finis,
rassurez-vous, mais je veux que les auditeurs comprennent ce qui se passe. Et ensuite, c'est un affaiblissement de l'Europe monstrueux, parce que c'est la fin de la prospérité européenne. Car n'oubliez pas
que
les premiers vainqueurs de cette guerre, ce sont les Etats-Unis, qui vendent leur gaz quatre fois plus cher, qui asphyxient l'économie allemande et l'économie française, qui poussent la Russie dans les bras de la Chine, ce qui est une erreur géopolitique majeure, et qui font perdre à la France son influence en Afrique. Eh bien, je vous le dis très clairement, que quand on est un chef d'Etat français, dans cette circonstance où c'est l'avenir de l'Europe pour le XXIe siècle qui est en jeu, on doit apaiser les choses et non pas jeter de
l
'huile sur le feu. D'autant que la Russie est prête à cesser le
feu. Alors,
on précise des choses. Vous parliez de François Hollande tout à l'heure. Oui. Est-ce que,
dix
ans après, vous ne dites pas, il a eu raison
de
bloquer les ventes des frégates à la Russie
? Je
ne crois pas.
Pourquoi ? Ah bon
? Je ne crois pas.
Parce que ces frégates,
aujourd'hui, elles seraient servies
à attaquer et à combattre... François
Hollande a surtout eu tort. Prenons un peu de recul. Ah oui, on a pris du recul. François Hollande a sûrement eu tort de ne pas faire respecter les accords de Minsk par la partie
ukrainienne. Vous l'avez
dit, mais sur
les frégates... Et
je
vais vous dire une chose. Sur les
frégates, elle a utilisé. Ce n
'était pas des frégates, c
'était des navires de transport de troupes. Sur les Mistrales. Non, ce n'était pas des frégates. Qu'importe. Moi, je pense
que
si on avait eu Jacques Chirac, François Mitterrand, même Nicolas Sarkozy,
on
n'aurait pas eu ce conflit. Et c'est la différence,
je
pèse mes mots, entre de grands chefs d'État
qui
défendaient l'indépendance de la France et l'intérêt du continent européen face à des chefs d'État qui étaient plutôt des gouverneurs d'États américains en Europe. La soumission de François Hollande et d'Emmanuel Macron aux intérêts américains
a
mené l'Europe dans le mur. Et si on avait eu un président de la République qui n'est pas pro-russe, je ne demande pas d'être pro-russe, contrairement à ce qu'on dit. Je demande d'être équilibré parce que l'avenir de l'Europe dépendra de la paix en Ukraine. Et cette paix, contrairement à ce que j'entends partout, elle est tout à fait possible. La Russie est épuisée, épuisée, elle est en difficulté à cause des sanctions. Et l'Ukraine est morte.
On
a tué un peuple en livrant des armes. C'est peut-être la Russie qui l'a tuée. Mais
la Russie a sa part de responsabilité, mais bien évidemment.
Mais attendez,
quand
il y a une guerre, il y a deux solutions. Soit on souffle sur les braises et la guerre nous échappe
et
dévore les hommes et les peuples. Soit on regarde objectivement les choses et on essaye d'être voie
de paix. Alors on
avance, vous parliez d'histoire et de géographie tout à l'heure.
Ça me paraît important. Un
point d'histoire Nicolas Dupoignan. Quand Adolf Hitler prend l'Autriche puis la région des Sudètes en 1938 pour justifier ses annexions, il invoque,
comme
Poutine aujourd'hui, s'agissant de l'Ukraine et en 2014 la Crimée, la communauté de culture et de sang des habitants. À l'époque,
1938,
le reste de l'Europe reste passif jusqu'à se féliciter d'avoir gagné la paix après avoir signé les accords de Munich en 1938 avec l'Allemagne. Accords qui cèdent aux nazis les Sudètes. On connaît la suite. Partant de là, est-ce que le parallèle entre Poutine et Hitler n'est pas saisissant
? Non, il est totalement faux. Poutine, le
nouvel Hitler. Il est totalement faux. Ce parallèle est un narratif pour nous emmener dans une guerre complètement délirante. Vous
n'avez pas de
comparaison
entre les deux stratégies ? Non, absolument pas. Et je vais
vous expliquer pourquoi.
D'ailleurs, il y en a un ce matin
qui l'a dit très bien, c'est Arnaud Klersfeld, qui a fait un très bon tweet,
qui
explique très bien l'absurdité
de cette comparaison. Qu'est-ce que vous en pensez
? Frédéric Aziza. Moi, je veux bien venir à une
interview, si vous me
laissez finir une phrase. Oui, non, mais c'est bien de citer les gens, mais vous, je veux
savoir ce que vous
en pensez. Mais je vais vous répondre. D'accord
?
Première chose, Poutine n'a aucun projet d'extermination comme l'avait Hitler.
Et
c'est une insulte à toutes les victimes de la Shoah
de
comparer Hitler et Poutine. Et ça me fait penser à tous ces gens qui mettent la Shoah à toutes les sauces, et qui, ce faisant, portent atteinte à la dignité des victimes
de la Shoah. Ça
veut dire quoi, mettre la Shoah à toutes les sauces ?
Ça veut dire que tous les gens qui
font des parallèles historiques... Vous parlez des juifs qui parlent de la Shoah souvent ? Non, pas du tout. Je parle de ceux, justement, qui, en créant des amalgames, nient ce qui s'est passé de monstrueux dans l'histoire et de barbarie. Donc, quand on se trompe d'analogie, en fait, on minore ce qui s'est passé. Alors, Hitler,
Poutine.
Donc, rien à voir, il n'y
a
pas du tout de volonté d'extermination de personne.
Deuxième
point, Poutine n'a jamais voulu annexer aucun territoire
occidental, ni la Pologne.
Non, attendez. L
'Ukraine, l
'Ukraine a été russe jusqu'en 1991. C'était une république soviétique. Arrêtons de raconter
n'importe quoi.
Non, mais ce qui s'est passé, et vous le savez très bien, et tous ceux qui connaissent l'histoire le savent très bien, c'est que les Occidentaux, à la chute du mur de Berlin, ont promis de ne pas avancer l'OTAN jusqu'aux frontières russes. Ils l'ont fait en incluant la Pologne et les États baltes.
