Enquête sur le « système Mélenchon » - C à Vous - 06/11/2018
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 70 %Défensif 30 %
Questions et réponses
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- 0:12OuverteÉludée
Mais qui est Jean-Luc Mélenchon ?
- 0:32OuverteRéponse directe
Dans votre livre, pas mal de révélations sur le système Mélenchon, très opaque sur la personnalité de son leader et ses contradictions.
- 0:40OuverteRéponse directe
Devant vous, on rapporte un jugement de François Mitterrand : « Mélenchon, quel talent, quel talent, mais quel gâchis ! »
- 1:04OuverteRéponse directe
C'est la fin de votre livre, mais après quelques crises, quelques départs tonitruants dans les rangs des Insoumis à cause du caractère clannique, du refus des contre-pouvoirs et des oppositions internes, c'est ça ?
- 1:47ComplaisanteRéponse directe
C'est vrai que c'est sa force et sa faiblesse en même temps.
- 2:35OuverteRéponse directe
Un mouvement qui n'est pas un parti, il le dit lui-même, pas de chef, pas de direction, un semblant de démocratie en réalité.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:49PrésentateurFait
« « Mélenchon, quel talent, quel talent, mais quel gâchis ! » »
- 1:22InvitéFait
« « Quel talent, mais quel gâchis ! » a pris toute sa valeur. »
- 1:46InvitéFait
« « Contradictoire, pour le moins. » »
- 2:13PrésentateurFait
« « C'était quelqu'un qui savait organiser un meeting, c'est quelqu'un qui est vraiment très, très bon dans l'organisation politique. » »
- 2:43PrésentateurFait
« « Tout est verrouillé, le programme, le choix des candidats, etc. » »
- 2:51PrésentateurFait
« « C'est gazeux, c'est ni horizontal, ni vertical, il l'avait dit dans une interview au 1, c'est gazeux en réalité, c'est assez vertical. » »
- 3:35InvitéFait
« « Il apparaît comme l'homme anti-système, alors qu'il a été pendant des années l'homme du système. » »
- 3:53InvitéFait
« « Il fait du marketing politique à l'américaine, c'est-à-dire je donne des gages aux militaires, à droite, avec des déclarations très patriotiques, et en même temps, je vais chercher toute l'extrême gauche. » »
- 4:09PrésentateurFait
« « Ce parti, il est cimenté autour de lui, et d'une forme de culte. » »
- 5:36InvitéFait
« « Il n'a jamais fait émerger quelqu'un. Il est là depuis très longtemps, et il n'a jamais fait émerger une figure. » »
- 6:04InvitéFait
« « Certains sont complètement mystérieux, ils n'apparaissent que sous pseudonyme. » »
- 6:49InvitéFait
« « Bernard Pignirol, un ancien militant au PS qui était de l'écurie de Julien Drey. » »
- 8:06InvitéFait
« « Il est aussi président de l'ère du peuple, la fameuse association qui est au cœur de l'enquête. » »
- 8:19PrésentateurFait
« « Il avait commencé à travailler à la formation d'un éventuel gouvernement en cas d'élection de Jean-Luc Mélenchon à la présidence de la République. » »
- 9:34InvitéFait
« « Le plus grand xénophobe qu'on est, c'est quand même lui, M. le Président de la République française. » »
- 10:02InvitéFait
« « Quand il ne maîtrise pas le buzz et que c'est lui qui se retrouve en victime du buzz, il le vit très bien et il ne sait pas forcément comment réagir. » »
- 11:10InvitéFait
« « Lui, il dit qu'il empile, qu'il est comme un rat, qu'il est très économe. » »
- 11:52InvitéFait
« « Ces droits d'auteur qui ne déclarent pas dans sa déclaration de patrimoine. » »
- 12:26InvitéFait
« « Je suis allergique autant à l'extrême droite qu'à l'extrême gauche, mais surtout, c'est peut-être un peu le médecin qui regarde ça, il est très inquiétant. » »
- 12:38InvitéFait
« « Il est très inquiétant parce qu'il est complètement caractériel, il ne se contrôle pas. » »
Temps de parole
- Présentateur29 %
- Présentateur 227 %
- Invité21 %
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- Invité 36 %
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- Invité 44 %
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Ou tout en contradiction, voilà le portrait peu flatteur que dresse dans un livre de journalistes qui ont enquêté pendant plus d'un an au cœur du système Mélenchon. Un homme clivant que tout le monde croit connaître, qui conserve pourtant sa part de mystère. Mais qui est Jean-Luc Mélenchon ?