C'est fait.
Là, c'est une fact-news.
Non, c'est pas une fact-news. C'est écrit. C'est écrit.
C'est pas une
fact-news,
c'est du complotisme. Et l'Ukraine, ancienne république soviétique, il y avait l'engagement
des Occidentaux. Non, mais c'est du complotisme, je suis désolé.
Il y avait l'engagement des Occidentaux. Jacques Chirac le premier, Gérard Schroeder le deuxième, les Américains modérés, l'Occident avait dit l'Ukraine est une ancienne république soviétique, nous n'avançons pas en Ukraine, nous en faisons une zone neutre. Les Occidentaux, les Américains néo-conservateurs les plus excités,
ont
avancé et surtout voulu séparer
l
'Europe occidentale, l'Allemagne notamment. De la Russie. Et c'est pas Poutine qui a fait sauter Gazprom et le gazoduc.
Croyez-moi. Ça veut dire que l'objectif...
On va vous dire que vous êtes un poutinophile.
J'en ai rien à faire parce
que je ne le suis pas. De premier plan. Et bien je ne le suis pas. Et tout
le monde le sait. Quand on vous entend,
on a cette impression. On peut dire ce qu'on veut. Moi je dis la vérité historique.
Non, je ne suis pas certain.
Et bien je vous dis mon point de vue. Et je
n'ai jamais
rencontré Poutine, je n'ai aucun intérêt en Russie. Je cherche simplement
la
prospérité de la France,
l
'équilibre de la France
et
l'avenir du continent européen. Et je vous dis
que
cette analogie est une analogie fausse historiquement, totalement fausse dans la réalité. Et si on parle
d
'Hitler, moi je n'ai pas envie non plus,
je
ne crois pas que les Russes soient des enfants de cœur, je suis équilibré dans ce conflit tout au contraire, mais je n'ai pas envie de soutenir un régime Zelensky qui honore Bandera
tous
les ans,
qui
a été le complice d'Hitler,
qui
a dans l'armée ukrainienne des croix gammées sur les uniformes, le bataillon Azov. Alors, je
rejoins à cet égard
la position d'Israël, qui est beaucoup plus modérée,
parce que si...
C'est très compliqué.
Non, c'est très simple.
Israël a été beaucoup plus modérée
dans ce conflit. Je ne comprends pas pourquoi vous parlez de la position d'Israël. J'en parle parce
que la Turquie, la Turquie,
je
peux parler d'un autre pays, la Turquie, Israël, deux pays proches de nous, ont eu une position sur ce conflit beaucoup plus intelligente, en disant,
nous
devons nous retirer un peu de ce conflit, c'est un conflit fratricide, une sorte de guerre civile, entre des peuples frères,
qui
ont vécu ensemble 400 ans, et notre rôle, ce n'est
pas d'en faire un conflit
absurde entre l'Ouest et la Russie, ce n'est pas de pousser la Russie dans les bras de la Chine, ce n
'est
pas de se fâcher avec le Sud global, notre enjeu est l'intérêt de la France, et moi je suis homme politique français, je suis là pour défendre l'intérêt des Français, l'intérêt de la France, c'est de trouver une voie de paix,
qui ne donnent ni raison à Poutine, ni raison aux Ukrainiens,
et qui permettent d'assurer la sécurité du continent,
pour
le 21ème siècle, et croyez-moi, ça vaut mieux
que
ces slogans de niveau de maternelle, utilisés par un Premier ministre, qui n'a ni culture, ni sens de l'histoire, ni volonté de paix, et qui font ça d'ailleurs, pour des raisons bassement électorales,
et je vais vous dire,
une dernière chose, Frédéric Aziza,
les
Français sont beaucoup plus fins,
et
sages, que ne le croient, M. Attal et M. Macron, ils ne tomberont pas dans les grosses ficelles, la preuve d'un sondage de ce matin, les trois quarts des Français, ne veulent surtout pas, envoyer des troupes en Ukraine, et tomber dans
cet engrenage
fou,
est-ce
qu'on s'est
mêlé de la guerre du Yémen, est
-ce qu'on a envoyé des troupes au Yémen, dans ce conflit fratricide
au Yémen, est-ce qu'on
envoie des troupes en Israël ? Non, par
rapport à ce
que vous venez de dire, est-ce que c'est bien vous comprendre que de dire que vous considérez que c'est les Ukrainiens et son président Zelensky qui sont les héritiers d'Hitler
?
On m
'a
dit que vous disiez ça, c'est vrai ou pas
?
Ce qui est sûr, c'est que ce ne sont pas les Russes qui honorent des alliés d'Hitler qui ont massacré des 50 000 Juifs et 40 000 Polonais, ce n'est pas les
Russes
qui ont donné le nom de la plus belle avenue de Kiev, du nom de Bandera.
Je ne sais
pas
si vous vous rendez compte.
La question que
je
vous pose,
c'est très simple. Est-ce que vous considérez que c'est
l'Ukraine et Zelensky qui sont les
héritiers d'Hitler ? On m'a dit
que vous disiez ça, je ne
sais
pas si c'est vrai ou
pas. Ce serait
excessif aussi. Je n'ai pas aimé, et j'ai contesté, quand Poutine a dit que l'Ukraine était remplie de néo-nazis. C'est excessif. Simplement,
quand
on reçoit à l'Assemblée nationale, je vais vous donner un exemple, parce que j'étais le seul député courageux dans cette affaire.
Quand
on reçoit à l'Assemblée nationale le président de la Rada, le Parlement utrélien, qui a fait un tweet deux mois avant pour dire qu'il honorait Bandera l'anniversaire de sa mort, quelqu'un qui a massacré 40 000 Juifs et 50 000 Polonais ou l'inverse, je ne
suis
pas très fier. Ça ne veut pas dire que j'approuve Poutine. Je ne suis pas fier de ce qu'a fait l'armée russe non plus. Je dis simplement qu'il n'y a pas les bons et les méchants.
Il
y
a
une guerre atroce,
une tragédie.
Qui sont les plus bons et les
plus méchants ?
Il n'y a
pas les plus bons. Je cherche la paix.
Je cherche la paix. Alors,
une
autre question.
Je
cherche, Frédéric Aziza,
je
crois être un des seuls hommes politiques,
en
tout cas parlementaires, à avoir inlassablement proposé une voie de paix équilibrée
qui
n'est ni pro-russe, ni pro-ukrainienne.
Et je pense que si j
'étais au pouvoir à la place d'Emmanuel Macron, on n'en serait pas là. Mais je ne sais pas si un jour vous le seriez. Peut-être.
Je
ne
suis
pas sûr. Je ne
suis
pas certain.
Moi,
je pense que les Français, un jour, se rendront compte qu'il faut élire des gens sages. Parce que quand il s'agit de la vie et de la mort de nos concitoyens, quand il s'agit de l'avenir d'une ville française qui peut être vitrifiée par une bombe nucléaire,
on
ne parle pas à
tort et à travers Frédéric Aziza. Vous pouvez être président de la
République
? Je
le pense, oui. Président de
la
République
?
En tout cas, je me propose aux Français. En 2027 ? Oui, on
verra.
Et bien, vous n'en savez rien. Non, mais je vous pose la question. Vous y croyez encore
? Ah,
mais je
défends mes convictions. Et je vais vous dire, Frédéric Aziza, plus le
pays s'enfonce dans la faillite financière et dans la guerre,
plus
je me bats
et
j'appelle les Français à réagir. Et je vais vous dire autre chose. Quand je vois
que
la France est en faillite, que les Français sont perclus d'impôts
et
qu'Emmanuel Macron distribue des milliards à l'Ukraine sans aucune cohérence,
mais
je dis que ça ne tourne pas rond,
je m'inquiète pour sa santé mentale.
Je vous reprécise la question. Vous croyez qu'un jour, en 2027, vous pouvez être président de la République ? En tout cas,
je le proposerai
aux Français, probablement, on verra dans ces quelques années, on n'en est pas là. Mais ce que je
vous dis...
Est-ce que vous le croyez ? Vous croyez possible d'être élu président de
la République
? Bien sûr, je le crois possible. Oui ? Pourquoi ça ne serait pas possible ? Il
y en a beaucoup d'ailleurs en France qui le croient possible. Beaucoup
en doute. Eh bien, peut-être. Sûrement vous. J'en doute un peu, oui. Eh bien, c'est votre droit. En attendant, je pense
que
quand on a des mauvais chefs d'État et des mauvais hommes politiques et que les situations ne sont pas troublées...
Mais en quoi vous seriez mieux que Emmanuel
Macron, par exemple ? Ah, parce que moi, je ne pense qu'un chef d'État doit ne pas parler... doit être économe de ses mots. Économe de ses mots.
Ne
doit pas parler à tort et à travers. Et doit être cohérent dans ses positions. Et ce qui est désastreux pour l'image de la France, c'est qu'aujourd'hui, Emmanuel Macron parle à tort et à travers, décrédibilise le pays et maintenant met en danger les Français.
Avouez que ça
fait beaucoup.
On va
parler d'Emmanuel Macron et
de ses déclarations sur
la
Russie de l'Ukraine. En tout cas, pour moi, modestement.
La défaite de l'Ukraine, ce serait un scénario catastrophe ou le meilleur des scénarios possibles
? Mais
il faut éviter la défaite de l'Ukraine. Il faut tout
faire pour que la Russie perde.
Mais
la
Russie ne perdra pas. Sauf si on rentre en guerre contre elle. Je veux rappeler que l'Ukraine ne fait pas partie de l'OTAN. Si la Russie avait attaqué la Pologne et les États baltes, j'aurais une position totalement différente.
Mais
là, les intérêts vitaux de la France ne sont pas menacés.
Et
j'ajoute que l'histoire et la géographie, je reviens dessus de l'Ukraine, méritent une solution d'apaisement. Et que les Russes seraient prêts à cesser le feu si on garantit la neutralité de l'Ukraine.
Enfin
quand même. Entre une guerre sur le continent, l'affaiblissement pour 50 ans de l'Europe occidentale et un statut de neutralité pour l'Ukraine.
Mon
choix est fait. Alors autre question.
Et
j'ajoute que ceux qui croient servir l'Ukraine
et
qui ont envoyé des armes pour faire massacrer les Ukrainiens, on parle d'un chiffre de 400 000 morts. Pour tuer un État, est-ce qu'ils ont rendu service à l'Ukraine ? Je
ne
sais pas de quoi vous parlez mais ce n
'est
pas grave.
La Russie, je vous parle de la
réalité. C
'est que
les morts en Ukraine sont bien plus élevées qu'on ne le dit. Ce n
'est
pas moi qui le dis, ce sont des Américains. La Russie a accentué, en tout cas vous parliez, dit que la France n'est pas en cause, a accepté son opération de déstabilisation de la société française dans la perspective des élections européennes. Comment répondre à cette menace russe et à la volonté de Poutine de déstabiliser non seulement la France mais aussi d'autres pays européens et les États-Unis avant les présidentielles du mois de novembre prochain
?
C'est un fantasme sans aucun doute complet. C
'est-à
-dire,
vous
savez...
C
'est les services de renseignement, les services
de sécurité
qui
l'indiquent et
qui l'ont découvert. Je pense que dans notre démocratie, de tous les côtés,
il
y
a
des déstabilisations.
Il y en a sans doute russe, il
y en a sans doute du côté russe, il y en a du côté américain, il y en a du côté chinois.
Français
? Les Français ne vont pas déstabiliser les Français.
Enfin, j'ose espérer. Quand vous dites, il y en a de tous les côtés. Mais je
veux dire que... Est-ce que la France essaie de déstabiliser d'autres pays ? Sans
aucun doute.
C
'est la loi du genre.
C'est pas légitime, c'est pas glorieux, mais ce que
je veux dire... Mais
autant que... Vous ne croyez pas... Attendez, je vous
posez des questions précises.
Vous ne croyez pas, puisqu'il y
a
eu des preuves, des preuves, des déstabilisations,
des informations... Ça veut dire quoi
déstabilisation ? À travers des sites par exemple.
Mais
attendez... On essaie de diffuser des fake news, de raconter... Écoutez, moi j'en ai pas vu, mais peut-être qu
'il
y en a.
Je n'en sais rien. Je n'ai pas les services secrets. Je n'ai pas les rapports des services secrets. Ça a été
constaté par les services de sécurité français.