Jean-Luc, ça ne sortira pas d'ici.
C'est signé Mélanie Lattre et Clément Fayol qui sont ce soir nos invités. Bonsoir Mélanie Lattre, bonsoir Clément Fayol. Dans votre livre, asseyez-vous, pas mal de révélations sur le système Mélenchon, très opaque sur la personnalité de son leader et ses contradictions. Devant vous, on rapporte un jugement de François Mitterrand. C'est l'ancien patron du département de l'Essonne, Michel Berson, qui vous dit avoir entendu Mitterrand dire « Mélenchon, quel talent, quel talent, mais quel gâchis !
» Alors, Mélenchon, dont vous pensez qu'il sera évidemment et à nouveau candidat à la présidentielle en 2022, c'est la fin de votre livre, mais après quelques crises, quelques départs tonitruants dans les rangs des Insoumis à cause du caractère clannique, du refus des contre-pouvoirs et des oppositions internes, c'est ça ?
Oui. Et alors, ce qui est drôle, c'est qu'on a bouclé le livre « Dix jours avant les perquisitions » et cette phrase « Quel talent, mais quel gâchis ! » a pris toute sa valeur.
Évidemment, elle m'a sauté aux yeux tout de suite.
Et c'est vrai que c'est quelqu'un qui fonctionne avec une garde rapprochée, avec un clan sur qui il peut compter. Et si ce clan, ou s'il apparaît la moindre contradiction, la moindre velléité d'exister hors de lui, ou d'apporter quelque chose, une autre vision, il a du mal à tolérer ces contre-pouvoirs. Ce qui, pour un homme qui défend la VIème République et un mouvement très démocratique, nous est apparu... Contradictoire, pour le moins.
C'est vrai que c'est sa force et sa faiblesse en même temps. C'est-à-dire que nous, ce qu'on a découvert, c'est que, justement, il est devenu quelqu'un de très important politiquement parce qu'il a un logiciel d'organisation qui est extrêmement pointu, c'est-à-dire qu'il fonctionne en cirque concentrique, il a des gens de confiance, des gens qui sont là depuis le début. Et c'est comme ça qu'il a eu cette discipline qui a, d'ailleurs, à l'époque, été remarquée par Mitterrand et par les autres. C'était quelqu'un qui savait organiser un meeting, c'est quelqu'un qui est vraiment très, très bon dans l'organisation politique.
Et finalement, ça devient sa faiblesse parce que maintenant que ça devient une personnalité politique de premier plan, il a des difficultés à rester aussi efficace tout en gardant des gens qui ne sont plus ni au premier ni au deuxième cercle, mais qui sont au troisième ou au quatrième, et pour justement donner toute la légitimité à ce mouvement qui est censé être horizontal. – Voilà, un mouvement qui n'est pas un parti, il le dit lui-même, pas de chef, pas de direction, un semblant de démocratie en réalité, mais ça, ça a déjà été écrit, mais vous le démontrez brillamment dans votre livre, tout est verrouillé, le programme, le choix des candidats, etc. – Oui, lui, il dit que c'est gazeux.
– Ah oui, c'est gazeux, c'est ni horizontal, ni vertical, il l'avait dit dans une interview au 1, c'est gazeux en réalité, c'est assez vertical.
– Et il y a l'un des quintes qui nous raconte justement que lui, il était impressionné par ces bus de militants qui arrivent, qui pensent qu'ils vont participer à l'élaboration du programme, qu'ils sont là pour faire la France insoumise, et en fait, ils se rendent compte que ça a déjà été quasiment tout verrouillé, et qu'ils sont là pour voter oui, non, pour être un peu les cautions du système.
– Un cas de communiste vous a dit, ils sont atteints du syndrome de l'enfant battu, qui une fois adulte devient bourreau, c'est-à-dire qu'ils reproduisent ce qu'ils ont subi au Parti Socialiste où Hollande et les autres chefs les ont cantonnés à la marge, là, ils refusent les oppositions internes, les courants, etc., d'où les désaccords qu'on a vus.