En
tout cas, quand on cache des bases de la CIA pendant 4 ans, 6 ans, et qu'on accuse... Quand j'ai dit que les bases de l'OTAN avaient avancé en Ukraine, on m
'a
dit que j'ai fait une fake news.
Quand
le New York Times et les Américains le reconnaissent. Quand Robert Kennedy,
qui
est un homme que j'admire beaucoup. Robert Kennedy, candidat, ancien démocrate, candidat à la présidentielle américaine. Ex-candidat, oui. Non, pas ex-candidat. Il est candidat. Il est dans le processus électoral. Et Robert Kennedy dit des choses très sages. C'est un Américain. Il n
'est
pas suspecté d'être un agent
russe.
On dit que c'est un complotiste.
Non. Écoutez, il a
des millions d'Américains derrière lui. Quand il dit que... Quand il cite des responsables américains qui expliquent que les 170 milliards, 170 milliards, que les Américains et les Européens ont payé. C'est les impôts des Américains et des payés. Serve uniquement à acheter des armes américaines et à défendre des achats de terres ukrainiennes par BlackRock, il dit que derrière cette guerre, il y a surtout des intérêts financiers. Ce n
'est
pas moi qui le dis. Ce n'est pas Poutine. C'est un candidat à la présidentielle américain.
On revient en France. Oui, mais ça vous gêne peut-être. Non, non, mais ça ne me gêne pas. Ce que je veux dire... Non, non, non,
attendez. Je vous pose une question.
Non, mais je vous reviens là-dessus. Je crois que vous
définissez comme
bolide. Ce que je veux
dire, c'est que les fake news sont souvent des informations qui ne gênent Emmanuel Macron dans son narratif d'entrée en guerre. Moi, je veux bien qu'on dise tout et n'importe quoi. J'estime qu'on a le
droit... Il n'a pas parlé d'entrée en guerre.
Vous avez très bien ce qu'il a dit. Ah ben, quand... Excusez-moi. C'est de répondre à Poutine pour que justement, il ne continue pas à agresser...
Excusez-moi Frédéric Aziza. Et l'Ukraine et les autres... Excusez
-moi Frédéric Aziza. Moi, j'ai lu l'accord militaire
qu
'a signé Emmanuel Macron
le 16 février... Qui sera mis au vote
mardi à l'Assemblée. Qui sera mis au vote selon la mauvaise procédure d'ailleurs constitutionnelle, mais qu'importe, mardi. Je l'ai lu, cet accord. On pourrait être favorable à un accord de soutien en armement à l'Ukraine.
Je
n'ai pas été hostile au départ. En revanche, là,
on
change de nature. Ce n
'est
plus un accord de soutien à l'Ukraine. C'est un accord visant à bloquer la paix. Puisque dans cet accord soumis aux députés...
Donc la paix est possible aujourd'hui
? Oui, bien sûr. La paix, puisque dans cet accord militaire signé par la France, et je voterai contre, il y a
écrit l
'inscription de l'entrée dans l'OTAN de l'Ukraine.
L
'entrée de l'OTAN dans l'Ukraine bloquera la paix pour un siècle.
C'est une
folie. Je termine sur cet
accord. Oui, mais attendez.
Il y a des faits. Vous pouvez... Les auditeurs peuvent aller sur le site de
l'Élysée et lire l'accord.
Il y
a
un terme effrayant qui est dissuasion active. Ça veut dire quoi
? Et
Emmanuel Macron l'a dit à Stockholm. Ça veut dire que tous les présidents de la République ont gardé la force de la dissuasion française
pour
prévenir d'une attaque sur le sol français. Et lui, Emmanuel Macron, tout seul, étant le parapluie nucléaire... Il est présent à la République, chef des
armées. Il n'a pas à étendre le parapluie nucléaire à d'autres pays
qui ne sont pas membres de l'OTAN. Ça veut dire qu'il met en danger les citoyens français. Je pèse mes mots. On avance. Oui,
mais c'est très grave. Il faut que les Français le sachent. Laissez-moi vous poser des
questions pour expliquer ce que vous pensez. Vous
définissez
comme... C'est plutôt moi qui explique ce que je pense et vous,
vous
me posez des
questions. Je vous posez des questions. Si ça ne vous en dit pas, Frédéric Azizat. Pour
vous expliquer ce que vous pensez,
c'est
ça que j'ai dit. Vous définissez comme gaulliste. Est-ce que la stratégie du président Macron en disant non à Poutine n
'est
pas justement une stratégie gaullienne ? Non, c'est une stratégie
parce
que ce n
'est
pas un non-cohérent. Le général de Gaulle a toujours été d'une fermeté totale sur les intérêts vitaux de la France. Je vais vous donner un autre exemple, un parallèle historique. Alors, je vous repose
une autre question. Je ne peux pas répondre. Je ne peux pas expliquer ma réponse.
C'est lié à cette deuxième question. Alors, la réponse apportée à la barbarie de Poutine, c'est quoi ? C'est la soumission à la soumission au dictateur russe
ou
le soutien sans
aucune
limite à l
'Ukraine
? Je voudrais reprendre
deux faits. Si vous me permettez de faire une réponse argumentée,
parce que je pense que vos auditeurs sont cérébrés et ont envie de réponses argumentées.
Quand
Kennedy, en 1962, menace la Russie d'une réponse nucléaire parce que la Russie veut installer des missiles à Cuba, Khrushchev recule.
D
'accord
? La
situation d'Ukraine, c'est le parallèle exact.
L
'OTAN veut avancer et mettre des missiles et avancer l'armée et des bases à la frontière russe dans une zone pour laquelle Poutine estime, à juste raison, il
faut
être honnête, que c'est dans son environnement immédiat. Est-ce que vous voyez les Chinois et les Russes installer des missiles et des bases à la frontière américaine au Mexique
?
Personne ne le tolérerait. Aucun Américain. Donc, je reviens là-dessus, le général de Gaulle avait pris position pour les Américains parce que les Américains étaient menacés. Le général de Gaulle a toujours été clair et c'est pourquoi il a fait la force de dissuasion pour que la France ait une politique indépendante et ne dépendent pas justement d'une crise périphérique comme celle de l'Ukraine.