– C'est ça qui est aussi intéressant avec Jean-Luc Mélenchon, c'est qu'il apparaît comme l'homme anti-système, alors qu'il a été pendant des années l'homme du système.
– Au PS.
– Et en même temps, il était le troublillon de la gauche, et aujourd'hui, nous, au travers de cette enquête, on a eu l'impression qu'il voulait vraiment le pouvoir. Au début, on s'est dit, mais est-ce que c'est un homme qui a peur du pouvoir, qui est là pour gêner, pour… En fait, non, il veut le pouvoir, et il a mis en place une stratégie, et il fait du marketing politique à l'américaine, c'est-à-dire je donne des gages aux militaires, à droite, avec des déclarations très patriotiques, et en même temps, je vais chercher toute l'extrême gauche, je vais rassembler autour de moi toute l'extrême gauche. – Mais en même temps, c'est lui, c'est pas Emmanuel Macron.
– C'est lui, ce parti, il est cimenté autour de lui, et d'une forme de culte. On va en voir peut-être une trace dans cette présentation par Adrien Quatennens du meeting d'il y a quelques jours au théâtre Sébastopol à Lille.
– Je vous demande d'accueillir, avec toute l'énergie que je sens dans cette salle, celui qui nous a ouvert la voie, celui qui marche devant nous, celui autour duquel 7 millions de voix se sont réunies à l'élection présidentielle pour le programme L'Avenir en Commun, et qui est le président de ce groupe parlementaire. Je vous demande d'accueillir, mesdames et messieurs, Jean-Luc Mélenchon.
– Bon, il force un peu son talent, Quatennens, mais ça vous semble représentatif de ce qu'est le culte du chef des Insoumis ? – Ce qui est assez fascinant dans le personnage, justement, c'est qu'on voit un peu comment il a réussi à créer un mouvement, comment c'était assez visionnaire. Emmanuel Macron a fait un peu la même chose, ils ont, dans l'organisation des mouvements, d'ailleurs la France Insoumise a pas mal de points communs avec En Marche, d'un point de vue de la démocratie interne, d'un point de vue de la représentation, etc. Et ce qui est assez intéressant, c'est que lui donne toujours un peu l'impression ou dit toujours qu'il se sacrifie parce qu'il faut incarner un mouvement.
Et nous, ce qu'on a vu, quand on a rencontré quand même des dizaines de personnes dans son entourage ou des gens qui y étaient, c'est qu'il n'a jamais fait émerger quelqu'un. Il est là depuis très longtemps, et il n'a jamais fait émerger une figure, en tout cas qui pouvait le supplanter. Il a fait émerger plein de cas, on le voit avec, que ce soit Adrien Quatennens, ou que ce soit avec différents. A chaque génération, on retrouve ce que nous, on appelle les lieutenants, c'est-à-dire les gens qui sont vraiment là, Alexis Corbière, etc. Mais en tout cas, il ne les met jamais en position où il pourrait le supplanter.
Il y avait François Delapierre qui est décédé en 2015 et qui considérait comme étant son dauphin. Il y a des pages effectivement très instructives sur la garde rapprochée, les fidèles de Mélenchon. Certains sont complètement mystérieux, ils n'apparaissent que sous pseudonyme, c'est ce que vous révélez. Ils ont des faux noms, d'autres sont plus connus. Sophia Chikirou, vous parlez de son influence à la évapéronne, Eva Perronne, je ne suis pas sûr que ce soit un compliment. Gabriel Amart, qui a longtemps été le maire de Viry-Châtillon dans l'Essonne et qui est le gendre de Jean-Luc Mélenchon.
Et puis, je voudrais que vous nous parliez de cet homme que tout le monde a vu sans savoir qui il était. Regardez cette image.
Vous m'empêchez d'entrer dans mon local ? On demande quoi ? Qui vous a donné cet ordre ? La République ? C'est moi ! Poussez-vous de là et ouvrez-moi cette porte ! Allez, on va voir s'il va dans le dernier mot ici.
Alors, ce monsieur à lunettes qui pousse la porte avec Jean-Luc Mélenchon, tout le monde a cru que c'était son avocat. Non, c'est...
Bernard Pignirol.
Bernard Pignirol.
Un ancien militant au PS qui était de l'écurie de Julien Drey, donc un très, très, très militant de très longue dette du PS. Commission des conflits. Commission des conflits qui est restée très longtemps au PS, qui n'a rejoint la France insoumise que... Enfin, qui n'a rejoint Jean-Luc Mélenchon qu'au moment de la France insoumise et qui est un conseiller d'État. Donc, il met tout simplement...
Oui, alors, on apprend en passage qu'un conseiller d'État ne résiste aux policiers et enfonce des portes pendant une perquisition. Mais voilà, fin de la parenthèse. Oui, c'est un personnage très intéressant aussi. C'est quelqu'un qui est très cultivé, quelqu'un qui a une vraie vision stratégique, politique qui est vraiment intéressante. Et je pense que c'est vraiment la personnalité clé pour Jean-Luc Mélenchon dans cette conquête de pouvoir. Et il est dans tous les endroits clés. C'est lui qui, à Marseille, fait beaucoup de choses pour lui.
C'est lui qui fait des rendez-vous avec les anciens du PS et qui assume en plus un rôle un peu d'apparatchique et qui a un réseau qui dépasse très largement celui qu'on pourrait imaginer de Jean-Luc Mélenchon. C'est-à-dire qu'il s'est occupé des affaires internationales à la mairie de Paris. Il a vraiment... Et quand Emmanuel Macron rencontre, croise Jean-Luc Mélenchon à Marseille, il lui dit, oui, Delanoé m'a parlé de vous. C'est quelqu'un qui existe dans les coulisses de la politique française au très haut niveau depuis très longtemps.
Et il est aussi président de l'ère du peuple, la fameuse association qui est au cœur de l'enquête.
Et il était censé organiser l'Elysée si Mélenchon gagnait à la présidentielle. C'est-à-dire qu'il peut avoir un rôle de secrétaire général de l'Elysée. Et il avait commencé à travailler à la formation d'un éventuel gouvernement en cas d'élection de Jean-Luc Mélenchon à la présidence de la République. Alors Marseille, justement, puisqu'on y vient, où Jean-Luc Mélenchon, à vous lire, n'est qu'un nomade. Il n'est toujours pas dans un hôtel.
D'appartement fixe. On dit quand même à la fin qu'il aurait pris aujourd'hui un appartement à force d'être critiqué sur ce thème.
Alors éclairez-nous maintenant sur la personnalité de Jean-Luc Mélenchon que révèlent cette rencontre et cette vidéo.
— Oui, mais M. le Président, je suis un peu flatté, vous soyez mon ancien conscription. — Moi, j'ai toujours beaucoup de plaisir à échanger avec M. Mélenchon. Parce qu'on n'a pas toujours les mêmes idées sur tout. — Non, il y a des fois où ça arrive. Mais en tout cas, c'est toujours respectueux et c'est toujours intéressant. On a des confrontations politiques, mais M. Mélenchon, ce n'est pas mon ennemi. — Il y a eu des mots très forts quand même tout à l'heure sur la xénophobie. M. Mélenchon, c'est le mot que vous avez employé, il me semble ? — Vous avez dit que c'est le plus grand xénophobe qu'on est, Emmanuel Macron. — Non. — Vous l'avez dit ? — Non, ça m'étonnerait. — Ah, il l'a dit.
— Vous ne pouvez pas croire. — Non, non, non, non, voilà. — Peut-être une légère exagération. — Un contre-humaniste, vous avez dit.
— Non, non, non, non, non, non, non, non, alors que quelques heures plus tôt...
— Le plus grand xénophobe qu'on est, c'est quand même lui, M. le Président de la République française.
— Alors, d'abord, vous dites dans ce livre, cette vidéo, c'est un buzz qu'il n'a pas provoqué, lui, mais qu'il a subi.
— En fait, c'est un buzz un peu raté de sa part, parce qu'il espérait attraper Emmanuel Macron, le prendre par surprise, et en fait, il s'est fait conduire par le service de sécurité. Et ensuite, c'est Emmanuel Macron qui est venu à lui et qui l'a un peu pris au dépourvu. Et ça dit deux choses de lui. Déjà, un, quand il ne maîtrise pas le buzz et que c'est lui qui se retrouve en victime du buzz, il le vit très bien et il ne sait pas forcément comment réagir, parce que là, il est un peu le petit garçon pris en faute. Et aussi, ça montre le républicain, très respectueux des institutions.