Alors, on avance. Donc,
je vous le dis là, c'est pourquoi Emmanuel Macron est tout sauf gaulliste, il s'agite, il met en danger les Français et il n'a même pas les moyens de sa
politique. D'ailleurs, je
remarque, il a été désavoué
par
toutes les chancelleries et même par les Américains qui l'ont trouvé grotesque. Alors, on avance et on revient en France. Mais je n'ai pas répondu, vous aviez posé une autre question. Excusez
-moi. Commission
ou soutien sur limite à l'Ukraine prônée par Emmanuel Macron
? Ce
n
'est
ni l'un ni l'autre. C'est une voie de paix qui passe par un plan de paix que j'avais défini le 7 mars 2022 que j'ai affiné qui serait premièrement un cessez-le-feu. Ensuite,
à
partir du moment où il y
a
cessez-le-feu,
on
stoppe les livraisons d'armes à l'Ukraine,
on
met des soldats de l'ONU autour des centrales nucléaires qui sont là-bas parce que je vous signale qu'on a un sacré danger nucléaire qui peut toucher tout le continent, Tchernobyl, on s'en souvient. On met des soldats de l'ONU. Ensuite, on met un référendum d'autodétermination pour le Donbass comme il était prévu
dans les accords de Minsk.
Et ensuite, on a le retrait des troupes
russes avec un statut de neutralité générale. Mais c'est très intéressant, excusez-moi, c'est fondamental. Vous n'êtes pas président de la République. Vous
n'êtes pas
président de la République. Non, mais en revanche,
excusez
-moi en
démocratie, on
a le droit... Mais vous l'avez déjà dit, de dire aux Français
qu'il y
a
d'autres voies possibles. Les Français ne peuvent juger ce qui se passe que s'ils savent s'il y a d
'autres voies. Non, mais vous dites ça depuis
des années,
on connaît votre... Et M.
Erdogan, M. Erdogan propose ça. Les Israéliens, à
un
moment, ont proposé ça. Les Chinois proposent un arbitrage et la France est absente.
La France a disparu.
On revient en France.
Comme puissance d
'équilibre. On revient en
France. Mais c'est très
important
pour l'influence française dans le monde. Il faut qu'on parle
de la situation en France. La thèse de Gabriel Attal et des dirigeants de la majorité, c'est que Marine Le Pen, Jordan Bardella et le Rassemblement National sont dans la main de Poutine. Le Premier ministre Attal a même jugé mardi à l'Assemblée, je ne
sais
pas si vous y étiez, qu'il y avait lieu de se demander si les troupes de Vladimir Poutine n'étaient pas déjà dans notre pays visant notamment... Non,
mais
non, pardon, Marine Le Pen.
Est
-ce que ça vous inspire
?
Mais je vais vous dire, beaucoup... D'abord, c'est tellement grotesque qu'il
n'y a
pas un Français qui peut croire que c'est fable. Mais surtout, c'est grave
du
point de vue du Premier ministre. Parce que ce qui était intéressant dans le discours du Premier ministre hier et de Mme Haillet... Donc Haillet, le lancement de la campagne. Oui, c'est que... C'est quand même inquiétant pour eux de se dire qu'ils ont la majorité à l'Assemblée, minorité relative, enfin, ils sont au pouvoir.
Et
qu'ils n'ont parlé que des autres,
que de leurs opposants. C'est une stratégie de campagne de dire... Non, mais ça veut dire... Attendez...
Est-ce que c'est une mauvaise stratégie ?
Très mauvaise, ça veut dire qu'en fait... Renaissance majorité
contre Le Pen. Ça veut dire qu'en fait, ils ne pensent plus rien par eux-mêmes.
Ils
n'ont plus de projet à défendre. Ils sont d'ailleurs... Ils se comportent comme s'ils étaient dans l'opposition et qu'ils ne gouvernaient pas depuis sept ans. J'avoue
que
c'est athée étrange. Et que les Français doivent se poser une question en se disant tiens, c'est bizarre.
On
pensait qu'ils étaient au pouvoir.
Et
ils se comportent comme s'ils étaient dans l'opposition et qu
'ils
avaient déjà perdu. Alors, on le sait qu'ils ont perdu la confiance des Français. On sait qu'ils pataugent,
qui
sont en train de nous précipiter vers une faillite financière.
Et
c'est ça, ça m'inquiète énormément. Qui n'ont aucune solution. Qui sont d'une immaturité crasse. Vous savez, M. Ferrand, d'après les échos, mais je pense que c'est assez vrai, s'inquiétait beaucoup de la nomination de M. Attal à Matignon. Hier soir, on a eu la preuve de l'immaturité totale du Premier ministre. Il n
'est
pas Premier ministre. Il est quoi
? Je
ne sais pas ce qu'il est. Il pourrait
être
chef... Il aurait fallu qui à Matignon ? Marine Le Pen ? Vous-même ? Il faudrait qu'il y ait des élections. Deux choses. Il y
a
une crise politique majeure. Si je regarde les choses telles que je les vois et comme beaucoup de Français les voient, ce n
'est
pas moi qui ai enlevé Mme Borne. C'est M. Macron qui a jugé au bout de 21, 49, 3 que Mme Borne n'était pas en capacité de gouverner.
Il
a nommé quelqu'un qui n'a aucune expérience,
qui
récide des éléments de langage sans doute écrits par McKinsey et qui ne gouvernent plus.
Il
n
'y
a plus rien qui se passe à l'Assemblée.
Il
n
'y a
plus de projet de loi. Il
n'y a
plus rien. Et leur seul discours, c'est méchant Poutine, méchant RN. Est-ce que vous croyez que la France va
pouvoir continuer ? C'est gentil Poutine, gentil
RN pour vous ? Non. Mais on n'est pas dans une bande dessinée.
Non,
mais c'est vous qui prenez ces... Mais moi, je regarde ce qu'ils disent. Je dis qu'il reste trois ans que la France a un déficit budgétaire qui explose.
Les
finances publiques du pays ne sont pas maîtrisées. Nous avons le plus fort taux d'impôts du monde. L'immigration n'est pas maîtrisée. L'insécurité n'est pas maîtrisée. Et je me dis
qu
'il faudrait peut-être être
sérieux. C
'est ce qui vous
conduit. C'est pourquoi j
'ai demandé qu'il y ait une dissolution de nouvelles élections législatives parce que je pense... Et là, je ne suis pas en accord avec Marine Le Pen. Marine Le Pen pense, d'après ce que j'ai compris, j'écoute ses déclarations, qu'il faut attendre 2027. Mais moi, je pense que le pays
ne
peut pas continuer comme
ça encore trois ans.
C'est la situation du pays que vous constatez qui vous fait dire je peux être président de la République
? Mais
ça m'intéresse
de savoir ce que vous pensez.
Ma petite personne n'est pas en
jeu. Oui, mais
vous en avez
parlé.
Oui, en tout cas, ce qui me fait dire
qu
'il faut des gens sérieux qui gouvernent la France...
Et vous êtes sérieux
? Ah oui. Et ce
qui me fait dire... Vous pourriez gouverner la France ? Oui. Et ce qui me fait dire... Très clair. Des
idées de personnalité qui pourraient gouverner...
Regardez mon projet
présidentiel de 2022... Vous avez fait combien ? 2%, oui. Oui, oui, bien sûr. 2% ? Eh bien oui, bien sûr. 2%, c
'est bien triste. C'est pas la majorité.
Non. C'est pas avec ça qu
'on gouverne. Mais regardez au
-delà de ma personne. Je dis qu'il faut une dissolution. Et j'ai toujours proposé une coalition. Je pense que les Français sont mûrs aujourd'hui en cas de dissolution pour élire une nouvelle majorité allant des républicains qui ne sont pas macronistes à Debout la France au Rassemblement National pour qu'on
sauve le pays. Avec des mots
aussi.
Pourquoi
pas ? Une grande alliance
pour
qu'on sauve le pays avant qu'il s'enfonce dans un gouffre.
Alors, avant... Est
-ce que la seule question que je pose aux Français qui m'écoutent,
est
-ce qu'ils ont le sentiment honnêtement, en conscience,
qu
'on peut continuer 3 ans
dans
cet état d'amateurisme et de légèreté
? Alors,
avant une éventuelle...
Je ne crois pas.
Après,
excusez-moi, j'ai fini ma phrase,
mon raisonnement. Frédéric Aziza. Si les Français ont l'occasion d'une dissolution, estiment que Marine Le Pen, Dupont-Aignan, Ciotti ne sont pas capables de gouverner et veulent gouverner avec un François Bayrou, avec un Emmanuel Macron...
Vous savez, il y a des
élections, le mandat de député, c'est 5 ans, le mandat de président de
la
République,
c'est 5 ans. Mais est-ce que vous croyez... Il faut
respecter les échéances
électroes ? Je vais vous donner un exemple.
Je peux vous donner un exemple. Je ne
suis
pas chargé de conseiller Emmanuel Macron. Mais si Emmanuel Macron avait nommé François Bayrou Premier ministre, ce n
'est
pas du tout ma tasse de thé. Mais on aurait eu un homme sérieux qui a une expérience politique et qui, dans un moment difficile pour la France, aurait apporté, peut-être, un peu de sérieux. Ce
qui me désole... Il nous reste 10 minutes, plein de questions. Ce qui me désole...
On peut être, Frédéric Aziza,
on
peut être un opposant politique
et
savoir, bien sûr, qu'ils ont été élus pour 5 ans. Mais espérer
que
le pays, malgré tout, soit gouverné sérieusement.
Or là, tous les Français voient qu'il n'est pas gouverné parce qu
'on ne
va
pas pouvoir y arriver. Il nous reste 12 minutes. Alors je vais
répondre plus brièvement.
Avant une éventuelle dissolution, il
y
a les élections européennes. Et d'abord, une précision sur... C'est lié aux élections européennes par rapport au Rassemblement national. Est-ce que vous considérez comme un certain nombre de politiques, de la majorité, de dirigeants politiques à tal et compagnie, de commentateurs, d'analystes, que le Rassemblement national est le parti de Poutine en France ? Mais non, mais c'est grotesque.
C
'est grotesque. Il n
'y
a pas de parti poutiniste
en France en Rassemblement national ? Mais bien sûr que
non. Vous
-même
non
? Pas
du tout. C'est une insulte. C'est une insulte. Mais c'est une insulte
tellement
excessive que les Français ne seront pas dupes. Alors autre chose, les élections européennes. A priori, vous avez annoncé que Debout la France,
votre parti...
Debout la France à 99% sera présent. 99% ?
Oui,
parce que nous devons
trancher dans la semaine qui vient,
bientôt. Je veux être très franc avec vous.
99
% ? Donc c'est fait, quoi ? Non, c'est jamais fait. Mais sur cette élection, j'espérais, voilà, je vais être très franc, j'espérais qu'on puisse rassembler des souverainistes, des patriotes,
pour
éviter une dispersion des listes. Par exemple, Florian Philippot ? Par exemple, Florian Philippot, par exemple, Jean Lassalle, par exemple, des personnalités
que j'aime bien. Qu'est-ce que vous avez dit
Philippot qui est quand même... qui est quand même... C'est compliqué, c'est complexe. Complotiste,
Mais complotiste, ça veut dire
quoi ? Non,
bah
arrêtez. Ah, raciste
? Jamais. Enfin, attendez, Philippot n'a jamais eu un propos raciste. Jamais.
Et je n'irai jamais, tout le monde me connaît, avec quelqu'un qui a le moindre propos raciste, jamais de ma vie. Bref, moi j'espérais,
j
'espérais rassembler plusieurs listes pour éviter une dispersion. Ça ne fonctionne pas. Je regrette que Marion Maréchal et Bardella ne soient pas entendus. Je regrette que... Et surtout qu
'ils
ne veuillent pas de vous. Mais non, contrairement
à
ce qui a été écrit ici ou là, il en a
été
question à un moment s'il y avait eu une grande union patriote. Ça n'a pas abouti. Alors, votre liste, elle
verra le jour ou pas ? il y a
dans les sondages, je voyais ce matin encore 3% des Français qui estiment vouloir voter pour nous. Ça prouve qu'il y a des Français qui apprécient, peut-être qu
'ils
ne
sont
pas nombreux, vous le direz, mais moi je pense qu'il y
en
a de plus en plus, qui apprécient la sagesse de nos propositions sur l'Europe et sur la paix. Et donc, il est probable que nous aurons une liste mais nous déciderons dans les jours qui viennent et je vous le dirai le moment venu.