Parce que ce qu'on nous a décrit, c'est un Jean-Luc Mélenchon qui dit « Monsieur le Président », très respectueux. C'est aussi son côté franc-maçon, enfin, vraiment respectueux des traditions de la République. Et qui, sur son bloc, va avoir des déclarations tonitruantes, populistes. Donc ça, c'est vraiment un sujet aussi qui nous a intéressé, cette campagne.
— Dernier point important, Clément Fayol, l'argent. Vous consacrez de longues pages et un chapitre entier aux comptes de la PME Mélenchon. Vous dites « Jean-Luc Mélenchon est aussi un homme de chiffres, d'une grande rationalité économique ». C'est pas un poète et juste un lettré. C'est quelqu'un qui regarde ça de très près. — Puisque nous, on a essayé de mettre un peu en perspective un peu toute cette organisation financière, toutes ces structures qui gravitaient autour de lui à différents moments, pour essayer de voir, justement, qu'est-ce que ça nous disait de l'homme politique, du stratège et de l'homme aussi. Et on apprend beaucoup de choses.
On apprend, justement, que lui, il dit qu'il empile, qu'il est comme un rat, qu'il est très économe. Et c'est vrai qu'il a ce côté-là, justement, où il a de bons bourgeois. C'est-à-dire qu'il a un patrimoine sérieux, etc. Mais ce qui est le plus intéressant, ce qui nous a paru le plus intéressant, c'est justement cette capacité à créer des structures qui sont indépendantes, d'un point de vue légal, à y mettre des gens très proches, qui sont dans ce fameux premier cercle qu'on détaille, pour les faire exister et pour créer comme ça un espèce de commando très opérationnel et qui fonctionne bien. Et ça se manifeste de différentes façons.
Par exemple, il y a un vrai mystère qu'on relève sur ces droits d'auteur. Ces droits d'auteur qui ne déclarent pas dans sa déclaration de patrimoine. Nous, d'après nos informations, ils ont servi à alimenter une des associations, qui a ensuite permis de débuter la campagne et de commencer déjà à agir. Et il y a toute cette espèce de rationalité économique qui est intéressante en elle-même, mais qui surtout est intéressante pour comprendre la mentalité et le mode de fonctionnement. Le système de la France insoumise. Mélenchon porte du pouvoir chez First Edition. Un mot, Michel, sur Jean-Luc Mélenchon. Vous avez déclaré être allergique aux extrêmes en général.
Oui, je suis allergique autant à l'extrême droite qu'à l'extrême gauche, mais surtout, c'est peut-être un peu le médecin qui regarde ça, il est très inquiétant. Il est très inquiétant parce qu'il est complètement caractériel, il ne se contrôle pas. Même quand il voit qu'il y a des caméras et que ça risque de faire un mauvais boss pour lui, c'est plus fort que lui.
Enfin, ce qu'on a vu comme image né contre né face à un représentant de la force publique, il y a un moment, moi je ne sais pas s'il inquiète des gens, si on ose lui dire que ce n'est pas possible, comment imaginer qu'un jour les Français puissent confier la présidence de la République à quelqu'un qui peut péter les plombs comme ça, de façon aussi brutale. Il ne s'agit pas d'aimer la gauche et la droite, on s'en fout.
C'est un avis médical.
Mais c'est inquiétant. Tout le monde dit, tous les gens qui voient Mélenchon péter les plombs comme ça disent que c'est très inquiétant pour un homme politique qui théoriquement devrait être un peu raisonnable et savoir se raisonner.
Michel Dréguer disait qu'il était fatigué, mais qu'il devrait peut-être consulter. C'est un conseil que vous lui donnez aussi ?
Jean-Luc Mélenchon, j'espère pour lui qu'il a un bon médecin parce que s'il continue à éclater comme il le fait là, pour le cœur, ce n'est pas très bon. C'est cardiovasculaire, ce n'est pas excellent quand on pète les plombs comme ça tout le temps. On peut les péter pour de bon.
On peut les péter pour de bon. Merci beaucoup. Vous restez avec nous. C'est le 5 sur 5 de Maxime Switek. Merci.
Merci. Merci.