Donc,
mais vous dites 99% de chance...
95 !
Bon,
95,
combien ça coûte une campagne
?
Ça coûte de l'argent et c'est pour
ça d'ailleurs... C'est vrai que ça
coûte 700 000 euros ? En plus.
Et vous les avez ? Pas encore et
nous faisons appel à nos donateurs et d'ailleurs, s'il
y
en a qui m'écoutent et qui veulent nous aider, ils peuvent aller sur le
site de Debout la France. Vous me permettez de faire un appel aux dons. Il vous manque combien
? Oh, il manque un peu plus de la moitié. C'est-à-dire ? Le budget d'une campagne, pour
vous, c'est combien ? Le budget
d'une campagne, nous, nous faisons des campagnes modestes.
Oui, mais c'est combien ?
Modeste ou pas, c'est combien ? C'est un petit million d'euros. Il
vous manque 500 000 euros ? Nous avons déjà une
bonne somme. Il vous manque 500 000 euros ? Il manque un peu moins. Et d'ici la fin de la semaine, vous pensez que vous allez les
trouver ?
Ça ne
sera
pas d'ici la fin de la semaine, mais nous pouvons avoir... Nous voyons bien, nous avons beaucoup de dons en ce moment. Et vous savez,
au
-delà de ces questions matérielles,
ce
qui me réjouit, quelque part,
c
'est que beaucoup de Français apprécient ma position sage pour la paix et se disent, tiens, enfin, il y a quelqu'un qui peut-être peut donner un discours
différent. Comment
vous pouvez dire ça ?
Je le dis parce que je vois
bien le nombre d'appels que j'ai, je vois bien les dons
que nous recevons. C'est-à-dire qu'ils vous appellent directement ? Je vois
bien... Mais non, on a un parti, on a
des
adhésions, on
n'a jamais eu autant
d'adhésions. Ils demandent à vous parler, ils vous disent, vous êtes le meilleur ? Mais j'aimais ça, ce n
'est
pas ça. Quand on voit dans un parti politique, c'est comme une radio, si vous voyez qu'il y
a
beaucoup d'auditeurs qui vous appellent, vous vous dites, mon émission a été bonne. Eh bien, moi, je vous dis qu'il
y a
de plus en plus de gens qui rejoignent debout la France et qui aiment
ce patriotisme humaniste. Parce que vous dites ça avant chaque élection,
et après les résultats, c'est entre 1 et 2%.
Eh bien, peut-être.
Mais moi, je le pense, donc je le dis.
Vous avez raison de le dire et de le penser de le dire. En
démocratie, juste un point, Frédéric Aziza. La démocratie, c'est le pluralisme. Bien sûr. Voilà. Donc, s'il
y
a des Français qui votent pour nous et qui nous soutiennent, c'est parce qu'ils estiment qu'on a un discours différent des autres.
Moi, je
suis un patriote républicain humaniste, je suis un gaulliste, j'ai cette spécificité, eh bien, je la défends.
Voilà. Et je la
défendrai jusqu'à ma mort.
Si
vous n'arrivez pas, vous n'allez pas jusqu'au bout, vous ne présentez pas de liste... Je
n
'envisage pas cette
hypothèse.
Bon, si, si,
on se reverra.
Non, mais qui vous soutiendrait ?
Jordan Bardella ou
Marion Maréchal ? Écoutez, il y aura un choix debout la France pour tous les Français qui veulent un patriotisme gaulliste, raisonnable, avec une vision de l'Europe, des nations,
c
'est
-à-dire... C'est-à-dire, vous imaginez, vous
imaginez, vous imaginez, De Gaulle et les Gaullistes s'alliés
avec
Marine Le Pen, avec Jordan Bardella ou avec Éric Zembo, vous imaginez ça, vraiment ? Vraiment
?
Vraiment ? De Gaulle s'alliait avec l'extrême droite ?
Vous l'imaginez ? Ce n'est plus l'extrême droite. Et d'ailleurs, vous êtes considéré,
quelque part, comme faisant partie de l'extrême droite aujourd'hui. le Conseil d'État, j'ai fait un procès au ministère de
l
'Intérieur qui m'avait classé extrême droite de toute ma vie. Je n'ai jamais été d'extrême droite. Et le Conseil d'État, qui n'est pas une organisation qui m'est favorable, a demandé
au ministère de l'Intérieur de
corriger. Arrêter avec cette espèce d'insulte permanente ou de caricature
d'extrême droite...
Marine Le Pen n'est plus d'extrême droite et n'a jamais été d'extrême droite d'ailleurs.
Elle
-même n'est pas son père. S'il y a autant de Français, des millions de
Français... Je parle
de De Gaulle. Écoutez, personne ne peut faire parler De Gaulle. Mais vous le faites
parler. Moi, je défends
une vision... Je n
'ai
jamais fait parler De Gaulle. Jamais. Je défends une vision d'indépendance de la France, de coopération des États,
d
'un rôle de la France dans le monde de paix, de justice qui me paraît manquer dans la vie politique
française. Alors, une autre... Donc, je le défends. Laissez-moi au moins le défendre. Si vous m'invitez, c'est que vous considérez que je le défends correctement.
On se souvient de votre alliance avec Marine Le Pen.
Mais je l'assume totalement. Attendez,
à la présentielle, je n
'ai
pas fini de poser la question. De 2017, est-ce que vous dites aujourd'hui Marine Le Pen,
c
'est fini, jamais plus d'alliance avec elle ou vous dites pourquoi pas
? Je
dis qu'il faudra que tous les patriotes s'unissent. Je préférerais bien sûr être en tête et qu'elle me soutienne. Ce n
'est
pas le cas. Aujourd'hui, je
suis lucide. Mais vous dites pourtant que je n'ai pas fait dans la vie politique.
Je dis que tous les patriotes doivent s'entendre pour l'intérêt supérieur de la France et pour éviter que la France disparaisse. Car aujourd'hui, ce qui est en cause, c'est la disparition de la France par la faillite financière.
Il
va falloir redresser.
J
'ai écrit un livre.
On n'a pas le temps. On
n
'a
pas le temps de parler
de la faillite de la France. Non, non, parce qu'il nous reste
4 minutes et vous en avez déjà parlé.
Et des impôts et de l'économie qui s'effondre. Ce n'est pas l'économie russe qui s'effondre, comme avait dit le maire. C'est l'économie française. 3 minutes,
quelques questions.
Excusez-moi, les Français payent des impôts. Une
statue de Simone Weil a été vandalisée à La Rochelle ce week-end. Une néglation revendiquée par l'Action française. Est-ce que vous pointez cet extrémisme, cette extrême droite anti-VG et antisémite ? Totalement. Vous savez très bien qui je suis et j'ai toujours combattu le racisme l'antisémitisme toujours, toute ma vie. Alors, dernière partie de cette émission, il reste 3 minutes, c'est la guerre entre Israël et le Hamas à Gaza. Qu'est-ce que ça vous inspire
? Une
tragédie. D'abord, je pense aux otages. Vous savez, j'ai dans ma circonscription un soldat franco-israélien qui est décédé et je sais de quoi je parle. Donc, moi j'ai, après le massacre du 7 octobre, été et réagi très fortement. les otages, les otages, les otages, il y
a
des manifestations en Israël, la priorité, c'est de libérer les otages. Et ça, c'est une pensée quotidienne pour moi.
Le deuxième
point, le deuxième point,
c
'est que il faut faire la guerre au Hamas,
mais
il faut récupérer les otages premièrement et ensuite, il faut, à toute action militaire qui peut être légitime contre les terroristes, et je les ai toujours appelés terroristes, une perspective de paix qui passe par la perspective d'un État palestinien dirigé par des gens respectables. Et le grand tort de Netanyahou, c'est qu'à force d'avoir favorisé le Hamas, ne pas vouloir deux États, il a abouti à la situation actuelle.
Il
est Premier ministre, il fait son boulot, maintenant,
tant
qu'il n'y aura pas, parallèlement à l'action militaire, une perspective de paix,
et
bien je crains qu'Israël perde
non
pas seulement son âme, mais mette en danger sa survie. C'est un peu ce qu
'a dit le
Président Biden hier soir. Ben écoutez, voyez,
c'est ce que
dit Jacques Attali avec des mots beaucoup plus forts, mais c'est ma position, j'ai toujours été clair sur la défense du droit d'Israël à vivre en paix, mais j'ai toujours dit que même s'il fallait une action militaire forte, il fallait une perspective
de paix. Il n'y a pas d'issue Frédéric Aziza
sans
perspective de paix.
Il
y a eu
une guerre entre Israël et le Hamas avec ses conséquences en France. Ainsi vendredi, des féministes juives des collectifs Nous vivons et nos silences ont dû être exfiltrés de la manifestation parisienne organisée à l'occasion de la journée internationale des droits des femmes après avoir été agressées, insultées, même traitées, je cite, de sales juives, de sales putes, alors qu'elles étaient venues dénoncer les viols du Hamas du 7 octobre. Des agressions justifiées aussi par un certain nombre de députés dont LFI, comme Antoine Léomant, et aussi des militants d'extrême-gauche et des féministes. Qu'est-ce que ça vous inspire ?
Et puis, question collatérale, est-ce que le procès en antisémitisme fait à Jean-Luc Mélenchon et à ses amis de LFI comme Manuel Bompard, Mathilde Panneau, Émeric Aron, David Guiraud, Antoine Léomant sont justifiés
? D
'abord, c'est abominable,
mais
c'est le résultat d'une faiblesse. Donc sur les féministes. Bien sûr, c'est une honte, c'est abominable,
mais
c'est le résultat d'une faiblesse que nous payons depuis des années. Je combats cette politique migratoire folle
qui
continue. Et c'est là le problème,
c'est cette politique migratoire folle
qui aboutit à nourrir et cette faiblesse vis-à-vis des frères musulmans, vis-à-vis... Vous
savez... Il
nous reste deux minutes, une minute. Quand j'ai combattu tout ça, pardonnez-moi, c'est pas vous, personnellement,
mais
on nous traitait d'extrême droite. Donc
si
vous
voulez... Vous n
'avez pas répondu sur
les féministes. Donc si vous voulez... Sur les féministes,
c
'est
des fausses féministes. Elles sont d'abord racistes et antisémites avant d'être féministes.
Et le
mouvement... Attendez, ce qui est très grave, c'est qu'on a laissé gangréner les milieux universitaires, les milieux féministes, les milieux médiatiques par des gens antisémites qui veulent la destruction de la France républicaine et que toutes les personnes comme moi qui pendant des années ont lutté, on nous a traité d'extrême
droite. Est-ce que le procès... Est-ce que le procès en
antisémitis fait des gens qui sont en chant est pour vous justifié
? En
tout cas,
ils
ont soutenu des antisémites. Voilà.
Alors est-ce que... Dernière question. Pour conclure, ils ont soutenu des antisémites. Dans moins de
100 jours les Jeux Olympiques, faut-il craindre pour leur sécurité, comme cela semble être le cas de Gérald Darman, qui évoque dans le JDD une menace islamiste, la menace d'émeute, l'action de la gauche radicale ou celle de l'ultra-droite
? Moi,
en tout cas,
je
voudrais que... Même si j'ai des désaccords, au-delà des désaccords politiques, je veux qu'il
y ait
un moment de rassemblement. On n'a pas eu les Jeux Olympiques
depuis un
siècle. Il y a un moment où il faut prendre de la hauteur. Ces Jeux Olympiques, c'est un moment de concorde.
On
n'a pas eu de Jeux Olympiques depuis un siècle. La France a une image détestable dans le monde. Suite à tout ce qui s'est passé en France, moi, je veux une trêve des Jeux Olympiques. Et en tout cas, moi, je ne mettrai pas d'huile sur le feu. Merci en tout cas, Nicolas Dupont-Aignan, d'avoir répondu
à
notre invitation. Bonne fin d'après-midi sur Radio-J et à dimanche prochain. Pas dimanche prochain, je ne serai pas là,
mais je vous écouterai. C'est à nos yeux. Comme d'habitude. À
dimanche prochain. Merci.
À
bientôt.